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May

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Propositions initiales du NPA pour un programme de la gauche de gauche aux "régionales"

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Il est évident que principes et programme ci-dessous ne sont que des bases de discussion avec les autres forces de la gauche radicale et ont déjà évolué lors des réunions unitaires.

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I – Principes généraux

La crise économique, sociale, écologique sans précédent que connait le capitalisme, la dégradation des conditions d'existence, impose plus que jamais des solutions radicales. Elle appelle la mise en œuvre d'une politique qui parte des aspirations de celles et ceux qui ne veulent pas subir les conséquences de la crise, de celles et ceux qui sont inquiets de l'avenir de l'humanité, de celles et ceux qui veulent inventer une démocratie directe et vivante qui ne s'arrête pas aux portes des entreprises et des quartiers populaires, de celles et ceux qui luttent au quotidien. Les régionales de 2010, qui ont à la fois un enjeu national et local, sont l'occasion de regrouper toutes les forces qui veulent défendre une telle politique. Il ne suffit pas de battre la droite. Il faut que les politiques de droite et patronale soient battues également et que, en lien avec les mobilisations populaires, des mesures d'urgence sociales, démocratiques et écologiques radicales inédites soient mises en œuvre.

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Telle est notre ambition, celle d'une gauche radicale unie en phase avec les mobilisations populaires sociales et écologiques. Notre alliance est ainsi aux antipodes de la recomposition rose/orange/verte au centre qui s'affirme. Nous ne voulons pas d'une alternance sans changement, nous ne voulons pas gérer le système en nous contentant de le tempérer sur le plan social et écologique. Nous voulons changer les rapports de force. Nous voulons la rupture, condition de l'efficacité contre le chômage et les licenciements, contre les privatisations, pour la mise en place d'un grand service public bancaire, pour la défense du pouvoir d'achat, la réduction du temps de travail, le droit à la sécurité sociale et à la retraite, pour la reconversion écologique, la mise en place d'un grand service public de l'énergie, pour le droit à l'éducation pour tous, contre toutes les formes de discrimination et d'oppression.

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II – Axes programmatiques régionaux

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Nationales et locales, les élections régionales permettront à la fois de défendre un plan d'urgence de mesures radicales répondant aux crises, et dans le même temps, de le décliner dans le cadre des régions.

Nous tournerons la page des politiques de renoncement qui dilapident l'argent public pour les intérêts privés ce qui suppose de ne pas se laisser enfermer dans le carcan budgétaire et légal qui risque de se durcir encore avec la réforme territoriale annoncée.

Il s'agit de mobiliser les fonds publics dans le strict intérêt des classes populaires et dans le cadre d'un plan conséquent de lutte contre le réchauffement climatique basé sur la densification des réseaux de transports en communs gratuits, la mise en place du ferroutage, l'appui à une agriculture paysanne.

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Concrètement, voici quelques axes de notre projet :

- Arrêt de toute subvention au secteur privé, aux entreprises, aux lycées privés, à la formation professionnelle contrôlée par le patronat. Récupération des fonds publics versés aux entreprises qui ont licencié.

- Mobilisation des fonds publics pour le développement du service public de formation professionnelle, les lycées publics.

- Développement des services publics de transports, pour densifier le réseau et rendre gratuits les déplacements. Contre l'ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire régional de voyageurs. Pour le développement du ferroutage.

- Refus de l'emploi précaire dans les collectivités territoriales, titularisation des employés sous contrat précaire et augmentation des salaires.

- Soutien à une agriculture paysanne, ce qui implique de lutter contre les trusts de l’agro-industrie, contre les OGM, contre l’irrigation intensive. Pour une politique de protection de des ressources en eau. Pour la restauration bio dans les lycées, en favorisant un approvisionnement de proximité, dans la région concernée.

- Pour un aménagement qui favorise la solidarité et non la compétition entre les territoires, agir pour le maintien des services publics (hôpitaux, maternités, postes, gares,...) dans les petites villes, les zones rurales, les quartiers populaires.

- Pour la participation de la région à un plan de construction de logements sociaux publics de qualité et aux normes écologiques, pour que chacun ait un toit et tourner la page des quartiers-guettos.

- Pour des régions solidaires des peuples en lutte, contre la domination coloniale, contre l'impérialisme.

- Pour des régions mobilisées dans le soutien à la régularisation de tous les sans papiers.

- Pour encourager et financer une culture par et pour tous, en refusant que les grosses initiatives culturelles de prestige absorbent l'essentiel du budget.

- Appui au logement social et au logement étudiant de qualité, à loyer modéré, aux normes écologiques.

- Participation au financement de structures d'accueil de qualité pour le 4e âge.

- Financement des structures d'accueil pour les femmes victimes de violences.

- Consultation obligatoire des syndicats et associations pour tout projet les concernant.

- Mise en place d'un budget participatif.

- Retrait de la réforme fiscale qui accompagne la réforme territoriale et vise notamment à faire de nouveaux cadeaux au patronat en supprimant la taxe professionnelle. Pour une réforme radicale de la fiscalité, seule manière efficace de lutter contre les inégalités sociales et contre l’explosion des impôts locaux, résultat des politiques de décentralisation et de désengagement de l'État.

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III – Campagne

Cet accord national s'applique dans les 21 régions métropolitaines afin d'assurer une lisibilité et une cohérence nationales. C'est dans ce cadre que sera organisée la campagne. Dans chaque région, notre rassemblement se met en place dans les meilleurs délais et s'ouvrira à des mouvements politiques locaux, des militants ou groupes de militants qui partagent les axes politiques généraux. Le programme général précédemment établi sera précisé en fonction des réalités locales. Les têtes de liste régionales, proposées dans les régions, feront l'objet d'une discussion nationale pour équilibrer les choix qui seront faits afin que chacune des composantes s'y retrouve. C'est dans un esprit unitaire, respectueux de la place de chaque composante et en tenant compte des rapports de force que sont constituées les listes.

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IV – Alliances de second tour

Sans hésiter, nous ferons tout pour battre les listes soutenues par Sarkozy et nous voulons utiliser la loi électorale telle qu'elle est pour obtenir un nombre d'élus qui correspond à la proportion de la population que nous représentons. Ainsi nous prenons notre part dans la défaite nécessaire de l'UMP et de ses alliés et nous permettons à nos électeurs du premier tour de revoter pour nous au second.

C'est pourquoi nous sommes prêts à envisager des fusions « démocratiques » avec d'autres listes de gauche. Cela exclut toute fusion avec le Modem qui est un parti de droite.

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Comme la loi électorale le permet, ces fusions seront contractées sur la base des rapports de force issus du premier tour. Il ne s'agit pas d'un accord programmatique, nos candidats de second tour seront porteurs de la position qu'ils ont défendu au premier et qui sera résumée dans un encart de la profession de foi de la liste unitaire de second tour.

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V – Rôle des élus

Nos élus se constitueront en groupe dans les Conseils régionaux. Ils agiront sur la base du mandat programmatique défendu ensemble dans la campagne.

Ils mettront globalement en œuvre le programme partout où le rapport de forces le permettra et défendront chacune des mesures qui le compose avec ténacité dans tous les cas de figure en s'appuyant sur les mobilisations sociales. Ils appuieront toutes les mesures ponctuelles qui iraient dans le sens des intérêts généraux de la population mais voteront contre toutes les autres y compris le budget. Le programme défendu par le PS et le nôtre sont trop éloignés. Nous voulons être libres de nos votes, ne pas être contraint à des votes de reniement. Nous ne sommes pas prêts à brader nos idéaux, à tourner le dos aux aspirations populaires, à nos responsabilités d'écologistes radicaux. C'est pourquoi nous ne participerons pas à des gouvernements de régions (appelés « exécutifs ») dirigés par le PS tel qu'il est aujourd'hui.

 

Tous les commentaires

@ Velveth

NPA ça signifie quoi exactement ? Nouveau parti antisocialiste...

Nouveau Parti Antigauche ,probablement ,son seul but est de faire gagner des régions à la droite et à M Sarkozy ....Le caniche de Sarkozy ,ce n'est pas Besson ,mais Besancenot...

Oui c'est bien connu ; si Jospin a perdu en 2002, ce n'est pas parce qu'il a désespéré Billancourt en privatisant plus que les gouvernements de droite précédents, ce n'est pas parce qu'il a lancé sa campagne en affirmant qu'elle ne serait pas socialiste, c'est à cause du petit facteur... Alcyme aime les explications simples et la théorie du complot est effectivement plus simple qu'une analyse un peu sérieuse. Battre la droite, tout le monde sera d'accord, mais pas pour faire la même chose que la droite. Cela, l'Italie de Prodi l'a démontré comme Jospin avant lui, conduit inévitablement à un retour rapide de la droite et à une défaite morale de la gauche.

@JPGL

La théorie du complot est du coté du NPA...avec les explications simplistes et simplette du Marxisme .

a)Tout ce qui va mal c'est de la faute au Capitalisme (ce vilain comploteur dont la logique est le mal absolu Money Money Money... ) ....au libéralisme ..au marché. Pour que tout aille bien ,mais oui ,supprimons le Capitalisme ,c'est tout bête.

b) Le capitalisme étant la proie de contradictions nombreuses et variées ,il suffit de les accentuer en faisant élire des gens de droite à la place des sociaux démocrates réformistes pour accentuer ces contradictions...D'ou le choix de la droite par le NPA et Besancenot .Le toujours actuel bonnet blanc ,blanc bonnet.

 

Grace aux électeurs du NPA ,de LO ,de Taubira ,de Chevènement ,Le Pen a été au deuxième tour en 2002..mission remplie pour Le NPA et LO ,Chirac et Sarkozy sont présidents...

Tant pis pour les salariés qui doivent vaguement aux socialistes ( Besancenot va dire que c'est grâce au rapport de force..)

2 semaines de congés payés sous Léon Blum ,3 semaines en 1955 à Guy Mollet , 5 semaines à Mitterand et la retraite à 60 ans , à Jospin les RTT/35 H et la CMU ...

Pour le NPA il est important que Le PS perde de nombreuses régions et que la droite les gagne..ça accentuera les contradictions du capitalisme...les salariés Besancenot n'en à rien à foutre.

Au fait que doit on au marxisme du NPA dans le monde ?

L' URSS et le goulag

La Chine et les droits de l'homme

Pol Pot et un génocide.

Pas mal le marxisme comme résultat..

 

 

Lionel Jospin, sors de ce corps Sourire

Lionel Jospin s'est très bien battu tout seul. Ce n'est pas la peine d'essayer de rejeter la faute sur les autres. Il lui aurait suffi pour mémoire d'appeler Taubira pour que celle-ci se retire en sa faveur. Je ne parle pas du "Mon programme n'est pas socialiste".

Quant aux avancées sociales quand les socialistes sont au pouvoir, ça me parait la moindre des choses qu'il y en ait. Et je rappelerai quand même que ça n'est pas toujours fait tout seul. Pour mémoire, les congés payés sous le front populaire, ça s'est fait sous la pression de quelques semaines de grève générale. Ce n'était pas hyper spontané quand m^me.

Le programme est rigolo.

Ah ! Les beaux programmes sérieux (donc non rigolos) qui nous ont amenés à la belle situation sérieuse (donc non rigolote) d'aujourd'hui.

il serait TRES BON de voir le NPA (je ne sais pas par quel miracle) gagner une region et appliquer son programme.

 

par contre ce qui est etrange c'est que vous allez assez loin sur du detail (exemple : empecher les grosses initiatives culturelles pour distribuer du budget a tous) en passant l'essentiel. Si les besoins primaires sont bien se loger, se nourrir , alors le prealable pour le NPA est de nationaliser toute la production agro alimentaire (ou requisitionner ou empecher la liberte des prix) , de retablir les magasins d'Etat comme en ex RDA et idem pour le logement, de telle sorte qu 'un organe central prenne le nombre de metres carrés dispo dans une zone donnee et le divise par le nombre d'habitants. Ainsi on aura tous la meme surface.

 

Pour la mobilisation aux urnes aux deux tours à toutes les élections.

Contre l'abstention qui fait cadeau de son non-vote à la droite Umpiste et au patronat.

Contre le Nouveau Parti Anticapitaliste synonyme de Nouveau Parti des Abstentionnistes.

Vous devez avoir mal lu...

Je re-cite: "Sans hésiter, nous ferons tout pour battre les listes soutenues par Sarkozy et nous voulons utiliser la loi électorale telle qu'elle est pour obtenir un nombre d'élus qui correspond à la proportion de la population que nous représentons. Ainsi nous prenons notre part dans la défaite nécessaire de l'UMP et de ses alliés"

Voulez-vous l'adresse d'un ophtalmo ?

J'ai lu également "C'est pourquoi nous sommes prêts à envisager des fusions « démocratiques » avec d'autres listes de gauche. Cela exclut toute fusion avec le Modem qui est un parti de droite."

J'appelle ça du chantage, anti-démocratique, et dangereux.

 

Peneloppe, je ne sais depuis combien de temps vous êtes de gauche, mais franchement il y a dix ans on vous aurait proposé une alliance UDF-PS vous auriez applaudi ?

Aujourd'hui, nous sommes dans une situation qu'on peut considérer comme exceptionnelle. A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle.

D'autre part, personne ne "fusionnera" avec personne. Un alliance de second tour n'est pas une "fusion".

Les histoires de fusion c'est de la politicaillerie qui ne m'intéresse pas (peut-être à tort).

