Thématiques du blog
Syndrome Chabot: pourquoi me suis-je arrêté d’écrire momentanément des billets ?
.
François Bonnet a fort raison, ce matin, d’écrire à propos de l’émission « A vous de juger » : « Car Arlette Chabot nous a sans doute offert pendant 2h30 la plus pitoyable émission politique jamais réalisée depuis les débuts de la télévision. Injures, rumeurs, calomnies, ignorance crasse des dossiers, chaos, embryons de débats aussitôt interrompus et mensonges.
.
Je dois avouer que j’ai momentanément cessé d’alimenter mon blog en billets car, à la suite de chacun d’entre eux, dominaient des commentaires injurieux, calomnieux, n’hésitant pas à utiliser le mensonge le plus éhonté pour cacher une ignorance crasse des sujets abordés.
Sur Médiapart ? Oui.
.
Chacun de ceux qui liront ce court billet pourront utilement se reporter aux commentaires qui ont suivi mes récents billets.
.
Les commentaires les plus insultants ont toujours été le fait de partisans, hommes ou femmes, de Bayrou ou de Daniel Cohn-Bendit. Avec une mention pour le groupuscule préféré de Serge Moati : Alternative Libérale. Certes, sur Médiapart, on évite les tirades de l'UMP ou, pire encore, du FN. Aussi, militants du MODEM ou de EE semblent vouloir les remplacer !
.
Et comme je n’entends pas jouer l’Arlette Chabot de Médiapart en organisant un web-pugilat, je préfère m’abstenir d’écrire jusqu’à ce que certains esprits se calment.
.
Mais, plus que jamais j’irai voter, en écartant, entre autres, les bulletins qui alimentent de tels militants !


Tous les commentaires
Mortel, ce billet! :-)
Dommage! Une nouvelle voix de moins... si l'idée est mise à exécution.
J'ai dit "momentanément". Je reprendrai après le scrutin...
Dommage... j'aurais aimé vous lire en réponse à l'article d'Onfray sur un NPA platonicien. L'article pose des questions importantes, Onfray avance ses idées, il aurait été intéressant de savoir ce qu'un proche du NPA en pense. Cela aurait pu être un exemple d'un débat ou s'élabore une réflexion (bien qu'un peu tardive)... Pour le reste, je vous comprends et ce n'est pas pour rajouter à la polémique actuelle mais j'avais remarqué depuis quelques temps que l'agressivité était polarisée dans le club autour des soutiens du Modem versus ceux d'EE (avec quelques royalistes)... comme quoi! Peut être qu'un débat sur la gauche de la gauche aurait aussi pu être différent dans sa forme. Bon week-end citoyen et silencieux.
Je connais Michel Onfray. J'aime beaucoup certains de ses bouquins. Lorsque je me suis occupé de la campagne d'Olivier Besancenot de 2002 et que j'ai pris contact avec lui, il était enthousiaste à l'idée de soutenir publiquement le candidat de la LCR. En 2007, il a d'abord soutenu José Bové puis, devant les sondages, a appelé à voter Besancenot ! Pour les européennes, il soutient donc les ex-staliniens qu'il a toujours condamné. Je lui soufflerai l'idée d'ouvrir une session "Science Po" dans les programmes de son Université populaire et de s'y inscrire. Je réponds humoristiquement car plusieurs de mes billets passés ont fait le point sur ces questions NPA - PC - PG. Dans qqs mois, nous retrouverons le PCF aux côtés du PS pour conserver son appareil et garder, coûte que coûte, ses élus. Telle n'est pas la démarche du NPA qui demeurera ouvert pour tout rassemblement unitaire anticapitaliste sur des bases claires et durables.
Et le fil sur l'affiche de Dieudonné où divers propos antisémites se déversent, c'est encore pire que sur ton fil. Et ce curé de Bayrou qui ressort une histoire vieille de 30 ans sur Cohn Bendit qui a répondu depuis longtemps. Et je ne dirai rien sur Royal car sinon les commentaires pleuvent. Il serait temps de changer la politique, vraiment. De changer cette opposition à Sarkozy en opposition moins médiatique mais plus sympathique. Je suis désagréablement surpris aussi des blogs de Madiapart (les quelques que je lis). J'en lis de moins en moins, c'est une méthode comme une autre. Allez, à bientôt.
