Ségolène Royal, ou l’oligarchie en actes
Lorsqu’une minorité d’individus décide pour la majorité, on est en présence d’un mécanisme oligarchique. L’exercice de la démocratie, au contraire, veut que l’ensemble des citoyens décide, dans sa majorité, de ce qui est bon ou souhaitable pour eux-mêmes. Lincoln a très bien résumé l’essence de la démocratie en la définissant comme « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
Dans un parti politique, qui représente le « peuple » ? Les militants. Un parti qui se prétend démocratique doit donc systématiquement mettre en œuvre les mécanismes qui permettent aux militants de décider ce qui est bon ou souhaitable pour eux. Par exemple, lorsqu’il s’agit de désigner celui ou celle qui portera les couleurs et les valeurs du parti dans une élection, c’est aux militants qu’il revient de choisir qui portera cette charge. Pour qu’il y ait un véritable choix, il faut également qu’il y ait au moins deux candidats, cela va de soi.
Que nous apprend le récent parachutage dans la circonscription de La Rochelle de Ségolène Royal quant au fonctionnement démocratique du PS ?
Avant ce parachutage, au moins trois candidats à l'investiture pouvaient se présenter devant le suffrage des militants. Chacun d'eux avait le mérite de représenter un courant, donc des visions et des valeurs politiques, différents : Olivier Falorni (tendance Hollande), Maryline Simoné (tendance Royal) et Nanou Jaumouillié (tendance Aubry). Trois candidats dont la légitimité est leur travail sur le terrain rochelais depuis de nombreuses années. Mais voilà, Paris, le Bureau national du PS et Francois Hollande ont promis en monnaie d'échange au ralliement de Ségolène Royal à son ex-mari entre les deux tours de la primaire une place de standing, un poste d'envergure nationale : la présidence de l'Assemblée nationale. Pour cela, il lui faut être élu députée. Et les dirigeants parisiens ont choisi de parachuter Ségolène Royal à La Rochelle. Pour arranger l'affaire, les oligarques parisiens ont gelé le poste pour une femme, contredisant les choix effectués par le conseil fédéral de Charente-Maritime : exit Falorni, donc, sacrifié par les oligarques parisiens sur l’autel de la carrière de Ségolène Royal. Simoné, qui doit beaucoup de son parcours à son soutien sans faille à Ségolène Royal, s’efface, en bonne subordonnée. Restait donc la candidature de Jaumouillié, secrétaire de la section PS de La Rochelle et militante de terrain. Les oligarques parisiens avaient certainement prévu que celle-ci n’oserait pas barrer la route de Royal et s’effacerait devant les calculs du Bureau National et sous la pression de tous les élus locaux qui sont redevables de mille choses (postes, carrières, aides financières, etc.) envers leur présidente de région. La route devait donc être un chemin couvert de roses, le simulacre démocratique réduit à des militants servant de chambre d’enregistrement des décisions prises en catimini par les dirigeants nationaux. En bref, la candidature de Royal, dans ces conditions, était le parangon de tout ce qui contribue à dégoûter les citoyens des élus, les militants de leurs chef et nourrit, chaque jour davantage, les pires ennemis de la démocratie, à savoir l’abstention et le vote lepéniste : autoritarisme oligarchique maquillé en artefact démocratique, mépris souverain des militants, petits arrangements entre amis, suprématie de l’intérêt personnel sur l’intérêt général, ivresse du pouvoir, « novlangue » (comment ne pas voir éclater au grand jour dans cette histoire le grand écart de celle qui n’a à la bouche que les mots de « démocratie participative » et n’agit que selon les lois de l’oligarchie restrictive) et manipulations en tout genre.
Mais voilà, Jaumouillié a fait savoir qu’elle souhaitait se présenter à l’investiture. Patatras : Royal va être contrainte de devoir passer devant le vote des militants. Le peu de dignité démocratique qui pouvait encore être sauvée dans cette affaire l’a été grâce à la décision – courageuse, car les oligarques ne vont pas manquer de lui tomber sur les épaules, soit à coups de promesses, soit à coups de menaces, n’en doutons pas – de Nanou Jaumouillié. Les militants socialistes vont avoir droit à un vrai choix politique : le carriérisme de Royal ou l’engagement militant de terrain de Jaumouillié. Si j’étais militant socialiste et démocrate, mon choix serait vite fait !


Les 5 commentaires les plus recommandés
Merci pour l'info et l'éclairage, sminaux ! Je recommande votre billet .
Mais faites attention, la séglenatrie mediapartinne va vous tomber sur le râble!
Je vois que ça a commencé. Sans aborder le problème de fond, celui des moeurs des partis politiques, qui dégoûtent les gens de la politique ...comme d'hab !