La situation exceptionnelle bof...ça fait des années qu'on dit que la France ne tiendra pas avec une telle dette, et Le Pen au 2 ème tour c'était déjà il y a 7 ans.

Ca a marché pour me faire voter Royal au 2ème tour il y a deux ans mais on ne me refera pas le même coup une deuxième fois.

D'ailleurs fondamentalement je ne critique pas le PS de chercher des alliances avec une droite qui se dit de gauche puisque de toute façon il gouvernera à droite comme à chaque fois qu'il a été au pouvoir. Et j'ai une certaine estime pour Royal d'avoir osé dire que la proposition d'augmenter les bas salaires qu'on l'avait obligée à défendre pour la présidentielle était de la pure démagogie. Mais je comprends que de leur côté les "purs" à la Velveth préfèrent un Sarkozy au pouvoir, c'est plus simple et puis ça revient quasiment au même que le PS.

Je ne ferai jamais rien qui puisse favoriser la continuité du pouvoir malsain du clan sarkozyste.

C'est aussi la position du NPA (a lire dans le corps du texte)

Cher Velveth, pour être crédible, commencez par renoncer à marteler "Ps=Ump",c'est indigne, également une contre-vérité.

Il serait intéressant d'avoir quelques détails d'une réforme fiscale qui s'annonce haute en couleur... Et l'arrêt de toute subvention au secteur privé qui en paiera l'addition? Le consommateur? Le salarié? Le contribuable? Les trois à la fois?

Il n'y a aucune raison que l'argent public aille au privé. Des centaines de milliards d'euros ont été déversés depuis 15 ans aux entreprises privées sans l'once d'un retour sinon des licenciements !

Je ne vois pas pourquoi consommateurs, salariés ou contribuables (ce sont les mêmes) paieraient quelconque addition. C'est tout le contraire.

 

Certes, Velveth, mais c'est le privé qui finance le public.

D'ailleurs regardez l'expérience soviétique : pour que les gens aient à bouffer il a fallu finalement laisser aux paysans un lopin de terre privé, voire des jardins ouvriers pour les citadins.

Votre système ne marchera qu'en fermant les frontières et en ouvrant des camps de concentration. En attendant c'est de la rêverie de bobo.

Pour vous livrer le fond de ma pensée je pense qu'il faudra une grande catastrophe pour que le système change, mais je n'ai aucune idée de ce qui se passera après.

Et pour les régionales je ne revoterai pas "verts" car ils sont trop hauts maintenant, ce sera soit PS soit abstention.

Ne me parlez pas du camp soviétique que j'ai combattu dès ma jeunesse !

Je n'ai rien à voir avec ces régimes autoritaires, répressifs et inaptes y compris économiquement.

je pense que velveth a raison (pour une fois) , une boite privee n'a pas a recevoir d'argent public. Seulement, nos amis du NPA ne comprenant rien, ils n'ont pas idee de l'ajustement que cela provoquerait !

Heureusement que nos amis "libéraux" Américains ont aidé GM,leurs assureurs vie,fanny mae ,dommage qu'ils aient laissés tomber Lehman....de même que Sarkozy l'a fait avec Dexia ,nos banques ,Renault ,peugeot etc..

Le libéralisme théorique ,c'est comme le communisme ça ne marche que dans un salon...mais pas dans la vraie vie.

 

ou plus precisemment, le socialisme reel marche tant que les citoyens deleguent aux hommes politiques la capacite de depenser sans limites. Pensez vous que la dette accumulait valait le coup de la prime auto and co, au vu du taux de chomage ?

@ ANCM

Aucun pays au Monde ,de droite ou de gauche ,n'a laissé tomber son industrie automobile,aéronautique et ses banques....il n' y a que les libéraux qui croit que le marché aurait donné tout seul une réponse instantanée dans l'intérêt général grâce à l'appui de la main invisible...Tous les pays au Monde sont un mélange de public et de privé .Seul la dose fait le poison.

La dette accumulée faite par la droite et par la gauche , ?

Lorsque l'on parle de dette dans une entreprise ,on regarde aussi l'actif..alors n'oublions pas que si la france est endettée à hauteur de 80 % du PIB ,elle a un actif qui représente 5 ans de PIB (cf INSEE) .

Ma génération ne laissera pas à ses petits enfants comme le laisse croire une certaine presse que des dettes mais surtout l'actif le plus élevé de l'histoire de la France soit 4 ans de PIB au moins ...Allez voir votre banquier avec une situation (flux et capital ) homothétiquement identique à titre individuel et il sortira le tapis rouge....

Donc rien à redire sur la prime à la casse...tout le monde a fait cela.

 

Mais les impôts locaux ou les prélèvements sociaux ou les salaires de la fonction publique d'où viennnet-ils, sinon des revenus que le "privé" sert, sauf à envisager une "nationalisation" des entreprises? Pour faire mieux qu'aujourd'hui, quelles ressources nouvelles envisagez-vous?

Cher Kairos,

Il suffit de fermer les frontières et d'ouvrir des camps de concentration. Ne vous focalisez pas tant sur les "ressources".

Une révolution fiscale suffirait.

Arrêtez, SVP, de comparer les positions du NPA né de la LCR qui s'est TOUJOURS battue contre le système soviétique.

Vous avez raison: pas de faux procès... de Moscou! Ce n'est pas le Goulag qui nous menace, mais la crise financière et les délocalisations... Et la révolution fiscale que vous préconisez va-t-elle au-delà du "faire payer les riches" (qui s'avère au mieux un fusil à un coup) ? Pour développer une sorte de Tout Social Public, abandonnez-vous la compétitivité et la rentabilité des entreprises privées, et par quelle incitations allez-vous générer la production de richesses?

Kairos,

La compétivité et la rentabilité des entreprises privées ne sont pas un but en soi, cela peut être éventuellement un moyen pour produire des richesses qui pourraient être équitablement réparties. J'ai beau cherché, je ne vois aucun endroit où les richesses produites ont permis d'aller vers une répartition équitable de ces richesses.

J'en déduis que, que ce soit comme but ou comme moyen, la compétivité et la rentabilité des entreprises privées n'influent guère sur l'interêt général et donc que cela ne devrait pas être l'objectif d'une politique digne de ce nom.

 

Qu'appelez-vous une répartition équitable? Purement distributive? Selon quel barème? De plus, si l'inégalité économique distribue in fine plus de richesses à chacun, même inéquitablement, qu'une égalité qui appauvrit "équitablement" tout le monde? N'est-ce pas le défi que le "libéralisme" lance au "socialisme", qui peine à relever le gant?

Pour ma part, je ne suis ni libéral ni socialiste, donc peu m'importe les défis qu'ils se lancent l'un à l'autre.

Sur le fond, je ne pense pas non plus, pour aller plus loin que mon commentaire de ce matin, que l'interêt général soit de créer toujours plus de richesses, qu'elles soient équitablement réparties ou non. Je parle bien sur ici de nos pays occidentaux. L'interêt général est plutot pour moi de trouver des modes de vie plus respectueux des biens communs que peuvent être les ressources naturelles, notre environnement, ce qui me parait incompatible avec la recherche de toujours plus de recherches.

@ Velveth

Vous êtes vraiment bouché...L'argent vient de la valeur ajoutée des entreprises privés et publiques ( pas la fonction publique ,ne pas confondre..) et sur cette valeur ajoutée ,une partie est ristournée à certaines entreprises (pas toutes) en subventions ...pour maintenir l'emploi ou ralentir les licenciements...

C'est le MEDEF et Bruxelles qui devrait gueuler contre çette discrimination concurrentielle..pas le NPA .

Au fait saviez vous qu'il n'y a jamais eu autant d'emplois salariés qu'en 2007....surprenant .

Et la valeur ajoutée, elle vient d'où ? Du travail des salariés. Contrairement aux idées reçues, une entreprise de plusieurs salariés peut fonctionner sans patron mais pas sans salariés. Les quelques expériences d'autogestion ont montré que les salariés étaient tout à fait capables de se débrouiller seuls pour gérer leur boite eux-mêmes.

Et il ne faudrait pas non plus oublier que sans les services publics, les boites privées seraient bien en mal de profiter des infrastructures de transports, d'une main d'oeuvre qualifiée et en bonne santé par exemple.

Bref, il faut vraiment être d'un dogmatisme à toute épreuve pour croire non seulement que les richesses produits par les entreprises privées ne le sont pas d'abord et avant tout par le travail des salariés et que les services publics produisent des richesses eux-aussi, même si ces richesses ne sont pas directement monnayables sur le marché.

L'ébauche de programme du NPA permet au moins de répondre aux accusations malhonètes sur le fait que nous n'avons pas de programme. Certains peuvent le trouver irréalisable et d'une certaine manière ils ont en partie raison...en l'absence d'un rapport de force social qui pourrait dessérer l'étau des contraintes budgétaires et de la toute-puissance du marché.

Mais, la logique même de ce programme consiste à consacrer le budget public en priorité à la réalisation des besoins sociaux et à rompre avec la logique qui voudrait que pour aider les salariés il faut compter sur la bonne volonté des chefs d'entreprises en les subventionnant.

La meilleure manière d'être sûr que l'argent public profite aux salariés c'est de le leur donner directement. En aidant les chômeurs, en aidant les travailleurs pauvres, en accompagnant les laissés-pour-comptes on se donne les moyens d'une vrai politique sociale.

@ Langue Rouge

Bon langue rouge ,les mots entreprises(privés ou publiques )et valeur ajoutée semblent vous donner des boutons ...et vous répétez comme les perroquets que sont Besancenot et Velveth des slogans qui sont "destinés à faire élire N Sarkozy en 2012 et à faire basculer les 20 régions à gauche ,à droite ,en 2010 Presque tout le monde a compris que le "NPA roule roule pour la droite ",la facilité que les trotskards ont pour trouver les parrainages pour la présidentielle et l'argent dont ils disposent démontrent la véracité de cette hypothèse et que seul le PS social démocrate est crédible comme alternance.

En ce qui concerne votre baratin sur l'autogestion..il n'y a qu'à se souvenir de l'appel d'argent de la LCR pour venir au secours de Rouge...Heureusement que des fonds "mystérieux dans leurs origines " ont permis au NPA de le transformer en un titre plus spoliateur,plus inquiétant" Tout est à nous "..

Voilà un beau sujet pour Mediapart , d'où vient vraiment l'argent du NPA ?

Ceci dit le NPA n'est pas capable de gérer correctement un journal " Rouge ou Tout est à nous " et il aurait la prétention de gérer le Monde avec ses idées ...Son absence de crédibilité est évidente.

 

Finalement je vous trouve un peu insultant avec les 3 millions de chômeurs...selon vous ils n'ont qu ' à s'autogérer...pour trouver un emploi.

Encore une preuve que le NPA se fout des chômeurs ,des salariés...

Les chômeurs souffrent de l'absence d'un patron pour les engager,ils de foutent du mégaphone de Besancenot et du NPA.

 

 

 

 

 

C'est fou ce que le NPA est riche...

Vous avez ben raison, ma bonne dame.

velveth écrit

"C'est fou ce que le NPA est riche...

Vous avez ben raison, ma bonne dame."

Cela doit être de l' humour éco-stalinien ou des démocrates Pol Potiens...il est nécessaire d'être membre du NPA ( Nouveau Parti Allié de Sarkozy ) ce type de réponse .

mais le NPA est en train de nous dire qu'ils peuvent supprimer le chomage et donner un emploi aux millions de gens qui en cherchent un ! Vivement leur arrivee au pouvoir qu on teste leurs solutions. le seul probleme, en votant pour eux, est que a moins d'un mouvement vraiment VRAIMENT massif en leur faveur, ca va defavoriser la gauche socialiste et favoriser Sarko. Argh

quelqu'un peut m'expliquer svp ?

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la pétition suivante tourne sur facebook, pour dénoncer : Paris, ville morte la nuit ...

http://www.facebook.com/profile.php?id=785545060#/group.php?gid=188941081252&ref=mf

 

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je discute avec l'un de ses responsables, et il m'explique que cela n'a rien à voir avec la politique de Sarkozy, lui-même semblant plutot de droite ?

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Quelqu'un peut m'expliquer svp, j'ai vraiment du mal à comprendre ? ils sont tous devenus fous ?

Je ne peux rien vous dire, et je dois confesser que cela ne m'intéresse pas.

Salut à vous.

content de l'apprendre ... salut à vous également ... moi ça m'intrigue que des personnes fassent ce genre de "pétition " qui laisse à penser quelquechose, et en fait n'en penses rien, soit c'est tout et n'importe quoi , mais alors du vrai n'importe quoi, soit il sagit d'une façon de la part de certaine personnes de manipuler les gens ...

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un peu déçu de votre manque d'intérêt ...

Ce qui ne m'intéresse pas c'est cette question des loisirs nocturnes à Paris, cette question éternelle des loisirs (ah ! divertissement quand tu nous tiens). Mais je comprends aussi que soient très liés une ambiance sociale morose sur fond répressif et l'endormissement d'une ville ...

 

sincèrement, ce sur quoi je voulais mettre l'accent est sur la motivation de cette pétition, en fait j'avais comme beaucoup pensé comprendre qu'il sagissait de dénoncer les aspects répressifs du sarkozysme, comme vous semblez le comprendre apparemment et il n'en est rien, ce pourquoi mon interrogation qui tentait plutot de mettre en évidence ou d'essayer de comprendre comment se crée ou s'organise la façon de débatre des idées en politique et comment nous sommes soumis à diverses idéologies qui rejoignent plus ou moins clairement celle de la politique ...