Salut Pascal, Je m'octroie un petit répit en laissant passer le scrutin qui "électrise" certains commentaires, principalement en provenance des partisans de EE et, bien sûr, du MODEM. On assiste, de plus en plus souvent, à des commentaires vaseux, répétitifs et agressifs. Cela n'était pas le cas il y a qqs mois. Je me désintéresse de la plupart des commentaires qui suivent mes billets car j'ai remarqué que mes réponses - comme les tiennes - n'étaient pas lues et déclenchaient des réflexes anti-NPA pavloviens. Je lis, également, de moins en moins de blogs. A suivre... Bien à toi.
En effet, j'ai découvert que l'écrit participatif pouvait hurler (sur le fil D), que les petites voix étaient vite étouffées par les gros sabots. Le mélange était imbuvable, j'avais envie d'écrire, ce que j'ai écrit me semble maintenant inaudible, sensation étrange d'une impossibilité quand chacun y va de sa phrase qui vous rosse les oreilles, mais je crois que cela s'appelle l'opinion. ensuite je me dis que le mouvement vers la gauche est minoritaire. Mais qui peut encore avoir l'envie d'être majoritaire? La majorité c'est personne La minorité c'est tout le monde Vers un devenir p a n t h ère r o s e bonne soirée
Assez d'accord avec vous, pascal b... Je crois que je vais moi aussi faire une petite diète. C'est surtout certains comm' le fil sur l'affiche de Dieudonné qui m'ont horrifiée. Mais ce que je lis ici et là sur l'épisode FB-DCB me laisse parfois perplixifiée ! Il faut se dire que ça va passer ?
"perplixifiée": les mots en viennent à vous manquer, ce qui est rare. Ce qui m'est difficile, c'est que je croyais qu'au-delà de divergences politiques le débat sur Mediapart restait de bonne tenue. Eh bien non. Et c'est ceux qui insistent sur un antisémitisme qui ne doit être bien conscient et travaillé qui m'horrifient, moi aussi.
Non, Pascal, c'est vrai, les mots (au moins eux) ne me manquent pas souvent. Et quand je ne trouve pas celui que je voudrais, j'en invente... Je suis une grande collectionneuse de néologismes, objets volants plus ou moins bien identifiés du langage. Je les trouve généralement consolants et stimulants. Mais j'avais remarqué sur le fil dont vous parliez que nous étions apparemment tous deux horribilisés par les mêmes choses. Et ça m'inquiète moi aussi pour la qualité des débats futurs sur le site !
rien avoir avec moi j'espère, je vous pose la question ouvertement oui ou non ? cela me permettrait de mieux comprendre notre compréhension mutuelle. je n'aime pas et ne souhaiterais pas être assimilé à une quelconque forme d'antisémitisme.
à grain de sel et pascal J'ai vite "laissé tomber" le fil sur la liste (et l'affiche) de l'antisémite Dieudonné. Horribilisant, effectivement.
libre à vous de tenter également de les enrichir constructivement.
Oui, il y a des moments comme ceux-ci qui sont plus difficiles. Le silence n'est parfois pas inutile... à le souligner. Pour vous ressourcer et retrouver "coeur à l'ouvrage", Velveth, n'hésitez pas à écouter Cha Digo et Pequeno Paria de Melingo, et quelques autres transmis parmi les commentaires. C'est ici : http://www.mediapart.fr/club/edition/plein-suds/article/020609/melingo-le-tango-revisite
kairos Mais le discours politique est de part en part traversé par une violence sauvage... Il s'agit de quoi? Imposer sa cause, son parti pris... Les arguments de "raison" eux-mêmes ne servent qu'à ça: vaincre... Tous ces gens veulent changer le monde, rien de moins; ils veulent que leurs rêves les plus fous deviennent réalité... Comment voudriez-vous que ça ne tourne pas si souvent au cauchemar? Fort heureusement, en démocratie, la guerre est électorale: le mort se relève avant même la fin du film! Au bout du compte, il y a les "monstres sacrés", sur la scène, qui font le spectacle, ce soir-là c'était improvisation et expression libre; et la salle, dans l'ombre, qui applaudit ou siffle, mais paie toute l'affaire...
ben c'est regrettable, parceque si chacun faisait un peu un effort pour se comprendre avec un peu de bonne foi et de pragmatisme on parviendrait sans doute à changer un peu la donne en ce qui concerne l'organisation de la politique et cela profiterait sans doute à ceux qui en ont le plus besoin. en attendant, on transforme la démocratie en jeu du cirque et cette liberté que nous pourrions avoir de construire en idéal se transforme en terrain de jeu et luttes puérils. c'est le désordre, il faut se faire entendre et essayer de se battre pour faire entendre raison chacun selon ses convictions et stratégies. et tant que personne ne parvient a faire entendre raison raisonnablement, effectivement ce sont les plus pauvres qui trinquent.
