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Clearstream: une révélation

S'ils avaient voulu redorer le blason de leur entreprise, les dirigeants de la chambre internationale de compensation qui a donné son nom à l'affaire Clearstream ne s'y seraient pas pris autrement. Associée à une affaire insensée, la marque a fini par recouvrir en totalité l'activité pourtant essentielle de ce rouage du capitalisme financier. Par un tour de passe passe involontaire, Clearstream, dont le nom a saturé l'espace public ces dernières semaines, est redevenue aussi invisible qu'elle l'était avant que Denis Robert l'éclaire de ses Révélations en 2001.

 

Achevé cette semaine avec les réquisitions du procureur suivies des plaidoiries des avocats de la défense, le très médiatisé procès Clearstream offre une belle occasion de s'interroger sur notre représentation du monde, sur la manière dont la réalité est construite - en l'occurrence judiciairement et médiatiquement à la fois. Non pas revenir, bien qu'il y aurait beaucoup à dire, sur la construction judiciaire et juridique même de l'affaire, les failles, les vides d'une l'instruction, que le président du tribunal n'a jamais vraiment cherché à combler durant les audiences. Ainsi de la définition discutable des contours du « groupe des prévenus » qui aurait pu être plus large, ou plus étroit, ou bien encore du statut exceptionnel accordé à une victime aux dépends de toutes les autres. Tout cela fut remarquablement analysé par Mediapart au cours du procès.

 

Au détriment, parfois, d'un cadre d'analyse plus large, pourtant si pertinent dans la période que nous traversons, marquée par une crise aiguë de la finance comme par les discours des chefs d'Etat et de gouvernement sur la «nécessaire moralisation» du capitalisme et la lutte contre le blanchiment et les paradis fiscaux. Personne ou presque ne fait plus le rapprochement entre l'affaire Clearstream et Clearstream. Et, loin de renvoyer à la machine de la finance qu'elle demeure, cette marque en est venue à désigner une machination politique qui n'a que peu de rapports avec un capitalisme financier... qui ne figurait fort logiquement pas sur le banc des prévenus.

 

Un journaliste y était assis, lui. A tort si l'on en croit le procureur lui-même, qui a demandé sa relaxe. Un journaliste qui a commis, c'est l'évidence, de graves erreurs en se laissant embarquer dans une aventure qui n'avait plus grand chose à voir avec l'exercice ordinaire de son métier. Un journaliste qui pourtant, et cela semble désormais totalement oublié, a en quelque sorte ouvert cette séquence à multiples rebondissements qu'on nomme désormais l'affaire Clearstream, en produisant une extraordinaire révélation. Une seule. Et non plusieurs comme le laissait penser le titre de son premier livre sur la question. Une seule mais de taille : l'existence même de Clearstream. Rien de moins.

 

Si, au café du commerce, tout le monde a sa petite idée sur qui a manipulé qui dans cette pitoyable affaire, combien de gens savent aujourd'hui, à l'issue de ce procès, ce qu'est Clearstream ? Ils étaient pourtant encore bien moins nombreux à en avoir la moindre idée en 2001 lorsque Denis Robert publia ses Révélations, qu'il aurait donc dû titrer Révélation, au singulier.

 

Je peux en témoigner pour avoir à l'époque, aux Inrockuptibles et à France-Culture, sollicité des spécialistes de la finance. Tous découvraient à cette occasion le rôle central d'une chambre de compensation dont ils connaissaient bien sûr le principe de fonctionnement mais assurément pas l'importance. Au même moment, un ensemble de magistrats spécialisés dans les affaires financières, publiaient dans Le Monde une tribune dans laquelle ils avouèrent la même chose, soulignant pour cette raison, le grand intérêt de cette enquête. Ils savaient désormais qu'à la condition d'obtenir des commissions rogatoires internationales, ils pourraient retrouver chez Clearstream, notaire mondial de la finance, la trace des flux financiers qu'ils cherchaient dans le cadre de leurs enquêtes.

