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May

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Le cas curieux de Michael Jackson

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Né l'année de la création de Motown, Michael Jackson sera mort celle de la faillite de General Motors - et de l'investiture d'Obama. Loin pourtant d'incarner cette Amérique en mouvement, il apparaît rétrospectivement comme une sorte de Benjamin Button politique. Il aura vécu sa vie à l'envers, et à contre-courant, en vrai réactionnaire.

 

Bien plus encore que ceux qui lui vaudront d'être mis en cause par la justice, son geste le plus spectaculaire fut aussi le plus abject : vouloir être blanc. L'anti Nino Ferrer. L'anti Bob Dylan surtout qui, trente ans après l'original singing kid, le blackface Al Jolson, n'avait plus besoin de se passer le visage au charbon pour se glisser dans la peau d'un noir et écrire Blowin' in the wind, cet hymne du mouvement des droits civiques, salué par Mavis Stapples et repris par Sam Cooke, qui répondra par un prophétique A change is gonna come, littéralement samplé par Barack Obama dans son discours de Grant Park le soir de son élection.

 

Obama élu malgré Michael Jackson mais grâce à Jerry Wexler, par exemple, mort l'an dernier dans l'indifférence générale alors qu'il fut l'un des artisans décisifs de la déségrégation culturelle de l'Amérique, en produisant, pour Atlantic, Ray Charles, Aretha Franklin ou Bob Dylan, mais surtout en inventant la sublime expression « rythm'n'blues ». Michael Jackson préférait, lui, se présenter en roi de la Pop, avouant ainsi son ultime fantasme fadasse : devenir Elton John, c'est-à-dire rien. « King of pop »... Avouez que « Godfather of Soul » en jette autrement. James Brown, Ottis Redding, Marvin Gaye, Sam Cooke, Wilson Pickett mais aussi Jay Z, Chuck D ou Kanye West : que pèse le blanc bec Jackson face à ces poids lourds ? Que pèse-t-il face à ses frères ? Jackson 5, Michael 0.

 

Non content de se javelliser la face, Jackson n'aura de cesse de s'acheter la couleur de la virginité en ripolinant outrancièrement sa belle légitimité musicale motown : mariage avec Lisa-Marie, fille de l'homme en blanc de Vegas, autre king auto-proclamé ; achat du catalogue de la pomme (non croquée) des Fab 4, qui n'étaient pas frères, de Liverpool. Au moment où des gangsters et autres ennemis publics inventent, par le vol d'échantillons, la musique des années 80, Jackson le parvenu se paye légalement les droits d'auteurs de chansons de vingt ans d'âge qu'il rêvait d'avoir écrit. Il aurait pu, tant qu'à faire, dédommager Marcel « blanc de blanc » Marceau pour son simple décalque re-baptisé moonwalk, et, pourquoi pas, Etienne Decroux, mime mentor du père de Bip.

 

Réactionnaire, Michael Jackson, mort à l'hôpital Ronald Reagan de UCLA, aura néanmoins été le contemporain d'une Amérique droitière où, plus encore qu'ailleurs, le capitalisme s'est lancé dans l'infantilisation généralisée - un processus récemment analysé par le théoricien politique Benjamin Barber, et dont Jackson s'avère, mi-Bambi mi-Peter Pan, l'incarnation la plus monstrueuse. Nain de jardin des pelouses de l'Amérique suburbaine, il n'aura jamais été mieux figur(in)é que par l'art kitsch de Jeff Koons. Le kitsch ou la forme la plus bling bling de la réaction.

 

Si l'on en juge par son absence de l'index du récent et beau livre de Pap Ndiaye, Les noirs américains, Michael Jackson aura réussi son coup : tel le personnage de La Linea, il se sera effacé de l'histoire. Un homme invisible, le négatif de celui de Ralph Ellison.

Tous les commentaires

Je vous relis, Axel J, et je trouve que vos propos sont essentiels.

Merci Mia, j'ai apprécié aussi votre billet, "Heal the world", auquel je ne trouvais rien à ajouter.

+1 @ +NEO-

Le nouveau Ministre de la Culture rend hommage à Mickael Jackson http://bravepatrie.com/+Michael-Jackson-l-hommage-de,670+

@Axel J Précisément, je ne parle pas des années 6à mais bien des années 80 et 90 durant lesquelles, il n'était pas si difficile (c'est même le contraire qui est vrai) d'être "proud" to be an african american. L'attitude de Jackson, qui repose sur des motifs psychologiques qui m'importent peu, et s'est traduite par les transformations de son corps mais pas seulement, aussi, et je l'ai pointé dans mon papier, par un tropisme vers la pop plutôt que la soul, cette attitude me pose problème, comme à beaucoup de gens. Regardez la réaction de Barack Obama, qui traduit clairement cette gêne : il est évident que pour le président des Etats-Unis, héritier d'un mouvement plus que centenaire, la figure de Jackson n'était franchement pas sympathique.

le seul article intéressant sur la mort de MJ et qui pointe, peut-être "méchamment" pour certains, l'ambiguité du personnage, sa névrose et sa perversité - dont il est mort (je parle de sa haine du noir, pas des allégations pédophiles qui m'intéressent moins !). Comme emblème de la folie pop et creuse américaine, oui, comme artiste de génie, franchement non. Merci Sylvain Bourmeau, je me sens moins seul.

“Regardez la réaction de Barack Obama”
Sa réaction tardive est un modèle d'anthologie de la démagogie et du pouvoir par la communication. Retard approprié mais aussi termes soigneusement choisis pour à la fois plaire aux fans, tout de même majoritaires aux US, mais pour plaire aussi aux deux catégories d'Américains chez qui MJ était "grillé": 1) ces Noirs qui lui reprochaient sa couleur de peau, 2) les Blancs du Sud (ou équivalent, les racistes conservateurs quoi) pour qui MJ était pédophile.
C'est une réaction qui a mobilisé son équipe de comm soyez-en sûr, il ne pouvait pas être spontané sur ce coup, surtout pas, déjà qu'il n'est jamais spontané en temps normal. Nous vivons dans la Société du Spectacle et c'est encore plus vrai aux US. Dans ce monde de fous, la mort d'un artiste est un sujet plus délicat pour Obama, que par exemple les élections en Iran.

Intéressant ce lien entre 3 artistes.

. Je ne sais que penser du jugement, vu que Michael Jackson ne m'a jamais branché, mais c'est un bel article ... ! . jpylg

Je recolle ici grosso modo le commentaire que j'ai mis un peu plus tôt sur le billet de Peb et Fox parce les questions que je me pose aujourd'hui (même si je le reconnais, elles ne m'empêcheront pas de dormir) me semblent un peu en écho inversé de celles que semble poser Sylvain au même propos. Probablement n'y a t-il pas de réponses, mais ça n'a jamais empêché les questions de pouvoir se poser...
Je n'ai jamais été une fana de pop music et je cache pas que Mickael Jackson n'a jamais été vraiment ma tasse de thé. Ni que ses transformations physiques extravagantes et morbidissimes me donnaient plutôt la chair de poule. Ni que les scandales à répétition et les accusations de pédophilie (je rappelle qu'il n'a jamais été condamné) attachés à son nom me faisaient froid dans le dos même si tout cela ne m'a jamais passionnée... Question de génération, peut-être. Ou simplement d'affinités. Mais je me suis souvent interrogée: et si ce personnage s'était juré d'incarner jusqu'à la caricature les grands mythes de notre société: blancheur, éternelle jeunesse, énergie, outrageuse gaieté ? Et s'il n'était devenu que le robot composite de nos fantasmes les plus étriqués ? Et si ce n'est qu'en poussant la parodie à mort qu'il avait mis sa propre vie en danger ? Et si en mourant jeune et en mêlant à sa propre existence le mythe de Bambi ou celui de Peter Pan, c'était notre propre impuissance à nous voir vieillir ou notre propre infantilité qu'il avait mise en scène et interprétée ? Et si ? Et si ? Et si plus que le star system, la drogue ou les aléas d'une enfance violentée, c'était notre propre regard qui l'avait poussé à s'immoler pour ne pas nous décevoir ? Et s'il n'était au fond qu'une victime de nos propres clichés, nos hantises, nos idées fixes, nos cauchemars et toutes les conneries que nous trimballons sans le savoir ? Et s'il ne demandait rien d'autre au fond qu'un brevet de conformité ?

. Tu as bien fait, grain, de recoller ce message, car je ne suivais pas l'autre fil... . Tes remarques me donnent à penser qu'il y a dans cette idole disparue du mythe incarné et un destin individuel tragique. (C'est invivable d'incarner du mythe). . jpylg

Et s'il ne demandait rien d'autre au fond qu'un brevet de conformité ? bien vu grain. C'est exactement mon impression, mais que je ne parvenais pas à formuler

frédéric Mitterand en ministre de la culture est un choix génial que les admirateurs de Sarkozy n'ont pas fini d'apprécier. Ca commence très fort avec la mort de Michael Jackson, On y met un peu de trémolo dans la voix, on y esrt "Réactionnaire, Michael Jackson, mort à l'hôpital Ronald Reagan de UCLA, aura néanmoins été le contemporain d'une Amérique droitière où, plus encore qu'ailleurs, le capitalisme s'est lancé dans l'infantilisation généralisée" La pipolisation transcendante de cet improbable ministre n'a pas fini de nous enchanter

. " La pipolisation transcendante de cet improbable ministre n'a pas fini de nous enchanter " . Très juste ! Je me régale d'avance... et, de fait, nous avons un bon début ... . jpylg

A Sylvain Bourmeau : on a l'impression que vous reprochez à Michael Jackson, comme une dernière faute de gout, d'avoir choisi un hopital au nom symbolisant la droite ultra libérale pour mourir? Ce que je trouve particulièrement cynique, personnellement, c'est d'avoir donné à un hopital le nom d'un président qui a passé ses 2 mandats à détruire le système de sécurité sociale US ! Je trouve votre article sur MJ un peu gonflé d'éluder à ce point son génie musical, mais il a au moins le mérite de se démarquer de la biographie convenue et politiquement correcte.

