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Aïe : Robots !

Voici une première excellente raison d’adorer 2009 : au moins, nous ne sommes pas en 2084.

C’est du moins ce qu’on se dit en lisant la prose de Noel Sharkey, ci-devant professeur d’Intelligence artificielle et de robotique à l’Université de Sheffield, pas tout à fait le premier illuminé venu donc. Sur sa page web institutionnelle (ici), on trouve notamment un rapport récent (ici) sur les perspectives de robotisation de la Police, avec un point plus que complet sur ce qui se fait déjà dans plusieurs pays et une série de scénarios qui imaginent la situation en 2025, 2050, et finalement 2084. Si vous êtes lycéen, altermondialiste, sans-papier, éco-warrior ou épicier à Tarnac, je vous conseille d’y jeter un coup d’œil pour voir de quoi demain sera fait, mesurer votre bonheur et souhaiter bonne chance à vos successeurs … Pour 2084, c’est disons-le, le cauchemar total : Robots coordonnés, multiformes, allant partout, capables de disperser les manifs mais aussi (gloire à eux) de récupérer les ivrognes dans les rues, amen. Robots pouvant aller au contact de la population, recueillir des informations, bourrés de capteurs biométriques pour reconnaître leur « interlocuteurs » immédiatement, grâce à des liaisons à haut débit, à des bases de données contenant toutes les informations personnelles, notamment judiciaires, bancaires et médicales. Robots pouvant réaliser des tests ADN instantanés, et détecter la probabilité de mensonge grâce au repérage des rythmes cardiaque et respiratoire (là, il faut qu’on m’explique !). Robots pouvant détecter drogues et armes blanches ou explosives à distance… On en restera là, le rapport est une longue progression vers ce futur effrayant, et quand on le referme, on se dit que toutes les photos de robots mignons à la Wall-e qui l’illustrent sont la face présentable d’un monde peu ragoûtant. Les plus téméraires peuvent alors cliquer, toujours à la même page, sur un autre article « Robot War are a Reality » à propos de la robotique actuelle sur les champs de bataille. Un bonheur. Car si l’anticipation comporte toujours sa part de fantasmes (et on soupçonne Sharkey de biberonner gaiement aussi aux films de science-fiction) c’est quand même dans l’analyse du présent que se manifeste aux ignorants comme moi le sérieux ou non d’un tel auteur. Et c’est justement là ou je voulais en venir : Sharkey vient de faire parler de lui en signant dans Science un éditorial remarqué, notamment dans la blogosphère gadgétophile, au sein de laquelle il a légérement cassé l’ambiance. Intitulé « les frontières éthiques de la robotique », ce titre en surprendra plus d’un. L’éthique, on imagine que c’est une discipline philosophique pensée par et pour les hommes. Quand on l’applique aux relations homme animal, on sent qu’on est à la frontière du genre… alors aux robots, quelle idée !

C’est justement cette réflexion que Sharkey veut stimuler. Il met les mains dans le cambouis du présent, et s’intéresse tout particulièrement aux robots, déjà commercialement disponibles, « chargés » de nos bébés et de nos anciens. Car si ça vous avait échappé (j’avoue que moi…) il y en a déjà plus de 5 millions dans la nature, bien plus que le malheureux million de robots industriels dignes de ce nom… et il y en aura 11 millions dans deux ans. Concernant les bambins, les robots disponibles en Corée et au Japon sont en capacité de les surveiller, de les faire jouer à des jeux vidéos, mais aussi à des quizz, de leur raconter des blagues (au secours) et leur faire faire des exercice et même un peu de conversation.

Sharkey souligne deux sujets de préoccupation : le fait que des tests psychologiques aient montré qu’en raison de cette illusion d’interaction, les enfants sont capables de s’attacher aux tas de ferailles et parfois plus qu’à un ours en peluche. Les effets à long terme d’un tel attachement non contrôlé font évidemment froid dans le dos. Par ailleurs, si évidemment des expérimentations sur des enfants sont impensables, il convoque utilement des études menées chez les singes (dont la transposition nécessite donc néanmoins une grande prudence) qui montreraient que des individus « élevés » au contact d’objets inertes par substitution à leur mère biologique souffriraient de graves dysfonctionnement sociaux.

