Sun.
27
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Le dernier mot...

Dialoguer via Internet reste pour moi un exercice toujours surprenant. Spontanéité, apparente, de l'échange verbal sans le soutien, si précieux, du langage non verbal. Traces durables de l'échange écrit avec le risque immédiat et durable associé si bien décrit par la citation suivante : « Chaque fois que vous écrivez un texte et que vous l’envoyez dans le monde et qu’il devient public, chacun est évidemment libre de faire avec lui ce qu’il lui plait, et cela doit être ainsi. Je n’ai aucun problème avec cela. Vous ne devez pas essayer de garder la main aujourd’hui sur ce qu’il peut arriver à ce que vous avez pensé pour vous-même. Vous devez plutôt essayer d’apprendre à partir de ce que les autres en font. ».

 

Après m'être essayé, à tort, à poser quelques règles ou principes , après avoir observé avec intérêt d'autres tentatives et les échanges qu'elles ont suscités, un seul principe me paraît suffire : "Se garder de chercher à avoir le dernier mot".

 

Suis-je d'ailleurs sûr, en écrivant ce billet, de ne pas tomber dans ce travers "avoir le dernier mot" ?

 

Tous les commentaires

Bien sûr que non, puisque voici un commentateur pour s'en emparer, provisoirement j'espère. N'oublions pas que chaque dernier mot nous rapproche de notre dernier souffle.

Cher Thierry, pour vous éviter de vous auto-accuser de dire le dernier mot, j'ajouterai les miens: - Ne dites pas que vous avez fait des erreurs, on vous le pardonnera deux fois moins et on vous harcèlera sans discontinuer. - Ne cherchez pas à discuter des modes de fonctionnement sur ce média chaud, vous vous ferez engluer dans les dysfonctionnements que vous espériez contribuer à élucider ou à apaiser. - Restez dans votre Blog tranquille, en évitant au maximum les interactions avec les autres. - Faites ce que vous avez envie de faire, en respectant évidemment les règles d'éthique et de bienséance. - Never complain, never explain (suggestion de Melchior)

Pardonne-moi, Art, j'avais pourtant décider de ne pas me mêler de tout ce "Meta-Club" actuel avec conseils, notices, manuel de savoir-échanger et autres modes d'emploi, mais dans ta troisième recommandation: "Restez dans votre Blog tranquille, en évitant au maximum les interactions avec les autres.. .", je vois surgir l'ombre d'un malentendu récurrent: pourquoi serait-on plus tranquille dans SON blog, comment peut-on y éviter les interactions avec les autres.... et surtout pourquoi en tenir un si on veut éviter toute interaction ? Est-ce à dire que dans SON blog on reste maître de la parole et que, comme on a initié le fil (et donné le premier mot) on doit aussi au bout du compte... avoir le dernier ? Ne prends pas mal mon intervention (je te sens plutôt fragilisée et susceptible sur tout ça ces derniers temps), mais c'est toujours cette bonne vieille image du "chez soi", du "salon où l'on reçoit" que je continue de réfuter parce qu'elle escamote l'idée-même du dialogue, de l'échange, de l'enrichissement par le débat. Pourquoi tenir un blog si on veut "éviter au maximum les interactions avec les autres"? Honnêtement, je ne comprends pas. Je ne vais bien sûr pas te ressortir le coup des cahiers à spirales qui sont faits pour être noircis sans être jamais ni exposés ni contredits. Pour moi, un blog, c'est autre chose. Une fois publié, ce qui y est écrit devient ouvert, public, soumis au dialogue comme à la critique, même si au bout du compte on en est forcément un peu dépossédé. Peut-être est-ce même pour cela au fond qu'on l'a fait: le lâcher, le sortir, s'en déposséder ? Je ne sais pas. Mais le soumettre aux autres, au moins ça, sûrement... "Faire confiance à l'intelligence de l'autre", avait dit je ne sais plus qui sur je ne sais plus quel fil, et j'avais trouvé cela très juste. J'ajouterai "frotter sa propre expérience, son propre vécu ou ses propres opinions à ceux des autres", pour apprendre, s'enrichir, évoluer... Je te souhaite, ainsi qu'à tous les autres qui croisez par ici, une très bonne soirée...

