Une part oubliée - refoulée ! - du legs de la Gauche ("ah, la Gauche !").
Ci-joint une vidéo à lier au livre "La gauche", les noirs et les Arabes publié aux éditions La Fabrique et présenté, sur Mediapart, par son auteur, Laurent Lévy.
En ce temps-là, la gauche, toute la gauche ou presque (Sartre était mort et Foucault était malade, hélas), communiait dans le mitterrandisme et ce qui intéressait la LCR (devenue NPA), c'était de grapiller quelque obole syndicale à ce pouvoir mitterrandiste qui, après avoir liquidé le PC de façon purement parlementaire (i.e. en le remplaçant par Le Pen), allait moderniser - via Fabius - notre pays.
Au passage, le sieur Corcuff qui se répand en calomies sur le courant mao français devrait méditer sur cette période encore méconnue de l'histoire nationale récente. Qui a parlé, parmi les intellectuels, contre la politique socialiste dite du retour ? Qui a milité, a écrit, s'est engagé ? Il y eut pourtant un texte doublé d'une pétition pour ces ouvriers d'origine arabe que le pouvoir socialiste proscrivait. Ce texte fut publié par Le Perroquet, quinzomadaire lié à L'Organisation politique (elle-même issue au début des années 1980 de l'UCFML). Chéreau signa ce texte. Corcuff, point. Sans doute parce qu'il était trop occupé avec ses amis chevènementistes à refonder la République. Sans doute aussi, et même sûrement, parce qu'intellectuel, il n'est pas sûr qu'il le soit.
http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2004-4-page-151.htm



Tous les commentaires
Surprenantes divagations post-maoïstes pour un lecteur, comme ma pomme, qui avait 20 ans en 68 et s'est opposé autant au stalinisme qu'aux gardes rouges d'opérette...
1/ Les faits sont pourtant têtus, Velveth, et décidément, parmi vos virages successifs, le corcuffien est le plus pathétique.
2/ Je ne vous parle en outre pas de 68, là, mais du début des années 1980. Mais vous êtes libre de rester sourd...
3/ Je vous sais gré, malgré vous, de faire une distinction entre staliniens et "gardes rouges d'opérette" comme vous dites car cela nuance les affirmations lourdaudes du sociologue cabrelien. Rappelons toutefois à chacun que la LCR, pas stalinienne oh que non, a soutenu l'invasion soviétique en Afghanistan avant de se raviser, certes, mais quand même alors que Vitez, lui, a quitté le PC pour ça. A stal, stal et demi, le Krivine's band !
4/ En revanche, question opérette, lisez L'Etabli de Robert Linhart. Cela a une autre gueule que le "tournant ouvrier" (arf, arf, arf !) de la Ligue.
Camarade Jean,
Peut-être faut-il ménager un peu les deux célèbres duettistes "militants" de gauche de "Mediapart" que sont Velveth et Philippe Corcuff (ce dernier a fermé les commentaires de son dernier billet). Partis fatigués, les voici anéantis ! J'espère que c'est une feinte. Si tel n'était pas le cas, quelle déconvenue... pour le NPA ! Deux "militants" si peu résistants ne seraient, en effet, pas d'une grande utilité pour un parti aussi offensif, à gauche, que le NPA !
Les situs disaient des JCR qu'elles n'étaient ni jeunes, ni communistes, ni révolutionnaires. A actualiser.
Et Coupat que le projet NPA, c'est l'URSS passée au photoshop.
Le NPA, c'est l'aile parlementaire de la révolution...
Camarade Jean,
Le NPA est aussi nouveau que le Président Nouveau est le président du pays.
Je n'ai aucunement l'intention de polémiquer avec ce type d'arguties de cour de récré sinon je vous demanderai: pour un Linhart (que j'ai connu à Ulm) combien de Serge July ?
Velveth,
Si vous l'avez connu à Ulm, alors là, forcément, qu'ajouter ? Se taire. S'incliner. Se prosterner. Tout est dit ! Les cours de récré, c'est pour les petites classes, c'est bien connu !
Et Linhart vous a-t-il connu, en retour ?
@hêtre,
+1.
Pour un Bensa, combien de Goupil ?
Cour de récré, quand tu nous tiens...
Que c'est lassant, ces invectives.
Pour quoi ne pas présenter un sujet en lui-même, sans taper sur les "petits autres" ?
Fantie B.,
Passante du sans lassant.
Et hop. Une discussion esquivée de plus.
Fantie B.,
Discutons. De quoi ?
Fantie B.,
Etes-vous là ?
Si c'est : "Oui", tapez deux fois du poing sur la table de Philippe Corcuff.
Sylvain,
Vous décidez d'attaquer le NPA comme la LCR comme frange de gauche du PS. Voyons de plus près.En 1983, il y eut le tournant définitif de la gauche gouvernementale.A cette époque là à part Henri Weber les renégats issus de la LCR étaient peu nombruex. Les renégats issus du maoïsme se ramassaient à la pelle. De beaux esprits, ex chefs maos qui étaient devenus étrangers à la lutte des classes. Linhardt n'a pas renié, il s'est tu, certes. Beaucoup caquetaient pendant ce temps qui avaient tant aimé la pensée de Mao.