Sonnée par la gigaclaque qu'a prise leur idole, l'escouade pictocharentaiso ségolénomédiaparteuse reprend du service et se ressoude à la première banderille.
C'est beau comme l'Antique...
Moi je le trouve très bien, ce billet.
Il explique fort clairement que les beaux discours sur la démocratie participative ne sont que du vent.
Les militants locaux sont priés de ne pas participer aux décisions de la rue de Solférino nées de petits arrangements entre éléphantes et éléphants.
Je me rallie, tu m'obtiens le perchoir...
C'est beau, la politique.
Et comme ils sont grotesques, les inconditionnels de la Madone du Poitou, dans leurs imprécations, leur mépris, leurs insultes vomies en direction de qui ose brocarder ce passage en force au mépris des "locaux", foulant ainsi aux pieds les traditions démocratiques du PS!
J'ai évidemment recommandé ce billet et tous les commentaires qui le soutiennent.
Ça y est les pisse-vinaigre exigent du carburant frais.
C'est une bonne chose de citer Lincoln. On aurait préféré Rousseau.
N'importe qui de sensé, y compris au PS (il y en a, j'en ai rencontré !) sait que le mot parachutage concernant SR et La Rochelle est une daube de première grandeur. Comme si son travail de terrain n'avait pas autant de valeur que celui des impétrants empêtrés...
Ce qui m'amuse par dessus tout, c'est que l'on puisse encore s'étonner des procédures du parti, notamment si l'on en fait partie et que donc on a bénéficié à un moment ou à un autre des mêmes méthodes pour "arriver".
Cette lamentable protestation à vocation interpellative est à mettre en parallèle avec un extrait du contrat social (peut-être plus informatif en matière de déontologie que le texte d'un penseur du libéralisme américain)
Du Contrat Social
"Chapitre 2.3 Si la volonté générale peut errer
Il s’ensuit de ce qui précède que la volonté générale est toujours droite et tend toujours à l’utilité publique : mais il ne s’ensuit pas que les délibérations du peuple aient toujours la même rectitude. On veut toujours son bien, mais on ne le voit pas toujours : jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe, et c’est alors seulement qu’il paraît vouloir ce qui est mal. Il y a souvent bien de la différence entre la volonté de tous et la volonté générale ; celle-ci ne regarde qu’à l’intérêt commun ; l’autre regarde à l’intérêt privé, et n’est qu’une somme de volontés particulières : mais ôtez de ces mêmes volontés les plus et les moins qui s’entre-détruisent (a), reste pour somme des différences la volonté générale. Si, quand le peuple suffisamment informé délibère, les citoyens n’avaient aucune communication entre eux, du grand nombre de petites différences résulterait toujours la volonté générale, et la délibération serait toujours bonne. Mais quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dépens de la grande, la volonté de chacune de ces associations devient générale par rapport à ses membres, et particulière par rapport à l’État : on peut dire alors qu’il n’y a plus autant de votants que d’hommes, mais seulement autant que d’associations. Les différences deviennent moins nombreuses et donnent un résultat moins général. Enfin quand une de ces associations est si grande qu’elle l’emporte sur toutes les autres, vous n’avez plus pour résultat une somme de petites différences, mais une différence unique ; alors il n’y a plus de volonté générale, et l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier. Il importe donc, pour avoir bien l’énoncé de la volonté générale, qu’il n’y ait pas de société partielle dans l’État, et que chaque citoyen n’opine que d’après lui (a) ; telle fut l’unique et sublime institution du grand Lycurgue. Que s’il y a des sociétés partielles, il en faut multiplier le nombre et en prévenir l’inégalité, comme firent Solon, Numa, Servius. Ces précautions sont les seules bonnes pour que la volonté générale soit toujours éclairée, et que le peuple ne se trompe point."
Si vous n'êtes pas contents, quittez cette "brigue" les amis et présentez vous en candidats libres. Si vos mérites sont si grands, le peuple les reconnaîtra. Ah mon dieu que c'est dur d'aimer la gamelle en détestant le contenu....
Vous me faites trop d'honneur ...
Comment justifier que Dame Royal se hâte vers le perchoir que semble lui avoir promis son ex-compagnon dont elle moquait " l'inaction" il y a quinze jours encore ?
Et zyva, la meute se déchaine ! faudrait habiter en Poitou-Charentes pour comprendre ça ?
C'est une vison bien régionaliste et signulièrement p'tit bras, sur la question de la démocratie ..".participative" - c'est bien l'idée-clé de SR, non ?- en interne au PS
Comment ? La Dame de Poirou-Charentes, tellement attachée à son mandat de présidente de Région, et tellement hostile au cumul des mandats ... Comment donc, peut-elle justifier de prendre la place de la candidate des militants locaux ?
