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Crise du NPA : ce qu’en dit Ingrid Hayes, dirigeante du mouvement
Après un peu plus d'un an d'existence, le NPA, créé en février 2009 après l'auto-dissolution de la LCR, connaît une crise. Profonde ou passagère ? Quelles erreurs ont-elles été commises ? Comment redresser la situation ? Rencontre avec Ingrid Hayes, 34 ans, professeur d'histoire-géographie dans un collège de La Couneuve (93), dirigeante du NPA, membre de son Comité exécutif. Le point sur le NPA en toute clarté.
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JRV : Après ses scores très modestes lors des « régionales », on lit, ici ou là, que le NPA est en crise. Il enregistre des démissions. Lors de son dernier Comité Politique National (CPN) plusieurs textes s'opposaient assez nettement. Qu'en est-il exactement ?
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IH : Pour diagnostiquer le degré de crise, il faut sans doute attendre le congrès, mais il est vrai que le NPA est en difficulté. Les démissions connues concernent le CPN, mais leur rythme ne s'est pas fortement accéléré après les régionales. Le chiffre de 18 démissions repris dans la presse correspond à l'ensemble des camarades qui ont quitté la direction depuis un peu plus d'un an. En tant que telle, une usure d'environ 10% n'est pas étonnante, surtout pour un parti aussi jeune : certainEs éluEs au CPN n'y ont pas trouvé ce qu'elles-ils cherchaient, d'autres ont acté par leur démission un niveau élevé de désaccord avec l'orientation mise en œuvre. Ceci étant il ne faut pas se cacher la réalité. Beaucoup de membres du NPA attendent le congrès pour se prononcer. S'il est bien évident qu'on ne construit pas une alternative anticapitaliste et anti-productiviste en un an, il faut parvenir à relancer le projet pour redonner sens à l'aventure dans laquelle des milliers de personnes se sont lancées au moment du congrès fondateur. Cela signifie avoir le débat, sans tabou, en revenant sur la courte vie du NPA, en analysant les coordonnées d'une situation fort différente de celle du départ, les obstacles objectifs mais aussi les erreurs d'appréciation ou de positionnement commises. Il est vrai qu'il y a eu pas moins de 7 bilans différents présentés au CPN post régionales. Ce n'est le signal de la balkanisation mais le point de départ d'un débat approfondi, que les comités du NPA doivent pouvoir s'approprier sans être mis en position d'arbitrer entre les diverses sensibilités de la direction sortante.
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JRV : Tu es signataire, avec plusieurs autres membres du Comité exécutif, d'un des textes débattus au CPN qui apparaît assez critique sur la première année d'existence du NPA. Peux-tu en synthétiser l'essentiel ?
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IH : Les divergences ne portent pas ou peu sur l'analyse des facteurs objectifs qui ont pesé sur nos résultats, abstention, vote utile, mais sur les responsabilités qui nous reviennent. Si ces éléments pèsent moins lourd dans la balance, ils ont un avantage : ce sont les seuls sur lesquels nous avons prise pour la suite ! Il nous semble que nous nous sommes mal positionnés notamment sur deux aspects. D'une part, nous avons sous estimé la question de l'unité, ainsi que celle du Front de gauche et du PG en son sein, et ce, dès les Européennes, alors que nous avions la main dans la gauche radicale et que nous aurions pu être offensifs en proposant une perspective de rassemblement. L'unité aurait dès lors changé de camp. Au moment des régionales, dans un rapport de forces plus défavorable, convaincus à tort que le PCF allait partir avec le PS dans une majorité de régions, nous n'avons pas fait tout ce qui était possible pour imposer la discussion sur le fond programmatique, dont la question des alliances et des majorités de gestion était la conséquence et non le point de départ. D'autre part, notre profil a pu apparaître comme relativisant l'importance des enjeux électoraux. Il nous faut pourtant les intégrer dans une perspective stratégique. Deux siècles de pratique démocratique ont trop profondément façonné les comportements politiques pour que la perspective de la grève générale comme affrontement central suffise à elle seule à régler les problèmes stratégiques. Nous aurons à nous poser des problèmes électoraux même à des moments de confrontation sociale aigüe.
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JRV : Avec l'auto-dissolution de la LCR, le défi de créer un parti anticapitaliste aux contours larges n'a-t-il pas du « plomb dans l'aile » ? Comment redresser une situation qui apparaît délicate ?
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IH : Sans doute un peu de plomb ... mais il n'a perdu ni sa pertinence ni son absolue nécessité ! Pourtant, si on regarde bien, les électeurs, votants ou abstentionnistes, ont utilisé toutes les possibilités de dire leur rejet de Sarkozy, toutes sauf le vote NPA. De même, nous nous sommes créés dans un autre contexte politique, social et économique : face à la brutalité de l'offensive de la droite, l'anti-sarkozysme s'exprimait dans les luttes, l'emprise du FN était réduite, le PS était en pleine crise, le PCF et les Verts sortaient très diminués de la présidentielle. La situation a favorisé, un peu artificiellement sans doute, la dynamique autour du NPA. Aujourd'hui, la crise économique qui fait rage ne produit pas, pour l'heure, de cristallisation anticapitaliste, les luttes sociales demeurent dispersées et défensives, et, sur le plan politique, la gauche gouvernementale s'est réorganisée. La montée du « tout sauf Sarkozy » ne nous est évidemment pas favorable. Une tentation pourrait être d'admettre l'échec et de rejoindre le Front de Gauche mais c'est une logique mortifère sur le plan des perspectives politiques. Mais entre le ralliement et l'éloge de la solitude, il y a une voie qu'il faut emprunter, en revenant à l'idée d'un NPA ouvert, doté d'une véritable politique unitaire sur le terrain social, afin de favoriser la convergence des luttes, et sur le champ politique, un instrument pour rassembler les anticapitalistes et peser pour empêcher que l'ensemble de la gauche radicale soit aspirée dans une nouvelle mouture d'union de la gauche.
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JRV : Une crise politique majeure s'ajoute aux crises économique, sociale, écologiques et démocratique. Comment le NPA doit-il aborder, à ton avis, cette période ?
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IH : Peut-être avons-nous même changé de période, avec le tournant récent de la crise économique, incarné par la situation grecque et les « remèdes » qui y sont apportés. A droite, la crise est profonde et sans doute durable, depuis que la présidentielle de 2012 n'apparaît plus comme une simple promenade de santé pour un leader aujourd'hui très affaibli, tandis qu'à gauche, l'idée que Sarkozy pourrait être battu apparaît à nouveau crédible, nourrissant un projet d'alternance autour d'un PS remis en selle par Martine Aubry. Dans ce contexte, le NPA ne doit pas se mettre en extériorité du puissant mouvement visant à se débarrasser de la droite mais en être l'aile la plus déterminée, en dénonçant dès maintenant son illégitimité, en développant un profil radicalement anti-Sarkozy, faisant l'inventaire de tous les mauvais coups à défaire. Cela dessine également en creux le programme que nous devons défendre, avec la préoccupation d'apparaître comme candidats au pouvoir, en énonçant les mesures d'urgence que prendrait un gouvernement au service des intérêts de la majorité de la population et qui constituent aussi des objectifs pour les mobilisations. Il s'agit d'une politique diamétralement opposée à celle de Sarkozy bien sûr, mais aussi à celle que mène par exemple les socio libéraux grecs face à la crise. Ce profil, qui prend en positif la question de l'alternative face à la droite, nous devons le défendre dans tous les cadres de discussion et de confrontation avec les autres forces à gauche du PS. Il nous faut peser dans la situation et ne pas nous placer en position de commenter de l'extérieur ce que font le PC, le PG ou même Europe Ecologie, en dénonçant la reconstitution en cours d'une nouvelle union de la gauche sans tenter de proposer des perspectives alternatives.


Tous les commentaires
Bah, ouais, la crise ne nourrit pas spontanément le camp de la révolution. On le sait depuis au moins Lénine et son Que faire ?
Sans déconner, il y a vraiment besoin de faire une interview de dirigeant du NPA pour découvrir l'eau chaude ?
Ensuite, ce délire autour d'une stagnation électorale est agaçant. Que croyiez-vous ? Que nous allions casser la baraque ? Quant à aller avec le PC/PG, ce serait la honte, vu les chiens couchants du PS qu'ils sont.
Il semble que nous n'ayons pas les mêmes avis sur la crise que traverse le NPA.
