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La gauche de gauche et les élections

Ci-dessus photo d'une des mille caméras de vidéosurveillance que M. Delanoë veut installer à Paris !

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Je vais faire bondir plus d’un(e) mediapartien(ne) qui se classe à gauche. J’en prends le risque.La gauche, pour moi, c’est désormais la gauche anticapitaliste rouge et verte dans sa diversité.

Celle qui abuse du mot mais n’a plus, dans son programme, la transformation sociale radicale de la société en usurpe l’identité.La porosité idéologique entre PS et UMP est telle que plus personne ne s’étonne des « transferts » d’un Besson ou d’un Kouchner. C’est dire.

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La gauche anticapitaliste n’inclut pas plus, à mon sens, un PC emmené par MG Buffet que le PG de Mélenchon, vite marié (avant son congrès , belle leçon de démocratie !) avec la direction du PC (Qu’en pensent les membres du PC ? On ne le saura pas davantage !)..

 

PC et PG ont en commun leur participation au gouvernement Jospin avec, sur l’Europe, un bilan funeste résultant, entre autres détails, des signatures des traités d’Amsterdam, de Barcelone et de l’agenda de Lisbonne qui nous valent déréglementations, privatisations et dérégulations dont se délecte désormais la droite au pouvoir.Il n’est certes pas question de rappeler sans cesse ces soumissions à l’Europe des marchés financiers pour repousser toute alliance future avec ces formations mais la retenue s’impose..

 

Les pressions de JL Mélenchon et de MG Buffet sur le NPA à propos du prochain scrutin des « européennes », dérisoires par leur insistance et savoureusement relayées par la presse sarkozyste, font de cette élection leur seul horizon unitaire !Le NPA, lors de son récent congrès, n’a pas cautionné une telle combinaison électoraliste. Ce serait avaliser des unions à géométries variables selon le type d’élections et préparer des lendemains qui déchantent pour celles et ceux qui espèrent encore en la parole et la pratique politique. .

 

Tout le monde sait que le PC (avec le PG ?) reconduira ses alliances avec le PS pour les « régionales », neuf mois après les « européennes ». Il ne s’en cache d’ailleurs même pas. Ce parti est tellement sous perfusion électorale qu’il ne voit rien de funeste dans son étrange comportement. Un coup à gauche, un coup à droite. Avec le NPA, les années impaires, avec le PS – MODEM, les années paires !

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Personne n'a le monopole de l'aspiration à l'unité pour nous débarrasser de Sarkozy et comme beaucoup, ici, je souhaite un autre paysage politique que celui auquel nous sommes confrontés. J'ai, malgré tout, au 2ème tour, toujours voté pour ceux qui se prétendent de gauche.
Mais, faut-il persévérer dans la voie d'éventuelles victoires électorales qui deviennent des échecs politiques dont "on ne se remet pas" ?
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La balle de la « désunion de la gauche de gauche » est donc dans le camp des heureux conjoints PC / PG sous l’appellation usurpée de « front de gauche »..

 

Cela veut-il dire qu’aucune alliance ne soit possible ?Evidemment, non. .

 

Dès lors que différents partis ou courants (tels les Alternatifs) adhèreraient à des comportements unitaires basés sur un solide fond programmatique tout en s’engageant sur la durabilité de « cadres unitaires », tout devient possible.D’ailleurs, des rencontres ont eu lieu. D’autres se tiendront..

 

Et si PC et PG retrouvaient, par "miracle laïque", le chemin d’une certaine vertu politique, des accords resteraient possibles malgré d’importantes divergences sur le rapport aux institutions européennes, le nucléaire, l’indépendance de la BCE.

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A suivre…

Tous les commentaires

Un peu court et un peu rapide, Cher Velveth ! Même qualificatif d'ailleurs pour la proposition de Front de Gauche faite par le PG. Ce qui me parait le plus intéressant dans le NPA c'est son positionnement anticapitaliste clairement affirmé. Je ne sais plus, pour ma part, ce qu'être de Gauche veut dire aujourd'hui.

kairos Le terme "anticapitalisme" laisse songeur... car il ne définit pas une positivité, comme le faisait "socialisme", mais un regroupement tribunitien... Tout reste à définir, sauf la "rupture" (quelque chose de Sarkozy, sur un air connu? Et promis à mieux que "la rose et le poing" de mai 81?)... Par ailleurs, à l'heure de la globalisation, peut-on envisager la réussite d'un tel front anticapitaliste hors d'un mouvement mondial (n'est-ce pas Trotsky s'opposant à Staline sur la construction du socialisme dasn un seul pays)? Enfin, sans alliance avec la gauche, voire le centre gauche, à part la reconduction de Sarkozy and Cie, que permettra cette stratégie (le vieux choix léniniste: autant la vraie droite que la sociale-démocratie)?

