Mer.
19
Juin

MEDIAPART

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Pourquoi je quitte le Front de gauche , après 8 ans de militantisme , pourquoi je voterai PS dès le premier tour .

Après huit années d' observation et de militantisme au sein des organisations du Front de gauche , je considère que le Front de gauche a échoué dans son entreprise -  Le Front de Gauche a échoué , parce que depuis le début , ses organisations fondatrices ont préféré servir de cet habillage , plutôt que de chercher à créer une organisation de masse , centrée sur les questions sociales et les quartiers populaires .

Le Front de gauche se leurre et n' écoute pas les préoccupations des gens , qu' elles soient sur le domaine de l' emploi , des services publics , de la répartition des richesses -  Il s' agite sur des questions d' ordre "privé" ( le mariage pour tous , qui sera sans doute la seule mesure symbolique de gauche du gouvernement ) ou part d' un conflit local légitime ( Notre dame des landes ) pour en tirer la conséquence que nous sommes prêts à comprendre l' éco socialisme , alors qu' il faudrait de nombreuses années de lecture et de découverte pour en comprendre les tenants et les aboutissants .

 De sérieux arguments sur le fond mais une manière de gérer les questions de forme et de stratégie politique qui est simplement catastrophique , inefficace et absurde .   Marc Dolez a bien raison quand il fustige le "gauchisme" du front de gauche et de son chef , et des différents partis qui forment le Front de gauche : PG , GA etc etc ... Au lieu de renforcer le "coeur des luttes sociales" , l' attitude qui consiste à mettre le projecteur sur des sujets d' ordre individuel ou théorique affaiblit ces luttes :  nous sommes "au creux des luttes" ...  Mais le pire n' est pas là  - l' existence de ces 7 familles accentue terriblement l' esprit de caste , l' esprit de famille , l' esprit de chapelle -  Bilatérales , trilatérales , quadrilatérales : l' énergie interne dépensée au sein du Front de gauche est énorme , comparée à l' énergie dépensée  à l' extérieur , vis à vis de la population : au final , personne ne comprend la diversité du Front de gauche , et dans de nombreux quartiers ( sauf là où le Front de gauche est réellement organisé , stable et cohérent ) , le Front national dépasse très largement le Front de gauche -     Les relations internes au sein du Front de gauche sentent le mépris , la calomnie et les attaques d' ordre personnel sont légion - chacun(e) en fait cruellement dans son coin l' expérience , hurle ou se tait ou s' en va .

Alors voilà , je suis venu , j' y ai cru et j ai été vaincu -  La prochaine fois , le meilleur rempart face à l' extrême droite sera le bulletin PS dès le premier tour , d' autant que les 25 % , remportés par la branche gauche du PS au dernier congrès , démontrent que la force militante de gauche la plus importante en termes numériques , est bien là .

Thierry HERMAN ( ex Front de gauche 2004 > 2012 )

Tous les commentaires

Quelqu'un (ou un drône?) l'a descendu après qu'il ait écrit "front de gauche, virgule"?

 

 ...   peut-être est-ce le début d' un grand polar interactif  ?

L'examen critique exprimé dans ce billet dénonce une réalité. Le Front de Gauche n'a pas du tout l'objectif d'organiser les travailleurs dans leur lutte contre le patronat et le pouvoir.

Il n'explicite aucun objectif politique clair et net, susceptible d'attirer la majorité des citoyens. Il n'est malheureusement pas cette organisation capable de fédérer les mécontentements populaires ni de les transformer en force de lutte de classe.

Il n'éclaircit pas la perspective du socialisme ni des moyens à utiliser pour y parvenir. Il n'envisage absolument pas ce socialisme si nécessaire à la France et à l'Histoire.

Il reste confus quant à sa démarche de conquête du pouvoir et il se trompe très lourdement quand il propose de maintenir la France dans l'UE, instrument exclusivement libéral, et dans l'euro, monnaie conçue pour enfermer les peuples dans un système économique pourtant si nocif à la classe ouvrière et aux intérêts populaires.

Le Front de Gauche est une organisation typique de la gauche française, oscillant entre gauchisme petit bourgeois et opportunisme social-démocrate.

Il déserte le terrain de la lutte des classes, abandonne le rôle historique dévolu à la classe ouvrière et tente d'exister sur le sociétal, à l'image du PS dont il est un avatar.

Les militants, adhérents et sympathisants courent au devant de cruelles déceptions et ne s'aperçoivent pas du cadeau pour eux suicidaires qu'ils font au FN.

Dans pas longtemps, ils passeront au tribunal de l'Histoire comme alliés objectifs du social-libéralisme et du fascisme. Pour le plus grand profit de nos ennemis de classe.

MDR!

Certains croient faire de la politique, ils jouent un rituel maximaliste et prétendent rassembler en excluant. C'est une maladie d'intello sectaire.

Au Parti de gauche (PG) comme au Front de Gauche (FdG) nous voulons l'Europe mais une autre Europe, l'Europe des peuples, lisez "l'Humain d'abord" et "Nous, on peut" vous vous apercevrez que votre raisonnement est basé sur de fausses informations.

Non, vous ne voulez pas une autre Europe. Vous voulez exactement la même : l'UE et l'euro. Et d'abord : les salariés de France (qui sont de plus en plus chômeurs), ont-ils besoin d'Europe? Ca leur apporte quoi, l'Europe (aujourd'hui, le chômage et l'austérité)?

Ca n'est pas, ce ne peut pas être et ça ne doit pas être l'humain d'abord. L'humain d'abord, ça n'a aucun sens, aucun contenu, ce n'est nullement opératoire.

Ce qui a du sens, c'est : agir avec la classe ouvrière contre le patronat, le chômage et l'austérité. Union pour le socialisme (et non le "changement" mais : la révolution socialiste). Voilà du sens, voilà un objectif et des repères. L'humain d'abord ne renvoie à rien. A rien du tout.

Hollande est humain, Hitler est humain. Et on fait quoi avec ça?

Ne perdez pas votre temps, Jean-Claude Pottier. Vous savez très bien que la gauche a cessé d'exister depuis longtemps en France. Il suffit d'ajouter les votes de la dernière élection et vous remarquerez que la plupart crient et appellent le fascisme, en particulier l'oligarchie et ses laquais. Les électeurs, les travailleurs ne savent même pas ce qu'est une lutte des classes. La preuve: les syndicats à la botte du patronat et les salariés qui ont perdu la confiance de leurs «représentants».

