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Université Citoyenne : le second cycle

L e 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un jeune vendeur de légumes aux prises avec une administration corrompue, s’immolait sur une place de Sidi Bouzid en Tunisie. Personne ne pouvait alors se douter que  son geste de désespoir allait entraîner, par une ruse de l’Histoire offrant de la « théorie des dominos » une application renversante, une vague de soulèvements à travers le monde arabe et précipiter la chute de plusieurs régimes. Le mouvement de contestation s’étend au cours de l’hiver, comme une traînée de poudre, à l’ensemble du monde arabe, des faubourgs de Tunis à la Place Tahrir, de la Libye au Yémen puis à la Syrie. Dans de nombreux pays, la répression sanglante ne parvient pas à venir à bout de la volonté de millions d’hommes et femmes d’obtenir, dans un élan démocratique aussi soudain que puissant, des libertés politiques et une réelle alternance.

En se soulevant, les peuples arabes, longtemps considérés avec dédain comme passifs et dociles, n’ont pas seulement renversé des régimes, ils ont balayé nos fausses certitudes et renversé le sens d’une histoire dont ils veulent à présent devenir le gouvernail. Cette histoire, dont on nous annonçait la fin avec le triomphe du modèle occidental, continue inexorablement de tracer de nouveaux sillons d’espoir et de révolte. Contrairement à ce que proclamaient les apôtres d’une économie de marché promotrice de la démocratie, celle-ci a émergé d’une revendication des peuples contre des régimes oligarchiques constitués à la faveur des mesures de libéralisation et de privatisation des années 1980 et 1990.

L’Occident s’était alors accommodé du maintien au pouvoir de despotes que l’on voulait considérer comme un moindre mal, comme un « rempart face à l’islamisme », un gage de stabilité à l’abri duquel les affaires pouvaient prospérer.

L’avenir de ce que d’aucuns nomment le « printemps arabe » demeure incertain, suspendu aux résultats de transitions démocratiques aussi prometteuses qu’incertaines. Dans un monde arabe éclaté, riche d’une longue histoire et de traditions philosophiques et culturelles anciennes, ces bouleversements marquent-ils, plus de soixante-ans après l’arrivée au pouvoir en Egypte de Nasser, chantre du panarabisme, un « réveil arabe » ? Au-delà de l’indéniable unité culturelle et géographique de cette séquence historique aux trajectoires diverses, les lignes de fracture géopolitiques, religieuses, ethniques ou encore sociales semblent opérer une recomposition. Les premiers résultats des élections en Egypte et en Tunisie, ou encore au Maroc, consacrent la montée en puissance des partis confessionnels tandis que l’Arabie saoudite, qui a réprimé le soulèvement à Bahreïn avec l’assentiment tacite de ses alliés occidentaux, aspire à jouer un rôle prépondérant dans la région face à la Syrie et l’Iran. Comment l’Occident se positionne-t-il ? Comment comprendre l’essor des partis religieux ?

On mesure la profondeur d’une révolution à l’ampleur des changements qu’elle entraîne.  De nombreux conflits sociaux ont éclaté en Egypte et en Tunisie dans le sillage des révolutions, signe qu’au-delà des aspirations légitimes à la liberté, l’oubli des revendications à une plus grande équité et à la justice sociale pourrait conduire, comme l’écrit Georges Corm, à de « graves désillusions ». D’éminents chercheurs et spécialistes du monde arabe nous apporteront leur éclairage sur les différents enjeux que soulèvent les révolutions arabes tout au long d’une série de conférences thématiques.

Voir le programme complet du second cycle de l'Université Citoyenne.

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« Révoltes ou Révolutions "arabes"? | 

Révoltes ou Révolutions "arabes"?

Le programme du colloque:Le monde arabe en ébullition: Révoltes ou révolutions? commence mercredi 28 de ce mois,, au 16°Salon International du livre d'Alger.

Sans que l'on sache si un production éditoriale soutiendrait ce débat, par exemple par la mise en vente de livres et de débats avec leurs auteurs...

 

Le diwan ainsi proposé jure par l'absence d'une réflexion, d'une communication, d'une allusion, d'une indication relatives à l'Algérie ! Tous ces experts, ces observateurs, ces prospectivistes,n'ont pas cru bon d'inclure l'Algérie et les autres pays du Maghreb n'ont eu droit qu'à des communications ( c'est-à-dire un exercice universitaire qui n'a pas grande portée, sans faire injure aux communicants).

Cette accroche ne veut nullement décourager les curieux, les chercheurs, , au contraire! Car nous avons affaire à une opération formidable d'intoxication à ciel ouvert.

Les sujets lourds sont abordés aprés une série de touches impressionnistes, plutôt rassurantes: Lakhdar Brahimi traitera des " fractures et continuités à travers l'histoire"; Traboulsi , professeur à l'Université américaine de Beyrouth se limite à " l'état des lieux:diffèrences et similitudes face à la crise". Quelle crise?

C'est ensuite, l'entrée en scène des poids lourds. Dans le cadre, Amr El Shoubaki expert égyptien qui fera " la lecture analytique et prospective des révolutions arabes", il ne s'agit plus, déjà, de savoir s'il s'agit de révoltes ou de révolutions! Le titre appelle à la continuation-par tous les moyens?_ du processus.

Il y a ensuite, ceux qui nous disent comment cela s'est passé avec les " Images symboliques et les réalités concrétes dans les slogans et les déclarations"par le Prof.Rabab el Mahdi de l'Université amèricaine du Caire et Mohsen Bouazizi ( un parent du premier mort de Tunisie?)prof. de sociologie à Tunis.

Aprés cela , les crieurs de slogans et leur "organisation" ; Stephen Zunes de l'Université de San Francisco s'y colle avec:"Formes, structures et vecteurs de la contestation", tandis que "les acteurs" deviennent ceux "du changement en relations avec les "mouvances idéologiques entre mimétisme et innovation" laissant entendre que la révolution s'est étendue et qu'elle est inarrêtable; malgré ou grâce à"l'Isalamisme à l'épreuve de la démocratie. Le conférencier est Allaya Alani de la Manouba de Tunis.

Quelles sont les couches sociales les plus fragiles et marginalisées dans le "monde" arabe ? Les jeunes et les femmes, bien sûr! On a donc étudié leur rôle "particulier dans les processus politiques en cours dans le monde arabe." Auquel toute halte, pause est refusée, par nécessité de révolution?

Tout ce qui précéde traite du mouvement, des révoltes, des révolutions. Il est temps de s'intéresser aux forces qui empêchent ces évolutions.Deux conférences:" Armées et appareils de sécurité à l'épreuve des manifestants populaires" par Mohamed Saeed Idris chercheur au centre d'études internationales et stratégiques d'Al Ahram, Fayçal Chérif, de l'Institut d'histoire du Mouvement national tunisien à Tunis.et en écho, à "Islamisme à l'épreuve de la démocratie"," Armées arabes et transitions démocratiques"par Miloud Chennoufi prof. des relations internationales au Collége des forces canadiennes. Ottawa

Ajoutons " L'influence étrangère sur les processu politiques en cours"par Fawaz Georges de la London Schcool of Economics et " Contexte stratégique et incidences sécuritaires" pour les données extrérieures. cette dernière est donnée parPierre Razoux, chef du département MENA au Collége de l'OTAN.

Un chemin de la conversion: du particulier au général !

Et voilà , Madame, pourquoi votre fille est muette!

NB/ Ce commentaire est signé Habib Djaoui  paru le 19 septembre sur le blog: Les gens d'ici.

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