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La genèse de la société néolibérale : introduction

Au moment même où la crise économique et financière continue de ravager notre monde et l’existence de plus en plus de citoyens, il est devenu banal de dénoncer le libéralisme ou, plutôt, le néolibéralisme. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Un livre très récent, « La nouvelle raison du monde. Essai sur la société libérale [1]», de Pierre Dadot et Christian Laval,  apporte, enfin, une vision globale et précise sur la genèse du néolibéralisme et sur la rationalité, la nouvelle raison du monde,  qui s’est progressivement  imposée dans toutes les sphères de l’existence humaine, individuelle ou collective, faisant de la concurrence la norme universelle des conduites. Premier article d’introduction[2] globale.

 

Deux remarques préalables. Il est impossible dans une série d’articles de rendre la richesse d’un tel ouvrage. J’en recommande donc fortement la lecture. La présentation, la reprise et l’éventuelle interprétation de la pensée des auteurs, que les abonnés ont eu la chance de voir et d’entendre lors d’un passionnant débat dans les locaux de Mediapart, n’engagent, bien entendu, que moi et sont donc limitées par ma propre compréhension, que j’espère voir progresser à l’aide des commentaires.

 

Le néolibéralisme est aujourd’hui la rationalité dominante. Le terme n’est pas employé comme un euphémisme permettant  d’éviter de prononcer le mot de « capitalisme ». Le néolibéralisme est la raison du capitalisme contemporain, d’un capitalisme débarrassé de ses références archaïsantes et pleinement assumé comme construction historique et comme norme générale de la vie. Le néolibéralisme peut se définir comme l’ensemble des discours, des pratiques, des dispositifs qui déterminent un nouveau mode de gouvernement des hommes selon le principe universel de la concurrence.

 

 L’une des grandes nouveautés du néolibéralisme ne tient pas à un retour à l’état naturel du marché, mais à la mise en place juridique et politique d’un ordre mondial de marché dont la logique implique non pas l’abolition mais la transformation des modes d’action des institutions publiques dans tous les pays. Le tour de passe-passe idéologique qui « fait disparaître l’état » masque surtout sa transformation effective en une sorte de « grande entreprise » entièrement pliée au principe général de compétition  et orientée vers l’expansion, le soutien et, dans une certaine mesure, la régulation des marchés. Non seulement l’état n’a pas disparu, non seulement il s’est mis plus que jamais au service  des entreprises, mais il s’est même mué en un gouvernement de type entrepreneurial.

 

La thèse que défend l’ouvrage est précisément que le néolibéralisme, avant d’être une idéologie ou une politique économique, est d’abord et fondamentalement une rationalité, et qu’à ce titre il tend à structurer et organiser, non seulement l’action des gouvernants, mais jusqu’à l’action des gouvernés eux-mêmes[3].

 

Il examine ce qui différencie  la gouvernementalité néolibérale relativement à  la gouvernementalité libérale. Sa démarche se veut « généalogique ». Il n’est donc pas question de chercher à rétablir une simple continuité entre libéralisme et néolibéralisme, comme il est d’usage, mais de souligner ce qui fait proprement la nouveauté du « néo » libéralisme, nouveauté qui ne se saisit qu’en référence avec la rupture primordiale accomplie par le « gouvernement des intérêts » au XVIIIe siècle.

 

Mener à bien cette tâche implique d’aller à rebours de la pente consistant à présenter le néolibéralisme comme un « retour » au libéralisme des origines ou à une « restauration » de celui-ci après la longue éclipse qui suit la crise des années 1890-1900. Cette thèse d’une « renaissance » est monnaie courante dans la lecture apologétique : elle a pour conséquence logique la dépréciation, voire le rejet pur et simple du préfixe « néo » regardé comme la marque d’une hostilité. En vertu d’un paradoxe qui n’est qu’apparent, et qui tient d’un véritable effet de symétrie, cette perception d’un continuum fondamental est très largement partagée par la gauche qui se dénomme volontiers « antilibérale ». Rien d’étonnant à cela,  puisque de part et d’autre on confond la représentation idéologique avec la rationalité. Ce qui oppose les partisans les plus dogmatiques et les critiques les plus naïfs du libéralisme a tendance à occulter ce qui les rassemble, puisque les premiers lui attribuent une naturalité entièrement bénéfique quand les seconds lui prêtent une naturalité foncièrement maléfique. Mais l’essentiel est pour les uns comme les autres que le marché soit tenu pour une réalité capable de s’auto-entretenir hors de toute interférence gouvernementale, de sorte que système de marché et intervention publique ne pourraient que s’exclure mutuellement.

