Mon premier billet, merci M. Guaino
C'est décidé, aujourd'hui c'est mon premier billet et je le dois à la petite vignette sur la gauche de la page d'accueil du Journal. La dite vignette signale un article de M. Guaino dans la série de l'Eté du Monde.
Ah l'esprit éclairé qui nous écrit que dans les sociétés modernes le temps linéaire l'emporte sur le temps cyclique... mais pourquoi diable alors revenir au discours de Dakar un an après?! Si ce n'est pour en souligner la dimension tragi-comique . Le tragique on l'imagine mais le comique c'est cet article écrit dans la torpeur estivale ; un peu comme le feuilleton de l'été que l'on attend avec impatience tout en sachant que l'on sera déçu. A l'année prochaine, M. Guaino.
A propos de l'histoire, je ne sais pas si Hegel l'aurait repris à son compte, mais tout ce déploiement épistémologique sur l'histoire - il en faudra des thèses sur le "pas assez entré dans l'histoire" - me rappelle ce proverbe dit africain : "tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront à glorifier le chasseur".



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kairos Mais si 'l'homme africain" entre dans l'Histoire et le Monde (les nôtres, si je comprends bien), M. Guaino ne peut-il craindre d'en sortir? Pour peu que le Soudan traite le Darfour comme la Chine le Thibet, organiser de futurs jeux olympiques lui serait possible... et quoi de mieux comme entrée dans l'Histoire?
"tragi-comique", c'est bien trouvé tant on ne sait si l'on doit rire ou pleurer de cette suffisance bête. Comment un tel type peut il devenir conseiller du président de la république, le rester, et voir ses discours repris tels quels ? Olivier, 38 ans, vivant à Francfort
il n'y a qu'à lire ce que dit ledit Président
Je tiens en réserve ce somptueux proverbe africain ! Ce discours de Dakar écrit par Henir Guaino et prononcé par N. Sarkozy le 26 juillet 2007 restera comme une honte morale sur ces deux hommes qui se veulent des lecteurs et juges "éclairés" de l'Histoire universelle. Quand je pense au pillage de toute la richesse artistique de l'Afrique par les musées internationaux, Suand je pense qque ce discours n'a pas mentionné Mandela ! Alors à l'"évidence Mr Guaino ne s'est jamais séparé de son jeu de Tintin & Milou conçu par Hergé et boutiqué é par PlayMobil.. Ne jamais l'oublier que la pensée de droite cache toujours (astucieusement ou pas...) ces préjugés rréactionnaires emprunts de vulgarité, violence et mensonge. Merci de revenir sur ce fait qui comme d'autres font force de preuve, que cette politique "ouverte, nouvelle, blablabla...) est bien celle d'une Droite réactionnaire. Nous avons un sacré besoin de nous ressaisir !
En fait, je me demande, en songeant à l'article de loi abrogé sur l'aspect positif de la colonisation, si ce discours ne revient pas sur ce postulat : puisque les africains peinent à entrer dans l' Histoire, il fallait bien les y faire entrer, fût-ce malgré eux, aux fins de leur faire accéder au statut supérieur de "peuple entré dans l'Histoire" . Et donc, cqfd, la colonisation a oeuvré dans ce sens, et c'est en cela qu'on peut la considérer comme un bienfait. Discours colonialiste traditionnel, justifiant la colonisation. Guaino m'apparait comme se complaisant dans le passé, et pas dans le meilleur : nourrissant son esprit de pensées toutes plus anxiogènes les unes que les autres, comme seul un esprit perverti peut le faire. Cela le rend sinistre.
Mais pourquoi donc les pays africains continuent-ils de recevoir Sarkozy ? Faire du commerce ne nécessite pas d'entretenir des relations suivies avec un président de la République si "méchant" et limite raciste vis à vis des africains. Aimé Césaire avait refusé de recevoir Sarkozy en 2006 je crois. Pourquoi lui et pourquoi pas eux ?
....................Simplement :que ça dure ! les fauteurs continuent de nier et de tout soutirer sans vergogne de cette pauvre Afrique (entre autres) au lieu de leur rendre au centime près toutes les richesses accumulées depuis des siècles dans les églises,chateaux,porte-feuilles personnel et recoins banquaires d'argent sale. A faire dégueuler un pauvre rat d'égoût.