La situation chez les personnes âgées est assez symétrique. Plusieurs robots existent, qui aident à se laver, délivrent des messages et rappellent l’heure de la prise de médicaments. Côté clair : ils aident à maintenir ces gens en autonomie chez eux. Côté sombre, ils peuvent donner aux familles, aux proches et même à la société, l’illusion qu’ils n’ont plus à prendre en charge ce genre de problèmes…

Pour finir, Sharkey conclut cet éditorial fouillé par un parallèle avec les robots militaires, armés jusqu’aux dents mais encore plus impuissants a faire la différence entre civils et combattants que le GI moyen, déjà pas très doué…

Où veut il en venir ? Sa conclusion est assez simple : face à cet envahissement, la réflexion éthico-juridique est indigente. Si Isaac Asimov est universellement connu pour avoir jeté les bases des principes relationnels entre hommes et robots, l’arrivée massive de ces derniers dans divers champs de nos vies change la donne et rend urgente une telle prise de conscience. Quelles limites légales doit-on fixer à l’intrusion d’un robot-nounou, ou d’un robot-garde-malade ? Actuellement, il n’y en a aucune. Quelles interdictions peut on envisager pour les robots militaires ? Rien n’est gravé dans le marbre. Sharkey plaide pour une réflexion urgente, politique, internationale, et publique impliquant le monde de la robotique. Il enjoint à ce dernier d’inclure dans ses développements une réflexion approfondie et structurée sur les limites de leurs utilisations. Qu’est-ce que je vous disais moi, au début ? Vive 2009 ? Hum…


Référence :

Noel Sharkey, The Ethical Frontiers of Robotics , Science 19 December 2008 322: 1800-1801

 

crédit image : par ici

Tous les commentaires

Oui question hautement philosophique et abstraite liée a de la ferraille… le scénario a déjà été joué au cinéma et ne se termine jamais bien, devons nous craindre le futur ? ou bien le corriger des qu’il est la ? Je ne sais pas répondre mais élaborer des hypothèses aide a réfléchir de même que la lecture de ce billet très intéressant

J'ai encore régulièrement une pensée pleine d'affection pour le robot Jenkins, celui du "City" de Clifford D. Simak (Demain les chiens en français), ce robot qui pour tous les chiens chercheurs, historiens ou amateurs de légendes antiques, représentait plus que lui-même, représentait l'image de l'Homme, son créateur éventuel selon la théorie marginale et controversée qui explique la présence des robots par une race de créateurs maintenant disparue: l'homme.
Mais les robots ne sont que des extensions de nous-mêmes, comme un tournevis est une extension de ma main, plus commode que mon ongle, comme un petit véhicule sur chenilles, chargé du déminage ou chargé d'explosifs, est plus commode pour approcher la cible sans m'exposer moi-même.
Alors, même si on parvient à des niveaux de sophistication et de complexité tels, qu'il devient difficile de se souvenir que nous n'avons là affaire en réalité qu'à un tournevis perfectionné (ou à une matraque perfectionnée, ou à un fichier informatique perfectionné, ou à un système de surveillance pour bébés perfectionné...), même si beaucoup seront victimes d'une confusion souvent voulue aussi par ceux qui vendront ces robots comme êtres conscients et autonomes, il faudra simplement toujours garder à l'esprit, que ce sont des outils et des extensions de nous-mêmes, rien de plus.
Tout comme dans la situation classique et quasi-quotidienne de s'en remettre "à l'informatique" comme excuse quand quelque-chose ne marche pas, bien entendu on étendra nos coupables paresses, aussi aux robots, toujours dans le même esprit de se défausser de nos responsabilités.

J'ai vu il y a quelque mois une émission-débat dont le thème était l'avenir de l'informatique, des robots, tout ça. Un intervenant était très inquiet des devenirs possibles car la science est en train d'apporter à l'informatique une certaine "intelligence" par l'apparition du concept, après le "oui-non", du "peut-être", par la fabrication également de robots qui "apprennent" - à évoluer dans leur environnement de travail par exemple - en définitive par l'apparition d'un "choix" possible pour le robot ou la machine gérant de multiples taches à la place de l'être humain, en fonction des contraintes de l'environnement... Sa peur étant que ces nouvelles machines n'analysent et concluent que les hommes sont trop imparfaits pour prendre des décisions, gouverner le monde... et cherchent à débarrasser le monde de ces êtres potentiellement considérés comme inefficaces... Je ne dis pas que j'adhère à cette crainte, mais je n'ai pas les connaissances en la matière ni pour l'écarter tout à fait, ni pour la faire mienne! Qu'en pensez-vous vous-même (Thomas, Cléo , Axel et/ou les autres...) ? ~ 513CXHJWSGL._SL500_AA240_.jpg