Au contraire le terme "anticapitaliste" prend bien en compte la crise profonde traversée par ce système et le fait que, comme le disait André Gorz avant sa mort, la sortie du capitalisme a commencé. Il prend bien en compte aussi le fait que l'approche par les modèles de société a complètement échoué, soit dans la tragédie avec le communisme, soit dans le ridicule et la corruption avec la social-démocratie. Ce qui me semble le plus manquer c'est la redéfinition de ce qu'est le pouvoir, la puissance comme capacité d'agir ensemble et non comme domination. Là aussi le NPA est intéressant avec sa formule "prendre le pouvoir sans être pris par lui" qui rappelle la formule des compagnons que bien des politiques devraient suivre " servir sans se servir ni s'asservir". Ce qui rend les choses particulièrement complexes c'est la multiplicité des lieux de "pouvoir" ou plutôt des échéances électorales. Européennes, régionales, municipales, cantonales, , législatives, présidentielles. Un travail de clarification des enjeux réels de pouvoir, au sens puissance, portés par ces différentes échéances est essentiel. Où est-on dans l'action politique, où est-on dans la gestion ? La proposition du NPA au PG et au PC, même si elle n'est pas exempte de caractère tactique offre l'opportunité de mener ce débat. Et ce que l'on va rapidement trouver au détour du chemin c'est l'enjeu personnel des professionnels de la politique...pas forcément de pouvoir mais de travail, au sens du gagne pain...

kairos Cela ne fait-il pas longtemps déjà que la sortie du capitalisme a commencé? et n'est-ce pas de sortir de lui-même que le capitalisme a largement vécu? Cela ne ressemble-t-il pas au fameux bout du tunnel et autres lendemains qui chantent? Et ne rabattez-vous pas un processus long (un mode production économique), relativement indécidable, avec un projet politique à court terme (bien que récurrente): créer une force d'opposition de rupture à gauche? Vous-même parler d'un travail, d'un débat... ce qui ne vous paraît pas en décalage avec les attentes sociales et leurs solutions réalistes? Le pouvoir comme la nature ignore le vide: pendant les travaux, il s'exerce... à droite!

Cher Thierry Ternisien, Total accord avec votre commentaire. Pour ce billet, je n'ai voulu aborder qu'un aspect éminemment tactique: les élections. Comme je le dis dans mon billet: Personne n'a le monopole de l'aspiration à l'unité pour nous débarrasser de Sarkozy et comme beaucoup, ici, je souhaite un autre paysage politique que celui auquel nous sommes confrontés. J'ai, malgré tout, au 2ème tour, toujours voté pour ceux qui se prétendent de gauche. Mais, faut-il persévérer dans la voie d'éventuelles victoires électorales qui deviennent des échecs politiques dont "on ne se remet pas" ? Je me suis bien gardé de tout commentaire sur la définition de l'anticapitalisme tel que l'a fait le congrès du NPA. Eco-socialisme ou socialisme du XXIème siècle...Bof. Je préfère votre version, Thierry.

Le pouvoir s'est malheureusement aussi exercé à droite sous la gauche depuis 1983. Parfois, pas toujours, moins durement. L'alternance au niveau national n'a pas grand intérêt si c'est pour remplacer une politique de droite par une gestion de gauche. Cela a probablement plus de sens au niveau local. Quant au niveau européen une réorientation radicale est indispensable tant les idéologues les plus bornés du néolibéralisme sont en priorité à Bruxelles comme la crise le démontre tous les jours.

C'est bien l'enjeu des prochaines "européennes" mais ne rêvons pas !

