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Refaire de l’histoire
La lecture de billets du club et des fils de commentaires les accompagnant, tout en suscitant mon intérêt, me laisse souvent sur ma faim, à de très rares exceptions. Il en est parfois de même avec les articles de la partie journal. Il me manque quelque-chose d’essentiel : la perspective historique.
Perspective historique que je trouve chez les auteurs et dans la plupart des livres qui m’ont durablement accompagné toutes ces dernières années : les œuvres de Proust et Arendt, des romans d’Annie Ernaux (Les années[1]), de Jonathan Coe (La pluie, avant qu’elle tombe[2]), de William Boyd (Les nouvelles confessions, A livre ouvert[3]), un essai comme Le moment fraternité[4] de Régis Debray, une autobiographie comme Le lièvre de Patagonie[5] de Claude Lanzmann et, bien sur, les histoires du court XXe siècle (L’âge des extrêmes[6]) et du long XIXe siècle (L’ère des révolutions, L’ère des empires, L’ère du capital[7]) de Eric Hobsbawm....pour ne citer que quelques exemples.
Deux exemples récents avec La nouvelle raison du monde[8] de Pierre Dadot et Christian Laval, dont la dimension historique est essentielle à conserver si l’on ne veut pas passer à côté de l’objectif de ce livre : comprendre la rationalité néolibérale et donc nos sociétés actuelles. Et, tout récemment, De gauche ?[9], dirigé par Alain Caillé et Roger Sue avec les contributions de plusieurs abonnés de Mediapart : Claude Lelièvre, Philippe Corcuff, Christian Laval.
Cette absence fréquente de perspective historique dans les écrits et échanges du club n’est pas un hasard. Elle traduit le culte de l’instant, du moment, l’orgueil démesuré d’une civilisation qui, imbue d’elle-même et ignorante des autres, passe son temps à examiner son « nombril » et où les individus mènent, pour beaucoup, des existences vides, sans histoire ni biographie, faisant des humains une espèce animale parmi d’autres.
Il est urgent de refaire de l’histoire. Sinon, nous n’en écrirons pas de nouvelle.
[1] Gallimard
[2] Gallimard
[3] Seuil
[4] Gallimard
[5] Gallimard
[6] André Versaille éditeur
[7] Hachette/Pluriel
[8] La Découverte
[9] Fayard


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Merci pour toutes ces références. Ne reste plus qu'à avoir le temps de les lire. (Ceci sans aucune ironie). En attendant je participe, et vous aussi, à l'histoire tous les jours, au travail, dans la rue et sur les marchés, et devant mon clavier. Un fleuve est fait de milliards de gouttes d'eau...
Au fait, le premier mai c'est dans une semaine. On fait quoi? On reste sous la couette (je ne dis pas ça spécialement pour vous, mais pour nous tous) ou on se risque à aller discuter et agir avec "les autres"?
bonjour, votre constat me semble peu sévère sur l'attitude des uns et des autres, peut-être n'avons nous pas davantage de moyens de s'intéresser aux autres, ou de temps, ainsi que de mieux maitriser notre histoire personnelle ou collective. cependant, la question d'une perspective historique reste à inventer, il y a sans doute un idéal intemporel auquel les sociétés souhaitent, qui correspond à une vision globale d'un progrés pour l'ensemble de l'humanité, mais paradoxalement alors que notre technologie moderne transforme notre rapport au monde ainsi qu'entre chacun de nous, on s'affronte à une crise qui semble contredire cette " raison du monde " cette raison moderne est pourtant simple à cerner par nos habitudes de vie quotidienne, nous souhaiterions aller plus vite, plus loin, plus fort, gagner du pouvoir en somme face à notre condition, et cela semble manquer certes d'une orientation concrête, d'un but, qui rendent cette vision du progrès désarticulé. ce désordre renvoit peut-être également à notre difficulté de concevoir un " but " à l'existence, mais en cette absence de but ou de " raison morale " on devrait considérer de se donner les moyens de comprendre quel serait ce but, et de permettre de créer les moyens de l'atteindre en équilibrant mieux notre développement.