 

Dans la première partie de leur ouvrage, les auteurs mettent en évidence ce qu’ils appellent  la matrice du premier libéralisme, à savoir l’élaboration de la question des limites du gouvernement.  Ils font apparaître que cette élaboration s’appuie sur une certaine conception de l’homme, de la société et de l’histoire. L’unité de cette question n’implique cependant  pas une homogénéité du libéralisme « classique », comme le montrent les voies divergentes qui aboutiront à la grande crise des certitudes de la fin du XIXe siècle.

 

Dans la deuxième partie,  ils s’attachent  à montrer que dès son acte de naissance le néolibéralisme introduit une franche rupture avec la version dogmatique du libéralisme qui s’est imposée au XIXe siècle. La gravité de la crise pousse à une révision explicite et assumée du laisser-fairisme. La tâche d’une refondation intellectuelle ne conduit pas là non plus à une doctrine entièrement unifiée. Deux grands courants vont se dessiner dès le colloque Walter Lippmann de 1938 : le courant de l’ordolibéralisme allemand[4], et le courant austro-américain[5].

 

La troisième partie leur permet  enfin d’établir que la rationalité néolibérale , qui se déploie véritablement dans les années 1980-1990, n’est pas la simple mise en œuvre de la doctrine élaborée dans les années 1930. Avec elle, on ne passe pas de la théorie à son application. Une sorte de filtre, qui ne relève pas d’une sélection consciente et délibérée, retient certains éléments aux dépens du reste, en fonction de la valeur opératoire ou stratégique dans une situation historique donnée.  On a affaire non à une action de l’idéologie vers l’économie ou à l’inverse,  mais à une multitude de processus hétérogènes qui ont abouti, en raison de « phénomènes de coagulation, d’appui, de renforcement réciproque, de mise en cohésion, d’intégration », à cet « effet global » qu’est la mise en place d’une nouvelle rationalité gouvernementale.

 

Le néolibéralisme n’est donc pas l’héritier naturel du premier libéralisme, non plus qu’il en est la trahison ou le dévoiement. Il ne reprend pas la question des limites du gouvernement là où elle avait été laissée. Il ne se demande plus : quel type de limite assigner au gouvernement politique, le marché, les droits ou le calcul d’utilité ? (Partie I), mais bien plutôt : comment faire du marché le principe du gouvernement des hommes comme du gouvernement de soi ? (Partie II). Considéré comme rationalité, le néolibéralisme est le déploiement de la logique du marché comme logique normative, depuis l’état jusqu’au plus intime de la subjectivité (Partie III).

 

Le prochain article portera sur une des trois parties du livre, en fonction des commentaires suscités par celui-ci.

Réédité le 26 mars à 8h45 : suite aux premiers commentaires, ajout de la note 3.


[1] Éditions La Découverte

[2] LNRM, pages 5 à 21

[3] « On trouve, dans l’exposé du cours donné par Michel Foucault au Collège de France durant l’année 1978-1979 –publié sous le titre de Naissance de la biopolitique -, une présentation du « plan d’analyse » choisi pour l’étude du néolibéralisme : il s’agit, dit en substance Foucault, d’ "un plan d’analyse possible  -celui de la « raison gouvernementale " c'est-à-dire de ces types de rationalité qui sont mis en œuvre dans les procédés par lesquels on dirige, à travers une administration étatique, la conduitedes hommes ». La rationalité néolibérale est donc en ce sens une rationalité gouvernementale. » (LNRM, pp. 13-14)