Les propos désobligeants et sectaires ne sont pas obligatoires...
Vous êtes tous des sectaires au NPA ,car c'est une secte qui rassemble tous les nuls de chez nuls ...sauf Besancenot qui est un "grand marchand de biens " ,1000 euros de revenus par mois et propriétaire d'un appartement à Paris. Total respect pour ce sens des affaires.
Votre "hauteur de vue" honore ce billet. A rebours.
Alcyme, je ne suis pas du NPA, mais ton aige bile me gonfle ! Ici, autant que faire se peut on discute, on aide à construire, on n'éructe pas !
"Deux siècles de pratique démocratique ont trop profondément façonné les comportements politiques pour que la perspective de la grève générale comme affrontement central suffise à elle seule à régler les problèmes stratégiques. Nous aurons à nous poser des problèmes électoraux même à des moments de confrontation sociale aigüe."
La question centrale de l'interview est là. Et dans ce contexte quand quelqu'un d'autre aurait parlé des travailleurs on parle de la majorité de la population....
Vous avez raison. L'une des centralités de l'interview se trouve résumée dans cette phrase qui se démarque nettement des dires de Besancenot mettant toujours en avant "un mai 68 qui réussisse".
L'autre centralité, liée à la précédente, est celle d'en terminer avec "l'extériorité" et de"faire de la politique" au sens noble du terme.
Je suis profondément d'accord. En 2003, j'avais commis un texte qui, clin d'oeil ciné aidant, s'appelait "Extérieur nuit"...
Cela prépare des changements majeurs qui n'iront pas sans qqs déchirements internes pour ceux en restant encore à "la force propulsive d'octobre 17" - qui nous a offert ses derniers soubresauts en...1968 !
Lucide Ingrid Hayes...
Et comme vous le dites cher Velveth, il risque d'y avoir quelques déchirements internes, mais bon, le passage de l'adolescence ne se passe pas sans grosses poussées hormonales
!!!
Bon courage...
si il s'agit d'intégrer la classe politique et devenir un professionel de la délégation de pouvoir, pourquoi les gens suivraient-ils un dirigeant du NPA plutot qu'un Pierre Laurent ou qu'un Mélenchon?
Ce n'est pas tout à fait le sens de l'interview...
D'autant que nous attendons toujours que MM Laurent et Mélenchon se déclarent pour une rupture - assumée et au-delà des slogans - avec la logique capitaliste voire même avec le néo-libéralisme que le PCF conforte dans son union sans restriction avec le PS...
J'espère que vous avez raison, mais je trouve que cette charmante Ingrid Hayes est encore bien chèvre et choux. Est-ce une posture prudente pour ne pas trop cliver avec le reste de la majorité de Besancenot, ou est-ce au contraire une posture de cette même majorité pour récupérer une partie des plus critiques?
"Une tentation pourrait être d'admettre l'échec et de rejoindre le Front de Gauche mais c'est une logique mortifère sur le plan des perspectives politiques." La question me paraît bien vite évacuée. En quoi ce serait une logique mortifère dès lors qu'il serait (certes moins qu'avant les européennes et les régionales) largement possible d'influer sur l'orientation de ce FG dont on voit bien qu'il est lui même en pleine crise et pas homogène sur la question de l'indépendance vis a vis du PS? N'est-ce pas encore une posture d'extériorité a priori. Le FG n'est qu'un regroupement de partis qui restent indépendants après tout.
Mais entre le ralliement et l'éloge de la solitude, il y a une voie qu'il faut emprunter, en revenant à l'idée d'un NPA ouvert, doté d'une véritable politique unitaire sur le terrain social," Pourquoi ce n'était pas le cas ? "et sur le champ politique, un instrument pour rassembler les anticapitalistes et peser pour empêcher que l'ensemble de la gauche radicale soit aspirée dans une nouvelle mouture d'union de la gauche." Et bien pour redevenir un instrument pour rassembler, il y a du boulot! Et un sacré passif à remonter... En gros Pouf Pouf , on efface tout et on recommence. On a raté notre entrée en scène, laissez nous une seconde chance!
Pour que ce soit crédible au yeux des gens il va falloir être beaucoup, beaucoup plus clair dans l'autocritique. Faire amende honorable et en titrer les leçons, concrètement.
Avec le Front de Gauche ?
Les dernières élections régionales nous montrent que le PCF, notamment, n'entend que servir de caution "de gauche" au PS. Leurs élus ont intégré les exécutifs sans moufter ni négocier quelconque virage plus social.
A terme, c'est effectivement "mortifère".
Voir MG Buffet réclamer une "nouvelle gauche plurielle" uniquement pour que le PC ait qqs postes n'est pas compatible avec un projet d'indépendance avec le social-libéralisme.
Les propos d'Ingrid Hayes, critiques sur la politique suivie par le NPA depuis 1 an, montrent qu'il y a volonté d'unité mais avec un contenu.
Ce n'est pas un argument. C'est comme si SUD refusait d'intégrer une intersyndicale au motif que la CFDT etc... Le FG n'est pas un parti. C'est un creuset qui pourrait etre un vrai cadre unitaire. L'entrée du NPA, sans doute suivi des ptites formations et des dissident du PC changerait la donne et les rapports de force.
Il faut voir les choses en dynamique et non de façon statique. Car à se cabrer dans sa pureté programmatique, ce qu'il risque de se passer c'est qu'unepartie des militants vote,t avec leur pieds en rejoignant individuellment ou par petits paquets le FG via le PG ou autre.
Ce n'est pas souhaitable. Alors autant prendre les devant à tout le moins en proposant un cadre unitaire de lutte englobant les échéances électorale.
Si certain caressent l'espoir de se refaire une santé à la faveur des présidentielles avec O. Besancenot c'est à mon avis un très mauvais calcul.
Pour l'instant, il n'y a aucun calcul car, selon toute vraisemblance, Olivier Besancenot ne sera pas candidat en 2012...
Le Front de Gauche n'est qu'un habillage du PCF. Qui sert Mélenchon, pour l'instant mais "ça branle dans le manche"...
Le PCF n'a aucune envie de prendre place dans un pôle unitaire de la gauche radicale et qui a choisi l'option de l'unité sans condition avec le PS pour conserver son appareil.
J'oubliais, Velveth, merci pour ce document. J'espère qu'il sera suivi par d'autres exprimant éventuellement des regards différents.
L'interview d'Ingrid ne reflète pas entièrement mon propre positionnement.
J'y reviendrai donc.
Ouais... désolé Velveth mais... cette radicalité devient un peu incantatoire... on la cherche...
Je ne vois pas ce qu'il y a d'incantatoire dans les propos d'Ingrid Hayes.
Que vous ne soyez pas en accord avec ses propos est une chose - qui ne me gêne absolument pas - mais que vous les balayez d'un revers de main en disant "incantatoire" relève d'une curieuse conception du débat: le refus de confrontation des idées.
Ne pensez vous pas que le mal est beaucoup plus profond que celui que vous décrivez ? Que la gauche a perdu depuis longtemps la vraie bataille idéologique qui concerne selon moi, le mode de société que nous désirons pour demain ? Et il me semble que cette société désirée par la grande majorité des français, quelle que soit leur couche sociale, est celle du toujours plus de consommation, des baskets Nike ou de la télé à écran plat pour les plus modestes aux montres et aux voitures les plus chères pour les plus fortunés. N'est-ce pas la raison pour laquelle la crise économique ne produit pas de cristallisation anticapitaliste comme vous le dites Ingrid ? Et qu'avez vous réellement comme solutions alternatives à proposer ? Est-ce que les promesses d'augmentation générale des salaires que le NPA défend, ne se placent pas, elles-aussi, dans ce même rêve d'un pouvoir d'achat toujours plus grand ? Comment arriver à lutter contre la misère sociale et économique que connaissent tant de français dans un système qui ne peut fonctionner que sur une base de plus en plus inégalitaire ? Alors Ingrid, je pense que ce ne sont pas simplement des erreurs stratégiques qui peuvent expliquer les modestes résultats électoraux du NPA mais aussi du PC et du FG. Je pense que comme moi, beaucoup de gens aimeraient trouver ne serait-ce que des ébauches de réponse aux questions qu'ils se posent et en ont marre de lire des analyses stratégiques sur la meilleure façon de reconquérir un électorat.
