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Les agences de notation dégradent la note de l'ensemble de l'économie mondiale !
Nous y sommes.
Face au chaos grandissants sur des marchés qui à force de pratiquer le hold up ont créé la crise, les agences de notation, dont on ne dira jamais assez le rôle essentiel, néfaste et révélateur, dans ce chaos, viennent de franchir logiquement le dernier pas. La note de l'ensemble de l'économie mondiale est dégradée au niveau des obligations pourries.
Le système capitaliste dont les éléments prétotalitaires se sont cristallisés dans le néolibéralisme est enfin jugé par ceux-là même qui en sont parmi les principaux acteurs. Un système pourri qui comme tout totalitarisme échappe aux mains de ceux qui croyaient le piloter.
S'il n'y avait les dégâts causés aux vies et au monde, le ballet ridicule des "puissants" ces derniers jours ferait rire !


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Ce qui se passe est dans la logique du système capitaliste qui depuis les années 1980 a dérivé vers un véritable totalitarisme, visant comme les deux précédents à la création d'un homme nouveau mu par ses seuls intérêts (l'hypothèse de l'homo economicus étant démentie tous les jours par les actions solidaies et désintéressées des gens "de peu", il fallait bien tenter de créer ce monstre).
Il est quand même effarant, pour toute personne ayant eu la chance d'avoir eu des instituteurs puis professeurs censés, de constater qu'après avoir réduit la politique à la croissance du pib, on en soit arrivé à se soumettre à la dictature d'une dette publique créée par la privatisation des profits et la nationalisation des pertes, puis à celle de trois lettreset un signe d'agences de notation qui, loin d'êtrede simples thermomètres neutres, sont en fait un élément devenu clé aujourd'hui pour transférer les risques vers les plus pauvres et les états....
Il y a des pays non soumis aux agences de notation : ceux qui ne sont pas rentrés dans le modèle de la dette/ intérêts de la dette , ceux qui n'ont pas cédé leur création monétaire aux banquiers privés .
Pour ceux là , la meilleure notation qui soit réside dans la force de la monnaie et sa valeur .
Si l'économie du pays est trop faible et ses budgets trop déséquilibrés , le pays crèe une trop grande quantité de monnaie et sa monnaie se dévalue .
A l'inverse , si le pays suscite la confiance , la monnaie se renforce .
Il existe une exception à ce modèle : La Chine
La Chine est souveraine monétairement parlant (elle n'a pas cédé son pouvoir de création monétaire) , mais elle a arrimé sa monnaie au dollar pour se protéger des effets pervers de la politique monétaire américaine qui a pris l'habitude d'arroser la planète de sa monnaie , en en faisant la monnaie étalon . Cette politique avait pour effet de gommer partiellement les effets pervers de l'accroissement de l'endettement américain à l'étranger , puisqu'en faisant baisser le dollar , le coût des remboursements diminuait régulièrement .
La Monnaie Chinoise ne reflète donc que très partiellement la force économique du pays , ce dont se plaignent régulièrement tous les politiques, qu'ils soient européens ou américains .
Les rumeurs prétendent que la décorrélation serait très proche .. et le dollar est encore la monnaie de référence , mais pour combien de temps ???
Il semble que ses jours soient comptés de ce côté là .
Mais garder en mémoire cette citation me parait important dans le contexte actuel :
"Donnez moi le contrôle de la monnaie d'une nation, je n'aurais plus à me soucier de ses lois"
Mayer Amzehl ROTSCHILD .
Nous y sommes très exactement ..
et personnellement, pour moi ce n'est pas un système politique , mais un coup d'état réalisé par une junte financière qui s'avance masquée .
Le fait d'allouer les ressources donne effectivement TOUS les pouvoirs et les politiques n'ont que le droit de se renseigner pour savoir dans quelles conditions ils pourront bénéficier de la manne de leurs prêteurs .. Mais ce sont bien les prêteurs qui décident de ce qui doit être fait et comment .
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Sans doute, et vos remarques sont judicieuses.
Reste que l'envie de rire m'a passé en me souvenant qu'en ce moment ils sont quelques uns à se goinfrer et à s'en fourrer jusque là: l'archimême du capitalisme libéral et spéculatif reste la primauté absolue des profits privés contre l'intérêt général.
Oui mais l'indigestion et l'intoxication alimentaires semblent les menacer. Et comme en plus ils sont angoissés. Ils ne pourront bientôt plus que se voler entre eux. Laissons les se détruire et construisons un nouveau monde.
Bonne idée: mais permettez, si possible, qu'on les aide un peu à crever plus vite? Non :-)?
Ce qui se passe est dans la logique du système capitaliste qui depuis les années 1980 a dérivé vers un véritable totalitarisme, visant comme les deux précédents à la création d'un homme nouveau mu par ses seuls intérêts (l'hypothèse de l'homo economicus étant démentie tous les jours par les actions solidaies et désintéressées des gens "de peu", il fallait bien tenter de créer ce monstre).