Je suis bien d'accord avec votre analyse, Velveth. Mais comme nous le disons tous ici, la question des alliances au moment des élections pose un cas de conscience. Car nous préférons quand même, à tout prendre, un socialisme à ventre mou qu'une droite sarkozyste. Je vois le NPA comme un aiguillon pour la gauche, qui peut pousser vers la radicalité (relative) les ventres mous... même si nous savons que la couche adipeuse de ces ventres est tellement épaisse que l'aiguillon fait un effet réduit. Le NPA est un poil à gratter politique indispensable. Il rappelle des principes fondamentaux que la gauche molle tend à oublier dans ses ronronnements.

Bonjour Art Monika Vous avez en grande partie raison mais, crise extrême du capitalisme aidant (nous n'avons encore rien vu des désastres qui vont s'amonceller), le NPA peut avoir un rôle qui dépasse celui d'un aiguillon. Les prochains mois nous le diront. Bien à vous.

On s'indigne : Comment osez vous ? "La gauche anticapitaliste n’inclut pas plus, à mon sens, un PC emmené par MG Buffet que le PG de Mélenchon, vite marié (avant son congrès , belle leçon de démocratie !) avec la direction du PC" (Velveth) On moque : Ben voyons : il vous faudrait un PC sur mesure emmené par Besancenot ou Velveth peut-être ? Sinon rien, point d'anticapitalistes. Antilibéraaux, au moins ? Même pas sûr. On se fâche : Les procureurs qui profèrent aujourd'hui cette fatwa sont les mêmes qui pendant des décennies, du temps de la splendeur du stalinisme, nous ont expliqué qu'il ne fallait pas "jeter le bébé avec l'eau sale du bain" (slogan favori à la LCR) à savoir : ne pas confondre la direction du PC avec sa base ouvrière ni l'URSS stalinienne avec un régime bourgeois ou pire avec le fascisme (fallait dire pudiquement "brureaucraties ouvrières"). Sachez, Monsieur le Procureur flagorneur, que le PC, voire les amis du PG (je ne suis ni chez ni chez l'autre) pourraient vous en remontrer en termes d'implantations sur le terrain des entreprises et de sympathie populaire. Je vous le répète : que vous le vouliez ou non, vous ne ferez pas table rase de votre passé (dont vous réclamez pour partie l'héritage). On rigole : Quant au mariage du PG avec le PC, vous feriez mieux d'éviter ce genre de métaphore de mauvaise polémique : celui de raison et incestueux , de la grenouille LCR avec le veau NPA ne laisse pas dupe. La cérémonie a été toutefois fort bien filmée. On constate : Le masque hideux du sectarisme satisfait et ridicule est tombé : "le NPA peut avoir un rôle qui dépasse celui d'un aiguillon." Vous n'avez pas compris que c'est d'un bulldozeur dont on a besoin ? On pleure : Pire qu'écœurant : désespérant.

Vous me permettrez de vous laisser à vos délires sans y réagir. D'autant que vos propos changent entre le soir et le matin. Quant au PC, le NPA n'a pas vocation "à reprendre" des entreprises ex-staliniennes en perdition.

La direction de la LCR a gagné. La direction du NPA a suivi la même ligne qu'elle, pour les élections aussi. Le NPA est guévariste, mais se garde bien de refaire l'histoire du foquisme, le NPA n'est plus trotskyste, là je dois dire que j'avais sous-estimé à quel point. Je continuerai dans quelque minorité du NPA, donc. Les militants du PCF n'existent plus, ces sots l'ignorent puisque le diagnostic est tombé venant de la majorité du NPA: ce parti est "mort". Il fallait regarder les manifestations du 29 janvier pour savoir que cela est faux. Mais peu importe. L'enjeu serait de convaincre ces militants aussi. La position du NPA pour ces élections européennes va isoler le NPA. Qui fera un bon score, ce qui validera la ligne. Bon. Mais je m'égare, je regarde dans le rétroviseur. Et je m'égare encore plus: je ne trouve pas ces propos de Laskaert délirants.

Merci. C'est qu'au NPA ça rigole pas vraiment en ce moment et l'ironie , alors là, camarade, ça les énerve pas qu'un peu surtout quand on leur rafraichit la mémoire LCR-PCI 4ème Internationale pas si vieille que ça. Vous comprenez, c'est qu'il y a les petites jeunes recrues qu'il faut persuader de guévarisme unitaire. Là, je délire. Il semblerait qu'on soit pas mal en ce moment à délirer sur la question. Pauvre Velveth : les délires de ses média-fans et l'horreur journalistique, ça doit faire beaucoup. Et moi qui "change de propos du matin au soir" par dessus le marché ! Et oui : j'évite de me répéter et de copier- coller d'un billet à un autre post...C'est sûr, j'écris pas un bulletin intérieur. La pensée pas unique ça égare un peu.

