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VAS - Y MONTEBOURG !!

Ici, sur Médiapart, il y a le fan club de Ségolène hyper actif et ses détracteurs hyper motivés.

Mais personne ou si peu, fait la pub de Montebourg.

Il est étonnant et désarmant qu'il n'ait pas quelques abonnés qui soient "chargés" d'entretenir sa présence médiatique locale et la défense de ses arguments.

Je n'ai aucune mission officielle ni secrète à remplir, je m'étonne et je vais un peu rétablir ce déséquilibre en publiant ce billet sur l'actualité brûlante de la crise fincière mondiale.

Je copie une interview parue en accès public et gratuit sur le site de Libération :

POLITIQUES 12/08/2011 À 17H00 (MISE À JOUR À 17H55)

Montebourg: «On laisse les marchés sans gendarme ni radar!»111 réactions

 

Recueilli par LILIAN ALEMAGNA

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Arnaud Montebourg le 26 août 2010. (Stephane Mahe / Reuters)

Candidat à la primaire socialiste, Arnaud Montebourg se prononce pour le «démantèlement des agences de notation» et «l'interdiction de la spéculation sur les marchés financiers».

Quelle est votre réaction au résultat (0,0%) de la croissance au deuxième trimestre?

Les discours d'autosatisfaction du pouvoir actuel assurant que la crise serait derrière nous sont une contre-vérité. Elle est devant nous. Trois ans après la plus grande crise financière depuis 1929, rien n'a été résolu. Aucune remise en ordre n'a eu lieu, la facture de la crise n'est toujours pas payée par le secteur financier qui en est le responsable. Pire, les pouvoirs politiques sont convaincus de devoir la faire payer par leurs contribuables en organisant partout des plans d'austérité qui conduisent à la récession. Tous ceux qui pensaient que le retour de la croissance pourrait atténuer la douleur des conséquences de la crise n'ont plus d'autre choix que de se tourner enfin vers des remèdes beaucoup plus sévères contre les marchés.

Lesquels?

Un bras de fer entre le pouvoir financier (les marchés, les institutions financières, les agences de notation) et le pouvoir politique vient de s'engager. Les premiers veulent faire payer aux classes moyennes et populaires, les contribuables des Etats, les conséquences de la crise financière dont ils sont pourtant responsables. Une lutte très dure s'est ouverte pour mettre en difficulté les Etats en faisant croire aux opinions publiques que les dettes accumulées par les Etats seraient de leur responsabilité.

C'est au contraire le secteur financier, sauvé par les Etats qui ont dû s'endetter pour y faire face en 2008, qui est responsable de la situation, les banques mordant la main de ceux qui les ont secourus il y a deux ans. Il est donc impensable que ces dettes publiques contractées dans la crise soient payées par les peuples. Quelle est la légitimité du patron de Standards and Poors pour dire ce que devrait être la politique de la France en matière fiscale et sociale?

Mais qu'est-ce que vous proposez?

Il n'y a plus d'autre choix que des mesures dirigistes et de prohibition. Le moment n'est plus à la régulation, qu'il aurait fallu faire il y a quinze ans. Nous sommes engagés dans un conflit ouvert et nous avons un arsenal juridique à notre disposition qu'il revient aux responsables politiques d'utiliser et mettre en œuvre: démantèlement des agences de notation, interdiction de la spéculation sur les marchés financiers pour tout établissement bancaire qui dispose d'une licence sur notre territoire et ses filiales.

Ce sont des mesures immédiates que nous pourrions prendre immédiatement, dès la session extraordinaire de septembre plutôt que je ne sais quelle règle d'or qui ressemble à une discussion sur le sexe des anges, concession surtout faite aux marchés financiers.

Enfin, il faut mutualiser chaque dette publique nationale des Etats de la zone euro due à la crise, dans une agence européenne chargée de racheter cette dette, financée par une taxe sur les transactions financières de la zone euro. Avec un tel dispositif, il n'y aurait aucune crise des dettes souveraines, et aucun plan de rigueur destiné à faire payer la crise financière par les gens.

