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Gouverner n'est pas facile

La phrase de Sarkozy dans le Point de cette semaine, " Mais finalement gouverner est plus facile que je ne le pensais", a fait tilt chez moi. Son volontarisme qui tranchait avec l'impuissance généralisée admise par tous les politiques me faisait suivre son travail avec intérêt. Je réalise aujourd'hui que ce volontarisme est pour l'essentiel lié à une incapacité de sa part à comprendre ce qu'est l'action dans un monde complexe.

Son action s'arrête aux discours et aux textes de loi qu'il empile les uns sur les autres. Le passage dans les faits reste son point faible qu'il camoufle par un maniement des indicateurs et une communication qui trompent de moins en moins de personnes. Après le comportement de Sarkozy c'est sa politique maintenant qui commence à être rejetée par un nombre croissant de français. J'en regrette d'autant plus le résultat de mai 2007. Autant Sarkozy nous surprend désagréablement par son manque de maîtrise et de compétence dans l'exercice d'une fonction auquel beaucoup le croyaient préparé, autant Royal aurait pu en surprendre beaucoup par son efficacité...mais c'est une autre histoire.

 

Nous n'avons plus besoin en politique de responsables comme Mitterrand ou Chirac dont le premier talent a été la capacité à prendre le pouvoir et à le conserver. Nous n'avons surement pas besoin d'expert ou de gestionnaire à la tête de l'Etat. Les résultats réels du New Labour au Royaume Uni commencent à apparaître pour ce qu'ils sont : un pays sous surveillance vidéo (l'habeas corpus est bien loin), une économie qui enrichit les riches et appauvrit les pauvres, une économie reposant sur l'immobilier et la finance et donc très fragile...

 

Nous avons besoin d'un(e) responsable qui sache reconnaître l'expertise où elle se trouve (en particulier chez beaucoup de citoyens), qui sache proposer une approche globale des problèmes et se focaliser sur les interactions entre les différentes politiques menées. Royal est la mieux armée dans le paysage politique français. Le PS reste par contre, comme l'UMP, un parti de politiques dépassés par la complexité de l'action dans un monde incertain.

 

Si on relit ou on lit Arendt, on y trouvera beaucoup de pistes pour aujourd'hui. il s'agit d'une pensée globale et transverse qui peut encore dérouter mais deviendra, à coup sur, comme la Méthode d'Edgar Morin un support central pour l'action.

 

Enfin une vision plus personnelle. Dans le domaine professionnel j'ai eu une dizaine de responsables hommes, polytechniciens pour la plupart, et une responsable femme. L'écart était saisissant. Là où ces hommes de haute formation posait les problèmes en termes de solution qu'ils détenaient et qu'il fallait appliquer, elle travaillait en termes de problèmes à bien poser, de diagnostic et de réponses à co-construire. Ce n'était pas facile tous les jours, comme avec Royal apparemment, mais c'était beaucoup plus efficace...

Tous les commentaires

Je ne suis pas d'accord avec vos propos sur Royal. Cette personne est certes médiatique, certes intéressée, certes modéré, mais extrêmement limitée. La France conduite par Mme Royal serait en tout point semblable à la France présidée par Jacques CHIRAC : peu de réformes, pas de progrès, maintient du bipartisme, etc.

Je crois sincèrement que vous faites erreur. Cette femme est tout sauf limitée. Elle n'a simplement pas la même façon d'aborder les problèmes que ses collègues masculins. Et je crois sa façon plus appropriée à notre temps. C'était d'ailleurs l'avis d'Edgar Morin qui l'a soutenu lors de sa campagne.

Naturellement, je conçois qu'elle soit bien entourée. Mais son projet, par ailleurs construit sur des promesses à gogo - démagogues dans toute leur splendeur -, est irréalisable et ne peut pas réellement prétendre reconstruire la France.

Marie-ségolène n'avait aucune ambition de réformes ou de reconstruire la France. Sa seule ambition était, est, et sera toujours personnelle. Voila pourquoi elle n'avait pas de programme et aucune idée. C'est la raison de son échec et dans la foulée c'est celui de la gauche toute entière qui n'a pas su depuis 2002 faire émerger un leader, un tribun, une personne (homme ou femme) qui soit habité d'une vision qui dépasse son égo. Marie-Ségolène restera comme l'emblème d'une gauche marigot ou les ambitions personnelles dépassent l'alternative nécessaire face à un projet humaniste, démocratique et républicain. Par ses errements elle à ouvert un boulevard à la droite qui n'en demandait pas tant. Je pensais pourtant qu'on avait touché le fond en 2002...Et bien non, on a continué à creuser.