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je peine à comprendre l'écart entre différentes façons dont des mouvements se construisent sans afficher clairement pour quelle idéologie ils contribuent, la musique techno par exemple parfois je m'interroge.

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il se passe beaucoup de choses la nuit, il sagit certes de divertissement, mais également de la culture d'une grande partie de la jeunesse, quasiment une de nos seules cultures commune à vrai dire, n'ayant presque pas ou peu d'échos dans les médias ou de façon parfois trés limitée, caricaturale ou pessimiste alors qu'il existe beaucoup de bonheur dans cette partie de la réalité qui semble demeurée obscure, mal perçue, ou insaisissable ...

"réalité qui semble demeurée obscure, mal perçue, ou insaissable", Jonathan, parce que peu exprimée, sans doute, par les mots. Et, peut-être, (ne pas voir un jugement moral là-dedans) superficielle, c'est à dire : qui reste à la surface des choses. La vie nocturne, les noctambules, le "night clubbing" existent depuis longtemps mais ne forment sans doute pas l'essentiel d'une culture.

La jeunesse "évacue" son trop-plein d'énergie. La "sagesse" contemple trois gouttes de sang tombées sur la neige.

Mais on nous ferait remarquer que nous sommes hors-sujet, ici, et on aurait raison.

Voyons les propositions.

Pour les intentions et les axes programmatique, c'est affaire d'appareils.

 

 

=>Arrêt de toute subvention au secteur privé, aux entreprises, aux lycées privés, à la formation professionnelle contrôlée par le patronat. Récupération des fonds publics versés aux entreprises qui ont licencié.

 

Arrêt de toute subvention au privé lorsque les missions peuvent être et doivent être remplies par l'Etat. Je pense à l'Education, notamment. Et chaque fois que le privé se met à faire du gras sur ce qui devrait relever des missions régaliennes de l'Etat. Si ce dernier est défaillant la collectivité peut et doit encourager les initiatives de remplacement.

Récupération des ressources générées par les équipements financés par les contribuables (autoroutes par exemple).

 

 

=>Mobilisation des fonds publics pour le développement du service public de formation professionnelle, les lycées publics.

=>Développement des services publics de transports, pour densifier le réseau et rendre gratuits les déplacements. Contre l'ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire régional de voyageurs. Pour le développement du ferroutage.

 

Absolument d'accord avec ça. Les transports sont la clé du développement harmonieux du territoire qui se densifie uniquement dans des zones déjà saturées...

 

=>Refus de l'emploi précaire dans les collectivités territoriales, titularisation des employés sous contrat précaire et augmentation des salaires.

 

D'accord aussi. Il faut voir comment les collectivités recrutent des compétences rétribuées des clopinettes pour des opérations prestigieuses par exemple. La décence doit être de mise.

 

=>Soutien à une agriculture paysanne, ce qui implique de lutter contre les trusts de l'agro-industrie, contre les OGM, contre l'irrigation intensive. Pour une politique de protection de des ressources en eau. Pour la restauration bio dans les lycées, en favorisant un approvisionnement de proximité, dans la région concernée.

 

Attention à ne pas mettre la charrue avant les boeufs. Décréter le bio dans les lycées conduit tout simplement à.... des réquisitions. Faute d'offre suffisante. On ne va pas réinventer l'URSS... Il faut d'abord privilégier la préemption pour du foncier agricole en direction de nouveaux exploitants multiples plutôt que laisser la SAFER augmenter les parcelles des déjà gros cultivateurs. La notion de taille critique de rentabilité la plupart du temps avancée n'a aucun sens dans le cas de la production bio de proximité.

 

=>Pour un aménagement qui favorise la solidarité et non la compétition entre les territoires, agir pour le maintien des services publics (hôpitaux, maternités, postes, gares,...) dans les petites villes, les zones rurales, les quartiers populaires.

 

Absolument. Et les modes de répartition financière pour une vraie pérequation entre les territoires

 

=>Pour la participation de la région à un plan de construction de logements sociaux publics de qualité et aux normes écologiques, pour que chacun ait un toit et tourner la page des quartiers-ghettos.

 

Pour la réhabilitation de l'immobilier spéculatif vide et sa réquisition à des fins sociales

 

=>Pour des régions solidaires des peuples en lutte, contre la domination coloniale, contre l'impérialisme.

=>Pour des régions mobilisées dans le soutien à la régularisation de tous les sans papiers.

=>Pour encourager et financer une culture par et pour tous, en refusant que les grosses initiatives culturelles de prestige absorbent l'essentiel du budget.

=>Appui au logement social et au logement étudiant de qualité, à loyer modéré, aux normes écologiques.

=>Participation au financement de structures d'accueil de qualité pour le 4e âge.

=>Financement des structures d'accueil pour les femmes victimes de violences.

=>Consultation obligatoire des syndicats et associations pour tout projet les concernant.

=>Mise en place d'un budget participatif.

=>Retrait de la réforme fiscale qui accompagne la réforme territoriale et vise notamment à faire de nouveaux cadeaux au patronat en supprimant la taxe professionnelle. Pour une réforme radicale de la fiscalité, seule manière efficace de lutter contre les inégalités sociales et contre l'explosion des impôts locaux, résultat des politiques de décentralisation et de désengagement de l'État.
Je ne suis pas sûre que tout cela relève des compétences régionales...

Bien sûr que ce catalogue fourre-tout n'est pas un "programme" pour les Régions. Qu'est-ce que le Npa peut bien connaître aux Régions ? C'est un copier-coller grossier, multi-usages, attrape tout, sans aucune valeur; c'est à pleurer. Avec le parapluie déjà ouvert à l'abstention. Cela me révolte, profondément.

C'est cela, oui.

à Dianne,

Cette ébauche de programme était une base de discussion avec les autres formations de la gauche de gauche faite pour être complétée et enrichie.

Base non exempte de défauts et débordant parfois sur des compétences nationales (ce que font allègrement tous les partis sans que quiconque le relève).

Ce qui n'empêche pas que sur ce point, vous avez raison pour certaines mesures proposées.

Ce qui demeure vrai, régionalement:

=>Pour des régions mobilisées dans le soutien à la
régularisation de tous les sans papiers.

=>Pour encourager et financer une culture par et pour
tous, en refusant que les grosses initiatives culturelles de
prestige absorbent l'essentiel du budget.

=>Appui au logement social et au logement étudiant de
qualité, à loyer modéré, aux normes écologiques.

=>Participation au financement de structures d'accueil de
qualité pour le 4e âge.

=>Financement des structures d'accueil pour les femmes
victimes de violences.

=>Consultation obligatoire des syndicats et associations
pour tout projet les concernant.

=>Mise en place d'un budget participatif.

 

"Une ébauche de programme comme base de discussions faite pour être complétée et enrichie". Au-delà de la formule, qui évoque le 'plus c'est gros plus ça passe', cette "ébauche" est tellement bétonnée qu'on se demande bien comment elle pourrait être "complétée". Quant à "l'enrichissement", hum, comment dire ? Il évoque le "celui qui ne demande rien n'a rien". Bref, c'est sinistre, pour ne pas dire cynique,tant sur la forme que sur le fond. On est à des années lumière de de l'émancipation. Place à la fatalité et au fanatisme. Un désastre démocratique. Un no man's land pour l'esprit. Le Npa est un parti nuisible. C'est ma conclusion. Désolée.

Je suis sur que le NPA a noté votre conclusion avec interêt, Peneloppe. Merci de l'avoir donné.

Je transmets de suite l'importante conclusion de Pénéloppe à l'exécutif du NPA...

Le document a le mérite d'exister. Et nombre de propositions sont de nature essentielle. Je m'agace de voir qu'une partie de la gauche n'a toujours pas retenu les leçons de Porto-Alegre. A croire que, contrairement à ce que les plus "radicaux" soutiennent, il n'y a que Ségolène Royal à y avoir accordé de l'attention (elle a participé par deux fois aux assemblées sur place et peu de leaders occidentaux peuvent en dire autant).

Il ne faudrait pas que certains oublient que la désespérance à gauche est venue de la non prise en compte de ce que je refuse d'appeler un fourre-tout.

Les échéances électorales étant les seuls moments d'attention accordés aux "bases programmatiques", il semble normal qu'on cherche à en faire émerger le plus possible dans le débat public. Il faut juste ne pas se tromper de registre.

Mais à part ça les intentions sont louables bien que leur mise en oeuvre paraîsse difficile, du moins par le consensus entre les forces en présence.

Un bon test consisterait à dire à la gauche radicale : êtes vous prêts à reconnaître que vous n'avez pas le monopole de ce questionnement et que vous avez jeté un peu vite le bébé avec l'eau du bain en 2007 ?

Dianne,

De quel bain et bébé parlez-vous ?

Je suis près à faire amende honorable de plein de trucs concernant 2007 (Pas au nom de la LCR puisque j'ai quitté mes responsabilités à la LCR pour faire "la campagne Bové" - qui fut catastrophique, j'en conviens.)

J'ai beaucoup échangé avec des composantes diverses de la gauche pendant la campagne de 2007, en prenant beaucoup de coups sur le museau. Je demandais seulement qu'on cesse de stigmatiser la candidature Royal et qu'on s'intéresse au contenu du programme. Qui n'était pas satisfaisant en totalité, je vous le concède, mais qui aurait permis, fut-ce en imaginant pour les plus déterminés de se positionner ensuite dans une opposition constructive, d'avancer humainement et socialement. Le leit-motiv était : "Sarkozy au pouvoir, on va toucher le fond et ça va péter", le grand soir, tout ça. On a vu... Tout le monde morfle et "ça" ne pète pas. On glisse vers une dictature soft en traînant nos pantoufles.

Mais peut-être aussi que l'abrogation du 49-3 ne séduisait pas certaines composantes "démocrates" de la gauche... Et pourtant au niveau des symboles, c'était plutôt fort. Et peut-être qu'une certaine forme de contestation s'inquiétait de perdre une partie de son fond de commerce... On ne sait jamais : et si les choses avaient fonctionné ? Plus de révolution en perspective. Too bad pour certains. Je ne décolère pas depuis mai 2007.

Et pour tout dire, parmi mes interlocuteurs de l'époque il n'y en a plus un seul pour me dire, les yeux dans les yeux, on a eu raison de torpiller la candidature de gauche.

Chère Dianne, vous dites "les intentions sont louables", quant à cette plate-forme de revendications du Npa pour les Régionales, car ne nous trompons pas d'objet, ainsi que vous l'avez souligné, il s'agit bien d'un catalogue de revendications d'ordre général, et non "d'un programme de compétences régionales". Les intentions louables ? Non. L'intention c'est la droite au pouvoir, jusqu'à ce que ça pète, et que nous jouions notre partition, ce que vous aurez également entendu de vos propres oreilles. Le même processus était à l'oeuvre contre les spartakistes allemands, (cf Rosa Luxembourg), afin de ne pas gêner l'hégémonie des soviets. Alors que l'Allemagne était le berceau de la gauche en Europe. Il ne faut faire aucun cadeau au Npa, ex-Lcr, qui subsiste, assez lamentablement, il faut bien le dire, sur cette idéologie de destruction. Le peuple ? Ils s'en fichent pas mal, Il n'y a qu'à observer comment l'honorable Velveth s'adresse à ses inerlocuteurs, c'est édifiant. Le Npa n'a aucun avenir, et ça les crispe. Surtout depuis que JLM leur est passé devant. Des abstentionnistes notoires qui viennent donner des leçons de démocratie, d'humanisme, de gestion ? Et puis quoi encore ? Les combattre jusque dans les recoins de leur perversité, voilà notre devoir, nous avons été suffisamment patients avec cette engeance dangereuse; nous avons une urgence, c'est de sortir du sarkozysme. Avec eux, ou sans eux, cependant, quand on fait entre 4 et 5% à chaque élection, qu'on ne imagine pas imposer sa loi, parce qu'on braille plus fort que les autres.

Je ne vais pas trouver malvenus des propos avec lesquels je suis d'accord sous prétexte que ce n'est pas ma chapelle qui a imprimé le missel.

 

Je ne vous suis absolument pas dans certains de vos propos. Vous avez une vision très passéiste des troupes censées être en présence et vous proposez un énoncé réducteur des rapports de force. Ceci pour les ennemis que vous vous choisissez. Si l'on remonte aux calendes, il faut faire alors la même chose pour les socialistes. Et on verra de quel côté est l'antériorité et du coup ce que vous semblez confondre avec la légitimité.

 

Je suis sans doute naïve mais j'accorde plus de crédit à une parole ouverte et construite qu'à un catalogue de dénonciations. Velveth s'aventure en terrain miné ici, et c'est pour ouvrir un débat dans lequel il ne me semble pas qu'il exige que l'on s'encarte. Refuser d'échanger en niant toute légitimité de prise de parole au créateur du billet n'est sûrement pas la bonne façon de faire avancer les choses. Ce qui ne m'empêche pas de lutter pied à pied sur certains points.

 

Désolée mais pour le coup, je dois reconnaître que la mesure n'est pas du côté où l'on est censé l'attendre.

 

Si vous pensez que Le Npa-Lcr n'est pas "passéiste", je veux bien être crucifiée -o;) Il n'est plus temps de tenir des propos mesurés, avec de tels extrémistes, aux propos en rapport, c'est mon avis.