Mon petit Grain, je faisais de l'auto-dérision.Car sur mon Blog, je n'ai pas été très tranquille ces temps derniers, comme tu as pu le remarquer. Et je n'ai pas évité les interactions avec les autres, waouh . Peut-être même les ai-je trop cherchées ;o) Donc ce "précepte" est à prendre - vraiment - au second degré. En revanche, j'aime beaucoup le précepte suggéré par Melchior No complain, no explain , que j'ai adopté.

Ah bon ? Alors j'avais mal compris. Sorry !

Je verrais plutôt la volonté d'avoir le dernier mot intervenir dans les querelles, scènes de ménage ou autres. Ce qui est plutôt rare, actuellement, dans le Club. Mais pas cette difficulté bien humaine qu'il y a à se résoudre à ne pas revenir, au risque de déclencher une polémique ou un prolongement inutile, quand on a l'impression de ne pas avoir été compris. D'accepter de rester sur l'insatisfaction d'un mal-entendu.

Cela me semble très sage, je vous rejoins : "'accepter de rester sur l'insatisfaction d'un mal-entendu.", je rajouterai : se faire à l'idée qu'on ne comprensd pas tout ; cela apprend entre autre à lâcher prise, ce qui n'est pas se soumettre (car cette affaire - la non-soumission - est tout d'abord intérieure, non ?)

Le jeu sera de ne pas être le(la) dernier(ère) à commenter ce billet !

.

Le dernier mot:
Dialoguer via Internet reste pour moi un exercice toujours surprenant. Spontanéité, apparente, de l'échange verbal sans le soutien, si précieux, du langage non verbal. Traces durables de l'échange écrit avec le risque immédiat et durable associé si bien décrit par la citation suivante: «Chaque fois que vous écrivez un texte et que vous l’envoyez dans le monde et qu’il devient public, chacun est évidemment libre de faire avec lui ce qu’il lui plait, et cela doit être ainsi. Je n’ai aucun problème avec cela. Vous ne devez pas essayer de garder la main aujourd’hui sur ce qu’il peut arriver à ce que vous avez pensé pour vous-même. Vous devez plutôt essayer d’apprendre à partir de ce que les autres en font.».
Après m'être essayé, à tort, à poser quelques règles ou principes, après avoir observé avec intérêt d'autres tentatives et les échanges qu'elles ont suscités, un seul principe me paraît suffire: "Se garder de chercher à avoir le dernier mot".
Suis-je d'ailleurs sûr, en écrivant ce billet, de ne pas tomber dans ce travers "avoir le dernier mot"?

Bien sûr que non, puisque voici un commentateur pour s'en emparer, provisoirement j'espère. N'oublions pas que chaque dernier mot nous rapproche de notre dernier souffle.

Le dernier mot, J'aimerais qu'elle dise le dernier mot. La nuit j'en rêve et c'est idiot. Si elle voulait Seulement me faire signe tout bas, Alors je ferais je crois Le dernier pas.
(d'après Claude-Michel Schönberg)

"Elle", c'est la mort. Elle n'a pas le dernier mot, mais le dernier geste. "Tchac !" fait la faux. Et le dernier pas va vers la tombe.

On pourrait détourner la chanson citée par Axel, en utilisant l'homophonie et la substitution d'identité. Au lieu que "elle" soit la mort, "elle" serait la vie, et les mots seraient les maux. Ce qui donnerait ceci: J'aimerais tant que ce soient les derniers maux ...... que nous nous infligeons sur ce média chaud Very optimistic ;o)

Je ne suis pas un obsédé du dernier mot, ni un hâtif du dernier souffle, ce sont, même, souvent mes proches qui me font remarquer que je me suis (encore) fait voler le dernier mot... je n'arrive pas à m'y faire, aussi loin que je me souvienne je reste avec l'impression, très subjective bien sûr, que la manie du dernier mot est une manie d'imbeciles... mais comme je commente le plus souvent en décalage je constate que mon commentaire est souvent le dernier... je n'en tire pas pour autant de conclusions désagréable pour ma propre personne car la satisfaction est déjà grande d'avoir éclairci pour moi-même ce que je pense. Quand par bonheur mes mots rebondissent en dialogue je m'en réjouis, dans le cas contraire, je les remets dans ma guitare. Le hors sujet et le malentendu me semble constitutif de tout débat de qualité, le dernier mot...peut-être, pour éviter les courants d'air. Serge Koulberg

L'art de la CONVERSATION : donner, recevoir, écouter, rebondir sur ce qui a été dit, faire briller la parole des autres, enchainer sur une idée qui nous plait, ne pas couper la parole, le plaisir d'etre ensemble, le plaisir d'arriver à un sujet complétement inatendu, l'humour, la surprise d'une intervention, faire parler les plus timides, ne pas rire des maladresses Olivier

100% d'accord avec vous, Olivier ! Et je crois me souvenir que ce n'est pas la première fois !