@Sylvain Bourmeau. *** Votre article me met mal à l'aise. Bien qu'ayant suivi la Michael Jackson de façon superficielle, je ne partage pas du tout votre jugement où je relève une grosse contradiction. Vous portez un jugement élitiste. Que faites-vous de ces centaines de millions d'adorateurs de nains de jardins à travers le monde ? N'y a-t-il pas un sens plus profond et plus noble à rechercher dans le fait qu'on va faire des veillées funèbres en Chine comme sur le parvis de Notre-Dame et ailleurs ? Tous des tarés conditionnés ? Alors nous le sommes tous d'une façon ou d'une autre... Avec votre point de vue, il me paraît contradictoire de nier à M.J., en tant qu'artiste planétaire, le droit et l'envie légitime de vouloir cumuler des identités, dont celle de la classe dominante dans le monde, qui a eu depuis des siècles la couleur blanche. Avec ses talents reconnus de compositeur, chanteur, danseur, il avait déjà une grande richesse. Faut-il reprocher à tous les noirs connus de ne pas militer pour la cause noire ou d'avoir fait des conneries ? Nous avons besoin d'oublier les beuveries et la drogue de tant d'artistes pour mieux apprécier leurs oeuvres ! *** Je me rapproche de Grain de sel quand elle dit: "Et si en mourant jeune et en mêlant à sa propre existence le mythe de Bambi ou celui de Peter Pan, c'était notre propre impuissance à nous voir vieillir ou notre propre infantilité qu'il avait mise en scène et interprétée ? Et si ? Et si ? Et si plus que le star system, la drogue ou les aléas d'une enfance violentée, c'était notre propre regard qui l'avait poussé à s'immoler pour ne pas nous décevoir ? Et s'il n'était au fond qu'une victime de nos propres clichés, nos hantises, nos idées fixes, nos cauchemars et toutes les conneries que nous trimballons sans le savoir ? Et s'il ne demandait rien d'autre au fond qu'un brevet de conformité ?" Mais, je ne mettrais pas de connotations péjoratives. Je dirais qu'il a incarné cet enfant qui reste en nous et qui ne voudrait pas se voir vieux. Cette enfance qui voudrait se revivre autrement et ne pas rater des portes. Cet enfant à qui la laideur du monde fait mal et qui a peut-être au fond de lui l'illusion inguérissable qu'on peut effacer tout et recommencer mieux. Ces "conneries que nous trimballons sans le savoir", pour moi cela s'appelle tout simplement notre vie avec tous ses apports interconnectés du dehors et du dedans. Je respecte cette part en moi de connerie, cette part de ma vieille âme qui vit aujourd'hui un partage.

En quoi est-ce élitiste ? Le succès d'un artiste n'est aucunement mécaniquement lié à son intérêt artistique. Certes la majorité des très grands artistes n'obtiennent pas de leur vivant une consécration à la mesure de leur talent mais il est d'excellents artistes qui obtiennent un succès planétaire de leur vivant. J'en cite quelques uns dans mon papier et j'en oublie évidemment beaucoup d'autres, au premier rang desquels Bob Marley, le seul à pouvoir rivaliser avec Michael Jackson en termes de notoriété mondiale, à la différence près qu'il s'agit bien là d'un "génie" même si c'est un mot que je préfère manier avec des pincettes. Quant à l'usage des drogues par les artistes, la référence à Marley vous aura aussi montré qu'il m'indiffère au plus au point pour juger de la qualité artistique de leur travail.

Bob Marley ?! Mais c'est grave nul !

Bonjour Sylvain, Vos propos représentent exactement ceux que j'espérais lire ENFIN en m'inscrivant à Mediapart. Non seulement je n'ai jamais entendu la musique de ce Michael Jackson - j'ai autre chose à faire de mon temps - mais je n'ai pas compris ce délire collectif depuis deux jours qui a occulté TOUTES les autres informations, elles, d'INTERET GENERAL. Je suis furieuse. Moi, j'aime Grieg et le rébétiko, je suis athée, anarcharchiste individualiste : c'est mon choix. Cà me regarde. Ceux qui aimaient ce Michael euh... comment dites-vous ? "Jackson" ? n'avaient pas à s'emparer de tous les medias comme ils l'ont fait. Sur un magasine, j'ai aperçu ce "visage" qui ne répondait plus à l'appellation de visage ou alors comment doit-on appeler le mien de visage ? J'ai pensé qu'il était probablement le "visage" de la société actuelle dont je me suis exclue dès l'âge de 16 ans (j'en ai 40 de plus). MERCI!

GENIE TOTAL !!! ABSOLU !!!, aucun autre homme au monde ne peut réaliser ce qu'il a fait avant bien longtemps. Nouvelle façon de chanter, avec des tempo vocaux bien particulièrement rythmés comme des laps de chats, des cris dans la musique, nouvelle façon de danser, et bien sûr nouvelle passerelle entre les deux mondes "Black & White" et au-delà de ça, tous les continents à genoux, aucun n'a échappé au phénomène. L'un des très rares comme Mozart à avoir composé seul avant l'âge de 9 ans. Un génie pur touché par la grâce Divine comme peu d'hommes l'ont été. Qui n'a pas écouté "History", "It's Time Around", "Blood on the Dance Floor" "Billie Jean" "Thriller" "Bad" ne peut pas savoir ce qu'est vraiment la musique. -RIP- & "Close Your Eyes" @ +NEO-

Hommage d'abord au travailleur ! Mort à 50 ans, il en a travaillé 40, et exploré son métier - un vrai pro de la pop'. C'est mesquin de lui reprocher son bi-colorisme - certes sa tête de marionnette blanche mettait mal à l'aise - mais pourquoi vouloir qu'avec sa célébrité un noir prenne fait et cause pour la population de même couleur ... et chante le blues du champ de coton ?

Parce que les musiciens dont je parle chantent des blues de chants de coton peut-être ? Et puis il ne s'agit pas nécessairement de prendre fait et cause, simplement de ne pas avoir honte de se regarder dans la glace, était-ce trop lui demander à ce "travailleur" ?

Mais les Noirs qui avaient honte d'être noirs étaient légion dans les 60s et avant. Pourquoi croyez-vous qu'ils se lissaient les cheveux? Ce ne sont pas des renégats, mais des victimes d'un terrible et insidieux travail psychologique de haine de soi-même, causé par l'apartheid chez certains Sud-Africains, et par la politique de Discrimination raciste chez beaucoup de Noirs-Am´ricains de l'époque.
Michael Jackson n'a pas les ressources d'un penseur intellectuel comme Senghor ou Césaire qui ont su, malgré l'écrasement moral des Noirs, sublimer leur condition de "pestiférés". Ni l'inspiration positive d'un James Brown qui lançait son "black and proud".
Vous ne pouvez pas reprocher aux victimes de la Ségrégation, de ne pas se révolter tous de la même manière, si possible celle qui vous convient à vous, élitiste parisianiste de salon. Michael Jackson est un artiste. Le genre de personne qui ne politise pas les choses dans sa tête. Un génie de la danse, point. Lui demander d'être un philosophe ou une sorte de "penseur du syndicalisme" ou ce genre de truc, c'est nul. Pardon Sylvain Bourmeau de vous traiter de nul, c'est que j'avais laissé un commentaire ci-dessus qui était pourtant assez clair sur ce phénomène psychologique causé par la Ségrégation, mais qui apparemmment était encore trop compliqué pour vous à comprendre...

Vous ne pouvez pas reprocher aux victimes de la Ségrégation, de ne pas se révolter tous de la même manière, si possible celle qui vous convient à vous, élitiste parisianiste de salon. - oh la oh la , on se calme avec notre ami sylvain axel, un peu de respect please.

Mais ce n'est pas les années 60 le problème pour Michael Jackson, au contraire c'est la période où il fait de la bonne musique. Où avez vous lu que je lui demande d'être un philosophe ? Génie de la danse ? Ah…

Fred Astair a dit que Mickael Jackson était un pur Génie de la danse (parce qu'il ne cessait d'inventer des nouvelles perspectives à la discipline à l'image d'un Noureiv), et je crois qu'il s'y connaîssait un tantinet en danse l'ancien. @ +NEO-

Alors nous n'avons pas du tout les mêmes goûts en matière de danse, mais ce n'est pas bien grave.

@ Axel J J'étais loin d'habiter Paris à l'époque où mon opinion sur Michael Jackson, qui n'a pas eu vocation à changer depuis, s'est forgée. Je devais avoir douze ans, j'étais au collège dans une Zup de province, et je commençais à me passionner pour la musique en découvrant beaucoup de choses en même temps. C'était une époque, la fin des années 70, où l'on se construisait au moins autant contre que pour. On était loin de l'œcuménisme culturel qui tend à prévaloir aujourd'hui. On n'écoutait pas nécéssairement la même musique que ses parents. C'est cela qui m'inquiète aujourd'hui aussi : voir trois générations aller main dans la main au concert de Johnny, ou se pâmer devant les disques de Michael. Je pense sincèrement que pour véritablement aimer des œuvres il faut en détester d'autres, le reste nous laissant indifférents. C'est cela qui est mebnacé aujourd'hui avec le consensus ambiant en matière de culture. J'aime les batailles d'Hernani, c'est même pourquoi j'ai choisi de faire ce métier. J'adore m'affronter vivement avec des gens qui n'ont pas les mêmes goûts que moi, et cela ne m'empêche pas parfois d'être ami avec eux. Je me suis construit contre Michael Jackson, contre le disco, contre beaucoup d'autres choses. Ce qui ne veut pas dire que mes goûts musicaux ne sont pas éclectiques, qu'ils ne relèvent pas de musiques très différentes les unes des autres, certaines très populaires , d'autres plus savantes. Pour le dire autrement, mon sentiment est que si en 1978 on vivait en direct la révolution du punk et ses suites, qui passaient parfois par une plongée dans la musique noire américaine comem le montre l'œuvre magistrale de Talking Heads, il y a avait plus que de grandes chances qu'on déteste Michael Jackson, et que cette détestation musicale a pu être aussi productive pour déccouvrir la musique que le plaisir délivrée par d'autres artistes. bien à vous

