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Obama vs Jackson

Au moment où la planète sanglotait à l'unisson et en canon du fait des fuseaux horaires, le silence de Barack Obama à propos de la mort de Michael Jackson interrogea. Une nouvelle fois le contraste entre notre président et celui des américains fut saisissant.

 

En voyage aux Antilles, Nicolas Sarkozy a déclaré : « C'est un homme qui a apporté beaucoup à la musique... à la danse. Michael Jackson puisqu'il avait des fans, des gens qui l'aimaient sur tous les continents. Je suis persuadé que les gens qui l'aimaient dans notre pays ne le voyaient pas comme quelqu'un d'étranger. Il pourrait faire parti du Panthéon, comme ces acteurs mythiques du cinéma américain ou de la musique américaine ».

 

Etait-il un étranger, en revanche, pour Obama qui n'a, à ce jour, rien dit lui-même publiquement sur la mort de Jackson ? Obama, qui tenait pourtant une conférence de presse le lendemain, n'a pas personnellement réagi à cette information. Et aucun journaliste présent ne lui a posé la question de savoir ce qu'il pensait du chanteur. Dans un point presse séparé, son conseiller Robert Gibbs a rapporté une conversation privée qu'il a eu avec le président, indiquant aux journalistes présent qu'Obama considérait Jackson comme « un artiste spectaculaire, une icône de la musique » mais qu'il avait aussi pointé que « certains aspects de sa vie étaient tristes et tragiques ».

 

Certains commentateurs ont vite fait le parallèle avec la gêne éprouvée par Jimmy Carter lors de la mort d'Elvis Presley. Ne sachant trop comment rendre hommage à un personnage controversé à la fin de sa vie, le président démocrate avait fini, quelques jours après sa disparition et sous la pression populaire, par rendre public un communiqué. Certes Obama a pu être embarrassé par les ennuis judiciaires de Michael Jackson, mais il est plus que probable que son malaise soit autrement plus profond, et qu'il vienne d'ailleurs.

 

Il suffit pour s'en convaincre de reprendre son premier livre, Les rêves de mon père, très beau texte qu'il publia en 1995, avant même de s'engager en politique, de relire l'un des passages dans lequel il raconte comment, à l'âge de 9 ans, il fit une expérience aussi violente que structurante à propos de la couleur de sa peau.

 

« Ma mère m'installa dans la bibliothèque pendant qu'elle retournait à son travail. Je finis mes bandes dessinées et les devoirs qu'elle m'avait fait apporter, puis je me levai pour aller flâner à travers les rayons. Dans un coin, je découvris une collection de Life, tous soigneusement présentés dans des classeurs de plastique clair. Je parcourus les publicités accrocheuses et me sentis vaguement rassuré. Plus loin, je tombai sur une photo qui illustrait un article, et j'essayai de deviner le sujet avant de lire la légende. Une photo de petits Français qui couraient dans des rues pavées : c'était une scène joyeuse, un jeu de cache-cache après une journée de classe et de corvées, et leurs rires évoquaient la liberté. La photo d'une Japonaise tenant délicatement une petite fille nue dans une baignoire à peine remplie : ça, c'était triste. La petite fille était malade, ses jambes étaient tordues, sa tête tombait en arrière contre la poitrine de sa mère, la figure de la mère était crispée de chagrin, peut-être se faisait-elle des reproches...

 

Puis j'en arrivai à la photo d'un homme âgé qui portait des lunettes noires et un imperméable. Il marchait le long d'une route déserte. Je ne parvins pas à deviner de quoi parlait cette photo ; le sujet n'avait rien d'extraordinaire. Sur la page suivante, il y en avait une autre : c'était un gros plan sur les mains du même homme. Elles montraient une étrange pâleur, une pâleur qui n'était pas naturelle, comme si la peau avait été vidée de son sang. Je retournai à la première photo, et je remarquai les cheveux crépus de l'homme, ses lèvres épaisses et larges, son nez charnu, et le tout avait cette même teinte irrégulière, spectrale.

 

Il est sans doute gravement malade, me dis-je. Victime d'une irradiation, peut-être, ou albinos. J'avais vu un albinos dans la rue quelques jours auparavant, et ma mère m'avait donné des explications. Mais lorsque je lus les mots qui accompagnaient la photo, je vis que ce n'était pas cela du tout. L'homme avait reçu un traitement chimique pour éclaircir sa peau, disait l'article. Il l'avait payé de ses propres deniers. Il disait regretter d'avoir essayé de se faire passer pour un Blanc, se désolait de la manière catastrophique dont l'expérience avait tourné. Mais les résultats étaient irréversibles. Il existait des milliers de gens comme lui en Amérique, des Noirs, hommes et femmes, qui s'étaient soumis au même traitement à la suite de publicités qui leur avaient promis le bonheur, une fois devenus blancs.