Il est quand même effarant, pour toute personne ayant eu la chance d'avoir eu des instituteurs puis professeurs censés, de constater qu'après avoir réduit la politique à la croissance du pib, on en soit arrivé à se soumettre à la dictature d'une dette publique créée par la privatisation des profits et la nationalisation des pertes, puis à celle de trois lettreset un signe d'agences de notation qui, loin d'êtrede simples thermomètres neutres, sont en fait un élément devenu clé aujourd'hui pour transférer les risques vers les plus pauvres et les états....
Oui, bien sûr, comment ne pas voir cette évidence d'un système délibéremment perverti par des décisions remontant aux années 80, par des malfaiteurs aussi bien de droite que de gauche.
Et aujourd'hui quelle traduction politique donner à ces constats, comment interrompre cet épouvantable cercle vicieux, dont je ne vois pas qu'il tombera tout seul. Encore une fois, cet effondrement n'est pas une perte pour tout le monde, et au-delà des spéculateurs habituels voyez l'immense puissance financière de la Chine et sur quoi elle repose: imagine-t-on qu'ils se laisseraient ruiner, ceux là qui sont désormais les créanciers de la mondialisation?
@Thierry Ternisien
Mais le "système capitaliste " n'était-il pas condamné à dériver vers "un véritable totalitarisme" et peut-être bien pire, vers un système totalement totalitaire, dès l'instant où plus aucun système idéologique d'envergure n'a pu lui être opposé ? L'obsolescence du système communiste, à terme le condamnait. Comment aurait-il pu continuer à fonctionner sans son énergie motrice existentielle: la concurrence ? Cordialement
Certes.Mais n'oublions pas le capitalisme est à l'origine, via notamment l'impérialisme, du premier totalitarisme : le nazisme. Comme l'a démontré Arendt dans les Origines du Totalitarisme.
@Thierry Ternisien
Tout à fait ! Mais ne peut-on pas dire que c'est la montée en puissance du système communiste qui lui a donné un second souffle?
Cordialement
Le nazisme est une forme de socialisme comme le signale son nom NSDAP, Mussolini était un gentil socialiste, mais libre à vous de ré-écrire l'histoire.D'ailleurs la politique économique de l'Allemagne en ce temps là était celle d'un capitalisme d'Etat keynésien, la même que celle pratiquée par les sociaux démocrates ensuite. Et effectivement il s'agit de politique totalitaires ....socialistes, ce qui ne peut étonner que ceux qui pensent que c'est une bonne chose de décider pour les autres ce qui est bon pour eux.
Belle réécriture de l'histoire. Les supporters du capitalisme ont toujours refusé de voir dans le nazisme un de ses rejetons. Tout en reprochant aux marxistes de ne pas voir dans le stalinisme un enfant du communisme. D'un totalitarisme à l'autre le même mode de pensée, ou plutôt d'idéologie ou d'absence de pensée, opère. Ce qui explique qu'on puisse sans problème passer de l'un à l'autre. Vous semblez être un virtuose dans ce domaine...
Si les années 1980 marquent effectivement un tournant du modèle de société, ce n'est pas en créant un homo economicus, mais un homo financiarius.
L'homo economicus a été créé plus de deux siècles avant les années 1980. La révolution industrielle peut être considérée comme le big bang de création de l'homo economicus. Les mécanismes de solidarité et la condamnation de l'exploitation de l'homme par l'argent étaient liés à la religion. La solidarité par mutualisation s'est développé pour remplacer cette solidarité basée sur la religion. La disparition de la paysannerie s'est traduit par une rupture accrue avec la nature. Le développement du machinisme a déshumanisé la production agricole et manufacturière.
La deuxième guerrre mondiale a marqué l'avènement de l'homo consommatoris, la recherche de la quantité au dépens de la qualité, le culte de la performance, de la modernité, le dogme du progrès technique et scientifique comme permettant de dompter les lois de la nature.
A partir des années 1980 la science économique a été parée de l'image d'une science exacte, l'homme a cru qu'il pouvait supprimer les risques économiques comme il a cru (avec la pasteurisation, la stérilisation, la congélation, les désinfectants, le DDT, etc.) supprimer les risques de la nature. Le marché financier, comme méthode de gestion des risques par l'atomisation et l"'innovation financière" et par la modélisation sur des bases de mouvement aléatoire , est une méthode qui intrinsèquement, comme les loteries, concentre les gains sur un très petit nombre et répande les pertes sur les masses.
L'aberration de l'analyse des apprentis sorciers est que dans l'analyse des mouvements des liquidités, ils en sont restés à des théories physiques qui fondamentalement datent des années 1850 (elles sont fondées sur les analyses gaussiennes). Depuis l'analyse des véritables mathématiciens et physiciens a énormément progressé, mais les "quants" financiers qui se prennent pour des alchimistes brassent des centaines de millions de milliards de dollars avec des analyses que l'on peut presque caractériser comme du niveau de la technique des brouettes. Ignorant des théories comme la théorie du chaos et les analyses comme celles des fractales, il n'est pas étonnant qu'ils plongent le monde dans le chaos. Ce n'est qu'en les privant des leurs armes de destruction massive que l'on évitera les tsunamis financiers.
@ Geoges de Furfande
Un grand merci pour ce texte.