oui bien michael jackson, ça commençait a bien faire un petit peu, ça faisait un peu tache sincérement dans le monde du show business, le pinocchio pédophile qui rêgne en maitre absolu et sans cesse sur le retour, un retour avec des fans dejà plus ou moins agés, difficile de maintenir ce spectacle à bout de souffle, difficile pour michael jackson d'exister dignement sur scène artistiquement et de façon en adéquation avec son époque, impossible, différentes frasques de son entourage ( janet au superbowl ) , une provocation, un produit markéting, des années 80, mélange entre la soul, et la musique éléctrique, mais un spectacle obsolète. - qu'attendait-t-on encore de celui qui vivait dans l'espace, et pouvait dépenser 3 millions de dollars en 30 min dans un magasin, que pouvait-on encore attendre, qu'il se présente comme le christ, l'incarnation de dieu sur terre, l'immanence absolu, impossible, son symbolysme et le logos qu'il représentait ne fonctionnait plus depuis un certain temps, il disparait, le monde n'est plus tourné vers une figure de proue archaïque des années 80, il y a encore prince qui a disparu également ( sign of love ), et madonna ( qui écrit des livres ) ainsi que peut-être u2, d'une génération pop, produit marketing musical, icone médiatique mondiale qui utilise la musique pour diffuser la culture d'outre atlantique. - ce symbole disparait, sa représentation disparait et laisse la place à une autre génération tout aussi mondialement représentée mais totalement distante des médias, carl cox, jeff mills, dave clarke, laurent garnier, dans un monde non plus de l'horizontalité, mais de la verticalité, ou tous connaissent et savent la distance avec le monde médiatique officiel, le pouvoir par la culture se fait plus discret mais tout aussi efficace, il n'y a plus un pantin demi-homme, demi dieu, mais des hommes qui transmettent une forme d'harmonie de façon plus humble, et accessible.

je n'ai jamais acheté de CDde MJ. mais j'ai des airs qui me trottent dans la tête tellement les médias diffusaient ses chansons à une certaine époque. il était impossible de passer à côté. "on entend sans réellement écouter." pour moi, c'était un homme douloureux qui n'avait pas accepter son identité d'homme noir au point de subir toutes ces opérations qui l'ont défiguré, ont gommé sa négritude et l'ont coupé de ses racines familiales. peut-être était-ce une rupture inconsciente avec son enfance. voir un étranger étrange dans la glace loin de la beauté qu'il devait rechercher l'a coupé de la réalité, a détuit peu à peu cet équilibre précaire des personnes qui sont "déifiées" par d'autres pour souvent une période relativement courte dans la vie d'un homme. peut-être restera-t-il dans l'histoire musicale, peut-être pas! il n'aura été qu'un épihénomène d'une époque.

Histoire d'un etre qui n'est ni enfant ni adulte, ni homme ni femme, ni noir ni blanc, ni riche ni pauvre, juste un etre qui a ete battu par son pere des l'age de 4 ans pour l'obliger a chanter mieux et plus , il a quitte ce monde jeune et vieux a la fois ( une carriere artistique de 45 ans) ces dernieres annees, il a vecu dans le golf arabique , cherchant une nouvelle foie, aucun media n'en parle curieux non je vous laisse le soin d'apprecier cet article publie sur le site suivant: Michael Jackson portait la burqa Dans le flot des hommages rendus au légendaire "Roi de la Pop", beaucoup contourneront l’ultime facétie de la star : sa récente conversion à l’Islam. Au point d’altérer les déclarations de ses proches à ce sujet, comme vient de le faire curieusement le New York Times, pourtant réputé pour sa rigueur. Décryptage d’un non-dit qui en dit long. HTTP://oumma.com/Mikaeel-Jackson-1378-1430 NB: Sur le site de New Yrok Times, il ya un rectif de la declaration du frere du defunt

Bambi est mort etouffé par son boa . Si non pourquoi une autopsie ?

M. Bourmeau, convenez qu'il y a chez MJ, entre 1979 et 1982, deux bons albums. Le reste, qu'il soit un réac obsédé par la blanchisserie, relève plutôt de la pathologie, non ?

Que ces albums soient objectivement meilleurs que les suivants, je veux bien l'admettre, je n'ai néanmoins jamais pris aucun plaisir à les écouter, mais c'est affaire de goût, de subjectivité.

Vous n'aimez pas Jackson ou la soul/funk en général ? Parce que quand même, il y a Curtis Mayfield, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Donny Hathaway,...

Vous avez lu l'article ?

mais c'est même pas une question pour lui de devenir blanc, c'est presque encore autre chose, certes renier en partie ses origines d'homme noir encore que, mais pas non plus devenir un blanc, il symbolisait toute la problématique de nos différences de couleurs de peau en devenant une sorte d'hybride inclassifiable. - un phénomène étrange de notre modernité et des troubles d'identités liés à sa popularité, et le dépassement de sa personne.

David Bowie est le premier Hybride du genre. @ +NEO-

incroyable le désordre mental, et la confusion affective dans laquelle il devait être, transformation de son apparence physique, impossible de vivre avec les autres, il ne lui restait plus qu'à se cloitrer dans son parc avec ses manèges, et de tenter de retrouver son enfance perdue, david bowie jouait également de son apparence, homme, femme, androgyne, caméléon comme bien d'autres qui fonctionnent d'aprés cette logique du dépassement de leur humanité, pour devenir en quelque sorte des dieux aséxués et sans age, intemporels, simplement des représentations presque au delà du monde réel et physique.

Parler de Mickael Jackson comme d'un génie de la danse alors que se déroule festival de Montpellier ne manque déjà pas de causticité, mais alors, le comparer à Bowie, là, on entre carrément dans l'hyper-espace. Pour info, Bowie interprétait des personnages, il ne pensait pas être autre chose qu'un être humain. Après l'usine, il enlevait ses platform boots, se démaquillait les yeux, se décapser une bière et se tapait un match de foot à la télé comme tous le monde. Faut se laver les esgourdes les enfants, Michael Jackson a produit de la soupe pour supermarché. Cependant, un véritable artiste est mort hier : Sky Saxon, le chanteur de The Seeds. Je n'ai lu aucun entrefilet sur le sujet dans la presse française ce jour…

ouai ouai, michael jackson ne savait pas danser et david bowie etait une butch, que vous avez trés bien connu dans sa vie privée

"Une butch" ? c'est quoi ?

une femme/homme lesbienne qui reproduit les aspects les plus masculins et macho d'un homme homosexuel ou non, - femme qui porte la moustache, éventuellement musclée ou pas, casquette de camioneur, conduit parfois des motos, est finalement plus masculine que les hommes eux-même. - en référence à bowie regardant le foot en buvant de la bière au retour de l'usine, à l'époque ou bowie se transformait il n'était pas loin du velveth underground et de la factory de warhol, on peut difficilement comprendre quel était le mécanisme psychique à la base de sa démarche artistique.

Evidement, j'ai durci le trait. Mais Bowie n'a pas sombré dans la folie, il a tué Ziggy, et a créé autre chose, il s'est toujours adapté à une époque pour en fournir le meilleur, musicalement, et bien sur symboliquement. Je ne vois rien là-dedans de comparable avec Michael Jackson.

vertubleu voulait parler je pense de l'idée de transformation, d'androgyne, bowie ou jackson sont passés par des phases ni homme ni femme, sans doute d'autres avant eux également. - mick jagger était trés éféminée également, la recherche de quelquechose de transformé d'un peu abstrait en dehors des classifications traditionnelles. - bowie y fait plutot penser à blade runner : Image Hosted by ImageShack.us
jackson c'était pinocchio

Un Pinocchio inversé alors si l'on se fie à l'évolution de son appendice nasal… :D

oui sans doute, c'était pinocchio , une sorte de pantin juste bon a danser tout fragile, et à chanter, une sorte d'enfant dans un monde onirique, fabriqué de toute pièce, une vraie marionnette, dont il serait l'inventeur et le maitre - pour moi , c'est trés symbolique et significatif, il voulait être le propre pantin de son rêve éveillé, une créature presque sans âme, que la magie aurait insufflé la vie, un peu comme nous tous, mais de façon exacerbée par le jeu du spectacle, enfin je sais pas trop, dans les transformations de son apparence et de son visage c'est devenu le flou artistique le plus total qui finalement l'ont conduit à devenir un être plutot indescriptile, avec l'image du pantin, de quelquechose d'abstrait de modifiable , de façonnable, - oui c'est cela je pense il voulait être tout à la fois, blanc, noir, intemporel, toutes les identités de visage ( voir les clips avec du morphing ) et au final être en fait une page blanche,

A croire que tous vos guignols qui se pavanent à Montpellier n'ont jamais eu l'astuce, ni surtout le génie de réunir plusieurs courants en un seul, afin de rendre celui-ci mondialement populaire ce qu'a bel et bien fait Jackson. La médiocrité crasse, ainsi que le vide de lumière de leur si pâle existence ne regardent qu'eux, mais pas un Dieu Absolu comme Jackson (Vox Populei, Vox Dei) @ +NEO-

Ha bin, c'est sur que si on mesure le génie à la popularité, j'ai qu'à fermer ma gueule…

pas forcément, mais bon le talent rencontre forcément son public, si talent il y a

Le croyez-vous vraiment ? Moi pas. Je pense que le succès résulte le plus souvent d'un talent commercial plutôt qu'artistique. Remarquez que je me contredis en écrivant ceci. Le talent commercial, c'est du talent quand même.

même pour faire du commercial qui fonctionne, il faut parfois un certain talent, ou faire un truc qui marche à un moment qui peut être idiot, mais pour jackson cela me semble plutot être un vrai travail, pour la scène, pour la musique, qui est devenu un phénomène commercial mais résultant d'un talent et d'un travail en adéquation. - vous êtes plutot pour la danse contemporaine ? c'est un peu difficile d'accés parfois pour le grand public, découfflé et olivier py font des choses intéressantes et d'autres également, karine saporta, william forsythe, c'est trés beau mais trés intellectuel.