Précisez, c'est vague

Oups ! ...alternative nécessaire D'UN projet...et non pas FACE à un projet...

Segolène Royal n'a aucune pensée politique structurée et je ne peux m'empêcher de penser que si SARKO avait eu en face de lui une Martine AUBRY, femme très intelligente, il, ne serait certanement pas à l'Eysée en ce momentc car sa nullité serait bien vite apparue en face de Madame Aubry.

Une femme n'est acceptée en politique que si elle se coule dans l'approche masculine de la politique. C'est le cas de Martine Aubry qui a, par ailleurs, beaucoup de qualité.

Intéressantes ces réactions. L'incompétence de Sarkozy ne pose aucun problème. C'est Royal qui gène. A croire que certains veulent être surs de ne pas regretter leur vote.

Tout dépend si ils sont en état de voter... Je vous signale que la meilleure attitude à adopter en 2007, une fois le candidat UDF éliminé à cause notamment de la manipulation des sondages, était de voter Royal, puisque elle ne passerait pas à la Présidence de toute manière. Il n'y a qu'à voir comment le PS évolue : il est immobile, désuet, suranné. M. Delanoë, qui va certainement prendre sa direction, est l'incarnation de cette désuétude jospiniste.

Ce qui me paraît curieux, c'est que l'incompétence de notre Président débouche sur une discussion à propos des talents de Ségolène Royal. La question ne serait-elle pas hors sujet ? Qu'aurait fait Ségolène Royal au pouvoir ? Nul ne le sait. Bien plus intéressante de mon point de vue est la question de la gestion politique en général. Sur le terrain limité de la petite commune ou du quartier, de nombreux auteurs (Loïc Blondiaux en tête) ont montré la validité de la notion moderne d'« expertise citoyenne ». On appelle aussi cela démocratie participative mais le terme a été tellement détourné de son sens que mieux vaudrait l'éviter, enfin c'est mon sentiment. À l'échelle nationale, le problème se situe dans l'incompétence de la classe politique en général. Nous avons affaire à des carriéristes pour l'essentiel, professionnels mais qui ne connaissent pas le métier. Par exemple, comment les conseillers du Président lui ont-ils fait commettre une erreur macro-économique énorme : une politique de la demande en pleine en pleine crise de l'offre — voir le déficit extérieur ? Je ne suis pas sûr que la gauche aurait fait mieux, son « Bad-Godesberg » commençant seulement ces jours-ci. Mais au moins, peut-être, nous aurions eu un peu moins de mépris pour les populations du genre : je vous annonce n'importe quoi, que vous y adhériez ou non est sans importance, c'est nous qui sommes élus, etc.

Si c'était à refaire ? L'application du programme économique ( auquel je ne souscrivais pas) de Mme Royal n'aurait pas creusé plus les déficits que celle du paquet fiscal. Et, au niveau de la politique étrangère et du fonctionnement des institutions, la situation aurait été meilleure... De plus, elle n'a pas cédé à la tentation de renier ses convictions sur le cumul des mandats. Je l'avoue, c'est cette image d'incompétence qui m'a dissuadée de voter en sa faveur au deuxième tour, préférant hypocritement me retrancher dans l'abstention. Or, dans les faits, l'image de compétence de Sarkozy est sérieusement écornée. Le parrainage des enfants juifs, la définition de la monarchie donnée aux journalistes sont des bourdes de la même trempe que celles qui ont été reprochées à sa rivale. Mais cette dernière a payé ses grandes maladresses (ou du moins celles de ses conseillers) durant sa campagne : La première concernait l'image de compétence qu'elle voulait donner : Penser qu'il faut avoir réponse à tout et qu'il vaut mieux dire une bêtise que se taire, s'enferrer dans ses bêtises en croyant éviter de perdre la face furent des erreurs grossières. La deuxième erreur résidait dans l'instrumentalisation de sa féminité. C'est justement quand on est victime de machisme qu'il ne faut pas recourir sans cesse à cet argument. Le peuple est certes du côté des victimes , mais pas de celui des pleurnichards, il est bien assez intelligent pour déceler tout seul les inégalités de traitement ( la même remarque vaut pour Bayrou ... ). De même, s'acharner à jouer de son sourire et de son élégance l'a desservie. Un présidentiable compétent n'aborde pas tous les sujets avec le même rictus béat ! On ne juge pas un politique sur son physique (même s'il est plus agréable d'être représenté par une jolie femme élégante que par un "beauf" en talonnettes). En tant que femme, je ne pouvais pardonner à Mme Royal de conforter, par son comportement, les partisans du "sois belle et tais-toi".