Où l'on voit que les campagnes électorales ne sont pas forcément propice au débat politique serein.
C'est pour cela que je me tiens un peu en marge, je n'aime pas cette façon de chercher à avoir le dernier mot par des répliques rectilignes, qui frappent comme une pub'. Mais je ne me décourage pas d'apprendre ici ou là, de comprendre. Merci à ceux qui sont dans cet effort.
Marielle, Vous êtes de celles et ceux, trop rares, qui sont "dans cet effort". Bien à vous.
et moi ?
"Minable" n'est décidément pas un mot réservé à Bayrou, il en est de même sur ce site. Chaque jours Médiapart offre un spectacle que je me suis efforcé à ne plus voir. Chaque jours le bavardage l'emporte sur le temps de la réflexion, de la retenue. Bientôt il est vraisemblable que nous quittions ce média. L'article sur Mahmoud Darwich s'en ira avec 4 commentaires, quand les abonnées s'empoignent à coup de 300 commentaires sur un débat, dont je me demande si, ils n'auraient pas aimé y être. Naïvement, nous avons cru en un quotidien capable d'accueillir le rythme et l'exigence d'une revue. Manifestement c'est un échec. Médiapart n'a pas fait le choix de la culture, de la pensée. Pour ce média, cela n'est encore que de la distraction, de l'éclairage, pour lui l'essentiel est dans la gesticulations des parties politique, dans le scandale, bref dans la poubelle. Les rares articles, reportages sur luttes des uns et des autres, ici où là, ne sont là que pour rajouter du scandale au scandale. Oui il est certains que nous laisserons ce "club" - un mot que d'ailleurs nous n'avons jamais su prononcé, dessinant un espace qui laisse perplexe. Il y en a beaucoup trop ici pour s'indigner, s'offusquer, s'inquiéter de la fin d'une émission, qui n'était que ce que la télévision a toujours su faire, c'est-à-dire minable. Ce qui est minable est aussi sans importance, c'est ce qui ne nécessite aucun commentaire, mais c'est justement ce qui en draine le plus. Maotti, Dieudonné, Chabot-Bayrou et tous les autres. Mahmoud Darwich, avec ces 4 lecteurs (le participatif c'est aussi cela, signaler par une trace, un passage), continuera à traverser l'histoire, calmement, quand la foule, toujours plus hallucinée, les yeux exorbités, la gueule ouverte, prête à s'entre-tuer pour nourrir son délire, ne sera toujours qu'une masse au visage unique, celui de la bêtise. Parfois, je me dis qu'il n'y a que la langue de Guyotat, celle d'Eden Eden Eden, pour dire le réel. Bien à vous, Il y a eu quelques moments, mais sans une volonté nouvelle pour s'arracher au tout venant, ce journal ne sera que ce que sont les autres journaux, du papier d'emballage.
Je ne vais pas défendre Mediapart et son "club"; il y a dans le club de Mediapart des interlocuteurs plus discrets qui vous ont peut-être échappés. A vous de voir. Vous dites que les discussions sont minables, ne "méritaient pas de commentaire" sur plusieurs thèmes. Je suis en désaccord avec vous. 1. La fin d'une des rares émissions politiques sur un media de masse est une question d'importance (je n'ai pas participé à ce fil) 2. Dieudonné: cette expression de l'antisémitisme sous une forme fort peu dissimulée m'inquiète. Que voulez-vous, je hais les nazis. Un ami m'a dit, ,il y a un an ou deux, que le travail qui avait permis de réunir en un livre des photos de personnes mortes dans les camps d'extermination était précieux pour lui: il y avait vu une partie de l'album de famille avec des cousines dont les photos avaient été perdues. Quand des antisémites se pointent, je vérifie que je ne me suis pas trompé sur mon appréciation. Ce fil de discussion ne fut pas inutile. Il fut émotionnellement difficile. Pas nul. 3. Chabot-Bayrou: ce dont il s'agit au-delà des personnes en cause, c'est d'une attaque venant de Bayrou cette fois contre Cohn Bendit qui était toujours soixante-huitard lors de l'écriture de son livre. Bref c'est une attaque encore contre le spectre de Mai 68. Cela se discerne assez vite. On peut laisser tomber ce débat comme trop mesquin. 4. "la foule, toujours plus hallucinée, ses yeux exorbités, la gueule ouverte, prête à s'entretuer pour nourrir son délire, ne sera jamais qu'une masse au visage unique, celui de la bêtise": vous avez lu Gustave Le Bon? les écrivains de la tradition contre-révolutionnaire? C'est de la même eau. C'est vraiment ce que vous pensez? Si oui, je m'étais alors trompé sur le sens de vos écrits.