@jlamo, Je ne suis pas particulièrement plus pour ni contre la danse contemporaine. Ce que je voulais dire c'est que, OK, c'est sympa le moonwalk, efficace, difficile, tout ça… mais ça veut dire quoi ? Ca provoque une sensation particulière autre que "p'tin, c'est chaud ce qu'il est en train de faire là" ?

nan mais vous rigolez, michael jackson y déchirait sa maman en danse quand même non ?

il défouraillait les yeux certes, mais laissait la tripe comme une pute ukrainienne après son 27ème matelot bourré : froide. - Bon allé, j'm'en vais picoler

j'comprend pas trop ou vous voulez en venir ? mais c'est sans doute une question de préférence, moi j'aimais bien Michael Jackson, cela me faisait danser facilement. - enfin, ça me laissait pas du tout froid aussi bien sur scène, que pour ses différents clips, sans doute un de mes artistes préférés, danse, musique, chant, il ne laissait pas froid des millions de gens de par le monde. - je sais pas si " the seeds " peuvent en dire autant, je ne pense pas.

Le prend pas mal Régis, je voulais juste dire par là qu'un certain processus démocratique s'inscrit forcément dans l'édification des idoles. Et les médias n'y peuvent pas grand chose non plus, car leurs tuyaux moisis, du type L5 ou autres ne tiennent pas bien longtemps. Il était populaire Jackson et non pas élitiste, mais en tant qu'artiste populaire il a crevé tous les plafonds de tous les continents. @ +NEO-

Les L5 n'avaient plus été évoqués sur la toile depuis si longtemps que j'ai juste envie de vous remercier pour ça. Permettez moi d'être indiscret, quelle est la signification de votre "@+NEO" ?

Pas indiscret du tout, il s'agit de ma signature électronique qui me suit partout sur la toile, quant à sa signification elle est à entrées multiples donc ça serait un peu long à développer ici et ça polluerais le sublime et vibrant hommage que notre ami Sylvain Bourmeau rend à Michael Jackson. @ +NEO-

Je doute que Bowie se tappe beaucoup de match de foot à la télé

J'aime beaucoup l'article de Sylvain Bourmeau, intelligent et à contre courant. Sur le fond j'adhère pleinement à son analyse. Demeure un mystère : comment cet homme qu'a été MJ a-t-il pu écrire quelques chansons authentiquement géniales et qui ont su toucher le cœur d'hommes et femmes de tous ages et de toutes cultures ? Le mystère du génie créatif est insondable ( petite parenthèse amusante: récemment un - habituellement excellent- éditorialiste du NYT a rendu compte en termes très élogieux d'un livre expliquant que le génie créatif est dû à des facteurs objectifs - environnement familial, concentration sur un objectif, etc... - c'est l'article le plus stupide et le plus drôle que j'aie jamais lu dans le NYT)

Franchement je ne vois pas en quoi son besoin de paraitre plus jeune et plus blanc serait une pathologie différente de toutes celles et tous ceux qui sont à la recherche de l'éternel jeunesse et qui passent sous le bistouri régulièrement. C'est d'une banalité et d'une futilité.... Pourquoi vouloir transcender un cas clinique alors que nous sommes entourés d'une foultitude de cas identiques et anonymes. Triste parcours d'un enfant battu et de ces clones qui n'ont de personnalité qu'à se fondre dans les loques et l'aspect de leur "maître à penser" ! Que restera t'il de MJ au fond ? 4 années remarquables et deux albums en tout et pour tout sur 40 ans de labeur. Je lui reconnais volontiers ce talent. A bien y regarder je ne vois pas en quoi il a eu une quelconque influence sur nos vies, nos pensées, nos réflexions... Nous sommes bien loin des grands penseurs ou des hommes inscrits dans l'action et qui ont donné leur vie pour la cause des noirs et de l'humanité en particulier. Je trouve notre époque tellement superficielle. Au fait qui lui écrivait les paroles et musiques de ces albums??

S'il est vrai que les rencontres dans la vie sont déterminantes et que sans l'inspiration de James Brown ni surtout le travail de Quincy Jones, il n'aurait peut-être pas été ce qu'il a été, ce qui est sûr aussi c'est que à ce point de professionalisme et de perfectionnisme il n'y a plus de hasard ou de chance: on a affaire à un véritable génie. D'accord avec vous que selon mes critères, Alfred Hitchcock ou François Truffaut aussi sont des génies, mais même Alfred Hitchcock n'existe pas seul, sans le public ni le monde du cinéma.
Les MJ et autres Prince ou Madonna sont plus que des artistes: ils sont les jouets de forces qui les dépassent et qu'on peut appeler "universelles" ou peut-être "sociétales".

En effet et cela s'appelle une synthèse. Mais pourquoi parler de génie? Je voudrais davantage parler d'inspiration supportée par plusieurs éléments convergents: Le talent de ses producteurs et de ses inspirateurs. MJ est arrivé au bon moment et à pu (avec l'aide de beaucoup d'autres) faire la SYNTHESE. Le reste c'est du talent : la voix et la dance. L'erreur serait de penser que Alfred Hitchcock ou François Truffaut n'existent que par le cinéma et le public. Ils suffisent à eux-mêmes ! MJ n'est par contre rien s'il n'est pas devant une caméra. Juste un enfant égaré et névrosé.

Il a composé seul de la musique avant l'âge de 9 ans (il avait le groove, le feel, le tempo, il a été à lui seul la synthèse totale de West Side Story, l'apothéose Ghetto) Son père qui le battait comme platre s'accaparaît ses partitions, tout le monde le sait, voire les articles de philippe Manoeuvre très documentés à ce sujet. On a les témoignages d'amis proches, d'une partie de la famille et même et surtout de Quincy Jones qui vont tous dans ce sens. @ +NEO-

ah la oui, je préfère et comprend mieux en effet, michael jackson était l'un des plus puissants vecteurs d'acculturation de la culture américaine, sans doute épaulé par cela par des lobbys financiers, ainsi que techniques et artistiques qui dépassent le simple cadre de la question de l'art, aimer ou pas aimer, mais de la construction d'une icone qui représentait de par le monde un moyen de développement du capitalisme américain, avec toute une cohorte de valeurs, et de stratégies idéologiques qui servaient incontestablement le monde politique, dont il était sans doute un instrument.

Analyse en contre-pied et à rebrousse-poil nécessaire. Quoiqu'il en soit, le Moonwalker (par procuration) est mort. 40 ans après les premiers pas sur lune. Il fascine et hantera notre imaginaire. Voici comment Houellebecq tentait d'expliquer son empreinte dans Plateforme : (citation récupérée d'un fil de rue89) "« Le seul […] a avoir poussé le processus [de métissage] jusqu'à son terme était Michael Jackson : il n'était plus ni noir ni blanc, ni vieux ni jeune ; il n'était même plus, dans un sens, ni homme ni femme. Personne ne pouvait véritablement imaginer sa vie intime ; ayant compris les catégories de l'humanité ordinaire, il s'était ingénié à les dépasser. Voici pourquoi il pouvait être tenu pour une star, et même pour la plus grande star - et, en réalité, la première - de l'histoire du monde. »

Merci Samuel Dixneuf d'avoir retrouvé ces phrases lumineuses.

. " Merci Samuel Dixneuf d'avoir retrouvé ces phrases lumineuses ... . Ah ! Si y avait pas Houellebecq, qu'est-ce qu'on deviendrait ? . jpylg

sacré michel , ( je l'ai croisé 2 fois, j'ai pris une photo de lui, il aregardé la phot et m'a dit oui c'est tout à fait ça, mi-pute, mi christ ) alors lui c'est notre obsédé sexuel écrivain, homme moyen raté, dont les plus grandes déclarations défoncent en moyenne le mur du con de tout ce que l'on peut entendre de provocation idiote - à base de ta religion l'islam, elle est con, c'est la plus con du monde. - à diluer avec une petite touche de dantec et les soraliens, une sacré brochette d'humanistes philosophes intellectuels avec beigbeder comme penseur et guide cf 99 f monument de l'idiotie moderne dont il se fait le jouet, et peut-être un peu sollers qu'on laisse en dehors de tout ça , le pauvre. - je crois peut-être vaguement en moix, mais il me semble un peu tordu également,

je suis chaud, si vous voulez parler littérature tout ça, d'habitude je me prépare le vendredi pour feu l'émission de durand, bon maintenant je joue à la xbox 360 - je peux vous en parler de la littérature française, quiganrd m'a consacré un bouquin " sodidissime " oui c'était pour moi, j'ai peu de fait de gloire, mais celui là j'y tiens. - ben oui m'sieur dame que voulez-vous, les écrivains, les artistes tout ça, tous des semi tarés à qui sera capable de plonge rle plus dans le sordide, cf le cinéma français qu'on aime, " irréversible ", vincent cassel tout ça ... - des problèmes avec le bien le mal, tout ça, des blaireaux. - penses-tu que sollers fait des bouquins qui s'inspire de moi, ben oui c'est un transmetteur , il essaye de comprendre les jeunes ce qu'il s veulent un peu , des juenes comme moi qui s'intéressent un peu au chose, mais je suis pas chloé delaume, moi je m'en fou d'écrire un bouquin et d'être écrivain, je veux être neuropsychiatre.