 

Cette révélation, utile aux magistrats et à d'autres professionnels, était aussi, et peut-être surtout, une information nécessaire à tous les citoyens curieux de la marche du monde, attentifs à ses transformations. Sans vraiment en prendre la mesure, Denis Robert avait produit une révélation. Comme M. Jourdain faisait de la prose. Car le problème du livre de Denis Robert, bien avant que Clearstream ne devienne une affaire judiciaire, c'est qu'il était déjà construit judiciairement. Comme tous ses collègues journalistes d'investigation, y compris ceux qui le détestent, c'est-à-dire la quasi-totalité d'entre eux, Denis Robert voit le monde, par déformation professionnelle,  à travers des lunettes judiciaires, traquant l'illégalité plutôt que d'essayer de décrire la société. A vouloir trouver du crime à tous les étages, des comptes cachés ou non-publiés, des mafias russes et j'en passe, Denis Robert a perdu de vue l'essentiel, qui n'a rien d'illégal, qui n'était pas dissimulé mais que, néanmoins, personne ne voyait : en se transformant peu à peu, depuis le début des années 70, Clearstream, cette boîte noire, avait été, et continue d'être, l'un des principaux outils de la montée en puissance du capitalisme financier international, cette nouvelle réalité économique qu'il nous aura fallu au moins vingt ans pour commencer à cerner.

 

Obnubilé par la chasse aux bandits de tout poil, à laquelle il donnait de surcroît des accents héroïco-romantiques, Denis Robert avait noyé l'essentiel, le mégascoop, dans un fatras de fausses pistes alimenté de foireux petits tuyaux. Le mégascoop, en l'occurrence, consistait en sa révélation au sens propre de Clearstream, son récit du processus historique et technique par lequel cette chambre de compensation s'est imposée comme l'un des outils majeurs de la mutation du capitalisme depuis le début des années 70. Denis Robert n'est pas complètement passé à côté de l'histoire, il l'a juste enfouie sous ses propres fantasmes. Reconnaissons-lui quand même son extraordinaire découverte, qui fait de son livre, en dépit du reste, un texte important.

 

L'information produite par Denis Robert fut donc assez largement ignorée, à l'exception notoire des magistrats suscités et de quelques responsables politiques qui s'en saisirent, à l'instar de Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, à l'époque responsables d'une Mission parlementaire sur le blanchiment et les paradis fiscaux. Il y a encore trois ans, en avril 2006, répondant à une question que je lui posais dans Les Inrockuptibles, Vincent Peillon n'hésitait pas à affirmer : « Bien sûr que la vraie affaire Clearstream, c'est la première, que je continue de considérer comme très importante, dont je regrette qu'on ne s'y intéresse pas davantage et qui concerne le fonctionnement de cette chambre de compensation et l'abscence de contrôle public sur ces mécanismes de transactions financières internationales. Les ouvrages de Denis Robert, différentes instructions judiciaires et le travail de la mission d'information parlementaire sur le blanchiment que j'ai présidée ont pointé des dysfonctionnements graves, au point d'ailleurs que le président de Clearstream de l'époque a été démissionné et que la société a été rachetée par la bourse allemande. Le vice-président de cette société a déclaré devant les autorités judiciaires de son pays que c'était la plus grande lessiveuse du monde ! Devant notre commission, il a précisé qu'il avait été payé, sans doute grassement d'ailleurs, pour effacer les traces informatiques des malversations financières opérées dans le cadre de cette société. »

 

A la même époque, à l'occasion de la publication d'un livre d'entretiens (avec Edwy Plenel), François Hollande me confiait, toujours pour Les Inrockuptibles : « Il n'y a qu'une affaire Clearstream, une affaire de blanchiment d'argent qui appelle des choix lourds au plan politique. Le vrai scandale, c'est les rétrocommissions, les comptes secrets...Voilà la vraie affaire Clearstream, une affaire qui ne concerne peut-être en rien des particuliers, mais en revanche peut-être beaucoup certaines sociétés. Après il y a une autre affaire : la capacité de Sarkozy à se laisser victimiser et la grande maladresse de Villepin à déstabiliser son rival sur l'instruction, sans doute, du président de la République. » A-t-on entendu des paroles de ce type au cours des ces dernières semaines, à l'occasion du procès ? Une crise financière est pourtant passée par là, et les questions du blanchiment et des paradis fiscaux figurent désormais à l'ordre du jour des G20.