Je suis assez d'accord avec JEFF74 : quand j'entends des revendications de hausse du pouvoir d'achat, je me dis que le mal est ancré bien profondément dans les esprits. Je trouve scandaleux qu'il y ait, dans une société qui a les moyens techniques de nourrir et loger tout le monde, tant de gens à la rue, qui crèvent de faim ou pour qui chaque fin de mois est une galère. Mais demander du pouvoir d'achat, c'est rester enfermé dans la logique capitaliste et consommatrice qui produit cette misère.
Bon, sinon je pense qu'il n'était pas nécessaire (voire nuisible, car la moitié des mâles dont je fait partie, ne va pas pouvoir s'empêcher de porter un jugement sur son physique, ce qui ne peut que parasiter la réflexion) de mettre la photo d'Ingrid. Si même Velveth fait du people sur son blog, où va le monde ?
J'ai même prequ'envie de dire qu'il était superflu de donner son âg, sa profession et le lieu où elle travaille. S'il peut parfois être intéressant de savoir d'où parle quelqu'un, je pense que ce n'est pas le cas ici, étant donné le sujet abordé.
Etre pour une augmentation du pouvoir d'achat est demander qu'une part croissante des richesses aille vers le plus grand nombre. Ce n'est pas révolutionnaire, c'est juste une exigence ressentie comme vitale par beaucoup.
Certes on pourrait demander l'expropriation des oligoples et l'abolition du salariat, ce serait plus radical, mais en déphasage total par rapport à ce qui est vécu comme possible demain.
Une autre répartition des richesses qui est sous tendue par une aumentation du pouvoir d'achat, c'est une attaque contre les propriétaires des grands moyens de production. Ils n'aiment pas ça du tout. Pourquoi faire la fine bouche?
Bien sûr que l'on a tous envie que les plus démunis puissent améliorer leur condition d'existence mais croyez vous vraiment qu'une augmentation du pouvoir d'achat résoudra les maux de notre société. Et croyez vous aussi que ce type de discours est vraiment une attaque contre les propriétaires des grands moyens de production ? Je pense qu'ils doivent bien rire en lisant ce genre de phrases... Quelques fois, je me fais la réflexion que le NPA, LO et autres sont finalement assez bien vus par ceux qui dominent notre monde... dans le sens où ils contribuent à maintenir le système en faisant "rêver" des gens qui n'auraient plus que leur désespoir pour vivre, et on sait où le désespoir peut mener. Il me semble d'ailleurs que l'on en a une illustration dans nos banlieues.
Les centralités de l'interview ne sont pas du tout liées au pouvoir d'achat ni a quelconque revendication d'ailleurs.
C'est néanmoins une question pourtant essentielle puisqu'elle induit un nouveau partage de la plus-value dont 8 points ont été volés à la part des salaires en moins de 30 ans.
En 1980 le rapport salaires / dividendes était de 70 /30, il est désormais de 62/38 !
Jamais les inégalités n'ont été aussi grandes.
1000 fortunés gouvernent des millions de pauvres et de précaires.
Est-ce la société que vous voulez ?
Si vous pensez que le rééquilibrage de ce partage des richesses n'est pas essentiel, préparez-vous à ce que salaires, retraites, prestations sociales soient toutes remises en cause puisque c'est ce partage qui est la clé des déficits (les 8 points représentent 180 milliards d'euros par an !).
Velveth vous couvrez le NPA d'encore plus de ridicule et dieu sait s'il réussit bien à le faire avec l'appartement à Paris de Besancecot (propriétaire avec 1000 euros par mois ) ,le départ de Jennar ,sa candidate voilée etc etc...
De 1959 à 2008 (Chiffres disponibles sur le site de l'INSEE )..il n'y a pas de série fiable ,plus longue
Part des salaires dans la VA
1959 52,6 %
2008 57,5%
Excédent Brut d'exploitation (EBE)....
1959 23 ,3%
2008 31 ,8%
Revenu Mixte
1959 23,8%
2000 7,3%
Il semble donc difficile d'adhérer à l'imbécile loi marxiste de la paupérisation des salariés défendue par ce brave Velveth du NPA en longue période.
PS1 : Comme je suis sympathisant de la social démocratie ou social libéralisme du PS ,je ne peux m'empêcher de souligner qu' il y a eu une pointe pour les salariés entre 82 et 85 ,lorque le PS avait la majorité à l'assemblée et Mitterand était président de la république .Pour remercier les socialistes de la 5eme semaine de congés payés ,des 39 H ,de la retraite à 60 ans ( qui n'est malheureusement plus tenable ,mais cela a profité a des gens pendant 15 ans ) ,et de ce record de partage de la VA, les français les ont viré en 1986 ...de même pour Jospin en 2002 .
1) je ne suis pas votre "brave".
Je vous demande instamment de cesser insultes et injures que je n'ai reçu jusqu'alors que par des militants du FN ou des antisémites notoires avec lesquels vous copinez.
2) Vous êtes d'un niveau de CM2. Vous ne savez même pas ce qu'est la valeur ajoutée !
Vous confondez tout en arguant de vos sympathie pour le PS.
Pauvre PS !
Votre nullité ne peut que faire éclater de rire tous les abonnés.
Sur la valeur ajoutée:
http://hussonet.free.fr/psalirsw.pdf
Je ne suis pas d'accord avec cette remarque. Je pense au contraire qu'au moment ou le NPA apparaît un peu comme un canard sans tête il est important de montrer ... de nouvelles têtes. Et si celles si sont bien faites autant que bien pleines, c'est tant mieux.
Il n'y a rien de macho là dedans. On peut être radical et esthète. Relisez Roger Vaillant.
Tout à fait d'accord.
D'autant que je mets une photo pour chacun de mes billets.
D'accord aussi sur Roger Vaillant !
Il serait temps qu'elle arrête de boire.
Enfin, ce que j'en dis...
01/03/2010 16:42Par
Velveth
Tiens Velveth façon Stalinienne a effacé son commentaire injurieux sur cette dame du PS ..le lien ne fonctionne pas
Alors Peneloppe comment vous la trouvez la Pol Potienne du NPA ,Ingrid Hayes , que l'on pourrait traduire de l'anglais par Ingrid la faucheuse .? Un nom prédestiné ...
Un peu pédant comme langage :extériorité ,interiorité...
L'analphabète parle de pédantisme, arf !
En gros, si j'ai bien compris:
si tu vas vers le PS t'es mort
si tu vas vers le PG t'es mort
Si tu vas vers le PC t'es mort
Si tu reste tout seul t'es mort
Il ne reste que LO
Vive la minorité absolue.
Ce n'est pas du tout le sens des propos d'Ingrid Hayes, bien au contraire.
Si vous lisez bien, il y a une critique non voilée de la stratégie solitaire du NPA depuis 1 an.
Quant à LO, non merci.
Velveth, en préambule cette réponse à Ingrid Hayes : ce n'est pas Aubry qui a remis le PS en selle, et quelques articles sur la "nouvelle dame Merkel", c'est Sarkozy qui fait tout ce qui ne faut pas faire. Même un âne pourrait être le patron du PS. Cela ne change rien à la stérilité de la pensée de gauche dans toute son étendue. - Que les riches paient, voilà en 4 mots la politique de gauche, dans ce petit pays qu'est la France dans un monde qui ne l'attend plus. - Ils paieront un peu et après ? C'est risible, pathétique.
La Gauche ne sait plus comment fonctionne ses usines. Depuis des années elle réclame sa pitance, sa pâtée, un peu plus de pâtée... le Capital ouvre ses boîtes de conserve.
N'y a t-il pas entre le libéralisme sauvage et l'attente du Grand Soir une autre voie qui offrirait aux jeunes la société créative qu'ils attendent, qui imposerait le respect comme le devoir absolu, la vertu comme courage du bien, le primat de la responsabilité personnelle, la morale (et non le moralisme) comme la nouvelle esthétique ?
Cette troisième voie existe, Socrate, Rousseau, Kant, Marx, Proudhon, Mounier furent les précurseurs du personnalisme à différents titres. La "personne" est devenue le problème essentiel de l'heure. C'est ce qu'ILS attendent - les hommes et femmes, ces êtres concrets de notre société -.
Et pour revenir au NPA, voilà sa voie.
Oui cher Ujamaa, comment intégrer harmonieusement les unicités dans la collectivité, voilà la grande question...
Quant à la gauche, tout du moins ses têtes pensantes, effectivement, je crois qu'elles ont oublié depuis longtemps comment fonctionne une usine, un chantier, une entreprise de distribution ou quoi que ce soit d'autre qui fabrique de la richesse...