J'ai bien connu ça, au PS, y a longtemps ... Alors, ne cherchez pas, chers Ségolénatres, à justifier ces comportements !
Serait-elle indispensable ?
Telle Jeanne d'Arc, ou le maréchal...aurait-elle fait don de son corps à la France ??
Place aux nouvelles têtes ! Les cimetières sont remplis de gens indispensables
Allez, cuvez bien !
PS: Je ne défends pas Chevènement... je contate seulement une convergence d'idées avec d'autres, à gauche.
A force faire court, vous faites faux, l'âne
Qui insulte qui chère netmamou ? Je ne suis pas un miroir !
Vous n'omettez jamais de dauber sur le sujet. Je rebondis donc sur une enième attaque gratuite.
Gratuite car pour apprécier la saveur du billet il faudrait élire domicile aux lieux où l'on porte l'affaire...
Curieux qu'il ne soit de bon dialogue avec vous qu'en constante posture d'admiration pour vos choix.
Personnellement je me satisfais du simple respect qui consiste à ne pas considérer comme méprisables les choix des autres. Vous êtes debout, certes mais pour quoi faire ?
Militer pour un projet ne signifie nullement traîner constamment dans la boue ceux des autres. Bien au contraire. Convenons plutôt que pour être productifs, il vaudrait mieux se taire face aux attaques mesquines au lieu de les booster à la faux jeton. Il se pourrait même ensuite que respect pour respect, des tendances un peu divergentes finissent par trouver des dénominateurs communs.
Ah la politique politicarde pratiquée par les dénonciateurs de magouilles politicardes...
Ne vous faites pas de souci, vous êtes largement majoritaire en ces colonnes. On va vous bleuir à tour de bras..
Tous les commentaires
Si j’étais militant socialiste et démocrate, mon choix serait vite fait !
Vous n'êtes pas militant socialiste et démocrate ? Cet aveu gâche un peu votre beau plaidoyer...
Je crois que vous avez tout dit, MG-L, ni socialiste au sens noble du terme (être encarté ne veut rien dire par les temps que nous vivons) ni démocrate, mais, en fait, nous l'avions tous compris dès les premières lignes du billet.
Concédons-lui le mérite qu'il y a à le reconnaitre alors que tant d'autres se cachent derrière de masques plus voyants les uns que le autres qui ne trompent que tous ceux qui veulent être trompés, et qui vont rappliquer vous apporter leur concours, sminaux, pour tomber, mine de rien, comme de sangsues sur le râble de "la séglenatrie mediapartinne" allez savoir dans quelle langue fourchue nous parlons les humains lorsque nous sommes sous le choc du acharnement compulsif. L'on dit que dieu reconnaîtra les siens...on vous fait confiance pour vous retrouver dans ce charabia émotionnel.
"Ni socialiste, ni démocrate" d'accord, mais quelle fugue et quel enthousiasme à créer un premier billet consacré au danger Royal.
A essayer de creuser le trou dans lequel il est prévu d'enfoncer la cadavre au cas où il lui resterait du souffle - avec cette sorcière l'on ne sait jamais... - Haaa...! mais non, du calme, camarade, ne sursautez pas, elle n'est pas derrière-vous la "Royal sans terre" ou nouvelle "chevalière errante" puisque déclarée inéligible - rappelons-nous du "lapsus" du Nouvel Obs commis quelques jours avant le 9 octobre - par l'establishment avec votre concours désintéressé, qui en douterait?
Moi ce qui m'a fait m'écrouler de rire, c'est l'opposition entre "la militante de terrain" et "la carriériste parachutée", hallucinatoire : si tous les gars et les filles des partis politiques exigent d'être députés après quelques années à un poste à responsabilité locale, il va falloir agrandir l'Assemblée Nationale!
Ce billet est d'autant plus jubilatoire que c'est le même état d'esprit qui a présidé aux cris d'orfraie lors des dernières régionales, où l'on a assisté à un "scandale démocratique", car, rendez-vous compte, le "militant de terrain" Ps Pouria Amirshahi (un gars aux dents longues et au passé sulfureux, "tendance Aubry"/Hamon itou) n'a pas été investi alors qu'il voulait absolument se présenter à la présidence de la Région, contre S Royal. C'est pas juste, hein.
Merci pour l'info et l'éclairage, sminaux ! Je recommande votre billet .
Mais faites attention, la séglenatrie mediapartinne va vous tomber sur le râble!