[4] principalement représenté par Walter Eucken et Wilhelm Röpke

[5] représenté par Ludwig von Mises et Friedrich A. Hayek

Tous les commentaires

Merci à toi Thierry pour ce travail d'analyse et de restitution, qui démontre la profondeur de l'ouvrage et en même temps en dénote une certaine difficulté pour un non initié. Il faut plonger dans ce livre, le lire et le relire sans doute pour suivre le cheminement des auteurs. Ce livre semble avoir déclenché un "déclic" en toi, t'avoir fait franchir un couveau pallier dans ta démarche de compréhension du monde. Notamment en le plaçant sur le thème du mode de gouvernance de la société et des individus, ce qui constitue le "moteur" de la société, qui intimement motive chaque particule de l'organisme, participant à la gouvernance de l'ensemble de l'organisme. Il me semble que nous cherchons à expliquer un monde nouveau à partir d'un référentiel ancien et binaire, des logiques opposant libéralisme et rôle de l'Etat alors que les deux peuvent très bien cohabiter, l'un étant soutenu par l'autre. La théorie du libéralisme est même paradoxale. L'environnement purement concurrentiel suppose aucune intervention exogène de l'Etat (si ce n'est la préservation de la propriété privée et de la sécurité des échanges), mais la loi du marché qui est celle du plus fort finit par neutraliser tous les acteurs les plus faibles et faire émerger des géants qui finissent par avoir tous les pouvoirs sur leur secteur au point d'en fixer les prix et de soumettre le peuple, les clients, à leur domination (monopoles tels Microsoft, Arcelor Mittal, WalMart,...), au point de requérir un rôle de l'Etat pour rétablir la concurrence et pénaliser les monopoles ... La concurrence finit par tuer la concurrence. Notons aussi que le "prix de marché", tenu pour juste, car équilibrant naturellement l'offre et la demande, n'est pas si représentatif de cet équilibre, s'établissant plus sur une offre ou une demande marginale et non globale. Comme on l'a vu sur la flambée des prix de denrées alimentaires de base, telles que les céréales, ou du baril de pétrole en été 2008 (qui ensuite s'est à nouveau effondré). Il a suffi que la demande mondiale (ou l'anticipation de cette dernière) excède l'offre de 10% pour que les prix montent de 100%, si certains acteurs veulent coûte que coûte être servis quitte à payer le double, alors qu'un équilibrage global aurait dû rationner 10% des demandeurs, l'ensemble des autres acceptant de payer 10% de plus. Ensuite c'est ce prix marginal qui s'applique à tous, au bénéfice des vendeurs et des spéculateurs qui parfois provoquent intentionnellement le déséquilibre marginal. Et c'est aussi ce prix qui s'applique à la valorisation des actifs, des stocks, avec le principe du "mark-to-model", engendrant des profits mirobolants mais finalement artificiels des acteurs détenant des stocks (compagnie pétrolières). Idem sur les valeurs boursières qui soudain s'effondrent et se traduisent en pertes financières puis réaction en chaîne que nous connaissons avec un effet amplificateur énorme : la valeur totale des actifs dits toxiques (subprime) est estimée à environ 800 milliards de dollars et les pertes induites des banques entre 2200 et 3600 milliards de dollars dans le monde. Alors que la capitalisation boursière mondiale a chuté de presque 50% en 2008, passant de 62 747 Mds de $ fin 2007 à 32 575 Mds de $ à fin 2008.

Merci Marie-Anne de ce long commentaire. Je reviendrai sur la rupture que constitue le néolibéralisme par rapport au libéralisme. Les auteurs partent de l'analyse de l'activité de gouverner (la gouvernementalité). Une idée de cette rupture est donnée par la conclusion de ce billet "Le néolibéralisme n’est donc pas l’héritier naturel du premier libéralisme, non plus qu’il en est la trahison ou le dévoiement. Il ne reprend pas la question des limites du gouvernement là où elle avait été laissée. Il ne se demande plus : quel type de limite assigner au gouvernement politique, le marché, les droits ou le calcul d’utilité ? (Partie I), mais bien plutôt : comment faire du marché le principe du gouvernement des hommes comme du gouvernement de soi ? (Partie II). Considéré comme rationalité, le néolibéralisme est le déploiement de la logique du marché comme logique normative, depuis l’état jusqu’au plus intime de la subjectivité (Partie III).".