 

Prise au sérieux, comme on le voit, à la sortie du livre, par des magistrats et des responsables politiques, la « révélation » de Denis Robert fut, en revanche, plutôt ignorée par l'ensemble des médias et son enquête immédiatement disqualifiée par certains, au premier rang desquels Le Monde qui écarta l'information principale (cette « révélation » de l'existence et du rôle de Clearstream) au prétexte d'une erreur factuelle à propos d'un supposé compte de la DGSE chez Clearstream. Où l'on voit une nouvelle fois que le cadre de référence épistémologique du journalisme voisine avec celui du droit plutôt qu'avec celui de la science. En droit, un simple vice de forme ou de procédure invalide (fort heureusement pour les libertés publiques) toute une enquête. Dans l'univers scientifique, une erreur marginale ne disqualifie que très rarement une théorie, elle permet au contraire, en la prenant en compte et en corrigeant, de la rendre plus solide.

 

Au-delà du cas Clearstream, la question centrale que pose cette histoire, c'est celle des rapports qu'entretiennent différentes manières d'appréhender le monde, de construire la réalité sociale pour la donner à voir et la partager. D'un côté, l'épistémologie judiciaire tente de se focaliser, c'est son rôle, sur les déviances, sur l'illégal, et laisse dans l'ombre le reste, soit la vaste majorité des actes et des acteurs. De l'autre, les sciences sociales tentent d'appréhender le monde en son ensemble, sans privilégier un aspect plutôt qu'un autre, même lorsqu'elles s'intéressent, judicieusement mais pas judiciairement, à la déviance pour faire apparaître, en creux, les règles sociales et non simplement juridiques. Entre les deux, le journalisme semble inéluctablement pencher du côté du judiciaire, au risque de mal cadrer. Pourquoi serait-ce une fatalité ?

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Merci.

Il y avait moyen de faire connaitre l'existence de Clearstream en restant dans les clous, c'est à dire sans commettre de diffamations au sens légal du terme, judiciairement constatées par des décisions définitives.

Je ne suis pas d'accord quand vous dites que Denis Robert aurait une approche judiciaire des problèmes : ce n'est pas parce qu'on multiplie des accusations sans preuve qu'on en devient procureur. Et si il avait réellement été intéressé par le droit et les procédures judiciaires, et non emporté par sa "découverte" il n'aurait pas eu tous les ennuis qu'il a eus.

Cela dit ça pose un problème qui sera peut-être étudié dans les écoles de journalisme : tous les moyens sont-ils bons pour obtenir un résultat ? Ici, Denis Robert doit-il être absous de toutes ses turpitudes au prétexte qu'il a pointé sur une institution importante pour la circulation des monnaies et titres financiers dans le monde, institution qui un peu comme France Telecom portait "involontairement" certaines dérives du minitel rose, est l'instrument "involontaire" de délits financiers divers (de même d'ailleurs que la BCE qui émet de l'argent liquide pouvant aider à commettre des délits...preuve en étant la proposition parlementaire de supprimer les billets de 500 euros) ?

Si un journaliste avait "chargé" France Telecom sur le minitel rose en disant que c'était un organisme proxénète et pédophile, et que ça avait fait avancer la connaissance de l'existence d'une délinquance s'appuyant sur le minitel, est-ce que vous auriez félicité ledit journaliste ?