Le socialisme? Arrêtez de rêver!

Bientôt, encore en fois dans la clandestinité pour combattre le fascisme?

Front de Gauche ? Sans une réelle union, sans un seul parti, il  va disparaitre !

Le pire, c’est que ces dirigeants sont conscients !

Je partage avec vous la conviction qu'en effet les dirigeants en sont conscients. Mais, ce qui me turlupine, c'est cette naïveté des militants et sympathisants...

c'est cette naïveté des militants et sympathisants...

Lol. L’argument du monsieur tout de même est de dire que le PS a une politique plus sociale que le FdG. Et vous êtes en train de le soutenir. Le naïf ici c’est vous : son discours est incohérent, et son erreur sur l’âge du FdG est assez grossière. Enfin, il utilise l’argument ultra-classique au PS du vote utile. Bref, ça sent l’arnaque à plein nez.

Malheureusement la gauche a perdu toute conscience de classe. Et c’est vrai des gauchistes comme vous jusqu’au PS façon Cahuzac. Il n’y a plus aucune discipline. Pour le faire court : on s’en tape de Hollande, Mélenchon, Poutou, Artaud, NPA, FdG, LO, PC, PS, ou que sais-je encore. Il faut arrêter avec ces procès d’intention. On ne sait pas ce que fera le FdG une fois au pouvoir. Par contre on sait ce que fait le PS puisqu’il y est, et d’ailleurs il fait ce qu’il a dit, il n’y a pas eu trop de surprise à ce niveau là. Il faut arrêter avec cette parano et avancer de manière rationnelle : s’il s’avère que le FdG arrive au pouvoir et fasse le contraire de ce qu’il dit, alors je le quitte sur le champ. Mais pour l’instant c’est du pur procès d’intention, “machin a pas dit ci, a pas dit ça, moi je veux qu’il dise ça, moi j’ai la Vérité, moi je sais comment il faut faire — ça fait trois mois que je m’égosille dans mon coin sans avoir jamais convaincu personne —, moi je, moi je, moi je”. Et ce sur un coup de tête. Individualisme forcené. À gauche du PS. Ça craint.

+ 1

Humains?

Pour Hollande, c'est prouvé, il s'est multiplié naturellement.

Pour Hitler, c'est moins sûr, la reproduction se fait manifestement par uneopération difficile à saisir.

Une sorte de miracle à l'envers...

Avec l'enfer à la clé.

Il ne faut pas comparer et encore moins confondre.

on ne "fait" rien avec Eux; il y a des hommes et des femmes réel(le)s non réductibles à leur place dans la production; l'homme réel n'est pas seulement homo faber

Monsieur Pottier , vous êtes encore plus déprimé que moi ....Embarrassé

C'est vrai!

Je ne savais pas que le Front de Gauche existe depuis 2004.

Quelle surprise ! Je ne savais pas que le Front de Gauche existait depuis 2004.

Bonjour,

A la lecture de votre billet, je me pose une question - peut-être y répondrez-vous - que vous jugerez surement "basique" (de la base ... ?).

Ne justifiez-vous votre "transfert" politique d'un parti - le Front de Gauche - qui se positionne clairement très à gauche du PS, vers ce dernier - qui mène une politique libérale - que parce qu'il est susceptible de tenir le pouvoir ?

Que vous quittiez le FdG, déçu après des efforts, je peux le comprendre, mais je ne pense pas qu'un positionnement politique ne puisse se penser que contre le FN. Voyez-vous vraiment dans le PS une force politique de gauche ?

 

Le Front de Gauche n'est pas un parti, mais un conglomérat. Il n'est pas "à gauche" du PS, mais en arrière.  L'étiquette  "libérale" mériterait une explication. Se positionner contre le FN n'est certes pas suffisant, mais c'est nécessaire (je crois que Mélenchon est d'accord; en tous cas il l'était il n'y a pas si longtemps).

 

Que le PS soit une force politique de gauche, il est difficile d'en douter. C'est même la principale force politique de gauche, et de loin. Vous pouvez critiquer sa politique, mais le rejeter de la gauche, c'est la triste tactique des capétiens avant Du Guesclin, que je reproche à Polig...

Le Front de Gauche n'est pas un parti, mais un conglomérat. Il n'est pas "à gauche" du PS, mais en arrière. Il faut bien être derrière le bourricot pour le faire avancer .Embarrassé

Depuis toujours en ce qui me concerne, les forces politiques que j'ai soutenues n'ont jamais été au pouvoir. Je ne désespère pas pour autant. Quand à expliquer  la décision de l'auteur de ce billet d'adhérer au PS par une soif de pouvoir ......

J'ai lu plusieurs de vos commentaires où vous critiquez ceux qui, à gauche du PS, lui dénient de pouvoir encore conserver cette étiquette. Je veux bien les situer à gauche mais la différence me semble s'amenuiser de jour en jour avec le MODEM et l'UMP (selon les prérogatives).

Ce qui est troublant c'est que l'UMP semble obligé de bcp réfléchir avnt de trouver une critique intelligente de la politique du gouvernement, que F. Bayrou l'a à plusieurs reprise félicitée et, surtout, que de plus en plus de gens autour de moi, qui se définissent à gauche, votant le PS depuis des années, ne se retrouvent pas dans cette politique.

Alors je veux bien m'accrocher aux mots mais bon. Disons que l'exigence d'une politique à gauche est de plus en plus exarcerbée dans ce pays et que le PS n'y répond pas si vous préférez.

Sinon, Du Guesclin, c'est quel ministère déjà ? Clin d'œil

La Défense nationale, comme Le Drian; mais c'était sous Charles V, qui était moins bête que son père.

1)  On peut décider de ne plus aller aux assemblées citoyennes ( qui sont en fait des assemblées "militantes" ) , ne plus aller à ses meetings

dit cela , "quitter" le front de gauche a pour cause ce point 1) justement

2) merci du rappel historique  mais claude vous avez faux partiellement -  le congrès d' ouverture du PG est en novembre 2008 - le fondateur a lieu quelques mois après ...   Mélenchon crée avec le donneur du bol de soupe

3) J aime votre côté enseignant alors je fais pareil

- le Front de gauche est crée dans l' idée ..  , dans la foulée de la création du PG , en novembre 2008 avec PG , PC

- La GU le rejoint à l' issue du congrès fondateur du NPA (  février mars 2009 )

GU , PC , PG sont les trois organisations fondatrices du Front de gauche , présentes à toutes les élections où le FDG s' est présenté .