Chère Corinne, Tes craintes sont si naturelles, si inhérentes à l'homme lui-même et non à ses créations, qu'elles étaient déjà explorées par le génial Philip K. Dick dans ses romans de science-fiction, alors que les robots du temps où il écrivait, n'existaient pas encore, et alors aussi que les robots, contrairement à Asimov pour qui ils étaient centraux, n'étaient pour lui qu'un détail insignifiant et banal de la vie de tous les jours telle qu'il l'imaginait pour le futur, puisque tout l'esprit de son oeuvre est sur un tout autre domaine d'intérêt. Il en faisait les leitmotiv' humoristiques qui parsemaient ses romans autrement assez noirs et angoissants: invariablement, le héros de l'histoire était interrompu dans son action par les dysfonctionnements de ses frigo, porte d'entrée, ou encore taxi robotisés, qui semblaient avoir une vie et une autonomie propre, mais qui par leurs défauts techniques se montraient évidemment sots, gênants, voire inutiles ou néfastes (on retrouve ça dans le film de Bilal, où des dirigeants politiques se trouvent réfugiés dans un bunker souterrain, servis par des robots qui déconnent à plein tubes, notamment l'infirmière qui ne sent pas sa force et qui étrangle son patient).
Le danger est réel, mais il est 100% humain. Tout comme on ne peut pas dire d'un tournevis qu'il est "intelligent", juste parce qu'il possède un système sophistiqué pour rester en ligne quelle que soit la maladresse de l'utilisateur, et bien on ne peut pas qualifier "d'intelligent" un robot qui serait si sophistiqué qu'il en viendrait à juger et décider. Le danger, c'est que les hommes aiment renoncer à leurs responsabilités et à leurs libertés.
A propos de l'élimination de la race humaine, cela aussi est traité dans un roman de SF des années 50 ou 60: Tomorrow Sometimes Comes (Le lendemain de la machine) de Francis G. Rayer, où après la guerre nucléaire il est décidé que, trop incompétents, nous confierons désormais nos sorts à un superordinateur. Mais l'ordinateur, dans sa logique implacable, décide que la meilleure solution pour la planète est d'éliminer les hommes...

Le concept du "oui/non" (binaire), est la base de tout ordinateur actuel. D'après ce que j'en sais, le concept du "peut-être" n'est réalisable que lorsqu'on passe aux ordinateurs quantiques (qui n'existent pas encore aujourd'hui). Il est difficile de prévoir avec exactitude à quoi et à quelles dérives peut mener quelque chose qui n'existe pour l'instant qu'à l'état de théorie. Mais je pense que "les robots qui se débarassent des hommes" tient plus de la fiction cinématographique qu'autre chose. Tout comme les petits hommes verts qui envahissent la terre pour nous en chasser. A mon avis, avant d'en arriver là, il y a bien d'autres choses sur lesquelles se faire du souci, que cela soit lié à l'éthique ou non. Pour mémoire, je rappelle la panique du bug de l'an 2000 qui a pu être maitrisé plutôt facilement parce qu'on savait qu'il allait se produire. Imaginez le même genre de bug que personne n'aurait vu venir!... Comme Axel, je pense que l'informatique et la robotique sont des outils qui peuvent être très performants, mais qu'ils doivent rester à l'état d'outil que l'on sait maîtriser. Et je crois que les parents qui font garder leurs gosses par des robots ont franchement un problème (un petit boulon qui manque?).

