Sarkozy et la vérité
Simplement la vérité.
Voilà donc ce que réclame Sarko au tribunal, simplement la vérité. Se postant en citoyen ordinaire, il feint de s’étonner de ne pas pouvoir agir en tant que tel. Et c’est bien ce que veut nous signifier Me Herzog lorsqu’il affirme avec le plus grand sérieux que « Sarkozy est une partie civile comme les autres ». Sans trembler, il ajoute qu’il est «grand temps» que ce procès ait lieu, afin que soient rétablies «un certain nombre de contre-vérités et d'affirmations médiatiques ».
C’est donc au nom de cette vérité si chère à son cœur que Sarko justifie son acharnement à vouloir en découdre. Car il s’agit tout de même ici de l’honneur d’un homme respectable que l’on a voulu salir. La gravité du crime explique donc la tenue de ce merveilleux procès.
Alors bien sur, on peut trouver cela risible car simplement révélateur du déplorable état d’esprit d’un homme inachevé. Mais la vérité est que l’hypocrisie dont font preuve ce président et ce gouvernement est telle qu’elle devrait plutôt nous faire pleurer.
Car qui peut croire que Sarko veut vraiment moraliser le capitalisme, qui peut croire que Besson est un grand humaniste, qui peut croire que Bachelot agit en toute indépendance, qui peut croire Lagarde, Lefebvre, Paillé, Bertrand, Hortefeux, Fillon ? Qui ne voit pas l’ampleur des mensonges que ces personnes osent débiter sans faiblir ?
Car nous qui sommes de véritables citoyens ordinaires réclamons aussi la vérité. Tous ces mensonges ne sont-ils pas une atteinte gravissime à notre honneur collectif ? N’est-ce pas la preuve flagrante qu’il existe aujourd’hui, non plus un fossé entre nous et ceux qui nous gouvernent, mais un abime devenu quasiment impossible à combler ?
Je reste donc atterré face à ce spectacle ahurissant qu’offre à voir notre démocratie. Je rêve que dans les plus brefs délais s’organise enfin une véritable résistance populaire, je rêve d’un grand coup de pied dans la fourmilière politicienne, d’un vent nouveau qui raviverait la flamme de nos belles lumières.
Et puis le soir quand je m’endors, je rêve de Robespierre…



Tous les commentaires
Varlevent,
Ne pleurez pas. Vous faites de très beaux rêves. "Honneur collectif", voilà qui n'est pas mal. Pas mal du tout.
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Si, pour Varlevent, la bonne justice est celle de la période révolutionnaire, je souhaite pour ma part, qu'il ne se réveille pas et qu'il reste dans son univers onirique où, heureusement, il ne coupera jamais la tête de personne.
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jean-paul yves le goff
http://www.lelivrelibre.net
Si pour vous, la période révolutionnaire est à ce point haïssable, notre désaccord est effectivement total...
Nous ne travaillons pas pour la même la même forge, c'est une évidence...
Amicalement.
.pas de ligne blanche; ok.
eh bien, pour une fois, d'accord avec JPYLG ! Robespierre pour modèle !
Mais si c'est la révolution qu'il souhaite, elle va arriver, dans une génération peut-être. La constitution des classes sociales nécessaires est en cours, depuis déjà une bonne vingtaine d'années.
Rappelez-vous : De Gaulle partant à Colombey avec sa DS, même pas blindée.
Maintenant un déplacement du roi de 3 kms nous coûte 200000€, deux cent mille euros !
Moi je partage ta colère , Varlevent, ta colère ton impatience et les moyens que tu prônes pour changer ce pseudo régime démocratique. Ceux qui ont peur de Robespierre oublient peut être que sans lui ils feraient peut être toujours parti du tiers état.
Nous faisons partie du Tiers état. Si vous ne le savez pas, c'est bien pour vous, continuez votre rêve, chuuuuutt.
Avant:
Pour une version actualisée, remplacer "Ceux qui prient" par "Ceux qui parlent, les politiques",et "noblesse" par "patronat".
Source: wikipédia
Lumineuse, votre pyramide, lmartelli.
Lumineuse, mais inactuelle. Nous ne sommes pas dans un régime féodal, ou chaque corps avait son "utilité" : Après les féodaux, il n'y a pas eu de révolution, il y a eu concentration des pouvoirs.
Maintenant et depuis plusieurs décennies, cette concentration des pouvoirs est en voie d'achèvement. Nous sommes entrés, depuis plus de 20 ans, dans un régime de cour. Le Prince a tous les droits, l'état, c'est lui : il peut écouter dans les alcôves, promouvoir ses batard(e)s et ses maîtresses, et faire pendre à un croc de boucher ceux qui lui font de l'ombre.
Lagarde ce matin : "ce qu'il faut croire, c'est la détermination que nous avons de préserver les services pour les usagers".
Ben voyons...
la vidéo ici
Varlevent,
Et les travailleurs ? Les services seront-ils préservés pour les travailleurs ? Les travailleurs seront-ils bien traités ? Pas plus que les usagers.
Elle est pas mal la video, elle me rappelle de mauvais souvenirs, aujourd'hui loin de certains politiques, je respire mieux ! Au delà de la blague, vous avez raison. Surtout avec cette partie de votre billet : "Car qui peut croire que Sarko veut vraiment moraliser le capitalisme, qui peut croire que Besson est un grand humaniste, qui peut croire que Bachelot agit en toute indépendance, qui peut croire Lagarde, Lefebvre, Paillé, Bertrand, Hortefeux, Fillon ? Qui ne voit pas l’ampleur des mensonges que ces personnes osent débiter sans faiblir ?"