François Hollande et Martine Aubry restent sur l'objectif de revenir à un déficit de 3% du PIB en 2013? Vous aussi?

Le désendettement progressif du pays est nécessaire. Mais il faudra le faire en faisant payer le secteur financier. Si c'est impossible au plan européen parce que les gouvernements européens sont encore aveuglés par leur idéologie libérale finissante, alors la mise en oeuvre doit être réalisée au plan national. Les contribuables issus des classes moyennes et populaires ne doivent pas financer par leurs impôts la dette due à la crise.

Concernant l'objectif de revenir à un déficit de 3% du PIB présent dans les critères de Maastricht, seuls trois pays le respectaient avant la crise! Pas même l'Allemagne! Pourquoi faudrait-il les respecter en pleine crise? Ce sont des critères obsolètes qui remontent à vingt ans. Il nous faut de nouveaux choix différents et adaptables: remplacer les règles stupides par des choix politiques me parait relever du bon sens.

Il est normal que les Français fassent des efforts pour financer la dépendance des personnes âgées ou le déficit de l'assurance maladie, qui exprime le niveau de solidarité qu'ils choisissent entre eux. Il est aussi normal de demander aux banques et aux grandes entreprises qui ont bénéficié d'avantage fiscaux et qui sont responsables de la crise de payer pour leurs propres impérities et leurs graves conséquences.

Vous êtes le plus radical des candidats socialistes à la primaire. Ne regrettez-vous pas de voir vos camarades jouer une carte beaucoup plus réformiste?

Mes propositions ne sont pas incompatibles. Je propose des mesures de démondialisation financière, ayant pour objectif de rendre le politique plus fort que les marchés. On me dit que je serais trop radical? Mais le plus radical et le plus extrémiste ne serait il pas le système qui a fabriqué cette crise?

Face à Nicolas Sarkozy, il faudra bien que le PS ait les idées de la France d'après. Il ne peut plus s'inspirer de la gestion libérale du système. C'est le sens de ma candidature. Il est impossible d'imaginer qu'on puisse mener la France dans la réalisation du projet socialiste, même a minima, si nous n'avons pas vaincu les marchés. Il faut interdire au marché de se comporter comme il se comporte, et briser leur pouvoir qui empêche d'exercer le nôtre.

On met des radars partout sur les routes de la vie quotidienne des Français pour assurer la sécurité routière. C'est une bonne chose, mais dans la finance, on laisse les marchés sans ligne blanche, sans gendarme ni radar. On laisse ses opérateurs se comporter comme des chauffards et en plus on leur fait des chèques! Si nous ne parvenons pas à faire cesser cette insécurité financière, le peuple aura perdu sa liberté de choisir, et je ne donne plus très cher de l'avenir de nos démocraties encore apaisées et tranquilles.

Manuel Valls propose une rencontre entre les candidats à la primaire avant l'université de La Rochelle. Quel est votre avis?

On peut se voir mais vous savez on se téléphone tout le temps! Il ne s'agit pas de solenniser cette rencontre. On s'entend bien les uns avec les autres!

Tous les commentaires

12/08/2011, 20:58 | Par utopart

Pour "dérecommander" ce billet, recommandez ce commentaire

 

On peut recommander un billet, c'est facile et prévu par le système actuel et le compteur est visible près du titre du billet.

Par contre, on ne peut exprimer sa désapprobation autrement que dans les commentaires et le nombre de "dérecommander" n'est pas comptabilisé.

Sauf si ce commentaire sert à cela.

Alors si pas d'accord avec ce billet, ne vous génez pas, cliquez ci-dessous.