Désolée, j'y ai des amis. Et je suis à même de voir qui est, ou n'est pas, sectaire ou "extrêmiste". La plupart se sont formellement engagés dans les luttes sociales au lieu de regarder la castagne depuis leur balcon.Concrètement cela signifie faire des doubles journées...

En cela ils sont respectables. Quand je vois le mal qu'on a dans la gauche "modérée" pour obtenir ne serait-ce qu'une signature d'engagement pour une cause quelle qu'elle soit...

 

Ah et puis le mal qu'on a à y faire passer des idées non issues de L'hebdo du PS.... Je me souviens avoir dû expliquer en assemblée départementale ce qu'était l'AGCS en 2002 alors que toute l'altergauche avait déjà décodé et transmis de la documentation sur le sujet depuis des lustres... Ne parlons pas d'AMI, de RGPP, de LOF et autres joyeusetés... Tout ce qui n'émanait pas de Solférino était .... sulfureux. Un autre monde commençait à être possible mais pas au PS. Ou comment rater les trains les uns après les autres...

@Dianne

A un moment il faudra choisir entre le social totalitarisme auquel conduirait l'idéologie du NPA et les républicains de gauche (PS ,radicaux,Modem,Pc )...

Cessez de dire qu'ils sont respectables ,ils sont infréquentables ...

 

cher Alcyme, un jour il faudra aussi choisir entre les républicains de gauche et le modem...

@Dianne

Le Modem est républicain ,à l'inverse du NPA .....ça facilite les choses.

 

Le modem est républicain (si en plus il était ferme sur la laïcité...) mais ne le casez pas à gauche. Cela aussi facilitera les choses. Désolée pour ce ping-pong peu productif.

à tous,

J'ai décidé de ne plus répondre aux propos absurdes frisant le "négationnisme" de Pénéloppe ou des Alcyme.

Au fait, Pénéloppe, (dernier message), Rosa Luxemburg que vous louez (elle est une des références du NPA et certainement pas du PS !) a été assassinée par les Sociaux-démocrates ouvrant la voie à une sombre période de haines réciproques qui facilitèrent l'arrivée d'Hitler au pouvoir.

@ Velveth

Velveth vous êtes ridicule...il n'y a aucun antisémitisme dans mes propos..et faire l'amalgame sociaux démocrates/assassins..c'est pas jolie,jolie.

Mais qu'attendre d'autres de gens qui expliquent que Dutch tortionnaire de Pol Pot est quasiment une victime "d'idéologie mal comprise " .

Vous confirmez simplement le social totalitarisme du Nouveau Parti Anti Républicain ....

Velveth, Analyse que je partage pas. On est en droit de penser que le mouvement spartakiste allemande a été étouffée par les intérêts des dirigeants de la révolution soviétique, et que cette dernière, de par son caractère fasciste, a facilité l'épisode fasciste hitlérien allemand, qui en fut une des conséquences, et pas des moindres.

A cet égard, on ne saura jamais quelles complicités furent à l'oeuvre dans l'assassinat de R Luxemburg, que je ne prenais qu'à titre d'exemple.

Il est surprenant de voir à quel point vos ripostes sont bien rôdées, calibrées, formatées ...

Aucun débat n'est jamais possible avec vous, soit vous agressez, soit vous bottez en touche, soit vous parlez d'autre chose. On aura compris que vous êtes ir-répro-cha-ble : sans doute beaucoup trop pour être convaincant. Lorsque je dis vous, j'évoque ce que vous représentez, et ce à quoi vous vous identifiez .

Donc, pour vous, Rosa Luxemburg et Karl Liebnietk ainsi que des milliers de spartakistes, n'ont pas été assassinés sur ordre des Sociaux-démocrates allemands ?

Négationnisme et abjection !

Arrêtez avec vos grands mots ridicules. Et les alliances de circonstance entre bolchéviques de l'Armée Rouge et soldats tsaristes, pour écraser de concert quelques empêcheurs de tourner en rond, cela n'a jamais existé, peut-être ? Et Trotsky, chef de l'Armée Rouge, n'a pas écrasé dans le sang la révolte des marins de Kronsdtat (soutenue par les spartakistes), non plus ?

Velveth,

Puisque Beber et Alcyme vous le disent : le système capitaliste est le seul possible et est indépassable. Circulez, y a rien à voir ! Ca va-t-il enfin rentrer dans votre crâne épais de gauchiste ?

Ce n'est pas ce que je dis. Mais je me souviens de militants de l'UEC en 1986 qui recrutaient des gens pour tracter dans les HLM en leur disant : "si tu veux que ça change vas-y !"

23 ans plus tard on en est où ?

Raybor, si vous avez des idées, n'hésitez pas à en nous en faire profiter.

Certes Beber, mais reconnaissez aussi que le NPA ou autre parti gauchiste ont relativement peu gouverné pendant cette époque. On ne peut donc guère leur reprocher que la situation n'est guère évolué.

Faut dire qu'être militant à l'UEC en 1986 est déjà surprenant - le PCF était toujours à la remorque de l'URSS...

Cher raybor, il ne tient qu'à vous de ne pas vous attribuer le rôle de "l'épais gauchiste". En cela vous ne feriez que suivre les recommandations "d'émancipation", dont de bonnes âmes charitables de gôôôche se font les chantres à longueur de commentaires. Amicalement, bien à vous.

Chère Pénéloppe,

Relisez-moi bien : ce n'est pas le gauchiste qui est épais, mais son crâne. Pour que cette "figure de style" ne prête pas à confusion, je répète que Velveth et ses propos ont toute mon adhésion : crâne épais peut-être, mais tête bien faite. Continuez Velveth !

 

Cher Raybor,

Merci de ces encouragements bien nécessaires tant parfois je suis... découragé devant la mauvaise foi, certes minoritaire, de certain(e)s sur ce fil.

Les désaccords peuvent être sources de richesse dans un fil quand ils ne se limitent pas à des bordées d'injures qui démontrent une ignorance totale des enjeux.

Cher Velveth, si vous pouviez vous décourager tout à fait, le peuple français vous en serait reconnaissant. Merci d'y réfléchir. Quant à votre seconde phrase "plus c'est gros plus ça passe" qui semble bien être votre marque de fabrique.

Cher raybor, le "crâne" est bien le centre décisionnaire, donc cette subtilité sémantique ne change rien sur le fond.

idem, je suis preneur, pour l'instant l'extrême gauche sert la droite, point barre, et fait obstruction a toute autre forme de pensée, de même que l'écologie n'est qu'une sinistre fumisterie, coucou melchior ...

C'est vrai que Meuh meuh nous manque déjà.

sincèrement beber 999, pas moi, cela m'ennuie de voir partir une personne, mais dès lors que son seul but apparemment me concernant était de me faire du mal, voire de l'insulter, si cette personne est dérangée et ne veux faire l'effort de se comporter normalement, je préfère encore ne pas avoir à la croiser ici, en souhaitant comme c'est le cas actuellement, que les conversations puissent se concentrer sur des questions un peu plus intéressantes que des pitreries malsaines et totalement idiotes ...

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C'est quand même curieux de 70% d'électeurs se soient déplacés lors du référendum pour le TCE en 2005, dont la moitié pour dire un simple Non, en regard des taux d'abstentions avoisinant les 60%, lors d'autres moments de participation à la vie civique, consistant à choisir entre deux candidats, par un vote positif, cette fois, par définition.

C'est simplement que 2/3 des électeurs ne font plus aucune différence entre la droite et la gauche gestionnaire du capitalisme le plus brutal.

C'est pourquoi, notamment pour la jeunesse, il convient qu'un autre choix, vraiment à gauche, gagne "ses galons".

Ce n'est qu'un début...

"C'est cela, oui."

Les électeurs font la différence. C'est juste qu'ils ne trouvent pas de réponse institutionnelle à leur demande de gauche. Pour ceux de droite, pas de problème, malgré les tentatives de brouillage de cartes de NS, les critères sont solides et bien enracinés. Pour ceux de gauche c'est plus compliqué.


Tout le monde est d'accord sur le fond : plus de justice sociale et une meilleure répartition des richesses (pléonasme). C'est sur la forme que ça coince. Et surtout le dialogue est verrouillé par les discours, curieusement. Car quand on fait le catalogue des propositions, genre UFC-Que Choisir, il n'y a pas un monde entre les uns et les autres.

 

Disons qu'une partie des propositions de gauche dite "de gouvernement" est insuffisante et qu'une partie du discours de gauche dite "radicale" est effrayant pour le quidam lambda. La gauche, ce n'est pas qu'une cohorte d'encartés ici ou là mis en concurrence....

 

Une petite chose m'amuse beaucoup paradoxalement : lancer une proposition de programme tirée de "professions de foi" républicaines et de demander à l'interlocuteur qui en est l'auteur.....

Cela montre à mon sens, que quand un vrai débat sur le fond, sur les projets est engagé, les français s'intéressent à la politique. Quand le débat est escamoté, qu'il est fait de petites phrases, de querelle de personnes, il intéresse moins.

Oui, les électeurs, lors du référendum, pouvaient trancher, loin des jeux d'appareils politiciens.

Ils ont cru pouvoir être écoutés.

Las, PS et droite leur volèrent leur victoire. Les électeurs s'en souviendront.

Tu parles d'une "victoire", les électeurs ont dit Oui à Sarkozy ! Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

@velveth

Que le NPA se déclare et se veuille "contre l'impérialisme" ..me parait, dans une déclaration de principes, aller de soi...mais j'avoue que je reste un peu sur ma faim, être "contre l'impérialisme" me parait bien mais encore faut-il dire comment...Le FLN algérien fut et est encore anti-impérialiste mais je doute que ce soit la régime que le NPA ait dans son coeur. Ibidem Khadafi. Ibidem même à certains égards Mugabe...bref..je trouve cela un peu court. Certes me diriez vous ce n est pas ici le lieu de préciser. Soit! mais c 'est un peu ,sur tous les thèmes, de la même eau.. Plein de bonnes volontés et de voeux pieux, vagues, flous même quand ils se prétendent concrets. Je ne vois aucune concrétude. Et peu de choses, concrètes, sur la fiscalité des individus et des entreprises, peu de choses sur la nécessaire redéfinition territoriale ( communes? Départements? Sénat?) peu de choses, concrètes, sur l'éducation, la formation ( hormis le fait qu 'il ne faut pas subventionner le privé etc..).

D'autre part, et lu rapidement, il semble qu'il y ait une fonctionarisation tout azimuth ( agents territoriaux, éducation etc..) une sanctuarisation du service public avec lequel je suis profondèment d 'accord mais qui fait l'impasse sur sa gestion ,sinon sur sa rentabilité, sur son contrôle surtout et évacue la notion de mission comme elle évacue celle de responsable.

Je ne suis pas gêné et je trouve même hautement souhaitable que les entreprises privées interviennent dans le secteur de leur compétence sur la formation permanente des cadres et des contremaitres ; bref que les DRH discutent avec l'Education Nationale qui peut éventuellement payer mais surtout contrôler, couper, adjoindre, modifier, faire jouer sa compétence ( entre autre pédagogique) négocier enfin afin que les travailleurs aient accés à d'autres "logiciels de formation". Bref je veux dire que les services publics sans contre-pouvoir sont la porte ouverte à toutes les nommenklatura, à toutes les bourgeoisies petites et grandes d état, au règne des technocrates et des voyous. Je n'oublie pas que les grandes réalisations françaises furent le fait du service public ( le concorde, l'aérospatial, le TGV....) mais que les avions renifleurs aussi. Je n'oublie pas que fermer les maternités et les tribunaux en province soit un crime contre l'autonomie des territoires mais qu'ils sont aussi le siège de dérives mandarines et de gaspillages voire de malversations ... Service public oui mais sous contrôle.Service privé oui mais sous contrôle...

Tout à fait d'accord avec vous sur la nécessité que les services publics évoluent sous le contrôle de la population. De même, d'ailleurs, que les grandes entreprises du privé doivent être contrôlées par leurs salariés.

Quant à l'anti-impérialisme, il ne s'agit pas, évidemment, de louer les pays qui sont des caricatures de démocratie mais d'avoir une approche "citoyens du monde" pour faire face aux prédateurs que sont les pays "occidentaux" dans leur majorité.

C'est donc aider les démocrates de Tunisie (par exemple) comme s'opposer aux guerres impérialistes et visées néo-colonialistes.

c'est trés louable, mais ça ne fonctionne pas ...

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" De même, d'ailleurs, que les grandes entreprises du privé doivent être contrôlées par leurs salariés. "

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impossible ...

Même au 19ème siècle, les "socialistes réformistes" (Fourier, Owen etc) ont montré qu'il est possible, dans des applications concrètes - Guise/ Godin, par exemple - qu'il n'y avait pas besoin de patrons pour que les salariés fassent marcher une entreprise...

Vous avez 150 ans de retard !

@ Velveth

Vous vous foutez vraiment de la gueule des trois millions de chômeurs au NPA ....d'après vous ,ils n'ont qu'à monter une enntreprise autogérée...

mon pauvre Velveth , je me demande bien ce que vous faisiez comme Job?

