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May

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Philippe Séguin.

Quand j'avais 18 ans, en 1992, j'ai eu de la sympathie politique pour Séguin qui pourfendait brillamment le scélérat traité de Maastricht. Son expression de "Munich social", tout à fait pertinente, et son opposition au reste de la droite postgaulliste convertie à l'orthodoxie monétariste néo-libérale me plaisaient.

En 2001, dans sa campagne calamiteuse pour les Municipales parisiennes, il eut quand même, à l'inverse du discours parlementaire ambiant, le courage de dire que les gens réels qui vivaient dans le XVIIIème arrondissement n'avaient pas, pour beaucoup d'entre eux, le droit de vote parce que de provenance étrangère.

Depuis, il s'est rallié pieds et poings liés à l'air du temps pour finir à la très orthodoxe Cour des comptes, ami de Sarkozy et chasseur de déficits. Y a pas à dire, partir après un tel abaissement, c'est pathétique. Il faut toujours tenir sur ses principes.

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Si je comprends bien, Séguin était à la droite ce qu'un Chevènement a été à la gauche: quelqu'un qui n'entrait jamais tout à fait dans le moule et avait parfois le courage de s'en démarquer ? Reste à savoir si c'est bien de courage, d'ailleurs, qu'il s'agit: les motivations profondes et plus ou moins affichées ou cachées des hommes politiques resteront à jamais pour moi impossibles à élucider...

La cyclothymie ne fait pas la "grandeur" des idées politiques, elle en explique les zigzags...

Ouais, sauf que Chevènement est un type abject politiquement, qui vaut bien Besson sur la question des étrangers. Pour moi, la xénophobie, c'est ce qu'il y a de pire en politique. Qu'après cela, vous soyez de gauche ou que sais-je encore n'a aucune espèce d'importance. La xénophobie, on l'élimine ou on en crève !

D'accord avec vous, Sylvain... Mais je ne cherchais en aucun cas faire l'apologie de Chevènement... ni de quiconque d'ailleurs !

Et d'accord aussi avec Velveth sur les zigzags, mais je pense que la cyclothymie n'est sûrement pas la seule en cause: il y a sûrement une certaine forme de carriérisme et d'orgueil aussi qui peuvent entrer en ligne de compte, sans compter d'obscures rivalités !

Bien d'accord, GdS.

Philippe Seguin était un homme d'Etat. Si on se veut en lutte contre l'Etat, on reconnait en Philippe Seguin un adversaire qui ne manquait pas de panache, mais qui s'est allié à Pasqua dont il n'ignorait rien. Mort d'un adversaire acharné de toute forme d'émancipation sociale.

Oui, Pascal a raison... On peut retourner le problème de toutes les façons maintenant qu'il est mort, l'alliance avec Pasqua, ça, ça ne passe pas !

Certes. Mais Pasqua, à un moment, a pensé qu'il fallait régulariser les sans-papiers. C'était peu après 1998 et la Coupe du Monde d'alors. Ce revirement pasquaïen fit s'étrangler les chevènementistes...

Comme quoi rien n'est simple!

Mais si vous n'aviez que 18 ans en 1992, vous n'avez peut-être pas entendu parler du SAC, orga à laquelle le nom de Pasqua est irrémédiablement rattachée dans mon esprit et dont j'ai découvert l'existence à 18 ans.

Pasqua, du SAC à l'immigration zéro est l'un des enfanteurs du gangstérisme politique et du sarkozysme.

Que Séguin ait fait route avec lui le déconsidère totalement à mes yeux.

D'ailleurs, son NON à Maastricht était d'ordre "nationaliste".

Dire non à l'Europe était en effet loin de définir un clivage de classes. Le FN était contre. Nous disions oui à une Europe sociale.

Et toutes les politiques au service de l'Etat ne s'équivalent pas; Séguin certes était un homme à part ramarquable dans cette prolifération de ces personnes interchangeables.

Mais si on se veut "à distance de l'Etat"-ce que disent Badiou et ses amis-, ou, plus modestement, à distance des institutions, on ne peut ignorer que tous les hommes et femmes d'Etat concourent et ont concouru à la xénophobie d'Etat (référence est faite ici à Maurras qui fut contemporain de Schmitt) qui maintenant triomphe. Mr Pasqua avec ses liens historiques avec l'extrême-droite fut un prophète en xénophobie d'Etat. Par calcul politicien étatique. Mr Séguin ne l'a jamais dénoncé à ma connaissance.

C'est Pasqua aussi qui prônait la légalisation du cannabis...

Si pour vous, le critère de sympathie politique, c'est l'opposition au traité de Maastricht, Bernadette Chirac aussi a voté contre.