Allez, on va concentrer nos efforts contre Sarkozy. Cette histoire m'attriste vraiment. Mais ce ne sont que des élections, élections qui ne sont jamais un de ces moments où la dialectique casse des briques.

A pascal b A chacun selon ses besoins. Tu sembles vouloir "sauver" le PC (qui m'a exclu) de son naufrage. Tu en as tt à fait le droit. On peut être au NPA et avoir des divergences. Moi non plus, je ne sais pas encore comment les sensibilités vont s'organiser. On a le temps ! Et ce n'est peut-être pas l'urgence du moment. Il y aura vraisemblablement une large tendance éco-socialiste dans laquelle je trouverai ma place.

Je ne veux pas sauver le PCF; je ne veux pas que les militants du PCF finissent tous dégoûtés de la politique; il y en a plusieurs pour lesquels j'ai le plus grand respect, respect politique aussi. Par contre les militants du PS ne me sont pas un souci depuis belle lurette. A part Filoche qui mériterait mieux. Mais oui, pour le NPA, on a le temps. Et si on ne l'a pas, ce sera que les choses avancent de façon imprévue et les chicaneries d'aujourd'hui seront oubliées.

L'ensemble des syndicats, qui ont compris et démontré que l'union fait la force se rencontrent pour étudier des stratégies communes, bien que des divergences existent entre eux. Pourquoi n'est-ce pas possible avec les divers courants politiques de la gauche de gauche ? Une rencontre sans préalable, sans oukase, où chacun présenterait tout bonnement son point de vue, ses projets, ses espoirs comme ses craintes est-elle à ce point impossible ? Le 29 janvier tous ces courants politiques étaient présents ensemble, NPA, PC, PG, Alternatifs, Fédérés, etc., unis dans un même combat lancé par l'intersyndicale. Ne peuvent-ils se retrouver autour d'une même table ? . Fatigués des espoirs déçus, nous sommes nombreux à rester sur la touche tant que cette désunion perdure, et tout aussi nombreux à ne pas vouloir donner nos voix à ceux qui en porteront la responsabilité. . Par pitié Velveth, cessez les procès d'intention : beaucoup de choses ont changé depuis que le PS est laminé. Ne laissez pas à gauche ce seul choix entre x groupuscules éparpillés et ce PS, car alors c'est lui qui aura le meilleur score et nous éliminera, de fait, tous ou presque au final, alors que tous ces x regroupés pourraient au contraire le ravaler au second plan.

Velveth, comme il l'a rappelé en passant, fut une des chevilles ouvrières des Comités unitaires antilibéraux, dans leur site internet et leur tentative de centralisation. La vigueur de ses réponses ne doit pas le faire oublier. Je n'ai participé quant à moi à l'organisation de cette expérience unitaire qu'au niveau de ma ville.

Que croyez-vous ? Evidemment que NPA, PC, PG, Alternatifs se rencontrent et discutent. Il ne s'agit pas de se mettre d'accord sur une journée d'action mais d'offrir un réel débouché politique durable. PC et PG s'en tiennent à un accord (sans programme !) pour les seules européennes pour pouvoir rejoindre le PS huit mois plus tard lors des régionales. Le NPA trouve cela "gonflé". Pas vous ?

à Velveth "Gonflé", ok, si le rapport que vous en faites ici n'est pas incomplet. Dites-le leur directement, et ramenez-nous leur réponse. Ravi d'apprendre enfin qu'ils "se rencontrent et discutent". Plusieurs fois que je l'implorais mais que vous ne m'en disiez rien. Où peux-t-on s'en assurer, car je n'ai lu cette bonne nouvelle aucune part ?

Je suppose que cela doit apparaître d'une façon ou d'une autre sur le site de l'ex-LCR ou celui du NPA. Je n'ai pas vérifié. Il y a eu, également, un article dans Le Monde. Je peux vous assurer que le NPA a déjà rencontré à plusieurs reprises le PC, les Alternatifs et une fois, le PG. Cela a donné lieu à compte-rendus (non publics) extrêmement détaillés et envoyés à tous les militants. Enfin, je vous signale que nous devons le texte unitaire de 10 partis et courants de la gauche (de LO au PS, une grande première) pour appuyer la grève du 29 janvier à l'initiative du NPA.