12/08/2011, 21:35 | Par Anne Gentry

Il est grand, ce petit, il a visiblement opté pour la publication en live de ses dires, puisqu'il est abonné de Médiapart depuis un moment ..

http://blogs.mediapart.fr/blog/arnaud-montebourg/120811/laisse-les-marches-sans-gendarme-ni-radar

Son billet est fermé aux commentaires, j'espère que cela ne veut pas dire qu'il ne s'agit que d'une petite tribune et puis s'en va, il ne serait pas le premier !

Curieux, il me semblait avoir vu passer au moins un autre texte de lui, fil auquel il avait d'ailleurs participé, il y a un an ou deux .... peut-être dans une édition ? Ou alors une idée et un rêve ... ?

M'empêchera pas de voter pour lui aux primaires, on lui doit bien ça, dans le 1-3. Ça et sa ténacité quant à la sixième république, entre autres ...

Et puis il a des défenseurs assez présents sur le site, quand même : http://blogs.mediapart.fr/blog/bertrandcolin

(Edit : les liens ne fonctionnent pas, screugneugneu !!!)

12/08/2011, 21:49 | Par elisa13 en réponse au commentaire de Anne Gentry le 12/08/2011 à 21:35

Pourquoi on lui doit bien ça dans le 1-3 ?Surpris

Moi j'lui dois rien... Ni à aucun socialiste. Si, et je dis bien si, je devais voter socialiste, je préfèrerais voter Ségolène. Si c'est lui, je ferai contre mauvaise fortune bon coeur, mais je ne craque pas sur son côté un peu trop "je m'en crois" comme disent les petits marseillais...

Edit : je suis allée sur son blog de MDP. Sa photo, c'est celle de sa première communion ? Rien que ça, ça me bloque... Pas content

12/08/2011, 21:54 | Par utopart en réponse au commentaire de elisa13 le 12/08/2011 à 21:49

@ elisa

je croyais qu'à Marseille on dirait qu''"il se la pète!!" .

Moi, Ségolène ou Montebourg, je m'en fiche.

La ou le plus décidé à rentrer dans le lard des puissances financières aura ma voix, qu'il "se la pète" ou non !!!

12/08/2011, 21:59 | Par elisa13 en réponse au commentaire de utopart le 12/08/2011 à 21:54

Aussi oui. C'est les petits qui disent "elle ou il s'en croit" Sourire

Mais bon, c'était juste une remarque. Bien entendu, vous avez raison. Il nous faut des nettoyeurs, qu'on va aider de toutes nos forces, et vite.

13/08/2011, 16:47 | Par Dominique C en réponse au commentaire de Anne Gentry le 12/08/2011 à 21:35

13/08/2011, 20:41 | Par utopart en réponse au commentaire de Dominique C le 13/08/2011 à 16:47

 

Bravo pour votre lien

Je pense que Montebourg devrait faire un stage chez les plazistes de mayo pour connaître les subtilités de la visibilité sur le site quant on n'a pas l'heur d'avoir l'oreille de la rédacdirection.

La parole quand on ne vous la donne pas , faut la prendre !!!!!

13/08/2011, 12:01 | Par gaspadyin

Je trouve cette interview trop synthétique.

1- d'accord avec le bras de fer et une attitude volontariste, voire guerrière, contre les fricnanciers. Ca changerait de la molesse de l'ignoble chanoine et de ses complices : Aubry et Hollande.

2- Mais: comment démanteler les agences de notation? En allant " chez Asselineau" j'ai appris que l'euroPOURRITURE les avait autorisés à juger un pays. Donc ça doit être écrit qqpart, et même pire: gravé ds le marbre du traité de capitulation. ( au passage, merci à tous les oui-oui)

Et Montebourg n'explique pas comment procéder.

On peut lire son dernier livre, et aussi son blog, mais les gens qui lisent cette interview ds un journal à une terrasse de café, ou chez eux, n'ont pas de réponse. Même pas un début.

Alors il suffit qu'un europourri affirme que Montebourg ment et qu'il ne sait que critiquer sans proposer de solution concrète, pour que la sympathie première envers ce grand garçon fonde.