Nous sommes tous les héritiers du "premier libéralisme", le libéralisme historique, d'une façon ou d'une autre. Celui-ci est mort vers 1900.

Un grand merci de ma part également Thierry pour ce billet qui prolonge et permet d'approfondir opportunément un échange engagé sur l'un de vos précédents. A titre de contribution et de commentaire, je me permets de reprendre ci après la mise en perspective que je propose (et soumets par ailleurs à la critique), comme essai d'identification des voies, ou de la voie possible de sortie du système (ou rationalité) actuel(le): Il me semble possible d'aborder le principe de rationalité selon la mise en perspective généalogique de ses déclinaisons à travers 3 âges successifs : 1. celui de la rationalité de la soumission et de la croyance : caractérisé par la désignation du « surnaturel » comme siège de volontés et de puissances supérieures, ou transcendantes ; cet âge originel prend fin avec la sécularisation et la séparation du politique du religieux, il est la matrice des civilisations de la PEUR dominées par le prêtre, le militaire et le chef de droit divin. 2. celui de la rationalité de la libération et de la connaissance : caractérisé par l’exploration, l’expérimentation et l’émergence des savoirs en lieu et place des croyances, cet âge est celui des monothéismes et de l’anthropocentrisme, de la transcendance des idées puis du dépassement du religieux, en occident il trouve son accomplissement avec les lumières et ses limites dans les dichotomies qu’il préserve, il est la matrice de la civilisation (contemporaine) de l’AVOIR dominée par l’explorateur (le scientifique), le juriste et le commerçant. 3. enfin celui de la rationalité de la projection et de l’existence : caractérisé par l’émergence de l’exigence universaliste de l’humanité comme transcendance, cet âge ouvert à partir des lumières reste en devenir, il est celui des convergences à établir entre l’unité, la diversité et la totalité, il doit permettre de concilier équilibre et dynamique. Il est l’âge de l’homme assumant enfin son humanité, il nous engage vers la civilisation de l’ÊTRE, c'est-à-dire de la culture de soi et de la coopération, il pourrait tendre vers la fin des dominations. Selon ces catégories, la rationalité néolibérale pourrait être en réalité la phase ultime de la civilisation (ou rationalté) de l'AVOIR. La succesion de ces 3 âges de la rationalité pourrait également s'illustrer par la succession Déisme-Matérialisme-Humanisme, étant bien entendu que toutes les superpositions et toutes les hybridations régressives ou progressistes sont, non seulement possibles mais, évidentes, mais que le sens de l'évolution est bien identifié.

Merci Jean-Claude de votre commentaire qui m'amènera à préciser ce que les auteurs entendent par rationalité et comment ils la distinguent de l'idéologie. Une idée en est donnée par l'extrait suivant de ce billet : "Le néolibéralisme peut se définir comme l’ensemble des discours, des pratiques, des dispositifs qui déterminent un nouveau mode de gouvernement des hommes selon le principe universel de la concurrence.".

Je n'ai pas encore lu le livre, mais votre commentaire montre que les auteurs s'inscrivent dans la démarche intellectuelle de Michel Foucault et son "biopouvoir" à propos du néolibéralisme, justement. Mais est-ce que les auteurs ont été influencé par Karl Polanyi ? quel a pu être l'apport de "la Grande Transformation" ?

Effectivement Foucault est bien leur grande référence, en particulier ses cours au collège de France publiés très tardivement : "Naissance de la Biopolitique (1978-1979). Je reviendrai dans un prochain billet sur Karl Polanyi et à l'apport de la Grande Transformation.

Je viens de vérifier dans l'index. Karl Polanyi fait l'objet de 13 références qui se situent dans tous les chapitres du livre.