On est dans une société du verbe, plus dans dans le faire...
Nos têtes pensantes de gauche s'inquiètent beaucoup du devenir des entreprises de services publics, sans doute avec raison, mais n'ont plus de réponses face aux entreprises de production...
Le NPA semblait vouloir se positionner sur ce terrain à ses débuts, pour s'égarer ensuite sur des chemins de traverse, on suivra donc avec attention le résultat de leurs cogitations internes.
à Ujamma et concombre,
D'une part, tout ce que dit Ingrid Hayes n'est pas parole d'évangile pour moi. Il m'est apparu intéressant d'avoir l'écho d'un(e) des dirigeant(e)s sur la crise que traverse le NPA.
Elle y répond sans aucun détour. Elle a même trouvé que mes questions n'étaient pas faciles. Je m'y suis, en effet, employé.
Ce que cette responsable nationale dit, en l'occurence, (je résume arbitrairement) c'est que la promesse d'un mouvement large à la gauche du PS n'a pas été tenue par le NPA qui s'est trop raidi sur des positions qui l'ont politiquement isolé.
A sa manière, elle dit aussi qu'entre "le ralliement au social-libéralisme (comme le PCF) et la course en solitaire, il convient de "faire une politique unitaire pour remettre un pôle anticapitaliste" sur les rails mais que le NPA, pour l'instant, ne remplit pas suffisament ce rôle.
Enfin, elle fait remarquer que la crise ne débouche pas "sur une cristallisation anticapitaliste" mais que les partis de gouvertnement type PS et ses alliés ont retrouvé un semblant de crédibilité dans l'opinion.
C'est comme cela.
La vie politique est souvent injuste !
C'est bien comme ça que je l'avais compris Velveth mais je vous remercie de cette clarification...
Bonne tempête de cerveaux
!!!
PS : et c'est la vie tout court qui est souvent injuste cher Velveth...
Je crois que la tempête ne touchera pas que les cerveaux !
Ujamaa ,je vous aime mieux en commentateur de foot.
..le libéralisme sauvage n'existe pas en France ,en Europe ,aux USA ,au Japon etc...Les états régulent en prélevant entre 35 et 55 % du PIB ....c'est du social libéralisme.
Vrai pour les PME Alcyme, faux pour les grands groupes !!!
Cherchez l'erreur !!!
Vous êtes con ..combre ,dans l'erreur ....
Toujours l'insulte.
Vous ne savez manier que cela.
Cela montre votre niveau.
Alors mon cher Alcyme, génie des alpages d'une région que je connais bien (2 ans à l'IUT d'Annecy le Vieux plus toute ma famille du côté maternel dans les environs d'Annecy), rien de plus original à dire que ce jeu de mot qu'on m'a déjà fait cent fois sur un autre forum ?
Un forum pourtant moins huppé (c'est très relatif) que celui-ci...
Même là-bas ils n'osent plus me le faire, tant ils se sont pris de volée de bois-vert...
Annecy le Vieux n'est pourtant pas si haut que ça pour que l'oxygène y manque et que les cellules de votre cerveau en subissent les conséquences, si ???
Je constate que vous avez répondu à ma remarque par l'insulte ce qui ne m'étonne pas plus que ça...
Ma remarque n'en comptait pourtant pas...
Mais si vous voulez jouer à ce petit jeu, pas de problèmes, ça me convient aussi...
Pour en revenir au sujet, ignorez vous que les grands groupes bénéficient de mesures d'abattement de prélèvements sociaux et fiscaux qui se répètent chaque année et qui ramènent leur niveau de pression fiscale à environ 15% au lieu des 35 à 55% dont vous parlez en cours pour les PME ?
Et oui, les uns peuvent faire du chantage à la délocalisation, les autres non !!!
Ignorez-vous que ce sont les PME qui souffrent le plus de la crise en ce moment ?
Consultez donc les ventes aux enchères après saisies, ça vous édifiera et ne vous arrêtez pas aux frontières de la Haute-Savoie, encore que le décolletage en vallée de l'Arve...
Remarquez, depuis que je suis vos aventures médiapartesques, je constate chaque jour le niveau de votre ignorance, je ne suis donc pas surpris...
Et ne montez pas sur vos grands chevaux, je ne suis ni communiste, ni adhérent au NPA, ça vous évitera de dire une connerie de plus.
Par contre, par rapport à vous, quand quelque chose me chiffonne, je pose la question poliment et on me répond poliment ce qui n'est pas votre cas.
Et je ne me sers pas du passé pour justifier mes délires et obsessions actuels...
Maintenant vous pouvez retourner à votre chasse au dahu sur les pentes du Parmelan et n'oubliez pas vos casseroles (ça, ça ne risque rien vu le nombre que vous en trimballez)...
Allez, arvi'pas !!!
Con...combre ou con ....sombre ,masqué , vous méritez les 2 .
J'écris
" .le libéralisme sauvage n'existe pas en France ,en Europe ,aux USA ,au Japon etc...Les états régulent en prélevant entre 35 et 55 % du PIB ....c'est du social libéralisme."
Vous répondez façon..con sombre non pas masqué mais incompétent et confusionniste .
"Pour en revenir au sujet, ignorez vous que les grands groupes bénéficient de mesures d'abattement de prélèvements sociaux et fiscaux qui se répètent chaque année et qui ramènent leur niveau de pression fiscale à environ 15% au lieu des 35 à 55% dont vous parlez en cours pour les PME ? "
Les prélèvements obligatoires pour les APU ( de 35% à 55 % selon les pays ) englobent les impôts sur les sociétés qui ne sont qu'un sous ensemble de ces prélèvements auxquels il faut rajouter la TVA ,les charges sociales ,la taxe d'habitation ,la TIPP etc ....c'est trop long à les lister.
Vous mélangez tout ...mais c'est normal. Vous avez redoublé vos 2 premières années à l'IUT d'Annecy le vieux ,nous nous envoyons nos enfants à l' X ,à CentraleParis ou à HEC mais pas à l'IUT d'Annecy le Vieux.
PS : Pensez au principe de " la non double imposition " . C'est peu être un peu compliqué pour vous ....
Vous savez il y a des cons sombres qui se mettent à leur compte ,qui échouent et qui rendent le CAC 40 responsable de leurs échec.Alors qu'ils n'étaient pas fait pour être "patron".
Mon cher Crétin des Alpes, je n'ai jamais mis en doute votre brillante affirmation sur le social-libéralisme, j'ai juste fait remarquer que certains étaient moins imposés que d'autres...
Et qu'en matière d'égalité devant l'impôt on était loin du compte (double imposition ou non)...
Au fait, cher père de Centralien, d'Ixien ou de je ne sais quoi d'autre, quand on diminue la valeur d'un sous-ensemble, est ce que ça ne diminuerait pas la valeur de l'ensemble dont il fait partie ?
C'est vrai qu'avec ces maths modernes...
Quant à l'IUT d'Annecy le Vieux, c'est un très bel établissement d'où sortent effectivement quelques cons, mais comme il en sort aussi d'X ou de Centrale, ça console...
Ah oui, j'oubliais que dans le monde Alcymiesque, une PME qui lève le cul n'a pu être dirigée que par un incompétent ou un con sombre et qu'un carnet de commande qui se vide n'est que le résultat de cette incompétence...
Surtout si c'est un de ces géniaux patrons de grand groupe sorti d'X ou de Centrale qui se charge de le vider le fameux carnet de commande...
Donc on en revient à votre brillante classification de l'humanité, les gros malins Centraliens d'un côté qui, même s'ils se font virer pour incompétence crasse, aurront toujours un parachute doré pour amortir la chute, et les cons sombres de l'autre qui auront toujours leurs yeux pour pleurer...
Et devinez qui paye le moins ?
Bref on en revient à ce que je pensais, vous êtes un con tout court, pas besoin d'adjectif pour qualifier votre état...
Sur ce, bon crapahut dans les alpages...
@ Alcyme .
"Nous . nous envoyons nos enfants à l'X, à Centrale Paris,
ou H.E.C"
Voici ma reponse repulsant personnage .
C'est parce que la vitesse de la lumiere est superieure à celle du son, que certains ont l'air brillant avant de s'averer de vrais cons
Je suis assez d'accord avec certains commentaires : il me semble que cette analyse n'en est pas vraiment une. Totalement inutile de déclarer par exemple, des choses comme le rôle "mortifère" de rejoindre le FG, non pas parce que je crois que c'est LA solution mais parce que ce n'est pas là l'important (je perçois ces lignes comme une "posture" obligée).