Vaste problème qui ne peut se résumer à la supposée "détestation" par ses confrères de Denis Robert (dont je croyais d'ailleurs qu'il n'avait plus de carte de journaliste depuis longtemps), supposés "jaloux" selon David Dufresne sur son site (cet ajout car vous n'expliquez pas la "détestation" supposée).

Je crois que vous n'avez pas saisi mon argument : il ne s'agit pas de sous-estimer la gravité des erreurs commises par denis Robert dans son enquête mais de montrer qu'en dépit de ses erreurs, son travail avait le grand mérite de produire une information inédite, même pour les professeurs de finance, sur le rôle joué par une instituttion dans la mise en place d'un circuit majeur du capitalisme financier. Ce travail aurait pu ête mené par un économiste ou un sociologue, ou par un journaliste qui ne soit pas d'investigation.

Votre comparaison avec France Telecom ne me parait pas pertinente. Encore une fois : on pouvait "réveler" l'existence de Clearstream sans chercher à montrer qu'il s'y cachait des transactions secretes. Simplement indiquer, comme l'a fait Denis Robert, aux juges qu'ils pouvaient trouver là trace de ce qu'ils cherchaient – s'ils avaient par ailleurs accès à une meilleure coopération juridique internationale.

A ce jour, depuis la "révélation" de Clearstream, aucune mesure n'a été prise pour rendre cet accès plus simple. Cela me parait pourtant un sujet beaucoup plus important que la gueguerre Sarkozy Villepin.

_

En même temps, si Denis Robert n'avait pas donné à son livre un "certain parfum de scandale", qui l'aurait lu et en aurait parlé, à part peut-être quelques spécialistes de la finance internationale?

En outre, ne se cache-t-il vraiment aucunes transactions secrètes dans le monde Clearstream ou bien le fait que Clearstream attaque en justice tous ceux qui la mettent en cause pour les épuiser financièrement a-t-il fait renoncer à s'intéresser à cette société.

Le journalisme n'aurait-il d'autre moyen d'exister qu'en dénonçant des "scandales" ?

Je ne suis pas, personnellement, en mesure de dire si oui non Clearstream se situe parfois dans l'illégalité, mais les propos de Vincent Peillon, es qualité de président de la mission parlementaire sur le blanchiment, cités dans ce billet apportent des éléments de réponse pour une période antérieure (depuis Clearstream a été rachetée et réorganisée). En revanche, ce je peux dire, depuis le livre de Denis Robert, c'est que Clearstream est utilisé pour des flux de capitaux illégaux comme légaux, sans que Clearstream ne sache quoi que ce soit sur la nature de ces flux. Ce que le livre montrait c'est que nombre de ces flux (légaux et illégaux) empruntent un autoroute à péage qui s'appellentClearstream et qu'il suffirait pour les juges d'accéder aux bornes de ces péages pour retrouver leurs traces.

Merci beaucoup, Sylvain Bourneau, de ce recentrage.

Bravo Sylvain Bourmeau. Excellent recentrage sur le coeur du vrai problème (potentiel ?).

 Merci de tenter de remettre les faits à leur juste place.

« Personne ou presque ne fait plus le rapprochement entre l’Affaire Clearstream et Clearstream »

*Certes, et le problème reste entier. Rien n’interdit à Clearstream de continuer à servir de base logistique au pillage planétaire.

« Un journaliste qui pourtant, et cela semble désormais totalement oublié, a en quelque sorte ouvert cette séquence à multiples rebondissements »

*C’était tellement énorme qu’il valait mieux invalider son propos en utilisant l’arsenal habituel des confrères jaloux.