@Velveth

(suite)

Je pense par exemple à l'enseignement de l'anglais en France. Aux dizaines de milliers d 'enseignants de l'Education Nationale qui depuis des decennies enseignent l'anglais..avec le succès que l'on sait.Quasi mille heures d'anglais dans une scolarité avec un résultat que n'importe quelle école spécialisée dans les langues obtient en 200 heures.C'est ainsi un gaspillage honteux, quelques millions d 'euros par an, doublés d'une immobilisation foncière et humaine phénoménales ( qui concerne des centaines de milliers de m² et des millions d 'élèves) en pure perte. C'est une illustration de l'incompétence du service public...quand il n'est contrôlé et encouragé que par ceux là même qui l'ont mis en place et le cooptent. Les tarifs sncf sont aussi concoctés par le service public et c est lui aussi qui décide des arrêts et des gares.. sans le contrôle des usagers...qui ne s'y retrouvent pas. Etc..la liste est longue..Le service public ne peut etre une forteresse au service de ses personnels comme il est souvent perçu..et tant que vous vous refuserez à définir le cahier des charges et la structure d'un service public au service des publics vous resterez dans le flou. Par ailleurs s'il est un service public fondamental et qui n'existe pas et que vous ne revendiquez pas ( à moins que j'ai mal lu) c est celui des banques de crédit. Plutot que de laisser le crédit à la merci des banques qui font de l'argent que l'Etat leur prête un usage spéculatif il serait souhaitable qu'il y ait une banque d'état qui assure dans une situation de concurrence ces crédits aux entreprises.

ne cherchez pas kakadoundiaye, enfin ... le npa se dit éco-socialiste, mais la base idéologique n'est autre que celle du communisme ...

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J'apprécie grandement pour ma part cette idée, ainsi que le marxisme, mais le Npa n'ose pas se revendiquer ainsi, ils biaisent de leur popularité à se présenter comme des " résistants " à l'impérialisme de l'argent, ce qui est une bonne chose et correspond certes à leur position sur l'échiquier politique, pour autant les modalités de réalisation de leur programme, une certaine utopie, plus que l'anticapitalisme, il faudrait certes penser au dépassement du capitalisme, ils n'en savent relativement rien, la nature a horreur du vide par conséquent, leur cause est relativement juste, mais leur action politique peut malheureusement en partie se revéler contre-productive ...

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Jonath,

J'ai quelque mal à vous suivre.

Si vous voulez dire que le NPA n'est pas un outil parfait, je suis entièrement d'accord avec vous.

De même le Ps n'est pas un outil parfait, cher Velveth, de même EE ...

Je souscris aux remarques de kakadoundiaye, vous étant adressées, et auxquelles vous vous gardez de répondre, à part très évasivement; pour conclure par un 'le Npa n'est pas parfait'. C'est facile, trop facile.

ce que je veux dire cher velveth,

 

est que je considère que le Npa, représente sans doute une des tendances de la pensée politique se situant à l'êxtrême gauche ...

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il sagit idéologiquement du communisme, ou éco-socialisme pourquoi pas je comprend ce terme plus édulcoré pour se fondre avec l'idée de socialisme qui englobe également une part de libéralisme ...

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j'ai peut-être une vision un peu simple des choses mais je résume la pensée politique ainsi :

 

extrême-gauche : communisme

gauche : socialisme

centre : socialisme et libéralisme

droite : libéralisme

 

Ce que je veux dire est que idéologiquement, oui le capitalisme pose problème, le libéralisme, la conception du profit qui crée la situation périlleuse économiquement et écologiquement actuelle, ce que souhaiterait la philosophie politique du Npa est je l'imagine un dépassement de cette situation, et je l'approuve sincèrement.

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Pour autant, le libéralisme fonctionne ... le capitalisme existe. sa pensée, son fonctionnement possèdent une réalité, il sagit du commerce, des bourses, de l'argent, de l'industrie etc ...

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à gauche, ou à l'extrême-gauche, il y a beaucoup de laboratoires d'idées, une volonté de penser comment construire les idées de gauche, proches du socialisme ou du communisme, mais pour l'intant cette pensée ne dépasse pas celle du libéralisme ...

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Par conséquent, on obtient de la part des parties de gauche, des intentions, de mieux gérer le libéralisme, de façon plus équitable et " juste ", et la pensée politique n'étant pas suffisamment exhaustive et concretement supérieure à celle du libéralisme marchand, on obtient malheureusement de la part des parties de gauche qui accèdent ou tentent d'accéder aux responsabilités, une sorte de compromis parfois confus entre un ensemble de " bonnes volontés ", et une forme de gestion du libéralisme qui au final n'est rien d'autre que ce que revendique la droite dans un emballage idéologique quelque peu différent ... même si la gauche par exemple via les 35h notamment a démontré une volonté d'affirmer une conception du monde différente, les compromis avec le libéralisme remettent fatalement en cause cette conception idéologique.

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dès lors que la gauche ou extrême gauche parviendront à inventer une vision concrete qui dépasse et encadre mieux le libéralisme, la gauche ou le Npa seront en mesure de gérer les affaires publics, pour l'instant l'alternative au libéralisme n'existe pas ... il sagira de prétendre faire différemment et de toute façon comme l'ont démontrés les différentes périodes de cohabitation, la gauche ne peut faire autrement que de s'accomoder du fonctionnement du libéralisme.

 

Vous dîtes, entre autres:

Extrême-gauche : communisme

gauche : socialisme

centre : socialisme et libéralisme

droite : libéralisme

Ce que vous qualifiez d'EXG est en fait une GAUCHE RADICALE qui va du PG au NPA mais ne comprend pas, pour moi les organisations sectaires comme LO. Lui accoler le terme "communiste" est, par les tragédies de l'histoire et les urgences écologistes, inexact. Cela fait penser aux odieux régimes de l'URSS et de ses satellites que l'ancêtre du NPA a toujours combattus.

Le NPA se réclame de l'éco-socialisme, pas par hasard mais par nécessité historique. Ses sources vont d'André Gorz à Marx en passant par Rosa Luxemburg et bien d'autres.

Quant à donner un brevet de "socialisme" au PS voire au Centre, je pense que l'acceptation par ces formations du libéralisme les disqualifie à jamais d'utiliser ce terme. N'oublions pas que 2 institutions des dégâts de la globalisation sont dirigées par le PS: le FMI, redoutable ennemi des peuples, est dirigé par DSK tandis que l'OMC l'est par Pascal Lamy !

 

tout à fait daccord, je parle en terme d'idéologie ...

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que l'on se situe soit à gauche ou plus à droite de l'échiquier politique, on se doit de défendre une conception du monde ...

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ces conceptions du monde, il n'y en a que 2, qui par ailleurs se rejoignent :

 

- le libéralisme : la compétition, l'exploitation, un chef ... ou patron

- le communisme : la recherche d'équilibre, l'épanouissement, un guide ...

 

je parle en théorie ... actuellement la logique est celle du libéralisme, incontestablement, si l'on se situe à gauche on doit se revendiquer d'une vision du monde différente, mais cette vision demeure utopique ... donc difficile à mettre en oeuvre politiquement.

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le communisme " parfait " devrait permettre de depasser le libéralisme et d'une certaine façon de rendre la démocratie plus effective, mais d'aprés une vision du système tel qu'il se construit actuellement cette conception du communisme n'existe pas, il sagira d'une conception du libéralisme plus édulcorée, donc un ersatz.

 

dans une tribu bonobo, le mâle dominant devient chef de tribu et exploite les plus faibles ...

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c'est le libéralisme ...

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dans l'idée de la conception d'une société humaine : les plus intelligents ou dévoués de ses membres contribuent à élever les uns et les autres et faire partager sa compréhension des phénomènes pour créer une certaine harmonie qui permette de faire épanouir l'ensemble du système auquel chacun appartient ...

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c'est l'utopie sans cesse renouvellée de la démocratie et de l'utopie nécessaire et progressiste, visionnaire du communisme ou du socialisme ...

" Service public oui mais sous contrôle.Service privé oui mais sous contrôle..." Bon résumé Kakadoundiaye.

Pour le reste merci Velveth de nous avoir permis d'affûter nos arguments respectifs. Il n'est pas dit qu'un minuscule collectif de lecteurs de médiapart doit trouver les solutions pour mettre en musique toutes ces paroles. Mais au moins, ça débat.

C'est effectivement l'essentiel.

Pour "le contrôle", préférez-vous qu'il soit l'oeuvre d'une poignée se disant l'élite de la "nation" ou qu'il permette d'intégrer la population intéressée comme, vous le disiez, à Porto Alegre ?

Il s'agit évidemment du contrôle dit "citoyen". Sinon quel intérêt ? Je n'aurais pas participé à l'organisation naguère du FSE ( en tant que "petite main" je précise) si je n'en étais persuadée... Sourire

Clin d'oeil

Koukoundiaye

Est-ce que "le socialisme" se résume à quelques personnes, qui s' en réclament ?

Est que Pascal Lamy et DSK doivent être considérés comme les symboles du socialisme ? Ils font parti de ceux qui le torpillent, qui, de concert avec Sarkozy and Co brouillent le message et lui font perdre la confiance de la base.

Il est vrai qu'un DSK au gouvernement n' aurait pas une politique économique très différente de celle de la droite... il l' a dit !

On en connait d'autres qui proclament qu'ils sont "de gauche" ou "encore socialistes" : E Besson, B Kouchner, M Hirsh, F Amara , C Bruni ..., J Lang, dont on se demande quand il va rejoindre ce gouvernement indigne! Ils sont des transfuges .

Le PS est encombré de personnalités qui n' ont plus de socialistes que le nom ... à nous d' y voir clair, ce qui n' est pas, sans doute, toujours évident, surtout quand on a longtemps cru en eux.

Quand à l' évolution nouvelle des services publics, les opposants de gauche dénoncent depuis longtemps les orientations productivistes voulues par les "responsables" mis en place par les libéraux, la stratégie pour les rendre moins performants, critiquables, en dénoncer le coût et les céder ensuite au privé.

C' est le spectacle auquel on assiste avec la poste, après celui déjà délivré avec France-Télécom !

On devrait pouvoir choisir une société, où existent des services publics améliorés, modernisés, des entreprises privées dans lesquelles la "valeur travail" soit au moins aussi respectée que celle de la finance, où "liberté, égalité, fraternité" signifie quelque chose... une société "socialiste".

 

Josie,

Je n'aurai pu mieux dire.

Bien à vous.

@Josie

Peut-être l'avez vous remarqué mais je ne parle jamais de socialisme...l'histoire et la définition en est si longue et si complexe qu'elle prête le flan à mille controverses stériles qui détournent du sujet. De plus je me suis aperçu dans la pratique militante que seule l'analyse permettait de penser qu'une idée était de droite ou de gauche je veux dire progresssiste ou régressive et que cela avait peu à voir avec l appartenance politique. Ainsi par exemple le droit à l'avortement fut une loi infiniment révolutionnaire. Elle a bouleversé les rapports sociaux, les relations entre h et f et les rapports aux enfants. Révolutionnaire elle fut cependant votée et proposée par la Droite. Les lois édictées par la gauche furent souvent bien au contraire regressives.. je ne vais pas en faire la liste.Aussi je pense, plutot que de coller hativement des étiquettes , necessaire d'en revenir non à des principes généraux et flous mais à des choses extrêmement concrètes...qui ne peuvent être présentées que par des gens qui ont sur le question des années de reflexion...et une fois présentées de façon contradictoire ( il n'y a pas qu'une vérité), débattues. Je m'étonne d'ailleurs qu'alors que la mode depuis une dizaine d 'années est dans les grandes confrontations, bilan, assises etc...qu'on ait encore aucune méthode de discussion . Pour preuve la désignation des préfectures comme centre d 'organisationdu débat sur l'Identité.C 'est d'une bêtise maladive. Pourtant il y a une méthode qui a fait ses preuves et dont je métonne qu'elle n'ait pas plus d'impact . Il s 'agit du Débat Public. Vous trouverez je pense les règles qu'il edicte sur google. Je l'ai pratiqué. C'est la démocratie faite chair. Il ne saurait y avoir de débat sans Débat Public où sont garantis la circulation de l'information, le respect des prise de parole, et l'appel aux experts,le respect des consignations et des synthèses. Or le Débat Public est toujours un débat non sur des généralités mais sur des décisions extrêmement concrètes. Le TGV doit-il s'arrêter à Chatellerault? La gestion de l'eau doit-elle être redonnée à la municipalité de St Sernain ?L'hopital-maternité de x doit il fermer.???? Doit-on supprimer les communes au bénéfice des Communauté de Communes? Quid du Département? Que peut signifier le contrôle des usagers sur les services publics? Quels sont les espaces de relation entre usagers, ( association)travailleurs( syndicats) et Directions quant à la SNCF?quant à la Poste, quant à France- Telecom etc...Il y a par exemple actuellement des débats qui sont enterrés, des décisions qui sont le fait du Prince concernant part exemple les tracés des nouvelles lignes TGV... comment se passent ces discussions ( manifestations des élus récalcitrants-Reception à la Préfecture- Les choses continuent comme avant)( exemple la traversée des Pyrennées par une ligne haute tension..etc...