A Marie-Anne, Jean-Claude et Sylvain. Je viens de rajouter la note (3) pour éclairer l'approche adoptée par les auteurs. "« On trouve, dans l’exposé du cours donné par Michel Foucault au Collège de France durant l’année 1978-1979 –publié sous le titre de Naissance de la biopolitique -, une présentation du « plan d’analyse » choisi pour l’étude du néolibéralisme : il s’agit, dit en substance Foucault, d’ »un plan d’analyse possible -celui de la « raison gouvernementale », c'est-à-dire de ces types de rationalité qui sont mis en œuvre dans les procédés par lesquels on dirige, à travers une administration étatique, la conduite des hommes ». La rationalité néolibérale est donc en ce sens une rationalité gouvernementale. » (LNRM, pp. 13-14)

OK. Vous paraît-il pour autant injuste Thierry de considérer que cette rationalité du gouvernement, inféodée à la loi du profit, soit elle même une déclinaison (l'ultime ?) d'une autre rationalité, plus générique donc, que j'identifie comme "rationalité matérialiste", procédant de la négation de l'humanisme en tant que nouvel horizon d'espérance ou de "réenchantement" tel que nous avions pu précédemment en discuter en particulire à l'initiative de Farid. Ce qui présuppose (ou induit si l'on veut) effectivement une réinterprétation de l'humanisme, comme alternative au déisme. (Un humanisme évidemment débarrassé de toute forme d'anthropocentrisme, et restauré au bénéfice d'une claire conscience de la dépendance de l'homme de son evironnement)

Merci Thierry pour ce début d'analyse très stimulante, sur un livre apparemment très riche. En plus des ouvertures sur Foucault et Polanyi... nombreuses heures de lectures et de creusement de méninges en perspective. Olivier

Je suis aussi en train de lire ce livre. Il est en effet très stimulant. J'y ai bien lu les critiques faites à l'antilbéralisme mais je n'ai pas trouvé de référence permettant de savoir si nos auteurs opposent leur théories à des théories antilibérales qui se seraient fourvoyées ou bien s'ils opposent leur théorie à une vulgate antilibérale un peu caricaturée.

Bonsoir Thierry, bonsoir à tous, Je viens de prendre connaissance de la conférence donnée le 25 Mars en fac de Toulouse par Geneviève AZAM. A maints égards elle complète utilement nos échanges. Je vous propose si vous ne la connaissez déjà d'en prendre connaissance ici , sur mon blog où je viens de la publier. Cordialement

Je me rappelle un *** de la pire espèce , une *** cynique et voulant tout régenter. Un *** de base déguisé en en néo-philisophard de comptoir parce qu'il croit avoir pris des écrits d'une vessie pour une lanterne tenter de m'assassiner froidement parce que soit disant je m'était fais mousser en répondant à chacun des commentaires sur un article qui avait heurté sa sensibilité de *** et et de vraie ***. . sur 12 commentaires a cette heure, 5 sont de toi Thierry le ***. Soit quasiment 1 sur 2. . Comme d'habitude avec ta double langue à la fois de bois et de serpent tu te contredis et tu t'autorises comme dans ton ridicule "Je ne parle pas aux pseudos" que tu as effacé et qui était dans ton billet "Mes règles sur Médiapart", comme ton précedent billet d'ailleurs ce que tu reproches aux autres. . Ensuite pris en faute tu te couvriras de ridicule avant de t'en rendre compte et dans ta grande lacheté tu supprimeras le billet. . Aller va piailler à la Rédaction le traitement que je t'infliges. Va te répandre comme une ***. Va comploter dans le dos des abonnés de Médiapart. Va tenter de te faire passer pour le régent. Va gagner ton 1/4 d'heure de gloire. La gloriole n'est que le hochet par lequel on manipule les imbéciles. . Pauvre...rien

Tu es un vrai *** qui répand sa *** sur le trottoir comme un *** anonyme. Pauv'*** !

Tiens, les guignols de l'ALM sont de sortie ! Vous n'avez donc pas honte d'avoir détruit le blog de Lefrançois ? Par contre vous semblez avoir honte de la composition actuelle du bureau, puisqu'elle est aussi secrète que la teneur des statuts...

Il s'est détruit tout seul, dans l'anonymat le plus complet. Ah le courage des pseudos !

Ils n'ont aucune honte beber... Est ce tu as déjà vu les lanceurs de fatwas, les fomenteurs de pogroms, les revendicateurs d'autodafés avoir honte ?

Mais tout cela est très logique mon fredo. . Tu me traite de ***, mais toi qui te prends pour un phare, n'est rien qu'un réverbère... . Pas étonnant donc que je te *** dessus.