Bonjour, Constat sévère mais dont je ne m'exonère pas. Nous avons tendance à papilloner, à ne plus prendre le temps de la lecture prolongée, de l'échange approfondi, tant les technologies ont commencé à modifier nos habitudes et nous ont conduit à privilégier l'instantané, le court sur le différé, le long. L'espèce humaine ne se distingue des espèces animales que si les humains parviennent à inscrire leur vie dans une histoire, individuelle et collective, et s'affranchissent, au moins en partie, du cycle infini du processus vital. Nous en avons jamais eu autant la possibilité. Nous l'avons jamais aussi peu utilisé. Nous touchons aujourd'hui ce qu'Arendt désignait par les existences de fantôme menées dans les sociétés de masse. Nous ne souffrons pas d'un manque, d'un vide intellectuel. Dès qu'on sort des médias de l'instatané dont Internet est le dernier avatar, c'est la richesse qui frappe, c'est presque le trop plein. Mais citoyens et politiques ne s'emparent d'aucune de ces pistes, tant leurs vies sont fragmentées, dispersées et conditionnées par les doubles fers du travail (ou du chômage) et de la consommation (ou de la lutte pour la subsistance). Reprenons le temps de lire des textes longs et structurés, des romans, de voir des films, ....tout ce qui permet de situer nos existences dans l'histoire de l'humanité. Pour retrouver notre humanité....
Comme tu as raison, cher Thierry. Je partage totalement ton point de vue et te remercie grandement pour les références: je vais trouver mon bonheur! A ce titre, c'est une des chose que j'apprécie chez notre Directeur dans ses articles. Il fait souvent référence à l'Histoire. A première vue cela peut paraître un peu pédant mais je pense que, au contraire, la référence à l'Histoire reste essentielle. Encore une remarque. L'importance de faire référence à l'Histoire est le propre des gens qui refusent de ne vivre que dans l'instant. C'est pourtant tellement revigorant de pouvoir relier un évènement du jour à tout ce qui a pu, dans le passé, concourir à sa présence actuelle! Vouloir relier le présent au passé, c'est redoubler l'importance que l'on accorde au présent, non? Je regrette aussi, à ce sujet le peu d'articles parus dans l'édition "Usages et mésusages de l'Histoire" de Médiapart et pourtant vraiment passionnants! Bien à toi
. Une petite question comme ça, en passant : . S'agit-il de l'histoire formatée ou de l'histoire déformatée ? . C'est pas du tout pareil. . jpylg
Déformatée, si c'est possible, cher Jean-Paul. "L'âge des extrêmes" de Eric Hobsbawm en est d'ailleurs un bon exemple. il a été traduit dans plus de vingt langues avant de l'être en français, tant le formatage de l'édition française était pregnant. J'en profite pour vous précisez que vous êtes un des rares bloggueurs de Mediapart à avoir une vision historique.
Merci, Thierry, pour ce commentaire; qui est d'ailleurs, trop élogieux; en histoire (et en philo), je ne suis qu'un amateur. . Cela dit, c'est, en effet, parce que je ne me situe pas à l'échelle de la prochaine échéance électorale que généralement on comprend de travers ce que j'essaie de dire. . Pour en revenir à l'histoire déformatée, je prends bonne note de la référence, que je ne connaissais pas. (Hobsbawm ). En retour, je te signale Marc Ferro et "Les tabous de l'histoire" (2002), ainsi que plusieurs ouvrages du même: les médias et l'histoire; l'information en uniforme; L'Histoire sous surveillance; comment on raconte l'histoire aux enfants, et d'une manière générale, toute son oeuvre. . jpylg
kairos Ne vous arrêtez pas en si bon chemin... Le "Historiquement correct" de Jean Sevilla est salutaire à toute bonne conscience de "gauche"... puisque le "formatage" est votre souci...
