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Fév

MEDIAPART

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La question nationale.

Mes quelques lignes sur Philippe Séguin m'ont valu quelques mauvais procès et cela a été accentué par ma référence à Carl Schmitt. Ces deux faits ont donné des ailes à deux disciples de feu la LCR pour me qualifier, en gros, de raciste, l'un deux précisant même qu'à partir du moment où je cite Schmitt, je ne puis plus parler de Chevènement.

Je comprends la manoeuvre. Vu l'ampleur de la collusion entre une partie de la LCR et "la gauche", il est bon d'éviter l'évocation du cas Chevènement mais je n'ai pas d'ordres à recevoir. Carl Schmitt, malgré des engagements abjects, présente un intéret ; le Cheu, aucun.

Velveth, lui, s'est lancé dans une rapide condamnation du NON à Maastricht de Philippe Séguin qu'il a qualifié, usant d'une généralité très trotskiste version mouche du coche P"C"F, de "nationalisme".

Je n'aime personnellement pas ce mot et je ne me sens pas "nationaliste" mais pourtant, j'aime la France, j'aime mon pays et je tiens à son indépendance. Ce qui fait que j'aime la France me fait bien souvent la détester mais, toujours, qu'on puisse en avoir "une certaine idée" ne suscite pas mon aversion.

Je trouve bien faible de condamner sans ambage et sans nuance l'idée de "nationalisme". C'est d'abord la laisser aux éternels couards, un temps collaborateurs ou partisans de l'OAS. Manouchian, "étranger et [notre] frère pourtant", n'était-il pas nationaliste ou, à tout le moins, patriote ? Et Jean Moulin ? Et Jean-Pierre Timbaud ? Et Robespierre ? Et Bara ? 

Davantage, les porteurs de valise sont à mes yeux d'authentiques patriotes puisqu'ils ont agi pour que l'héritage robespierriste gardât quelque lueur. Ceux qui ont fait le massacre de Charonne ou, pire, celui du 17 octobre 1961 n'ont aucune grande idée de leur pays même si, hélas !, ils incarnent une certaine idée, eux aussi, de la France.

Ce n'est pas le patriotisme qui pose problème à mon avis, c'est la France, son article défini. La France, c'est Thiers, Pétain, Robespierre, Rimbaud, Manouchian, Laval, Blum et Léon Daudet... C'est à dire des noms, des périodes, des courants antagoniques et inconciliables. Il faut choisir mais, ce choix fait, la politique que l'on défend soutient une idée du pays, une idée que l'on croit juste.

Ma France, comme disait Ferrat. C'est au nom d'elle que je défends les étrangers cibles de la camarilla postpétainiste au pouvoir ; c'est au nom d'elle que je tiens à l'Ecole pour tous ; c'est au nom d'elle que je souhaite notre défaite cuisante en Afghanistan. La France de la Révolution doit écraser une fois de plus l'hydre tricolore de la Réaction. Je suis patriote de cela et n'en éprouve aucune honte.

Tous les commentaires

Condamner le nazi Carl Schmitt n'est ni parer de vertu un Chevènement, loin s'en faut, ni vous interdire quoi que ce soit. La lecture de livres de Carl Schmitt peut être utile. Se déclarer "Smittien" est tout autre chose.

Vos propos sont fort désobligeants et ne citent que les passages qui vous arrangent.

Quant au patriotisme exercé lorsque la naissante République française est en péril (1790 - 1792) ou quand elle est envahie par les nazis, il n'a rien à voir avec quelconque nationalisme (je meurs sans haine en moi du peuple allemand - Manouchian)

 

"Sur ce point, je suis schmittien" n'équivaut pas à "je suis schmittien". Si vous êtes dans le mensonge, je ne vois pas l'utilité de discuter.

Votre malhonnêteté ne s'arrête pas là, d'ailleurs, puisque vous omettez sciemment d'évoquer qu'au nom d'une idée exigeante du pays, je suis pour que tous ses habitants soient considérés de la même manière par l'Etat, ce qui implique notamment la régularisation des sans-papiers. 