3- ensuite, je ressens et lis une contradiction importante entre la volonté déclarée de promouvoir et d'instaurer une VI république délivrée du joug de l'euroPOURRITURE, et la mutualisation européennes des dettes.

Comprends pas! Pourquoi?

Je ne vois pas pourquoi on devrait continuer à payer pour des pays qui ont triché pendant des années et à cause des mensonges des europourris; je ne vois pas pourquoi on devrait continuer à supporter le poids de l'euroPOURRITURE qui nous handicape; je ne vois comment la France pourrait décider de mutualiser cette dette toute seule. C'est la commission des inutiles-nuisibles-illégitimes qui en décide; éventuellement avec l'accord de l'Allemagne. Mais les autres: SCHNAUZE!

4- enfin, il ne s'agit pas seulement de réparer les dégats de l'ignoble chanoine et de l'euroPOURRITURE depuis l'instauration du traité de capitulation, mais de changer d'optique, de méthodes, de conditions, de politique,de raisonnement,d'objectifs et de moyens.

La loi ( ou une des lois) qui sape notre souveraineté financière doit être abrogée.

Je ne comprends pas pourquoi Montebourg n'en parle pas.

14/08/2011, 21:47 | Par netmamou en réponse au commentaire de gaspadyin le 13/08/2011 à 12:01

@ Gaspadyin,

"- ensuite, je ressens et lis une contradiction importante entre la volonté déclarée de promouvoir et d'instaurer une VI république délivrée du joug de l'euroPOURRITURE, et la mutualisation européennes des dettes."

La Constitution de la France est une chose, qu'il faut changer, je suis bien d'accord avec vous:. Rééquilibrer les pouvoirs entre le législatif et l'exécutif, c'est la priorité.+++ le reste.

Tout ce qui concerne l'Europe est dans les traités C'est donc un autre boulot Rire

13/08/2011, 12:05 | Par MissFaff

Vas-y Montebourg ! Mords !

Il faut y croire !!!

13/08/2011, 12:19 | Par amel belhadj

 

http://rimbusblog.blogspot.com/2011/08/le-capitalisme-peut-il-sautodetruire.html

....../..... Le changement de système est inévitable. Réguler le fonctionnement des flux financiers et repenser les structures de nos échanges économique semblent des injonctions que nous font les spécialistes économiques. Réorganiser la gouvernance européenne est aussi une urgence.
L'avenir de l'Europe est en train de se jouer dans cette partie de Monopoly, et comme le disait Arnaud Montebourg : "Si nous ne parvenons pas à faire cesser cette insécurité financière, le peuple aura perdu sa liberté de choisir, et je ne donne plus très cher de l'avenir de nos démocraties encore apaisées et tranquilles."
Il faut peut-être en finir avec le rêve capitaliste

13/08/2011, 13:27 | Par ISHTAR. en réponse au commentaire de amel belhadj le 13/08/2011 à 12:19

.

***Hélas hélas quel succès ce Walter... Renverser la vapeur de cette locomotive machiavélique qu'il a aidé à consolider me semble pourtant tellement utopique...

.

" Pour pouvoir régner sur un peuple d'esclaves il ne faut pas lui donner une éducation de maître"

.

"Le peuple est un troupeau égaré, bien trop émotif, incapable de s'occuper de ses propres affaires, et qui doit-être encadré, contrôlé et conduit par une avant garde, une élite de décideurs éclairés. . .

Les gens doivent être détournés vers des buts inoffensifs. Il faut les noyer sous une masse d'informations qui ne leur laisse pas le temps de réfléchir.

.

Il faut les persuader qu'ils sont incapables de provoquer des changements, il faut les convaincre que la révolte entraîne toujours le pire.

.

Il faut les faire voter de temps à autre, leur donner l'illusion de décider, l'illusion nécessaire."

.

Walter Lippmann, né à New York le 23 septembre 1889, mort le 14 décembre 1974, penseur et commentateur politique américain.

.