Je donne mon point de vue :
nous sommes pris dans un aveuglement, les nez sont dans les guidons : il faut consommer + l'économie et la finance mènent le monde + peut aussi dans le fond, une forme de sentiment d'illisibilité de la place et de la fonction ds le monde de nos idées issues de la révolution française, celles qui ont "éclairé" le monde pendant 2 siècles.
Je pense que cette perte de sens est fondamentale dans le désarroi.
Que faire ?
Au plus petit niveau :
* s'efforcer de ne pas redire et redire ce qui a été dit, sans effet. Se méfier de tout ce qui est slogan, formules ....
* faire un gros effort d'analyse politique et économique au niveau européen et mondial et réfléchir à sa diffusion. J'ai toujours été frappée par le niveau maigrichon des interventions politiques françaises à ce niveau (NPA compris). On a d'un côté une profusion d'analyses (journaux, livres ...) et un discours politique et éco. des partis très pauvre : je me demande donc comment rendre lisible quelque chose.
Ex : chacun est abreuvé, imprégné de la vision d'un monde occidental surendetté et de "l'idéal" consommateur / il est aussi sous le coup du discours sur les puissances émergentes (surpuissance de la Chine, par ex.) / il connaît et mesure l'état sinistré de la France (emploi, retraites, école ...)..../ il voit en même temps à l'oeuvre la richesse, la loi de l'argent.
Si à tout cela on lui sert de vagues discours de dénonciation, des slogans, il ne peut pas croire à la moindre efficacité de ces positions.
* se placer dans une dynamique collective (= les autres ont peut être quelque chose à m'apprendre), et faire un travail de réflexion sur les effets institutionnels dans tout groupe (= désir de durer contre vents et marées), donc dans un parti. Ne pas oublier qu'un parti n'est qu'un moyen, ne jamais idéaliser son existence.
PS : sans parler de cette créativité qu'évoque Ujamaa et du lien à réfléchir entre la personne et le collectif .......ect.......
+1
Cette interview est beaucoup plus riche que ce que Marielle et d'autres en disent. Certes, il faut savoir la décrypter sur certains sujets.
Il n'y a aucun slogan ni formule.
Ses propos se distinguent de ceux d'Olivier Besancenot pour ne prendre qu'un exemple.
Cela dit, ce n'est pas parole d'évangile pour moi (même si je m'y retrouve pour l'essentiel).
Je ne vais pas vous faire l'affront d'une explication de texte mais c'est assez intriguant de voir certain(e)s ne pas avoir compris le sens profond des propos d'Ingrid Hayes - dont je ne partage pas forcément chaque mot !
Son interview marque un tournant politique majeur au sein du NPA.
Même si elle ne fait que répondre à mes questions.
Marielle, je ne lui ai pas demandé une dissertation sur "l'état du monde"...
Dans certains commentaires par rapport à cet entretien, j'y vois chez certain(e)s une certaine mauvaise foi à moins que cela ne soit de l'incompréhension.
Salut Velveth,
Voilà par exemple ce que je trouve un peu incantatoire :
"Mais entre le ralliement et l'éloge de la solitude, il y a une voie qu'il faut emprunter, en revenant à l'idée d'un NPA ouvert, doté d'une véritable politique unitaire sur le terrain social, afin de favoriser la convergence des luttes, et sur le champ politique, un instrument pour rassembler les anticapitalistes et peser pour empêcher que l'ensemble de la gauche radicale soit aspirée dans une nouvelle mouture d'union de la gauche."
Par ailleurs, et sans faire aucun procès d'intention bien évidemment, je rejoins également le commentaire ci-dessus de JEFF74.
Dans le fond, ce n'est pas le NPA qui est en crise, ou du moins cette crise du NPA n'est que l'un des symptomes d'une autre, bien plus profonde et complexe qui n'a pas grand chose à voir avec les enjeux stratégiques à court terme d'appareils.
Et c'est bien en ce sens que ce pose la question d'une pensée effectivement radicale d'actualité.
Il faut poursuivre la controverse à ce sujet. Je t'y invite.
Cordialement.
D'accord, en particulier sur :
Dans le fond, ce n'est pas le NPA qui est en crise, ou du moins cette crise du NPA n'est que l'un des symptomes d'une autre, bien plus profonde et complexe qui n'a pas grand chose à voir avec les enjeux stratégiques à court terme d'appareils.
Qu'y a-t-il d'incantatoire dans cette phrase ?
C'est un positionnement politique avec lequel vous pouvez être en désaccord, évidemment mais dire que c'est incantatoire révèle une étrange conception du débat politique.
à Marielle,
La crise est globale et systémique.
Elle est économique, sociale, démocratique, écologique et politique.
Cela n'empêche en rien le NPA de passer par des turbulences qui lui sont propres du fait d'erreurs (graves) commises depuis un an par une partie de l'exécutif.
Je trouve cette phrase incantatoire pour plusieurs raisons.
cette phrase nous dit ensuite un objectif : "rassembler les anticapitalistes et peser pour empêcher que l'ensemble de la gauche radicale soit aspirée...", sans rien nous dire de ce que signifie "anticapitalistes". Est-ce "la gauche radicale" ? Oui mais encore... ? C'est un peu court. C'est de l'incantation.
Et c'est justement à la croisée de cet engagement stratégique très hypothétique et de cet objectif mal défini, que devrait se développer l'offre politique :
qui mettrait en perspective les luttes sociale et lèverait les hypothèques qui pèsent sur elles,
et positiverait simultanément la perspective en passant de "l'anti..." au pour, c'est à dire du défensif à l'offensif.
Mais là... on cherche en vain.
Juste un "et" de raccord... éliptique.
L'imagination n'est pas encore au rendez-vous ?
.
Nous n'avons pas la même définition de l'incantatoire.
Ce qui l'est, pour moi, c'est, par exemple, le PCF qui a un discours antilibéral (et non anticapitaliste) mais qui se "laisse aspirer par le social-libéralisme" pour sauver son appareil.
C'est cela de l'incantation : des formules sans rapport avec la réalité.(définition du Larousse: formule magique chantée ou récitée pour obtenir un changement surnaturel)
Par extension, l'incantatoire est un terme appliqué à celles et ceux qui utilisent des formules creuses à répétition.
Le NPA, par la voix d'Olivier Besancenot, n'y a pas toujours échappé, c'est certain et beaucoup de mes billets sont critiques sur ce point tout comme l'est, d'ailleurs, Ingrid Hayes dans son interview (plus implicitement mais avec force notamment pour éviter de s'en tenir à "la convergence des luttes sociales et écologistes").
Sur ce qu'est l'anticapitalisme, là aussi, mes billets et des centaines d'ouvrages plus ou moins savants en ont fait la définition bien avant que ce terme soit intégré au NPA.
Pour tout dire, me définissant comme éco-socialiste, cette appellation (NPA) ne m'a jamais plu.
J'aurai largement préféré que soit majoritairement retenu l'idée de "Gauche rouge et verte".
Malentendu :
je ne dis pas que cette interview doive couvrir l'état du monde, ni qu'il est inutile ; en effet il marque un tournant mais j'ai trouvé le message assez crypté, d'où mon mot un peu rude de "posture" (mais là sans doute, est-ce un effet pervers d'une telle prise de parole : s'adresse-t-on au parti - et là il faut décrypter - s'adresse-t-on aux gens de n'importe où ?).
Je suis plutôt partie de cette question de la mutation souhaitée de ce parti pour dire ce que je repère (comme je peux) dans l'état des paroles politiques qui appartiennent trop souvent à une forme d'entre-soi (ce qui suppose un décryptage), je veux dire qu'elles (les paroles politiques) ne se soucient pas assez de rendre lisible la complexité ; par exemple, si une logique de parti et d'électoralisme pur est "mortifère" (ou démobilisant), une logique d'union avec les gens, sur des axes précis est dynamisante : c'est là dessus qu'il faut mettre l'énergie. Ce que dit aussi I. Hayes.
Par exemple lorsqu'elle dit :
nous n'avons pas fait tout ce qui était possible pour imposer la discussion sur le fond programmatique, dont la question des alliances et des majorités de gestion était la conséquence et non le point de départ.