 

Je sentis la chaleur envahir mon visage et mon cou. Mon estomac se serra ; les caractères devinrent flous. Ma mère était-elle au courant ? Et son patron ? Pourquoi était-il si calme, à lire ses rapports, quelques mètres plus loin, au bout du couloir ? Je ressentis le besoin urgent de sauter à bas de mon siège, de leur montrer ce que je venais d'apprendre, de leur demander de m'expliquer, ou de me rassurer. Mais quelque chose me retint. Comme dans les rêves, j'étais privé de voix, incapable d'articuler les mots traduisant cette peur nouvelle pour moi.

 

Lorsque ma mère vint me chercher pour me ramener à la maison, mon visage était souriant, et les magazines avaient retrouvé leur place. La pièce, l'atmosphère étaient aussi tranquilles qu'avant. »

 

 

Après lecture, on comprend mieux ce que peut ressentir Obama face à Jackson.

 

Et contrairement à ce qu'on entend ici ou là depuis la mort de ce dernier, le président américain n'est pas le seul à éprouver ce malaise. Dans sa belle enquête sur La Condition noire (en France), l'historien Pap Ndiaye en témoigne : « Un Michael Jackson, qui tente de gommer ses traits et sa couleur d'origine depuis vingt ans, fait figure, aux yeux de mes interlocuteurs noirs de France, de personnage pathétique, égaré dans les labyrinthe de la folie. Car il n'a pas seulement recours aux nombreux produits de dépigmentation - en quoi il ne se distinguerait nullement de millions de Noirs d'Afrique, d'Europe et des Amériques - mais au bistouri du chirurgien, dans une frénésie d'effacement radical de ce qui pourrait le ramener à son « apparence noire », alors que sa position sociale ne l'y obligeait en rien puisqu'il est devenu célèbre avant sa transformation physique. »

 

Le plus troublant dans cette histoire est sans doute que la carrière de Michael Jackson a pris son essor au moment même où naissait un mouvement de « fierté mélanique » aux Etats-Unis dont le Say it loud ! I'm Black and I'm proud (1968) de James Brown peut-être considéré comme l'hymne. Loin de ne concerner que les franges radicales liée au Black Power, cette fierté s'étend, notamment via la musique, les films de blaxpoitation et les coupes afros à l'ensemble des african americans. C'est à ce moment, relève Pap Ndiaye, au tournant des années 60 et 70 que le mot Black supplante celui de Negro qui avait lui-même remplacé, en inversant sa connotation, celui de nigger. C'est à ce moment là, quand les Noirs américains sont devenus Blacks que Michael Jackson a, lui, décidé de devenir blanc.

Tous les commentaires

Une chose est certaine c'est que ce Michael Jackson que je viens de découvrir seulement maintenant car la musique moderne ne m'intéresse pas - ai-je le droit ??? - n'est pas le symbole d'une noble cause comme peut l'être la femme d'Obama, descendante d'esclaves. Il symbolise la déchéance humaine et fait honte aux humains de couleur noire qui ont tant souffert à cause de cette maudite couleur. La musique est un loisir, un plaisir individuel que les medias du monde entier veulent absolument faire passer pour un besoin vital et nécessaire et çà marche, et Obama le sait. Pendant ce temps, les citoyens du monde ne s'intéressent pas à la démocratie et Sarkozy le sait. Obama n'a pas envie de s'exprimer sur la mort de Michael Jackson car, d'une part elle ne revêt aucune importance dans la bonne marche des affaires états-uniennes et d'autre part, il n'est probablement pas capable d'hypocrisie. Sarkozy, lui, n'a pas hésité à épouser une collègue de Michael Jackson, à attirer le regard pervers des paparazzi du monde entier sur sa vie privée et à se répandre en considérations sur la mort de Michael Jackson. CHERCHEZ L'ERREUR...

@ Simone Le Baron Vous voulez dire que le principal tort de Mickaël Jackson est de ne pas être descendant d'esclave ?

Très bon article (plein d'humour), très évident, en effet, sauf que j'aurais toujours davantage de compassion à l'égard de l'homme lui-même, cher Sylvain Bourmeau, pensant que Michael Jackson aura surtout été la victime d'un système, lui ayant été imposé dès l'âge de trois ans, par son propre père. Cependant, allant encore au delà de l'effet Michael Jackson, et en lisant encore l'article sur le manque de chance de Farrah Fawcett, combien de morts (environ) chaque jour dans le monde ? (ce serait d'ailleurs intéressant de le savoir). Quoi qu'il en soit, (et vous connaissez mon ironie), les milliers (millions ?) de morts dans le monde, le vendredi 26 juin 2009, n'auront - eux non plus -, vraiment pas eu de chance... Bien à vous cordialement,

Combien de morts chaque jour (environ)? Entre 80000 et 100000, mais pour distinguer qui meurt et comment/pourquoi, il vaut mieux consulter les sources, assez fiables, de ce genre de website: http://www.worldometers.info/ (voir notamment au bas, le chapitre "santé")

Merci, cher Axel J : ce site "Worldometers" (statistiques mondiales en temps réel) que vous avez recommandé, est extrêmement intéressant ! Nous parlons de morts ; de la faim dans le monde, et quand on voit qu'aujourd'hui même, 8.000.000.000 de cigarettes ont déjà été fumées... L'homme blanc aime se tuer - tuer en fumant (en se droguant), son goût comme son appétit de vivre, parce qu'il ne croit plus en rien, sauf à ne tenir qu'à l'argent -, pendant qu'en effet, l'homme Noir (Obama) privilégie ce qui doit rester vivant (libre), parce qu'il aime ce qui est vivant et donc libre... (l'amour, entre autres). Bien cordialement,

L'homme jaune et l'homme noir fument aussi, et la femme blanche, et les autres...