 

13/08/2011, 13:17 | Par gaspadyin

Tout à fait d'accord! mais n'y-a-il personne pour répondre à mes vraies questions????

13/08/2011, 14:02 | Par Oliv92 en réponse au commentaire de gaspadyin le 13/08/2011 à 13:17

pas envie

14/08/2011, 14:47 | Par Oliv92

Oui, comme Plenel il arrive à la conclusion que face à la violence de la finance il faut des solutions radicales. Bravo. C'est vraiment le meilleur de la bande du PS, cela fait 5 ans que je le dis.

13/08/2011, 15:38 | Par Fantie B.

J'aime bien cette image :

"On met des radars partout sur les routes de la vie quotidienne des Français pour assurer la sécurité routière. C'est une bonne chose, mais dans la finance, on laisse les marchés sans ligne blanche, sans gendarme ni radar. On laisse ses opérateurs se comporter comme des chauffards et en plus on leur fait des chèques!"

Mais pour l'instant, (faute de répondant de son parti ? ou autre chose que je ne sais pas nommer...) je reste sur le bord, à trouver le discours de Montebourg "sympathique" , comme celui d'autres personnes, sans pour autant avoir vraiment confiance en son engagement "radical".

cf l'énervement que Pol exprime ici :

http://blogs.mediapart.fr/blog/pol/130811/enervement

14/08/2011, 11:37 | Par utopart

Cette interview a été postée sur le blog de Montebourg ouvert sur Médiapart depuis 2008.

Les commentaires en sont fermés ce qui explique qu'ayant disparu dans le fond du tracker (je ne suis même pas sûr qu'il y ait figuré à sa création) quasiment personne n'en a été informé.

C'est la raison de ce billet que je vais tenter de faire vivre quelques jours.

 

 

14/08/2011, 11:49 | Par Fantie B.

Pour la discussion critique et croisée, j'ajoute le lien vers de billet de Jean Tramuset :

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-tramuset/010811/montebourg-et-la-regle-dor-la-regle-dor-facon-montebourg

 

14/08/2011, 12:23 | Par Chris43

Vas-y Montebourg !

Vas-y Ségolène !

Vas- y Hollande !

Vas-y Mélenchon !

Vas-y X,Y,Z !

Je vais ou moi ?!

Je me contenterai d'aller vers une constituante....

14/08/2011, 12:27 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de Chris43 le 14/08/2011 à 12:23

Vous avez vous aussi votre solution !

14/08/2011, 12:32 | Par utopart en réponse au commentaire de Chris43 le 14/08/2011 à 12:23

Chris 43

Allez ICI et faites une ou des propositions concrètes.

14/08/2011, 12:48 | Par Chris43 en réponse au commentaire de utopart le 14/08/2011 à 12:32

J'en ai déjà parlé:

- Modification de la constitution: redonner le pouvoir aux représentants du peuple, dont plus de proportionnelle.

- Elections législatives, qui si la France est bien représentée devrait déboucher sur une coalition, donc sur un accord (programme détaillé) de gouvernement, qui sera nécessairement un compromis.

Rien de révolutionnaire, certes, mais c'est ça la démocratie!

Si le "sauvons la France est majoritaire" je serai le premier à me réjouir, mais il y a longtemps que je ne reve plus en politique.

Il y aura toujours les forums pour imaginer la société ( donc l'homme) idéal.

14/08/2011, 12:35 | Par netmamou

@ Chris 43,

"Je me contenterai d'aller vers une constituante.... "
On ne peut pas vraiment s'en contenter, mais c'est un " must" , comme on dit dans la pub Rire

14/08/2011, 19:21 | Par Fantie B.

Merci à Jean Marc Gavanon qui a insisté, en prenant au mot ma question, dans un commentaire de mon billet "impasse citoyenne ?"

Résumé de notre échange :

« Qu'ils disent ce qu'ils feront face à la "crise" est impératif. » (Fantie B.)