Bref je veux dire et je vous prie d 'excuser ma longueur que les enfumages généraux ne sont plus à l'ordre du jour même si ils paraissent animés des meilleurs volontés du monde.Que l'anti-impérialisme n 'est plus un combat serti de bonne volonté et de fines analyses mais une concrétude amère sur laquelle il s 'agit de se prononcer ( reprise des négocations sur la formation, la recherche agronomique, renforcement des délocalisations segementées gérées par les syndicats les investisseurs et les états , redéfinition des prix des MP en fonction d'accords bi-latéraux et reglementation de l'O MC etc..)...Tout est à renégocier. Tout. Nous vivons un monde complétement nouveau marqué par la finitude. Cette finitude rend obsolette le progressisme - la foi dans le progrés-et la croissance comme source de richesses qu'il suffisait de redistribuer plus égalitairement, comme il rend obsolette la notion de travail ( nous avons en 30 ans multiplié par 30 notre capacité de production - je dis bien capacité-)...TOUT doit être repensé en fonction de nouveaux paramètres comme en fonction des expériences concrètes dont nous disposons.

Enfin juste un mot pour continuer notre dial avec Velveth - qui reste effectivement assez évasif quant à mes remarques-Pourquoi l'Education Nationale, service public n°1, a t il depuis 50 ans refuser qu'en son sein se développent des pédagogies "nouvelles" comme celle de Freinet - qui a plus de 50 ans- de Montessori -ibidem- et tant d'autres? Le Service Public est effectivement une Grande Chose mais il faut reconnaitre qu'il est souvent dans les mains d'apparatchicks et de mandarins, d'une nouvelle bourgeoisie d'Etat pour le moins aussi nocive que le Privé.

 

Idem.

Sourire

cher Velveth

je lis avec attention vos propositions et me permet de faire quelques remarques

Arrêt de toute subvention au secteur privé, aux entreprises,aux lycées privés, à la formation professionnelle contrôlée par le patronat. Récupération des fonds publics versés aux entreprises qui ont licencié.

il s'avère que dans ma région, les aides économiques sont données aux entreprises de moins de 200 salariés qui n'appartiennent pas a un groupe car ce sont elles qui créent le plus d'emplois et de richesses et qui bénéficient le moins du soutien des banques

Si on supprime ce soutien , c'est toute l'économie de base de la région qui se casse la gueule

Pour ce qui concerne les lycées privés , je ne vois pas comment cela est possible si on ne change pas la loi ce qui nécessite d'être majoritaire à l'assemblée

Par ailleurs , depuis 2004, Ségolène Royal a institué une charte de réciprocité avec les entreprises aidées qui s'engagent a rembourser les aides en cas de délocalisation

- Mobilisation des fonds publics pour le développement du service public de formation professionnelle, les lycées publics.

Ségolène Royal a crée un service public de la formation professionnelle en Poitou-Charentes en 2008 sous la forme d'un SIG européen

- Développement des services publics de transports, pour densifier le réseau et rendre gratuits les déplacements. Contre l'ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire régional de voyageurs. Pour le développement du ferroutage.

la politique TER de la Région a permis l'augmentation de plus de 60 % du trafic voyageurs depuis 2004 notamment par la création d'abonnement salarié et le remplacement de toutes les rames, et la création de nouvelles dessertes

c'est très couteux ce qui explique que Ségolène Royal a hurlé au scandale quand l'Etat a obligé la région PoitouCharentes a déboursé 100 millions d'euro pour financer la LGV qui est normalement du ressort de l'Etat

pour le moment, le TER est une convention entre la région et la SNCF

- Refus de l'emploi précaire dans les collectivités territoriales, titularisation des employés sous contrat précaire et augmentation des salaires.

c'est ce qui a été fait dans la Région Poitou-Charentes notamment pour les personnels TOS des lycées, les doctorants et par réinternalisation de plusieurs services (bureau du cinéma, ...)

- Soutien à une agriculture paysanne, ce qui implique de lutter contre les trusts de l’agro-industrie, contre les OGM, contre l’irrigation intensive. Pour une politique de protection de des ressources en eau. Pour la restauration bio dans les lycées, en favorisant un approvisionnement de proximité, dans la région concernée.

c'est ce qui est fait en Région Poitou-Charentes par la mise en place de dispositif installation jeunes agriculteurs, la déclaration de la région qui est "antiOGM" depuis 2004, l'arret du financement des bassines, le soutien financier très important a la filière bio, la prise en charge de 50 % du surcout des repas bio servis dans les lycées

il reste à faire pour ce qui concerne l'eau mais on ne peut traiter cette question sans chercher des solutions de remplacement aux agriculteurs

- Pour un aménagement qui favorise la solidarité et non la compétition entre les territoires, agir pour le maintien des services publics (hôpitaux, maternités, postes, gares,...) dans les petites villes, les zones rurales, les quartiers populaires.

là , vous promettez des choses que vous ne pourrez pas tenir car ce n'est pas de la compétence des régions

- Pour la participation de la région à un plan de construction de logements sociaux publics de qualité et aux normes écologiques, pour que chacun ait un toit et tourner la page des quartiers-guettos.

la région PoitouCharentes a mis en place un dispositif de soutien financier au surcout de la construction HQE des logements socaiux sur l'idée d'améliorer le pouvoir d'achat des locataires en diminuant le couts de chauffage dans le cadre du "Plan apres petrole "

- Pour des régions solidaires des peuples en lutte, contre la domination coloniale, contre l'impérialisme.

je sais pas trop ce que cela veut dire

la Région Poitou Charentes a mis en place des programmes de coopérations decentralisés notamment avec le Sénégal

- Pour des régions mobilisées dans le soutien à la régularisation de tous les sans papiers.

merci de préciser ce point car a priori les région n'ont pas cette compétence

- Pour encourager et financer une culture par et pour tous, en refusant que les grosses initiatives culturelles de prestige absorbent l'essentiel du budget.

la Région PoitouCharentes a doublé le budget culture depuis 2004 pour une culture au plus près des territoires, le soutien a l'emploi des intermittents du spectacle,

elle est devenue la 2 émé région en terme de soutien au cinéma

- Appui au logement social et au logement étudiant de qualité, à loyer modéré, aux normes écologiques.

un programme de 400 logements étudiants neufs sur La rochelle et plus de 500 réhabilités sur Poitiers dans le cadre du Contrat de Plan Etat Région et bien sur en HQE

- Participation au financement de structures d'accueil de qualité pour le 4e âge.

c'est la compétence de l'Etat et des conseil généraux et à noter que c'est extremement couteux

- Financement des structures d'accueil pour les femmes victimes de violences.

la aussi compétence de l'Etat et des Conseil généraux , la région peut aider par des emplois associatifs , la formation qualifiante, la construction HQE


- Consultation obligatoire des syndicats et associations pour tout projet les concernant.

Ségolene Royal a crée une Conférence Régionale qui a permi de mettre en oeuvre plus de 25 mesures proposées par les syndicats dont la Sécurité Sociale professionnelle mise en place par La Région PoitouCharentes depuis 2006

- Mise en place d'un budget participatif.

création du Budget participatif dans les lycées du Poitou Charentes depuis 2005 soit 10 % du budget lycée

- Retrait de la réforme fiscale qui accompagne la réforme territoriale et vise notamment à faire de nouveaux cadeaux au patronat en supprimant la taxe professionnelle. Pour une réforme radicale de la fiscalité, seule manière efficace de lutter contre les inégalités sociales et contre l’explosion des impôts locaux, résultat des politiques de décentralisation et de désengagement de l'État

tout a fait d'accord mais la encore nous ne pourrons que nous battre n'étant pas majoritaire, vous pouvez également ajouter une opposition au projet de nouveau mode de scrutin des conseillers territoriaux qui diminue le nombre des représentants élus et qui fait disparaitre les femmes

a noter que la Région PoitouCharentes n'a pas augmenté les impots depuis 5 ans ce qui nécessite beaucoup de rigueur de gestion pour mettre en oeuvre de nouveaux disposifs comme le Bonus verts , ou le plan jeunes étudiants , le plan de soutien a la croissance verte

car si on promet de ne pas augmenter les impots , il faut tenir ,

c'est d'ailleurs une des priorités de Ségolène Royal est la politique par la preuve "on l'a promis , on le fait"

 

 

@Françoise

J'admire votre mise au point. Elle est claire...et effectivement il ne me parait pas aussi farfelu que cela puisse le paraitre que Sego applique le programme NPA défini par Velveth....tant il est vague flou et généreux..comme je l'ai longuement dit plus haut...Je ne discuterai pas comme vous point par point . Je n'habite plus en Poitou..Mais je reviendrai sur un point ;

Pour des régions solidaires des peuples en lutte,
contre la domination coloniale, contre l'impérialisme.

je sais pas trop ce que cela veut dire

la Région Poitou Charentes a mis en place des programmes de coopérations decentralisés notamment avec le Sénégal

D'abord effectivement la lutte anti-impérialise cela ne veut plus rien dire ( cf mes remarques plus haut)d'autant qu'il n'y a plus de" peuples en lutte" ou du moins c est plus confus et problèmatique que ce vocable qui date des années 70 .Quant aux "programmes de coopération décentralisée avec le Sénégal "j'ai toujours voulu en savoir plus, j'ai demandé à la Région des informations . Je me suis proposé pour définir les besoins sénagalais avec d'autres. J'ai insisté sur l'autosubsistance alimentaire ...sans que cela ait reveillé le moindre écho. Je suis pourtant à la tête de la plus petite mais de la plus en pointe des ONG humanitaires travaillant avec et au Sénégal.... et je n 'ai reçu qu'une fin de non recevoir à toute demande de participation à des discussions. J'ai cru savoir par ailleurs que Sego s 'était entiché des mini-fours solaires. Initiative que j'avais commencé à lancer il y a deux ans. Impossible d'en savoir plus. Ni à Poitiers ni à Dakar. Par ailleurs jai proposé à la Région Poitou-Charentes de se lancer dans l'organisation d'un colloque sur les 50 ans d'indépendance.. 50 ans en 2010 que les pays d'Afrique francophone sont indépendants. Quel bilan?..mais là aussi je n'a eu drroit qu'au mépris...

c'est honteux ...

@kakadoundiaye, vous êtes certainement une personne engagée de valeur, mais lorsque vous dites "J'ai cru savoir par ailleurs que Sego s 'était entiché des mini-fours solaires. Initiative que j'avais commencé à lancer il y a deux ans. Impossible d'en savoir plus. Ni à Poitiers ni à Dakar." Je me demande si le mépris, de votre côté, ne serait pas un peu trop à l'oeuvre. Bonne chance pour convaincre, néanmoins, peut-être avec un peu plus de sérénité ? Simple suggestion amicale de ma part.

honteux ...

@peneloppe

Mépris? je ne crois pas...énervement? certainement je crois...il y a effectivement en France toute une population pétrie de bonne volonté quant aux choses de l'Afrique mais qui souvent fait non seulement tout et n'importe quoi mais surtout soutient des initiatives allant à l'encontre de ce qu'elles veulent désirent et souhaitent....Cela devient grave quand il s 'agit d'organisme ou d'institutions publiques... aussi quand je suis en France je me propose non pour dire la vérité et jouer les experts etc.. mais pour inciter à des discussions...J' ai dans ce cadre écrit à la Région Poitou-Charente. Quant aux fours solaires j'aurais aimé savoir comment et où ils sont fabriqués à partir de quoi et comment ils sont distribués..bref pouvoir prendre contact sur place au Sénégal avec ceux qui sont partie pre,nante d'un projet que j'ai initié iol y a deux ans et auquel je suis attaché. Mépris? vous avez dit mépris? je n'ai aucun mépris pour ceux qui reprennent à leur compte et avec une efficacité que je n'ai pas des projet que j'ai soutenu....vous ne croyez pas??

Mais non, je vous embête. Et je vais vous embêter encore : êtes vous le seul, le meilleur, expert es-qualité sur l'Afrique ? Etes vous un impatient de nature, ou est-ce une qualité acquise par une éducation encore machiste ? Un lien sur un site DA qui évoque la participation de la Région PC au Sénégal; pour S Royal, c'est aussi une action en vue de l'émancipation féminine africaine, si le sujet vous intéresse, ce que j'espère ! http://www.savoiesdavenir.org/article-30054081.html

A vous lire, Françoise Mesnard, Ségolène Royal applique la politique du NPA en Poitou-Charentes. A quand une union avec le NPA?

Ségolène Royal tend la main à tous ceux qui souhaitent la rejoindre.

Les communistes la rejoignent, d'ores et déjà http://www.lepost.fr/article/2009/11/08/1780335_regionales-2010-vers-une-union-des-communistes-avec-segolene-royal-en-poitou-charentes.html Pendant ce temps, le politologue sarkozyste Cayrol nous explique à l'émission C Politique qui se déroule en ce moment, que O. Besancenot est sympa, frais et sincère, et que les gens l'aiment.

ou l'inverse ?

Kakadoundiaye, en effet, beaucoup serait à mettre à plat et à refaire...

Mais dans la pratique, comment "tout remettre à plat" sans créer une énorme crise!!! Je crois qu'il vaut essayer de "faire bien mieux" à partir de l' existant.

Je crois que S Royal est très en avance la dessus, dans bien des domaines . Sa région ne peut répondre à toutes les demandes d' explications mais elle met un site à la disposition de tous: "poitou-charentes.fr" , où on trouve les informations les plus diverses. Elle est reconnue par les représentants de l' International socialisme, et aujourd'hui, elle faisait un discours d' une heure sur le thème "un monde sans mur" ( murs réels, mais aussi barrières entre les "toujours plus riches" et les "de plus en plus pauvres", entre le Sud et le Nord, etc...) à Berlin, invitée pour cela par un organisme culturel international dont je n' ai pas le nom en tête...