« L’information produite par Denis Robert fut donc assez largement ignorée, à l’exception des magistrats sus cités et de quelques responsables politiques qui s’en saisirent, à l’instar de Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, à l’époque responsables d’une Mission parlementaire sur le blanchiment et les paradis fiscaux. »

*En gros, il n’a été pris au sérieux que par ceux qui y connaissaient quelque chose…

« Une crise financière est pourtant passée par là, et les questions du blanchiment et des paradis fiscaux figurent désormais à l’ordre du jour des G20 »

*En gros, toujours, il a eu (partiellement c’est vrai) raison. Mais on continue à le prendre pour un rigolo. Et l’on « absout ses fautes » avec une grande mansuétude pour ne pas sombrer dans le ridicule ou pire, le soupçon d’incompétence professionnelle…

« La révélation de Denis Robert fut, en revanche, plutôt ignorée par l’ensemble des médias et son enquête immédiatement disqualifiée par certains, au premier rang desquels Le Monde »

*Ah ça, j’ai eu l’occasion d’en discuter avec lui. J’avais fait un peu de pub, ici, à son expo et à son dernier opus, qui reprend sous forme de BD, le récit de son implication dans cette pétaudière (excellent). Il m’avait dit en rigolant : « Vous avez pu écrire ça, là ? »

Merci pour votre angle de vue.  Je commençais en effet à desespérer de la presse française qui avait contribué à faire de cette affaire Clearstream un combat de coqs entre Sarko et Villepin en oubliant totalement les  causes fondamentales de cette affaire.

Mais permettez moi, en allant dans votre sens, de penser que pour comprendre le "dossier Clearstram" il faut faire appel aux meilleurs économistes de la finance, du rôle de la monnaie dans nos économies et des dérives financières résultant de l'idéologie des marchés efficients et autorégulés.

En lisant votre article, j'ai ainsi fait le lien avec votre interview d'André Orléan sur la crise financière.  

La presse se régale du combat "politique" autour de cette affaire (car cela fait vendre) et délaisse totalement le fond du problème.

D'ailleurs ironie de cette affaire et de l'histoire , M. Denis Robert a été relaxé sans bruit car ce qu'il a voulu mettre en lumière n'a évidemment rien à voir avec ce procès !!!

"M. Denis Robert a été relaxé sans bruit car ce qu'il a voulu mettre en lumière n'a évidemment rien à voir avec ce procès !!!"

 

Et si le cirque Sarko-DDV n'avait construit son affiche que pour empêcher que l'on aille éplucher les vrais faits de trop près ?

En tout cas il a abouti

- à l'occultation de l'affaire Clearsteam comme le montre l'article de S Bourmeau ;

- à l'écartement de dossiers "sensibles" pour le juge V Ruymbecke.

Et à la mort programmée des Juges d'Instruction. Les propos d'Eva Joly, participant au dernier "Complément d'Enquête",  étaient sans équivoque.

L'émission est disponible ici :  http://info.france2.fr/complement-denquete/

L'actionnaire actuel des Inrock, egalement banquier d'affaires chez Lazard, pourrait peut etre donner son point de vue, ha ha

 

_

Article très instructif sur ce que l'information laisse trop souvent de côté : l'essentiel de ce que les faits peuvent nous apprendre et nous révèler, dissimulé derrière l'actualité. Aux lunettes judiciaires amenant à traquer " l'illégalité plutôt que d'essayer de décrire la société" j'ai envie d'ajouter (hors sujet, mais si peu) les lunettes ferroviaires qui remettent tout sujet et tout interlocuteur sur les rails qui contournent la réalité hérissé d'épineuses questions politiques (comme le montre bien cet article) pour le terrain sans obstacle  de "ce qui interresse le lecteur/auditeur/téléspectateur/navigateur sur Internet".

Éclairante cette interprétation des différents traitements des informations. J'aime beaucoup l'expression "citoyens curieux et attentifs".

Surtout merci de recentrer enfin le débat sur LA question : "Qu'en est-il de la plus grande lessiveuse du monde ? " 

 

"Et non plusieurs comme le laissait (et non laisser, s'il-vous-plaît) penser le titre de son premier livre..."

Mais c'est le seul point sur lequel m'a heurtée ce très bon papier...

Je crois que nous sommes plusieurs (sinon nombreux) à désirer ce genre d'éclairage...

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