« Comme je ne peux répondre à leur place, je laisse la parole à Montebourg :

Lien... » (Jean Marc Gavanon)

------------------------------------

Je suis donc retournée lire de plus près la contribution récente de A Montebourg (tribune ci-dessus , lisible aussi ici ).
Désolée ce sera long, c'est ça ou en rester aux généralités et accords de prncipes !

----------------------------

 

Je suis allée droit aux remèdes « contre les marchés » que propose A Montebourg :

Sous la question « Lesquels ? »,pas de réponse, mais deux paragraphes de descriptions de la situation et de ses causes.

(Là ça m’énerve. Pas la peine de mettre le titre Lesquels ? mais passons !)

-----------------------------------------------Patience, la question suivante reprend l'ouvrage : « Mais qu'est-ce que vous proposez ? » Là le remède est annoncé, allons-y :

« Le moment n'est plus à la régulation »

(Quelque chose de plus radical, alors, mais quoi ?) : « des mesures dirigistes et de prohibition ».

(Quand et par qui, ou comment ?)

« des mesures immédiates que nous pourrions prendre immédiatement, dès la session extraordinaire de septembre »

« qu'il revient aux responsables politiques d'utiliser et mettre en œuvre »

« nous avons un arsenal juridique à notre disposition »

(Vu. Les remèdes seront mis en oeuvre soit par le Parlement, soit la justice, soit les deux).

(Quoi comme mesures?)

-« démantèlement des agences de notation »

-« interdiction de la spéculation sur les marchés financiers pour tout établissement bancaire qui dispose d'une licence sur notre territoire et ses filiales. »

-« mutualiser chaque dette publique nationale des Etats de la zone euro due à la crise, dans une agence européenne chargée de racheter cette dette, financée par une taxe sur les transactions financières de la zone euro. » (pour éviter les plans de rigueur NDT)

----------------------

D’accord, c'est vu pour le remède proposé à court terme.

Donc je me demande maintenant :

1)Est-ce que le parlement français (la session extraordinaire de septembre) peut procéder au « démantèlement des agences de notation » ?

(Je ne vois pas comment, là. Ces agences sont privées ? ne sont pas situées en France ?)

2) Est-ce que le parlement français (la session extraordinaire de septembre) peut décréter « l’interdiction de la spéculation sur les marchés financiers pour tout établissement bancaire qui dispose d'une licence sur notre territoire et ses filiales. »

(Là je suppose que oui. Il le peut (?))

D’où ma question suivante :

3)Le parlement français prend cette décision en septembre : et il se passe quoi ensuite sur le plan économique ? En clair, les marchés restent-ils sans réaction face à la France ? (dans ce jeu, prévoir le coup d'après, svp !)

--------------------

4)Et pour revenir au remède extra-parlementaire :

« nous avons un arsenal juridique à notre disposition »

Quelles mesures judiciaires , plus précisément ? Et qui peut les mettre en oeuvre ?--------------------------------------------------

Enfin, pour le long terme : (derniers paragraphes de la tribune de A Montebourg) :-« désendettement progressif du pays »

(Vu.Question suivante : Comment ?)

Remède refusé : imposer « les contribuables issus des classes moyennes et populaires »

(C'est clair !)Remède proposé :

-faire « payer le secteur financier. »  

(c'est clair aussi !)-au plan national « si c'est impossible au plan européen »

(Comment ?)-« demander aux banques et aux grandes entreprises qui ont bénéficié d'avantage fiscaux et qui sont responsables de la crise de payer pour leurs propres impérities et leurs graves conséquences. »

(Clair. D’où ma question 4.... vous la voyez venir…)

En quoi ça consiste, « -« demander aux banques et aux grandes entreprises » ?

Et si la réponse est négative, quelle est l’action suivante ?

---------------------------

Mon avis général sur ces propositions :

Des propositions intéressantes et oui, radicales en effet.