Désolé de la teneur des derniers commentaires sans rapport avec le sujet du billet si ce n'est la confirmation que la société néolibérale crée des individus peu ragoutants proliférant à l'abri de pseudos et déversant sur Internet la bave qu'ils retiennent dans la vraie vie. 9 euros par mois c'est moins cher qu'un psy !

C'est en effet peu ragoûtant.

Ah ben c'est sur, 9 euros c'est même beaucoup moins cher qu'un psy!!!!

"Ca c'est ben vrai !" (mère Denis) autre chose ?

Mon petit TTO (hé oui puisque c'est ton pseudo sur d'autres forums) . Tu devrais t'appeller D'Outreau et pas D'Ouville. Tu as la même fatuité, la même volonte de persister dans tes erreurs, la même envie de te faire mousser à travers une demi-douzaine de blogs, la même envie de paraitre plutôt que d'être, le même entetement dans ton plaisir orgasmique et onaniste de régenter. La même croyance imbécile de penser que tu fais l'histoire quant ta monopensée s'arrête au transistor quand tout le monde est passé au numérique.. . Chez toi la particule l'emporte sur la partie tête Thierry Ternisien D'Ouville qui a honte de donner son nom complet sur Médiapart. Ah...le courage comme tu dis...Celui de vilipender les pseudos tout en en utilisant un ailleurs... http://www.forumdesforums.com/modules/yogurt/index.php?uid=1449 . Tu es lâche, tu es fourbe, et surtout tu es un hypocrite.

Lâche anonyme qui me prête toutes tes envies perverses. Bel exemple avec beber9999 de ce que crée le néolibéralisme ou, peut-être tout simplement, un de ces snipers de l'internet travaillant sur commande...Bye

Je n'interviendrai plus sur ce fil. Pollué par des commentaires injurieux et détourné de son sens par la pratique bien connue des trolls il n'a plus d'intérêt.

Tu pars comme ça TTO ? sans t'expliquer sur le pourquoi de ton pseudo ?

@ Serval : Je constate que cette discussion se déroulait normalement avant ton interpellation, et que désormais elle est empêchée. Aussi, je pose la question : as-tu entamé uen croisade pour empêcher les membres de l'ALM, et plus particulièrement Thierry Ternisien, de s'exprimer ? En effet, ce billet n'a aucun rapport avec ta querelle avec lui, qui ne m'intéresse en aucune façon.
Il se trouve que sur un autre billet (de Farid) une discussion s'est entamée sur la vie du club et ses possibilités de régulation (c'est-à-dire, pour moi, de vie vivable). Je recopie ici ma réponse à JC Charrié , parce qu'elle est générale, et que j'y posais la questions de la limite : Entre autre, celle qui revient à empêcher quelques "autres" de s'exprimer librement, par exemple comme ici en les ramenant pour toujours à une seule interaction, celle avec soi-même. Comme je l'ai aussi écrit hier quelque part, je trouve que trop d'ego tue le collectif.
@ Jean-Claude Charrié : je partage votre analyse. Le Club Mediapart est comme le vrai monde. ce n'est pas le monde en réduction, c'est un monde où se jouent les mêmes scènes, où se tiennent les mêmes rôles, que dans la vie "réelle". L'éventail des interactions ne dépend que de la composition psychosociale du lectorat.
Contrairement au monde dit "réel", ici nous laissons des trraces écrites de nos interactions. Ce qui a l'avantage de nous permettre un regard rétroactif sur nos rôles. Ce qui nous donne l'occasion de décider de tenter de les changer un peu. Changer nos propres rôles, ceux dont nous avons hérité, ou qui nous ont été prescrits, ou que nous avons endossé sans trop savoir pourquoi.
Je partage votre interrogation sur cet appel à l'aval de l'autorité du journal. Pourquoi ne pas nous en passer ? Et construire là où nous sommes, nous lecteurs : dans le Club. La limite a été fixée par la charte de Mediapart : pas d'injures, d'attaques ad hominem, pas de harcèlement qui interdit à l'autre de s'exprimer.
Je n'ai aps renoncé à croire que dans le Club, nous pourrions avec quelques efforts d'éclaircissements entree nous, nous auto-réguler. Si, parce que nous sommes divers, avec des représentations et des sensibilités diverses, nous n'arrivons pas à construire ici un petit monde autorégulé, comment espérer le faire pour un plus grand monde, celui d'une société globale où les citoyens se réunissent localement pour décider , choisir leurs représentants, contrôler leurs mandats, etc.? Si nous renoncons à croire que dans un petit espace, nous pouvons nous réguler nous-mêmes, alors, quel modèle pour la citoyenneté ? Dans la définition que j'en retiens, la citoyenneté ne comporte pas d'appel à une autorité de gouvernants ("surplombants"), chaque citoyen étant un gouvernant potentiel. 17/04/2009 08:43Par Fantie B.
Post scriptum piur Fred, Thierry et Serval : si nous ne nous rendons pas capables de changer un peu nos façons d'être pour l'autre ici et maintenant, cessons de rêver à un changement sociétal.