- CA vient après un autre congrès du NPA

- GA rejoint récemment le FDG , après les élections de juin 2012

- Pour les alters et la FASE , c est dans l' année 2011 2012 .   PCOF ?    RS est venu assez rapidement

 

 

Si la LCR n'avait pas abandonné définitivement sa stratégie de construire des coordinations après le grand mouvement de 1995, il n'y aurait jamais eu d'espace politique pour un "Front de Gauche" ni un "Parti de Gauche" et le comas du PCF ne se serait pas interrompu à l'automne 2010 après des semaines de bouche à bouche de Besancenot et Gérard Filoche confondus....
Le premier suicidant son propre parti de peur de se retrouver seul face au plus grand mouvement social de toute l'histoire de France, le second pour avoir laissé l'illusion se construire de la possibilité d'un nouveau Front Populaire associant y compris le PS.
Une vraie LCR aurait fédéré toute cette énergie de 2010 dans la construction d'une pyramide révolutionnaire de délégués révocables. Et aurait fait tomber Sarkozy.... SIX MOIS avant BEN ALI !!!

Peu de gens l'ont remarqué mais le 14 février n'était qu'une REPLIQUE du SARKOZY DEGAGE qu'empêchèrent tous ces bouffons formois effrayés par leur ombre....
A cette époque, j'avais expliqué qu'une manifestation de 40 000 personnes aurait du se terminer par la désignation de 1600 délégués de base, 64 délégués de conseil et ... 2 délégués députés...
.... et pas, comme ce fut le cas au Havre, un casse-croute CGT se terminant l'après-midi par un blocage des voies de chemin de fer à ..... 40 personnes, après avoir prévenu la presse ET les flics !
C'est le suicide du NPA qui laissa la place à un Front de Gauche.
Cela dit,  l'histoire néomarxiste de la lutte des classes devenant folle, on voit maintenant, au sujet du Mali, le PCF et le PG se SUICIDER à leur tour.... par crainte de déplaire à Bolloré et à TOTAL !!!
ET...... BESANCENOT reprendre - presque - les mots d'ordre abandonnés par la LCR en .... 1993.....

Mon cher pipotin , vous parlez de manière anonyme -  quant à la recherche sur face book , bravo ! vous utilisez les mêmes méthodes que d' autres dictatures en vous cachant derrière un masque -    Le front de gauche existe depuis 2009 , dans les faits - mais son avenir est bouché -  la division entre ses familles est toujours visible et inefficace .

haha comment pipotin t'as mangé tout cru.

t'es rhabillé pour l'hiver

te reste plus qu'à aller pleurer ailleurs

Ah ça c'est du constructif...

on ne construit pas sur du vide.

Dites ça à Cadet Roswell.

Votre dernière phrase est très intéressante en soi et révèle un lapsus révélateur :  comme il n y a pas de carte du Front de gauche , vous considérez qu on ne peut quitter le Front de gauche , si on n est pas membre d' une de ces organisations . Merci pour toutes et tous les non - encarté(e)s qui sont venus faire présence aux assemblées citoyennes , à la Bastille , au Prado etc etc ...

Pour les regrets , oui , j assume cette inconstance en me faisant une fleur ( c' est rare) , je me suis retrouvé dans chacune des ces organisations , PC , NPA , PG , GU , où chacune se posait la question cruciale de son élargissement ( souvent avec échecs au bout hélas)

Oui en quelque sorte , je regrette ces 8 années de militantisme dans la "gauche radicale" : j' ai cru à de vieilles lunes mais la réalité concrète du militantisme m' a planté .

Vous savez, Thierry, loin de moi l'idée de vous juger (qui suis-je pour?), ni de vous jeter la pierre quant à votre décision de vous éloigner déçu du FdG. C'est tout à fait votre droit. Mais vous avez choisi de l'annoncer à la cantonnade sur le Net et là, vous ne pouvez pas reprocher aux autres de répondre à votre argumentaire, ce que j'ai fait. Me reprocher d'avoir fait une recherche sur vous sur Internet est comme reprocher à un journaliste de vérifier ses sources car nous sommes tous un peu dans cette position (ou celui d'éditorialiste) dans les billets croisés et leurs commentaires, toute proportion gardée. J'aime comprendre et je fais ce qu'il faut dans la mesure de mes moyens. Et l'argument d'aller vers le PS pour retrouver ce que vous n'avez pas pu trouver à sa gauche me paraît être l'aveu d'une erreur longuement entretenue ou d'un défaut de jugement quand à la décision que vous annoncez à haute voix.

Concernant l'anonymat, c'est un argument irrecevable sur le Net où on est libre de l'utiliser ou non. Vous vous êtes vous-même mis en avant pour annoncer en public une décision personnelle, c'est tout à fait autre chose. Si je revendiquais une quelconque qualité personnelle pour soutenir une affirmation (en qualité de professionnel, de personne d'expérience etc.), mon anonymat serait contreproductif mais tel n'est pas mon cas. Et je vous ai donné quelques indications d'où je parle qui devraient suffire à me situer. 

Mais, quoi qu'il en soit, je vous souhaite de trouver là-bas ce que vous aviez pensé chercher ici.

 

C'est dommage de ne pas vouloir comprendre ce qu'un militant déçu a à dire.

C'est parfaitement indigne de le démolir personnellement au lieu de considérer ses arguments, pour en faire un débile qui dirait n'importe quoi.

Autrefois le NPA a suscité un enthousiasme beau à voir lors de sa création, pour suivre une courbe descendante qu'on n'a toujours pas voulu expliquer, en se cachant derrière son petit doigt.

Ce qui est en cause, c'est évidemment une structure, pas les idées.

Je contesterai le droit au Ps de se dire socialiste, aujourd'hui, en regard des discours, de la pensée et de l'action de ses dirigeants, mais je ne conteste pas à un sympathisant ou un militant du Ps de se dire socialiste, tant il est vrai que ce parti continue de mêler des tendances diverses et facilement contradictoires.

Mais il est démocratique, aux membres de se déterminer. Cela, c'est une réalité. Et si les mécanismes qui permettent de faire les choix n'ont pas été efficaces, ou ne le seront pas beaucoup plus avec le temps, sa réalité humaine est là.