Pour ce qui est de l' Afrique, le PNUD, qui fait partie de l' ONU, lui demande son aide pour encourager des actions de partenariat entre régions de pays du Nord et du Sud, sur le modèle de ce qui s' est fait en Poitou-Charentes. L'impérialisme n' existe plus officiellement ...c' est vrai, mais il a laissé des séquelles, et les ignorer empêchera d' avancer dans le bon sens.

Quant à l' éducation nationale, je suis de gauche, socialiste, j' ai toujours pensé qu'il fallait des syndicats efficaces comme contre-pouvoirs .. mais il y a sans doute eu trop d'opposition systématiques de ceux-ci à toute réforme, trop de "défense des acquis" dont certains auraient pu être réactualisés; le collège unique, d' accord, mais avec des moyens d' accompagnements qui n' ont jamais été donnés, et en veillant à ne pas dévaloriser les formations en alternance et les métiers manuels... Il faut toujours faire des réformes dans l'urgence, ce qui est dommageable...et en pensant au budget!

Peut-être qu'au lieu de proposer des réformes en force, combattues avec autant de force, les réformes devraient en effet se faire sous forme de débats publics.

Dans ma région (Rhône-Alpes), le président de région J Jacques Queyranne, un socialiste, a proposé, dès son élection, une forme de "démocratie participative", qui doivent correspondre à ce que vous appelez "débats publics", sur tous les thèmes de sa responsabilité, auxquels CHAQUE CITOYEN pouvait prendre part. J'y ai participé depuis 4 ans, et c' est impressionnant comme organisation et réel fonctionnement démocratique.On ne peut déborder des domaines impartis ni des "moyens", mais je pense que c'est une bonne manière de fonctionner.

@josie

merci de votre longue réponse.

J'ai bien conscience qu'il ne s'agit pas de "faire table rase"...si cela était envisageable à l'époque du lance-pierre il est bien évident que la remise en cause fondamentale des systèmes qui nous gouvernent engendrerait des perturbations telles au jourd'hui que cent ans ne suffiraient pas pour les faire oublier.Je aprle d'une révolution intellectuelle d 'abord. Repenser. Douter. Repenser encore.Redefinir. Former et se former. Nous avons une machinerie incroyable epoustouflante dont nous ne nous servons pas pour comprendre le monde . Il y a une césure drastique et dramatique entre les savants les chercheurs les experts et le public, vous moi, une ignorance insupportable alors que nous disposons de moyens de formation et de reflexions dont nous ne tirons rien peu et pas la substantifique moëlle. Nous vivons une nouvelle renaissance...pensons d abord, imaginons....

Sur" limpérialisme" je regrettais seulement que sur ce thème et dans le cadre d 'actions décentralisées la Région Poitou Charentes n 'ait pas organisé des assises de reflexion sur ce qu'il convenait qu'elle fasse...et que aucune région n'a a ce jour, mais je ne desespère pas, repris l 'idée d'un colloque sur les 50 ans de coopération , les 50 ans d'indépendance africaines.

Quant au débat public..ce n est pas exactement la participation c est une technique extrêment encadrée...je vais chercher des élements pour me permettre de vous en donner une idée. Bien a vous.

sur le débat public il y a de nombreux sites surgoogle ...je vous propose celui-ci :http://www.participation-locale.fr/..il pose les relations entre débat public et participation loale ( démocratie participative) mais il faut surtout entrer dans le vif d'u n débat public ayant existé pour voir ce qui se joue.

programme a completer !

 

Si vous etes coherent avec l'objectif de lutter contre les inegalites et les manques criant du necessaire chez les plus demunis, il faut nationaliser le logement et la productoon agro alimentaire.

 

Question : Besancenot partagerait il son deux pieces a Montmatre avec une demi douzaine de sans papiers ?

Non, non, on les mettra tous chez toi, ACNM

Kakadoundiaye, la technique employée par JJ Qeyranne est TRES encadrée.Vous me proposez d' aller chercher des renseignements sur internet... que n' allez-vous en chercher sur toutes les formes que peut prendre la "démocratie participative" ! Où avez-vous pris qu'il s' agit de "participation locale"?

Il ne s' agit pas de "parlottes participatives"!
En Poitou-Charentes, depuis plusieurs années, un forum de la démocratie participative réunit tous les ans des responsables venus de pays d' Amérique du Sud, de Scandinavie, etc... pour partager des expériences et des réflexions. Dans cette région, par exemple, les lycéens gèrent eux-mêmes un gros budget de leur établissement; des "jurys citoyens", tirés au sort dans la population, évaluent les résultats des politiques publiques, par rapport aux promesses, et font des propositions pour les améliorer.

La "participation" des citoyens n' est pas que de la "présence", mais une réelle possibilité de proposer, discuter, et de voir leurs idées prises en compte dans les décisions.
Je peux expliquer ce que j' ai vécu en Rhône-Alpes.

Première étape: la région a été découpée en 8 secteurs, et dans chacun, tous les citoyens étaient invités à se rendre, s'ils souhaitaient participer, dans un lieu où plusieurs centaines de personnes pouvaint être réunies. Après une étape d' explication, de proposition de thèmes, de questions de la salle ( avec plusieurs micros, écran géant), de réponses des responsables des domaines d'intervention de la région, les participants ont été répartis dans des ateliers. Dans ceux-ci, ils ont de nouveau pu exprimer leurs souhaits, propositions, Chacun pouvait finaliser sur papier , à la fin, sa ou ses questions ou propositions.

Les organisateurs ont su expliquer le rôle de la région: il fallait ne garder que les demandes qui étaient de son domaine de compétence.

Ensuite, pendant les années qui ont suivi, des réunions ont lieu au siège du Conseil Régional. J 'étais personnellement convoquée pour celles concernant le handicap. Les propositions ont porté sur l' intégration dans la cité, avec actions régionales pour encourager l'aménagement adaptée aux handicaps, des lieux publics, des constructions, amélioration de la formation, de l' offre d' emploi, de loisirs; j' avais choisi formation-emploi. A chaque fois, une organisation rigoureuse, avec intervention de personnel spécialisé pour gérer ce type de réunion. Le temps prévu était respecté, chacun pouvait intervenir et voir pris en compte son avis. A la fin de chaque réunion, des projets avaient éte mis en place;

Il faut noter qu'au final, ce sont le plus souvent les responsables d' associations ou d' organismes qui s'investissent dans cette participation, qui demande, pour les particuliers, du temps, à des heures de travail, des déplacements qu'ils prennent en charge; peut-être aussi que ces derniers ne se sentent pas assez informés, par rapport aux " spécialistes". Mais quelques particuliers, comme moi, étaient présents.

Les organisateurs doivent à la fois être très à l' écoute et savoir parfois, recadrer, ou trancher.

Depuis un an, des locaux ont été aménagées dans les 8 secteurs pour permettre des réunions décentralisées, ce qui facilite les déplacements.

@josie

merci pour cette relation de votre expérience de la démocratie participative....Je suis heureux que cela vous ait paru effectivement efficace et enrichissant. Je n'ai pas la même expérience même si je l'ai tété cette démocratie là dés le berceau militant...elle a fait je pense des progrès. Ils tiennent, comme dans le Debat Public au fait qu'il ne saurait y avoir de participation des citoyens si une question n'était pas préalable, circonscrite et négociéé et acceptée par tous.Viennent ensuite des procèdures et des procédés et je suis croyez moi heureux qu'elle ait trouvé à s 'épanouir... je retire donc ce que j ai dit..Ces procédures là, à ma connaissance, étaient et n'étaient que du ressort du Débat Public et la "démocratie participative" que j'ai connue n avait pas les mêmes contraintes....je fais donc amende honorable...et j'irai y regarder effectivement d 'un peu plus près.

Kakadoundiaye

Sur le site de "notre espoir à gauche", une expérience de "démocratie participative" est en place.Vous pouvez aller sur le forum.

Une réunion pour un projet commun sur l' éducation va avoir lieu le 14 novembre à Dijon.

Vincent Peillon avait mené une réflexion, dans les très grandes lignes, dans un ouvrage disponible dès le mois d'août. Il est une base de travail.

Les militants, dont je suis , sont invités depuis le 8, à envoyer leurs réflexions et propositions sur internet.

On sait déjà que des inspecteurs de l' éducation, Marnelle de Sarnez, Robert Hue, DKB, des syndicats, etc... seront présents.

Cinq ateliers vont travailler pendant une journée.. à la fin de laquelle il est dit que le projet sera présenté...

Le processus paraitrait satisfaisant, si ce n' était le "timming". Je n' arrive pas à croire que ce soit possible en une seule journée, sauf si les représentants politiques, syndicaux, inspecteurs se sont déjà consultés, et plus ou moins entendus sur un programme avant la rencontre. Ce qui ne serait pas choquant, à condition de vraiment tenir compte des propositions des citoyens. Ayant rapidement parcouru les commentaires, je me demande si une équipe suffisante a été prévue pour les exploiter réellement en si peu de temps, et en tenir compte le 14 ...il n' y est fait aucune allusion.

Cela me semble de la démocratie de façade. Je suis plus que sceptique...mais je peux me tromper et manquer d' informations !

J' ai participé à ce genre d' expérience pour la préparation de la contribution de Ségolène Royal pour le dernier congrès, mais une équipe de 20 "experts" était chargée de répertorier, classer, exploiter les commentaires, pendant des semaines. Il est vrai qu'il y avait plusieurs thèmes à traiter.

Josie,

Ce n'est en rien de la "démocratie participative". Celle-ci doit permettre qu'émerge du "public" des solutions ou propositions formulées par eux-mêmes, sans cadre pré-établi et en dehors de soit-disant experts ou dirigeants.

Vous me parlez-là de "maïeutique socratique" et non de démocratie participative, termes mis à toutes les sauces pour en cacher le goût manipulatoire.

Le problème de la "démocratie participative" est qu'elle est tout cela à la fois... et qu'en effet, à force de coller cette étiquette à n'importe quelle action faisant intervenir le public, cela ne veuille plus dire grand chose.

 

Ceci dit, je ne suis pas sûr qu'il faille donner une définition restrictive de la participation du public. Dans certaines villes, des opposants se référant plutôt au monde altermondialiste ont voulu, arrivant au pouvoir municipal dans le cadre d'une alliance de gauche, mettre en place une démocratie participative par et pour les habitants eux-mêmes. Ce message n'est pas du tout passé auprès des citoyens, qui ne se privent pas de rétorquer quelque chose du genre : "on ne vient pas en réunion pour trouver des solutions nous-mêmes : vous êtes au pouvoir, votre administration compte des professionnels compétents, donc si l'on vient en réunion c'est pour vous présenter nos problèmes et discuter des solutions que vous avez recherchées : nous vous avons élus pour cela !".

 

Ces différentes formes de participation se complètent : le pouvoir doit mettre en place des formes institutionnelles de participation permettant l'intégration de la parole des citoyens aux processus décisionnels. Par contre (nous en avons parlé par ailleurs), ces formes ne doivent pas servir à produire du "consensus mou" qui n'aurait rien de démocratique. A ce titre, le maintien et le développement des formes de participation ou de contestation par la société civile elle-même sont essentielles.

 

Je suis "grosso modo" d'accord avec votre analyse sinon que la démocratie participative - avec des écueils - s'est réellement développée, au Brésil, à Porto Alegre. Les choix étaient réellement décidés par la population y compris pour une part du budget.

Cela n'a pas empêché que la coalition de gauche (dont un maire issu de la "LCR" brésilienne, porteuse du projet du budget participatif ) se soit fait battre après deux mandats...

L'explication est sans doute à chercher du côté de ce que dit Romain Lacuisse : "on vient en réunion c'est pour vous présenter nos problèmes et discuter des solutions que vous avez recherchées : nous vous avons élus pour cela !".Et ce, dans le meilleur des cas. Quand les citoyens viennent en réunion. Parce que la plupart consomme de la démocratie exactement comme de l'eau ou du gaz. Et se comporte en client. Le mandat d'élu est désormais considéré comme un job (par nombre d'élus eux-mêmes d'ailleurs) et si la nation paie, la nation veut des résultats. Point barre. C'est consternant mais c'est la réalité pour la grande majorité. Valable dans toutes sortes de domaines d'ailleurs, dont celui de l'Ecole qui doit non seulement enseigner mais aussi éduquer. A quoi on les paie sinon ces fainéants de profs... etc... ad lib... Ben quoi, j'bosse moi, j'ai pas l'temps....Pas content

Vous avez en grande partie raison.

Quant aux élus qui font carrière comme si c'était un "job" comme un autre, il suffirait de qqs dispositions législatives pour en finir avec ces pratiques.

Au sein du NPA, tout élu se doit de continuer à travailler au moins à tiers temps...

Velveth, je suis d' accord pour dire que ce qui se prépare à Dijon est un simulacre de démocratie participative.

Mais il serait dommage d'en faire un amalgame avec d'autres démarches qui ont lieu, depuis plusieurs années, en France et ailleurs.

Vous avez votre conception très restritive de LA démocratie participative, et il est vrai que, pour les responsables politiques de différents pays latins , scandinaves, de gouvernements de gauche qui les expérimentent et organisent des forums sur ce thème ( dont certains en Poitou-Charentes), le sens est très large, car il s' agit pour eux, de la mettre en place à tous les niveaux. (dans une entreprise, un lycée,etc... un parti politique, une ville, une région, un pays ...l' Europe, le Monde...).