Fantie, Lorsque TTO (puisqu'il faut l'appeller comme ça ) m'a froidement executé il y a à peu pres un an, il l'a fait sans chercher à comprendre, sans même m'envoyer un message pour avoir une explication, juste pour le plaisir de degommer un blogueur qu'il trouvait indigne de "son" Mediapart et de le désigner à la vindicte populaire. . Une execution des basses oeuvres version milice et peloton . Version aussi, je me pose comme le régent sur Médiapart et j'y fais ma loi. . Quand on creuse un peu le personnage de Thierry Ternisien d'Ouville, on se rend vite compte que sous le masque de l'affable philosophe touché par la grace il s'agit d'un redoutable requin à l'ego surdimensionné et qui ne supporte rien de ce qui ne lui ressemble pas. C'est aussi quelqu'un avide de pouvoir. . Je ne fais pas de croisade particulière. J'interviendrais ou et bon il me semblera et au gré de mon humeur. . Je n'ai jamais changé ma façon d'agir face aux Tartuffes , aux sectaires et aux hypocrites

Fantie, Lorsque TTO (puisqu'il faut l'appeller comme ça ) m'a froidement executé il y a à peu pres un an, il l'a fait sans chercher à comprendre, sans même m'envoyer un message pour avoir une explication, juste pour le plaisir de degommer un blogueur qu'il trouvait indigne de "son" Mediapart et de le désigner à la vindicte populaire. . Une execution des basses oeuvres version milice et peloton . Version aussi, je me pose comme le régent sur Médiapart et j'y fais ma loi. . Quand on creuse un peu le personnage de Thierry Ternisien d'Ouville, on se rend vite compte que sous le masque de l'affable philosophe touché par la grace il s'agit d'un redoutable requin à l'ego surdimensionné et qui ne supporte rien de ce qui ne lui ressemble pas. C'est aussi quelqu'un avide de pouvoir. . Je ne fais pas de croisade particulière. J'interviendrais ou et bon il me semblera et au gré de mon humeur. . Je n'ai jamais changé ma façon d'agir face aux Tartuffes , aux sectaires et aux hypocrites

Serval, j'ai du mal à comprendre que tu attaches tant d'importance à cet individu, que personnellement je n'aurais pas remarqué si il ne s'était lancé dans la pathétique et nuisible aventure de l'ALM, dans le rôle du conspirateur dans le dos des mediapartiens. Lui donner sa minute de gloire, à la rigueur, mais plus ?

TTO est le *** de Médiapart. le *** qui veut transformer le corps en zombie. Cette "pathétique et nuisible aventure de l'ALM, dans le rôle du conspirateur dans le dos des mediapartiens" devait être son heure de gloire. Je vais en faire une minute ..non pas de silence mais de dégout. On n'attaque pas le Serval impunément. Surtout quand on manifeste la volonté claire et nette de le tuer

Je trouve que beber est très fort car c'est un empêcheur de tourner en rond. Beber je t'aime!

