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Nous avons refusé de signer l’accord cadre en vue de la création du Centre National de la Musique
À l'occasion du Midem, le ministre de la Culture a signé un accord cadre concernant la création d'un Centre National de la Musique (CNM).
Les prescripteurs de cette nouvelle instance essaient de faire croire que la filière musique, dans toutes ses composantes, approuve cette initiative.
C’est faux.
Malgré des manœuvres de toutes sortes pour nous convaincre, nous avons refusé de signer.
Nous nous opposons à la création de ce CNM qui empiète sur les missions du ministère de la Culture et sur son budget, avec un prélèvement dès 2012, sur ses crédits d’un minimum de 15 millions d'euros (qui seront abondés en cours d’année à hauteur des besoins).
Dans le même temps, le Président de la République maintient la réserve parlementaire qui va réduire de 6 % les financements du Ministère à la création, à l’éducation artistique et à la démocratisation culturelle.
AFIJMA - Association des festivals innovants en jazz et musiques actuelles
AFO - Association française des orchestres
CPDO - Chambre professionnelle des directions d’opéra
France FESTIVALS - Fédération française des festivals internationaux de musique
Futurs Composés - Réseau national de la création musicale
Grands Formats - Fédération d’orchestres de jazz et de musiques à improviser
PROFEDIM - Syndicat professionnel des producteurs, festivals, ensembles, diffuseurs indépendants de musique
REMA - Comité français du Réseau européen de musique ancienne
SNSP - Syndicat national des scènes publiques
SYNDEAC - Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles
SYNOLYR - Syndicat national des orchestres et des théâtres lyriques


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Le Parti communiste a publié, lundi dernier, un communiqué de presse sur le CNM, que je vous copie-colle ci-dessous :
Un Centre national de la Musique ?
Samedi 28 janvier à Cannes, devant un parterre de professionnels réunis à Cannes à l’occasion du MIDEM, Frédéric Mitterrand a annoncé la création du Centre national de la Musique. Malgré l’opposition raisonnée des syndicats du spectacle et de nombreuses organisations représentatives de la musique vivante, le ministre de la culture a décidé de passer en force. Sans délai, une association de préfiguration dotée de 15 millions d’euros réservés sur le budget du ministère de la culture, sera « créée dans les prochaines semaines ».
Le projet du CNM est le fruit de la volonté des industries du divertissement et de la dérive sarkozyenne qui vise à transformer l’actuel ministère en ministère des « industries culturelles ». Le ministre, ses services et les représentants de la filière discographique l’ont présenté comme destiné à « soutenir la création et la diversité musicale, sur le modèle du Centre national de création cinématographique (CNC) ».
Bâti sur le modèle des « agences » anglo-saxonnes, le Centre national de la Musique participe ainsi à la tendance générale au démantèlement des services publics, en l’occurrence le Ministère de la culture, qui se dégage ainsi à bon compte de sa mission de soutien aux arts vivants au profit exclusif d’une « filière » dont le but explicite est de redresser ses profits dont la baisse constatée ces dernières années est imputée à l’Internet et au téléchargement.
La musique, contrairement au cinéma, est avant tout un art du spectacle vivant, et il ne saurait y avoir d’ « industries musicales » sans que des millions de personnes, jeunes et moins jeunes, pratiquent un instrument de musique, sans que des centaines de milliers s’exercent à la musique d’ensemble et que des dizaines de milliers d’entre eux aient choisi d’en faire leur métier, dans tous les champs de la création et de la pratique musicale.
C’est oublier que la diversité musicale est le fruit de la plus grande liberté de créer, de fréquenter et de s’approprier les pratiques et les œuvres, et des moyens mis à disposition des acteurs du champ musical comme des citoyens. En dépit du poids de l’ « industrie » musicale et notamment du marché de la musique enregistrée, aux mains de quelques « majors » dont les profits ont été quelque peu écornés par les nouveaux modes de pratique musicale, la musique ne saurait être réduite à une « filière » industrielle. Que le secteur de la musique enregistrée soit l’objet de l’attention du Ministère de la Culture ne fait pas de doute. Que le Ministère de la Culture délègue cette responsabilité aux industries culturelles est inacceptable !
Malgré le « protocole » signé par le ministre et une partie des « professionnels de la profession », la création du CNM devra être soumise au vote du Parlement dans le cadre de la loi de finances 2013. Une nouvelle majorité parlementaire devra défaire ce que l’actuel gouvernement a bâti dans la hâte du compte à rebours électoral, et devra mettre en place, en y mettant les moyens, une authentique politique de soutien de l’État au service de toutes les musiques, de tous les musiciens, de tous les citoyens.
Paris, le 29/01/2012
Bien compris ! Ce CNM n'existera pas donc ! et c'est tant mieux !
Merci pour le communiqué
Bravo, et courage !
La musique n'est pas une marchandise !
Appel des 333 - Non au Centre National de la Musique !
Publiée le 26 janvier sur Mediapart ;-)
Oui merci de le rappeler ; nous avons mis sur notre site le lien vers l'appel des 333