. " mais il me semble un peu tordu également, " . Peut-être, mais sylvain bourmeau et bernard henri lévy lui trouvent du génie, rejoints en cela par plusieurs centaines de milliers de oui-ouistes (à moins que ce soit SB et BHL qui rejoignent les oui-ouistes). . De toutes façons, c'est pas le sujet du fil: le sujet du fil, c'est Mickael Jackson avait-il du génie ou était-il fait pour autre chose ? . Mais à l'occasion, faudra revenir à Houellebecq : j'aimerais qu'on m'explique s'il est fait par son époque ou pour son époque ? . jpylg

comment c'est naze houellebecq, jute son premeir receuil de poésie tenait un peu la route dans l'inspiration de blanchot tout ça, quand il coryait vaguement à quelquechose - dès " extension du domaine de la lutte " c'est naze, et le film également, j'ai feuilleté les " particules élémentaires " c'est nul également personne a jamais lu ses bouqiins , il fat un peu le pitre à la télé et connait begbeder ou je sais pas qui, mais ce qu'il écrit est naze. - un produit markéting bobo,

. C'est bien ce qu'il m'a semblé aussi, mais il paraît que c'est nous qu'on est naze. . Plusieurs centaines de milliers de oui-ouistes le confirmeront, plus le gratin de la critique littéraire. . jpylg

pitié non .......... pas emmanuel carrêre qui raconte les catastrophes de sa vie et de celles des autres vendu en collaboration par neuleau, laure adler, et assouline - au secours, non je préfère encore lire modiano sur internet , humblement, enfin niveau littérature , moi le seul écrivain auquel je crois encore vaguement c'est quignard ça me plait un peu, tout les autres les bouquins tout ça , il y a plus d'écrivains, ils sont écriveurs, ça publie un ou 2 romans sans aucune ambition même stylistique, ça se plaint, ou je sais pas quoi, - j'aime bien butor aussi, il fait partie des poètes, sollers est un poête. - la critique littéraire n'a plus aucune objectivité, c'est les jeux du cirque, enfin chai pas actuellement il y a aucun écrivain qui écrira un truc qui me parle un peu même pas olivier adam, queffelec, ou ravalec - nan , j'vois pas , ils sont tous là pour l'argent, c'est tout ce qui les intéresse, ce qu'ils écriront rentrera vaguement ou non dans le moule de ce qu'il est permis de raconter, ça ne va pas au delà, l'intelligence française est en coma.

Merci Jlamo de cet avis éclairé concernant ce bien pâle écrivain qu’est « Où est le bec ?? » tant tout le corps en son entier de ce refoulé congénital représente à lui seul une boule purulente de haine absolue qu’on en cherche encore, et peine perdue, la bouche. Tu devrais nous faire un petit billet de blog sur ce triste quidam (avec des visuels STP, t'es un vrai Boss sur les visuels), qui fut un agent d’ambiance et un indicateur de tendance des années 90 en France, ayant tant fait, dans le cadre de la liberté d’expression qui lui était bien sûr absolument accordée et tolérée, dans la propagation et l’édification de la haine gratuite vis-à-vis d’une communauté en particulier. Il a agi comme un défouloir aussi exclusif qu’illimité de ce que les Français ne pouvaient plus faire, ni même penser en place publique, dans une société verrouillée par les élus professionnels et non professionnels. Mais comme il dirigeait exclusivement ses flots de pue en direction d’un seul bouc émissaire, à savoir le plus pauvre comme d’hab, voilant ainsi les vrais commanditaires de l’exode économique mondialement organisé, il est donc évident que le « B à Shell » soit allé lui cirer les pompes, qui ne traînent d’ailleurs plus guère en France, son propre pays, tant il fait dans son froc le Michel. Ah !!! Courage quand tu nous tiens…. @ +NEO-

http://www.youtube.com/watch?v=YOOuuWv1Xvg&feature=related - http://www.youtube.com/watch?v=0dkiW12wLOk&feature=related - pauv type , ça donne bien le niveau de la littérature contemporaine financée par le capitalisme

. Merci, jlamo, pour ces deux références lumineuses. . A vrai dire, bien que courtes, je ne suis pas arrivé jusqu'au bout. . Je rappelle toutefois à nouveau que le sujet du fil est Michaël Jackson. . A moins qu'en réalité, ce ne soit Sylvain Bourmeau. J'ai, à ce sujet, beaucoup apprécié, le message où il évoque sa jeunesse et les origines de sa vocation de critique. Je me demande quand même s'il n'aurait pas aussi bien inspiré en se faisant lui-même chanteur. . jpylg

tout à fait, c'était une apparté sur houellebecq qui par ailleurs est capable d'une certaine lucidité parfois, mais aussi de simplismes totalement déconcertants, je ne vois guère d'autres écrivains français aujourd'hui aussi " populaires " auquel on puisse se référer, c'est un peu malheureux.

"j'aimerais qu'on m'explique s'il est fait par son époque ou pour son époque ? Et si c'était justement les deux ?

. C'est évidemment les deux. Mais le trouver génial ("lumineux") parce qu'il reflète ce que l'époque a de pire, en l'occurrence l'effondrement de toute valeur, j'aimerais qu'on m'explique, autrement que par pétition de principe : il est génial parce qu'il l'est. . jpylg

N'empêche que finalement, ça rejoint ce que je tentais de dire plus haut, non ? Ce qui m'étonne, c'est que Sylvain trouve ces phrases lumineuses, alors qu'il disait en gros le contraire dans son billet... Bien entendu, il ne s'agit là de juger ni de la qualité musicale ni de sa qualité chorégraphique, mais du personnage en tant que phénomène... Ou alors, je n'ai rien compris !

. " Ou alors, je n'ai rien compris ! " . Grain ! arrête de semer la discorde ! bien sûr que t'as rien compris ! Pas plus qu'à Houellebecq ! . jpylg

Je ne vois pas en quoi je dis le contraire de Michel Houellebecq, qui ne porte aucun jugement de valeur lorsqu'il parle de seule vraie star. (Je puis vous assurer que ce n'est pas le genre de musique qu'il écoute).

"qui ne porte aucun jugement de valeur"... Mais vous si, justement, Sylvain ! "Je puis vous assurer que ce n'est pas le genre de musique qu'il écoute". Ce n'est ni le genre de musique qu'il écoute, ni vous, ni moi non plus, on est au moins d'accord là-dessus. Mais en dehors de cela, désolée, mais je me sens plus proche de l'attitude de Houellebecq que de la vôtre. On peut ne pas aimer la musique de MJ et se montrer quand même "interrogé" par le personnage, non ? Ou bien préférez-vous faire un bloc et "descendre" le tout ? C'est en cela que nos démarches sont contraires, en rien d'autre...

Ce sont deux choses différentes de ne pas aimer et d'analyser. Mais parfois il peut-être utile d'essayer de comprendre s'il y a un lien entre les deux, c'était le sens de mon papier. Non seulement je n'aime pas la musique de Michael Jackson mais je me suis construit contre elle comme je l'explique dans un autre commentaire de ce fil. De ce point de vue elle m'a été, jusque dans ce papier, utile à forger mes goûts musicaux, et plus généralement, ma vision artistique mais aussi politique. Dans ses phrases Michel Houellebecq s'en tient à l'analyse, subtile comme souvent chez lui, et ne porte pas de jugement de valeur – moi oui.

pourquoi vous aimez pas michael jackson ? - c'est joli, souvent rigolo, enfin pourquoi ne pas aimer ?

l'inventeur du break dance quand même, alors vous n'aimez pas non plus le break dance, public enemy tout ça ... - http://www.youtube.com/watch?v=PqlpX0O6ZPk&feature=related

J'ai cité le nom de Chuck D dans mon papier, c'est bien parce que j'apprécie beaucoup Public Enemy et bien d'autres groupes de rap, cent coudées au dessus de Michael Jackson, qui n'a rien à voir avec le break dance – il a refusé cette culture alors naissnate et sous ses yeux du hip hop. Il vivait déjà plus dans son temps mais dans un passé qui n'a jamais existé, c'est la preuve de son manque total de curiosité (sauf pour l'usage du clip, je dois par honnêteté prciser, mais est-ce vraiment lui plutôt que sa maison de disques ou ses producteurs qui ont fait ces choix…)

Sylvain, j'hésitais à vous répondre dans l'autre commentaire où vous expliquez comment vous vous êtes construit, parce qu'apparemment nous avons un peu le même parcours, ça tient à ce que nous sommes à peu près de la même génération, sauf que justement, si je peux comprendre que "vous vous êtes construit", ce que moi je ne pourrai jamais comprendre, c'est qu'on puisse être "construit" une fois pour toutes, et incapable de changer de vision.
Votre papier est excellent, mais il est excellent dans le cas où Michael Jackson meurt en 1993. On a l'impression que vous l'avez écrit en 1993, cet article.
Mais franchement, moi qui n'ai jamais rien dansé d'autre que le pogo et le reggae, ce n'est surtout pas en fan que je défends MJ mais justement, en tant qu'ancien "anti-MJ" je ne peux que constater que sa musique et son art ne m'ont jamais ennuyé, contrairement à toute la soupe commerciale qui fait le gros de l'industrie musicale. Il y a du génie dans ces géants MJ, Madonna ou Prince que nous moquions et detestions alors que nous ne jurions que par les Bérus, les Clash ou les Dead Kennedys.
L'éclectisme certes n'était pas notre fort, on sortait direct du mode 60s-70s qui signifiaient conflit des générations pour cause de gros chambardements libérateurs des moeurs, 68 etc, mais justement, qu'à l'époque certains d'entre nous aient eu à se cacher pour continuer à écouter Magma, Pink Floyd ou Led Zeppelin, c'était d'une tristesse qui aujourd'hui a fort heureusement disparu, avec le mariage possible de tous les styles, world et rock plus classique etc etc digeridoo voire chant des baleines et j'en passe, des horizons nouveaux et insoupçonnés, une véritable bénédiction qui réunit aussi bien les générations et aussi les cultures.
Je ne blâme pas complètement votre sectarisme: je le comprends d'autant mieux que j'en fus en mon temps, et j'admets la force de conviction qu'il recèle pour "se construire", mais je trouve dommage qu'on reste bloqué sur un mode, sur une époque, comme le sont la plupart des babas des 60s-70s qui n'ont jamais pu recoller au train et qui sont passés au classique ou aux "jazz mous" en vieillissant.