passionant article, " la raison morale " de la politique et de notre monde moderne, définie selon le néolibéralisme comme un équilibre des marchés représente une façon de concevoir le monde comme une équation qui tend à s'équilibrer ou le role de la pensée et de l'action humaine consiste à comprendre en quoi l'ensemble de nos interactions humaines liées à la notion d'écologie représente un ensemble de systèmes qui doivent se mettre en adéquation et pour permettre à son maitien de souhaiter pour ainsi dire équilibrer rationnellement cette équation selon un nombre infini d'inconnus et de différentes variables. - c'est un thème tout à fait passionant, qui appellerait de nombreuses réfléxions sur l'ethnologie, la sociologie, les sciences, la compréhension des mécanismes de l'existence et du role de la politique au sein de ces différentes réfléxions. c'est tout à fait réjouissant pour ma part de pouvoir publiquement débattre de ces questions et d'échanger sur ces différents thèmes de la réfléxion contemporaine, via médiapart notamment avec des personnes identifiables et non comme j'en avais parfois coutume via des pseudos relativement hermétiques sur diverses forums. - l'ambiguité de cette conception néolibérale serait cependant et son danger également de ne plus pouvoir identifier une morale de ce système, une théorie ou une responsabilité politique qui ne prétend pas que la responsabilité de cet équilibre ne se dilue dans l'assemblage relativement chaotique des diférents systèmes qui composent l'économie, que personne ne soit plus responsable de l'équilibre de ce système même en le théorisant mais prétende que ce système doit s'équilibrer et qu'il convient d'en respecter différents modes de conduite ou de comportement pour en préserver sa raison. je pense qu'il y a à la fois une part de vérité dans cette conception du monde et une part d'ambiguité ou de perversité, d'une manipulation politique pernicieuse qui impose une raison néolibérale naturelle et autojustificatrice sans que l'homme ne puisse prendre davantage sa part de responsabilité et d'engagement au sein du maintien de " cet équilibre " en vue de l'améliorer, ou de ne pas se suffire de créer son équilibre en s'harmonisant selon ce système mais en définisse une raison supérieure synonyme d'équilibre qui ne soit pas seulement le maintien de cet ordre selon son asservissement mais sa compréhension pour en puiser son épanouissement. - il sagit d'appliquer le chaos non linéaire au fonctionnement de notre société pour mieux en appréhender la part de hasard créant différents désordres et l'impossibilté de prévoir ou d'essayer de prévoir ce qu'il adviendra selon l'inter-action entre les différents systèmes sociaux, technologiques et économiques afin d'inventer une nouvelle façon de concevoir la politique.

Le concept de "néolibéralisme" , s'il est défini comme l'évolution vers un capitalisme financier depuis une trentaine d'années, loin d'être la recherche d'un équilibre des marchés et une conception du monde comme une équation qui tend à s'équilibrer, est au contraire fondé sur le développement d'un système financier qui ne repose pas sur des véritables marchés, les marchés en particulier de dérivés n'étant pas des marchés et n'ayant strictement aucun facteur d'équilibre. L'équilibre , loin d'être recherché, n'est que postulé, c'est l'hypothèse de normalité associé avec la définition des actifs comme redondants. Le problème est que ces postulats sont totalement faux, que les "désordres" ne sont pas le fruit du hasard et que l'on prend pour hasard ce qui est ignorance. Concevoir la politique comme modélisable en fonction d'un modèle brownien est pire que le matérialisme, c'est la négation même d'une dimension vivante, à plus forte raison humaine, du monde.

je comprends votre réaction, car en effet comment se pourrait-il de prétendre à un équilibre des marchés dès lors que 95 % de " cet équilibre " renvoit à l'ensemble de la spéculation il n'en demeure pas moins que le système économique mondiale en tant que garant de nos relations économiques et marchandes représente un système modélisable et que l'on tente de modéliser pour en prévoir le developpement et pourrait se comparer à une équation non linéaire à de multiples inconnues et une infinité de variables se basant sur des cycles de croissance et de décroissance, le déclin et la déflation étant un mécanisme naturel et nécessaire à l'émancipation de ce système économique. je ne pense pas qu'il sagisse d'une négation de considérer qu'il existe un mécanisme des échanges basé actuellement sur la " valeur de l'argent " et que l'on tente d'en comprendre la globalité pour en ajuster le fonctionnement afin d'en améliorer l'équilibre.

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