 

Oui ? Vraiment ?

Qui a bu, abus.

Séguin n'était pas intégriste catholique comme Bernadette Chirac, me semble-t-il.

La politique n'est par ailleurs pas affaire de morale mais d'amis et d'ennemis. Sur ce point, je suis schmittien pur sucre. En 1992, je pouvais, au nom de ce principe, avoir pour amis politique les opposants à Maastricht.

Qu'est-ce qu'être 'schmittien' ?

C'est souscrire à la définition de la politique exposée par Carl Schmitt dans La notion de politique publiée chez Flammarion. Il y est dit notamment que le critère de la politique, c'est la distinction ami/ennemi comme le critère de la morale, par ex., c'est le bien et le mal.

La référence à Carl Schmitt détonne.

Quelques lignes de Wikipédia ne feront pas de mal pour rappeler une période essentielle de sa vie:

Schmitt, qui devient professeur à l'Université de Berlin en 1933 rejoint le parti nazi le 1er mai de la même année. Il est rapidement recruté comme « Preußischer Staatsrat » par Hermann Göring et devient président de l'Union des juristes nationaux-socialistes (« Vereinigung nationalsozialistischer Juristen ») en novembre. Il considère ses théories comme le fondement idéologique de la dictature nazie et une justification de l'État national-socialiste, considérant la philosophie du droit, et notamment le concept d’auctoritas via le Führerprinzip.

Six mois plus tard, en juin 1934, Schmitt devient rédacteur en chef du Deutsche Juristen-Zeitung. En juillet, il justifie les assassinats politiques de la Nuit des Longs Couteaux en parlant de « forme suprême de justice administrative » (« höchste Form administrativer Justiz »). Schmitt se présente comme un « antisémite radical » et dirige la convention des professeurs de droit à Berlin en octobre 1936 au cours de laquelle il demande que la loi allemande soit purgée de toute trace d'« esprit juif » (« jüdischem Geist ») et propose que toutes les publications dans lesquelles interviennent des scientifiques juifs soient marquées d'un signe distinctif.

 

Oh pétard de pétard !!! Mon Cher Sylvain Jean, ne seriez-vous point alors, et en quelque sorte, une espèce de National-Socialiste en herbe, et possiblement "Nanti C'est Mythe" de surcroit (donc pire encore) de vos réclamer ainsi, d'une seule des pensées, ayant traversé l'esprit de Carl Schmitt ??

Faites attention mon ami, le père Velveth veille au grain céans, le NPA étant devenu un vigilant, voire même un "dénonciateur" à défaut de "révolutionnaire réel". Ils sont payés en Ralph Lauren ces derniers temps (voire vidéo récente de O. Besancenot sur "You Entube" et "Délits Motion")

Fatalement évident.

@ +O-NE

 

Merci d'appuyer vos insultes redondantes en mettant ces vidéos en ligne...

Je connais très bien Olivier Besancenot mais pas du tout Ralph Lauren...

Vertubleu de ventre-saint-gris ! pas possible de lire des commentaires comme le vôtres ici, je vous dis pourquoi :

vous glissez habilement de l'ironie contre Velveth, à l'allusion, je dirais de type"racontard perfide", sur le vêtement de Besancenot.

Que ce soit faux ou vréai, je m'en fiche, (et surtout là n'est pas la question) mais cette allusion pleine d'implicite non clarifié fait partie de cette façon de dézinguer que je n'apprécie pas :

* soit on fait un billet moqueur, ironique, sur la "chose Ralph Lauren", et c'est le jeu, dans les style Canard enchaîné,

* soit on glisse une telle chose au sein d'une conversation où ça n'a pas de rapport mais où c'est destiné à disqualifier par ricochet quelq'un (ici Velveth, en tant que membre du NPA), et là ce sont des méthodes douteuses. Je préfère vous le dire en toute simplicité.

Remarquez, chère Marielle, le délicieux "Nanti C'est Mythe", ce que le "signifiant" livre de significations... Par exemple: Nanti... Quel est le spécimen à nez crochu qui le symbolise le mieux, ce Rothschild? Et Mythe... Ne s'agirait-il pas, au fond, toute cette histoire de nazisme, d'un mythe, et cherchez à qui il profite? Il a eu jadis la baignoire en or de Moscou de Maurice Thorez; le polo "Raph Laurens" d'Olivier Besancenot, à côté, bof...

Certes, vous avez raison.

J'ai juste voulu démonter une façon de faire. Les signifiants sont toujours à l'oeuvre, et parfois ils sont maniés en toute conscience, comme ici. Mais rassurons-nous, toujours quelques chose échappe ...