Je vois que ça a commencé. Sans aborder le problème de fond, celui des moeurs des partis politiques, qui dégoûtent les gens de la politique ...comme d'hab !
la séglenatrie (sic) médiapartinne (resic) vous salue bien bas.... très bas.... beaucoup trop bas.
Faut-il ignorer le contexte régional de cette affaire pour se permettre un commentaire aussi niais !
Lincoln contre Rousseau. On voit bien l'enjeu.
Voilà que vous faites dans l'insulte, chère Dianne ???
Pas très digne, cette attitude .
Je vous salue. Debout !
Qui insulte qui chère netmamou ? Je ne suis pas un miroir !
Vous n'omettez jamais de dauber sur le sujet. Je rebondis donc sur une enième attaque gratuite.
Gratuite car pour apprécier la saveur du billet il faudrait élire domicile aux lieux où l'on porte l'affaire...
Curieux qu'il ne soit de bon dialogue avec vous qu'en constante posture d'admiration pour vos choix.
Personnellement je me satisfais du simple respect qui consiste à ne pas considérer comme méprisables les choix des autres. Vous êtes debout, certes mais pour quoi faire ?
Militer pour un projet ne signifie nullement traîner constamment dans la boue ceux des autres. Bien au contraire. Convenons plutôt que pour être productifs, il vaudrait mieux se taire face aux attaques mesquines au lieu de les booster à la faux jeton. Il se pourrait même ensuite que respect pour respect, des tendances un peu divergentes finissent par trouver des dénominateurs communs.
Ah la politique politicarde pratiquée par les dénonciateurs de magouilles politicardes...
Ne vous faites pas de souci, vous êtes largement majoritaire en ces colonnes. On va vous bleuir à tour de bras..
Ça y est les pisse-vinaigre exigent du carburant frais.
C'est une bonne chose de citer Lincoln. On aurait préféré Rousseau.
N'importe qui de sensé, y compris au PS (il y en a, j'en ai rencontré !) sait que le mot parachutage concernant SR et La Rochelle est une daube de première grandeur. Comme si son travail de terrain n'avait pas autant de valeur que celui des impétrants empêtrés...
Ce qui m'amuse par dessus tout, c'est que l'on puisse encore s'étonner des procédures du parti, notamment si l'on en fait partie et que donc on a bénéficié à un moment ou à un autre des mêmes méthodes pour "arriver".
Cette lamentable protestation à vocation interpellative est à mettre en parallèle avec un extrait du contrat social (peut-être plus informatif en matière de déontologie que le texte d'un penseur du libéralisme américain)
Du Contrat Social
"Chapitre 2.3 Si la volonté générale peut errer
Il s’ensuit de ce qui précède que la volonté générale est toujours droite et tend toujours à l’utilité publique : mais il ne s’ensuit pas que les délibérations du peuple aient toujours la même rectitude. On veut toujours son bien, mais on ne le voit pas toujours : jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe, et c’est alors seulement qu’il paraît vouloir ce qui est mal. Il y a souvent bien de la différence entre la volonté de tous et la volonté générale ; celle-ci ne regarde qu’à l’intérêt commun ; l’autre regarde à l’intérêt privé, et n’est qu’une somme de volontés particulières : mais ôtez de ces mêmes volontés les plus et les moins qui s’entre-détruisent (a), reste pour somme des différences la volonté générale. Si, quand le peuple suffisamment informé délibère, les citoyens n’avaient aucune communication entre eux, du grand nombre de petites différences résulterait toujours la volonté générale, et la délibération serait toujours bonne. Mais quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dépens de la grande, la volonté de chacune de ces associations devient générale par rapport à ses membres, et particulière par rapport à l’État : on peut dire alors qu’il n’y a plus autant de votants que d’hommes, mais seulement autant que d’associations. Les différences deviennent moins nombreuses et donnent un résultat moins général. Enfin quand une de ces associations est si grande qu’elle l’emporte sur toutes les autres, vous n’avez plus pour résultat une somme de petites différences, mais une différence unique ; alors il n’y a plus de volonté générale, et l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier. Il importe donc, pour avoir bien l’énoncé de la volonté générale, qu’il n’y ait pas de société partielle dans l’État, et que chaque citoyen n’opine que d’après lui (a) ; telle fut l’unique et sublime institution du grand Lycurgue. Que s’il y a des sociétés partielles, il en faut multiplier le nombre et en prévenir l’inégalité, comme firent Solon, Numa, Servius. Ces précautions sont les seules bonnes pour que la volonté générale soit toujours éclairée, et que le peuple ne se trompe point."
Si vous n'êtes pas contents, quittez cette "brigue" les amis et présentez vous en candidats libres. Si vos mérites sont si grands, le peuple les reconnaîtra. Ah mon dieu que c'est dur d'aimer la gamelle en détestant le contenu....