C'est très juste, mais je rajoute, que peut être le NPA n'était pas assez armé quant à la connaissance du dossier "région", du coup cela rend difficile d'argumenter et de tisser des liens. Et on en reste un peu trop à la réaffirmation des principes. Pareil pour ce qui nous frappe de plein fouet (mon message précédent) : c'est un vrai chantier de mieux comprendre et d'aider à comprendre, de mon point de vue ce peut être une tâche importante et passionnante du parti.
C'était le sens de mon commentaire. Et de toute façon, c'est en discutant qu'on arrive à se comprendre un peu plus ...
1) Bien sur que si, le NPA était armé pour.
Mais, il ne s'est pas servi de ces armes !
2) Pour connaître Ingrid, il n'y a aucune posture mais, comme dirigeante, elle doit tenir compte des sensibilités diverses pour ne pas les heurter inutilement.
Tout militant est susceptible de comprendre cela.
Tu as raison sans doute sur cette histoire de tenir compte des sensibilités adverses.
Quant aux "armes" pour les régionales, et à la connaissance des dossiers, je ne m'en suis pas rendu compte, mais bon, je suis peut être mal placée.
Ceci dit, ce que j'ai dit visait plus large que l'interview.
Marielle,
Ce ne sont pas des sensibilités adverses mais...diverses. (
)
Je n'ai aucun adversaire au sein du NPA même si j'exprime des désaccords (parfois profonds) avec tel ou tel courant de pensée.
Tout comme je n'ai aucun "ennemi à gauche" sinon que je pense qu'il y a deux gauches: l'une soumise (depuis longtemps) à l'idéologie dominante et l'autre, résistante, essayant de construire d'autres chemins émancipateurs.
Sur les "armes" pour les régionales, j'ai commis un billet sur leur réalité que je vais tenter de retrouver.
Le PCF a toujours refusé de parler programme et le PG a suivi...
Et bien, voilà que j'ai fait un joli lapsus : comme dirait le bon Freud, en quoi parle-t-il de moi ???
Pour les régionales, je m'appuie sur le programme du NPA, il m'avait semblé plus adapté à la situation nationale que régionale.
Mais là aussi je peux me tromper, salut à toi.
Sur le programme NPA pour les régionales, les premiers axes soumis au PC et PG:
http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth/051109/propositions-initiales-du-npa-pour-un-programme-de-la-gauche-de-gauche-aux-
Oui c'est intéressant..."si on regarde bien, les électeurs, votants ou abstentionnistes, ont utilisé toutes les possibilités de dire leur rejet de Sarkozy, toutes sauf le vote NPA." En effet, dans un contexte de forte abstention, les seuls électeurs mobilisés, les plus politisés aussi, n'ont pas identifié le NPA comme porteur ni d'une dynamique unitaire, ni d'un projet politique construit pour les conseils régionaux. "De même, nous nous sommes créés dans un autre contexte politique, social et économique : face à la brutalité de l'offensive de la droite, l'anti-sarkozysme s'exprimait dans les luttes, l'emprise du FN était réduite, le PS était en pleine crise, le PCF et les Verts sortaient très diminués de la présidentielle. La situation a favorisé, un peu artificiellement sans doute, la dynamique autour du NPA." Le NPA serait donc le fruit d'une "séquence" déja dépassée ?! La perspective d'en faire le creuset de la gauche anticapitaliste n'aurait été valide que dans la persistance de la crise de la gauche de gouvernement? (Ah si Ségolène l'avait emporté et précipité un rapprochement avec le Modem....) Je trouve l'analyse un peu courte.
Et si le succès du NPA avait été dès sa création un leurre? Si ce succès n'avait été que l'ombre portée des succès électoraux antérieurs d'Olivier Besancenot intuitu personae ? Ce qui est sûr c'est qu'il y a eu un fort décallage entre les espoirs nés de cette initiative et l'orientation effective de construction en solo.
" la crise économique qui fait rage ne produit pas, pour l'heure, de cristallisation anticapitaliste, les luttes sociales demeurent dispersées et défensives, et, sur le plan politique, la gauche gouvernementale s'est réorganisée. La montée du « tout sauf Sarkozy » ne nous est évidemment pas favorable." Là est le coeur de la contradiction en effet. Soit on adopte un positionnement à la LO (pour faire simple) et on renvoi dos à dos la droite et la social démocratie. Et c'est la tentation d'une partie du NPA. Soit on intègre sans réserve le "tout sauf Sarkozy" en portant la contradiction en son sein. Sans tergiverser, en jouant le jeu de l'unité et pourquoi pas de la gestion. ( Comme l'on fait un temps les trotskistes brésiliens).
De deux choses l'une soit la situation est analysée comme profondément défavorable aux travailleurs et c'est la logique de bastion qui doit l'emporter ( et la création du NPA était une erreur) soit la situation est perçue comme mouvante, explosive et porteuses de soubresauts et on quitte alors sa posture d'extériorité. Ce qui implique de dépasser la stratégie purement revendicative de super syndicat rouge pour proposer un programme de rupture en privilégiant les alliances ponctuelles ou sectorielles avec les autres forces de gauche. Et sur tous les terrains : social, écologique, culturel etc...
Le chemin est effectivement étroit.
Il n'est évidemment pas question de tomber dans les dérives sectaires de LO ni dans les dérives néo-libérales du PS et de ses alliés.
C'est toute la difficulté de se sortir du piège du "tout sauf Sarkozy" tout en pratiquant une politique unitaire, ouverte et audacieuse...
Cela demande un repositionnement total du NPA plus en phase avec "les promesses" de son processus de création.
Le NPA doit réapprendre à jouir.
Quand je lis et relis l'interview je ne vois qu'une stratégie politique de la forme appuyée sur des mots parfaitement maîtrisés et propres sur eux. La stratégie politique devrait s'appuyer sur le fond en une époque d'impuissance chronique.
On pourrait insérer le cas du NPA dans l'apologue des trois métamorphoses de Nietzsche : l'histoire d'un chameau qui devient lion puis un enfant.
Le chameau : le NPA est chargé par le poids de ses devoirs, il porte son histoire. Sa devise est TU DOIS. Arrivé dans l'absence du désert il sait se dételer, se sent libre. Il devient lion. Quelle liberté ! Il passe au JE VEUX. Mais que faire, à quoi ça sert de dire non, s'il n'y a personne pour m'entendre... C'est ce que j'appelle le stade du NPA actuel, qui parle dans le désert.
Quitter le désert et le JE VEUX, c'est passer au stade de l'enfant. Il fait mieux que lutter, il dépasse le non, d'ailleurs ces questions ne l'intéressent pas. il ne connaît que le OUI, sa propre affirmation, et sa seule responsabilité face à lui-même. Le NPA pourrait devenir le parti qui oublie les JE DOIS, JE VEUX pour devenir le parti du JE SUIS, NOUS SOMMES. Le NPA pourrait vivre dans la liberté du jeu de la création, s'affirmer avec des idées nouvelles et du fond, dans "un désir de créer et de donner" : ce que Nietzsche appelait la volonté de Puissance.
Comme dirait Trénet, là, "y'a d'la joie !"
J'abonde sur "Le NPA pourrait vivre dans la liberté du jeu de la création, s'affirmer avec des idées nouvelles et du fond, dans "un désir de créer et de donner" : ce que Nietzsche appelait la volonté de Puissance."
Velveth, comme vous le souligniez dans vos propositions de réformes du NPA, il est bien de faire connaître d'autres personnes que Besancenot. Par exemple, nous avons découvert Ingrid Hayes, merci. C'est mieux que le medium unique. Pour une part votre interview avait cet objectif, dans cette ouverture du système.
Je compte bien continuer (
) tant il est vrai que le NPA est riche de jeunes femmes ou hommes de grande qualité.
De toutes manières, d'ici la fin de l'année 4 porte-parole seront élu(e)s à parité.
J'ai relu cet interview attentivement, comme Velveth nous y invite.
Il y a une autocritique: le NPA a fait une analyse erronée de la politique du PCF, croyant que le PC allait rejoindre les listes du PS dès le Premier tour des Régionales. Il y a en effet eu un éclatement des positions publiques du PCF, suivi d'un départ de "communistes unitaires" qui mérite une analyse politique fine. D'autant plus que le NPA n'apparait guère en mesure d'être un lieu de ralliement évident.
