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Et si nous refaisions de la politique !
En un an nous venons d'avoir la démonstration qu'en abandonnant le champ politique aux spécialistes des mouvements sociaux (manifestations à répétition pour la retraite à 60 ans) et à ceux de la conquête du pouvoir (élection présidentielle de 2012) nous faisons fausse route. La politique disparait derrière la gestion des intérêts privés (essentiellement ceux des puissants) et la simple défense des acquis sociaux.
Et si nous nous engagions à nouveau collectivement dans l'action non pour obtenir quelque avantage mais en raison d'un souci partagé, d'une préoccupation croissante, celle de réédifier un monde durable, habitable par tous et où puisse se construire le vivre ensemble! Rien n'empêche, pour cela, d'utiliser les échéances électorales, programmées ou les évènements, imprévus. Il nous suffit alors collectivement d'amplifier ce qui va dans le bon sens et de désamorcer ce qui va dans le mauvais. En remplaçant le critère du taux de croissance par celui de la durabilité du monde.
Virons les spécialistes de toute sorte pour jouer notre partition individuelle et collective de citoyens en étant intransigeant sur les moyens et approximatifs sur les fins. En entretenant l'espace public qui par le dialogue et l'expression de la pluralité des points (et angles) de vue nous permettra de faire émerger un autre monde de cette approximation tout en revitalisant notre devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.
Nous qui sommes "tous pareils, c'est-à-dire humains, sans être identique à aucun autre, ayant vécu, vivant ou encore à naître" !


Tous les commentaires
Oui ! Mais ... . Refaire la politique, ce n'est pas redéfinir des principes, des programmes, des constitutions, des lois. . Tout cela est régulièrement bafoué. . Refaire la politique nécessite de comprendre: . 1) la psychologie des chefs. . 2) la psychologie des masses . Il y a aussi entre 1) et 2) des niveaux intermédiaires, avec des psychologies particulières. . Jpylg
Là nous divergeons profondément. Tout l'intérêt d'un débat. Tu sembles situer la politique du côté du bien-être, je la vois plutôt du côté du bien vivre. tu sembles aussi identifier pouvoir et domination. Je me situe plutôt du côté du pouvoir de l'action, par définition, collective. Etonnant de ta part, toi qui critiques toujours la professionnalisation des politiques et de la politique.
Comme tu dis, je "semble"... . Jpylg
Précise alors...
C'est tout à fait exact. Nous allons changer de Société dans le sens que vous nous le présentez, mais....je serai morte avant de le voir, car il faut énormémént de temps à la conscience d'une personne pour se rendre compte qu'il faudrait changer.
C'est pourquoi, j'ai tant aimé l'article témoignage de cette dame , militante de L'UMP qui commençait tout juste à se rendre compte que les chômeurs voulaient travailler, mais qui ne réfléchissait pas encore à ce qui se passait en amont.
Et voyez, tous les commentaires, très justes, de personnes qui elles avaient avancé sur le chemin.
"Imbécile, naïve, que fais-tu dans ce groupe?" n'étaient pas des paroles pour la faire réfléchir à nouveau!
Oui, nous serons obligés de changer par les circonstances.
Celui qui aime le sexe, le pouvoir et l'argent même s'il est diplomate, montre-t-il une personne en marche sur le chemin, que vous indiquez???
Ouf, enfin un billet de bon sens, rechercher le politique, et pas seulement être spectateur du vide politique, mais comment faire sens alors que l'agora tout entière se transforme en café du commerce?
"Et si nous nous engagions à nouveau collectivement dans l'action non pour obtenir quelque avantage mais en raison d'un souci partagé, d'une préoccupation croissante, celle de réédifier un monde durable..."
Je pense que nous sommes, comme souvent dans le passé, à un point crucial et que pas mal d'individus de par le monde en sont conscients et tachent de s'engager collectivement dans l'action... dans le sens que vous venez de décrire. A mon avis, ce qui est intéressant cette fois c'est que ce sont des individus des classes dites laborieuses et que le mouvement ne vient pas des "élites"...
Rose du Sud, j'ai un espoir non pas de voir aboutir ce qui à mes yeux sur terre et avec les terriens n'est pas réalisable mais de sentir avant mon départ le frémissement d'un autre monde possible, je crois que je le perçois...écoutez-le.
Oui, vous avez raison. Il faut toujours garder espoir et être optimiste.
Quand, vous dîtes que ce sont les individus des classes laborieuses qui devront agir ensemble, et non les" élites", je suis d'accord.
J'ai tout de suite pensé à la REVOLUTION, révolte du peuple, mais qui a profité à la classe qui travaillait et qui faisait tourner l'économie.
Il faudra agir ensemble, mais dans ces actions, les chômeurs du système pourront très bien participer, je pense. Tout le monde A UNE PLACE, quand chacun est à SA PLACE.