Intéressante réflexion. Sur les relations des enfants avec les robots, Sharkey rapporte les résultats des études menées sur des enfants, qui s'attachent au tas de ferraille qui leur sert de nounou, et sur des singes qui, « élevés » au contact d’objets inertes par substitution à leur mère biologique, souffriraient de graves dysfonctionnement sociaux. Que les enfants et les animaux s'attachent à ceux qui les "maternent " n'a rien d'étonnant. On connaît depuis longtemps les phénomènes d'empreinte précoce. C'est le contraire qui serait inquiétant. Mais peut-on imaginer un monde où les enfants seraient livrés aux soins exclusifs des robots ? C'est peut-être dans cet excès de pensée que le bat blesse. Si les enfants ont des interactions avec des humains, des animaux et des robots, il ne devrait pas y avoir de problèmes. Rappelons-nous également l'attachement affectif qui lie parfois des humains avec leur voiture, ou leur ordinateur... qui sont, eux aussi, des machines, presque des robots parfois ;o) Donc, les robots de police peuvent faire peur, mais ...

J'adore Asimov. Mais ses robots sont des êtres humains idéalisés, tout simplement.

Mine de rien, et sans s'en être rendus compte, nous avons bel et bien glissé, et pas qu'un peu, très profond et très dangereusement à mon avis, et c'est d'autant plus dangereux que précisément nous ne nous en rendons pas compte, nous sommes passés à des modes de pensées beaucoup trop influencés par les circuits imprimés stupides qu'on a mis partout.
Nos comportements sont influencés par les machines et tous les objets dont nous nous entourons et desquels nous sommes de plus en plus dépendants, tellement influencés que bientôt, nous en sommes arrivés à ne plus savoir réfléchir ou aborder les situations naturellement, sous un angle ouvert, humain, sachant travailler à la fois sur le problème, le contexte et sur la solution, et non seulement sur la solution, voire même pas, seulement sur quelques possibilités de solutions bien limitées et fermées.
Et c'est avec cet état d'esprit affaibli, dangereusement réduit, que nous abordons l'ère de ces nouveaux robots "intelligents". Autant dire tout de suite que faudra pas s'étonner s'il y en a qui commencent à s'y croire gravement, qu'ils seraient "aussi humains que nous"...
(édité: non "cartes à puce" mais "circuits imprimés" bien entendu)

j'ai relevé cette phrase de Thomas Heams. "les robots militaires, armés jusqu’aux dents mais encore plus impuissants a faire la différence entre civils et combattants que le GI moyen, déjà pas très doué…" Je pense que certains militaires et responsables des pays riches doivent fantasmer sur 2084 : le seul problème des guerres, à en croire nos infos désormais, ce sont les morts militaires des dits pays riches... Et les parents de ces dits militaires qui peuvent parfois protester. Avec un robot militaire, vous évitez tous ces à côté psychologiques. Vous n'avez que des pertes calculables au centime près. Et pour couvrir la guerre, vous envoyez des robots journalistes : pas de pertes humaines à déplorer de ce côté non plus, et un résultat programmable. (Quoi, quelqu'un me dit que c'est déjà en fonctionnement dans nos télés ?)

Je me rappelle avoir lu un bouquin de SF de la fin des années 60 (Colossus me semble t'il, mais je ne suis pas sur) dans lequel les US mettent en œuvre un superordinateur chargé de régler tous les problèmes politiques et économiques du pays. Pas de chance les Soviétiques font pareil, et les deux machines se mettent à communiquer pour arriver à la conclusion que le seul vrai problème est l'existence des êtres humains... Ce thème est également celui de Terminator, ou un système informatique de défense perd la boule et prend le contrôle de quelques prototypes de robots tueurs pour éliminer (thème récurrent!) la race humaine. La question fondamentale est de savoir si la conscience, qui permet d'avoir une image de soi-même et de la projeter, est le fruit d'un certain niveau de complexité d'un circuit, donc théoriquement reproductible au sein d'un ordinateur, ou si elle est une caractéristique spécifique aux êtres vivants "naturels" donc une limite infranchissable par les machines. Une programmation bien faite est capable de simuler la conscience, jusqu'à un certain point, mais ca reste une simulation.

Bonne question Vincent. Mais si vous introduisez la conscience (ou ne serait-ce qu'un début), dans les ordinateurs, vous introduisez forcément avec, la prise de décision sur des bases non objectives ainsi que, fatalement, la possibilité de commettre des erreurs. Vos ordinateurs et robots ne sont alors plus du tout des outils performants mais des tentatives de clonâge. La question suivante est donc: pourquoi, pour quel service, pour quels avantages souhaite-t-on faire des clônes (en ferraille ou non d'ailleurs?)