"Ah mon dieu que c'est dur d'aimer la gamelle en détestant le contenu...." C'est ce que se disent les candidats coucous EELV tous les soirs après leurs "négos" avec le PS, même sur twitter, et jusque dans le RER ..
Ah ils ont du taf hein... Avoir parié sur Martine et se voir offrir François, c'est rude.
Maintenant il y a des gens bien dans cette formation, comme partout d'ailleurs. Leur problème est de faire cheminer les idées en prétendant ne pas se salir les mains, disons plus justement "ne pas se compromettre". Je veux bien tout entendre.Tout lire. Mais pas leurs cours de vertu républicaine. Ils font exactement en tout et pour tout comme les autres. Jouer des coudes et des épaules, au besoin en collant quelques gnons collatéraux pas très glorieux.
Bien sur Dianne que certain-e-s jouent des coudes chez EELV?
Mais où avez-vous vu qu'on ne veut pas se salir les mains?
Montrez moi un autre mouvement où la parité, le non-cumul des mandats (à une ou deux exceptions prêt) est à ce point respecté.
Parité, non-cumul des mandats et pour cause : de mandats, il n'y a guère pour l'instant.
On peut le déplorer. Ce qui est mon cas, concernant les engagés sincères. Mais j'y ai vu monter autant d'opportunistes prêts à entrer dans n'importe quelle auberge pour "arriver" que dans n'importe quelle autre "brigue" comme disait JJR. La biographie des uns et des autres est aussi passionnante que celles des membres des autres formations. Alors ras le bol des leçons de déontologie républicaine. Soyons humains, tout simplement. Et échangeons en humains sans mettre sans cesse dans la balance la blancheur des uns et la noirceur des autres.
Ceci dit, je souhaite tout le bien possible à ceux qui ne sont pas en lice avec une machine à calculer les avantages de fonction.
Pour faire plaisir à netmanou je vais poser un commentaire.
Je résume, le 1er Octobre 2009 une consultation interne a été organisée auprès des militants qui ont répondus à onze questions dont une sur la parité: 94,1% POUR / 5,9% CONTRE.
Nous voici donc arrivé à la première étape, celle qui devrait, nous l'espèrons, permettre au PS de ne plus devoir payer des milliers d'euros chaque années sous forme de pénalités pour ne pas respecter la loi sur la parité qui, je le rappelle, a été voté le 6 Juin 2000.
Il faut donc pour cela commencer par réserver pour des femmes un certains nombre de circonscriptions qui sont abandonnées par des députés homme sortant (pour respecter par exemple en 2012 le non cumul des mandats) et qui sont donc gagnable par la gauche.
Là ou il y aura des primaires c'est dans les circonscriptions ou il y a plusieurs candidats ou plusieurs candidates, comme ça va être le cas chez Montebourg par exemple qui est dans une circonscriptions "réservée femme", il abandonne son mandat de député et comme il y a plusieurs candidates ce seront les militants de Saône et Loire qui choisiront.
Conclusion, pour la Charente Maritime, qui est donc une circonscription "réservée femme" et ou, pour l'instant il n'y a pas d'autre candidature déclarée que celle de Ségolène Royal, il n'y a pas grand chose à dire.
(bien sur la manipulation par le premier fédéral d'une secrétaire de section va pouvoir amuser la presse de droite de la région mais à part ça!)
Maintenant et pour le plaisir j'ajouterai que ses futurs électeurs de Charente Maritime font déjà partis des électeurs qui l'ont réélue en 2010 avec 61% des voix, c'est donc un peu pitoyable de parler de "parachutage" n'est ce pas?
Sinon, la gauche et le PS (et tous ceux qui aiment les mandats) n'ont pas trop à se plaindre de son travail puisqu'en 2007, malgrè le ras de marée Sarkozyste, la région a gagnée plusieurs députés (et ce qui va avec).
Enfin, mais c'est maintenant une habitude, ce sont donc les mêmes qui régulièrement viennent lui chier sur les escarpins à chaque élection, petit bataillon de frustrés qui font un tour et puis s'en vont.
La faille, cher Jihèmpi, c'est que l'on a l'habitude de réserver aux femmes des circonscriptions (de masculins sortants) promises à l'échec.. Les circos gagnables, on les laisse aux mecs. Mais on a fait semblant pour la parité. Et c'est comme ça Madame la Marquise que votre Parlement est couillu...
Et le choeur des démocrates : "Ah c'est pas bien, hein... la parité, la parité..." c'est comme le poumon de Diafoirus.