à propos... Dans cette construction, que je trouve très libre et ouverte, de cet espace dont nous nous approprions dans le projet de MédiaPart il y a un débat et des échanges qui en disent quelque chose sur la démocratie et la volonté -voire le plaisir- d'être ensemble et de cheminer ensemble. * Sur "le dernier mot" je pense que c'est peut-être là aussi un apprentissage que nous sommes -en tout cas moi- en train de faire. Souvent le dernier mot c'est une façon de ponctuer, d'affirmer, de dire "tout compte fait, c'est ça et pas autrement" ... le dernier mot peut être aussi une façon d'apporter un élément supplémentaire à la réflexion. On dit souvent que le dernier mot c'est pour le sectaire, le religieux, affirmer une toute puissance, ne pas pouvoir ou savoir lâcher prise ... * Au fond le seul "dernier mot" qui vaille c'est, me semble-t-il celui qui laisse la porte ouverte et qui autorise le doute, [il y a quelques mois les plus érudits des économistes, les plus puissants des politiques nous disaient où allait le monde, ce qu'il fallait penser et "supporter" du fait de leur politique et de leurs choix, ils avaient bien le "dernier mot". Quelques jours on suffit pour que tout ceci s'effondre et voilà les mêmes à la rescousse pour "réformer le système" et avoir un autre, mais toujours "dernier mot"]; certes il ne s'agit pas de ce dernier mot mais le discours officiel nous contamine ... il s'agit du nôtre celui de nous autoriser à ne pas avoir raison.

Comme je ne sais pas un "traitre mot'' du sujet, cher Thierry, et je vais me contenter d'un coup de Jarnac de derrière les fagots en citant Lewis Caroll: " Toute la question, dit Alice, est de savoir si l'on peut obliger les mots à signifier autant de choses différentes - La question, répondit Humpty Dumpty, est de savoir qui commande, un point c'est tout".

Joli...

. Lewis Caroll, maintenant ? . On n'est pas sorti de l'auberge ! . Mais l'idée n'est pas mauvaise... . jpylg

Nous sommes ici par la volonté du peuple, et nous ne sortirons de l'auberge que quand le loup sera sorti du bois, et biquette biquette de ce chou-là !

. Première fois que je trouve Melchior marrant, malgré ses innombrables efforts qui me semblaient désespérés. . Comme quoi on a toujours tort d'abandonner l'espoir. . jpylg

C'est ravissant (et tellement vrai, venant de la bouche d'un homme)...! C'est de vous, ou une citation ?

. " C'est de vous , ou une citation? Mithra-Nomadeblues . Comme il vous plaira. . jpylg

Non, je suis désolée, cher Jean-Paul Yves, je parlais à Melchior Griset-Labûche, de son dernier mot d'esprit.. mais bonsoir tout de même,

Cher jpylg voilà plusieurs fils sur lesquels vous êtes en train de vous enfermer dans des traits tristes et ennuyeux qui me semblent-il ne vous ressemblent pas, je vous invite à revenir parmi nous en toute simplicité. Cordialement Serge Koulberg