Hannah Arendt nous avait déjà, très bien mis en évidence tous ces aspects.
Son fils spirituel Noam Chomsky continue de manière remarquable !!!
"Un système pourri qui comme tout totalitarisme échappe aux mains de ceux qui croyaient le piloter. "
Le début de la décadence? Petite lueur d'espoir? mais encore... comme accepter ou se débrouiller avec tant d'angoisses fatales?
Quoi de commun entre l'"angoisse " de ces prédateurs qui continuent tout de même de se goinfrer; notre angoisse à nous, agents passifs et collaborateurs aveugles mais acharnés de ces prédateurs et l'angoisse latente des millions d'êtres humains voués à mourir de faim dans de contrées éloignées de nos yeux, comme si cela allée de soi, par la grâce du nouveau dieu notation ?
Votre analyse, cher Thierry, est implacable.
Ils [les politiques] ont donné leurs pouvoirs au Marché et maintenant le Marché les terrorise. Qu'ils s'en aillent tous !
En attendant quel spectacle donne toutes ces marionnettes !
Et bien, je ne suis pas du tout d'accord. Votre article est, desole du terme et au risque de vous choquer, completement a cote de la plaque.
On peut debattre longtemps du role des agences de notation. En pure perte et demagogie. Car la seule et unique reforme qui reduirait leur influence, c'est de supprimer toutes references aux notations des ECAI (terme prudentiel designant les agences de notation externes) dans les textes prudentiels des banques et compagnie d'assurance, et obliger banques et assurances de par le monde a faire leurs propres analyses pour calculer leur propres besoins en capital.
Force est de constater que ce n'est pas du tout la direction dans laquelle on va. Voir les textes relatifs a Basel III.
Et puis ce serait extremement dangereux que les banques at assurances soient à la fois juges et parties.
Concernant les agences de notation, ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on fera tomber la fièvre.
Toutefois il serait bon que leur travail soit controlé par les Etats afin d'éviter toute dérive intempestive.
Le problème n'est-il pas que le thermomètre se veut aussi le médecin ?
Un appareil de mesure exige une certification, qui elle-même demande une expérimentation, le tout étant accepté unanimement par tous et gardé dans un lieu reconnu à caractère sacré. Ainsi le mètre étalon.
Compte tenu de l'attitude et des notes attribuées aux gouvernements de certains pays, aux banques, avant la Crise de 2008, on peut avoir des doutes sur la valeur du "thermomètre"que sont les agences de notation. Il ne s'agit pas de le casser. Il s'agit bien au contraire de le mettre au point.
Or, il n'y a pas de système capitaliste, excusez mon gros mot, sans crise permanente. Spéculer signifie justement jouer à la hausse et à la baisse, créer des situations de crise, et nos éminents cerveaux issus de l'X ou les petits génies de la calculette ont mis au point des martingales pourries où l'on peut gagner de l'argent en achetant de la dette, du vent, du rien, de l'irréel.
Dévoiement des banques de leur rôle d'investisseurs dans des richesses réelles, des investissements à long termes, des infrastructures, des usines vers de la spéculation pure qui n'est jamais que la mathématique impure mais parfois juteuse jusqu'à ce que la réalité ratrappe la fiction.
Pendant ce temps-là, les chômeurs se multiplient, le surendettement des ménages n'a d'égal que celui des états, et des êtres bornés, berniques cachochymes comme l'inénarrable Trichet qui se plante depuis qu'il a fini de téter sa mère, maintient l'euro à une valeur qui ne profite qu'au dollar et aux autres monnaies, bel exemple de haute trahison à l'égard des citoyens de l'UE.
Jadis, l'inflation permettait de faire baisser la valeur du remboursement des emprunts, ce qui a permis le redressement de l'économie européenne. Mais ce n'est plus à la mode. Puisque cette mesure éminament politique était imposée au Saint Marché. Maintenant, c'est le Marché qui fait la loi et les politiques n'ont qu'à s'agenouiller et se mettre à son service.
Or, ce sont eux, nos représentants qui ont à charge de construire le thermomètre. Ou d'imposer leurs lois.
Un minimum de connaissances historiques ne faisant jamais de mal, n'y a-t-il pas des exemples où des rois, des princes, après avoir emprunté auprès des juifs, mais aussi à de grands bourgeois, voire auprès d'ordres religieux, les remboursèrent en les massacrant un petit peu ?
C'était une époque sauvage où le politique l'emportait sur l'économique.
La nôtre est beaucoup plus civilisée. Les millions de personnes assistées de la planète sans compter les pauvres et les affamés fait la preuve de son efficacité et de sa supériorité.
"Dans le capitalisme cognitif, le nouveau et principal capital fixe est l'intelligence collecive. Il est "constitué de l'ensemble des rapports sociaux et de vie" (...) qui se sédimentent dans la force de travail". Par conséquent, ce nouveau capital fixe "n'est pas du travail accumulé et ne peut pas prendre la forme valeur. Il est d'essence sociale, commun à tous". C'est pourquoi "la valeur (boursiére) de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l'endettement et le "goodwill", c'est à dire sur des anticipations..."(1) des profits financiers sur la base d'une logique autoréférentielle destinée inéluctablement à éclater, "en menaçant le systéme mondial de crédit d'effondrement, l'économie réelle d'une dépression sévére et prolongée".(2) Cette dynamique, marquée par la successions de crises de plus en plus graves, n'est pas, selon Gorz, le produit d'une mauvaise régulation de la finance. Elle traduit "tout simplement la difficulté intrinséque à faire fonctionner le capital intangible comme un capital, à faire fonctionner le capitalisme dit cognitif comme un capitalisme".