"Une rencontre sans préalable, sans oukase, où chacun présenterait tout bonnement son point de vue, ses projets, ses espoirs comme ses craintes est-elle à ce point impossible ?" (snp) On en est loin, chaque groupe de gauche de la gauche tenant mordicus à ses petites différences. Parmi celles-ci, à quoi servent aujpourd'hui les références au léninisme et au trotskysme ou à la IVème internationale ? A quand le bilan critique du marxisme, et de ce qui a suivi, pour ne garder que ce qui nous aide à penser le social et l'humain contemporains? Je pense qu'il nous faut aujourd'hui une alternative qui parte des questions, et non des réponses qu'ont offerts léninisme et trotskysme (et anarchisme institué). Renoncer aux réponses préconstruites qui peuvent faire oeillères, réintroduire le doute, comme dit Ph. Corcuff.
éditéJ'ajouterai ceci : chaque courant de la gauche révolutionnaire offrait des réponses, certes (une utopie, fondée sur une connaissance des rapports humains plus rêvée que raisonnée ou raisonnable); Mais chacun posait et pose encore une ou des questions fondamentales. Et pourrait y revenir; Les échanges que souhaite snp pouraient se faire alors sur des questions. J'en ai deux ce matin : Pourquoi y a-t-il domination, et exploitation de l'homme par l'homme ? Qu'est-ce qui empêche les humains d'autogérer leurs affaires sociales et économiques ? Les réponses en termes "d'aliénation" données il y a un siècle ou deux, et qui ont fondé les différents courants de la gauche révolutionnaire, ne correspondent pas à l'état des connaissances que nous avons aujourd'hui.

Philippe Corcuff "réintroduit le doute", oui, oui, et aussi fait l'éloge de la "fragilité"; et ensuite il peut citer Machiavel et soutenir une position d'affirmation identitaire du NPA, ce dans les mêmes termes que tout autre dirigeant du NPA. Affirmation identitaire dans laquelle on cherchera où le doute en sa subtile fragilité pourrait bien se loger. Avant de dire que Marx, Lénine, Gramsci, Luxembourg, Trotsky, etc... sont des références dépassées, il conviendrair d'en faire la critique argumentée et détaillée. Ce qui n'a pas été fait, à ma connaisance, mais qui est un travail à l'oeuvre. Auquel participe Daniel Bensaïd et d'autres. De façon contradictoire. Personne ne part plus des "réponses" que ces théoriciens, qui étaient des militants, auraient apportées. Certains considèrent que l'expérience passée, les débats passés, les controverses passées sont instructives pour l'action d'aujourd'hui. Laurent Mauduit dans sa série d'articles sur le bonapartisme comme posture de Sarkozy a fait longuement et judicicieusement référence à Marx et à Trotsky.

Pour le doute, bien d'accord. Ma trajectoire politique, d'ailleurs, l'illustre, Viré brutalement du PC, j'ai rejoint la LCR dont j'ai démissionné pour un désaccord tactique en 2006. J'avais pourtant dirigé la com' et les relations Presse de la LCR de 1998 à 2003 et celles d'Olivier Besancenot en 2001-2002. Membre de la Fondation Copernic, j'ai vu la haine qui animait certaines délégations lors des réunions "unitaires" pré-présidentielle (le PC !). Membre des CUALs, j'ai fait la campagne Bové. Catastrophique. J'ai repris langue avec le processus NPA. Avec vigilance. Je ne me suis jamais défini comme trotskyste ou guévariste ou je ne sais quoi. J'ai puisé chez Marx et d'autres ainsi que chez Rosa Luxemburg des raisons de continuer mes engagements de l'année de mes 15 ans. J'ai dépassé les 45 annuités de militantisme... Quant aux rencontres NPA - PG - PC etc, elles ont déjà eu lieu et d'autres sont prévues mais relisez mon billet: PC et PG ne veulent utiliser le NPA que pour les "européennes". Et puis, ciao, retourner au bercail socialo. Ben, moi, je n'ai pas envie de cette "unité là".