Vous qui, il y a peu, pleuriez sur la disparition de Bensaïd, il était un dirigeant de la LCR au premier plan. Il eut un retour critique sur ces années-là, mais certainement pas à votre façon. Y compris sur la stupide justification à l'invasion de l'Afghanistan. Un des arguments de la LCR était que l'Armée rouge luttait contre des courants obscurantistes, les critiques révolutionnaires de cette position stupide de la LCR voyaient un mouvement de masse des plus prometteurs en Afghanistan. Tout le monde parlait sans savoir.
La LCR n'était pas reçue à l'ambassade d'URSS, ni à celle de Chine, pour autant.
Qui a créé Ras le Front? Des militants dont des militants de la LCR, des anciens de la LCR et d'autres. Qui fut présent comme force politique visible à la gauche de la gauche gouvernementale, de la gauche de renoncement, pendant ces années qui allaient s'avérer politiquement tristes? Les organisations dites trotskistes essentiellement.
Maintenant il vous reste à écrire l'histoire vue du point de vue de l'Organisation politique. Pourquoi pas?
Vos invectives ressassées contre Corcuff sont lassantes.
pascal b,
Les attaques menées contre le discours liberto-dérisoiro-mélancolique de Philippe Corcuff sont justifiées.
Les renégats du maoïsme se ramassaient à la pelle, certes, mais, comme vous l'avez dit vous-même, il s'agissait quasi essentiellement de chefs et, singulièrement, de chefs de la GP. Parmi les militants maos - cela a été acté par des historiens des années 68 -, combien de dépressions, de suicides...
En attendant, ni Harlem Désir, ni Julien Dray, ni Sophie Bouchet-Petersen n'étaient maos...
Pour les réceptions à l'ambassade de Chine, seul le PCML y fut invité car il était un parti non pas mao mais prochinois, ce qui est une nuance comme, chez les trotskistes, les "lambertistes" et les "pablistes" (mais tous trade-unionistes !).
Quant à Ras l'front, honnêtement, peu m'importe. Qu'a fait RLF de positif ? A part justifier en creux le lepénisme (dans ses meetings, l'organisation parlait plus de chômeurs que de lepénistes) et ne pas voir que, comme l'écrivait l'UCF-OP, "Le Pen n'est rien ; le lepénisme est partout", qu'a donc cette orga à son actif ? D'avoir appelé à voter PS ?
Sur les personnes citées qui ont quitté la LCR, ce fut après ce début des années 80 dont vous êtiez censés nous parler. Vous reprochiez à Velveth de n'en point parler.
Sur les militants mao et ce qu'ils devinrent, vous avez raison.
Sur Ras le front? Honnêtement à part vivre dans un milieu protégé, le racisme s'affirmait très publiquement, l'épisode de Poissy Talbot en fut un moment crucial, les élections de Dreux et sa première alliance droite-fn participa de la même séquence politique. La reconnaissance de ce qu'était le FN, de sa filiation fasciste, fut le fruit du travail obstiné de Ras le front, de SCALP, et d'autres groupes antifascistes. Bien sûr, d'anciens maos surent reconnaitre le danger politique et participer à ce combat de longue durée, j'en ai rencontré.
D'autres dissertaient sur le caractère fragmentaire ou trop "républicain" de la lutte antifasciste. Dans tous les courants de l'extrême-gauche.
A cette époque, "Le Pen n'est rien"?, il y a des formules qui sont bien ciselées et d'une totale inutilité politique.Le fait massif d'une réhabilitation politique du fascisme, et son corrélat, le négationnisme devenu public, fut un fait politique.
Sans les mouvances LCR et anarchiste, le mouvement antifasciste aurait eu plus de mal à se construire. Cela a commencé en ce début des années 80.
Je suis en état d'overdose de ces attaques contre Corcuff. Et je ne plane même pas, mince !
Une fois qu'on a dit ce qu'on pense de ce Corcuff, qu'on a dézingué tel ou tel, il faut à son tour écrire, donner de l'idée à moudre sinon c'est l'ennui.
Soit. Je veux bien l'entendre mais la vidéo jointe ne parle pas de PC, si ?
Vous avez raison, je ne m'exprimais que sur les commentaires ici ou là où j'ai l'impression de réglements de compte (faisant d'ailleurs allusion à des choses, des héritages, qui échappent aux péquins comme moi - sans jeu de mot !-) plutôt que d'idées entrechoquées. On en vient à passer à l'as le sujet si grave soulevé par cette vidéo !
Le film remet au jour ce racisme tenace en France contre lequel aucune étiquette politique ne vaccine (voir le compte rendu du livrede L. Lévy) ; c'est terrible, on comprend aussi le score d'un Le Pen il n'y a pas si longtemps.