(1) "L'Immatériel", A. Gorz
(2) et (3) "Ecologica", id.
Carlo Vercellone, in "André Gorz, un penseur pour le XXIéme siécle", ouvrage collectif sous la direction de Christophe Fourel, "La Découverte", 2009)
La succession des crises est dans l'ordre des choses, il n'y a pas en être étonné, ceux qui vendent un système sans changemet vendent du vent ...Gorz a recyclé le propos d'Hayek et de Mises et sur la connaissance imparfaite et la fonction du marché comme agrégateur d'informations en leur donnan un goût compatible avec l'éthos du gauchiste français ...Ne donnez pas trops de poids à son travail.
Les Etats-Unis voient leur note dégradée ce matin. A quand la Chine, créancier principal des Etats-Unis ? Le scénario logique et imbécile se met en place. Mais cet article voulait au-delà de la question des agences de notation et de la question même de la notation, pointer l'impasse dans laquelle s'est engouffrée le capitalisme. Ce que la citation d'André Gorz rappportée ci-dessus par Pierre Baffoux illustre parfaitement.
Peut-être sommes-nous à un moment clé du processus d'évolution : la privatisation de la décision "politique" (économique) signerait la disparition officieuse de l'Etat. Celui-ci ne subsisterait plus que dans ses fonctions régaliennes, c'est à dire uniquement de répression : police (et encore ! Nous pouvons y observer de fortes tendances à privatiser les fonctions de police) et armée (id. Voir le rôle du mercenariat dans les conflits armés). "Socialisme ou barbarie" ? Il reste un interstice, une possibilité : une des contradictions même du capitalisme ; pour se perpétrer, celui-ci, sous forme dite "capitalisme cognitif", a besoin absolument de l'intelligence collective.
On peut en tout cas penser que nous sommes actuellement -ces jours ci- dans une forme majeure de la crise totale. Que Gorz analysait fort bien, je trouve, y compris sous son aspect "écologique" intimement liée à sa forme économique.
Nous sommes inquiets ? Tant mieux. La quiétude est une dangereuse forme d'endormissement
Agences de notation ou de décision politique ? On peut désormais se poser la question. Il'n'y aura bientôt plus l'apparence même de décision dans les mains des politiques. Il y a longtemps que la politique a été réduite à la gestion des intérêts privés comme Arendt le notait dès 1958. Désormais les dirigeants des Etats sont réduits au rôle de DRH d'entités de personnel...C'est bien le pourissement du système que nous devons favoriser en en visant une sortie civilisée par rapport à la barbarie vers laquelle on nous mène.
@Thierry Ternisien
"une sortie civilisée" ? Croyez-vous vraiment que ce soit encore possible ? Les DRH ne vont bientôt, me semble-til, même plus ête en mesure de diriger quoi que ce soit...
Bonjour !
Quand le porte-monaie des peuples se vide toutes les politiques plongent dans la déliquescence !
Emblavons le bon grain ! Raymond Chermat
"Une sortie civilisée". Blair aura au moins dit une chose intéressante, dans sa "brillante" carriére : "Education, education, education".
Ce que pointe Gorz d'une maniére plus subtile dans son concept de "capitalisme cognitif", ce que nous pouvons nommer "intelligenece collective".
Une infrastructure dont nous n'avons pas fini de mesurer l'importance est apparue : l'électricité plus l'électronique se sont structurées dans l'internet : un réseau international, qui -il faut s'en souvenir- a pris source dans des universités. Ce que cela suppose de nécessaire intelligence ; c'est à dire de nécessaire "faculté d'adapation". Même -et peut-être peut-on dire : "surtout"- de "grands" capitalistes comprennet ça. Certaines informations en provenance des Etats-Unis indiquent que de sérieuses discussions ont lieu, actuellement, à ce niveau, aux Etats-Unis, et pas toutesdans le sens d'une réaction conservatrice.
Le capitalisme cognitif ne peut fonctionner ni comme le capitalisme financier, encore moins comme le capitalisme industriel.
Vous pouvez compter sur pas mal d'universitaires "américains" (à dire vrai, je ne connais guére, et qu'un peu, Mac Gill et Laval, qui sont toutes deux au Canada. Mais Stanford ne m'est pas totalement inconnue) pour le dire et le répéter. Le modéle économique actuel est dépassé. Le modéle économique qui apparait en plein jour nécessite un autre modéle politique : un, et un seul. La tyrannie, qu'elle soit "ultralibérale"(façon Pinochet, ou façon Pinocchio), ou qu'elle se couvre du nom usurpé de "communisme" (façon Hu Jintao, ou façon Kim Il Sung), est en totale contradiction avec les nécessités de fonctionnement actuelles.