Je crois qu'il était important que vous précisiez ce parcours car votre verve polémique fait que vos contradicteurs de Mediapart pourraient vous croire sectaire. Je sais que des rencontres npa avec les autres partis de la gauche de gauche ont eu lieu et vont continuer. Mais ce dont nous parlons ici, ce sont des interventions publiques et publiées. "Le PCF et le PG ne veulent utiliser le npa que pour les "européennes"": pour les direction du PCF et du PG, sans nul doute. Mais le NPA aurait pu les prendre au mot, qu'un accord le plus avancé possible se fasse et que le NPA insiste sur le fait que cet accord ne saurait que valoir engagement anticapitaliste pour la période suivante. Ce serait une position claire qui permettrait d'engager un débat franc comme dise les diplomates. Et de dénoncer le double discours, s'il se vérifiait des PCF et PG, en position de force. Je ne suis pas enthousiasmé du tout par les Mélenchon, Autain, Buffet, leur vie leur oeuvre, mais peu importe ici. Comme il importe peu que l'écoute répétée de Besancenot, ne m'intéresse plus; mais là il s'agit de médias, pas de programme politique. Cette "unité-là", Fédération, PG, Npa, voire PCF serait utile, je crois.

Si cette "unité là" pouvait se concrètiser durablement sans arrière-pensées électoralistes du PC et du PG, je suisd évidemment preneur même si le productivisme du PC a tendance à me donner des boutons...

Je ne pense pas qu'on puisse mettre dans le même sac Clémentine Autain, très active en 2007 dans la tentative de réunir la gauche de gauche, style "Fédération" actuelle, avec Jean-Luc Mélenchon qui dans le même temps roulait pour le PS et Marie-Georges Buffet qui tentait une grossière OPA sur cette gauche de gauche pour combler les rangs de son parti en déconfiture.

Clémentine Autain a été très active en 2006 - 2007 pour faire échouer la tentative de candidature unitaire. Dans l'ordre (je faisais partie des réunions de négociation au titre de la Fondation Copernic, passerelle permanente entre les mouvements de gauche - hors PS): Mai 2006, MG Buffet est annoncée par le CEN du PCF comme étant la "candidate unitaire naturelle". Du PC pur jus. Juin 2006, la LCR fait savoir qu'une candidature unitaire ne peut être issue d'un des partis politiques et qu'Olivier Besancenot sera candidat sauf si les négociations aboutissent. Au cours d'une réunion nationale des collectifs unitaires, une large partie de ceux-ci demandent à Yves Salesse, Président de la Fondation Copernic, de faire acte de candidature. C'est alors la possibilité d'emporter dans les collectifs un accord sur un nom. Septembre 2006: Pilotée par Roger Martelli, communiste dit rénovateur, Clémentine Autain dit: pourquoi pas moi. Je suis jeune, belle et blonde. Dès lors, dans les assemblées des collectifs, les voix se partagent moitié pour Salesse, moitié pour Autain et MG Buffet peut arguer d'un vote où elle arrive en tête dans les collectifs (dont une centaine sont des faux nez de sections du PC). Clémentine Autain aura bien mérité du PCF. Suite: en septembre dernier, elle fait part de sa volonté de rejoindre le NPA (si celui-ci lui donne "un poste à sa mesure" !). Depuis, elle a pris le tête d'un regroupement des alternatifs. Attention, ses dents rayent le parquet...

Elle s'était proposée aussi pour la mairie de Montreuil; mais a renoncé devant le peu d'enthousiasme soulevé. Elle marche seule.

Bref on tourne en rond, chacun voyant midi à sa porte. Seul Besancenot il est beau il est gentil il est parfait et le NPA unique merveille du monde capable de détrôner le diable capitaliste : hors du NPA, point de salut. J'ai tout compris.

à snp Ce n'est en aucun cas ce que je pense et ce que j'ai écris. C'est assez pénible: 1) de se faire traiter de sectaire par ceux qui rejettent le NPA et donc sont d'un sectarisme bien pensant, style Nouvel Obs, à l'égard de ce nouvel "outil politique". 2) de m'accabler de "suivre la ligne" alors que j'ai des désaccords avec le NPA et ne les cache pas. 3) de voir personnaliser à l'extrême cette formation, style Le Parisien, en parlant de Besancenot comme si ce porte-parole décidait tout seul dans son coin. Pendant des années, les mêmes disaient qu'il n'était qu'une marionnette entre les mains de Krivine et maintenant c'est Maurice Thorez revisité !

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