JLM a été membre du Ps pendant des années, aurait-il soudain changé d'idées du jour au lendemain en quittant le Ps?

Non, on le sait très bien. Il a simplement acté l'impossibilité de faire gagner ses idées au sein de cette structure.

Thierry n'a rien fait de plus ou de moins.

Ne le pendez donc pas pour cela.

Il dit qu'il trouvera plus des siens à la gauche du Ps qu'au Front de Gauche, et vu la structure du Ps et son importance en nombre, sympathisants, membres et électeurs, il a certainement raison.

JLM n'aurait jamais dû quitter le Ps.

Ce jour là, si la gauche a gagné un nouveau parti, le Ps a perdu une chance de faire valoir un peu plus de socialisme dans son expression.

Mais on comprend il était difficile pour lui de supporter les Vals, les Fabius et Moscovici ou Cahuzac, sous une étiquette qu'il portait lui-même.

Et pourtant, nous, nous y aurions gagné..

Ah non, alors, pas le PS! Le PS ne fait que trahir depuis 83!

Le fil donne raison au billet...

Et le billet au fil ? Innocent

En quelque sorte. Il y a plus d'une épingle à linge dans la maison du Père, dit l'Écriture.

Thierry Herman,

"Le Front national dépasse très largement le Front de gauche."

J’aimerais bien savoir en quoi le Front National dépasse le Front de Gauche, à part en xénophobie et connerie humaine.

"Les relations internes au sein du Front de gauche sentent le mépris, la calomnie et les attaques d'ordre personnel sont légion - chacun(e) en fait cruellement dans son coin l'expérience , hurle ou se tait ou s' en va."

Cela sent l’expérience douloureuse vécue, racontez nous la, allez jusqu’au bout de votre confession.

"La prochaine fois, le meilleur rempart face à l'extrême droite sera le bulletin PS dès le premier tour."

Il est certain que ce gouvernement PS, tenant de l’obscurantisme économique, qui jette aux orties les protections sociales, qui cède aux banques, qui se prépare à diminuer le montant des retraites, etc., bref qui fait la politique de la droite pour sauver les rentiers, est un rempart contre le FN !!! 

En poids politique dans le pays, c'est indéniable.

 

Mais le FdG a encore un bel avenir derrière lui.

Il le dépasse en voix dans les quartiers et en audience -   citez moi une candidate du Front de gauche de moins de 25 ans , ayant fait plus de 25 % à une élection .. Comparez les scores de 1er tour aux cantonales , législatives etc etc ...

Merci de votre réponse. Vus les vieux instincts reptiliens que nous traînons depuis la préhistoire, il est plus facile de convaincre avec les arguments du FN, racisme, rejet des différences, rejet de la mixité des cultures etc., qu’avec le programme du Front de Gauche. Néanmoins, je préfère être dans les 10% des 50% qui votent pour ce programme. Seul, oui, avec des millions d’autres. Quand au programme de gouvernement du PS, il semble avoir été écrit la veille du 1er avril.  

Le déni de réalité n'est pas très sain, en politique comme ailleurs.

Melchior, la confession n'est pas un acte à faire à voix haute.

C'est pourquoi la plupart des mélenchoniens restent sans voix.

Attention toutefois à ne pas trop abuser à caresser votre petit "mélenchonien" à rebrousse-poil. Je sais que ça vous fait plaisir mais il paraît que ça rend sourd parfois.

J'adore caresser les zizis* dans le sens de la plume.

 

* famille des fringillidés

Hollande et sa camarilla droitiste a stupéfié une grande majorité des électeurs de gauche par son cynisme aussi déterminé qu'indétectable. Même Mélenchon en est resté sur le cul devant Cahuzac. Il espère encore, le niais, devenir premier ministre par la voie légale. C'est foutu, c'est trop tard, il y a une logique à l'oeuvre dans tout le monde occidental qui exclut de manière impérative et impitoyable toute intrusion d'une politique de gauche dans le champ du pouvoir politique actuel. L'issue sera obligatoirement violente, et il n'y aura pas de rempart contre le fascisme, à moins d'en découdre physiquement, logistiquement, intellectuellement, frontalement,  avec le système en place. Dans la rue et dans les bâtiments publics. Le FdG a un temps de retard (il n'est que de voir l'usure que subit Syriza en Grèce. Syriza gagnera peut-être mais ne fera rien). Le pouvoir est diaboliquement rapide. La seule chose qui peut l'abattre, c'est une révolution physique. Les tête et la technologie suivra. L'humain (comme ils disent) devra d'abord être inhumain avec les forces de domination . Pour l'instant, de ce côté-là, le FN et ses supplétifs a aussi un temps d'avance, hélas. Mais on finira par leur casser la gueule. La question de la souveraineté populaire n'est pas l'apanage de l'extrême droite ou du simple cadre national (même si celui-ci est tout ce qu'on a en magasin en ce moment). L'avenir sera violent. Il l'est déjà, mais pas pour tout le monde. Je n'ai plus aucun doute sur le sujet de la violence politqiue. Socialisme ou barbarie, plus que jamais à l'ordre du jour.

Vous posez un regard très lucide et réaliste. Et vous l'exprimez avec précision.

Bien sûr, quand on ouvre les yeux, j'ai parfois une envie pressante de sortir la fouche et la Louisette mais je ne crois absolument pas qu'une solution pourrait se dégager par un soulèvement violent et direct. Les choses sont beaucoup plus compliquées que par le passé. Si une grande majorité, voire une grande minorité de la population ne suit pas, ça ne peut que se terminer en eau de boudin car le Système est terriblement cadenassé (informatique, vidéo surveillance, croisement des renseignements etc. oblige) et l'ennemi bien en place. Il faudrait une organisation structurée qui n'existe pas et des forces venant de toutes les couches de la population pour éviter de se faire confisquer un improbable renversement de Pouvoir par un Peuple éclairé, imaginaire ou rêvé. L'enfer n'est jamais loin des paradis promis.