J'ai du mal à comprendre votre deuxième argument. Personne n'ira reprocher à un homme d'user de séduction. Giscard, Mitterrand, et Chirac s'en sont fortement servis. Un livre récent m' passionné sur le sujet : "La saison de mon contentement" de Pierrette Fleutiaux chez Actes Sud. son point de vue de femme est assez différent du votre.

L'éventail de la séduction est très ouvert. Ce que je reproche à Mme Royal, ce n'est pas d'avoir cherché à séduire mais de s'être focalisée sur les aspects dans lesquels on cantonne habituellement les femmes ( qui, de plus, ne recouvrent pas la totalité de sa personnalité). Chirac séduisait par son côté sympa et bon vivant, mais l'image de l'homme du salon de l'agriculture a mis longtemps à détrôner celle de l'arriviste aux dents longues et il est toujours resté coincé dans ses discours de campagne. Giscard, même s'il tentait de séduire par sa soi-disant proximité avec les vrais gens et par sa jeunesse s'est imposé grâce à son esprit brillant. Quant à Mitterrand, fort peu sexy au demeurant, il séduisait par la profondeur de son esprit, par sa culture et sa vivacité d'esprit. Sarkozy et Royal ont joué tous deux avec succès la carte de la proximité. Dommage que Mme Royal n'ait pas cherché à séduire par son esprit et se soit contentée de la séduction la plus facile, la plus convenue. Dévastateur, car anti-productif, ce sourire utilisé en permanence, même pour aborder les problèmes graves! Et je n'ai pas parlé du côté maternant , la séduction de la mère attentive et protectrice, dans laquelle on cantonne également la femme et dont elle a abusé.

C'est une belle femme et une mère de famille. Pourquoi le cacher ? Ce n'est pas parce que c'est le rôle classique dans lequel on veut cantonner les femmes que c'est pour autant un aspect à rejeter ou masquer. En faisant cela on se situe, même en s'opposant, précisément dans le repère masculin/féminin classique alors que, pour moi, Royal a essayé, difficilement, de s'échapper de cette alternative. Les hommes ne se posent pas tant de question et assument ce qu'ils sont. C'est le mérite de Royal d'avoir fait de même.

Voir l'attitude de Royal comme une tentative pour échapper à l'alternative masculin/féminin, j'avoue que je n'y avais pas pensé . Peut-être, mais je ne suis pas convaincue, je vois moins de simplicité que vous et bien plus de malice dans son choix d'assumer uniquement cette part de sa personnalité au détriment des autres aspects... ( Elle aurait pu mettre en valeur son intelligence et son autorité tout en s'affirmant comme une jolie femme et une mère de famille comblée.) Mais vous allez encore trouver que je complique tout, ce en quoi vous n'avez pas totalement tort ! En tant qu' homme, vous vous posez moins de questions, mais vous n'avez pas le même vécu "social" non plus. Je pense personnellement que le problème du repère masculin/féminin classique est complexe et qu'il est difficile d'y échapper que ce soit en le cautionnant ou en s'y opposant (et sur ce dernier point, vous avez raison).

Je vous suis sur la difficulté, y compris pour un homme, d'échapper au repère masculin/féminin classique. C'est pourquoi je suis reconnaissant envers Royal d'avoir tenté, pour la première fois dans une élection présidentielle d'y échapper. Vous avez raison, je n'ai pas le même vécu "social" mais j'ai longtemps discuté de ce sujet avec ma soeur (http://tto45.unblog.fr), trop tôt disparue, qui a voué sa vie au combat pour l'égalité hommes/femmes. Merci, par la qualité de vos commentaires, de me faire retrouver l'intérêt des échanges sur un tel sujet.