. Très juste ! J'aime bien le oui-ouiste de droite Sevilla...la droite a de bonnes raisons de dénoncer l'histoire formatée. . jpylg
En fait, cher Thierry, vous regrettez le manque de culture. C'est Camus qui disait qu'un homme qui n'a pas cinquante pour cent de son temps pour lui, était esclave. Et c'est bien sur le temps qu'on consacre à cette culture, qui fait l'homme et la femme capables, et même savants, si ce n'est sages. On ne s'étonnera pas d'une époque qui nie l'âge, comme la mort, et qui vit non pas d'instant présent, mais d'une sorte de futur, sans cesse avorté, ou jamais vraiment à maturation, quand il se fait présent, que le temps de vivre, pour le savoir, s'il n'est pas d'une profession, devienne rare, et exceptionnel. Nous sommes à l'époque horrible de la cueillette des fruits verts, mûris à l'abri du soleil, des légumes trop vite poussés, des viandes et des céréales qui se disputent entre physique et puis chimie, et qui oublient le fait de nature. C'est ce qui fait de nous une espèce toujours en avance, et jamais à l'heure. Alors oui, nous vivons l'histoire, si nous ne la connaissons pas, et c'est celle de notre fin. Si vous voulez écrire l'histoire, cher Thierry, il va falloir nous inspirer bien sûr des anciens. Mais avant tout, il va nous falloir, vite, et bien, prendre conscience, de ce qui fait de ce monde une impasse, et trouver aussi le courage, de le changer vraiment. Et il faudra se battre. Parce que la leçon de l'histoire, la première, et celle des peuples le montre à chaque fois, rien n'est donné, rien n'est laissé, par ceux qui sont en charge de faire leur fortune, sur le destin des autres. Il faut trouver l'équilibre dans la confrontation, parfois pénible, jamais facile. Alors oui, heureusement, il y a cette fraîcheur, qui sait faire, de savoir la gravité de la situation, une occasion de fête, d'amitié, de rencontre, et de fraternité, parce qu'elle se construit sur l'humour, et surtout sur l'amour. Mais il faut d'abord le goût du combat, celui de la victoire, dès lors qu'on a compris que la guerre est bien là, malgré qu'on dise à toutes les brebis, qui tombent une après l'autre, qu'il n'y a pas de loup dans la bergerie..
Merci pour ce long et passionnant commentaire, pfsim. Ce que je regrette c'est finalement la superficialité de notre époque. Superficialité qui provoque cette banalité du mal à l'origine de bien des horreurs auxquelles nous nous habituons. Une époque où les scientifiques, ultra-spécialisés, manquent, pour la plupart, terriblement de culture et dédaignent ce qu'on appelait les humanités. Une époque où les politiques, les citoyens manquent de la culture scientifique minimale permettant de se libérer du joug des experts. Une époque où l'Histoire est dominée par des spécialistes des sciences humaines manquant de perspective historique et faisant de leur spécialité la clé universelle. Quant on voit la culture de Freud, de Lacan, de Foucault , de Arendt ou, pour les vivants, de Morin, de Eric Hobsbawn pour ne citer que quelques exemples .... Heureusement des Stiegler, Dufour, Laval, par exemple, tracent aussi des pistes. Mais combien prennent le temps de lire et de travailler leurs livres ? Cette époque de "sur-actifs" donnent naissance à une paresse intellectuelle affligeante.
pfsim, Merci pour ce commentaire. Comme quoi, il y a toujours du bon à picorer sur Médiapart!
Formidables billet et commentaires. Ca fait du bien de lire ces lignes. On peut aussi énoncer les ratages de l'enseignement de l'histoire, de la littérature et de la philo dans le secondaire (je peux me permettre, j'en suis !) En fait il y a encore des gens très cultivés, à la façon humaniste, mais c'est comme si on ne les entendait pas ... Je dirais que ce sont les lectures profondes qui manquent et sans doute la formation à l'esprit critique ; tout passe, glisse, on dit 3 mots et on tourne les talons ... Bien qu'étant moi même plus butineuse que travailleuse acharnée, je me nourris auprès de ceux qui savent, loin du bruit et dans la lenteur, labourer, labourer encore .. Merci cher Thierry.