. Cher Serge, . Je vous semble donc triste et ennuyeux, depuis un moment, et vous donne l'impression de m'éloigner... . Vous n'êtes pas le seul à avoir ce sentiment ni à l'exprimer et croyez que je suis beaucoup plus attentif à ces remarques que, peut-être, vous ne le pensez. . Je le regrette, car mon intention n'est pas, contrairement à une impression tenace et très partagée, de gêner. Je voudrais d'abord rappeler à ceux qui sont dans le cas d'être gênés par mes interventions, qu'ils ont la possibilité de ne pas les lire. Il suffit d'apercevoir ma signature et de passer. . Mais, puisque vous vous adressez directement à moi, et au risque qu'on m'accuse, entre autres choses, de vouloir avoir le dernier mot, j'ai une forte envie de vous répondre. . Et je vais donc vous répondre en vous disant que j'ai déjà répondu. Il y a une autre personne que je gêne également qui m'a dit en substance la même chose, hier après-midi, dimanche, en ces ces termes et dans le fil intitulé : "quelle est notre liberté d'expression dans nos commentaires et nos billets ?" dont l'actuel fil où nous sommes semble un complément. . Ce monsieur me disait donc, qu'il aimerait beaucoup entendre ma musique personnelle si elle n'était pas noyée "dans le bruit assourdissant auquel (je l'ai) associée". . Je lui ai répondu, en m'excusant de ce qu'il pouvait y avoir de prétentieux dans ma réponse, que cette remarque avait été bien souvent faite à des musiciens novateurs et qu'il était très heureux que ceux-ci aient écouté leur voix intérieure plutôt que la voix de leurs faux amis. . Je ne vous empêche pas, mon cher Serge, d'écouter la musique qui vous plait et celle-là uniquement. . jpylg

J'ai lu votre réponse. Serge Koulberg

. Merci Serge, . Dernier mot pour dernier mot: je vais courir le risque : . C'est absolument prodigieux le nombre de conseils que je reçois. En réalité, c'est toujours le même et il est toujours bien intentionné (en tous cas, en ses débuts) : cela revient à me suggérer davantage de modération. . OK ! J'entends ! et je connais la phrase de Talleyrand : c'est exagéré, donc insignifiant. . Moi, je pense que c'est quand on exagère que l'on dit quelque chose. . Donc, j'exagère et j'ai envie de continuer à exagérer. Mais je n'exagère pas sans limite. Par exemple, une liberté que je ne m'autorise pas, c'est de donner des conseils à quiconque sur ce qu'il doit dire et sur la manière dont il doit le dire ? . Est-ce que j'exagère en rappelant cela ? . jpylg

Petit conseil de lecture : L'Art d'avoir toujours raison

. Schopenhauer. . Edition Mille et une nuits : Deux euros, environ. . D'autres conseils, peut-être ? . jpylg

Moins de deux euros. Tout était déjà dans le lien.

doublon.

. Merci Tata. . Un seul message suffisait. . jpylg

Vous vous trompez dans vos interprétations. Mon conseil de lecture ne vous était pas personnellement destiné. À vrai dire, je n'avais pas encore lu votre échange avec Serge quand j'ai recherché sur Internet une référence de l'ouvrage de Schopenhauer. Mais probablement que vous n'en croirez pas un mot : "Seuls les naïfs peuvent croire qu’une discussion vise à résoudre un problème ou à éclaircir une question difficile. En réalité, sa seule justification est d’éprouver la capacité des participants à désarçonner leur adversaire. L’enjeu n’est pas de vérité, mais d’amour-propre. Le beau parleur l’emporte sur le bafouilleur, le téméraire sur le timide, le fonceur sur le scrupuleux. Être de bonne foi équivaut à additionner les handicaps, le scrupule s’ajoutant à la circonspection pour alourdir la langue. Qu’est-ce que la bonne foi ? Une conduite d’échec, un véritable suicide… " Georges Picard

Je suis complètement d'accord avec vous, Anne Guérin-Castell. La personne de bonne foi est toujours naïve et c'est elle qui perd toujours. De même que l'on dit que ce sont les meilleurs, qui partent les premiers. Cependant, Marc Aurèle a dit aussi : "La douceur est indestructible". Ainsi, lorsque l'on se sait trop gentil, on peut aussi s'appuyer sur cette force là de la vérité de son amour, pour oser défendre sans plus de complaisance. Mais l'écueil restant toujours la fragilité, le risque est le durcissement du coeur qui se ferme, ou s'enferme dans la tristesse. Car il y a hélas toujours des prédateurs, qui sentent presque à l'odeur, la faiblesse, et viennent rôder autour : La peur du trop faible trop gentil se sent à une très longue distance... La seule solution pour le trop gentil , face à celui qui le cherche : Ne plus donner prise. Et c'est donc tout un art du langage, consistant alors à répondre, mais sans plus mordre à l'hameçon...

