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May

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Vérification des faits ("fact checking") sur les élections grecques...

Un seul graphique provenant de l'excellent blog d'Olivier Berruyer permet de démontrer l'intense manipulation observée dans les médias, et même sur Mediapart, autour des élections grecques.

Le premier parti est celui des abstentionistes : 35%, 37% si on ajoute les bulletins blancs.

Les néonazis "n'obtiennent que" 4% des inscrits même si c'est déjà trop.

Arrêtons le délire ! Et observons plus avant...gâce à deux blogs d'abonnés :

http://blogs.mediapart.fr/blog/mehdi-zaaf/080512/fil-dactualite-lapres-election-en-grece

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-laure-veilhan/080512/vers-un-gouvernement-de-coalition-des-forces-anti-memorandum-en

L'angle mort de Mediapart

Mediapart a, comme tout média, son angle mort. Les élections françaises et grecques du 6 mai permetttent de le préciser : l'incapacité à percevoir la construction d'une alternative politique et économique à gauche. Syriza et Front de gauche en font, de la même façon, les frais. Les angles de vue choisis pour rendre compte des élections grecques sont consternants : sortie de l'Euro et parti néonazi.

Pour un suivi de ce qui se passe en Grèce :

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-laure-veilhan/080512/vers-un-gouvernement-de-coalition-des-forces-anti-memorandum-en

http://blogs.mediapart.fr/blog/mehdi-zaaf/080512/fil-dactualite-lapres-election-en-grece

Pour un point de vue sortant, un peu, du cadre :

http://blogs.mediapart.fr/blog/thierry-ternisien/080512/democratie-inegalites-et-austerite-une-combinaison-impossible

Démocratie, inégalités et austérité : une combinaison impossible

Henri Regnault publie depuis le début de la crise une lettre très intéressante sur le site du CEIM (Centre d'Études sur l'Intégration et la Mondialisation) [1]. Après les élections françaises, dont on parle beaucoup et bien sur Mediapart, et les élections grecques, dont on parle peu et mal, je propose à votre réflexion ce texte paru dans la lettre n°18 de décembre 2011 qui me parait bien éclairer la situation présente.

Les économistes adorent les maths. L’algèbre a le plus souvent leurs faveurs, férus d’équations qu’ils sont, dans leur frénésie à prendre leur discipline pour une science…pourtant incapable d’accoucher d’expériences reproductibles et de lois atemporelles.  Mais ils ne dédaignent pas non plus la géométrie : leur figure préférée est sans doute le triangle et le nirvana géométrique de l’économiste est bien sûr atteint avec le triangle d’impossibilité[2]. On entend par triangle d’impossibilité une situation où trois éléments sont incompatibles entre eux et dans laquelle on ne peut combiner que deux éléments en excluant le troisième.

La gestion de la crise de la dette souveraine des pays développés me suggère un nouveau triangle d’impossibilité mais dont le champ analytique dépasse largement l’économie pour se situer dans la sphère globale des sciences sociales.  Les trois sommets de ce triangle sont l’austérité, les inégalités et la démocratie.

Et la Grèce ?

Impossible ce matin de trouver le résultat final détaillé des élections grecques pour que nous puissions nous en faire nous-mêmes une idée précise.

Alors même que la pression des bourses semble se déchaîner nous ne disposons pas des faits sur lesquels elle s'appuie.

 Heureusement des abonnés de Mediapart sont plus efficaces :

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-laure-veilhan/080512/vers-un-gouvernement-de-coalition-des-forces-anti-memorandum-en

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-laure-veilhan/060512/premiers-resultats-des-elections-legislatives-grecques

http://blogs.mediapart.fr/blog/mehdi-zaaf/070512/grece-les-vraies-elections-du-6-mai

http://blogs.mediapart.fr/blog/mehdi-zaaf/080512/fil-dactualite-lapres-election-en-grece

 

Ajoutés en fichiers joints 3 graphes très clairs provenant du blog d'Olivier Berruyer : http://www.les-crises.fr/desinstallation-democratie/ (9 mai 17 h 15)

 

Attention, Hollande peut encore perdre

L'appel idiot au vote utile revient en boomerang sur ses auteurs. En ayant favorisé le vote Front national, il a fait des thématiques de celui-ci le coeur du débat du second tour. Oubliant de s'adresser aux millions d'électeurs de Mélenchon, Joly, Poutou et Arthaud, Hollande privilégie ceux de Le Pen et se laisse entraîner sur le terrain favori de Sarkozy : l'immigration. Ce dernier en profite pour récupérer, avec sa diabolique ambiguité habituelle, le thème de la protection des frontières et de la nation contre "l'afflux d'immigrés" (et en arrière plan mais sans insister contre l'invasion commerciale). Quant au 1er mai il prend en otage la journée au nom du "vrai travail" alors que Hollande la déserte et que les syndicats assurent le "minimum syndical". Tout cela ne sent pas très bon et pourrait conduire à une très mauvaise surprise le 6 mai...

Pour un "1983 à l'envers"

La situation économique dans la zone Euro se tend à nouveau, juste avant la très probable victoire de François Hollande. Le "programme" du candidat du PS n'est pas à la hauteur de la situation, contrairement à celui du Front de gauche.

Nous pouvons cependant, dès maintenant, déceler quelques inflexions dans le bon sens et parier sur la possibilité d'un "1983 à l'envers" qui verrait Hollande arriver au pouvoir avec un programme modéré qui se radicaliserait face à une situation de blocage austéritaire en Europe.

Pour cela l'envoi du plus grand nombre possible de députés Front de Gauche à l'Assemblée sera une garantie et, dans ce cas, un vote vraiment utile...contrairement à celui du premier tour qui a remis sur le devant de la scène un Front national qui était en train de la quitter.

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