Je pense que nous allons voir ça à l'oeuvre dans le "bras de fer" (s'il y en a un) enre "agences de notation" et "gouvernements". Il y a des gens intelligents chez eux aussi.
Pour résumer : Basta ! Democracia real, ya !
Merci, Thierry pour cet intéressant billet, et pour la discussion qu'il suscite.
A propos du bras de fer, éventuel, entre agences de notation et gouvernements, rajoutons le peuple, qui a, je l'espère, son mot à dire. Cf cette information, peu relayée, me semble-t-il, dans les médias : article de Boursorama du 4 8 2011 : ITALIE/ PERQUISITION CHEZ SP/MOODY
Gageons que, pour ce qui est de l'Europe, les "choses" vont bouger en Italie, "aprés" l'Espagne -qui bouge encore et encore- l'Islande et tutti cosi.
(Espagne : j'ai cru entendre ce matin que Zapatero "se retire de la vie politique".) "Qué se vayan todos !"
@ Liliane :o)
Le peuple par le biais d'un sondage* que Sud-Ouest s'apprête à publier, pense que $arkozy est le mieux placé pour réduire "la" dette... comme quoi, "enfumage" quand tu tiens le "peuple"....
Naturellement on nous "gave" les oreilles des dépenses de l'Etat, en oubliant de parler des impôts des plus riches, du capital, depuis 30 ans, Bérégovoy ayant ouvert la voie "royale" de l'"optimisation fiscale...
[...] L'argent optimisé échappe aux caisses de l'Etat. Et pour faire face aux dépenses, la charge retombe alors sur ceux qui n'ont pas les moyens de frauder : les classes moyennes, les pauvres, les citoyens ordinaires, mis plus lourdement à contribution pour combler le manque, et faire fonctionner les hôpitaux, les écoles, la police et tous les autres services publics.
Résultat : tandis que les riches s'enrichissent, les pauvres s'appauvrissent et l'impôt, trop lourd à supporter, devient vite impopulaire ($arko : "non, je n'augmenterait à aucun prix les impôts !"). Tandis que l'évasion fiscale, elle, reste invisible...[...] - extrait du livre d'Eva Joly et Maria Malagardis, "Des héros ordinaires", dans cet extrait, évoquant les paradis fiscaux - des dizaines de milliers de milliards de dollars sont ainsi cachés et ne servent qu'à un tout petit nombre d'individus, enfin, servent....
Pierre, justement je suis en train de ré-écouter les deux émissions de Mermet consacrées à André Gorz... :o)
* Ok, c'est un sondage "Ifop", donc à prendre avec des pincettes sur le nez !
Merci Corinne.
Et je poste à nouveau un lien concernant les perquisitions chez S&P et Moody's : le lien de boursorama ne fonctionnant plus. "Perquisitions chez les agences de notation S&P et Moody's", article de 20minutes.fr du 4 août 2011, qui est un résumé de l'article de Reuters du même jour(que l'on trouve plus complet sur leur site "Italie-Perquisitions dans les bureaux de S&P et Moody's" de Nicolas Delame pour le service français, édité par Cyril Altmeyer). Cela me semble important parce que ce sont des associations de consommateurs qui ont porté plainte, suspectant que les plongeons des marchés correspondraient à un plan mis en place, et lié aux propos tenus par les agences de notation.
La justice italienne a saisi des documents dans des bureaux italiens des agences de notation S&P et Moody's dans le cadre d'une enquête portant sur des fluctuations «anormales» d'actions italiennes.
Le parquet de Trani, une ville située dans le sud de la côte adriatique, a ouvert deux enquêtes, une pour chaque agence, après le dépôt d'une plainte par deux organisations de consommateurs qui s'inquiétaient des conséquences des rapports de S&P et Moody's sur les cours de la Bourse de Milan.
Dans un communiqué, un S&P a estimé que l'enquête était «sans fondement».
Moody's n'était pas disponible pour faire de commentaire.
Reuters
Source : "Perquisitions chez les agences de notation S&P et Moody's"
Cette info est importante, en effet, !!!
" L'Etat n'est pas la solution, il est le problème " !
Voilà, tout était dit par le (mauvais) acteur Reagan.
On nous a fait avaler " l'indépendance" de la BCE, sans nous dire de qui , ni de quoi, elle était indépendante. Suspendue dans les airs, qu'elle était, la BCE !
Visiblement, la réponse était :des peuples
Prochaine étape : la dégradation de la note de la France ? puis...Ce système fou échappe à ses auteurs/acteurs...Il est plus que temps de tourner la page d'un monde ramené à une salle de classe avec des professeurs uniquement de comptabilité !
Le surf, Thierry Ternisien et Netmanou. Le surf est un art suprême, inventé par des indigénes délaissés, méprisés, dominés, mais dominants dans leur art. Les Californiens les reconnaissent comme des maîtres : surfer la vague. Elle va atteindre -et se briser- la côte.