P.S. : Mon "Recommander" ne marche plus : je clique en vain, rien ne se passe (en général, je compte pour 2 (très honorée) - cette fois-ci, pour zéro...)...

Les sensibilités personnelles d'un président comptent moins que le message fédérateur qu'il est tenu de donner au peuple qui l'a élu, et Obama s'y plie, bien aidé par son équipe de comm qui a, soyez-en sûrs, soigneusement choisi chaque mot qu'il aura prononcé pour rendre hommage à Michael Jackson (dans cette Société du Spectacle où la mort d'un artiste est plus importante pour la comm d'un président, que par exemple les élections en Iran, c'est grave mais c'est ainsi...)
Reprocher leur blancheur à ces Noirs qui se dépigmentaient la peau, c'est comme reprocher aux homosexuels de l'époque de cacher leur homosexualité: c'est refuser de comprendre comment peu de gens sont psychologiquement suffisamment armés pour réagir correctement à des pressions sociales incroyablement écrasantes, disproportionnées par rapport à une simple pauvre volonté humaine, de plus de condition modeste.
Peut-être un Pap Ndiaye est assez sûr de lui et assez fort pour parler ainsi sincèrement, mais pour un Pap Ndiaye, combien de Noirs qui ont fait semblant, et non, ça ne s'arrête pas subitement du jour au lendemain, le 1er Janvier 1980, hop miracle, de complexé je deviens soudain fier! Ça me rappelle l'agacement que j'ai face à ceux qui la jouent "moi j'ai tellement toujours été féministe que je ne comprends même pas pourquoi les femmes devraient spécialement s'affirmer" (vous pouvez remplacer dans cette phrase "féministe" par ce qui vous touche plus, notamment par exemple par "anti-homophobie"...)
Michael Jackson n'est qu'un petit enfant qui n'a jamais pu se construire. La décoloration de sa peau, c'est tout simplement la volonté de son père, directement presque sans intermédiaire, ou plus exactement, l'action requise obligatoirement pour tenter de faire reculer la terreur de son père. Jusqu'en 2009 et jusqu'à sa mort, non, Michael Jackson ne vit aucune vie à lui, car il n'a aucun autre choix que de vivre la vie que son père lui a imposée. Ses standards en matière de délires de couleur de peau, sont ceux des 60s, ceux de son terrible père ou plutôt de sa condition, et déjà qu'on ne peut pas vraiment reprocher å quelqu'un de ne pas réussir à sortir de ses enfermements psychologiques, comment peut-on reprocher à un Michael Jackson qui a vu sa petite enfance non seulement volée mais aussi massacrée, comment peut-on lui reprocher de n'être pas capable d'évoluer?
Ça revient à lui reprocher directement d'avoir eu le père qu'il a eu, ce qui est tout simplement idiot car on ne choisit pas son père, et surtout pas un tel bourreau. Relisez cet édifiant article à propos des mauvais traitements et de l'enfance massacrée des frères et soeurs Jackson: http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/1245970800/article/michael-jackson-la-story-integrale/

Malgré ma compassion (ma prière pour le mort), je ne suis quand même pas d'accord avec vous, Axel J, nous avons "tous" le choix un jour, de changer le cours de notre destin. Mais il y a ceux qui préfèreront toujours ignorer les chemins possibles. Bien à vous,

«Quand on veut, on peut», c'est ça?
Une des "maximes" qu'affectionnent précisément le genre de personne qu'était le père de MJ. Mais "quand on veut on peut" ne fonctionne pas ou plus précisément, ne suffit pas. Car encore faut-il avoir les moyens. Allez donc dire "quand on veut on peut" à un tétraplégique dans sa chaise: tout ce qu'il y verra, c'est une sorte de manière sadiquement imbécile de remuer le couteau dans la plaie, et accessoirement de casser encore un peu plus un moral déjà pas très propice à la positivité...