Cher Axel, J'espère bien ne pas m'être construit pour toujours – j'en suis même certain tant il ne se passe pas un mois sans que je découvre des trésors musicaux que je connaissais pas. Mais vous savez bien l'importance des années de formation. Il est des détestations qui valent pour la vie, Jackson et le disco sont pour moi ( et jusqu'à nouvel ordre) de celles là. Sans trop m'avancer je pourrais ajouter les noms de Claude François et de Johnny – cela tient probalement à la façon dont ces gens ont saturé l'espace public de leurs daubes dans les années 70 (Vous rappelez-vous ce que c'était de faire ses courses chez Leclerc avec ses parents et d'entendre ça ?) Je pourrais allonger la liste, elle est énorme vous imaginez bien, mais certains sont devenus des symboles pour tous les autres. Entendre, comme cela se fait depuis quelques années, des morceaux de Claude François dans des fêtes de gens ne m'a jamais fait rire – surtout lorsqu'il s'agit de gens trop jeunes pour avoir connu ces années Maritie et Gilbert Carpentier. Ecoutions-nous Luis Mariano ou Tino Rossi pour rire ? Il faudrait un livre entier pour répondre à votre commentaire. Juste quelques précisions donc. En dépit, visiblement, du fait qu'on partage ces années 78-83 (extraordinaire période pour la musique populaire) comme moment de formation, chacun a ses goûts, et ceux-là évoluent. Bérus, par exemple, très peu pour moi. Rien d'ailleurs sur la scène française avant Orchestre Rouge et Marquis de Sade. J'ai toujours eu un immense respect pour Madonna et Prince, même si ce ne sont pas des artistes de chevet, rien à voir avec Michael Jackson. Led Zeppelin je n'ai jamais supporté, en revanche Pink Floyd oui, très tôt, et j'y suis revenu plus tard, à certains albums au moins, les premiers. J'ai toujours écouté du jazz, de la musique classique, beaucoup même, mes détestations n'ont jamais porté sur des pans entiers de la musique, sauf peut-être le disco et la dance. Je n'ai franchement jamais eu le sentiment d'être sectaire mais simplement exigeant, à commencer par moi même, car il est bon de le préciser : tout ça n'a de sens que pour moi-même, ce sont mes passions et mes détestations. (Il est vrai qu'il est parfois agréable de trouer des gens avec qui les partager, les unes, comme les autres)

"Dans ses phrases Michel Houellebecq s'en tient à l'analyse, subtile comme souvent chez lui, et ne porte pas de jugement de valeur – moi oui." Alors on est d'accord, Sylvain. Moi je n'aimais pas non plus mais je trouvais juste que quelques questions méritaient de ne pas être simplement évacuées avec l'eau du bain.

avant que tout le monde ne souhaite devenir michael jackson ou madonna, ou en prennent les apparences, les us ou la tenue vestimentaire, une icone emblématique star mondiale via la mondialisation du show business - processus d'identification, dont la marionnette définit le cadre pour imposer insidieusement ce modèle à " d'autres civilisations " par delà les frontières et les cultures, avec des fans souvent transis, ce phénomène est assez courant et prégnant dans le fonctionnement de nos sociétés, dont il y a seulement quelques élus, sans doute les plus doués, et d'autres qui tentent de les ressembler ou de les copier comme le symbole d'un idéal.

Je suis toujours embêté avec le mot "génie". Je ne les ai pas comptés, dans les commentaires, mais bon... Ne pourrait-on pas tomber d'accord, plus simplement, sur "talent" ? Du talent, oui. Mélodiste, oui. Sens du "bien bouger", oui. Catalyseur, oui. Sinon, je voulais aussi préciser, pour avoir passer une bonne partie de ma vie en studio, qu'il n'y a pas de bonne ou mauvaise mélodie, il n'y a que de bons ou de mauvais arrangeurs. Je peux vous certifier qu'un bon arrangeur peut faire un chef d'oeuvre d'une mélodie bateau, et un mauvais arrangeur une horreur d'une mélodie qui sans rien autour est une pure merveille. Tout ça pour dire que Quincy Jones était là, et bien là. Merci à lui. De même pour Marcel Marceau et le moonwalk, merci à lui. Pour le reste, oui, talent, fragilité, hypersensibilité. C'est déjà bien, non ? Pourquoi "GENIE" ? Sinon, qu'est-ce que vous avez à me proposer pour Bach, David Crosby, Eric Satie ou Eric Clapton ?

+ 1, Bravo Labul, voilà le mot magique que je cherchais pour Jackson : Catalyseur. J'ai mis Génie parce que j'en suis fan, et quand on est fan on a tendance à exagérer un peu, mais effectivement catalyseur ça me cause vraiment comme mot pour évoquer Michael, un catalyseur de talent et inversement. @ +NEO-

Quelle énergie! C'est une joie que de retrouver votre plume ou plutôt votre pied-de-biche. J'attends le prochain délit de S.B.

Mr Sylvain Bourmeau , je trouve votre article complètement réactionnaire et élitiste. Je pense que vous aurez certainement plein de choses à échanger avec un autre réactionnaire élitiste comme monsieur Fielkenkraut. Ce matin encore je l'entendais nous expliquer la vie , la bonne manière de penser, de se comporter, de faire de l'humour, de soutenir Sarkozy et ensuite nous expliquer qu'il était complètement étranger au phénomène MJ. Nous autre pauvres manants nous sommes assez barbare pour avoir aimé pendant 40 ans un type aussi inutile, dérisoire et ridicule que MJ. Métis moi même, j'ai souvent constaté que les plus virulents contre le "blanchissement" de MJ étaient blancs. Les noirs savaient que MJ était noir. Et la je redécouvre cette haine rance de l'intello qui vient nous expliquer que Nino Ferrer et Bob Dylan c'est quand même mieux, car eux au moins sont des vrais noirs contrairement à MJ qui je "javélise la face". J'imagine qu'il faut comprendre que vouloir être noir c'est bien et vouloir être blanc, c'est mal. Bref... Doit -on aussi comprendre que MJ a fait exprès de mourir dans l'hopital Ronald Reagan tellement il était réac ? Bon enfin... j'arrête la. J'ai détesté cet article. Et dans la forme et dans le fond. J'ai bien compris que Jackson vous horripilait mais un peu d'ouverture d'esprit aurait un peu allégé ces propos outranciers.

bon bon n'exagérons pas... * dire qu'il ne faut pas mépriser ce que tous les consommateurs plébiscitent est un argument classique des spécialistes du marketing, un argument que les "penseurs" formés dans les écoles de commerce lancent à la tête de ceux qui critiquent de la société de consommation. Mantra néolibéral : "le consommateur est libre, et vous voulez, petit dictateur d'intellectuel, lui imposer vos choix -- réac élitiste va ! vous auriez pas été formé à la Sorbonne, non ? vous aimez la Princesse de Clèves, peut-être, ou Mallarmé, et vous n'aimez pas Johnny ? retournez à vos études, il y a de la lumière et c'est chauffé, parasite minoritaire d'élitiste réactionnaire que vous êtes" (laisse-moi vendre ma soupe en paix, zozo dis-donc) * si les réacs sont ceux qui critiquent ce que préfère la majorité, alors ceux qui critiquent Sarkozy sont réacs * réactionnairement vôtre Bibliophylos

mouai bon, il y a toujours un peu des rabas joie partout, les gens ils aiment rien, dès qu'ils peuvent casser du sucre sur le dos de qui que ce soit, et allez vas-y , moi j'aime pas ci, j'aime pas ça, incapables de s'ouvrir un peu aux choses ou aux autres c'est comme ça. - ce qu'il faut conclure ? c'est que je soupçonne des personnes ici de ne pas trop aimer Michael Jackson, je trouve cela mal, je souhaite le dire.

"Mantra néolibéral : "le consommateur est libre, et vous voulez, petit dictateur d'intellectuel, lui imposer vos choix -- réac élitiste va !" Morte de rire! Vous avez oublié: "Le consommateur est intelligent, le consommateur ne se laisse pas abuser". Ce qui a quelque chose d'Orwellien, au demeurant...

@ Frédéric D Pour me comparer à Alain Finkielkraut, vous devez mal me connaître. Je suis assez peu souvent d'accord avec lui, et en particulier sur les questions de légitimité culturelle, au point qu'il m'a même invité un jour dans Répliques pour en débattre avec lui. Les œuvres ne sont pas bonnes parce que populaires ou nulles parce que populaires. La critique sérieuse doit s'appliquer avec la même rigueur à toutes les œuvres, celles relevant du grana art comme celles livrées aux forces du marché, je dirais même que ls derières, relevant de ce qu'on appelle les industries culturelles ont encore plus besoin du regard critque pour leur permettre de s'émanciper de ces logiques marchandes. Je respecte profondément vos goûts, même s'ils diffèrent totalement des miens en l'occurrence, mas vous pouvez admirer Michael Jackson, le trouver génial mais pas sous prétexte que des millions de gens pensent comme vous. Il ne vous a pas échappé que je ne cite pas que Nino Ferrer (c'était un clin d'œil, je ne le tiens pas pour un immense artiste même s'il a écrit de très belles chansons) et Bob Dylan, mais aussi Otis Redding, Marvin Gaye, James Brown, Ray Charles, Wilson Pickett, et puis aussi des rappers, qui feraient fuir Finkielkraut, mais qui eux, à la différence de Michael Jackson ont révolutionné la musique et l'art dans les années 80. Michael Jakson ne s'est pas que javellisé physiquement, il l'a d'abord fait mentalement, volontairement, c'est uen vieille question dans les black studies américaines, je vous renvoie à ce sujet au beau livre de Randall Kennedy, "Sell Out", malheureusement pas encore traduit. Quant à l'hôpital Reagan, cela fait partie des pures coïncidences qu'on ne peut s'empêcher de relever pour mettre aussi un peu d'humour (même macabre) dans un texte.