Mais, alors que les financiers qui nous enserrent en ce moment prévoient leurs coups en tenant compte des réactions de l'adversaire, A. Montebourg ne le fait pas.

Et là je trouve que c'est léger. Il m'en faut plus.

14/08/2011, 19:32 | Par jean-marc gavanon en réponse au commentaire de Fantie B. le 14/08/2011 à 19:21

On est d'accord : c'est juste, parfois léger, mais cela va dans le bon sens. Pas de quoi monter des barricades, mais, pour revenir au titre du billet à l'origine de cette discussion, suffisant pour garder un peu d'espoir.

14/08/2011, 19:55 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de jean-marc gavanon le 14/08/2011 à 19:32

Non non ! on n'est pas vraiment d'accord , sur l'importance de la légereté das le domaine politique. Surtout quand il s'agit de mobiliser des électeurs -et des collègues PS- vers quelque chose de crédible.

Il reste quelques mois pour que les candidats "alternatifs" à la pure "dictature des marchés" creusent davantage leurs propositions en anticipant les réactions des marchés à celles-ci.

La radicalité des discours dénonciateurs des méfaits de cette dictature financière ne suffira pas, ni pour Montebourg, ni pour tout autre.

Depuis 2007 on bute sur la crédibilité des groupes "de gauche" (et écolos) face aux questions économiques.

14/08/2011, 21:03 | Par jean-marc gavanon en réponse au commentaire de Fantie B. le 14/08/2011 à 19:55

L'insoutenable legèreté de l'être Montebourg... Les idées qui développent sont empreintes d'une certaine utopie. Sans entrer dansle détail, disons que la part de règlementation qu'il envisage, pour nécessaire qu'elle soit, ne règlera pas tous les problèmes. C'est le défaut de beaucoup de juristes... mais il ne sera pas seul et on ne peut pas lui demander d'être spécialiste de tout, d'avoir réponse à tout... juste aller dans le bon sens et être assez honnête pour tendre vers plus de justice sociale. A comparer avec ce que l'on a depuis dix ans, on a rien à perdre (de plus...).

Anticiper les réactions de marchés, c'est aussi subir leurs lois... la difficulté de contrer les effets pervers de la technologie utilisée pour la financiarisation de l'économie est un travail de fond, législatif (taxes sur les transactions, par exemple, interdictions des ventes à découvert et des leviers, développement des certificats bancaires de garanties...) et coercitf qui peut être développé nationalement mais aussi aux échelles européenne et mondiale.

La crédibilité de la gauche ne passe pas, à mon humble avis, par une solution toute prête, mais par l'affichage d'une volonté de changement... suivie d'effet.

14/08/2011, 21:16 | Par [email protected]

Les marchés financiers sont une donnée, une contrainte.

 

On peut envisager de s'adapter à cette réalité de différentes manières, depuis accepter de s'y soumettre jusqu'à entreprendre de la détruire (en passant par composer avec elle et chercher à la domestiquer). La seule chose qui n'est pas envisageable, c'est de l'ignorer, car elle, ne nous ignorera pas.

 

Ne pas s'illusionner, notre petite patrie, la France éternelle, sera toujours la France, et cocorico, mais elle ne pèse pas d'un poids suffisant pour dicter sa loi aux marchés internationaux. L'Union, elle, est de taille à peser, si elle se construit enfin politiquement.

15/08/2011, 03:31 | Par Laurent DESVIGNES

Dans la guerre contre le Tout Marché, en général, la Dictature des Marchés Financiers en Particuliers. Il faut d'abord afficher sa détermination, c'est le cas d'Arnaud Montebourg.

Sur le plan stratégique et tactique, rien ne justifie de dévoiler, dans le cadre d'un débat sur les objectifs, le détail des mesures à prendre.

 

À titre d'exemple, l'affaire Bettencourt a permis d'apprendre, que c'est au début des années 1970, que l'Oréal a recheché un accord avec Nestlé, actionnaire dormant, avec l'acord deGiscard d'Estaing Ministre des Finances, pour éviter en cas de victoire de la Gauche, la nationalisation de l'Oréal qui n'a jamais été à l'ordre du Jour.

