Haïku et photographie
Yuko Akita avait deux passions.
Le haïku.
Et la neige.
Le haïku est un genre littéraire japonais. Il s’agit d’un court poème composé de trois vers et de dix-sept syllabes. Pas une de plus.
La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers.
Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu.
Il porte un nom. Un nom d’une blancheur éclatante.
Neige.
Extrait de Neige
Maxence Fermine
éd. Arléa, 1999
7 août 2004 - Certaines photographies m'apparaissent comme des haïkus. Parmi lesquelles, en premier, celles que faisait Henri Cartier-Bresson. J’écris faisait parce qu’il est mort lundi, pendant que je lisais Neige.
Le haïku naît d’une observation familière. Il est fait de belles sonorités et de mots simples, il est spontané. Mais comme pour beaucoup de choses simples en apparence, il demande à celui qui le compose une maîtrise extrême. C’est un art de la concentration et du dépouillement.
Ainsi en va-t-il de la calligraphie japonaise : Quand, au terme d’une longue méditation, le geste devient évident, la main peut exécuter le tracé d’un coup.
Ainsi en va-t-il d’une certaine façon de photographier la vie. Une scène se présente au photographe. Il capte un reflet de ce qu’il voit et de ce qu’il pense. Son geste est à la fois intuitif et sûr. Au fond de l’appareil l’espace et le temps se déposent, se confondent, ils ne forment plus qu’une seule couche. Par cette alchimie la photographie peut alors révéler, à qui sait la regarder, quelque chose de l’ineffable. Cela même que le photographe pressentait dans la scène, mais que la réalité masque toujours dans son mouvement perpétuel.
Cette photographie est de même nature que le haïku.
Elle en a la tournure, mais aussi la substance.
Elle est écriture.
Le livre l’aime.
Dans l’herbe grise une fille s’étend.
Pas de son.
Du noir sur du papier.


Tous les commentaires
Il est mort et nous sommes tous en vie
Qui ça
Théodorakis
Un haïku dans la mare ?
En tout cas merci pour les
11 MINUTES DE BONHEUR
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Merci pour cette merveilleuse histoire d'art et d'amour intimement mêlés que j'ai découvert grâce à vous
Fantastique ! Trouvé et lu en si peu de temps ?
Des années après je garde un impression très forte de cette histoire. Une impression visuelle, des paysages, et rythmique.
Très belle estampe, aussi. Merci ! La tête des personnages est réduite à une boule de neige par Hiroshige, mais le détail d'une silhouette est redessiné avec précision par la nature elle-même, dans les branchages.
Par honnêteté je dois vous dire que j'en ai trouvé un superbe résumé qui m'a bouleversée mais je me procurerai le livre car rien ne vaut le style d'un auteur !
Source: http://fr.shvoong.com/books/novel-novella/2017420-neige/#ixzz1lWYBLrSC
Relu ce roman, ce long poème, entre midi et deux. Il m'a à nouveau transporté, d'un bout à l'autre. Là où un résumé ne peut que bouleverser.
Si vous ne le trouvez pas je vous l'envoie !
On goûte à la fois le flocon et l'ivresse.
L'ivresse des syllabes-musique.
Merci, Tinus.
Ombre ou reflet ?
Neige ou nuage ?
Mer ou mirage ?
Rêve sans âge....
Meije ou image ?
Mage, où irais-je ?
Rage sans Eve …
La neige dans la brume ?
La brune dans la Meige ?
La Meige, j'aime...
PS - Quand on verra surgir les niches de la brume...
Ah!, enlacer la brune...
Moël Jartin
Ah, faire en images des jeux de mots.
Il y a quelqu'un qui travaille là-dessus …
ça va me revenir.
Evidemment … Le groupe Panique.
Joël, si vous me lancez là-dessus …
Extrait de la série "prélèvements d'ombres" :
Bravo, Tinus.
Lancement réussi.
Lancement lancinant ?
Ou hallucinant ?
Allons-y gaiment...
L'ombrage
Des branchages
Se mire
Se mure
Se meurt
Ensoleillé mirage...
Fond étrange, grain de peau ou photographique,
le sable entretient ce flou,
minéral ou animal, jamais tranché.
.
"Le meilleur moment de l'amour, c'est quand on monte l'escalier..."
(Georges Clémenceau)
L'ombre de l'hélice
Prélude aux délices...
Le Tigre ne soupçonnait donc pas tout l'attrait des cabines d'ascenseurs ?
Ca y est, j'ai lu ce livre et c'est une belle rencontre. Merci
Il n'y a plus ni ciel ni terre
rien que la neige
qui tombe sans fin
Hashin (Munier)
Content que vous ayez pu lire cette petite merveille d'écriture.
Bien à vous !
La pluie qui s'égoutte
dans le ruisselet
elle ne t'appartient pas.
Bon, la photo a disparu mais en cliquant sur ce lien peut-être ?
http://www.pbase.com/image/40133629