Bonsoir Thierry, je vous réponds aussi car je lis régulièrement votre blog et j'ai trouvé votre article intéressant. Ce qui m'épate, ce sont les commentaires des membres du club. C'est fou comment Ségolène Royal s'est attiré les foudres de tous : les hommes, les femmes, les membres de son propre parti politique ! Ce qui m'étonne toujours autant c'est la véhémence des commentaires des femmes à son encontre : toutes les journalistes femmes que j'ai lu ou entendu et même les membres du Club (pourtant avisées sur pleins de sujets) la présentent comme incompétente, avec les dents qui rayent le parquet... Aucun homme politique ne connaît tous les sujets, mais il s'entoure des bons conseillers, des bons communicants. Ce fut à mon avis, le défaut de Ségolène. De là à dire qu'elle est incompétente... Les médias ne voulaient pas d'elle, ils ne montraient souvent ses interviews, remarques... que de manière partielle et donc partiale et orientée. Les lecteurs et auditeurs n'y ont vu que du feu. Mais les patrons des médias savaient ce qu'ils faisaient : Sarko ferait plus vendre que Ségolène. Et ces patrons ne se sont pas trompés : pas un jour, pendant un an, sans un article sur le président : sa vie privée, ses frasques, ses ballades ici et là...

Avec la quasi totalité de ces commentaires, on est en pleine politique-fiction. On débat sur ce qu'aurait fait ou n'aurait pas fait Ségolène Royal. On ratiocine sur le thème "Martine Aubry est-elle en politique un homme ou une femme?" C'est du niveau "Si ma tante en avait, elle serait mon oncle" Assez de ce genre d'e ... de mouches, rideaux de fumée qui font perdre de vue la réalité sarkozienne : on donne des sous aux riches, on en prend aux pauvres, on empile des lois alors qu'on n'utilise pas certaines en vigueur, on va vers le tout répressif, on décricote le droit du travail, on retourne droit au XIXe siècle, vive le modernisme, on se couche devant les dictateurs chinois, on menace l'équilibre constitutionnel, j'en oublie sûrement des tonnes. Je l'ai trouvé bien, votre article, cher monsieur Thierry, même si vous généralisez un peu vite votre cas personnel pour juger de l'efficacité respective des femmes et des hommes. Cela dit, je ne rejette pas totalement cette formule dont j'ignore l'auteur: "L'égalité hommes-femmes sera effective le jour où l'on nommera une femme incompétente à la tête d'un grand groupe". J'ignore s'il existe des exemples actuels d'une telle situation, mais je pense un peu à Alcatel-Lucent... Je pense aussi à l'actuelle Garde des Sceaux qui fait le vide autour d'elle au ministère, et qui applique sans concertation ses solutions toutes faites en matière, par exemple, de carte judiciaire.

Bonsoir Joel, je partage complètement votre avis. La question n'est plus, maintenant de savoir ce qu'aurait faite Martine Aubry ou toute autre personne. il y a un an, lorsque nous avons voté, tout montrait déjà que nous avions plus à perdre, notamment en terme de liberté et d'équité (défense de l'intérêt général) avec Nicolas Sarkosy qu'avec n'importe qui d'autre. Il s'agissait donc de voter pour éviter cela. Sûrement que Ségolène Royal n'était pas parfaite mais elle n'aurait pas privilégié les plus riches au détriment des Français moyens, elle n'aurait pas renoncé à la position de la France juste pour vendre des Airbus et des centrales nucléaires. Même Jacques Chirac ne s'était pas abaissé à cela !! Aujourd'hui, au bout d'un an, nous sommes bien dans la situation que nous pressentions. Semaine après semaine, nous régressons, sous couvert de prétendues réformes. Aucune personne ne peut être parfaite. D'où cette petite leçon d'éthique politique trouvée sur Internet : on nous demandait, sans citer les noms à choisir, notre président idéal. La description du 1er était la suivante : associé à des politiciens vereux, consulte des astrologues, a 2 maîtresses, fume comme un pompier, boit 8 à 10 Martinis par jour, Le second : a déjà été viré 2 fois, il dort jusqu'à midi, fumait de l'opium au collège, boit 1/4 de litre de whisky chaque soir, Le 3e est un héros de guerre médaillé, il est végétarien, il boit une bière occasionnellement et n'a jamais eu d'histoire extra-conjugale. Bien entendu, naturellement, on choisit tous le 3e. A la fin, du doc, on découvre que le 1er est Franklin Roosevelt , le 2d Churchill et le 3e Hitler ! Tout cela pour dire qu'un Président (ou un candidat) qui veut trop jouer à M. Propre ou M. Parfait n'est vraisemblablement pas si net ! En conclusion, j'avoue ne pas bien comprendre mes compatriotes, leur naïveté. Comme je le disais ci-dessus, tout montrait ce qu'était réellement Sarkosy et ce qu'il allait faire. Et pourtant une majorité de Français ont cru à ses promesses, ses belles paroles, son style... Alors, quand, maintenant, ils pleurent, disent leur déception dans les sondages, j'ai envie de leur dire : vous avez ce que vous méritez. Je regrette juste que les 46 autres % aient également à en subir les graves conséquences. Malheureusement, la France n'a rien à gagner dans ce quinquennat. Pour moi élire une femme eu été une occasion unique de montrer au monde que la France était un pays ouvert d'esprit, démocrate. Nous serions ainsi sortis de l'image de "vieille Europe", avec ses hommes politiques machistes, rétrogrades et accrochés à leur siège (la place est trop bonne !).