Par contre, je suis d'accord aussi avec la première remarque du monsieur J.P.? en initiales, car si j'ai voté Ségolène, au premier tour, c'est que je voulais voter pour un grand groupe d'une part, et d'autre part, surtout parce que j'avais lu beaucoup d'articles sur la vie antérieure du grand SARKO. Il était évident qu'il était issu de Chirac, qu'il se présentait pour faire le contraire, et en plus mentait continuellement. Comme je connaissais un peu Neuilly et Pasqua, j'avais très peur.
J'ai donc appris depuis que mes pressentiments étaient plus que justifiés.
Finalement, nos élus doivent nous séduire dans un jeu de com, de spectacles, de mensonges etc.pour avoir nos voix.
La télé envahissante, n'est qu'une propagande et trop de gens la regardent, pour se faire une opinion.
La séduction est dangereuse!!!
Alors, nous sommes gouvernés par des séducteurs, séductrices surtout, des gens malades.
Il faut agir en commun, mais aussi parler et être écoutés, bref étudier aussi la psychologie, parfois bien déroutante.
Autrefois, toute la Société était basée sur, les hommes gagnent de l'argent dans la vie publique, les femmes élèvent leurs enfants en privé. Il y avait un clivage étanche pour tout.
Depuis, le travail des femmes, les commodités ménagères et la contraception, tout est changé. Nous avançons vers une harmonie entre la vie publique et la vie privée car quelqu'un d'équilibré (e) doit le montrer dans ces deux domaines. C'est une avancée.
Un homme, une femme politique a le droit de changer de partenaire, mais sereinement, dans le respect mutuel, dans une sorte de marche, d'élévation psychologique, car chacun doit faire son chemin.
( sans partenaire caché ou trouvé dans un parc d'attraction pour la commodité de la fonction!)
@ TT, . pour être un poil plus explicite, ton truc, Thierry, c'est les grands principes. . Moi, je pense que les grands principes servent a bluffer le populo. . Jpylg
Tu sembles cultiver un certain mépris du populo...Le philosophe sur son Aventin ?
Je méprise surtout le traitement que l'intello inflige au populo. . Jpylg
Là encore précise. L'intello c'est quoi ? Le populo c'est quoi ? Tu sembles vouloir éviter le débat de fond sur un thème que tu abordes souvent. Serais-tu quelque peu trop formaté dans ce domaine ?
Je "semble"...tu l'as déjà dit. . Mon choix est de faire aussi court que possible. . Mon avis est que moins de mots en disent plus. . Jpylg
Tu concurrences hêtre ?
La concision n'est pas ce qu'il y a de pire chez hêtre. . Jpylg
Décidément le spécialiste du formatage s'esquive sur, ce qui me semblait, un de ses sujets de prédilection. Dommage.
Un titre sans mentionner DSK, ce billet risque de finir rapidement aux oubliettes de Mediapart...
Justement ce billet repositionne l'actualité sous un jour seul supportable, l'affaire DSK sonne le glas du politique, c'est une catastrophe culturelle, une impossibilité de réfléchir à la chose politique, comment inventer du politique après cela?
Paradoxalement cela aidera peut-être à réinventer un sens à la politique, et c'est à nous, citoyens, de nous y attaquer...
Billet perdu dans les tréfonds du site comme prévu.
Pas du tout! la preuve, moi qui suis du populo, je vous ai lu et j'apprécie toujours vos billets.
Alors, ici, puisque nous avons le droit de nous exprimer, je puis vous dire, que j'ai voulu acheter votre dernier livre pour le lire, je l'ai feuilleté puis, je me suis dit "s'il faut que je me creuse la tête pour comprendre chaque phrase, l'achat est-il utile?", alors que je sentais que vous aviez raison, parfois, vous êt même poète.
Vous serait-il possible de dire la même chose afin que le populo puisse mieux vous écouter. Je sais pour des gens habitués à manier les concepts c'est difficile de s'adapter, mais justement ce billet pour sortir des frasques de nos élites séductrices était vraiment intéressant puisque justement, c'était une réflexion pour en sortir.
Intéressante votre remarque. Les livres d'Arendt m'ont été difficiles et le restent. Ce qui m'a permis progressivement d'en tirer des éléments intéressants c'est de me rendre compte que la difficulté de sa lecture avait deux sources. L'une était Arendt elle-même dont le but principal en écrivant n'était pas d'être comprise mais d'améliorer sa compréhension du monde en écrivant. La seconde raison m'était personnelle. Je mettais derrière les termes qu'elle employait (travail, oeuvre, action) beaucoup de choses venant de mon expérience et de mes propres connaissances m'empêchant ainsi de l'écouter. J'ai donc décidé de la lire en tentant de saisir progressivement et directement ce qu'elle disait : 5%puis 10/%....C'est venu petit à petit. Ceux qui disent comprendre du premier coup restent le plus souvent à la surface.