Et puis on pourrait renvoyer au livre de Freud : Le mot d'esprit et ses rapports avzec l'inconscient.

Désolé, Chère Marielle,

Mes excuses les plus sincères, je ferais plus attention à l'avenir, je vous le promets.

Amicalement. Vertu.

@ +O-NE

 

Mais Vertubleu, s'agit-il de faire attention !

Que valent donc ces mots d'esprit que vous faites parfois, comme ici le Nanti ... ? que visent-ils à suggérer ? de quelle étoffe les fabriquez-vous ?

 

C'est Velveth qui m'a qualifié d'antisémite en premier Chère Marielle, et de manière tout à fait déplacée et injustifiée de surcroît, je vous promets que c'est vrai, je ment pas sur ce coup.

Alors depuis, il est vrai que je brode un peu là dessus vu que ça m'agace et que je le titille un peu au passage également le Velveth du NPA.

@ +O-NE

 

 

Pas sur ce fil, vous n'avez été traité de rien.

Alors Vertubleu, c'est OK, et on laissera au rebut les mots d'esprits ambigus et leur traîne d'effets glauques.

Bonne soirée.

Pour éclairer sue les opinions délictueuses de Vertubleu: j'ai été dans l'obligation de supprimer un billet (long et fastidieux) traitant du boycott d'Israël du fait des réactions suffisamment antisémites pour que Vertubleu soit rappelé "à l'ordre" par la modératrice. Ses commentaires suintant la haine se poursuivant, j'ai donc décidé de supprimer ce billet.

Oh !!! mais vraiment n'importe quoi là Velveth !!!

Ne l'écoutez surtout pas belle Marielle, c'est pas vrai du tout, et allez plutôt parcourir, si vous ne l'avez d'ores et déjà fait, le billet de blog de notre médiami Frédérick Stambach, intitulé "Vous avez dit anticapitaliste ? le terme en débat" et daté du 8 janvier 09 dernier, vous pouvez pas le rater, il fait environ 267 entrées de commentaires et vous verrez aisément ce qu'il me fait subir ce nouveau "vigilant de Velveth", sans même que je n'ai pipé mot.

Pour le reste et sur son billet de blog sur la Palestine et le boycott que Velveth préconisait "bien gentiment" vis-à-vis de certaines entreprises US, je lui disais juste que je me marrais bien, vu que l'une de ces entreprises justement visées, "Ralph Lauren", était étrangement le fournisseur actuel du blouson et de pull de son poulain politique, voilà, c'est tout.

@ +O-NE

 

Je ne saurais être l'arbitre de rien !

Ce que je voulais vous dire je vous l'ai dit, Vertubleu ; et pour le reste je rajoute que je n'aime pas les procès d'intention, je n'aime pas qu'on mette une étiquette sur quelqu'un pas plus Vertubleu que quiconque.

 

 

Vertubleu, tous les antisémites sont des affabulateurs et des dissimulateurs.

Niez-vous avoir été rappelé à l'ordre par Géraldine Delacroix ?

Niez-vous avoir déposé des messages antisémites à la suite de mon billet ?

Niez-vous que la médiatrice a du effacer un de vos commentaires ?

Niez-vous m'avoir écrit "en privé" pour me demander de "vous pardonner" ?

Ce que je ne suis pas disposé à faire.

J'ai pas fait du tout cela, Velveth, je vous ai effectivement écrit par MP pour vous indiquer sincèrement que j'y avais peut-être été un tantinet fort sur votre billet, et que je le regrettais un peu bien sûr, je vous indiquais également que sur cette délicate question du proche orient j'étais largement plus radical que vous, ce qui est évidemment fastoche, dans la mesure où beaucoup d'entre vous au NPA sont devenus, sous couvert de "Peace & Love" mes burnes, qui durent maintenant depuis un demi-siècle et qui tournent allègrement en rond sans résultat aucun, des véritables lavettes à la solde de la partie adverse dorénavant, qui elle se régale bien de cette inaction que vous orchestrez savamment et qu'il lui permet de déployer par vols et massacres successifs son Grand israel (mais cela n'est pas pour autant une raison pour que mes propos soient systématiquement et de manière injustifiée tous qualifiés d'antisémites), et enfin je vous proposais de rééditer le billet dont il s'agit, en vous précisant que je n'y interviendrait plus.

@ +O-NE

Tous vos propos ne sont pas antisémites, en effet. Beaucoup le sont.