Bonjour Thierry, Je tombe sur votre texte relatif à la conception du gouvernement par N. Sarkozy. J'en partage le diagnostic essentiel : il ne sait pas ce qu'est l'action dans un monde complexe ou, peut-être, ne veut pas le savoir. Faut-il pour autant affirmer que S. Royal le sait mieux ? peut-être mais là n'est pas, selon moi, le plus important. Je crois qu'un effort de pensée et aussi de pédagogie pourrait être utile concernant ce qu'une prise en compte de la complexité change dans l'action. Je partage votre avis sur la nécessité de bien poser les problèmes plutôt que d'appliquer des solutions convenues. Est-ce féminin ? je ne saurais le dire... mais cela me semble nécessaire. Bien poser le problème revient souvent à interroger et à délibérer sur le projet. Or, l'habitus cognitif moderniste nous fait trop souvent oublier les finalités au profit des seuls moyens, M. Weber l'a montré depuis bien longtemps. Une politique de l'homme ou une "politique de civilisation" qui s'est réduite à quelques trivialités dans la bouche du Président, est inséparable d'une politique inspirée de la pensée complexe. Mais, il faut reconnaître que nous manquons souvent de traductions concrètes de cette pensée. Peut-être qu'un lieu sur MediaPart pourrait être dévolu à cette perspective de débat autour de ce que la pensée complexe apporte dans la critique de ce qui se fait et dans la réflexion sur ce qui pourrait l'être. Bien cordialement. Pascal Roggero

viviane Palumbo je vous en supplie, lisez un livre, peut-être le seul qu'il faut avoir lu sur les présidentielle côté PS , c'est "réglement de comptes" de Julien dray, après on pourra discuter car les clichés sur l'imcompétence de Ségolène ont vecu, que croyez-vous donc, qu'elle est sortie d'un chapeau en fin d'année 2006 pour être la candidate du PS ? c'est d'abord la candidate des adhérents et militants qui ont lutté jusqu'au bout pour l'aider à sortir des clichés et du bourbier alimenté en eau nauséabonde par les élephants du parti dont certains justement ont rejoint sarko au premier coup de sifflet. julien Dray a été sollicité par sarko, le soir de son investiture parce que Nicolas pense qu'il est un des meilleurs, sont refus ne fût pas médiatisé car c'est un homme qui fui les médias et il a raison. Ségolène a perdu à cause des médias, du PS, et des procès en imcompétence parce que c'est une femme. Et encore, avec 17 millions de voix, chapeau Madame, quand on pense que les 15 % d'un Le Pen sont allés tout droit dans l'escarcelle de Sarko, je préfère perdre que gagner avec ces gens là !!