A vous lire, cher Axel J, serais-je presque cette "sadiquement imbécile" dont vous parlez ? Mais enfin, que voudrait dire "vouloir", sinon précisément tout faire pour se donner les moyens ? Mais cela demande de croire en soi, et il y aura effectivement toujours des défaitistes, pour d'avance toujours préférer l'échec. Et bien, que ceux-ci continuent, si cela (au sens propre comme au figuré) les "arrange"... Bien cordialement à vous,

Oui, c'est vrai, c'est plus facile de voir l'humanité ainsi : * d'un coté les gagnants, les "winners", ceux qui ne se laissent pas abattre par les difficultés, retroussent leurs manches et travaillent, pour enfin, courageusement, atteindre le but qu'ils se sont fixés. Ceux qui savent se donner les moyens, qui se débrouillent toujours malgré une enfance à Neuilly... * de l'autre, les losers, les perdants, les défaitistes, ceux qui se laissent décourager par une enfance difficile, une petite maladie de rien du tout, la misère, le manque d'éducation, un environnement sans amour et sans perspective, une peau de la mauvaise couleur. Ceux qui se prélassent dans l'échec et se posent en victime permanente du système. Doit on vraiment s'y intéresser et les plaindre? C'est la sélection naturelle après tout, non?

Cher Oliv92, pensez-vous "vraiment" que je pense ce que vous décrivez ? Je sais bien que ce n'est pas généreux de dire : "que les défaitistes continuent, si cela les arrange". Mais que faire d'autre parfois, que finir par une certaine provocation ironique, lorsque l'on entend qu'une personne voudrait absolument nous convaincre de suivre le dénigrement, le pessimisme, un sempiternel constat d'échec, que nous ne voulons pas partager ? Car, si je sais (bien évidemment), que pour certains (dont je fais peut-être partie, qui sait ?), la vie est réellement une infâme difficulté, quelqu'un pourrait-il cependant me dire, si d'aimer l'échec peut apporter une quelconque ouverture, un espoir ? Parfois, une provocation ne peut-elle pas amener à abréagir..., et peut-être à commencer à y croire, à la réconciliation d'avec soi, à la guérison du coeur...?

@ Axel Pap Ndiaye ne parle pas de lui, il rapporte ce que lui ont dit ceux auprès desquelles il a mené une enquête sociologique. Et c'est aussi précisément la signification historique, culturelle et sociologique de la trajectoire de Michael Jackson, pas sa psychologie, que je n'ai aucun moyen de connaître. (Je peux simplement remarquer qu'heureusement tous les enfants martyrisés par leurs parents ne s'infligent pas pareil traitement). L'article de 2005 de Francis Dordor que vous mettez en lien, avant d'être édifiant à propos des mauvais traitements, est surtout et d'abord le papier le plus intelligent que j'ai jamais lu sur Michael Jackson, même si je ne partage pas tout. A lire absolument.

Oui. Remarquable ! Cet article de F. Dordor est poétique, riche par ses restitutions politique et sociologique. A la fois précis quant à la carrière exceptionnelle de MJ et plein d’ empathie pour ce « destin » particulier. Merci à AxelJ pour ce lien. ET à vous, Sylvain Bonneau. Avec votre article et celui-ci j‘ai le sentiment d‘en savoir intelligemment plus et surtout avoir appris ce je devais pour m’éviter une appréciation primaire et donc stérile.

Entièrement d'accord avec toi Axel (comme souvent). Je trouve un peu curieuse la focalisation de S.Bourmeau sur cette histoire de blanchiment de peau. Peut-on balayer ainsi la légitimité du succès de Michael Jackson : "Il voulait devenir blanc, donc il n'a rien compris au sens de l'histoire, donc il est nul, donc sa musique et son art ne comptent pas, donc ses 750 millions d'albums vendus comptent pour du beurre"? Probablement, pour beaucoup, surtout intellectuels et surtout français, le succès commercial est suspect, signe avant tout de la décadence des foules, de l'habileté des marqueteurs et de la médiocrité de l'artiste. Passons sur ce réflexe que l'on pourrait mettre au compte de la jalousie. Sans même juger de l'art de MJ, ce qui mérite d'être pensé c'est quand même ce besoin d'idoles de nos sociétés. Comment le phénomène fonctionne-t-il? La folie, ou l'instabilité mentale de MJ proviennent-elles uniquement des humiliations subies dans son enfance, ou également de son statut d'idole mondiale? Il y a là un sujet autrement plus intéressant, à mon sens, que cette histoire de blanchiment de peau. Sans doute des philosophes se sont ils déjà décrits ce phénomène de personnages, sportifs ou chanteurs, idolâtrés par les foules avant d'être détruits par elles. René Girard, par exemple, a bien mis en évidence le phénomène de la victime émissaire. Victime quasiment prise au hasard et qui a pour rôle de prendre sur elle toute notre folie. Adorée et haïe, elle permet d'évacuer la violence du groupe. J'aurais apprécié que la culture de Sylvain Bourmeau nous aide (faute de temps?) à approfondir ces sujets. Dans un sens, l'agressivité de S. Bourmeau à l'égard de MJ conforte celui-ci dans son rôle de victime émissaire... ;-) S'intéresser à la façon dont Sarkozy communique sur la mort de MJ peut contribuer à nous éclairer : * Sarkozy a lui aussi, comme beaucoup d'hommes politiques, un rapport malsain à la célébrité, au désir d'être connu, élu, idolâtré. Son mariage avec une artiste n'est sans doute pas innocent. * Lui aussi a eu des relations difficiles avec son Père * lui aussi joue bien son rôle de victime émissaire, adoré et haï