Ce qui nous pend au nez, après la 1ère dégradation cruciale, celle de l'Etat USA : d'après l'article du jour de Martine Orange :
"Le monde va découvrir ce que signifie vraiment la dictature des marchés. Et les hommes politiques vont regretter, un peu tard, de n'avoir entrepris aucune réforme digne de ce nom pour reprendre en main le système, après la crise de 2008."
Et LA solution Unique, résumée par la même :
"La réponse à cette situation est déjà connue et mise en œuvre dans de nombreuses villes américaines: tous les budgets sociaux sont coupés, les fonctionnaires licenciés, les services publics fermés, et même des écoles supprimées. "
Vive les écoles de commerce/com - pardon - les lieux de formation des élites mondiales de ces 40 dernières années ! ça nous a produit des problèmes et des solutions tellement simples : reposante pour l'esprit (bientôt l'humanité n'aura plus du tout besoin de cerveau, d'ailleurs)
Fantie ! il n'y a pas qu'une seule réponse ! c'est encore un lavage de cerveau ! les Etats sont SOUVERAINS et peuvent tout à fait "annuler la partie"... mais naturellement, ils n'en feront rien, ils sont depuis longtemps les pantins délégués par cette mafia internationale !!! c'est à gerber !!!
Oui, Corinne - et là je pense à Zapatero, qu'est-ce qui l'empêchait de ruer dans les brancards plutôt que de "se retirer de la vie politique" ? Quel aveu, non pas d'impuissance, mais aveu de "je m'en lave les mains alors que je pourrais tenter un geste fort, de là où je suis".
Je précise -au cas ! - où que je me permets de "m'en prendre" à Zapatero parce qu'il fait partie de ceux qui se disent "de gauche".
Or la soi-disant "crise" à laquelle nous assistons depuis 2007 n'est que l'aboutissement d'une offensive anti-gauche (anti politiques de redistributions partielles) entamée sous Reagan-Thatcher à coups de déréglementations.
Et face à cette offensive de long teme, qu'a à proposer la gauche européenne ? (comment? parlez plus fort...)
(pauvres socialistes français, qui rêvaient d'une élection 2012 tranquillou, à coups de grands envolées sur "les valeurs de gauche"...)
Corinne, Fantie,
il n'y a plus d' "Etats" tels que nous les avons connus. Le roi est nu. Les "démocraties" occidentales se révélent ce qu'elles ont toujours été.
Il va s'agir, maintenant, d'autre chose.
Pierre,
J'écoute en ce moment un reportage de France Culture sur l'état économique de l'Irlande, sous un aspect : l'émigration.
Les jeunes Irlandais souffrent au pays - et, mais tous ceux qui le peuvent ont une idée principale : émigrer.
Ce n'est pas : arrangeons collectivement nos affaires. C'est comment je peux arranger ma situation ou celle de ma famille.
Est-ce que ce sera différent dans d'autres pays européens?
Si vous êtes tous si certains que les agences racontent n'importe quoi alors achetez des obligations d'Etat il y a des taux "séduisant" aujourd'hui ...Mettez vos actes en conformité avec vos propos. Mais je présume que vous attendez tous que d'autres payent pour ces Etats que vous aimez tant ...
Faites donc, distingué Salluste. Les agences de notation ne font que servir le système dont elles sont un des acteurs importants aujourd'hui. Comme Eichmann, en son temps, a servi le premier totalitarisme. Du premier au troisième totalitarisme la banalité du mal est toujours là...Sans penser, sans pensées, en calculant...
La situation ce soir atteint un sommet d'absurdité : l'économie mondiale suspendue à la réaction des marchés à la dégradation de la note des Etats-Unis ! Marchés constitués des acteurs qui ce soir ont peur de leur propre réaction. Comment mieux démontrer l'inanité d'un tel système. L'homme intelligent individuellement et idiot collectivement mentionné par Joël de Rosnay a de "beaux jours" devant lui....
Tout n'est pas perdu pour tout le monde, quand même;
Extrait d'un autre fil :
"Ils parient à la baisse... en "shortant" les valeurs. C'est-à-dire qu'ils vendent ce qu'ils n'ont pas à, par exemple 100€, puis rachête leur position plus bas, vers 80€.
Et hop, 20% dans la poche :)" (Patsux)
Pendant la "crise", les affaires (les jeux avec l'argent) continuent.
D'un côté les marchés s'inquiètent sur eux-mêmes ; de l'autre ils jouent uen aprt de ce qu'ils ont et de ce qu'ils n'ont pas, au cas où ; et d'un troisième côté ils préparent les possibilités suivantes de coups (par exemple en jouant sur les notes).
C'est bien ce type e "jeu" qui aurait du et devrait être interdit...
"Les actifs financiers dans le monde représentent environ 220.000 milliards de dollars, soit plus de quatre fois le PNB mondial. Près de 150.000 milliards de dollars sont de la dette sous toutes les formes." nous dit Martine Orange. La note de l'économie mondiale mérite donc bien d'être dégradée au niveau des obligations pourries....
Mettre en place immédiatement les mesures décrites dans le manifeste des économistes atterrés, comme l'est de travailler vraiment sérieusement sur le revenu minimum citoyen sont 2 urgences absolues !!!