Voilà pourquoi j'ai mis de "l'espoir" dans mon commentaire, surtout que j'ai lu ça cette semaine http://www.jegoun.net/2011/11/parti-socialiste-et-la-parite-bordel.html
c'est l'exacte illustration de ce dont tu parles.
Ah, au fait j'ai aussi trouvé ça http://www.charentelibre.fr/2011/11/06/poitou-charentes-dans-le-top-10-des-regions-du-monde-a-decouvrir-absolument,1063522.php
mais que va dire netmanou?
J'ai connu des magouilles du même tonneau en 2002 et en 2007. A l'époque Hollande et Strauss étaient main dans la main pour envoyer au casse-pipe toutes les casse-c... qui leur faisaient un peu d'ombre intellectuellement.
Evidemment, les femmes en politique, ce n'est pas toujours une réussite http://www.leparisien.fr/politique/la-video-kitsch-de-nora-berra-va-faire-le-buzz-06-11-2011-1704891.php
Le premier fédéral Falorni aurait bien sûr cédé sa place à la secrétaire de section, ça ne fait aucun doute !!!! C'était son intention, enfin, quoi...
Cela bas de soie...
-
à Netmamou
la séglenatrie mediapartinne va vous tomber sur le râble!
Meuh non, chère Dame Tartine, je ne m'en prends pas à votre protégé(e). Je me contente de prendre date, attendant avec intérêt la teneur de son prochain billet, et essayant de deviner la noble cause qu'il va défendre.
Joyeux dimanche soir, et que la candidature de Chevènement vous tienne en joie.
Si le nouveau héros de netmanou (oui, je suis taquin!) met autant de temps pour trouver une noble cause à défendre qu'il en a mis pour celle là (3 ans) j'ai peur que vous perdiez patience
D'autant que nous avons le plus grand respect pour les dames qui font pipi "debout", comme netmamou, et qui aiment les hommes politiques virils, comme JL Mélenchon et A Montebourg
Vous me faites trop d'honneur ...
Comment justifier que Dame Royal se hâte vers le perchoir que semble lui avoir promis son ex-compagnon dont elle moquait " l'inaction" il y a quinze jours encore ?
Et zyva, la meute se déchaine ! faudrait habiter en Poitou-Charentes pour comprendre ça ?
C'est une vison bien régionaliste et signulièrement p'tit bras, sur la question de la démocratie ..".participative" - c'est bien l'idée-clé de SR, non ?- en interne au PS
Comment ? La Dame de Poirou-Charentes, tellement attachée à son mandat de présidente de Région, et tellement hostile au cumul des mandats ... Comment donc, peut-elle justifier de prendre la place de la candidate des militants locaux ?
J'ai bien connu ça, au PS, y a longtemps ... Alors, ne cherchez pas, chers Ségolénatres, à justifier ces comportements !
Serait-elle indispensable ?
Telle Jeanne d'Arc, ou le maréchal...aurait-elle fait don de son corps à la France ??
Place aux nouvelles têtes ! Les cimetières sont remplis de gens indispensables
Allez, cuvez bien !
PS: Je ne défends pas Chevènement... je contate seulement une convergence d'idées avec d'autres, à gauche.
A force faire court, vous faites faux, l'âne
Excusez moi mais vous ne pourriez pas faire l'effort d'utiliser autre chose, pour exprimer votre mépris dégoulinant, que ce pauvre Ségolénatres qui ressemble à rien? Et en plus qui n'est pas du tout adapté à Melchior?
C'est un peu comme si je disais que tout ceux qui parlent de meute et de Ségolénatres sont des connes, bon ça doit être un peu vrais mais faut essayer de s'extirper de ce genre de raccourcis histoire de pas lasser les lecteurs qui passent.
A force de chercher des "convergence d'idées avec d'autres, à gauche" , netmamou se déboussole toute seule, en étant à faire la promo sur son blog de Dupont-Aignan
A un tel point de déchaînement rhétorique où le persiflage le dispute au mépris dégoulinant comme vous le dites bien J-M Padovani, on n'est vraiment plus dans la raison !
Sonnée par la gigaclaque qu'a prise leur idole, l'escouade pictocharentaiso ségolénomédiaparteuse reprend du service et se ressoude à la première banderille.
C'est beau comme l'Antique...
Moi je le trouve très bien, ce billet.
Il explique fort clairement que les beaux discours sur la démocratie participative ne sont que du vent.
Les militants locaux sont priés de ne pas participer aux décisions de la rue de Solférino nées de petits arrangements entre éléphantes et éléphants.
Je me rallie, tu m'obtiens le perchoir...
C'est beau, la politique.