La solution, à mes yeux, ne peut que venir d'une cristallisation de contrepropositions qui paraîtront évidentes et réalisable par le plus grand nombre. Et là, il y a encore du boulot. Je ne suis pas militant au FdG, je mets beaucoup de bémols dans mon adhésion à son discours et à sa capacité à rassembler une majorité autour de lui mais son discours est le seul, avec celui du NPA, dans le cadre des partis institutionels qui me paraisse digne d'attention et de critique. Les autres n'étant que des singeries pour enfants. Il serait temps que toute les formations à la gauche du PS arrêtent d'ergoter sur d'infinis détails et se rassemblent avec les nombreux électrons libres qui refusent tout encartage pour tailler dans le discours ambiant une nouvelle pensée forte et, une fois conçue, la faire partager au plus grand nombre. Ceux qui n'auront rien compris au départ dans le discours pourront alors s'étonner à l'instar de l'enfant qui demande au sculpteur comment il savait qu'il y avait une statue dans la pierre. Mais si vous avez des arguments solides à m'opposer pour justifier la pertinence de la violence dans le soulèvement, je suis preneur. 

Je n'ai pas d'argument en faveur de la violence. Je n'appelle pas la violence de mes voeux, ce serait stupide. Je constate qu'elle va s'imposer, devenir inévitable. On peut être résigné au point de se faire tondre comme des moutons, mais la classe dominante en voudra toujours davantage,  la logique des dominants ne connaîtra pas de limites. C'est le seul et unique problème. Je répète: la logique des dominants ne connaîtra pas de limites, le fascisme est une de leurs options.  Et on ne voudra pas crever comme des bêtes. Beaucoup préférerons crever comme des hommes. Les partis politiques de gauche sont malheureusement inopérants dans notre situation historique. Je le déplore.

Je ne sais pas si la perspective de crever est tellement mobilisatrice. Vous n'avez rien d'autre à nous proposer ? Mais si le coeur vous en dit, c'est votre liberté.

Comment peut-on être aussi bête et malhonnête à la fois? C'est un des nombreux mystères de la nature. 

Vous avez encore beaucoup à apprendre.

Et Labûche fit un pet discret. Un pet d'ecclésiastique. Amen.

Le proverbe dit qu'on ne peut tirer un pet d'un âne maure.

Faire des propositions à la fois crédibles et désirables: c'est ce que je dis depuis des mois.

 

Pour la statue, c'est facile: il suffit d'enlever du bloc de marbre tout ce qu'il y a en trop. (La principale difficulté étant de s'arrêter à temps...).

 

Le problème n'est pas "violence ou non violence" mais: est-ce que le peuple sait où il va ? (S'il le sait, la question de la violence ne se posera même pas). "Quand une idée s'empare des masses, elle devient une force matérielle." (Marx). Le problème étant qu'une idée fausse peut s'emparer des masses, cela est arrivé.

Vu et savouré. Ça me rappelle la brillante tactique de Jehan le Bon à la bataille de Poitiers..

Rien à voir avec votre référence idiote. Ce n'est pas de la tactique, c'est un constat.  On connaîtra le chaos.  C'est l'imbécilité de votre caste qui nous mène dans le mur.

Bisous.

 

Á la réflexion, c'était plutôt Azincourt. Notez qu'à Poitiers, ce n'était pas mal non plus. Et ça nous a valu la création du franc. Hélas, pauvre franc, où donc es-tu, asteure ?

Cher Vingtras,

Je suis convaincu que la plupart des dirigeants du Front de Gauche sont abonnés en Mediapart. Par conséquent, ils ne peuvent déclarer qu'ils n’étaient pas informés des préoccupations des amis et des militants sur l'avenir du FDG.

Je commence à croire qu'ils sont aussi une autre partie de cette caste politique et maudite et n'ont pas l'intention d'être qui organise (sauf dans ses discours enflammés) les changements profonds qui nécessitent le pays et en Europe.

 Demain, ce qui est plus probable, le fascisme imposé par l'oligarchie et de ses laquais en France et dans le reste du continent, va conduire l'État avec ses respectifs pouvoirs, il ne serait pas de notre faute de nos membres ou des amis de la Gauche , mais sera effectivement cela de ces « permanents » de l'opportunisme.

Mélenchon nous dit que le PS a quitté quand il a réalisé qu'il était impossible de changer son parti de l'intérieur. Aujourd'hui ou demain, on va nous dire que sa victoire ne pouvait pas l’atteindre avec la Révolution Citoyenne en raison de ses « compagnons de route » qui préféraient manger la bonne soupe au lieu du pain du pauvre.

Sur le PC, la force la plus importante du FDG, lorsqu’il arrêtera de se battre pour faire partie de la caste au lieu d'organiser les futurs combattants contre le fascisme, alors il aura vraiment mérité le respect qu'ils corresponderait.

Pendant ce temps, avec tout le respect dû, ils devraient partir au diable !

Ça me rappelle les mouvements gauchistes issus de 68 : on n'était jamais assez à gauche pour eux, les gens qui travaillaient "allaient à la soupe", ils s'animaient en d'interminables réunions autour de leurs nombrils, ils étaient prioritairement anticommunistes, dénonçaient la CGT qui enfûmaient les prolos avec l'aide du PCF... Ils ont terminé en cultivant leurs salades au PS rejoignant la droite dans une idéologie commune : le libéralisme, extrémistes comme ils l'avaient toujours été.

Aujourd'hui on ne peut plus rêver le PS n'est pas réformiste, encore moins révolutionnaire d'ailleurs pour lui la lutte des classe n'existe pas.

Ce que vous dites est auto-contradictoire: vous avez remplacé le PC et la CGT par le PS, c'est tout! Et c'est la règle sur Médiapart.

Vous proposez la révolution? Ouais. C'est ça. On va se retaper un XXe siècle pour vous faire plaisir!

Maintenant c'est vous qui rêvez à l'avenir radieux.

 C'est ça. On va se retaper un XXe siècle pour vous faire plaisir! Sourire 

Un dénommé Thierry Herman quitte le Front de Gauche après huit ans de militantisme... Il votera socialiste ... (ça, c'est drôle)

Sauf que,  comme relevé dans les commentaires, le FDG n'existe pas depuis huit ans.

Bon, ça fait plaisir aux distingués camarades socialistes présents ici, notamment Ducon Melchior, qui vient comme d'hab jouer les trolls, mais à part ça, franchement, des intentions de M. Herman, on s'en fout...

Que voilà un bel exemple de tolérance, d'élégance raffinée "Ducon melchior" joli, ça c'est de l'argument...Cela rejoint les ceusses qui se servent de mon nom pour ironiser niaisement....

L'élégance raffinée de M. Cahuzac face aux ouvriers de Florange, aux chômeurs et aux précaires, forcément moins élégants...

