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Le Rendez-vous des Potes
La fédération des Maisons des potes, une des grandes associations issue des quartiers populaires, œuvrant contre les discriminations faites aux jeunes de banlieue, a organisé le "Rencard de l'Egalité" hier à Paris. Ils ont donné rendez-vous aux candidats aux élections présidentielles pour entendre leurs réponses aux dix propositions pour que l'égalité dans les quartiers populaires devienne une réalité. Ces propositions ont été élaborées par les militants associatifs et élus locaux qui travaillent au quotidien dans les quartiers à travers la France.
"Parce que nous voulons faire de l'égalité une réalité, nous voulons des mesures concrètes pour lutter contre l'école à deux vitesses, l'exploitation des travailleurs immigrés, la ségrégation urbaine, les discriminations, les violences faites aux femmes, les inégalités d'accès à la justice, le chômage des jeunes sans qualification. Nous voulons renforcer la laïcité, les associations d'éducation populaire, la création culturelle et audiovisuelle des quartiers. Nous formulons 10 propositions concrètes pour faire de l'égalité une réalité." (Voir les propositions ici.)
Les représentants des différents partis ont défilé les uns après les autres, essayant de respecter le temps de parole alloué à chacun. Ils ne peuvent pas s'empêcher de livrer leurs "pitchs" politiques avant de s'adresser spécifiquement aux revendications des Potes. Parfois les jeunes et les moins jeunes avaient l'air de s'ennuyer un peu. " A propos des caisses vides, le gouvernement nous a enfumé, ça fait des années qu'ils s'organisent pour que les caisses soient vide, pour qu'ils puissent dire qu'il est impossible d'augmenter le nombre de profs dans les ZEP!" déclare Danielle Simmonet, élue du vingtième arrondissement et représentante du Front du Gauche. Bruno Le Roux, porte parole de François Hollande a répondu rapidement aux dix questions, laissant du temps aux questions. Il a rappelé à la salle que si Nicolas Sarkozy n'était pas réélu, alors le prochain président serait François Hollande, comme si il vaudrait mieux trouver des terrains d'entente sur certains points.
L'assistance dans la salle n'était pas à la hauteur des ambitions des Potes et bien que tous les partis politiques, sauf l'UMP et le Nouveau Centre, aient envoyé des représentants, il n'y a eu aucun candidat qui s'était déplacé. "Il faudra encore les convaincre de notre pertinence," a noté Samuel Thomas, président de la fédération des Maisons des potes. Visiblement pour ces jeunes des banlieues, le chemin vers l'égalité est encore loin avant de devenir une réalité.


Tous les commentaires
à l'égard des jeunes ils nous faut rétablir le respect et un devoir d'avenir pour tous.
Culture pour tous.
gratuité des transports et de la formation .
Bourse versée à la majorité des jeunes scolarisé.
les jeunes doivent être la priorité de tout gouvernement digne de ce nom ... sans oublier les vieux et vieilles croûtonnes ... comme moi !
culture, formation, études, et éducation non discriminatoires, pour tous
je crois les petits loups que vous allez devoir compter sur vous pour faire votre job, car du taf y en pas trop , les vieux non plus n'en ont pas ...
que nous les anciens soyons capables de vous redonner confiance dans le présent et dans l'avenir
vous aider , vous entendre, vous aider dans leurs démarches, vous emmener dans la démocratie et les rêves d'une société plus égalitaire, nous ne sommes que des passeurs
vous êtes le levain et les forces vives
que le pain gonfle et qu'on le partage bon sang de bonsoir !!!
ce n'est pas un problème de générations, nous sommes solidaires et devons rester unis !
Tout d'abord je voudrais vous dire que j'aime beaucoup vos billets, même si je ne commente pas toujours.
Pour ces jeunes et moins jeunes qui interrogent les politiques, je les trouvent bien gentils et les politiques infâmes. Je ne comprends pas la patience qu'ils ont, ces jeunes, par rapport au mépris qu'il reçoivent. Je ne comprends pas comment ils n'ont pas encore tout mis à feu et à sang, ce ne serait sans doute pas la solution, mais pour le moins légitime. Je me sens particulièrement violente vis à vis de quelqu'un comme Fadela Amara, pour qui j'ai le plus grand mépris. Je ne m'étonne pas que les représentants de la majorité gouvernementale actuelle n'est même pas eu la politesse de se déplacer... Si ceux qui briguent le prochain gouvernement ne mesurent pas le problème, ils auront une grenade dégoupilée dans les mains et les émeutes de 2005, leur paraîtront une douce promenade de santé !
Merci Annie pour votre commentaire...j'aprécie. En effet, je trouve qu'il y a une richesse d'énergie créatrice dans les banlieues. Malheureusement nos dirigeants ne l'ont pas encore compris. Heureusement que ces quartiers commencent à se lever la tête et prendre leur destin dans leurs propres mains. Tant pix pour ceux qui les négligent car ils seront balayés.
A lire ce billet, il n'y a que deux partis à s'être déplacés, le front de gauche et le PS, et il n'y a que deux manquants : nouveau centre et UMP.
Il me semble qu'il aurait été juste au moins de préciser qui était venu, et au nom de quel parti, en précisant au moins un élément de réaction de chacun. Un peu d'égalité de traitement, quoi...
Quant aux propositions, à les lire globalement, je comprends le peu d'empressement à les commenter (même si certaines paraissent très souhaitables). C'est un symptôme supplémentaire que chacun ne voit que ses propres problèmes et ne pense qu'à de l'incantation ou du bricolage pour les résoudre, alors que les soucis sont bien plus profonds et généraux.
Le simple fait qu'existe la notion de ZEP est un problème. D'autant plus que la quasi-totalité de la France devrait ainsi être qualifiée.
Les classes moyennes n'existent presque plus, certains râlant à juste titre d'avoir parfois un confort de vie inférieur à certains qui gagnent moins mais du coup reçoivent plus d'aide. Des travailleurs ne peuvent que camper...
Recruter des profs ? il n'y a déjà parfois pas assez de candidats pour les postes actuellement prévus !Il ne faut pas oublier qu'avant de peut-être vouloir être prof, on est élève...
Les gouvernements se contentent justement de faire semblant de traiter les symptômes depuis si longtemps qu'on ne peut se permettre de continuer. La maladie est grave, elle s'appelle l'ultralibéralisme sauvage, et a été confortée par la droite et la gauche successivement. Elle a tout bouffé de l'intérieur.
Le salut est dans la 3e voie, il est temps de redonner au capitalisme sa place et un usage positif, dans l'intérêt général. François Bayrou, qui avait mis en garde contre la dette (et qui a été moqué), vous le dit depuis longtemps déjà...
Il n'est, j'espère, pas encore trop tard.