kairos Il y a aussi qu'avec l'Histoire, c'est souvent nous qui sommes refaits...
kairos, Mais, si nous sommes "refaits", comme vous dîtes, ne serait-ce pas aussi parce que nous n'en avons pas assez tenu compte, de l'Histoire? Qui disait que si nous ne tenons pas compte de l'Histoire, nous sommes "condamnés" à la revivre? C'est ce que je trouve d'assez passionnant chez Obama, cette manière d'aborder le présent en faisant référence à l'Histoire et de pas passionnant du tout chez notre cher président à nous! Sauf que, sauf que, quand cela lui arrive (discours de Dakar), c'est pour se planter! Ah, sacrée Histoire!
Ca lui arrive aussi pour donner dans le style, "je suis dans le moove de l'histoire", rappelez vous, Jaures et compagnie dans les discours du cher Guaino. Je suis très sceptique sur l'utilisation de l'histoire par les hommes politiques aujourd'hui ... Mais nous les obscurs, faut qu'on y pense pour deux.
kairos "Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard" dit le poète... Et la pensée le lève avec l'oiseau de Minerve...
Paul Virilio et l’attente de " l’accident intégral ". Déjà Paul Valéry a énoncé une phrase qui est pour notre auteur une sorte de prophétie : « Le temps du monde fini commence ». C’est-à-dire que nous vivons, depuis les cinquante dernières années, une véritable accélération de l’histoire où le progrès finit le monde, le réduit à rien. En effet, si les sociétés anciennes étaient « agoraphobiques », pour Virilio les sociétés modernes sont, elles, totalement « claustrophobiques » : la mondialisation ce n’est pas simplement le marché unique, « c’est la clôture ». Un terme qui peut rejoindre ceux d’un S. Latouche autour de la « planète uniforme » ou encore de l’ « occidentalisation du monde ». Valéry a été conscient de la finitude du monde, c’est-à-dire de l’eschatologie. Et c’est alors que pour Virilio, « s’il y a une écologie, un parti écologique avec les problèmes qu’on connaît, en soubassement est en train de naître un parti eschatologique, [ un « parti de la fin »], qui peut être un parti nihiliste, au pire sens du terme ». Et c’est certainement sur cette nappe de fond que peut se constituer ce nous appelons dans la littérature décroissante, une « éco-dictature » qui serait l’envers de la « décroissance équitable et démocratique » que nous appelons à mettre en place. Ainsi pour notre auteur, nous entrons dans un moment nouveau, celui de l’attente de « l’accident intégral, le grand accident ». C’est une attente inconsciente des peuples et c’est une attente consciente des responsables nous précise-t-il. L’écologie est alors le « parti de l’accident », à travers la pollution, l’effet de serre, la fonte des glaciers, etc. Car plus généralement pour Virilio, « nous sommes victimes de notre réussite », c’est-à-dire du progrès. Car la montée de la quantité d’accidents, de catastrophes, « atteint la science dans sa force, dans son génie. Comme le dit Hannah Arendt, le progrès et la catastrophe sont l’avers et le revers d’une médaille. » Et cela est totalement censuré par les promoteurs insupportables du progrès. En lançant des opérations techniques majeures, « on ose, inévitablement, l’accident » : « un avion de mille places, c’est mille morts. Ceux qui disent que c’est faux ne sont pas des optimistes, ce sont des menteurs ». C’est alors que l’ « obscénité de la technoscience » consiste à masquer les dessous de la science et de la connaissance. Or « inventer le navire, c’est inventer le naufrage, l’avion le crash, et le train, la catastrophe ferroviaire ». Pour Virilio, c’est cette obscénité de la technoscience qui voulant cacher l’angle mort de sa négativité, crée une science de la prévention de l’accident (ce que l’on appelle la cindynique), et non pas une science de l’accident, c’est-à-dire une véritable « intelligence du désastre » qu’il appelle, lui, de ses vœux. -------------------------------------------------------------------------------- Source : Entretien de Paul Virilio dans Beaux Arts numéro de décembre 2002 à propos de l’exposition « Ce qui arrive... » à la Fondation Cartier à Paris.