"Médiapart n'a pas fait le choix de la culture, de la pensée, pour ce média, cela n'est encore que de la distraction, de l'éclairage, pour lui l'essentiel est dans la gesticulations des parties politique, dans le scandale (...)" " A bout de souffle. Je crois que vous êtes trop sévère, trop prompt à condamner les lecteurs ou les journalistes de Mediapart.
Depusi le début, Mediapart a tenté et tente encore de proposer des contenus réflexifs et culturels. Le constat qu'on peut faire c'est effectivement le peu, très peu, de commentaires sur ces sujets là.
Mais les commentateurs qui s'expriment ne représentent pas l'ensemble des lecteurs, donc, on ne connait pas les centres d'intérêts des lecteurs. Sauf si on disposait des chiffres de lecture. (La rédaction en dispose !)
Il n'en reste pas moins que la non-participation des lecteurs de Mediapart à des débats réflexifs ou culturels interroge. -Sont-ils d'accord avec les auteurs de billets réflexifs, ou intéressés, mais sans trouver quoi écrire ? -N'osent-ils pas écrire à cause d'une dizaine de "grandes gueules" qui risquent de les démolir sans sommation ? - Peut-être qu'ils ne se sentent pas armés pour le débat contradictoire ? -S'ils lisent et apprécient, n'ont-ils même pas à leur disposition la seconde nécessaire pour recommander ? Ou bien ne lisent-ils pas, parce que ce n'est pas cela qu'ils recherchent, parce qu'ils sont préoccupés par autre chose, les solutions politiques par exemple?
Enfin, ce manque de discussions réflexives (en proportion des abonnés), est-ce que c'est seulement sur Mediapart, d'après vous ?
Ajout Un blog où des discussions politiques suivent leur petit chemin, celui de Vincent Bonnet : http://www.mediapart.fr/club/blog/vincent-bonnet/010609/la-possibilite-d-une-utopie Un autre, celui de Renarblanc : http://www.mediapart.fr/club/blog/renarblanc/030609/identite-singuliere-et-identites-collectives Pour la culture, celui de Grain de sel par exemple (billet sur le tango) Etc. Pour conclure : Je pense que le type "d'animation" personnelle ou collective sur le fil d'un billet compte aussi. Certains billets ouvrent à la discussion, certains commentaires aussi. Et d'autres font le contraire.
Fantie a raison. Mettre en cause Médiapart et ses journalistes est plus facile que de s'interroger sur les raisons qui poussent certain(e)s abonné(e)s à plaquer des ribambelles de commentaires répétitifs aussitôt que leur bidole est mise en cause (l'exemple des militant(e)s du MODEM est frappant). Pour ne parler que des articles ou des billets traitant de politique souvent très politicienne. Quant aux autres sujets, Mediapart tente effectivement de proposer des contenus culturels au sens large du terme. Manifestement, ils ne trouvent pas l'écho attendu. Ce n'est qu'une indication basée sur le nombre de commentaires qui n'expriment pas l'intérêt suscité. Le contexte de "campagne électorale" n'a vraisemblablement pas aidé, ces dernières semaines, ni à la sérénité ni à des débats plus culturels...
@ Velveth : j'aime beaucoup votre, ton : "plaquer des ribambelles de commentaires répétitifs aussitôt que leur bidole est mise en cause *Bidole, expression à garder... pour la prochaine fois. Parce que franchement je ne crois pas qu'il n'y a que certains partisans du Modem, non, non.