Je sais que je ne t'apprends rien mais le redire me refait du bien !!!
http://economistes-atterres.blogspot.com/2010/09/manifeste-des-economistes-atterres.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Revenu_minimum
Des limites d'une comparaison:
Une seule agence Baisse la note (S&P), les deux autres (Moody et Fitch) ne sont pas d'accord.
Thermomètre(s) ?
Fièvre ?
S'il y a fièvre/pas fièvre, tous les instruments de mesure sont d'accord.
Il y a des pays non soumis aux agences de notation : ceux qui ne sont pas rentrés dans le modèle de la dette/ intérêts de la dette , ceux qui n'ont pas cédé leur création monétaire aux banquiers privés .
Pour ceux là , la meilleure notation qui soit réside dans la force de la monnaie et sa valeur .
Si l'économie du pays est trop faible et ses budgets trop déséquilibrés , le pays crèe une trop grande quantité de monnaie et sa monnaie se dévalue .
A l'inverse , si le pays suscite la confiance , la monnaie se renforce .
Il existe une exception à ce modèle : La Chine
La Chine est souveraine monétairement parlant (elle n'a pas cédé son pouvoir de création monétaire) , mais elle a arrimé sa monnaie au dollar pour se protéger des effets pervers de la politique monétaire américaine qui a pris l'habitude d'arroser la planète de sa monnaie , en en faisant la monnaie étalon . Cette politique avait pour effet de gommer partiellement les effets pervers de l'accroissement de l'endettement américain à l'étranger , puisqu'en faisant baisser le dollar , le coût des remboursements diminuait régulièrement .
La Monnaie Chinoise ne reflète donc que très partiellement la force économique du pays , ce dont se plaignent régulièrement tous les politiques, qu'ils soient européens ou américains .
Les rumeurs prétendent que la décorrélation serait très proche .. et le dollar est encore la monnaie de référence , mais pour combien de temps ???
Il semble que ses jours soient comptés de ce côté là .
Mais garder en mémoire cette citation me parait important dans le contexte actuel :
"Donnez moi le contrôle de la monnaie d'une nation, je n'aurais plus à me soucier de ses lois"
Mayer Amzehl ROTSCHILD .
Nous y sommes très exactement ..
et personnellement, pour moi ce n'est pas un système politique , mais un coup d'état réalisé par une junte financière qui s'avance masquée .
Le fait d'allouer les ressources donne effectivement TOUS les pouvoirs et les politiques n'ont que le droit de se renseigner pour savoir dans quelles conditions ils pourront bénéficier de la manne de leurs prêteurs .. Mais ce sont bien les prêteurs qui décident de ce qui doit être fait et comment .
@ Thierry Ternissien d'Urville
Où en est la traduction de "On revolutions" de Hannah Arendt ?
Je démarre la troisième partie du premier chapitre. Introduction et deux premières parties du chapitre 1 traduites et révisées.
Je démarre la troisième partie du premier chapitre. Introduction et deux premières parties du chapitre 1 traduites et révisées.
@ Thierry Ternisien
Un grand merci pour ce message qui me fait très plaisir sur la forme et sur le fond.
J'ai une très grande expectative et surtout je fonde un très grand espoir sur les travaux de Buoux auxquels, en tant que "vieux" compagnon de route d'Edwy Plenel, tu participes.
N'hésites à me tenir au courant sur la progresson de ces travaux.
A bientôt.
Amitié.
J'ai mis en ligne hier la traduction, révisée, des deux premières parties du premier chapitre.
Amicalement
J'ai mis en ligne hier la traduction, révisée, des deux premières parties du premier chapitre.
@ Thierry Ternissien
Je suis en province hébergé dans une mediathèque mais dès que j'aurai retrouvé mes outils de travail, je ferai usage de ton travail.
Merci pour cette magnifique initiative.
A bientôt.
Amitié.
Pourquoi les nationaux ne seraient-ils pas détenteur de la dette de leur états: l'état leur verse un intérêt supérieur à ce que les banques offrent pour l'épargne, et ils ne sont plus dépendants des taux fluctuants d'un "marché" irrationnel et des agences de notation ?
En Belgique p.ex. on sait que le montant de l'épargne est 2 fois celui de la dette (quid pour la France ?).
En fait , ils le sont partiellement par l'intermédiaire de produits comme les assurances vies dans lequelles il y a beaucoup de dettes souveraines européennes (ce que l'on appelle à tort les fonds euros) ..
Mais justement , les dégradations et les hausses des taux sur les pays concernés font que la valeur de ces obligations diminuent comme peau de chagrin .
J'explique juste : si les taux montent , la valeur de revente d'obligations à taux plus faible baisse proportionnellement suivant une formule mathématiques qui est celle des intérêts composés .
Donc plus les taux grecs , espagnols ou italiens montent , plus la valeur des obligations détenues dans les portefeuilles d'assurance vie baisse .
La plupart du temps les banques garantissent la valeur du contrat . A condition bien sûr qu'elles soient en mesure et de santé suffisante pour pouvoir exercer cette garantie .