 

Justifier l'insulte, l'intolérance ou l'anathème qui semblent vous caractériser par les errements d'un ministre relève ,de mon moint de vue d'une mauvaise foi flagrante...

J'ai cru comprendre qu'il avait dit qu'il quittait le FdG après 8 ans de militantisme. Il n'a pas dit militantisme au Front de Gauche (ou j'ai mal lu).

Ducon Melchior, qui vient comme d'hab jouer les trolls,

Je vous remercie de vos gracieusetés, elles réjouissent le coeur et sont de bonne augure pour l'union de la gauche. L'humain d'abord, comme d'hab. Mettez-vous en rapport avec Polig, le brillant tacticien. L'union fait la force.

L'union de la gauche ? Sauf que le PS n'est pas à gauche...

Au fait, augure est un mot masculin. Bien la peine de jouer les donneurs de leçons...

Augure est masculin*, en effet. Je bats ma coulpe à grands coups de sabots.

 

"Le moindre solécisme en parlant vous irrite,

Mais vous en faites, vous, d'étranges en conduite."

 

* plus exactement, ça vient du neutre (augurium); c'est un masculin de complaisance... Mais je vous donne acte. Cela fait plaisir de voir comme notre gauche dite de la gauche est attachée aux valeurs académiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non il existe depuis 2009 - en gros -  voir autre blog  - et le Front de gauche se pétera la gueule en 2014 ...

5 ans est la durée de vie d' une organisation politique qui ne donne pas d' intentions supplémentaires , d' étapes supplémentaires :

les congrès futurs du PG , PC vont donner un statu quo et dans un an , le Front de gauche se prendra deux belles tôles aux municipales puis européennes

et au 2ème tour , pour éviter le passage à l' UMP ou au FN on y ira tous voter PS , comme Mélenchon nous l' a demandé le 22 avril à 20h07

Gavroche : encore une personne qui se cache pour parler -   pas très beau

Mais on se doute qu' il s' agit d' une référence au journal du PG-jeunes ...

Appartenant aux 25 % de la gauche du PS (allez y, feu, tirez les révolutionnaires du clavier!!!) je rève d'un grand Parti de Gauche comme Jean Poperen en avait dessiné la perspective. Le moment ne semble pas venu, et l'animosité qui règne à notre encontre de la part de ceux qui, hier encore étaient des nôtres ne me paraît pas de bon augure...

Je salue le courage de l'auteur de ce billet, "s'attaquer" au FDG ici c'est prendre le risque de bordées d'injures....

En même temps ça permet d'avoir en temps réel des indications sur l'évolution du moral du du Front de Gauche. Évolution d'ailleurs diversifiée.

Joel , où milites tu ? Quelle région ?

Drôme provençale section de Nyons...

La question est de savoir comment faire pour gauchise le PS ..

un parti tout autant ressemblant à un conglomérat d'apparatchick, et des militants de base, à la limite méprisés ...

Et n'est pas simplement, l'existence de ce type d'organisation , les partis, ce qui serait en cause, des organisation calquées et reproduites copiercoller ...

Faites comme le mainstream médiapartien: faites une croix sur le PS. Allez-y hardiment, ça vous fera du bien, et à lui, ça ne lui fera ni chaud ni froid.

Si vous saviez à quel point , cela m'indiffère ..le chaud le froid ... Votre certitude est l'art des faiseurs de moutons ...

 mainstream médiapartien, c'est quoi ce truc ?

C'est quoi, ma certitude ?

Le mépris des militants existe dans toutes les organisations - la violence également -  elle est très forte dans les petites organisations ( npa - pg ) où tous les arguments , même les plus vils et personnels , sont bons pour descendre ton voisin -  je n ai pas évoqué cela directement dans le"billet" , mais puisque tu parles du mépris au sein du PS , les organisations du Front de gauche n ont rien à envier sur ce point , d' autant qu entre organisations , on observe souvent concrètement un mépris des vieux PC sur les jeunes bobos gaucho PG GA et un mépris de ceux ci sur les vieux PC , stals et soi - disant machos ...   Triste front de gauche !

l'existence de ce type d'organisation

C'est bien là, tout le problème, du parti, à la coopérative politique.. je n'ai pas de solution miracle, qui l'a ? mais de toute évidence, elles ne sont plus efficaces, comme elles ont put l'etre .. FDG, PS, EELV ... ( j'en ai subit la mm) ...

Les sachants contre les volontés citoyenes, et de ce qu'il existe encore, mais jusqu'à quand ?

Un bon exemple de pb organisationnel de ce genre:

http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/1109-pourquoi-j-ai-quitte-le-parti-travailliste.html

Si ça peut consoler, c'est partout pareil.

Merci Jacques, en dehors de EELV, je l'ai connu à la CF.T .. c'est dito tout pareil ..

Les structures pyramidales, c'est le mal de nos régins occidentales, nous avons beau jeu de nous dire laics et républicains, depuis le Colbertisme central sous Louis XIV qui s'est mutté en jacobinisme, mis en évidence par Tocqueville de ce danger là .. En bref, nous sommes tous atteinds, pour le plus grand nombre par les théologies et pensées monothéistes vieilles de 2500 ans, quoi qu'on en pense

Du père éternel au président providentiel .. l'envie d'intervenir en politique sur la base de conviction, entraine ces conflits internes et déhumanisés, pour pourvoir gravir les marches du podium, afin d'etre en mesure d'intervenir réellement. Tout ce montage en concept aussi vieux que le monde, à son origine bien avant. Il est constaté, que les clans des primates qui nous sont les plus proches, chimpanzés, fonctionnent de cette façon, toutes comparaisons gardées. Des systèmes viables à petite échelle, mais qui ont engrangés au court de cette longue histoire, les oligarchies et schémas que l'on connait

Cette crise, devrait faire emmerger de nouvelle façon d'opérer, pour ce faire il faudra sacrément se remettre en cause, moi autant que les autres

De la crise des égos aux égaux ... KLe collègiale est un début de piste, mais nos conditions humaines font que ce n'est guère aisé de metre en place.

Bien à toi Jacques .. ( c'est pas une thèse... juste un rebond d'idée qui me traverse l'esprit)

Une dernière provocation pour la route:

Marine:    Vous pouvez  déjà de commander la confection de nos futurs  uniformes.