M. Velveth, je pourrais la fermer, mais non !

 

Je tiens à vous dire qu'aujourd'hui, oui aujourd'hui, il est aussi grave de qualifier quelqu'un d'antisémite, sous couvert de discernement (?)d'affabulation et de dissimulation, qu'il pouvait être grave en d'autres temps de discerner (?) du juif quelque part dans la cage d'escalier.

 

Je tiens à vous dire que de cette manière vous reproduisez strictement ce que vous voudriez dénoncer.

 

Je tiens à vous dire de plus, que révéler publiquement le contenu d'un message privé est une abomination sans nom.

Il y a des rafles d'antisémites effectuées par la police française?

Des propos antisémites ne doivent pas être dénoncés?

Chacun ses colères. Nous n'avons pas les mêmes. Définitivement.

Il est des Colères qui sont effectivement bien plus "rentables" que d'autres, rapportant beaucoup plus de terres gratos et par ailleurs de très bonnes places garanties à vie dans la société Française.

C'est à cette seule aune là que je me positionne, et nulle autre.

Ta colère me fait doucement rire, c'est plus de la colère c'est un placement en OR massif mon petit poney.

@ +O-NE

 

 

La référence à Carl Schmitt, cher Velvelth, n'est pas scandaleuse en soi... Giorgio Agamben, dans "l'Homo sacer", y reprend et discute sa théorie de l'état d'exception, par exemple...Et c'est un "incontournable" pour les spécialistes du droit constitutionnel... M'étonne simplement que l'auteur du billet, si prompt à disqualifier Jean-pierre Chevénement sur l'immigration, seréclame d'un penseur du IIIeme Reich, à travers l'opposition amis/ennemis comme déterminant politique... Haine de la démocratie "parlementaire" (dans les brisées de Carl Schmitt)?

C'est ce que je voulais souligner au-delà des références discutables à Carl Schmitt..

Bensaïd aussi est un lecteur de C. Schmitt. Nazi, lui aussi ? Pffff.

Bensaïd cite Schmitt et des théoriciens contre-révolutionnaires. Dans un contexte où il montre l'importance de lire ces théoriciens. Qui sont des ennemis de toute perspective égalitaire.

Vous citez Schmitt isolément. C'est très différent. Et puis vous dites (infra) que la politique, c'est la guerre. Ce qui fut la position de Carl Schmitt sous le Troisième reich.

Si on voulait parler politique sur ce fil, si on avait une conception commune permettant de parler politique sur ce fil, la question serait celle de la "décision" politique, de la décision dans un combat pour l'égalité, pour l'émancipation sociale. C'est alors que j'ai vu cité Carl Schmitt, avec intérêt.

Je n'ai traité personne de nazi.

J'ai éclairé ce qu'étaient vos références.

Je ne sais s'il faut tenir sur ses principes (le genre d'affirmation que la vie courante aime à déjouer !), mais il me semble que d'aucuns ne tiennent que par les principes, ce qui est tout autre chose... Parler "d'abaissement" à propos d'une personne qui a le tort de penser différemment de vous, ne me paraît pas un signe particulier d'élévation... Quant à Carl Schmitt, aussi intéressante que soit sa pensée politique, il ne faut pas cacher son apport intelllectuel important au nazisme, ni son soutien constant au régime, si bien que la souscription que vous lui faite vous autorise assez peu à donner des leçons sur la question de l'immigration à qui que ce soit, il me semble...

La distinction ami/ennemi identifie les personnes à leur rôle. Elle ne laisse pas d'autre jeu que la guerre.

L'ennemi, chère Fantie, vient de la limite fondatrice du "nomos" (l'inscription du droit souverain dans un espace)... Carl Schmitt rapproche ce terme de "nemein", prendre... Le lieu, l'enclos, où le souverain décide de ce qui est légal... La politique consiste donc à gérer cet état de fait: en m'établissant, je pose une frontière et j'ai donc soit un ami, soit un ennemi, tout l'art étant d'en tirer profit en ma faveur... J'espère n'avoir pas trop schématisé une pensée complexe et hautement dangereuse...

La politique, c'est la guerre.

"Seuls les morts ont vu la fin de la guerre" (sic) Platon

Nous, nous continuons.

@ +O-NE

Mais les guerriers ont du mal à retourner à la vie civile. Question d'habitude. D'environnement qui leur convient.

Dire que la politique, c'est la guerre est faux. La politique est l'art du dissensus pour reprendre ce mot de Rancière ici. Pour qu'un dissensus paparaisse, il faut des échanges de paroles, un lieu commun de discussion.

Et puis la guerre c'est depuis le 20ème siécle les guerres de terrur, de massacres de civils.

La politique est ailleurs.

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