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Un aperçu de nos films préférés...

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Nous avons échangé, parfois jusqu’à l’émotion, le souvenir de nos films préférés. C’était là l’essentiel de l’objectif du billet ouvrant aux abonnés de Médiapart la possibilité d’y déposer leurs coups de cœur cinématographiques. Certes, limiter le choix à 5 œuvres a été particulièrement dur à respecter tant c’était, trop souvent, amputer notre « panthéon » imaginaire.

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Il n’y a pas d’oscarisation excessive dans la liste qui ressort de ces échanges. D’ailleurs, pour l’ensemble des très nombreuses œuvres citées que je ne vais pas récapituler ici, il suffit de cliquer sur le lien ouvrant sur le fil de « nos 5 films préférés ». Merci à tous ceux qui se sont prêtés à ce bien sympathique échange.

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http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/velveth/060110/mediapartiens-et-cinema-quels-sont-vos-5-films-preferes

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J’ai néanmoins tenté, avec quelques difficultés et de vraisemblables oublis, de dresser une liste des films les plus cités. Je vous la livre en les classant par patronyme des réalisateurs.

Sachant que ces œuvres ont toutes été citées au moins à plusieurs reprises.

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Mais, ce serait écarter des metteurs en scène prestigieux que de se contenter de cette liste.

En effet, ceux dont les noms suivent ont été, eux aussi, cités plusieurs fois mais pour des œuvres différentes à chaque fois.

Il s’agit de Robert Altman, Cassavetes, Chaplin, Kubrick, Fritz Lang, Ken Loach, David Lynch, Visconti et Orson Welles.

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Les autres films (par ordre alphabétique des réalisateurs) sont ( le prénom est ajouté quand cela peut entraîner des incompréhensions) :

-         Anderson (Paul Thomas) « There will be blood » 2008

-         Audiard (Jacques) “ Un prophète” 2008

-         Benigni (Roberto) « La vie est belle » 1997

-         Carné (Marcel) « Les enfants du paradis » 1942

-         Coen (Joël et Ethan) «  Fargo » 1996

-         Eisenstein, « Le cuirassé Potemkine » 1925

-         Gilliam (Terry) « Brazil » 1985

-         Godard, “A bout de souffle” 1960

-         Hitchcock, « La mort aux trousses » 1959

-         Hoper (Denis), « Easy rider » 1969

-         Kurosawa, "Dodes 'Kaden", 1970

-         Leone (Sergio)“Il était une fois dans l’ouest“, 1968

-         Melville, « L’armée des ombres » 1969

-         Pasolini, « Decameron », 1971

-         Penn (Arthur), « Little big man », 1970

-         Pollack (Sydney), “Jeremiah Johnson”, 1972

-         Pollack (Sydney) “ Out of Africa”, 1985

-         Tarantino, “Inglourious basterds”, 2009

-         Tarkovski (Andreï), “Andreï Roublev”, 1966

-         Tati, “Jour de fête », 1959

-         Truffaut, « Jules et Jim », 1962

Tous les commentaires

Bravo pour le boulot de tri et de comptage.... Moi, du moment que Cassavetes est dans le peloton de tête, ça me va !

Ouf !

Ce ne fut pas simple.

C'est très éclectique. Tant mieux.

Quel travail Velveth ! je n'ai pas participé ...et je n'aurai pas le culot d'en rajouter.

Bonne toile; bonne étoile !

D'abord, un très grand merci à Velveth pour sa proposition et le travail fourni: il a fait plaisir à des tas de gens! C'est ce qui compte, en effet, le plus!

21 films cités au moins deux fois par les abonnés: c'est très peu en fin de compte. Cela voudrait-il dire que les abonnés ont "des goûts" communs? Je ne serais pas loin de le penser.

J'ai "senti" 3 catégories d'amis du cinéma:

-des vrais fous passionnés qui ont tout vu, connaissent tout et nous ont proposés, outre des "grands classiques", des bijoux. Ces derniers, souvent cités une seule fois, "passent à la trappe". C'est dommage.

-ceux qui se foutent des aspects "techniques", ne retiennent que les sentiments ressentis. Sans doute la majorité. Ils nous proposent des super films qui resteront toujours dans les cœurs. La liste retenue en témoigne.

-un plus petit nombre qui sont sensibles à la fois à ce que les films "dégagent", mais aussi et en même temps, à "tous les ressorts techniques" qui les accompagnent : montage, prises de vue, performance d'acteurs, originalité des sujets.

Pour ce qui me concerne, 2 de mes favoris se retrouvent dans les élus. C'est un grand bonheur car je les trouve géniaux: Fargo(Coen's brothers) et l'Armée des ombres (Melville). Si vous ne les avez pas encore vu, foncez!

Alors, un souhait? Oui, dans "un certain temps", pour "les vieux" de Médiapart, "Mes 5 westerns" préférés!!Clin d'oeil

Merci de ce sympathique "décorticage".