@ Oliv92 Je ne me focalise pas, je poursuis l'ébauche d'une critique culturelle de Michael Jackson, en m'appuyant sur l'histoire et la sociologie des Etats-Unis puisque la psychologie de bazar qu'on peut faire sur son compte ne m'intéresse pas. "la légitimité du succès" dites vous : c'est bien le problème, le succès n'est en aucun cas une légitimité esthétique. Il se trouve de bons artistes ayant du succès, et beaucoup d'autres non. Je n'ai pas pour habitude de laisser tomber les artistes qui m'intéressent dès lors qu'ils ont du scuccès mais Michael Jackson n'est pas Bob Marley, comme Dan Brown n'est pas Stephen King ou Marc Lévy n'est pas Michel Houellebecq (ad nauseam)… Quant à René Girard, je ne goûte pas son bouc à toutes les sauces.

D'accord, on avait compris que vous ne l'aimiez pas, Sylvain, mais quand même deux billets pour dire ça et pour dire que tout le reste, analyse psychologique ou sociologiques comprises ne vous intéresse pas , c'est normal qu'on réagisse, non ? Je ne suis pas du genre à être offusquée quand on tire sur les ambulances, ni même sur les corbillards, bien au contraire, c'est évidemment signe d'indépendance d'esprit et de liberté de penser, mais le revers de la médaille, c'est aussi, surtout quand il y a récidive et multiplication de billets, que cela peut AUSSI paraître un genre qui permet de briller à peu de frais...
Obama n'a pas joué les Sarkozy à l'annonce de la mort de MJ et n'en a pas fait des caisses à ce sujet ? D'accord. Mais ça prouve quoi ? Que vous aviez raison de trouver MJ nul ? Parlez nous des artistes en vie que vous admirez au lieu d'attendre la mort de ceux que vous n'aimez pas pour les éreinter.... Ça fera peut-être davantage avancer le schmillblick ! Je sais que je ne me ferai sûrement pas un nouvel ami en vous disant cela, mais tant pis: votre phrase "Je ne me focalise pas, je poursuis l'ébauche d'une critique culturelle de Michael Jackson, en m'appuyant sur l'histoire et la sociologie des Etats-Unis puisque la psychologie de bazar qu'on peut faire sur son compte ne m'intéresse pas " m'a laissée suffisamment baba....
Et pour mémoire (voir votre autre fil sur le sujet), je vous rappelle que moi non plus je n'étais vraiment pas une fan de ce genre de musique ni du personnage ! Mais il faut croire que la psychologie de bazar m'intéresse ! Je vous renvoie d'ailleurs aux citations de votre ami Michel Houellebecq sur le sujet (idem, voir l'autre fil): j'étais parfaitement d'accord avec lui sur le fond des interrogations.... Mais auriez-vous le culot de lui dire à lui, que ses lumineuses assertions ne sont que de la psychologie de bazar ? " Je poursuis l'ébauche d'une critique culturelle de Michael Jackson, en m'appuyant sur l'histoire et la sociologie des Etats-Unis" Une ébauche, ça ? L'histoire et la sociologie des Etats-Unis ? On croit rêver.... Sylvain, je respecte votre travail, mais je n'aime jamais l'élitisme, ni encore moins le mépris. Je regretterai mon commentaire demain, mais tant pis !

@Grain de Sel Comment pouvez-vous écrire que l'analyse sociologique ne m'intéresse pas ? C'est vraiment que je ne sais pas me faire comprendre. Au contraire, c'est le type de regard qui m'importe au premier chef pour tenter cette ébauche (c'est très modeste vous savez, et je ne vois franchement pas en quoi ce serait élitiste que d'essayer de comprendre…) de critique culturelle. Et deux papiers, c'est bien peu pour amorcer ce travail. Ce deuxième texte visait d'ailleurs surtout à partager un document, ce passage du livre d'Obama, particulièrement éclairant (entre nous la comparaison avec Sarkozy, on s'en contrefiche, ce n'est qu'une accroche, ce qui compte c'est bien ce texte d'Obama). Quant à la psychologie de bazar, oui, permettez moi de ne pas m'y intéresser, et même d'avoir cela en horreur. Il n'y a pas une once de psychologie dans les lignes de Houellebecq sur Jackson, pas davantage que dans l'ensemble de ses romans, et c'est bien, entre autre, ce qui fait toute leur puissance. S'agisant de faire avancer le schmilblick, je ne crois pas être en reste, et mes regards rétrospectifs sur de la musique très vieille comme celle de Jackson sont rares, j'ai plutôt tendance à m'intéresser à ce qui est contemporain (c'est même la raison pour laquelle pendant que Jackson produisait sa soupe je préférais découvrir le rap, par exemple). Depuis un mois, je suis plongé dans les romans qui sortiront à la rentrée, j'en choisirai une trentaine, que je présenterai tout au long de l'été, pour paratger mes choix avec les lecteurs de Mediapart, espérons que cela fera avancer le schmilblick. Sans doute cela va t-il mieux en l'écrivant : je n'ai jamais méprisé les gens qui écoutent Michael Jackson, c'est la musique de ce dernier que je déteste. A-t-on encore le droit des détester des œuvres ?

