CRISE FINANCIERE (1). Le Fonds monétaire international a octroyé, vendredi 24 octobre, à l'Islande un prêt de 2,1 milliards de dollars (1,6 milliard d'euros) sur deux ans. Une mission avait été dépêchée le 6 octobre alors que l'économie de l'île était très menacée par la crise financière. C'est le premier pays occidental à recourir à une telle aide depuis l'Angleterre en 1976. L'Islande pourrait obtenir une aide de 4 milliards de dollars supplémentaires (3,1 milliards d'euros) de la part d'autres pays. Selon le Wall Street Journal, le Fonds monétaire international s'apprête à accorder une aide aux pays en difficulté considérés comme bien gérés, sans exiger de contreparties comme l'application d'une politique de rigueur. 200 milliards de dollars pourraient ainsi être prêtés immédiatement. Le Mexique, le Brésil, la Corée du Sud et certains pays d'Europe de l'Est pourraient bénéficier de l'aide. (AFP, Wall Street Journal)
CRISE FINANCIERE (2). Le CAC 40 a clôturé en forte baisse, vendredi, lâchant 3,54 % à 3193 points, après avoir perdu plus de 10 % en séance, dans un marché paniqué par les perspectives de récession mondiale. Francfort a cédé 4,96 %. Les investisseurs ont désormais les yeux rivés sur la récession à venir, avec son cortège d'avertissements sur résultats et de perspectives dégradées pour les entreprises cotées. A l'ouverture de la Bourse de New York, le Dow Jones a chuté de plus de 5%, tandis que le Nasdaq a reculé de plus de 6%. La Bourse de Tokyo a connu un plongeon historique de 9,6%. (Les Echos)
CRISE FINANCIERE (3). C'est en homme désemparé par la crise qu'est apparu Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale américaine, lors de son audition à la Chambre des représentants, jeudi. «J'ai trouvé une faille dans l'idéologie capitaliste», a-t-il déclaré. Il avoue avoir fait une erreur «en comptant sur l'intérêt privé des organisations, principalement des banquiers, pour protéger les actionnaires». (International Herald Tribune, Libération)
PETROLE. Avant la réunion extraordinaire des pays exportateurs de pétrole à Vienne, ce vendredi, Ali al-Nouaïmi, ministre du pétrole d'Arabie saoudite, a déclaré que les ministres de l'OPEP ont décidé de réduire leur production de brut de 1,5 million de barils par jour à compter du 1er novembre. Plusieurs représentants de l'OPEP s'étaient déjà prononcés pour une baisse de la production pour faire remonter le prix du baril. L'annonce n'a pas eu les effets escompté puisque le baril a immédiatement chuté à quelque 61 dollars à Londres et 63 dollars à New York. (La Tribune)
PLAN DE SOUTIEN BANCAIRE. François Fillon a allongé la liste des exigences posées par le gouvernement pour venir en aide aux banques. Contre l'injection de 10,5 milliards d'euros dans six banques françaises, le gouvernement avait soumis les banques à des obligations en termes de rémunérations des dirigeants, d'indemnités de départ et de stock-options. Les banques se sont engagées à augmenter le volume des encours de crédit au financement de l'économie de 3 à 4% par an. A cette première liste, François Fillon a ajouté des «engagements supplémentaires» et notamment l'oligation de publier chaque mois les flux de crédit aux PME. (Reuters)
BANQUE POSTALE. Entre le 1er septembre et le 15 octobre, la Banque postale a ouvert 260.000 livrets A. En un mois et demi, elle a ouvert plus de livrets A que les Caisses d'épargne depuis le début de l'année. Elle tire bénéfice de son statut de banque publique, détenue à 100% par La Poste. Inquiet à l'idée de perdre leur dépôt, les épargnants se sont rendus aux guichets de la banque, la sachant protégée par l'Etat. (Le Figaro)
AUTOMOBILE. Le secteur automobile est durement touché par la crise. Le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën a vu son chiffre d'affaires baisser de 5,2% par rapport au troisième trimestre de l'année dernière. Le groupe prévoit encore «des réductions massives de production» pour le quatrième trimestre. La quasi-totalité des sites de production du groupe en Europe sera concernée par des mesures de chômage partiel. Jeudi, Renault a publié un chiffre d'affaires en baisse de 2,2% pour le troisième trimestre. Malgré des ventes en volume supérieures à l'année 2007, le groupe va réduire sa production de 20% au quatrième trimestre. Pour ce faire, la direction a décidé de fermer la quasi-totalité de ses usines pendant une à deux semaines, à compter de la semaine prochaine. (Le Monde)
REVENU DE SOLIDARITE ACTIVE. Le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi de l'ex-président d'Emmaüs et actuel membre du gouvernement, Martin Hirsch, qui généralise le Revenu de solidarité active (RSA) pour remplacer le RMI et l'Allocation de parent isolé (API). Le texte a été voté par 196 voix pour et 27 contre. L'UMP, les centristes et les radicaux ont voté pour, le PS et les Verts se sont abstenus, le PCF a voté contre. (AFP)
ECOLE. Les trois principaux syndicats enseignants du primaire (SNUipp-FSU, SE-Unsa et Sgen-CFDT) appellent à une grève nationale, jeudi 20 novembre. Ils souhaitent ainsi dénoncer les dégradations des conditions de travail et les postes supprimés au budget 2009. (AFP)
ISRAEL. Le parti ultra-orthodoxe Shas a annoncé qu'il ne participera pas à la coalition gouvernementale que cherche à former Tzipi Livni, la premier ministre désignée. Cette dernière n'aurait pas accepté les conditions posées par le parti Shas. Il exigeait que le gouvernement s'engageât à ne pas négocier le statut futur de Jérusalem. Tzipi Livni, élue le mois dernier à la tête du parti centriste Kadima, peine à rassembler une majorité pour composer un gouvernement. Jeudi, elle a posé un ultimatum de trois jours pour former une majorité, faute de quoi des élections anticipées seront convoquées. (Le Monde, Haaretz)
ELECTIONS AMERICAINES. Après l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell, Scott McClellan, ancien porte-
parole du président Bush entre 2003 et 2006, a annoncé qu'il voterait en faveur du candidat démocrate. Selon lui, il est celui «qui a le plus de chances de changer la manière dont Washington fonctionne». Il avait pris ses distances avec l'administration Bush en dénonçant «la culture de la désinformation» à Washington. (Le Monde)
FAIT DIVERS. Le parquet général de la cour d'appel de Paris a annoncé avoir déposé une requête en rectification d'erreur matérielle, en «exécution des instructions» de la garde des Sceaux Rachida Dati. En raison d'une erreur d'écriture, la cour d'appel de Paris avait ordonné, jeudi, la remise en liberté de Jorge Montes, auteur présumé de deux viols. Depuis Pékin, Nicolas Sarkozy avait demandé sa réincarcération immédiate. (Le Figaro, AFP)
MARSEILLAISE. La secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, a démenti avoir dit «qu'il fallait donner un coup de Destop» au sujet des sifflements qui ont accompagné La Marseillaise lors du match amical de football France-Tunisie au stade de France à Paris. Selon plusieurs médias, elle se serait exprimée ainsi lors d'une interview sur France 2, au lendemain du match. «Pour m'exprimer, corrige-t-ellle, j'ai utilisé une métaphore sportive désignant un coup porté par la pointe. L'estoc est un terme d'escrime employé pour définir la manière de toucher juste, je l'ai précisément choisi pour montrer que je ne souhaite absolument pas me 'débarrasser' du problème comme le laissent entendre certains journalistes.» (Nouvel Observateur)