Il est évident que nombre de citoyens ne s'investissent pas dans cette tâche. Mais ma belle-mère ch'ti disait: "il y en a plus dans deux tête que dans une"... alors dans des milliers, ou simplement des centaines, qui sont sur le terrain !

Il est bien évident que plus le nombre de citoyens concernés est élevé, et plus la consultation demande organisation et réflexion préalable, intervention des politiques, pour poser les questions sur lesquelles les participants donnent leurs idées. .. il ne s' agit pas non plus de faire des politiques des spectateurs -centralisateurs à la tête vide !

Quand au mépris des "soit-disant experts", est-il raisonnable de penser qu'ils doivent être tous systématiquement incompétents, et exclus de la démarche?Préféreriez-vous que des secrétaires ne connaissant pas les sujets traitent les propositions qui remontent?

L 'alliance entre les idées des citoyens, eux-mêmes plus ou moins spécialistes, ou pas du tout, et des "experts", me parait la meilleure solution.

Bonsoir

étant en charge de la démocratie participative à la Région Poitou-Charentes, je peux témoigner de la nécessité de clarifier la définition de la démocratie participative que beaucoup confondent avec la démocratie de proximité

la démocratie participative permet l'association des citoyens à la prise de décision sur des sujets précis et sur un périmétre précis qui les concernent ... elle doit être représentative (tirage au sort, totalité des membres d'une communauté, acteurs d'un dispositif) et forcément limité au temps du débat participatif (jury , budget, forum partcipatif) pour éviter la main mise de "citoyens professionnels" sur le débat

et cela implique qu'un vrai pouvoir de décision est remis aux participants

ex 10 % du budget des lycées est dédié au budget participatif décidé par tous les membres du Lycée (enseignants, TOS, éléves ...) de même, les propositions du jury citoyen doivent être réellement appliquées ou les idées du forum participatif mises en oeuvre

il y a une méthodologie précise avec des régles éthiques précises

a noter qu'un 2 éme jury citoyen va se réunir samedi et dimanche prochain à Poitiers pour évaluer la politique transport de la Région Poitou-Charentes (scoop en direct sur Mediapart !!)

Voici qui recadre bien le débat. Merci.

En effet, en matière de participation institutionnelle, définir un cadre de discussion clair est impératif. Par contre, ces règles de discussion ne peuvent pas être intégralement élaborées par l'institution et soumises "telles quelles" aux participants : elle doivent être co-élaborées, pour plusieurs raisons :

- s'assurer qu'un enjeu important de la discussion n'a pas été laissé de côté ;

- s'assurer que toutes les solutions possibles au problème mis en débat soient bien abordées ;

- s'assurer de la transparence de l'information, non seulement en ce qui concerne les données factuelles mais aussi les différentes opinions s'attachant au problème traité ;

- et en résumé, garantir aux participants la transparence, l'équité et la sincérité du processus.

Cette élaboration partagée des règles de discussion nécessite l'interrogation préalable des parties prenantes (associations, partis, institutions, etc.). L'un des écueils de la démocratie participative peut être l'affichage d'un dialogue direct entre le pouvoir et les "citoyens lambda" (par opposition aux "citoyens professionnels") : il peut y avoir une tendance dangereuse à laisser la société civile organisée à l'écart de la démocratie participative. Si le "simple citoyen" discute avec le pouvoir sur la seule base des informations fournies par celui-ci, la participation n'apporte pas de progrès démocratique, bien au contraire. D'ailleurs, les forces de contestation qui trouvent les débats biaisés ont les moyens de le faire savoir (cf les débats publics sur le nucléaire ou, actuellement, sur les nanotechnologies).

Donc oui à un cadre précis du débat, bien sûr, mais en veilant à ce que toutes les parties prenantes soient intégrées à la discussion, et en veillant à ce que les débats menés dans des panels de citoyens soient inclus dans un débat public plus large.

 

Je suis plus dubitatif sur le "vrai pouvoir de décision" aux habitants : à quoi cela sert-il d'avoir des représentants élus, du coup ? On se plaint d'un écart croissant entre les élus et les citoyens, et pourtant on confirme par ce biais l'idée que les bonnes décisions sont celles prises directement par le peuple. Si l'on voit la démocratie participative comme un moyen de remettre le citoyen au coeur du jeu politique, c'est moins en lui octroyant le droit de décider sur quelques sujets qu'en lui donnant un pouvoir général de s'informer, débattre, donner son avis et voir cet avis intégré au processus de décision des élus. Mais cette forme modifie plus la gouvernance locale, et s'avère plus contraignante pour les décideurs : il est plus facile de "lâcher" quelques sujets aux citoyens en conservant des processus de décision inchangés sur tout le reste.

 

(ceci sans faire référence spécialement à ce qui se passe en Poitou-Charentes, dont je n'ai aucune idée)

à Romain Lacuisse

Il semble que vous restez prisonnier de la seule "démocratie représentative". Or, confier un mandat de 4, 5 ou 6 ans à un élu sur la base de vagues promesses jamais tenues n'est guère compatible avec mon souci de réelle "démocratie participative" qui devrait permettre, pour le moins, aux citoyens de s'approprier les priorités budgétaires (l'ensemble du budget ) voire pourvoir entreprendre la révocation de l'élu si celui-ci mène une politique en contradiction avec les mesures annoncées. Cela demande l'introduction de référendums locaus, régionaux et nationaux à mi-mandat sur la base d'une pétition recueuillant plus d'un % des inscrits à définir.

"en lui donnant un pouvoir général de s'informer, débattre, donner son avis et voir cet avis intégré au processus de décision des élus."

 

Ce n'est déjà pas mince.... Essayez par exemple dans une commune de savoir comment sont déterminées les "cotes" des quartiers pour le calcul des taxes locales...

 

Ce processus de délégation partielle des élus à un ensemble de citoyens identifiés selon les modalités définies par Françoise Mesnard permet de raccrocher les citoyens au fait politique. A redonner du sens à la chose commune. Et l'envie de s'intéresser à l'ensemble. Je suis bien d'accord que cela passe par l'éducation populaire : les acteurs doivent posséder les mêmes cartes. Il suffirait de "presque rien"... des UPP, par exemple... à l'échelon local. Un bon moyen d'y voir affluer les citoyens concernés serait de leur fournir les ressources pour les organiser eux-mêmes.

 

A ce sujet, le TCE a été un excellent test en grandeur réelle de ce qu'il était possible de transmettre hors du champ traditionnel de débat.

Chère Dianne,

Voir ma réponse au-dessus de votre propre commentaire.

Ce sont des propositions de bon sens. Le fameux "droit de suite" des électeurs qui permettrait de stopper l'inflation des promesses électorales. Et le retour sur terre de certains élus ivres de leurs prérogatives sans partage...

Cela aérerait sacrément la vie publique...

Par rapport à des méthodes de gouvernance autoritaires, n'autorisant les citoyens qu'à accepter, ou à critiquer sans pouvoir intervenir, c'est un grand progrès que les citoyens puissent participer à des choix, à des évaluations, dans leur lieu de vie,de travail, voir leur pays, etc...

Il est intéressant d' accueillir ces pratiques nouvelles, qui se cherchent encore, avec cette conscience qu'il y a volonté d' améliorer la gestion ,en tenant compte de l' avis de ceux qui sont sur le terrain, et de rendre les citoyens partenaires, coscients de tous les enjeux et difficultés à tenir compte de l' ensemble des facteurs .

Mais soupçonner par principe qu'il ne peut y avoir que duperie ... je préfère l'optimisme .Simplement, il faut être vigilant pour qu'aucune dérive ne s' installe, pour que la transparence soit effective.

Quel que soit le système, il faudrait toujours être vigilant.

 

Parce que vous pensez qu'aucune dérive ne s'installe ?

Ce n'est plus de l'optimiste mais, pardonnez-moi, de la naïveté.

« C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser (...) Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.»

Une nouvelle fois, si des décideurs promeuvent la participation du citoyen en lui récusant un rôle de contre-pouvoir, ils commettent un contresens (en plus d'une belle erreur tactique, mais passons).

 

Dans nos sociétés quoi-qu'on-en-dise démocratique, les contre-pouvoirs issus de la société civile existent déjà de toute façon. La participation du citoyen peut servir à intégrer l'apport de ces contre-pouvoirs dans les processus décisionnels pour rendre ceux-ci plus justes et mieux éclairés, mais sûrement pas à affaiblir les sources de contestation.

 

Si nous n'ouvrons les processus participatifs qu'aux bons citoyens "ouverts et constructifs", nous n'aurons plus rien à envier à la société harmonieuse de Hu Jintao.

Travaillant à la participation du public pour une administration, je ne peux en effet qu'être prisonnier (volontaire, quand même) de la démocratie représentative. C'était justement le sens de mes interventions ici de dire que l'on ne développe pas la participation depuis "l'intérieur du système" de la même manière qu'hors-système.

 

Ceci dit, si l'un ou l'autre acteur parle de démocratie participative, c'est toujours en partant du constat des limites et imperfections du système représentatif (et plus largement du vote : le référendum partage avec l'élection certaines de ces limites). Quelle que soit la procédure de participation mise en place, si elle est sincère, elle consistera forcément en un plus fort encadrement du pouvoir des élus : la participation contraint les décideurs à la transparence ; elle les contraint à la prise en compte des avis du public ; elle élargit le cercle des acteurs des politiques publiques et atténue donc le poids des notabilités : autant de choses que l'élection ne prévoit pas (voir ici le résumé d'un article d'Archon Fung à ce sujet). Annoncer faire participer le public sans rien changer à ses modes de décision et de responsabilité devant le citoyen n'est-il pas du "democratiewashing", si je puis me permettre un néologisme affreux ?

Reste encore à s'entendre sur ce qu'est une participation sincère : pour cela, je ne vois pas de meilleur garantie que l'établissement d'une règle de conduite pour les décideurs, sa reconnaissance par les acteurs d'une collectivité et bien sûr son respect par l'institution. Le droit de pétition que vous évoquez, voire des formes encore plus contraignantes si vous voulez, peuvent tout à fait être adoptées par des représentants élus (au moins en tant qu'engagement moral ; comme règle de droit ce n'est pas toujours possible). Si vous souhaitez mettre réellement en application les dispositions auxquelles vous appelez en matière de démocratie participative, ne vous faudra-t-il pas être élus vous-mêmes ?

Le NPA a des élu(e)s y compris régionaux. Aucun ne participe à la gestion libérale de ces régions et tous continuent à travailler au moins à 1/3 temps.

Sans participation à l'exécutif, arrivent-ils à faire valoir leurs points de vue, notamment en matière de démocratie participative ? Par exemple, je vois que le NPA est présent au Conseil régional de Rhône-Alpes, qui affiche une politique participative (et dont on a déjà parlé dans ces commentaires) : sauriez-vous ce qu'il en est ?

Ma question vaut également pour le NPA à l'échelon local, d'ailleurs.

Etant trop faibles numériquement pour infléchir quoi que ce soit, cela n'empêche pas ces élus de proposer mais d'être rarement écoutés.

Dans la mandature précédente, on doit aux 2 conseillers régionaux LCR, la gratuité des transports pour les chômeurs et économiquement faibles de Midi-Pyrénées.

Il a fallu une forte mobilisation des associations et de la population pour que cette mesure soit finalement votée par PS, Verts, LCR et PCF.

Il n'y a pas de "démocratie participative" dans les régions mais de la manipulation d'opinion. Du moins, est-ce mon avis.

Merci. Une autre question, du coup, plus abstraite :

 

Que pensez-vous de la notion de "tiers garant" en matière de participation ? Portée notamment par la commission nationale du débat public, elle désigne l'organisation et l'animation des discussions publics par une autorité neutre, qui est chargée de veiller à la transparence, l'équité, l'inclusion des citoyens et la qualité argumentative des discussions, sans jamais prendre parti sur le fond du sujet traité.

Les élus sont porteurs de valeurs et d'un programme politique, auxquels ils sont censés se tenir sous peine d'être accusés de retourner leur veste.Or, la démocratie participative nécessite - dans la plupart de ses acceptions - l'expression et la mise en débat de l'ensemble des positions portant sur un sujet donné, puis la prise en compte de ces arguments dans la décision politique.

 

Que pensez-vous donc (vous-même ou, encore mieux, le NPA) de la contradiction entre la nécessité pour les élus de "tenir leur programme" et la possibilité que certains éléments fondamentaux de ce programme puissent être remis en cause par la participation du public ?

Si les élus le sont, on peut partir du principe que c'est pour appliquer le programme qu'ils ont défendu et qui l'a emporté sur ses concurrents. Aussi, s'ils doivent tenir compte des critiques voire des interpellations ou pétitions des électeurs, ils ne peuvent être remis en cause pour défaut d'honnêteté.

Ce n'est pas le risque qui nous menace tant il est vrai que les "promesses de campagne" ne sont tenues le plus souvent qu'en paroles (Sarkozy et le pouvoir d'achat inaugure son mandat par le bouclier fiscal !) mais c'est vrai, aussi, pour une partie des engagements du PS dans les régions.

Quant au "tiers garant", je ne crois pas en la neutralité...

"il est vrai que les "promesses de campagne" ne sont tenues le plus souvent qu'en paroles" Vous croyez vraiment que "les propositions initiales du Npa pour un programme régional" seraient effectives, en cas de victoire de celui-ci ?

Je le pense sincèrement.

Cela dit, le problème ne se pose pas: le NPA ne peut avoir la majorité dans quelconque région !

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