Bien sûr, Sylvain qu'on a le droit de les détester... Franchement de ce côté, je vous rejoins totalement. Mais est-ce vraiment débile de s'interroger sur ce qui peut conduire un être humain à se transformer sciemment en produit marketing (et/ou à en mourir) ? Et je ne parle que de réfléchir et se poser des questions, en aucun cas d'apporter des réponses ! Oui, la façon dont vous balayez tout cela d'un revers de main en le traitant de "psychologie de bazar" m'a effectivement paru méprisante... Malentendu peut-être. Et je mets en aucun cas votre façon de faire avancer le schmilblick sur d'autres sujets en question, et vous le savez très bien. Mais là votre façon de dire "ça c'est nul" et "ça c'est bien" parce que "ça je trouve ça nul" et "ça je trouve ça bien et basta, le reste ne m'intéresse pas" m'a paru un peu....si je dis "lapidaire", je sais que je vais vous faire plaisir.... Bien à vous !

Une chose est de dire : Michael Jackson c'est nul. Je le pense et je l'ai dit. Une autre est d'essayer de dire un peu plus, de replacer une œuvre dans son contexte historique, culturelle, social. J'espère l'avoir esquissé, loin du seul "c'est nul". Je n'ai rien contre la psychologie, contre la psychologie de bazar oui, c'est-à-dire celle qui se fait à distance sur un individu qu'on ne connaît pas, qu'on a pas rencontré, interrogé longuement. C'est cela qui me met toujours mal à l'aise, dans le cas Jackson comme dans beaucoup d'autres (allez, au hasard, Sarkozy). Depuis notre position d'exteriorité il est plus raisonnable d'éviter ce genre de supputations, et puis il reste tant de choses à comprendre autrement, par d'autres facteurs, sociologiques, historiques, qui ceux-là peuvent nous être accessibles.

J'ai découvert MJ à l'occasion de cet évènement : son décès. Je le suivais de loin en loin, ayant seulement ent'raperçu sa break dance, que je trouvais intéressante, sans plus. Je connaissais, vaguement, l'histoire des five, et de ses attirances pour les garçons, ces procès. Je le découvre aujourd'hui, avec une certaine fascination, en visionnant des clips de cette extraordinaire façon de danser, au-delà de son côté macabre . Et cette histoire familiale, et le reste ... Je ne saurais juger MJ, je voyais de temps en temps ces affreuses photos de son visage détruit. Cela me faisait mal, et puis je l'oubliais. Cet homme est un 'cas', et je suppose que BO le perçoit fort bien. C'est très intéressant, ces extraits de BO. J'essaie de comprendre MJ, mais je ne crois pas que nous le comprendrons jamais, il n'a, au fond, pas tant livré que ça, ce qui l'habitait. Sa non expression, à la sortie de son procès de 2005, par exemple, ne nous dit pas, en mots, ce qui se passa pour lui. A t' il compris qu'il n'aurait plus jamais le 'loisir' de vivre comme il l'entendait, que la société ne le lui permettrait pas, qu'il y avait des limites, telles, pour son entendement, qu'il semble à cet instant ne plus désirer vivre parmi nous, les humains ordinaires. Il restera de lui, à l'instar de nombreux artistes, son oeuvre, et ses scandales. L'acharnement à se blanchir faisant partie à la fois de l'une, et des autres. Cette mise en perspective BO/MJ, m'apporte une meilleure connaissance de la personnalité de BO, à défaut, cher Sylvain Bourmeau de nous en en avoir apporté une, sur MJ, lors de votre précédent article. Les artistes ne sont pas des humains comme les autres. Sinon, ils seraient, je ne sais pas, journaliste, par exemple ! -;) Edit : pour ma part, je ressens autant d'émotion à lire le 'Dormeur du Val', de Rimbaud, qu'à regarder MJ danser, au regard de leurs vies, aussi 'scandaleuses' l'une, que l'autre. Parce qu'ils sont, l'un et l'autre, et en fonction de leur culture d'origine, et chacun dans leur style, de grands artistes. Ce que, personnellement, je ne suis pas capable d'être, et c'est pour cela qu'ils ont toute ma compassion, et toute mon admiration. Je dirais qu'avoir lu "Les Mémoires d'Hadrien", de Marguerite Yourcenar, m'apporte un peu de compréhension du 'phénomène' MJ.

Très bel article. Merci Sylvain.