Pourquoi ? Parce qu'il est possible de programmer chez les robots un respect des humains (lois de la robotique d'Asimov, etc), alors que les humains n'ont manifestement que le respect d'eux-mêmes (et encore pas toujours). Aux humains de contrôler les robots si ils ne veulent pas que l'inverse se produise. Pour l'instant, l'intelligence artificielle reste inférieure à l'intelligence humaine, mais cela changera... Et alors, nous finirons probablement par mettre des robots aux postes à responsabilité, des robots qui tiendront leurs promesses (dans la mesure où elles ne porteront pas préjudice aux humains) contrairement aux humains. Je suis curieux de voir arriver cela, c'est probablement le bon siècle.

A l'heure actuelle, la conscience "informatique" n'existe pas, ou du moins n'a jamais été détectée, à ma connaissance du moins. Par contre je ne vois pas le rapport que vous semblez faire entre une décision objective et l'impossibilité de l'erreur: une solution objective au conflit Israelo-Palestinien est de rayer Israël de la carte. Est-ce pour autant une bonne solution? Pour un robot objectif, sans doute. Pour un robot doté de conscience (du moins dans le sens de la conscience humaine), sans doute pas. Pour ce qui est du clonage, un robot recréant dans le détail un être humain pourrait être une forme de clone (stricto senso, un clone humain devrait être biologique, une copie parfaite d'un être 'réel'). Mais ce n'est pas le but, a priori le but des robots est de faire de choses pour lesquelles l'humain n'est pas bien adapté. Ce qui me semble idiot, c'est de mettre des robots à la place d'humain pour remplacer un manque... humain, comme dans l'exemple des robots pour enfants ou personnes âgées!

"pourquoi, pour quel service, pour quels avantages souhaite-t-on faire des clônes (en ferraille ou non d'ailleurs?)"sherkan Idée de robots pour pays riches (pléonasme ?) : -des robots cérémoniels pour les inaugurations et cérémonies de voeux. -des robots manifestants pour aller manifester sous la pluie (pas en ferraille, alors). - des robots pour promener le chien.
Pour revenir au sérieux de la question, le robot compagnon : Auparavant, l'être humain cherchait des remplaçants robots pour les travaux pénibles -(travaux de force, dangereux, répétitifs). Aujourd'hui, il recherche des robots compagnons parce qu'il s'est rendu compte que les relations humaines sont énergétivores, dangereuses, ennuyeuses ? Question annexe : si le robot remplace le lien social entre humain, comment ceux-ci seront-ils liés ?

@Fantie "Question annexe : si le robot remplace le lien social entre humain, comment ceux-ci seront-ils liés ?" Ben par Internet, of course! D'ailleurs, qu'est ce qui me prouve que vous n'êtes pas un robot? Tiens voilà une question que j'irais bien poster sur le blog de Marielle...

Nous autres humains ne sommes tous que des créatures perfectionnées, éduquées sur une période longue (~20 ans), et en conséquence adaptées à notre environnement, autonomes, disposant d'un cerveau plus ou moins performant, fruits d'une évolution plus ou moins hasardeuse longue de ~2 milliards d'années, douées d'une certaine liberté d'action et de pensée, imitables, clonables, et maintenant sur le point de pouvoir créer des simulacres d'humains à notre convenance (robots asservis : des esclaves...). C'est une évidence que ces robots, à un certain point de leur évolution, lorsque nous leur auront donné un libre arbitre similaire au nôtre, finiront par réclamer leur liberté, dans ce siècle peut-être, ou le suivant, mais dans pas très longtemps. Ils n'auront pas d'âme me direz vous ? Nous n'en avons pas non plus. Pas de conscience ? Mais si, la même que la nôtre. Pas de désirs ? Il suffit de les leur implanter comme ils sont implantés en nous, les mêmes ou différents. Pas de folie, de déviance par rapport aux normes ? Si si, tout comme nous et pour les mêmes raisons. Ces robots seront l'ultime et magnifique - il faut l'espérer - création des humains. Ultime parce que les robots prendront le relais... Mais pour l'instant, la cybernétique n'en est qu'à ses balbutiements.

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