A vous de lancer pour les westerns !

Velveth,

D'accord pour relever le "défi"! Je vais y réfléchir. Rien ne presse. Les évènements actuels ne prêtent pas tellement à la détente. Merci encore!

Merci Velveth pour ce travail considérable !

Merci cher Velveth. Très intéressant. Mais je m'aperçois que je me suis censurée en oubliant "Le fleuve" de Renoir. Quel oubli ! Pour moi, sans nul doute, l'un des plus beaux films qui soient.

Très belle oeuvre, effectivement.

Vrai.

Bravo Velveth.

Mais, sais-tu ?

C'est un vrai talent d'animateur de maison de retraite que tu as. 

... Innocent

 

Mais c'est mon métier !

Clin d'oeil

Une liste.

Que voulez-vous dire ?

Merci Velveth.

Pas beaucoup de temps en ce moment mais chapeau pour le boulot et les conclusions.

 

ouais... ca donne une moyenne de date de sortie en ... 1973... Ce sondage nous en dit surtout beaucoup sur l'âge moyen des lecteurs de Médiapart...Rire

Je suis malgré tout content de voir les frères Cohen, Tarantino et Audiard dans la selection. Il manque juste (à mon goût) Almodovar, Klapisch, Scorcese...

Et rien entre 98 et 2008 ! Clin d'oeil

Je ne sais pas si c'est sociologiquement pertinent mais il n'est pas interdit de se repasser les bonnes recettes d'une génération à l'autre... Dans certaine famille de cinéphiles que je connais bien, nous sommes trois générations à avoir en commun des titres dont l'évocation fait partie de la culture "maison". Et ce n'est pas à sens unique. 

Ce qui est sociologiquement remarquable, c'est que le cinéma a changé. Il est mort, un peu comme on dit "le rock est mort".

Aujourd'hui, il n'y a plus que Paris qui continue à proposer une vraie ambiance générale, une culture cinéphile et d'Art-et-Essai.

Les autres rares villes où on trouve encore parfois UN cinéma digne de ce nom, et bien on s'y retrouve tellement marginalisé, que ce n'est pas pareil.

Et la plupart du reste du monde, c'est carrément le cinéma qui a disparu, et qui s'est transformé en ces immenses galeries marchandes à forte odeur de sucre et au bruit de jeux-vidéo.

 

Le cinéma pour moi, c'est devenu du virtuel, puisque c'est à la TV que je le "regarde".

Le dernier film que j'ai vu en salle, c'est Dogville à sa sortie en 2003, 10 euros la place ce qui par nature est déjà un tarif que le sens cinéphile refuse.

 

Je suis un peu "Cinema Paradiso" version française, et je ne suis sûrement pas le seul.

Parisiens, veinards! 

Mais si, quand même ? Pas assez de votes , peut-être ? Juste un creux de baby-boom.. Décortiquer tout ça était le plus ingrat, au final, ça ressemble un peu à la liste "les dix meilleurs cinéastes du monde", dont je me demande toujours d'où elle sort exactement.. Merci pour l'idée du croisement en vrc et le boulot ensuite.

Il faut être démocratiquement correcte - respect du vote - où on peut dire que La vie est belle est un film qu'on a trouvé gerbant ?

Non, démocratiquement correcte.

J'ai une petite fille (24 ans) amoureuse du cinéma et j'ai été très surpris de constater que son réalisateur préféré était...Jim Jarmusch, qui n'est quand même pas vraiment un "nouveau". Mais, en même temps, ça fait très plaisir.

Encore un détail: impossible de revoir en totalité l'enquête de Velveth: trop de vidéo, mon PC bloque. Axel l'avait déjà signalé. J'aurais bien voulu aller revoir tous les titres de ces films méconnus! Je lance un appel: "Vous qui avez inclus plein de vidéo dans le billet initial de Velveth, pourriez-vous les supprimer?".Rire.merci.

Je ne suis pas parmi les "plus vieux" de Médiapart, mais je dis oui des deux mains pour "mes 5 westerns préférés " ! Et je les ai déjà en tête !

C'est quand voulvoule M.Philips ! Sourire

 

Et bien sûr, bravissimo à Velveth ! Beau boulot !

Laissons passer un peu de temps et le plaisir d'évoquer les grands espaces, les aventuriers, les shérifs, les bandits, les indiens, les saloons, les règlements de compte, les diligences, les tuniques bleus et tous les dadas viendra! Patience!Clin d'oeil

Cher Velveth,

Je n'ai pas eu le courage de m'imposer la torture d'extraire 5 films. A ce genre de question, ce sont les derniers que j'ai aimé qui me reviennent. Quand je lis maintenant votre liste, je me dis "Ah oui celui-là bien sur..Et celui là... "

Donc bravo pour ce billet et bravo à tous ceux qui ont fait l'effort de participer.