"Seuls les naïfs peuvent croire qu’une discussion vise à résoudre un problème ou à éclaircir une question difficile. En réalité, sa seule justification est d’éprouver la capacité des participants à désarçonner leur adversaire. L’enjeu n’est pas de vérité, mais d’amour-propre. Le beau parleur l’emporte sur le bafouilleur, le téméraire sur le timide, le fonceur sur le scrupuleux. Être de bonne foi équivaut à additionner les handicaps, le scrupule s’ajoutant à la circonspection pour alourdir la langue. Qu’est-ce que la bonne foi ? Une conduite d’échec, un véritable suicide…" Georges Picard
Chères Mithra et Anne, vous vous trompez si vous croyez ce triste cynique. Ce bon mot sonne si juste, on est tenté de le prendre pour argent comptant mais c'est parce qu'il évoque ce qui en nous a vibré le plus douloureusement en matière de dialogue et d'échange. En faire "une règle et une vérité", par contre, c'est tout simplement une erreur.
Une discussion, oui, cela vise bel et bien à résoudre un problème ou à éclaircir une question difficile. Le dialogue, l'échange, oui ça sert à construire, oui ça nous sort de notre état d'animal pour faire de nous des Humains.
Georges Picard ne devrait pas parler ici de discussion, mais de sa perversion. Appeler cette perversion "discussion", c'est au mieux du cynisme à moins que ce soit ce genre de snobisme de salon qui a eu cours au 19è je crois, et au pire, un contresens et une erreur, tout simplement.

…Ou bien une négligence, l’oubli des petites choses de la vie, celles qui font lien, celles qui ne se voient que quand elles manquent. Toutes les discussions ne sont pas des échanges, tous les échanges ne sont pas des dialogues, tous les dialogues n'aboutissent pas à des rencontres. Mais la rencontre, l'ouverture, l'inattendu peuvent être l'horizon des discussions. (pas pour Georges Picard semble-t-il).

Axel J, je crois qu'il y a malentendu. Mais qui mal entend ? Je ne sais plus. C'est l'embrouille à Minie.

:-) Malentendu pas vraiment, mais il y a de ces choses qui sonnent trop vrai, qui font trop mal, auxquelles on ne peut décidément pas, sans au moins essayer une dernière fois de réaffirmer un peu d'espoir, laisser "le dernier mot".

Axel, Fantie, c'était une citation de circonstance. Car il est des personnes avec lesquelles il est vain de discuter, d'essayer de dissiper un malentendu. Des interlocuteurs qui vous électrocutent.
Georges Picard (1945 -) manie l'ironie comme le faisait Schopenhauer (raison de plus pour le citer à cet endroit-là). Quelques-uns de ses titres, pour en donner une idée : De la connerie, Du malheur de trop penser à soi, Petit traité à l'usage de ceux qui veulent avoir toujours raison (d'où est extraite la citation), Le Génie à l'usage de ceux qui n'en ont pas.

Merci Anne (et Mithra donc) pour cette précision. Je l'avais pris au premier degré, déjà comme illettré qui n'a lu dans sa vie pratiquement que des bandes dessinées et de la science-fiction américaine, mais surtout parce que voici bien encore une preuve que le deuxième degré, les sous-entendus et autres subtilités, passent décidément très mal sur le Net.

Oui Axel, moi aussi je m'y laisse prendre parfois, souvent.

Bonjour Thierry, Je déteste le dernier mot et surtout de l'avoir.... C'est comme dans une partie de ballon, se retrouver avec le ballon et comprendre qu'il vous reste entre les bras,, que vous ne pouvez plus le renvoyer à un autre : quelle frustration ! En ce cas deux solutions : * le dégonfler et le mettre au fond de son sac. ** le lâcher comme un objet perdu en souhaitant qu’un quidam d'humeur joueuse le reprenne comme de rien en se baladant par là et le fasse rebondir. Les personnes accros au shoot du dernier mot me font songer au bourreau qui laisse la lame de la guillotine tomber. Imaginer tous ces cauchemars avec têtes décapitées … langues pendantes, yeux glauques d’effroi, et tous ses ami/es et allié/es vengeur/ses qui l' attendent dans tous les coins afin de ligoter ses mains jusqu’à l’au-delà de son dernier souffle. Ligoter ses mains à jamais … pour lui interdire le plaisir de caresser, de jouer du piano, de cueillir les fraises ou tendre les roses ou le poing.....

Na!

Newsletter
Je m'identifie