Il y a une deuxième autocritique: le NPA aurait dû faire des propositions unitaires à la gauche radicale, PCF y compris si je comprends bien. Ignorer la FASE, considérer le PG comme un simple appendice du PCF se sont avérés être des choix de bien mauvaise politique. Et j'ai participé à cette analyse fausse du PG.
Il y a le constat de la crise du projet anticapitaliste porté par le NPA. Puis il y a l'affirmation de la nécessité de relancer le projet "anticapitaliste et antiproductiviste", de rassembler les anticapitalistes indépendamment de l'alliance PS-Europe Ecologie et alliés. D'être collectivement l'aile plus déterminée du rejet de la Droite et de Sarkozy.
Il y a la nécessité d'être présents dans les élections avec comme but de participer à un gouvernement au service du plus grand nombre.
C'est une interview bien intéressante, et qui n'est pas "langue de bois".
Reste à prendre au sérieux les PCs et la FASE et les Alternatifs et le PG, etc. A en faire une analyse subtile.
Reste à faire une analyse critique fine des syndicats qu'il ne s'agit plus de remplacer. Et une analyse critique du système médiatico-politique.
Cet entretien y invite, je crois.
Cela n'étonnera personne que j'abonde dans le sens de tes "conclusions" !
Si le decryptage est juste, bravo. En tout cas j'abonde.
Puissiez vous avoir raison. En tout cas je trouve que l'exégèse est bien plus fine et compréhensible que l'original.
Tu ne veux pas devenir porte parole?
Mars7,
Je me prépare bien à être dans une équipe de porte-parole mais dans le cas d'un gouvernement provisoire de la gauche radicale,.... j'ai encore le temps de me perfectionner
.
Dépêche-toi, c'est prévu pour le 11 mai à midi...
Ce serait bien, car parfois le NPA donne l'impression d'une bande de jeunes qui travaillent chez Nintendo.
Moi aussi j'ai relu cet interview et je n'y ai trouvé rien de plus qu'à ma première lecture... Beaucoup d'analyses de stratégie et finalement pas grand chose sur le fond. Je m'étonne par exemple que les bons scores successifs des écolos ne soient pas analysés. Bien sûr, il serait facile de dire que les bobos des villes et des champs ont donné leurs voies à ce rassemblement mais ce serait, à mon avis, très réducteur. Il est paradoxal de constater que bien que les écolos n'aillent pas au bout de leur analyse et n'osent remettre en cause le système actuel qui ne peut, par essence, être compatible avec une vision écologique de notre avenir, ils arrivent quand même à récupérer les votes de ceux qui ne croient plus au système politique actuel et à sa capacité de changer notre société. Est-ce que la gauche radicale parviendra un jour à véritablement intégrer la pensée écologique à son répertoire politique ?
Réponse à JEFF74
Je suis en train de lire "pistes pour un anticapitalisme vert", ed. Syllepse, 2010, coordonné par Vincent Gay. Avec des contibutions de François Chesnais, Daniel Tanuro, Armand Farrachi, Manuel Gari, Vincent Gay.
Un effort pour intégrer l'écologie au marxisme revisité. Au-delà de la juxtaposition de la critique sociale et de la critique écologiste, ils proposent un paradigme commun écosocialiste, sous plusieurs angles. Stimulant.
Merci de l'info, je vais me le procurer...
"Il est paradoxal de constater que bien que les écolos n'aillent pas au bout de leur analyse et n'osent remettre en cause le système actuel [(sic)] qui ne peut, par essence, être compatible avec une vision écologique de notre avenir, ils arrivent quand même à récupérer les votes de ceux..." Hihihi!!! Enfin bref! On comprend, en effet, pourquoi ils arrivent à "récupérer" les votes de ceux..! :-D
Oui ?
Pour une alliance avec Borloo ?
Ce qui tue le NPA, c'est son complexe de supériorité.
Cher Alain,
Où, dans l'interview, se manifeste un quelconque "complexe de supériorité" ?
Tous les propos sont, au contraire, frappés d'un grand sens de la modestie, ce me semble.
Cher Velveth,
Au delà du discours convenu de ce dialogue, vos commentaires entre autres, sont souvent un peu donneur de leçon, voire méprisants pour les autres formations politiques. Par exemple:
D'autant que nous attendons toujours que MM Laurent et Mélenchon se déclarent pour une rupture - assumée et au-delà des slogans - avec la logique capitaliste voire même avec le néo-libéralisme que le PCF conforte dans son union sans restriction avec le PS...
17/04/2010 14:37Par Velveth
Et pan pour le PC et le PG !
Avec le Front de Gauche ?
Les dernières élections régionales nous montrent que le PCF, notamment, n'entend que servir de caution "de gauche" au PS. Leurs élus ont intégré les exécutifs sans moufter ni négocier quelconque virage plus social.
A terme, c'est effectivement "mortifère".
Voir MG Buffet réclamer une "nouvelle gauche plurielle" uniquement pour que le PC ait qqs postes n'est pas compatible avec un projet d'indépendance avec le social-libéralisme.
17/04/2010 10:45Par Velveth
Et re-re-pan pour le PC et le PG !
Le Front de Gauche n'est qu'un habillage du PCF. Qui sert Mélenchon, pour l'instant mais "ça branle dans le manche"...
Le PCF n'a aucune envie de prendre place dans un pôle unitaire de la gauche radicale et qui a choisi l'option de l'unité sans condition avec le PS pour conserver son appareil.
17/04/2010 14:41Par Velveth
Et re-re-re-pan pour le PC et le PG !
1) Bien sur que si, le NPA était armé pour.
Mais, il ne s'est pas servi de ces armes !
17/04/2010 15:14Par Velveth
Aïe Aïe Aïe ... Quand il va s'en servir ça va faire mal
Il n'est évidemment pas question de tomber dans les dérives sectaires de LO ni dans les dérives néo-libérales du PS et de ses alliés.
17/04/2010 14:57Par Velveth
Et hop un petit coup pour le PS et LO!
Certes, ces propos ont le défaut d'être, pris isolément, pas suffisamment "enrobés".
C'est le propre de ce genre de posts à moins de tomber dans la logorrhée qui n'aide pas plus au débat.
Je ne renie néanmoins rien de ces qqs écrits qui, hélas, se vérifient jour après jour.
Vous pourrez constater que je suis tout aussi critique envers le NPA (vous le relevez même en me recopiant:
Bien sur que si, le NPA était armé pour.
Mais, il ne s'est pas servi de ces armes !
Que ces positions politiques ne vous agréent pas, je peux le comprendre. Ce n'est en rien la manifestation d'une condescendance quelconque.
J'attends la démonstration contraire au moment où tous les communistes unitaires - avec lesquels le NPA a une longue tradition de débats fructueux - quittent et le PCF et le Front de Gauche...
Cela ne vous interpelle pas ?
Oui pas mal de monde quitte les logiques partidaires sectaires et suicidaires, n'est ce pas?
Je vais faire pour le coup mon petit complexe de supériorité à moi: je l'ai fait avant eux!
J'ai lu et plutôt apprécié cette analyse, qui me semble marquer un tournant, comme ça a été relevé :
"D'autre part, notre profil a pu apparaître comme relativisant l'importance des enjeux électoraux. Il nous faut pourtant les intégrer dans une perspective stratégique. Deux siècles de pratique démocratique ont trop profondément façonné les comportements politiques pour que la perspective de la grève générale comme affrontement central suffise à elle seule à régler les problèmes stratégiques. Nous aurons à nous poser des problèmes électoraux même à des moments de confrontation sociale aigüe."
Parce que, la démocratie, même parlementaire, pour un début ce serait déjà pas mal, c'est si difficile à faire exister réellement... Et avec des député(e)s qui ne feraient pas que de la figuration, ou que leurs carrières, sait-on jamais, des synergies pourraient se créer
- si par ailleurs les "forces vives" savaient le rester et ne pas se faire "aspirer" totalement dans les appareils de gestion.
Nous nous retrouvons sur ce point, Fantie.
L'organisation de l'organisation de l'organisation.
Pouvez-vous préciser ?
Je n'ai rien contre l'organisation, alliances, chacun a son poste et tous les chats seront bien gardés, etc. Mais c'est la forme qui passe avant le fond. J'ai plutôt tendance à penser que c'est le fond qui doit donner la forme. A moins que vous ne connaissiez ce fond, et qu'il fasse l'objet du chapitre suivant. Rappelons nous que François Hollande a géré pendant des années l'organisation de l'organisation de l'organisation du PS dans une complète stérilité d'idées. Cela continue avec Aubry. Le sam'suffit des Régionales - victoire mécanique et artificielle - reproduit son effet et se propage sur toute la gauche. On y voit un gâteau à se partager. Mais où est le fond, la Parole ?