Merci de cette réponse je vous connais un peu, sans plus, et j'approuve le plus souvent vos positions quand vous vous exprimez dans les médias. La comparaison avec A Fielkienkraut était délibérément destinée à vous interpeller sur l'outrance de vos propos (car j'imagine bien que vous n'avez pas beaucoup de points communs avec ce personnage) ... pas plus que je ne pense sincèrement que vous êtes réactionnaire. J'appréciais M Jackson parce qu'il a rythmé mon adolescence, il faisait parti de ma culture. Ensuite il est devenu un personnage complexe et beaucoup moins lisse qu' attendu. Cependant je l'ai gardé comment un élément de ma vie, avec ses qualités et ses travers. Je n'ai pas compris que n'appréciant pas MJ vous ayez choisi d'exprimer votre détestation, le jour ou tout ceux qui admiraient son travail ou étaient fascinés par son étrangeté, le pleuraient ou le célébraient. Vous aviez tant de temps pour vous exprimer avant, il vous reste j'espère, beaucoup de temps pour vous exprimer après - avec peut être une analyse un peu moins à l'emporte pièce, un peu plus approfondie (cf: article dans Le Monde Samedi27 / page 19 / Sylvain Cypel .. j'espère que vous aurez la curiosité de le lire). L'inepte overdose médiatique de ce jour ne justifie pas une critique virulente et insultante ce jour précis. Je suis de plus ennuyé que ces propos viennent de qq un comme vous, plutôt proche des mes idées (que Alain Fielkienkraut daube sur Jackson, c'est presque rassurant) Je pense que vous avez manqués quelques éléments d'analyse et que, agacé par l'overdose médiatique, vous avez déversé votre énervement dans article bâclé. Pas grave. Vous serez plus inspiré la prochaine fois. Je continuerai à vous lire Merci

Le paleonthologue,yves Coppens, le pere de Lucie notre ancetre africain,dissertait a la télé recemment sur le processus de modification épidermique qui a conduit l'homme brun parti d'afrique a devenir jaune paille en s'installant europe et jaune citron en asie.Selon ses dires ce processus s'est opére sur plusieurs milliers d'années.Avec tout le respect du a l'homme Jackson, je souhaiterais que cet éminent scientifique se penche sur le phénome de dépigmentation observé chez l'artiste en si peu de temps.Peut etre qu'il y a la matiere a "décomplexer" ceux qui insupporteraient leur phénotype!

merci Sylvain Bourmeau, de prendre à rebrousse-poil les fatigants éloges que les médias convenus ont publiés. Le mérite de MJ est d'avoir vendu 750 millions de disques (chiffre entendu à la radio). Comme l'Amérique confond succès commercial et génie artistique, et que nos médias reprennent sans réfléchir ces critères ("une étoile s'est éteinte, et le ciel nous semblera plus obscur qu'avant bla bla bla": poésie de présentateur de 20 heures), il est bon d'appeler un chat un chat et d'oser dire que la carrière de MJ nous a laissé de marbre; seul le spectacle attristant de son lent suicide a pu éveiller notre compassion, & et nous avons été effrayé, en feuilletant les magazines chez le coiffeur, de la solitude d'un homme noyé dans sa fortune et dans le kitsch (le côté Citizen Kane du personnage, mais ce n'était pas Orson Welles qui tenait la caméra, c'était Gala, Voici ou Closer...) *** je suis peut-être ringard mais, musicalement, intellectuellement et idéologiquement je préfère Bob Dylan ou (pour prendre une autre victime de la ségrégation, mais une génération avant MJ) Nina Simone... Sans parler de Billie Holiday... ** Supplément gratuit (je suis incapable de faire un joli lien en bonne et due forme, sorry for the inconvenience) : * Nina Simone, Black is the colour of my true love's hair, 1966 http://musicophiliadaily.wordpress.com/2009/04/24/audio-nina-simone-black-is-the-color-of-my-true-loves-hair-1966/ et Nina Simone, My baby just cares for me (Montreux, 1990) http://www.youtube.com/watch?v=BDRhRv4q_SI&hl=fr ** Bon, je sais que je compare des choses qu'on ne peut pas comparer. C'est qu'il se fait tard, et je dois me coucher. Cependant, avant de vous coucher, voyez aussi http://www.mediapart.fr/club/edition/a-l-heure-suisse/video/240608/nina-simone-montreux-jazz-festival-1976

kairos Depuis 24 heures, les mêmes commentateurs, de Gilbert Montagné à Philippe Manoeuvre ou Karen Cheril, passent en boucle vanter le génie tous azimuts de Mickaël Jackson, chanteur, danseur, compositeur, poète, producteur, éclairagiste, grâce auquel Obama a pu devenir président des Etats-Unis... Cela est sans nul doute à la mesure de cet événement intersidéral, mais qu'une voix vienne brouiller le culte (est-ce sous cette forme que notre 21eme siècle va être "religieux"?), merci! ça donne à respirer une goulée d'air frais au milieu de la fumée d'encens qui étouffe quelque peu...

Effectivement, Kairos... Enfin un commentaire sensé au milieu de ces bouffées délirantes...

Votre article est d'une tristesse infinie ! - Il est irrespectueux, sale. - Toutes ces comparaisons, pour n'arriver finalement à rien. Un peu de fiel, pas mieux. - Jackson voulait blanchir... Et alors ? Ce désir vaut à vos yeux autant de vilénie ? Apparemment oui. - Que faites-vous de son talent? Certes, pour vous il n'en avait pas, logique quand on lit votre article, vous ne pouviez pas comprendre MJ... - Au fait le saviez-vous, toutes les races ont les os blancs, alors changer de peau comme vous le dites "en se javellisant la face" est d'une indécence envers un talent qui vous rend aigrit, vous lire incite à emporter votre billet dans les cabinets, et ce ne sera pas pour le lire. -

Et pourquoi ne peut-on pas dire après la mort de quelqu'un ce qu'on pensait de lui avant ? C'est ça qui est triste et écoeurant, ce concert de louanges creuses après l'avoir trainé dans la boue... Et comparer Jackson à Bowie, oui, ça fait mal, aussi... Et merci Samuel d'avoir rappelé la phrase lumineuse de Houellebecq. Et merci, Sylvain, d'avoir écrit haut et fort (ce qu'on te reproche apparemment, le style haut et fort), ce que tant pensent aussi.

Certes, Michael Jackson a fini par taper sur les nerfs par ses frasques incessantes, le symbole sulfureux qu'il a pu devenir, on en oublie ses compétences professionnelles... Entendu que les sensibilités peuvent varier (je n'ai pas non plus adhéré à cette espèce de manie de la gesticulation en groupe, ni totalement à la voix légèrement "castrat" de Michael...), de nombreux musiciens reconnaissent son talent, il se démarque, on s'en souviendra, et pas seulement de l'icône qu'on en a fait. Mais de ce feeling si typique, emprunté à James Brown qu'il avait cultivé depuis tout petit, souvenez-vous des Jackson Five, ce petit corps élastique, la bouille prometteuse, il n'avait pas encore mué mais beaucoup de coeur à se produire sur scène, petit bonhomme au charisme évident, loin d'être abîmé par la rançon du succès, toutes ces drogues qui peuvent vous achever... Papa Jackson était réputé terrible avec sa nichée, ça vous conditionne si vous êtes placé du côté des minoritaires... Un coup d'oeil sur l'ambiance familiale à travers la biographie offre un éclairage complémentaire, de quoi comprendre les obsessions à l'âge adulte, voire même ce que la presse aurait tendance à minimiser à présent puisqu'il est mort : sa supposée pédophilie. J'avoue ne pas être trop fan de l'icône Jackson mais avoir été attendrie par le personnage à des moments : je trouve ses interventions magistrales dans le dernier extrait ci-dessous "We are the World", il est très beau franchement, au milieu de pointures comme Ray Charles, Tina Turner, Stevie Wonder, Bob Dylan, Bruce Springsteen, Cyndie Lauper, j'en oublie, enfin, ils ont l'air tellement épanouis tous... C'est cette image-là que je vais garder personnellement. Se rappeler aussi que Michael Jackson donnait de ses deniers pour des causes humanitaires, arrangement pour contrer le fisc on s'en doute, mais enfin, il avait des côtés étincelants hormis cette image de dégénéré que les médias en ont rapporté ces dernières années. Je pense en effet qu'il ne savait plus trop où il en était à force de masques successifs. http://www.youtube.com/watch?v=MYx3BR2aJA4 http://www.biographie.net/Michael-Jackson http://new.music.yahoo.com/videos/--2148636

Un ami noir américain du Bronx m'a fait remarquer il y a longtemps à quel point les blancs aiment la musique noire blanchie...

Jimi Hendrix aussi était un noir davantage adulé par le public blanc. Mystère que ce penchant. Tous les goûts sont dans la nature. Peut-être faut-il avoir été ému par l'ensemble des deux en un acte harmonieux, avez-vous essayé le mélange sur un drap clair par temps torride dans un lit ?...

. C'est comme l'argent sale. Y en a qui l'aiment tel quel, d'autres qui le blanchissent. . jpylg

. En tous cas, dans cet article, sylvain bourmeau a joué le jeu de la participation. Tout espoir n'est donc pas perdu. Il faut que les journalistes comprennent que quand leur "papier" est rédigé et mis en ligne, leur travail n'est pas terminé; mais, au contraire, il commence ; prière de transmettre mon message au gourou-directeur, vous voyez qui je veux dire, le vieux gamin... comment s'appelle-t-il, déjà ? . jpylg

Celui qui médite ? Parce qu'il y a un gourou qui a bien médité pendant plus de 11 heures entre hier et ce matin.....

. Oui celui qui s'édite. . Et qui a bien raison de s'éditer dans les supports papier classiques, vu que, pour l'électronique, il n'a pas vraiment réussi à transmuter. . jpylg

Entre Nino Ferrer et Mikaël Jackson, un autre 'point commun' : le suicide.

Je pointais au contraire la différence. Nino Ferrer était un artiste sincère, et de talent. Il s'est suicidé, oui. Qu'est-ce qui vous permet aujourd'hui d'affirmer que Jackson en a fait autant ?!

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais la perspective de remonter sur scène, dans son état, devait l'effrayer. L'intoxication progressive, de plus en plus aggravée, à ce niveau, de MJ, est un suicide, de toutes façons, et il ne pouvait pas l'ignorer, c'est ce que je voulais dire; car, même si nous apprenions qu'il a souhaité une dose mortelle à ce moment là, ce jour là, cela ne ferait que confirmer ce que tout le monde voyait à 'oeil nu : une marche vers la mort. Autant pour MJ, je peux comprendre, autant pour NF, je n'ai jamais imaginé une seconde qu'il se suiciderait. Ce fut donc, rétrospectivement, davantage un choc pour moi d'apprendre la mort de NF, tandis que celle de la mort de MJ, je ne peux pas dire que j' en aie été étonnée.

pour moi itou ,d'accord avec votre commentaire

"La mort de Michael Jackson", manifestation massive de subnormalité. Miles Davis, aussi, est mort. Le créateur de "Tribute to Jack Johnson". Vous ne savez pas qui était Jack Johnson? Mais vous avez déjà entendu le "Hurricane" de Robert Zimmerman.