*Ne pas oublier comme empêchement à la véritable discussion ceux qui, dans l'autre sens, attaquent bille en tête dès que le nom de l'aversaire d'en face est écrit. Croyant aider leur "bidole", ou n'aimant que l'attaque de l'autre. Taureau et chiffon rouge. Leur goût de la corrida ou de la course de vachettes n'est peut-être pas si partagé.
@ A bout de souffle : "Si Médiapart faisait le choix des éditions,"... Peut-être croient-ils sincèrement l'avoir fait ? Peut-être sont-ils sourds/aveugles à ce que nous, utilisateurs, nous tuons (j'exagère, à bout de souffle moi aussi) à leur dire ? En quelle langue le leur communiquer, je me le demande. Ou bien alors ce n'est pas vraiment pas leur choix.
ce sera sûrement l'absence de Médiapart dans les débats qui me feront quitter ce journal, car sans eux rien n'est possible ici. C'est, faut-il le rappeler Médiapart qui à les clés du réseau.
Le pari de "l'élitisme pour tous" est le seul projet que je saurais défendre. Le reste n'est, je crois, que compromis avec tout ce qui nous maintient dans l'immonde. Qu'il y ait plus de lecteurs que de commentaires c'est sans doute vrai, mais il s'agit d'un média participatif, donc les commentaires sont d'importance, ils disent quelques choses de la lecture. La ligne éditoriale de Médiapart n'est pas suffisamment marquée pour qu'une singularité émerge. Pour le moment ce journal n'est singulier que dans son fonctionnement, pas dans son choix de rédaction. Il y a un certain plaisir à discuter ici ou là avec des signatures qu'on apprécie, mais l'espace "club" est une foire où on y trouve de tout un peu comme un site d'agrégation de blogs. Après tout il est vrai qu'il suffit de suivre quelques blogs et puis faire son petit chemin, mais alors quid du projet ? Les éditions ne fonctionnent pas. Peut-être qu'il ne faudrait que des éditions et arrêter les blogs individuels. Si Médiapart faisait le choix des éditions, nous serions davantage dans la confrontation d'idées, de choix éditoriaux et moins dans un brouhaha. Les lecteurs navigueraient à l'intérieur des éditions, dans un espace qui serait un laboratoire d'une multitudes de petites revues participatives. Je participe à ce média que dans la mesure où avec lui je m'oblige à ne pas ressortir le tout venant, les évidences toutes faites, mais à déconstruire ce que je ne sais que trop, à douter et donc à formuler une véritable critique, pour que le lecteur y puise de la matière pour son propre travail critique. Hors, c'est cela que je ne trouve pas, cette poussée, qui m'oblige à faire attention, à déjouer les pièges du discours, de la politique etc.. J'y suis allée un peu fort, sans doute, mais c'est la poussé du site. Dans un lieu, plus il y a du bruit plus nous parlons fort, moins il y a du bruit plus nous parlons bas. A pascal, Pour ce qui est de la phrase des yeux exorbité, de la gueule ouverte etc., qu'elle vous rappelle les écrit d'un contre-révolutionnaire, j'en suis attristé. Elle est pour moi la phrase d'une souffrance, celle d'une middle classe qui justement condamne d'une part toutes les révolutions, où plutôt ceux qui, parfois par la violence essaient de s'arracher de leur conditions, et d'autre part le spectacle des puissant duquel cette middle classe ne parvient pas à se détourner. En cela, Pascal, l'émission de Maotti, qu'elle eut été la dernière, elle n'était que la dernière d'une époque qui s'est ouverte dans les années 80, qui nous a conduit à la démobilisation générale au lieu même de la politique. Qu'avec sa fin, s'ouvre une autre époque, celle du mépris affiché, du mensonge permanent, c'est tout autre chose. Mais il m'est impossible d'en appeler au retour de Maotti, pour échapper au Mépris de Chabot. L'alternative n'est pas l'une ou l'autre, mais tout simplement autre chose, que nous devons construire ici même, là où nous sommes. Il faut cesser d'attendre que de la télévision vienne quelque chose quand nous pouvons ici même sur internet faire autrement. Malheureusement cet autrement n'est pas encore là sur Médiapart, si c'était le cas nous ne ferions pas échos de la sorte du spectacle de Chabot. Nous en ferions échos, mais comme si cela nous arrivait de l'extérieur. Nous en ferions échos dans un mouvement plus critique, par exemple au sein d'une édition, qui parce qu'elle aurait développée des analyses critiques de longue date sur la politique et sa mise en scène aurait une perspective pluridimensionnelle de "l'événement Chabot." Ecrire un commentaire dans un article d'une édition, qui renvoi son article à tel autre article développant tel autre aspect du propos et ainsi de suite, oblige celui qui dépose son commentaire à une attention particulière, celle de la lecture. Le commentaire n'est pour moi pertinent que lorsqu'il augmente l'article, lorsqu'il apporte un plus de savoir, de critique à l'article. Trop souvent il s'agit de réactions. La force du contributif, c'est dans la capacité à ce que chacun puisse contribuer à l'augmentation du savoir. C'est le temps de l'écoute qui nous manque aujourd'hui plus que celui de la parole. Tout le monde à un avis sur tout, mais sans que cette avis se fonde sur un temps de travail critique. Là est le problème. Nous devons trouver le moyen de prendre se temps et de le donner à l'autre.