Je ne comprend pas que l'on veuille opposer Obama et Michael Jackson, ni même les comparer, cela n'a aucun sens, pour moi ils font partie d'un tout qui s'appelle la communauté afro-américaine et qui comporte autant de diversité que toute autre communauté ethnique, religieuse ou sexuelle de par le monde. Si l'on transposait leurs deux destins avant 1969 et l'obtention des droits civiques, Obama aurait certainement fini au bout d'une corde ou avec une bastos dans la tête à l'image d'un Pasteur Luther King, et pour le coup c'est lui qui aurait eu une vie triste et tragique. Alors, qu'à la même période un Michael Jackson aurait de toute façon été utilisé jusqu'à plus soif par l'industrie du disque et par le Show Biz. Donc selon les contextes politiques donnés, l'un sauve sa peau alors que l'autre est de toute façon battu dès l'enfance et sévèrement exploité, mais il dure, car il ne fait pas de politique et rapporte sagement du pognon à la maison capitaliste. Mais je reste persuadé, que l'existence d'un MJ, aussi torturé extérieurement qu'intérieurement, a en partie permis à un Obama d'emporter l'élection aux USA au XXIème siècle. @ +NEO-

Je ne comprend pas que l'on veuille opposer Obama et Michael Jackson, ni même les comparer, cela n'a aucun sens, pour moi ils font partie d'un tout qui s'appelle la communauté afro-américaine et qui comporte autant de diversité que toute autre communauté ethnique, religieuse ou sexuelle de par le monde. Si l'on transposait leurs deux destins avant 1969 et l'obtention des droits civiques, Obama aurait certainement fini au bout d'une corde ou avec une bastos dans la tête à l'image d'un Pasteur Luther King, et pour le coup c'est lui qui aurait eu une vie triste et tragique. Alors, qu'à la même période un Michael Jackson aurait de toute façon été utilisé jusqu'à plus soif par l'industrie du disque et par le Show Biz. Donc selon les contextes politiques donnés, l'un sauve sa peau alors que l'autre est de toute façon battu dès l'enfance et sévèrement exploité, mais il dure, car il ne fait pas de politique et rapporte sagement du pognon à la maison capitaliste. Mais je reste persuadé, que l'existence d'un MJ, aussi torturé extérieurement qu'intérieurement, a en partie permis à un Obama d'emporter l'élection aux USA au XXIème siècle. @ +NEO-

J'ai entendu des journalistes -où plutôt des bonimenteurs bavards- s'étonner du silence de Barak Obama. Que ne sont-ils posé cette question : peut-être que c'est nous qui dépassons les bornes et qui rasons ceux qui nous écoutent

Juste pour dire que j'ai bien aimé l'article de Sylvain Bourmeau, que je ne l'ai pas trouvé méprisant. Et que le silence d'Obama (que j'ignorais) m'intéresse un peu dans le tout ce bruit; Par ce détour,j'aurai lu l'extrait du livre d'Obama que cite Sylvain Bourmeau, ce qu je n'aurais pas fait autrement. En tant qu'individus, de parcours de vie, les deux parcours (Obama , Jackson m'intéressent autant). Sociologiquement parlant, rien que de très conforme dans le parcours de Jackson, tandis que celui d'Obama m'étonne encore. (Musicalement, et chorégraphiquement parlant... je vous évite mon avis, ou presque : "surtout pas", et "pourquoi pas" (sans le son ?) )

Le Monde, 28.06.09, 16h27 Le président Barack Obama a préféré écrire à la famille de Michael Jackson pour exprimer ses condoléances plutôt que de faire une déclaration publique sur le décès du "roi de la pop", a affirmé dimanche, David Axelrod, le principal conseiller du président américain. Le président Obama pense que Michael Jackson était "un artiste important et magnifique" qui a aussi mené "une vie triste à bien des points de vue", mais qui a eu un impact indéniable sur la musique et le monde du spectacle, a déclaré M. Axelrod sur la chaîne NBC. "Le président a écrit à la famille et a partagé ce qu'il ressentait avec la famille", a indiqué M. Axelrod, ajoutant: "il a estimé que c'était la meilleure façon d'agir".

"I'm black, you know, and never let them forget it..." (Tribute to Jack Johnson. Miles Davis.)

le devenir majoritaire de M Jackson le devenir peuple de B Obama la petite chansonnette qui mobilise pour la guerre, pour une idéologie pour MJ La ritournelle-Cosmos pour BO

