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Migaud, DSK, Lamy....le vrai visage du socialisme à la française ?

A méditer en ces temps sombres. Trois parcours de socialistes français abandonnant les doutes de la politique pour les certitudes de la gestion : Cour des Comptes, FMI, OMC.

La disparition de la politique derrière la gestion des intérêts privés, ceux des actionnaires, est bien la caractéristique de notre époque. Elle est particulièrement spectaculaire dans ces trois parcours.

A quand un socialiste patron d'une agence de notation ?

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Une question qui devrait interpeler...Mais, bon, ce que je dis....

Comme tu le sais, Thierry, sans jouer les anti-PS primaires (ce n'est pas un jeu de mots), cette question m'interpelle et, surtout, devrait interpeller toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec la dictature des marchés financiers.

Comment en terminer avec ce capitalisme prédateur en confiant "les intérêts" du peuple de notre pays à un parti qui enfante amis de Bousquet et dirigeants du FMI ou de l'OMC ?

Billet fort recommandé.

Comment confier le pays à des gens qui ont massivement trahi le peuple en votant l''adhésion au traité européen après que le peuple l'eut rejetée par référendum ?

Ce que faisant, ce sont les parlementaires socialistes qui ont autorisé Sarkozy à se délier de toute obligation vis à vis du peuple et de la démocratie.

Oui, c'est vrai, ces 3 exemples sont assez significatifs!

Il s'agit en occurrence de personnes dont l'intelligence est reconnue par tous. Leur compétence est certaine, ils en ont témoigné tout au long de leur carrière.

Mais tout se passe un peu comme si ayant, consciemment ou inconsciemment, le sentiment de n'avoir pas (ou plus) le courage de s'engager vraiment en politique, ils avaient choisi des sortes de "planques"les mettant à l'abri de toutes ces vilénies que la politique réserve toujours à ses acteurs.

Peut-on vraiment leur en faire grief ? La politique devient si dure, si dure: les gens en attentent tout, ne pardonnent rien.

J'entendais les gens de mon village se plaindre des décisions autoritaires et arbitraires du président de la coopérative viticole concernant le programme des vendanges...mais personne ne se proposait pour le remplacer!

C'est effectivement le coeur de la question. La politique est soumise, sauf quand elle vue comme la domination d'un ou de quelques-uns, à l'incertitude de la pluralité. au fait que toute action échappe à un moment ou un autre à son auteur. C'est la grandeur de cet exercice. Concernant les socialistes cités je crains que le cas soit plus grave. ils sont probablement persuadés de faire encore de la politique mais au niveau de l'intérêt général tant leur représentation est dominée par l'économie et la gestion. C'est un des thèmes de mon livre à paraître fin novembre : "Reinventer la politique avec Hannah Arendt".

Ce que vous écrivez est hélas la triste vérité (cf mon dernier billet intitulé "La grande frustration"").

Le socialisme n'est plus qu'une coquille creuse. Lorsqu'on la porte à son oreille,on entend les ordres de Bourse...

Je mettrais quand même à part la Cour des Comptes... Ce n'est pas du tout la même chose que l'OMC ou le FMI.

Regardez ses dernières recommandations : geler les salaires publics jusqu'en 2013 !

Je résume le raisonnement justifiant, sinon à leurs propres yeux, du moins aux yeux de leurs "camarades" la dérive néolibérale de la politique pratiquée par certains socialistes.

"Pour que tous les citoyens vivent bien, il faut que l'économie aille bien.

Pour que l'économie aille bien, il faut que les grandes entreprises aillent bien.

Pour que les grandes entreprises aillent bien, il faut que le "marché" (la bourse) aille bien.

Pour que la bourse aille bien, il faut que les actionnaires soient satisfaits de leur investissement.

Pour que les investisseurs soient satisfaits il faut que les entreprises soient rentables.

Pour que les entreprises soient rentables, il faut augmenter la productivité.

Pour augmenter la productivité, des efforts sont nécessaires.

Ces efforts nécessaires consistent à faire travailler davantage les salariés en les payant moins, et à leur faire accepter de subir licenciements, délocalisations et chômages.

Si l'argent de l'état, donc des citoyens, est utilisé pour les services publics, ceux-ci se trouvent en compétition avec les groupes privés, qui doivent donc être concurrentiels avec une offre soutenue par l'état.

Cette concurrence public-privé, de même que les charges sociales, nuit à la libre concurrence, donc aux marchés.

Pour que les services publics jouent vraiment la concurence, ils doivent entrer dans une logique de rentabilité.

Il convient de réduire les coûts des services publics.

Si les finances publiques subventionnent les créations d'entreprise ou le soutien à l'économie elles soutiennent l'emploi, donc les citoyens, elles sont alors dans leur mission."

Chaque assertion peut être soumise à la critique. Mais le raisonnement lui-même est rarement déployé intégralement, ce qui évite de laisser voir son aspect droitier, et erroné. Parce qu'on pourrait alors le résumer ainsi : "Pour que les pauvres vivent bien, il faut que les riches s'enrichissent"...

Ou encore (allons-y!) "Le bonheur du prolétariat c'est d'abord celui du capital"...

C'est très bien vu, chère Liliane Baie.

Vous avez trouvé bravo. Et maintenant une petite question le capitalisme a-t-il amélioré plus le sort des petites gens que celui des élites ?

Les hommes sont une chose, les idéaux en sont une autre
 

Oui , Penelope .

Pas besoin de reflechir longtemps , pour connaitre la

trahison de leurs ideaux !

 

@Liliane Baie

Toues les réponses se trouvent dans vos questions. C'est à dire le juste équilibre entre le système marxiste dictatorial et et celui du capitalisme inhumain. Et pour moi, je dis bien "pour moi" ce "Point d'équilibre" s'appelle la "Social Démocratie". Depuis Zola nous avons quand même fait des progrès non.? Arrachés très souvent je le reconnais par la mort même de travailleurs mais les excès, d'un coté comme de l'autre, n'ont jamais résolu les problèmes. La vraie solution c'est de savoir jusqu'où l'autre peut aller. Et en ce moment l'autre (le capitalisme) va trop loin.

Mais par définition l'accumulation du capital n'a pas de limites comme tout nous le confirme depuis les années 1980 : comme un cycliste sur une piste de plus en plus inclinée il doit circuler et accumuler de plus en plus vite pour ne pas s'effondrer. La social-démocratie, à laquelle j'ai crue un moment, est bien morte et n'a représenté qu'une parenthèse autorisée par deux guerres mondiales (!). Il nous faut inventer un autre système économique et une autre politique.

Ces trois là s'inspirent de François Mitterand qui est devenu socialiste par calcul stratégique, l'union de la gauche au congrès d'Epinay a été le cheval de Troie pour accéder au pouvoir.

Souvenez-vous des cent propositions... Combien ont été adoptées ?

La vague rose n'a duré que le gouvernement Mauroy, avec Fabius c'est la raison qui est revenue...

Donc le péché originel pèse sur le socialisme dans cette 5ème République moribonde...

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