Et comme ils sont grotesques, les inconditionnels de la Madone du Poitou, dans leurs imprécations, leur mépris, leurs insultes vomies en direction de qui ose brocarder ce passage en force au mépris des "locaux", foulant ainsi aux pieds les traditions démocratiques du PS!
J'ai évidemment recommandé ce billet et tous les commentaires qui le soutiennent.
Il ne manquait plus que l'abruti abonné aux feuilles de chou anti-Royal, ce qui représente son principe de Peter dans le domaine de l'analyse politique
Ce n'est pas lui, l'abonné aux feuilles de chou anti-Royal, qui soutenait mordicus tous les héros et héroïnes du feuilleton pour adultes consentants financé, hélas, par l'abus de biens sociaux et autres prébendes illégales et antirépublicaines, épisode de l'Hôtel du Nord?
Et il osé encore venir donner de leçons de citoyenneté?
Tout lui serait pardonné à la diablesse si au moins elle avait quelques bonnes et croustillantes casseroles à lui suspendre au cou.
Manque de pot pour elle, pas d'affaires de moeurs à pouvoir lui coller, n'est-ce pas? comme cela doit être dur pour ses contempteurs, on comprend leur désappointement; libre de toute compromission avec les réseaux de pouvoir ou d'argent, dégagée de tout litige d'abus de biens sociaux... elle est inattaquable alors que les affaires de corruption pullulent et engloutissent une grande partie des acteurs politiques et, comble de la provocation, la "malheureuse candidate" a des idées pour faire avancer la société et reste fidèle aux valeurs socialistes depuis des années, mais c'est insupportable!
Alors, oui, elle détonne au milieu de tant de pourriture et de compromissions et ça, dans ce milieu ou chacun tient l'autre par la barbichette d'une "affaire", ça ne pardonne pas.
Quant à cet abonné qui se prend pour le guide spirituel de quelques petits soldats égarés ou en mission de désinformation, je lui dit sans aucune amitié ni esprit fraternel d'aller voir ailleurs si les ségolénistes y sont:
Ah que serait ce cleub sans joelmartin ? Tant de billets (10) pertinents ouverts aux commentaires des troupes. Si peu de commentaires au vinaigre (plus de 7000) sur les billets des autres... Ce qui s'appelle se mouiller quoi...
Une vieille posture maison sans doute. Celle qui consiste à laisser les autres défricher et à adopter ensuite la critique-attitude, la procuratite aigüe... celle qui permet de voir passer la foule sous son balcon en notant le style des marcheurs ! Encore bravo !!!
@Dianne,
Bah, pour faire un vieux con, il faut avoir été un jeune con.
Avec l'âge, on se discipline d'habitude, sauf dans la bêtise...
Joël Martin, quand il était jeune, a dû en être un vrai de vrai.
Enfin, tout se termine un jour...
pf simeoni
Billet excessif.
Commentaires excessifs.
Il m'arrive de plus en plus ces derniers temps de tomber d'accord avec vous.
Vous êtes sur une pente perverse, JNSPQD!
C'est rassurant que les femmes du PS, Ségolène Royal incluse, soient des hommes comme les autres. Ayant ravalé ses chabichou pour accepter de soutenir son ex elle va à la gamelle, comme tant d'autres avant elle et comme il y en aura encore dans le futur. Comme disait Peneloppe pour encourager à voter Hollande au deuxième tour de la primaire c'est lui qui rapportera le plus à la clique de Royal. A voir.
Par ailleurs étant donné que Delphine Batho est quasiment la dernière députée soutenant Royal cette dernière a intérêt à ce qu'elle soit réélue, voire qu'elle reçoive une gamelle supplémentaire assurant qu'elle ne s'en aille pas voir ailleurs comme presque tous les autres. Lui reprendre la circonscription aurait été un mauvais calcul, catastrophique si Batho l'avait envoyée balader sous prétexte qu'elle aussi est dépourvue de pénis.
Ah que serait ce cleub sans Boddi, etc... etc.... voir plus haut.
La vraie question, en République, est = Royal mérite t'elle le perchoir?
Ma réponse est oui!
Perchoir c'est là où stationnent les perroquets, non ?
Ach !!! Kolossale finesse !
On ne devrait pas tarder à voir apparaitre JPYLG
Boddi a hésité à accoler "formatés" à perroquets, mais décidément, non, avec Royal, il a dû se dire que ça l'faisait pas
Péneloppe, en ce qui me concerne en tant que spectateur de LCP et Public Sénat je suis comme vous pour Royal au perchoir. A part elle seuls DSK et Emmanuelli pourraient constituer de bons guignols, mais DSK me semble grillé et Emmanuelli est plus utile sans doute à bosser.