Je suis frappée par la violence, et en même temps le manque de profondeur des arguments des anti-ségo: ce sont: - soit des clichés partisans, montrant tout simplement la méconnaissance de son "pacte présidentiel" : "limitée", "pas d' idée", "démagogue", "sans programme"... tout cela est très injuste, et jamais on ne donne d' argument pour les appuyer. - soit des condamnations péremptoires, venant de femmes , concernant son éternel sourire, sa façon de s' habiller , qui se cantonnait somme toute dans un juste milieu (quand on a "vu ce que l' on a vu "avec les premières dames de France, pour une parfois même déshabillée, et avec la ministre de la justice! ).... cela me rappelle l' analyse de Jeanne Moreau : " c' est de la jalousie". Dans mon entourage, j' ai aussi entendu "celle- là, je ne la sent pas". Il me semble que certains "sentaient" très bien N Sarkozy !... Pour en finir avec ce thème, souvenez-vous des moqueries à l' encontre d' A Merkel, et D' Hillary Clinton, dans un passé proche, concernant leur physique ou leur façons de s' habiller.... Des femmes qui ont une famille et des responsabilités de haut niveau, n' ont pas forcément pensé à préparer leur image. Personnellement, j' attache plus d' importance au projet d' un personnage politique qu' à son apparence, et en plus je trouve S Royal très belle; mais elle n' a aucun mérite, c' est naturel ! Un autre argument de valeur, du domaine de la fiction: Martine Aubry , ELLE, aurait pu l' emporter. Je crois que si elle- même y avait cru alors, elle se serait portée candidate ! Ensuite, M Aubry , c' est les 35h imposées à tous en force, sans négociation; c' était une " mesure phare", son bébé, que personne à gauche n' osait critiquer, et qui a donné à S Royal l' occasion de se mettre en porte à faux , un de ses "errements"... pour ne pas blesser une "camarade". Tout d' abord, est-ce que les 35h n' ont pas eu une part de responsabilité dans la défaite du PS de 2002 ? Quel argument majeur ont utilisé L' UMP et le Medef pendant toute la campagne présidentielle pour expliquer la "situation catastrophique" de la France?... : LES 35 HEURES; il aurait bien fallu alors que M Aubry défende son bébé, pour soutenir " sa" candidate ! On ne l' a pas entendue. Alors supposer qu' elle aurait gagné ..... Voila pour des réactions à chaud ... On peut au moins reconnaitre que S Royal a obtenu un résultat plus qu' honorable aux présidentielles, si on tient compte du fait que, contrairement à Sarkozy, son camp ne faisait pas bloc derrière elle ( c' est un euphémisme ! ), et qu' elle ne l' a pas joué "people" vis à vis de la presse qui, de plus, ne la craignait pas. Quand au cliché: "elle n' a pas l' envergure"..... voila quelqu' un qui réussit à s' imposer dans un parti plutôt sclérosé, à insufler des idées nouvelles, qui se montre toujours présente, combative, "debout" après une campagne fatigante, une défaite, un divorce.... Je la trouve très forte.

viviane Palumbo bonjour, j'ajouterai birévement aux commentaires de josie que le soir de la défaite, elle a eu la reaction de Mitterand redonnant un second souffle à ses troupe au soir de sa défaite devant VGE !! elle a dit : "je continue", et vous seriez surpris du nombre de gens qui m'aborde dans la rue au vu de mon affichette qui fait de la pub pour désir d'avenir 83 !! Les femmes en politique ont en général, même s'il y a des exceptions de grandes différences avec les hommes : la fidélité, la droiture et l'honneteté en plus des compétences techniques, et en ce qui concerne le maniement de la langue de bois et du grand guignol qui prévaut avec Sarkozy et cela se voit car il n'a pas les talents d'un Chirac à ce niveau "du roulé dans la farine" !!

Bonjoir, superbe article, dommage "une sortie de route" avec Marie Ségolène et la pseudo différence hommes/femmes (roulement de tambours...)

Bonjour, Je confirme volontiers votre commentaire sur les femmes. Ayant travaillé 35 ans dans une organisation comportant 21 nationalités, j'ai pu constater combien les femmes ayant des responsabilté managériales étaient plus efficaces au niveau, entre autres, des prises de décisions et des discussions en réunion. Il y a un proverbe espagnol qui dit que les hommes discutent avec leurs c..... sur la table, ceci explique peut-être cela? Pour les Français mâles s'ajoute l'école de préfrence «grande» dont ils sont issus, ce qui suscite l'incompréhension quelque peu goguenarde des collègues européens!

Bonjour, Il n'y a pas un proverbe espagnol qui dit que les noirs ont le rythme dans la peau? Moi j'ai travaillé avec des femmes, certaines avaient plus de c... que les hommes, d'autres étaient sympas, certaines professionnelles, d'autres bras cassés (bon, c'est comme gardien d'immeubles, et des témoignages d'une femme qui fait des stages à lidl, gifi... )comme les hommes quoi.... ( Vous n'allez pas le croire, mais je connais même de mères qui abusent psychologiquement leurs enfants, comme les hommes!!!)

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