 

Excusez-moi, mais opposer à la politique d'immigration ménée par Jean-Pierre Chevenement, la référence à Carl Schmitt, en affirmant que vous partager sa théorie du couple amis/ennemis, ça trouble... Car il ne s'agit pas de n'importe quelle théorie, il faut un peu la préciser et en voir les implications, notamment sur le sort des populations "étrangères"... Si on considère, par exemple, que le terrorisme islamiste est "l'ennemi" à combattre, que le droit dépend de la décision du Souverain dans un état d'exception que pose la menace, que les débats du parlementarisme bourgeois ne permettent pas de bien conduire cette "guerre" qu'est la politique (Clausewitz dit pourtant le contraire: c'est la guerre qui est la continuation de la politique, laquelle, au fond, consiste à faire la paix à son avantage!), qu'advient-il?

Je n'ai pas participé à votre fil sur Seguin, mais je reviens sur cette affaire de "nationalisme" (d'ailleurs au fil du billet, vous glissez de "nationalisme" à "patriotisme") : le terme "nationalisme" est ambigu puisqu'il a des sens différents selon l'emploi !

s'agit-il de ce nationalisme proche des idées de souvernaineté populaire ou de celui qui prône la domination d'une nation, idéologie souvent attisée par la peur de l'étranger ?

Et tant qu'on y est, selon que l'on ira plus vers un sens ou vers l'autre, se posera plus ou moins radicalement la question de l'absolutisme étatique ...

J'ai tendance à penser que vous pensez au premier sens, ce qui correspond bien à Seguin d'ailleurs.

 

Le patriotisme, quelle drôle d'idée.

Pratique pour faire la guerre et dresser des frontières.

Le patriotisme internationaliste, ça exige la défense des faibles. Hier, la lutte du peuple algérien pour son indépendance ; aujourd'hui, les souverainetés afghane et irakienne.

 

 Et est-ce que les faibles sont protégés en  Algérie, en Irak et dans les zones talibanes ? Je réponds non.

La patriotisme n'est pas, et n'a jamais été suffisant. Pourrait-on dire au moins que c'est un premier pas ? Peut-être, je n'en sais rien.

Sylvain Jean, vous ne répondez pas à la réponse argumentée de Kairos sur ce fil, ni à ma réponse argumentée sur votre autre fil sur Séguin. Est-ce une décision? 

Quant au patriotisme, je ne suis ni patriote ni antipatriote.

Je ne répondrai pas, en effet, à des messages qui n'ont pour dessein que de me pousser dans des positions qui ne sont pas les miennes.

Je n'ai écrit ce billet que pour montrer les limites de la dénonciation sans nuance d'une position "nationaliste". Le "nationalisme" de De Gaulle, en Juin 1940 ou face aux USA, fut salutaire. Non ?

Oui.

Mais c'est rapidement que la question peut devenir plus complexe que cette simple réponse par oui par non, sur le rôle des différents courants dans la résistance au nazisme.

NPA = New Police Agent ;

De révolutionnaires en herbe, ils sont passés au rôle de "dénonciateurs" publics, même OB bras en écharpe (il s'est fracturé qqs doigts notre gros Poupon du NPA, qui passe son temps chez Drucker et sur tous les plateaux télé du pouvoir en place, et ce en boucle, Che Guevara est mort de honte) est parti "surveiller" de très prés le mouvement LKP en Guadeloupe, pour pouvoir "ficher" les manifestants.

Lors des prochaines manifs les amis, faites bien gaffe, car NPA = nouveaux RG, division spéciale du DCRI.

@ +O-NE 

Mais c'est bien sûr ! Voilà pourquoi le NPA est allé en Guadeloupe ! Stupide politiquement comme je le suis, je n'y aurais même pas pensé, Vertubleu. Mais que deviendrait-on sans vos analyses politiques sur l'état du monde ?

Mais tellement justes les analyses politiques de Tutu que je me demande comment elles n'essaiment pas davantage!

Enfin chez ces gens là : les gens de gauche, quoi!