Soit dit en passant: À quelle adresse doivent être envoyées des lettres anonymes? J'ai écrit la liste, mais il faut supprimer certains « nouveaux candidats » qui souhaitent intégrer « Le Front National».

N'oubliez pas que je n'ai jamais été de gauche, mais seulement un autre infiltré de plus dans les groupes extrémistes. En revanche (vous trouverez dans la liste ci-jointe), ceux qui ne méritent pas d’aucune clémence !

Il y aura une amnistie pour les chefs UMPPS?

Marina, nous voilà!

Doublon

C'est fou comme on est de bonne humeur, à l'extrême-gauche, en ce moment.

 

Le ressentiment tape comme une migraine.

Triste. Mais prévisible. Le "Front de..." et le "Parti de..." ce n'était pas exactement la même chose ni le même projet. Comment mener sur le long terme un compagnonnage entre éléments aussi dissemblables ? Dès le départ, le pacs était truqué.

On peut mettre de l'essence toute fraîche dans une vieille bécane, elle ne battra pas les records olympiques.

Mais vous êtes bien imprudent de tenter de dire ici ces choses-là. Il est bien connu que seul le PS est parcouru de contradictions et de querelles intestines destructrices... Bonne chance.

Et respect par ailleurs à tous ceux qui y croient.

Ne confondons pas le Front de Gauche qui travaille sur le terrain et le Front de Gauche qui déblatère au Club Médiapart.  (En tous cas moi, je ne les confonds pas).

 

La gauche "ordinaire" et la gauche "supérieure" (FdG comme 100%) connaissent des débats internes, des divergences, voire des contradictions. La différence, c'est que dans le vieux pot où on fait la meilleure soupe, ces discussions aident à une meilleure perception  du réel et à une meilleure approche du possible, tandis que chez les sectaires et les doctrinaires elles ne sont qu'un signe du délitement  que le cours historique leur promet et des déchirements qui sont leur mode d'existence naturel et accoutumé..

 

Salut et fra-ter-ni-té !

Disons que la ligne de fracture se situe entre la gauche à projets et la gauche à rejets. Je me garderai bien de faire l'amalgame. Une récente conversation avec un militant de proximité me conforte dans l'espoir que les premiers l'emporteront. Mais je n'irai pas jusqu'à mettre ma bobine sur une liste. Il n'y a localement que des coups à prendre, tant la galaxie de gauche est torpillée par ses détestations microparticulaires réciproques. De bien meilleur(e)s que moi s'y sont brûlé(e)s.  Et la droite tendance "obtus-bornés-serviles" l'a emporté par défaut. "Danser sur les ruines" comme l'écrivait la mignonne Milana Terloeva.

"Ne confondons pas le Front de Gauche qui travaille sur le terrain et le Front de Gauche qui déblatère au Club Médiapart.  (En tous cas moi, je ne les confonds pas)." Nous dit Melchior Griset-Labûche. 23/01/2013, 15:46

 N’ayant pas de travail de terrain aujourd’hui, et n’en déplaise à Melchior et à son don de double vue, un reste de gène de roi mage sans doute, je vais continuer de commenter, déblatérer dirait il, jusqu’à ce que le maître de ces lieux me dise d’en partir, ou que ma soupe soit prête.

J’ai lu dans un des commentaires que le Front de gauche n’aurait pas conscience d’une possible évolution de la contestation vers la violence. Que nenni !

 Ce thème a déjà été abordé de nombreuses fois par Jean Luc Mélenchon souvent en réponse à des journalistes qui pensent que c’est le médecin qui fait les malades et le pompier qui met le feu, la dernière fois lors de son interview chez France Inter le 20 janvier 2013.

Ici : http://www.dailymotion.com/video/xwwnes_tous-politiques-jean-luc-melenchon_news

 Je résume en faisant appel à mon souvenir. A une question d’un journaliste lui reprochant de faire le lit de l’extrême droite et de la violence en s’opposant à la casse sociale du gouvernement PS, JLM lui répond, que c’est justement en donnant un support politique aux revendications sociales qu’on peut tenter de rester dans un système démocratique sans violence, basé sur les élections.

Mais et cela c’est moi qui le dit comme d’autres ici, il y a une limite, et à la violence institutionnelle qui se développe répondra tôt ou tard une violence de la rue. 

Oui, mais attention, vous "déblatérez", Ducon Melchior, lui "analyse" ...

Il faut dire que pour la majorité des militants PS, tout baigne. Et il n'est pas question de donner le pouvoir au populo... Nous ne sommes tout simplement pas du même monde. Nous sommes les manants qui vivent de l'autre côté du périph.

La "violence" de la rue ? Ils ne se rendent même pas compte à quel point elle est limitée, en comparaison de celle, écrasante, du libéralisme, même à la sauce socialiste...

À propos de "manants", il faudra que je vous en raconte une bien bonne sur la bataille d'Azincourt, et la brillante tactique de votre copain Polig. Faites-m'y penser à l'occasion (là, jépatroltan).

Exemple de casse sociale organisée par le gouvernement socialiste, avec la complicité de la CFDT et du MEDEF. Par Gérard Filoche qui n'est pas au Front de Gauche mais au PS, une analyse complète de l'accord interprofessionnel du 11 janvier 2013, sur son blog.

http://www.filoche.net/

voir aussi

Le Monde Diplomatique, Martine Bulard :Droit social à la moulinette

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2013-01-17-Droit-social

cité par Tobold sur un autre fil.

à Dianne (17 h 30)

 

Je ne crois pas à la ligne de fracture entre « gauche à rejets » et « gauche à projets ».



Même la gauche la plus timide (le réformisme d’accompagnement, Cahuzac, Baylet…) est une gauche à la fois de rejets - de certaines des aspérités de la société telle qu’elle est - et de projets (correspondants).



Même la gauche la plus « extrémiste » est à la fois une gauche de rejet (global: de toute la société existante) et de projet (de substitution, quoique le brouillard envahisse les perspectives depuis la Chute du Mur).



Je vois plutôt une opposition entre réalistes et non-réalistes.



Les non-réalistes (aux deux extrémités de l’éventail: les « accompagnementistes » tout comme les « substitutionnistes ») se refusent à prendre en compte les rapports de forces entre les deux classes antagonistes et le jeu subtil de la lutte des classes. Les uns oublient cela purement et simplement, les autres abandonnent la proie - la lutte des classes réelle - pour l’ombre: une sorte de représentation théâtrale, de reconstitution historique carmagnolesque..