"La Chine est souveraine monétairement parlant (elle n'a pas cédé son pouvoir de création monétaire) , mais elle a arrimé sa monnaie au dollar (...) La Monnaie Chinoise ne reflète donc que très partiellement la force économique du pays , ce dont se plaignent régulièrement tous les politiques, qu'ils soient européens ou américains " (M C Porteu)
Les infos qui me manquaient pour comprendre la position de la Chine, merci.
"pour moi ce n'est pas un système politique , mais un coup d'état réalisé par une junte financière qui s'avance masquée .
Le fait d'allouer les ressources donne effectivement TOUS les pouvoirs et les politiques n'ont que le droit de se renseigner pour savoir dans quelles conditions ils pourront bénéficier de la manne de leurs prêteurs .. Mais ce sont bien les prêteurs qui décident de ce qui doit être fait et comment ." (M C Porteu)
A ce stade des explications, j'ai du mal comprendre pourquoi vos arguments ne sont pas repris par les politiques qui se proclament par ailleurs défenseurs de la démocratie.
(question annexe : à quoi leur cerveau a-t-il été formé pendant 30 ou 40 ans pour qu'ils ne se saississent pas des problèmes de cette façon ? Comment peuvent ne pas concevoir l'économie en termes de pouvoir économique ? Si la politique, ce n'est pas l'art de décider, qu'est-ce que c'est ?)
Si la politique, ce n'est pas l'art de décider, qu'est-ce que c'est ?)
@ Fantie
A la question je réponds, comme vous sans doute, RIEN !!!
Pour çà que je parle de "blocage mental " ^^^^
La cible c'est l'économie chinoise, l'objectif c'est l'égémonie mondiale de l'empire du pognon roi mené par la puissance américaine. Nous vivons une péripétie de la main mise du système capitalisme boursier sur 2 milliards de consommateurs supplémentaires.
La question ( une des questions ...), me semble-t-il, est de savoir si les dirigeants chinois seront d'abord nationalistes ou s'il rejoindront le mouvement tyranique du fric et du pouvoir capitaliste, contre leur peuple, avant toute autre forme de pensées.
De cela découlera des conflits d'une sorte ou d'autres ...
Je crois que c'est ce quils font dèja, ils ont suffisamment de forces affamées à exploiter ,pour maintenir un servage qualifié au profit d'une bourgeoisie sans scrupule pressée de profiter des bienfaits du capitalisme ,dans un système féodal qui appâte le pauvre et le contraint par la-même. A moins ,que les gueux ne se révoltent avant d'avoir pris le temps de comprendre qu'ils sont les dindons de la farce libérale. Regardez les bons vieux dindons que nous sommes ,il nous en a fallu en bouffer de la soupe capitaliste ,avant de commencer à comprendre que la soupe ne reste chaude que pour ceux qui tiennent le couvercle du chaudron.
ils ont suffisamment de forces affamées à exploiter ,pour maintenir un servage qualifié au profit d'une bourgeoisie sans scrupule pressée de profiter des bienfaits du capitalisme ,dans un système féodal qui appâte le pauvre et le contraint par la-même. A moins ,que les gueux ne se révoltent
@ espoir
Les gueux chinois ne se révolteront pas plus que les mexicains hélas, car ils ont déjà été écrasés par Mao
















Malheureusement!
Dagong a dégradé la France et risque de continuer la semaine prochaine .
Les chinois vont transformer leurs euros en actifs industriels tangibles .
Les chutes des marchés financiers mettent nos entreprises en risque de se voir rachetées à bas prix ;
Economie de casino ... et surtout guerre économique et monétaire entre la Chine et les USA avec comme invité au dîner de cons : une zone euro totalement bloquée dans son fonctionnement et sa politique
J'ai tenté les infos télé ce midi : TF1, la 2, Bfm, I télé : c'était vraiment le zéro info sur ce qui se passe. On est dans la méthode Coué : si on n'en parle pas, ça n'existe pas. L
Dans le genre, l'éditorial d'Ouest France hier battait des records. Titre : "Mettre en doute.... la défiance"
Résumé de ce texte incroyable (oui, j'avoue, je fais partie des coupables) :
le doute est "comme le regard du cobra qui paralyse sa proie" : et il nous empêche d'analyser. Et pourtant, "le sol n'a pas disparu sous nos pieds", "l'amitié" (bla bla), "des artistes produisent des oeuvres admirables, des enfants naissent" et must du must, "la protection sociale, malgré quelques difficultés, ne s'est pas envolée en fumée" !
Une seule solution, donc : "nous" serrer la ceinture, et ce, en mettant par ailleurs en doute le doute.
Conclusion de ce morceau de bravoure :
"Lorsque cette manie du doute sera domptée, nous découvrirons que la vie ne manque pas de ressources. le retournement sera spectaculaire. en commençant par les marchés." (J Fç Bouthors Editeur et écrivain).
C'est promis, je rentre dans le rang et arrête de douter. Ainsi je vais sauver la Bourse. Halleluiah !
Sans oublier d'aller à genoux déposer quelques cierges pour ces gentils gouvernants et financiers qui nous ont gardé des morceaux de protection sociale : c'est trop de bonté.