Tout à fait d'accord pour se remettre à la politique, enfin.
Tiens, justement, Ségolène Royal proposait, il y a quelques jours, de s'atteler à la préparation d'Etats Généraux de la fiscalité. L'idée n'est-elle pas bonne ?
Une constituante me paraîtrait plus urgente tant notre république est en panne...
Et si on revenait, y compris sur Mediapart, à la politique après cette journée délirante !
Je le conçois, nous avons tous vécu une journée délirante, où les mots se choquaient même: accusation, victime, présomption, on ne savait plus de quoi!complot....
En fait la classe politique toute entière est tombée bien bas.
Le gouvernement actuel frise les coups montés, la mafia. Le parti de l'opposition nous révèle la part cachée de l'iceberg.
On y verra plus clair et on repart.
NON, on ne peut pas repartir. Car, qui se ressemble s'assemble. Alors?
Il va falloir rebâtir quelque chose de plus propre. Etre plus exigent sur la morale. La morale, ce n'est pas accuser les autres, mais être propre sur soi.
Une ancienne juge, au pays de Marseille disait très justement: "Partout, il va falloir faire le ménage".
Désolant de voir, même sur Mediapart et dans son club, l'abandon du politique pour l'économique, le psychologique, le fait divers, la gestion, le social.....Et après cela nous nous nous étonnons que le vivre ensemble explose et que notre monde se fragilise de plus en plus.
Oui, le vivre ensemble se fragilise à grande vitesse. Que voulez-vous, vous ne proposez aucune réflexion sur la composition de l'équipe de foot (ou de rugby), vous ramez joyeusement à contre courant du flot médiatique qui emporte avec lui et DSK et sa victime, et la procédure américaine que chacun s'évertue ici interprêter. De plus le seul qui aurait dû arriver en courrant, celui qui se moque des formatés irrécupérables, se refuse à l'échange au motif que son expression écrite doit être aussi courte que ses pensées. Pas de bol !
Alors, un bon conseil, laissez reposer et allez gambader sur les blogs et articles qui ne sont pas encore consacrés à la béatification ou la crucifixion de DSK.
Promis, on reviendra plus tard.
Rien de grave mais totalement significatif. Je vais retourner dans la cité en me rendant à Lyon aujourd'hui pour animer une conférence/débat "Hannah Arendt, des pistes pour un monde durable" proposée par le mouvement Utopia qui rassemble des militants issus des différents partis de gauche et qui ont envie de "réinventer la politique".
A bientôt
J'espère que vous nous ferez partager!
Conférence et débats intéressants. J'ai beaucoup appris avec cet exercice. J'y reviendrai. Ce fut une bulle d'oxygène au milieu d'un espace public frelaté. L'élection présidentielle est bien le cancer de notre république. la gauche devrait tout faire pour s'en dégager. Seul un personnage atypique et venant de la droite pouvait la gagner pour le PS. Cela ne risque pas de se reproduire et c'est même probablement à souhaiter.
Et si nous nous engagions à nouveau collectivement dans l'action non pour obtenir quelque avantage mais en raison d'un souci partagé, d'une préoccupation croissante, celle de réédifier un monde durable, habitable par tous et où puisse se construire le vivre ensemble! Rien n'empêche, pour cela, d'utiliser les échéances électorales, programmées ou les évènements, imprévus. Il nous suffit alors collectivement d'amplifier ce qui va dans le bon sens et de désamorcer ce qui va dans le mauvais. En remplaçant le critère du taux de croissance par celui de la durabilité du monde.
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" Rien n'empêche, pour cela, d'utiliser les échéances électorales, programmées ou les évènements, imprévus. "
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Les périodes électorales sont très utiles pour que se révèle la véritable nature des politiciens qui, tous, n'ont qu'un et le même souci :
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Elysée-moi
.
jpylg
réédifier un monde durable, habitable par tous et où puisse se construire le vivre ensemble!
Ceci est un travail quotidien et tous les Lundi Mediapart pourrait, systématiquement, faire une réunion au cours desquels il pourrait être parlé de Generali, du revenu citoyen, de la crise de la civilisation décrite par Hannah Arendt, en bref tous les sujets pour lesquels vous vous battez et qui semblent prendre bien peu de place dans le journal...
Je ne fais ici qu'enfoncer une porte ouverte, puisque je sais que nous sommes strictement du même avis, en particulier en ce qui concerne le dossier Generalli...
Nous avons toujours un dossier foot et toujours pas un dossier Generalli et les grèves de la faim ne laissent pas les traces que les grévistes souhaitent...
En avons nous conscience ?
Sommes-nous capables de nous indigner par cet état de fait ?
Ce n'est pas ce que j'ai repéré jusqu'à maintenant mais je fais de mon mieux pour créer les conditions d'un nouvel optimisme en appuyant sur les touches de mon clavier, comme vous je le sais.
A bientôt.
Amitié.