En revanche comme client de "Mediapart" je suis contre : à chaque fois que Royal se ridiculisera toute sa bande de bras cassés mediapartiens (dont vous ne faites pas partie mais que vous vous sentez obligée de soutenir) hurlera à la discrimination contre les "femmes". Et comme ça fait 4 ans que ça dure ça fatigue, à force, ce type de "victime".
Je pense au contraire qu'elle sera protégée là d'attaques telles que vous les évoquez (et donc cela reposera ceux qui la soutiennent) : peu de monde regarde les débats à l'AN. Merci pour votre mot gentil à mon égard, un gauchiste mélenchonien m'ayant souhaité ce matin de "crever d'un cancer, moi et mes gosses". Au moins, j'aurai encore mes bras valides!
Vous avez subi cette attaque sur "Mediapart" ? Je pensais qu'on ne s'y attaquait qu'aux minorités ethniques, pas aux cancéreux fantasmés ou non ou à leur famille.
Il arrive même qu'on s'y attaque à l'intelligence...
Le Perchoir :
Bureau du Président de l'Assemblée nationale dans l'hémicycle, situé en hauteur et dominant l'ensemble de la salle des séances.
PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE : Le Président est élu pour la durée de la législature, c'est à dire pour 5 ans, sauf dissolution de l'Assemblée. L'élection a lieu au cours de la première séance de la législature, au scrutin secret à la tribune, à la majorité absolue des suffrages aux deux premiers tours de scrutin, à la majorité relative au troisième tour. Le Président de l'Assemblée nationale dirige les débats, préside et convoque les réunions de l'Assemblée, du Bureau et de la Conférence des Présidents. Il veille à la sûreté intérieure et extérieure de l'Assemblée. Il est consulté par le Président de la République, en cas de dissolution de l'Assemblée nationale ou lorsqu'il est fait application des pouvoirs exceptionnels par le Chef de l'État (art.16 de la Constitution). Il nomme trois membres du Conseil constitutionnel. Il peut soumettre au Conseil constitutionnel toute loi votée avant sa promulgation. Il nomme également un membre du Conseil supérieur de la magistrature. Enfin, il nomme ou participe à la désignation des membres du Conseil de la politique monétaire, du collège de l'Autorité des marchés financiers (AMF), du Conseil supérieur des Chambres régionales des comptes, du Conseil supérieur des tribunaux administratifs et cours administratives d'appel, du Conseil supérieur de l'audiovisuel, du collège de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), ainsi que d'autres instances.
Pourquoi pas une femme ?? De Gauche !
On voit bien le fond du problème : y voir accéder une femme qui aurait la prétention de mettre le personnel vraiment au boulot. Dans l'hémicycle, ou en commissions, sans combines pour justifier l'absentéisme récurrent et les votes groupés... Qui metttrait son nez dans les avantages indus et les prébendes automatiques....Ils en sont terrorisés d'avance. Comme l'ont été en leur temps les teneurs de murs du Conseil Régional de Poitou-Charentes qu'elle a rappelés au sens des proportions et à la sobriété républicaine... D'où les haines tenaces, comme on l'imagine bien.
Evidemment une femme. Les hommes ont eu leur tour.
Oui Dianne je suis terrorisé que Ségolène Royal constate les prébendes qu'elle n'avait pas vus quand la gauche était au pouvoir. Reellement terrorisé.
Se fera-t-elle aider par le futur questeur Guerini ? Pardonnera-t-elle la "sodomie à la hussarde de Bea dans les toilettes" à son ex futur premier ministre DSK en lui offrant un fromage quelconque directement ou par l'intermédiaire de son ex ? Le suspense est insoutenable.
Il ne vous aura pas échappé, puisque vous ne manquez aucune information la concernant, qu'elle avait peu de relais pour faire le ménage. Et que son projet a été saboté précisément pour éviter qu'elle ne mette en oeuvre à grande échelle au parti ce qu'elle avait commencé en région. 2008, 2011 : les tirs de barrages des cramponnés à leurs zavantajzakis ont été efficaces.
Ce qui est insoutenable c'est le suspense suivant : quand Boddi va-t-il se mettre à autre chose qu'à la contemplation du défilé depuis son balcon ?
Les partis politiques ne sont pas démocratiques.
Ah et ils représentent les intérêts personnels d'individus qui ne croient pas en la démocratie.
Ces individus croient quand même suffisamment à une importance relative du peuple, puisqu'ils font l'effort de tenir compte de lui pour lui faire croire à la démocratie, alors qu'il suffirait à ces individus de nier le peuple, à la manière quelque-part plus franche et plus loyale des seigneurs du Moyen-Âge.
À noter d'ailleurs, que la négation du peuple est une idée qui refait en ce moment son chemin, un chemin de plus en plus large...