Les réalistes, eux, qu’ils visent la transformation sociale par des réformes ou par une révolution,  s’emploient à mettre en œuvre le précepte de Jaurès: « partir du réel pour aller à l’idéal », ou, si l’on préfère la formule léniniste, à subordonner leur action à « l’analyse concrète de la situation concrète », afin de se mettre en mesure  d’avancer des propositions dont les objets  soient à la fois crédibles et désirables.


C’est le développement et l’unité des courants réalistes ( réunis autour des réponses à apporter aux « quatre urgences« ) qui peut réellement changer les choses. Me semble-t-il.

Vous oubliez le courant imbéciliste dont vous êtes une des gloires les plus respectées.

Tiens, vous étiez là, mon p'tit ? Ma gloire rejaillit sur vous, et c'est bien l'essentiel.

Ah, on reconnait là la naturelle suffisance du démuni de l'intellect que vous êtes. Vous êtes vain, mais vous êtes content de vous, c'est bien là l'essentiel. Petit ludion dérisoire.

Je vois plutôt une opposition entre réalistes et non-réalistes.

Votre formulation est intéressante :  elle renvoie à la détestation des "pragmatiques", et donc au rejet, par ceux qui pensent que les projets suffisent sans tenir compte du contexte. Reste le réel de tous les réels : la mobilisation. Et là, ça devient compliqué.

L'opposition réalistes/non-réaliste est un sophisme pratique pour décrédibiliser le "rêveur" ou le "bisounours" dont on nous bassine l'esprit de plus en plus depuis quelques temps.

Aucune avancée de l'Homme ne s'est faite sans "imaginer" ou "rêver" la différence. Jusque dans le domaine scientifique où une récente conférence du Prix Nobel 2012, Serge Harroche (évoquée sur le fil de Joël Martin), nous rappelle que beaucoup de découvertes on eu lieu en étant précédées de pensées "non réalistes" par rapport à l'état des connaissances de l'époque. Ce fut le cas d'Einstein et de bien d'autres qui ont "imaginé" des impossibilités probables avant d'en chercher la preuve par A+B.

Sans l'appel à l'intuition et à l'imagination, la mécanique quantique n'aurait jamais vu le jour et des vues "non réalistes" n'ont été confirmées que des années plus tard par calcul et/ou expériences. Il en est de même pour ce qui est du monde à venir et de l'organisation sociale à trouver.

http://www.academie-sciences.fr/video/vdefi080113.htm

En attendant, le principe de "réalité s'applique mais ça n'est pas un horizon indépassable.

Quant à la mobilisation, je suis bien d'accord, mais à la manière évoquée dans ce billet, c'est à dire par une présence à soi et une appropriation du récit.

http://blogs.mediapart.fr/blog/alexis-flanagan/230113/l-effort-d-imagination-que-signifie-la-presence-soi

" ça n'est pas un horizon indépassable."

Tout à fait. Faire preuve d'imagination implique quand même de prendre en compte le réel ici et maintenant pour tenter de projeter, de se projeter...

Maintenant on peut questionner aussi la valeur prédictive des intuitions et des fulgurances... Ainsi de ce monde du futur "imaginé" en des cervelles littéraires fécondes. Le réel d'aujourd'hui se conformant aux anticipation datant d'un siècle, je ne suis pas sûre, du point de vue urbain par exemple, que l'humanité y ait gagné quelque chose.

La valeur prédictive des propositions peut avoir des effets délétères car elle stérilise en quelque sorte la pensée en action.

Comment nos formidables architectes en sont-ils encore à bâtir leurs projets à partir des propositions futuristes du XIXe siècle ? Des mouroirs sociaux, des machines à déshumaniser... N'y a-t-il vraiment aucune autre possibilité que ces entassements ?  Les plus doués, les mieux en cour pour nous vendre l'affaire l'habillent de jolies formules du style "faire habiter le ciel".*.. pour justifier des machins de 50 étages !

*Roland Castro

 

En ce qui me concerne (et Jaurès...) vous enfoncez une porte ouverte.

 

Partir du réel pour aller vers l'idéal, ça n'est certes pas sacrifier l'idéal. C'est se donner les moyens de l'atteindre.

 

Bien cordialement.

J'arrive tard sur le fil. En même temps, pas de quoi s'épancher tant c'est misérable.

Il me reste juste à remarquer : de là à voter PS au premier tour ! Faut être déprimé !

Ou alors prendre un coup de vieux et devenir plus conservateurCriant

Misérable: voilà bien de l'honneur. C'est ainsi qu'on traitait Mendès du temps du billet de 5 francs à l'effigie de Victor Hugo.

 

Oserai-je vous faire remarquer que si nous n'avions pas été aussi nombreux et misérables à voter Hollande au premier tour, Mélenchon et le FdG n'auraient pas eu l'honneur et l'avantage de venir au secours de la victoire (ce dont ils se glorifient aujourd'hui tandis que certains de leurs partisans tirent une tronche pas possible) ?

Ce qui importe est d'avoir une gauche qui soit au service du peuple-classe comme la droite l'est au service du patronat. 

Quand FH annonçait vouloir faire la guerre à la finance, il se plaçait à gauche... mais ce n'était que du verbe car il ne proposait ni nationalisation des banques , ni pole public bancaire au service des besoins sociaux, ni même séparation entre banques de dépôt et banque d'affaire.

Aujourd'hui, les banques se frottent les mains : la guerre de classe est gagnée. Eux empochent, nous c'est l'austérité surtout pour les jeunes qui arrivent...

 

 

Et donc le "peuple-classe" comme définition de ceux qui auraient en tout et pour tout le droit d'exister, d'imposer...Et les autres vivants, on en fait quoi ?

C'est un peu eugéniste, non ?

Dianne, Je ne sais comment pouvez-vous faire une telle lecture.

Rappel le peuple-classe ce sont les 99% sous le 1% dominant et prédateur.

Eugénisme renvoie au biologique alors que j'évoque le social et l'éconoque à travers une perspective politique qui transforme le peuple-classe en-soi (objectif et dominé) en peuple pour-soi parvenu à l'état de nation-classe.

La réduction de l'oligarchie et de la classe dominante au plan de ses pouvoirs de domination pas de sa vie physique laisse place à plus de démocratie et à plus de social donc plus de justice sociale et plus de cohésion sociale.

Passionnant, merci.

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