Soyons franc, MJ, je m'en fiche, je n'ai jamais aimé ça et de surcroit je ne suis pas mélomane. Toutefois, il y a dans votre "méchanceté" un petit "kek'chose" qui fait la part trop belle à Jeff Koons. Ce qui est mort il y a peu, ça n'est pas une image de Jeff Koons. Elle, est éternelle, comme la marchandise, n'est-ce pas ? Par contre ce refus (maladif ?) de soit, cette trituration du vivant (suivant, en monsieur Jourdain, la leçon d' Orlan peut-être) et dont les conséquences semblent vous choquer, vous, whitey au pays des white (comme on dit au Parti Socialiste), ne révèle t-elle pas plutôt une misère dont le pathétique voudrait que, par pudeur, on s'abstienne de commentaires plutôt que d'en rajouter assez facilement, en désignant la viande refroidie à l'oprobe des bonnes ames : "regardez cette vile petite merde malheureuse et jugez là à l'aune de nos héros dont le courage fut exemplaire!" Certes, j'ai cru pouvoir lire que les méandres de la psychologie de cette personne ayant peu gouté aux joies de l'enfance et affronté les brimades d'un père éventuellement Black and Proud, ne vous intressez guère. Certes. Mais n'y aurait-il pas là, les raisons de ce qui vous est insuportable ? N'y aurait-il pas là, les raisons d'avoir un peu d'empathie en dépit de cet odieux hymne impérialiste, chanté avec le Boss (hé, hé, hé), "We are the world" ? Autant,j'ai tendance à penser qu' il reste juste de débourrer sur la marchandise (même si elle s'appelle Marvin Gaye), autant je trouve plus discutable de chier sur un cadavre (Marvin Gaye compris évidement). Après, c'est entendu, il y a la posture, mais n'est pas Vernon Sullivan qui veut, et le goût pour les batailles d'Hernanie. Bref, y aurait-il des restes d'humanité dans la marchandise MJ ? Plus que la "sincérité" ou le "talent", toujours plus ou moins une farce quand il s'agit de marchandise, le suicide pourrait effectivement être une réponse à la question. La pédophilie aussi sans doute. Il y a toujours beaucoup d'humanité dans la monstruosité, non ? Et soit dit en passant, le kitsch (comme catégorie estéthique), n'est pas tout à fait ce que vous en dites (enfin me semble-t-il mais je peux me tromper il s'agit de souvenirs un peu confus) J'ai été trop long, Cordialement

"son geste le plus spectaculaire fut aussi le plus abject : vouloir être blanc" Hou là là, comme vous y allez!!! "'Abject" ne me semble pas le mot approprié. En quoi cela serait-il "abject"? Je dirais plus simplement: "Pitoyable". attitude de Jackson, qui repose sur des motifs psychologiques qui m'importent peu," C'est votre droit. Mais comme cela fait sens, c'est éluder une grande partie du problème. Car, après tout, pourquoi certains courent-ils après la gloire et d'autres non? En effet, il y a un monde entre Nino Ferrer et Michel Jackpot. Une souffrance pour tous les deux, mais le premier a passé les dernières années de sa vie à la campagne, dans un petit village, d'une façon conviviale au milieu de gens simples... Le deuxième se protégeait jusqu'à une quasi démence... Il a, je pense, passé sa vie à tricher avec lui-même. si c'était notre propre regard qui l'avait poussé à s'immoler pour ne pas nous décevoir ? Et s'il n'était au fond qu'une victime de nos propres clichés, nos hantises, nos idées fixes, nos cauchemars et toutes les conneries que nous trimballons sans le savoir ? Merci bien pour le "nous"!!! Cornegidouille! Le "nous" n'est pas une addition de "moi", en tous cas, pas du mien. Et si ce "nous" dont vous parlez avait été patiemment construit par ceux qui ont intérêt à manipuler les foules (avez-vous lu "Propaganda" de Barney, préfacé par Normand Baillargeon?). Personnellement, je ne juge pas Michel Jackpot, mais je juge très sévèrement l'organisation sociale qui l'avait mis là où il était, je juge assez sévèrement ceux qui ont commencé à lui vouer un culte. Et je remercie vivement Sylvain pour son article! Et si la citation de Frédéric Mitterand est authentique, ma foi, elle est assez savoureuse. Tiens pour parler un peu d'autres musiques, d'autre poésie, et de souffrance reconnue, explorée, maîtrisée, domptée... J'étais hier aux Sarabandes des Bouchauds (festival charentais) et j'y ai vu et écouté, avec un grand bonheur, Yves Jamait. Du grand boulot, et ce gars-là ne cherche pas à péter plus haut que son cul, au moins...

Puisque ce sont, je crois bien, mes propos que cous citez, Dominique Couturier, je tiens à préciser que le nous ne concernait ni vous + moi + les autres, mais plus exactement l'organisation sociale que vous évoquez. Enfin, je signale que je faisais que poser des questions, celles-là même qu'on est en droit de se poser lorsqu'on voit un être humain se métamorphoser peu à peu en pur produit marketing et peut-être en mourir, et non imposer des réponses, que sûrement personne n'a !

même si je vous apprécie Monsieur Sylvain Bourmeau, je trouve votre article d'une méchanceté incroyable. Je me sens tellement pas à la hauteur ...C'est le commentaire de l'intello froid qui vous descend en 1 seconde.Et toutes ces références musicales...on se sent tout petit! De la merde...comme ce pauvre Mickael quoi! Ce pauvre Mickael Jackson inspire plutôt de la pitié tant son mal être était grand..ça sautait aux yeux et ce qu'il a vécu dans son enfance n'a pas dû beaucoup l'aider à se construire mais ça, les z'intellos ils s'en foutent complètement , ils vous descendent et hop! Terminé ! . Il a marqué une époque même si moi non plus je n'étais pas fan... mais toute cette analyse hyper intello et ainsi dans d'autres réponses de médiapartistes...me fait froid dans le dos.Si ça se trouve je ne devrais même pas être abonnée à Médiapart , je l'avais fait pour que des gens mieux instruits que moi me fassent avancer mais après tout je n'y ai peut-être même pas ma place...pas assez intello...je vais peut-être me désabonner tiens...

ils vous descendent et hop! Terminé ! . Ben à vrai dire, je crois qu'il s'est "descendu" tout seul bien avant l'article. Mais bon, il ne faudrait pas inverser les choses non plus. Quelques notes discordantes dans le concert de dithyrambes (louanges) ne peuvent être que salutaires. L'article n'est pas "méchant", il est plutôt lucide. je vais peut-être me désabonner tiens... Des représailles??? ttt...

ben non je vais pas me désabonner, je suis contente d'être abonnée à mediapart, ça m'apporte beaucoup, un ton différent et la lecture de beaucoup de choses non ou peu évoquées ailleurs.

"je vais me désabonner tiens ..." *** libre à vous : personnellement, je ne vais pas me désabonner dès que quelqu'un critique une idée à laquelle je tiens, un homme politique que j'apprécie, un artiste qui me tient personnellement à cœur : si mon attachement est réel, il doit supporter la critique, & il doit peut-être même sortir renforcé de la critique. *** sinon, il ne nous reste que Laurence Ferrari et Pujadas, Drucker et Apathie, Marc-Olivier F et tutti quanti : inutile de se désabonner, là: indéboulonnables, ils viendront nous prêcher la bonne parole que nous le voulions ou non, du haut de laur chaire médiatique, et ils nous feront pleurer comme des madeleines à la mort de MJ et de toutes les stars du show-biz, mais passeront sous silence la mort des Africains qui traversent la Méditerranée, celles des étudiants de Téhéran qui s'élèvent contre l'oppression, les blessures des Afghans de Calais, le scandale du délit de solidarité, la lutte d'un certain nombre de citoyens contre l'injustice sociale ou contre la destruction de notre démocratie, de nos écoles, de nos universités....

mais oui vous avez raison , de toutes façons ma réaction était nulle et je garde toute ma sympathie à Sylvain Bourmeau. bien à vous

Cornegidouille! Joli mot ma foi qui s'applique bien à mes réactions successives à la lecture et relecture de cet article. Quoique moi j'ecrirais Corniquedouille ! J'ai longtemps hésité à poser commentaire sur un lu que j'ai profondément déteste sans trop savoir pourquoi, si surement pour le ton condescendant... ou du moins l'ai je perçu ainsi a la première lecture, voire élitiste... Je le relis ce soir, avec ses commentaires, le trouve moins désagréable, mais toujours aussi méchant et condescendant.. Et avec le mérite de citer Jerry Wexler. J'ai un souvenir tendre moi de ce Jackson, j'suis pas tombée dans la musique noire des grands classiques assez tôt; et surement pas écouté ce que j'aurais du écouter au bon moment, mais les Jaksons 5 ce n'etait pas une si mauvaise introduction à certains styles pour une patoise normande du fin fond de son village. On n'est pas obligé de commencer par le commencement pour apprécier un style et/ou une culture, Monsieur Bourmeau, et c'est surement cela qui m'a profondément choquée dans votre article. Mais je m'en remettrai, bien sur.

Wahouuuuu, Robespierre où es-tu ? La bonne éthique dérape. Brulons, cramons cette être immonde qui pervertit un avenir si difficilement escaladé. Crachons sur sa tombe lui qui, impie, crache sur les droits civiques, Obhama, Ninno Ferrer, Ray Charles et les autres…(SUN ne nous l’avait pas écrit, merci Mediapart) Wahouuuuuuu, Pop, va de retro satana. J’ai entendu Wynton Marsalis sur Paris-Jazz il y a quelques années qui racontait que pour lui la musique Jazz allait être la musique classique du 20 siècle. ET BIEN C’EST FAIT Bienvenue a un nouveau carrefour de l’Odéon, les Cerbères guettent. A la fois spectateur et acteur de notre propre spectacle, nous avançons comme nous le pouvons, désolé. Une chose est sûr : la salade musicale que nous laisse le 20 siècle a pour moi en ce moment un gout d’amertume, je ne m’inquiètes pas, je vais m’y faire.

Le cas extra-curieux de MJ.

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