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Ah le foot

Ah j'en ai marre du foot, de ses histoires de foot, de son racisme de foot, du temps qu'il me prends sur les antennes, dans les médias. Et ici également. Huit jours francs qu'on me bassine avec des propos de bas étage, des stratégies de caniveau. On ne peut, aujourd'hui, plus rien dire, constater, contester des lors qu'il s'agit de personnes étrangères et ou noires (surtout noires) D'ici, mes braves consciences pures et préservées des problèmes le racisme, les racismes on le vit tous azimuts. Blancs contre noirs, noirs contres blancs, arabes contre noirs et indiens, jeunes contre vieux, hommes contre femmes , propriétaires contre locataires etc etc..... La litanie est presque sans fin. Et alors! On se hait, parce qu'on ne peut plus s'aimer, qu'il n'y a pas de place pour tous, que nous avons abandonne l'idée que la réussite ce n'est pas la réussite tous mais seulement de quelques uns, heureux élus. Et le foot dans tout cela, comme le reste, ni mieux, ni pire. Une extension du champ de la lutte des classes. Un de ces marchepieds de la gloire et du pouvoir. Colosse aux pieds d'argile. Qui fait la part trop belle au seul mérite individuel, tout en babillant sur la valeur du collectif. On doit le déplorer, fraterniser et resister a ces odieux penchants mais pour autant doit-on se taire ? Ne rien dire parce que la personne est étrangère, et noire, ou noire ? On a mis le doigt, la, dans le pire des engrenages. Il faut apprendre a parler, et de tout avec tous. L'erreur serait de contraindre la parole, car on ne peut contraindre la pensée. Argumenter plutôt que de bramer.

Tous les commentaires

08/05/2011, 09:14 | Par Anne Gentry

Ah ? Vous aussi, ça vous agace un peu ?

On en est à environ 23 articles du fait de la rédaction, sur le sujet et l'enquête doit sûrement progresser ... sans parler du nombre de billets rédigés en réaction à cette actualité (http://pear.ly/QYzL).

Bon dimanche, sylviane ruen. Ici, les pies sont maintenant bien réveillées et agacent le chat depuis tout à l'heure (des quotas, pour les pies, je vous dis ...), les enfants non, le pain est en train de lever ....

Restons dans la vague ....

08/05/2011, 09:23 | Par Grain de Sel HV

"Et le foot dans tout cela, comme le reste, ni mieux, ni pire. Une extension du champ de la lutte des classes. Un de ces marchepieds de la gloire et du pouvoir."

Oui, ni mieux ni pire. Le seul problème, c'est que ça restait probablement un des derniers rêves des mômes des cités. Et qu'ils auront appris que là aussi....

" On se hait, parce qu'on ne peut plus s'aimer..."

08/05/2011, 09:38 | Par Jonasz

Difficile de résister à la tentation de se repasser ce morceau de bravoure :

"Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j'entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu'ils existent, subissent à longueur d'antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur le gazon l'honneur minuscule d'être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s'abaisser à jouer au football.
Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l'esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de boeufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s'enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d'usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois ?
Je vous hais, footballeurs. Vous ne m'avez fait vibrer qu'une fois : le jour où j'ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J'eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu'à la fin du tournoi. Mais Dieu n'a pas voulu. Ca ne m'a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu'on fasse et où qu'on se planque, on ne peut y échapper.
Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades.
Pouf, pouf."
Pierre Desproges

08/05/2011, 09:41 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de Jonasz le 08/05/2011 à 09:38

**************** !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

08/05/2011, 09:48 | Par Cucurbitacée

le foot,le foot,le foot,disait deja GUY BEDOS dans un ancien sketch!! Eh oui,mais il continue a drainer tellement d'espoirs et de reves chez des milliers de gosses de milieux populaires,de zones dites pudiquement defavorisees! Le Sport dont le foot est l'embleme No 1 est un Opium du Peuple:evidemment,mais au meme titre que toute Religion,tout Pouvoir,tout Racisme;Il n'est que le sinistre reflet de la condition humaine, qui deteste toute difference de quelque sorte qu'elle soit et qui ne se supporte que dans son propre miroir!! Mais peut-on vivre sans rever,sans esperer : la reponse se trouve dans la question!!

08/05/2011, 09:49 | Par Art Monica

"L'erreur serait de contraindre la parole, car on ne peut contraindre la pensée. Argumenter plutôt que de bramer" Oh que oui! Je réclame un quota de cris d'orfraie indignés. Le fond de l'air de gauche est vraiment orfraie. Asphyxiant. Pendant ce temps, certains se frottent les mains...

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