Merci pour cet extrait saisissant.
merci également à vous d'aborder cette question de notre rapport au temps, de notre conception de l'Histoire, et de notre façon de se l'approprier dont notre évolution technologique modifie considérablement notre regard présent, passé et futur et complexifie sans doute l'ensemble du débat politique.
L'âge, en réduisant notre énergie physique, donc en réduisant nos activités physiques, n'a-t-il pas aussi pour effet de nous faire découvrir l'importance de ce qui se passe quand il ne se passe rien, c'est à dire nous faire découvrir "le temps", "l'importance du temps qui passe"...et tout ce qui s'y rapporte (le temps de la réflexion, le temps de l'imagination, le temps du souvenir et sans doute encore d'autres notions en relation avec le temps)? Bref et en conclusion, je pose la question, n'est-ce pas l'âge qui nous fait accorder de plus en plus d'importance à l'Histoire, c'est à dire, au fond, "un grand réservoir rempli de temps"? Et serait-ce cela qu'on appelle "le début de la sagesse", à savoir la faculté d'intégrer l'Histoire au présent, refuser de ne vivre que dans l'instant?
J'apprécie la grande qualité du billet et des commentaires. Je partage cette soif de culture historique. Je suggère d'installer sur Médiapart une bibliothèque de références (des fiches de lectures) sélectionnés qui nous invite au voyage dans le temps, celui d'hier pour mieux appréhender celui de demain, sans être esclave du présent. Merci pour toutes les références. Thierry avec ton invitation à découvrir Anna Arendt, tu es précurseur de ce qu'il faut faire. Faire découvrir une oeuvre, une idée ou un auteur afin de partager et de débattre avec d'autres est une oeuvre pédagogique nécessaire et utile afin de nous inviter à prendre le temps de lire à l'heure du zapping télévisuel à haute dose. Nous avons besoin d'être relié à des histoires, afin de les méditer et de les ruminer, pour découvrir ce qui fait sens pour chacun, ce qui nous fait vibrer, ce qui nous fait entrer en résonnance d'humanité dans sa complexité et parfois, dans sa folie. Un humaniste insatisfait du soit disant "progrès contemporain"
régismoreira, Attention, faut pas trop brosser Thierry dans le sens du poil question Arendt, car il va nous en remettre une sacrée couche qui va nous empêcher de dormir pendant 8 jours!! J'en sais quelque chose. Sur ses conseils je m'étais acheté juste une introduction par JC Poizat et ça a déjà été très dur. Je crois même que j'ai presque rien compris! J'avais aussi écouté des entretiens sur Arte et là, ça allait mieux! Alors, attention, Arendt, c'est du lourd! Même Thierry, il dit qu'il faut "se laisser imprégner"!!Au total, j'aime mieux quand c'est Thierry qui écrit, je comprends mieux! Bonne nuit à tous!
Qu'on le veuille ou pas, il est impossible de refaire l'histoire. Tout au plus, peut-on s'en inspirer, ce qui n'est hélas pas le cas avec celle que nous écrivons aujourd'hui !
Refaire de l'histoire, c'est le thème de mon billet, Cher Fred, et non refaire l'histoire.
Comparer de simples articles ou billets de blogs avec des essais ou des romans, est-ce bien raisonnable?
@ Thierry Ternisien, J'ai lu attentivement votre billet mais pas tous les commentaires car je ne dispose que de vingt-quatre heures dans une journée, y compris mes heures de sommeil. Puisque votre thème est 'refaire de l'histoire' et non 'refaire l'histoire', je vous propose de lire - si vous ne l'avez déjà lu - Histoire d'une vie de Aharon Appelfeld. J'en termine en ce moment la lecture et ne puis donc écrire à ce sujet car il me faut le temps de la maturation. Mais je le recommande cependant déjà car, d'un point de vue humain, son texte me semble si près du réel de la difficulté - faire de l'histoire, voire de la littérature, soit du passé à transmettre pour qu'en surgisse du nouveau.
Merci pour cette référence.