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Le 5 décembre 2009, tous dans la rue contre la Grippe P !

 

 

Depuis quelques semaines, dans de nombreuses villes de France (Paris, Alençon, Angoulême, Lyon, Lisieux, Digne, etc.), les militants de la gauche de gauche et associations de chômeurs s'insurgent contre la propagation de la plus pernicieuse des pandémies : la Grippe P, ou Grippe Précaire. Armés de masques sanitaires, de combinaisons blanches, de rouleaux de scotch de sécurité et de produits nettoyants, ils envahissent les Pôle Emploi, les Caf, McDonald's, et procèdent à une sécurisation des lieux, des personnes et du matériel. Dans l'indifférence médiatique, évidemment. (photothèque du mouvement social pour la photo ci-contre)

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Ces actions s'inscrivent dans le cadre d'une mobilisation générale contre le chômage et la précarité : opérations de déblocages de dossiers chez Pôle Emploi, occupations de mairies et de lieux symboliques, réquisitions populaires de richesses, marches itinérantes avec escales dans les entreprises en luttes et dans tous les centres névralgiques de la précarité...

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Les derniers chiffres du chômage annoncent une explosion du nombre de victimes de la Grippe Précaire, avec 56 000 chômeurs supplémentaires pour le seul mois d'octobre 2009, ce qui porte le nombre officiel de demandeurs d'emplois à 2,5 millions auxquels il convient d'ajouter... les 3,8 millions de travailleurs en activité réduite !

Car, derrière les données officielles ânonnées par les journalistes des grands médias, la réalité est encore plus inquiétante. Les victimes de la Grippe Précaire, ce sont aussi tous les chômeurs désinscrits du Pôle Emploi, tous les temps partiels imposés, tous les stagiaires, les intérimaires, les travailleurs en CDD redoutant en permanence le non renouvellement de leurs contrats.

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Le virus de la précarité s'est aussi propagé aux salariés en CDI, autrefois « stables », aujourd'hui « jetables », avec la menace toujours croissante des licenciements, du harcèlement moral, d'une productivité toujours accrue. Ils sont chaque jour plus nombreux à devoir payer la crise, à servir de variable d'ajustement pour les profits d'une minorité de puissants.

Contre l'épidémie de précarité, n'attendons pas que tombe du ciel un hypothétique vaccin : le remède est politique.

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Chômeurs, précaires, salariés devront être nombreux dans les rues le 5 décembre pour les manifestations contre le chômage et les précarités (à Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Marseille, etc.) pour stopper la grippe P !

 

 

 

 

Tous les commentaires

Dire que l'inénarrable Guaino a osé dire ce matin sur France inter,que Sarkozy développait le programme du CNR !

Pour son prochain discours,il devrait lui conseiller de blablater à Vichy.

"Ils" n'ont peur de rien. "Ils" tentent de tout s'approprier.

C'est en cela qu"ils" ont un côté néo-vichyste.

C'est clair qu'ils n'ont peur de rien...

 

Mais en plus, j'ai la triste impression qu'une majorité de citoyen se désinteresse tellement du monde politique que la bande à Sarkozy peut faire ce qu'il veut sans qu'il y est une réelle réponse collective, seule réponse qui pourrait arreter ce massacre...

Alors certes il y a quelques vives réactions, mais elles sont tellement isolés et dispersés que j'ai malheureusement le sentiment que l'UMP et Sarkozy ont encore de beaux jours devant eux ...

Une catégorie de gens se lasse des provocations quotidiennes qui vont crescendo dans le grotesque, avec toutes ces peurs brandies. Il y a de quoi saturer si on supporte des situations du même style dans son boulot + la mauvaise humeur générale dans les transports ! Je comprends la fatigue de ceux qui doivent batailler à longueur de temps, les parades qu'il leur faut déployer pour tenir. L'évitement peut être tentant au bout de tout ça, en se rassurant "on est en démocratie de toute façon, ils n'oseront tout de même pas"... Quelques nantis se gargarisent : "la France n'est pas et n'a jamais été une dictature". Ce travail de sape, cette usure des volontés me fait craindre l'abstention électorale. Pourvu que non !

Il y a certes du "découragement" ici ou là, perceptible y compris dans le mouvement social. La stratégie de l'agit-prop permanente de Sarkozy ne permet pas d'y faire face avec la force qui serait nécessaire d'autant qu'une partie de la gauche s'enlise dans le renoncement quand elle ne "prête" pas ses dirigeants au pouvoir en place...

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