Elle est bonne, celle là, Vertubleu !!! et qu'est-ce qu'elle fait ici ?? D'où sortez-vous cette lubie ? on peut faire des critiques à ce parti mais celle-ci, c'est original pour le moins !!!

Pourquoi tant d'acrimonie contre le NPA ??? J'ai déjà noté l'aigreur de mon chéri Alcyme, mais je ne savais pas que vous aviez monté un duo !! Allez, que diable, soyez plus drôle.

une petite verveine, et un film rigolo et vous serez mieux luné, cher Vertubleu.

Quel que soit le sujet du billet, Vertubleu et ses compagnons de chambrée, Alcime et Arpège, n'ont qu'une idée fixe: tenter de démolir ce qu'est le NPA.

Etrange, ce comportement univoque.

Il est vrai que Sylvain Jean n'est guère plus tendre mais, au moins, sa haine trouve un semblant d'argumentation autre que les "bruits de chiottes" qui envahissent la prose des Vertubleu et de ses affidés.

C'est de bonne guerre Velveth et au moins on n'utilise pas de mauvais procédés.

Pourquoi cette guerre, Arpège ? Pourquoi bonne ?

Et si, ce sont des procédés qui divisent. Qui ne portent pas sur le fond des choses.

En général quand on évoque "c'est de bonne guerre" c'est plutôt qu'on évoque quelque chose de sympa, non violent même.

Il faut quand même bien confronter les opinions. Et chacun le fait comme il peut, en fonction de tout un tas de paramètres que vous connaissez aussi bien, voire mieux que moi.

Maintenant si vous trouvez que cette façon d'évoquer des "bruits de chiottes", de traiter qq'un d'antisémite à longueur de fil de commentaire ou de révéler publiquement le contenu d'un message privé relève de bons procédés qui porteraient sur le fond des problèmes, je ne sais pas quoi vous dire.

La division existe. Je dirais même que la division est une stratégie. Le npa mieux que quiconque le sait et l'orchestre savamment.

"la division est une stratégie. Le npa mieux que quiconque le sait et l'orchestre savamment."

Je ne sais pas, Arpège. Je ne comprends pas cette hostilité au NPA à longueur de fils.

D'accord avec l'idée de ne pas qualifier un abonné d'antisémite. Je suis sans doute en désaccord avec Velveth sur ce point concernant Vertubleu, puisque j'essaie de m'en tenir aux propos antisémites qui sont exprimés, ceux qui réunifient toute un groupe de gens, supposés penser ou agir tous de la même façon parce qu'ils "sont nés quelque part". Dans une famille dite juive !

Le terme Sionard qu'emploie Vertubleu, je ne l'accepte pas.

Qu'il dise sioniste, je peux le comprendre, si ceci se rapporte à des personnes qui soutiennent explictement un projet colonisateur.

A condition qu'on puisse discuter quelque part de l'existence d'Israël. Il y a l'Israël des frontières de 67, il y a l'Israël qui continue à développer actuellement ses colonies au mépris des résolutions internationales, il y a le projet de certains d'un grand Israël....

Mais de là, comme  Vertubleu ou d'autres parfois, à  qualifier de sionistes (ou pire, Sionards) tous ceux qui ne veulent pas prendre les armes contre Israël...A qualifier de sionistes tous ceux qui ne soutiennent pas le Hamas... tous ceux qui ne veulent pas du terrorisme anti-civils comme solution? Il y a de la marge. Pour moi du moins. Ou alors, les mots ne sont que des bruits qu'on agite.

On la fera quand, l'analyse de la violence et de ses effets durables sur les sociétés  ?

 

1/ Haine ? Où donc ? Le NPA, on en est ou on est contre ? Stalinien, vous ? Arf !

2/ "semblant d'argumentation"... Mais franchement, camarade Velveth, vous vous êtes bien regardé ?

 

Certainement pas puisque votre grandeur a décidé que non !

Vous vous sentez petit ? Pourtant, votre camarade farce Corcuff devrait vous donner confiance, non ? Vos ignominies sur Badiou, il vous les commande ?

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