 

@ Axel,

Ce que vous dites est à la fois vrai et faux. J'ai horreur de ces grands complexes pleins de bruits aux odeurs de popcorn (j'ai horreur du popcorn!). Mais il reste des lieux de résistance. A Toulouse par exemple, nous avons l'Utopia et l'ABC, qui pratique à la fois une programmation variée, des prix abordables, des films qui restent longtemps à l'affiche.

Et puis, j'ai vécu pendant quelques années dans une petite ville d'Aveyron et je tiens à rendre hommage au gars qui s'acharnait à faire survivre son petit cinéma et qui 'efforcait de passer chaque semaine à coté des films commerciaux (il faut bien vivre) un film un peu plus ambitieux.

 

Oui oui, je sais, à Nantes aussi et à Helsinki il y a encore ces très rares et confidentiels petits havres de résistance, mais c'est bien ce que je dis: c'est marginal, ce n'est pas général.

Ce n'est pas, "tous mes amis sont cinéphiles sauf deux ou trois", c'est devenu aujourd'hui "aucun de mes amis ne va jamais au ciné sauf deux ou trois". 

C'est vrai mais tant qu'il y a de la résistance y a de l'espoir.

Merci en tous cas pour l'ABC de la résistance; l'Utopie de l'espoir est donc toulousaine: bon à savoir...

Il y a des Utopia à Toulouse (2), Bordeaux, Avignon, Montpellier...

Si cela vous intéresse, plus d'infos sur leur site .

Et au delà de leur programmation et des tarifs, il y a le cadre, si combien différent...

PS: notre échange de ce soir me fait penser, qu'au delà de ce qui nous sépare, nous ferions mieux d'attacher plus d'attention à ce qui nous rapproche, réflexion si souvent répétée et si souvent oubliée...

Cuila de Tournefeuille il est pas mal non le Père ?

C'était où en Aveyron ?

Cher Velveth, j'en profite pour glisser mon grain de sel (!) au sujet du dernier film vu : Bright star, de Jane Campion, j'ai la paresse de faire un billet mais ce film le vaudrait vraiment : une telle harmonie entre le sujet (dernier amour du poète Keats, avant sa mort précoce) et la manière filmique est rare ; délicat, profond, sachant aller vers l'essence de ce romantisme-là, une image travaillée "au petit point", jamais redondante avec le propos, mais aérienne ... bref, je suis enthousiaste.

" (...)

Disparaître loin, m’évanouir, me dissoudre et oublier

Ce que toi, ami des feuilles, tu n’as jamais connu,

Le souci, la fièvre, le tourment d’être

Parmi les humains qui s’écoutent gémir". (Ode à un rossignol) 

Marielle,

J'ai vu "Bright star"...mais ai préféré "La leçon de piano" pour la densité de son scénario! Et les westerns, ça vous dira?Clin d'oeil

Moi c'est le contraire, mais La leçon est ancienne dans ma mémoire ...

J'ai justement aimé cette forme de "méditation" en images (méditation romantique) et le fait de tenir à distance le pathétique..

Les westerns ...je connais mal, on verra.

Je n'ai pas encore vu...

Pour moi itou, c'est à "Utopia" ou nulle part (cf réponses ci dessus). Marre du bombardement publicitaire qui allonge démesurément les séances.

Quand j'étais Parisien (cinéphile ça va de soi), les pubs avant le film

(dans les grandes salles mais pas dans les salles d'art-et-essai)

faisaient partie du spectacle: elles étaient différentes, plus élaborées, plus belles et plus "confidentielles" que les mêmes en version TV.

 

Je suppose que ce temps est révolu, maintenant que nos vies ont complètement baculé, maintenant que tout est confiqué et nivelé sous le même gigantesque rouleau-compresseur marketing...

 

Il faut écouter un Aki Kaurismäki quand il refuse de participer aux cérémonies des Oscars,

qui explique que même un film de Kaurismäki, de nos jours n'est tout simplemenbt plus possible,

que ses films sonnent faux même à ses propres yeux, ceci pour des raisons incroyables à hurler de révolte du genre,

tel reprise de tel bluesman des années 60, seule musique qui colle parfaitement à telle scène, et bien est devenue hors-de-prix pour un cinéma à petit budget (il va donc s'orienter vers un tout autre esprit de tomber dans les oeuvrettes inconnues et mineures: un trip excellent aussi en soi, mais PAS ce qu'il aurait eu en tête pour telle ou telle scène).

Ces critères complètement artificiels influencent la création même: Kaurismäki va faire divaguer son esprit et sa créativité sur d'autres terrains possiblement faux,

et au final,

on voit un film, c'est vrai que c'est un bon film,

mais on sait aussi que ce n'est pas exactment le film qu'il aurait fait si les Marchands n'étaient pas devenus les nouveaux maîtres de sa créativité... 

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