Bonjour Monsieur Bourmeau,
J'avoue vous trouver bien dur contre MJ. Tout un chacun ici aura compris que vous n'aimez pas (ce qui ne veut pas forcément dire que c'est nul, désolé, mais il y a une nuance) ce qu'il a fait, ce qu'il était... Toutefois, je trouve ça plutôt choquant d'affirmer comme vous le faites : Bien plus encore que ceux qui lui vaudront d'être mis en cause par la justice, son geste le plus spectaculaire fut aussi le plus abject : vouloir être blanc Puis d'enchaîner en disant : « King of pop »... Avouez que « Godfather of Soul » en jette autrement. James Brown, Ottis Redding, Marvin Gaye, Sam Cooke, Wilson Pickett mais aussi Jay Z, Chuck D ou Kanye West : que pèse le blanc bec Jackson face à ces poids lourds ? Que pèse-t-il face à ses frères ? Jackson 5, Michael 0. Et alors quoi ? Le fait qu'il soit noir -du moins au début - l'oblige donc à jouer dans le registre "black" ? Le triptyque Jazz, Blues, Soul, auquel on peut additionner le rap par la suite ? Au nom de quoi est-il "obligé" de faire comme tel ou tel, sous pretexte qu'il a la même couleur de peau ? Je ne comprends pas non plusvotre analyse qui laisse la partie psychologique, donc personnelle, de côté pour privilégier le sociologique, parce qu'elle "ne vous intéresse pas". Au demeurant, et puisque vous invoquez la "psychologie de bazar", c'est sûr qu'en énonçant de lumineuses vérités comme (Je peux simplement remarquer qu'heureusement tous les enfants martyrisés par leurs parents ne s'infligent pas pareil traitement), cela vaut peut-être mieux ainsi, mais enfin, c'est quand même faire de Jackson un être en pleine possession de ses moyens physiques et psychologiques, qui consciemment refuse un héritage "pigmentaire". Difficile de le croire, et donc difficile de tirer un jugement définitif sur lui. Sans être plus fan que cela, son apport à la musique est indéniable, pour ceux qui s'inscrivent dans sa lignée, comme pour ceux qui s'inscrivent contre. D'autant que vous ne trouvez comme exemple pop qu'Elton John, quand tellement d'autres auraient pu être cités (pourquoi pas les Beatles ?)...
Pour résumer, peut-être que pour essayer de comprendre le personnage, car l'idée, c'est quand même toujours, comme le disait Spinoza, de : ne pas railler, ne pas déplorer, ne pas maudire, mais comprendre, il faut aussi rappeler, comme le fait François Dordor, dans l'excellent article que C’est le syndrome My Fair Lady appliqué à des gosses de couleur et surinvestis de la revanche sociale de leurs parents. La fin des années 60 constitue un tournant puisque les droits civiques sont en train de triompher et que le joug de la ségrégation raciale se fait moins pesant. Plus qu’un symbole, Motown est une brèche dans laquelle s’engouffrent les arriérés d’une immense souffrance et une soif, plus immense encore, de réalisations individuelles et communautaires. Et au milieu de ce torrent qui charrie à la fois l’espoir, la misère et la boue ensanglantée des siècles, il y a ce gosse de 8 ans qui tente de surnager. En ajoutant à cela l'incroyable pression médiatique qui l'a poursuivi toute sa vie, je crois qu'il est difficile pour un être humain quel qu'il soit, qui plus est s'il a vécu des situations privées humiliantes et pour le moins terribles, de réussir à incarner un symbole pour sa communauté d'origine, et même au-delà, de résister à la pression, ou juste d'être soi-même, tout simplement. On fait toujours comme on peut avec ce qu'on a... Supputations de psychologie de bazar, peut-être, mais pas forcément éloigné de la réalité non plus...
Et en forme de clin d'oeil, lorsque vous citez les géants de la black music, évitez d'écorcher leur nom, ça fait mauvais genre : c'est Harry PoTTer qui prend deux T, pas OTis Redding ;) J'ai utilisé des citations de vos deux posts sur Michael Jackson, pour éviter de redire la même chose et d'alourdir le débat...

Soudain je pense à Bach, à sa musique dont quelqu'un, dernièrement, m'a dit qu'elle était "structurée". C'est vrai, la musique de Jean Sébastien Bach est structurée. Mais j'aurais dit autre chose : que cette musique, telle une spirale, s'élève...

Que diable ! . Un second article sur MJ ! Vous servant d'Obama... Citant Obama... - Mais toujours autant de fiel, de venin en fait ! - Oui Jackson voulait changer de couleur, et alors ? Combien de gens vont partir cet été au soleil, pour bronzer et devenir noirs ? Combien vont dans des instituts pour se noircir la face, et le reste, à coup de lampes ? - Au mépris des conséquences sur leurs organismes (risques de cancer) Au mépris de la sécu, qui remboursera les traitements à ces inconscients qui ont voulu le temps d'un été "être noir". - Combien coûtera aux résidants contribuables des régions ensoleillées, les "maladresses" de ces futurs noircis quand ils font des malaises et brûlent à des degrés différents ? - De grâce, respectez cet homme, vous seul niez son talent sous couvert de changement de peau, il n'est pas le chanteur "le plus vendu au monde" en étant ce que vous en faites. - Pour le côté un peu bizarre que vous présentez mal, il faut tout de même se rendre compte que les enfants de MJ vivaient avec lui, et qu'il en fut décidé ainsi par une cour de Justice. - Les mamans des bambins n'ont pas eu la garde ! Mais lui, l'homme que vous décrivez dans vos lignes odieuses... Il l'avait.

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