 

Idem, en ce qui concerne la décision de s'endetter auprès des marchés financiers, c'est le Même Giscard qui a décidé de renoncer à court terme aux avances de la Banque de France, et à long terme aux emprunts obligataires auprès du Public, y compris les bons du Trésor. Début de Privatisation, au de la concurrence libre et non faussée...

 

Arnaud Montebourg a raison de parler de licence pour les banques exerçant en France. Un retrait d'agrément, à titre de sanction, est certainement un moyen de mettre au pas les Banques. Puisque c'est la menace d'un retrait d'Agrément par François Pérol-Sarkozy qui a contraint la Casden-Banque Populaire à intégrer, illégalement, sans consultation des sociétaires son intégration dans la BCPE, rendant la Casden garante des pertes de Natixis.

UN AUDIT FINANCIER S'IMPOSE DÈS L'ARRIVÉE DE LA GAUCHE AU POUVOIR EN 2012, mais le gouvernement doit pouvoir agir dans le cadre des Lois en vigueur et des traités européens ou internationaux, ce qui n'est pas simple, sauf pour Y a qu'à...sauf pour les Y A QU'À...

 

 

 

 

16/08/2011, 09:01 | Par jean-marc gavanon en réponse au commentaire de Laurent DESVIGNES le 15/08/2011 à 03:31

Entièrement d'accord. Un audit s'impose et la pression législative sur les banques dit clairement s'afficher. Cessons de parler de "régulation" et réglementons, légiférons pour que "gendarmes et radars" brident la spéculation.

19/08/2011, 09:42 | Par jean-marc gavanon en réponse au commentaire de amel belhadj le 18/08/2011 à 14:59

Ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux... preuve qu'il ne maitrise pas (encore) toutes les dimensions de la com...

19/08/2011, 14:00 | Par jean-marc gavanon en réponse au commentaire de amel belhadj le 19/08/2011 à 12:30

Le lien ne fonctionne pas comme il devrait, mais Dianne a eu la gentillesse de mettre le lien direct ci-dessous. Merci.

24/08/2011, 22:24 | Par Pescaloun en réponse au commentaire de jean-marc gavanon le 19/08/2011 à 14:00

Ce clip est très sympa. Et mille fois mieux que "il est temps, il est l'heure" qui me rappelait "Get on board" la chanson d'Autobus à l'impériale.

19/08/2011, 13:59 | Par jean-marc gavanon en réponse au commentaire de dianne le 19/08/2011 à 12:30

Interressant. Mais serait-il possible de glisser l'idée qu'il ouvre aussi les commentaires sur Mediapart et pas seulement sur son blog...???

19/08/2011, 14:41 | Par dianne en réponse au commentaire de jean-marc gavanon le 19/08/2011 à 13:59

Gérer deux blogs en quelque sorte, pendant les déplacements sur le terrain... Certains candidats vont sans doute le faire. Mais qui répondra vraiment aux questions ?

Contrairement à d'autres, il semble que AM a clairement identifié Médiapart comme un espace de partage digne d'intérêt puisqu'il y relaie ses communications. Etre partout... la quadrature du cercle. Réalisable, à coups d'artifices et de délégations.

 

19/08/2011, 15:09 | Par jean-marc gavanon en réponse au commentaire de dianne le 19/08/2011 à 14:41

Juste soumettre l'idée, et nous laisser débattre en-dessous de ses textes. Il répond également rarement sur son propre blog. C'est assez naturel, il n'est pas question qu'il passe ses journées à ressasser des réponses individuelles...juste qu'il accepte que le débat aie lieu suite à ses communications.

24/08/2011, 22:29 | Par Pescaloun

Merci de ce lien. Les propositions sont radicales, intéressantes, et répondent bien au désir d'utopie qui sommeille dans le peuple de gauche.

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