Merci de votre réponse. Mais méfions-nous de critiquer la foule, tentons de constituer des foules joyeuses plutôt- et j'ai le sentiment que vous faites plus pour cela que moi (actuellement), du reste. Les éditions qui ne fonctionnent pas longtemps: je suis de l'édition "contes de la folie ordinaire", nul autre que moi n'y dépose d'article depuis des semaines et les contributeurs n'interviennent plus. Je n'y comprends rien. Les autres éditions sont en nombre tel que je ne sais m'y retrouver. Vous avez raison, c'est le bavardage désorganisé qui surnage. Mais dans les articles que je lis ici et là, sur des blogs, il y a des choses très poétiques aussi. Et l'expérience montre qu'un article peut être lu par beaucoup plus de personnes que la lecture des commentaires et des indices "recommander" pourrait le faire croire. "Le temps de l'écoute", le temps de comprendre. Oui. Et il y a des articles dans le Journal que je persiste à trouver remarquables. Et des commentaires qui sont éclairants pour moi. Mais tout lire est attristant.
Une fois de plus, totalement d'accord, Pascal B.... Lorsqu'on évite soigneusement les fils où injures, calomnies et diffamation règnent (actuellement localisés sur deux thèmes bien précis même si pléthore de fils différents), et qui ont l'air de faire florès en ce moment.... il y a des articles remarquables dans le Journal, et il reste aussi certains billets de blogs ou d'éditions où il fait bon vivre, découvrir, se laisser émouvoir ou captiver. Heureusement ! Se dire que c'est probablement juste un mauvais moment à passer... PS: je vais aller jeter un œil aux contes de la folie ordinaire, mais je ne vous promets pas de m'y abonner comme rédactrice: sept éditions déjà à mon compteur, ce n'est pas toujours facile d'assurer !
le débat vous connaissez ? on est pas toujours daccord, on a le droit de le faire savoir avec plus ou moins de fermeté.
Je suis d'accord Pascal, mais je me demande si ce n'est pas inévitable que le bavardage surnage ; dans le domaine de la politique, j'ai parfois l'impression que ce qui favorise cette guéguerre verbeuse, c'est le goût du jeu (ce qui est plaisant, il me semble) mâtiné (hélas) d'une petite jouissance du conflit (très humaine et très chi...)
Vous avez raison, Marielle. Lorsque le débat ne tourne pas au ressassement, lorsque chacun et de bonne foi. Ce fut le cas sur le dernier article de M Philips, pas pour le dernier article d'Antoine Perraud, par exemple.
Les bains de boue ont aussi leur utilité...
Bonsoir Velveth, Je passe vous saluer et vous souhaiter bon courage et bonne chance pour vous et le NPA demain. Vous avez raison, c'est sûr que ça chauffe toujours un peu plus en fin de campagne = Syndrome Astérix sûrement. @ +NEO-
Merci. Reste à attendre les résultats. Je crains qu'ils ne soient pas au niveau des espérances des militant(e)s du NPA (moins de 4 mois d'existence !). Moi, ça ira, j'ai la peau dure pour "en avoir vu d'autres"(notamment lors des nombreux et longs "passages à vide" de la LCR) mais les jeunes militant(e)s du NPA qui ont beaucoup donné dans la campagne peuvent avoir un sentiment de découragement...