Bien d'accord,
Pour le fond, je crois avoir mis en ligne maints billets dont je ne vais pas faire la trop longue liste.
J'en rappelle un parmi des dizaines d'autres:
http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth/120310/simple-alternance-ou-reelle-alternative
Je sais, vous n'avez cessé d'insister sur le fond. Mais dans le cas précis de l'interview - qui apporte des informations nouvelles sur la stratégie du NPA - qu'a pensé fondamentalement le passager pour dire au cocher de changer ainsi la direction du fiacre ?
Ingrid n'a fait que répondre à mes questions.
Il est évident qu'elle aurait pu, également, faire part de ses avis plus "idéologiques". Comme dans ce billet:
http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth/231209/la-crise-opportunite-pour-une-transition-vers-le-socialisme
Quant à moi, modeste passager depuis que je n'ai plus aucune responsabilité, je pense que l'orientation du NPA, sous l'impulsion d'Olivier Besancenot (pas tout seul !) a entraîné un immense gâchis en un an d'existence.
Il faut que le NPA revienne à ses promesses qui ont accompagné son processus de création: un pôle ouvert et pluraliste dont le dénominateur commun soit une visée éco-socialiste débarrassée de toutes les scories du XXème siècle.
L'imagination au pouvoir !
Avec Velveth ,ingrid hayes, et le NPA ,ce n'est pas l'imagination au pouvoir...c'est la stupidité ,la nullité ,l'incompétence( au pouvoir..)
Aucun ouvrier ne pourrait supporter le langage imbécile des fonctionnaires de l'EN Hayes et Velveth:centralité ,extériorité, intériorité etc...
La classe ouvrière n'est pas conne : le NPA c'est le SMIC à 50 euros pour tous (si par hasard ,ils étaient au pouvoir ) avec en prime le goulag et le stalag .
Merci de contribuer, par des arguments infaillibles, au débat.
Vos propos qui entendent soutenir le PS contre "sa gauche" seront certainement repris par les dirigeants "socialistes" tant ils apportent un éclairage prometteur de ce que sera le social-libéralisme au pouvoir...
@ Ujamaa,
le fond n'est rien sans la forme et la forme n'est rien sans le fond.
Le fond sans la forme, ça peut être quand c'est réussi de la philosophie, quand c'est raté un boulbiboulga sans sens.
Je n'ai pas besoin de faire un dessin pour ce que peut être la forme sans le fond.
Faire de la politique, au sens noble du terme, c'est justement lier la forme et le fond.
Marx ne s'est pas contenté de décrire une société communiste telle qu'il la concevait, mais il a aussi décrit un chemin pour y parvenir.
à Godefroy
Pour l'instant Marx ,il s'est gourré...mais vous semblez ne pas vus en souvenir et passer les crimes du marxisme par pertes et profits .
à Godefroy
Pour l'instant Marx ,il s'est gourré...mais vous semblez ne pas vus en souvenir et passer les crimes du marxisme par pertes et profits .
Salut mon pote,
Toi tu comprends rien et tu viens encore de le démontrer avec un certain brio quoi que tout à fait involontaire.
Puisque tes mouflets font X , Centrale Paris et HEC (tout ça à la fois mdr!), demandes-leur. Ils t'expliqueront.
Espérons qu'Alcyme n'a pas de descendance !
Pauvres gosses...
@ pépère godefroy
Votre absence de style ,votre grossièreté me rappelle quelqu'un .
AG, on est d'accord, forme et fond sont évidemment liés, mais le fond prime : seule une vie authentique donne une forme authentique (Mies). Fond comme fondation, vérité. Si la forme repose sur le vide on tombe dans le kitsch et la société du spectacle.
à Alain Godefroy,
Marx n'a jamais décrit "une société communiste" ni même dit par quels chemins y parvenir.
Il a ouvert des pistes mais ne les a jamais balisées.
Ce qui rend d'ailleurs les marxismes aussi vivants que divers.
Velveth, Euh... ?? J'aurais mal compris ce que j'ai lu?
M'avait semblé pourtant.
Pas le temps là maintenant de vous faire quelques citations pour étayer mon commentaire mais décrire l'oeuvre de Marx comme l'ouverture de quelques pistes me semble un peu réducteur.
C'est effectivement malvenu de parler seulement de pistes mais il est vrai que Marx s'est plus penché sur le "fonctionnement" du capitalisme (et des Etats de l'époque] que sur une "description" d'une société communiste. Il ne l'a même jamais fait. Encore moins sur les chemins d'y parvenir, ouvert qu'il était aux dissemblances des pays et de leur prolétariat.
Si Engels a été un peu plus loin dans ce domaine, Lénine a été beaucoup plus précis.
Il faut tout de même reconnaître au cher Alcyme une belle persévérance : père sévère qui persévère, mais attention ! s'il perd ses verres, la vue se trouble.
M'enfin, Alcyme, vos lunettes ! on vous a bien dit de les porter toujours.
Peut-être devrait-il demander RV à Roudinesco, elle a l'air en verve !
Intéressante Ingrid hayes, que je ne connaissais pas
"volonté d'unité mais avec un contenu". ...c'est ce que je viens de pêcher cher Velveth dans une de tes réponses ...c'est étonnant mais c'est ce que nous mettons en avant à la FASE, et avant la FASE, dans les CUALS, depuis 2005 ! ( et avant pour ceux qui étaient dans l'aventure Ramulaud ) ...pour nous entendre rire au nez, pour être méprisés ...côté PCF, côté NPA, côté PG....et maintenant vous venez tous la main sur le coeur nous seriner que l'heure n'est plus à la division ....on se moque de qui ???
Un peu d'autocritique, camarades, ne serait pas de trop.
Un peu moins d'oeillères, aussi.
Il ne suffit pas de mettre une bande de vert sur le drapeau rouge pour se déclarer "écosocialiste", ça mérite un débat de fond pour confronter les convergences et les différences.
Et ça se fera avec EE, c'est incontournable. Sans oeillères ni sectarisme, si vous en êtes capables.
Armelle,
Si tu prends connaissance des textes votés et du contenu de l'interview d'Ingrid Hayes, la dimension critique sur la 1ere année d'existence du NPA est prégnante au point d'effacer tout le reste.
Donc, aucune oeillère, bien au contraire et le ton que tu emploies n'est guère amical, doux euphémisme !
Sur l'éco-socialisme, le NPA est le seul mouvement à avoir sorti des textes et des bouquins en pagaille (avec les Objecteurs de croissance).
Que tu aies rejoins EE - ce qui est ton droit - ne devrait pas t'inciter à raconter l'histoire comme une Borloo-compatible...
@ Velveth
Les guignols du NPA sont peints en rouge et vert (rouge pour les meurtres du communisme et vert de gris pour la haine ) ,pour les ballons de baudruche que vous êtes ....Vous êtes à coté de la plaque en politique,en économie et en écologie...
@ Velveth
Les guignols du NPA sont peints en rouge et vert (rouge pour les meurtres du communisme et vert de gris pour la haine ) ,pour les ballons de baudruche que vous êtes ....Vous êtes à coté de la plaque en politique,en économie et en écologie...
Votre sens de la mesure me laisse coi.
C'est vrai que le succes d'EE est peu analysé.
Au risque d'être jugé "superficiel" et subjectif j'avancerait un élément qui je crois à aussi son importance: l'empathie. Le rapport aux gens , à l'action politique, le vocabulaire employé, bref le style.
Qu'on le trouve droitier ou pas, écouter Cohn-Bendit est souvent un régal de fraîcheur. Ecouter Cécile Duflot, parler des sans-papiers, de la galère des transports en grande banlieue...c'est autre chose que d'écouter Benoît Hamon ou même Mélanchon! D'un côté la spontanéité, le vécu, de l'autre la diffusion froide d'"éléments de langage" étroitement calibrés (Hamon), ou la gouaille républicaine un peu surannée (Mélanchon) .
Il faudrait , pour est complet, ajouter qu'Olivier Besancenot est souvent tombé dans le travers des petites phrases et des exemples chocs répétés jusqu'à plus soif sur toutes les chaînes donnant parfois l'impression d'une réflexion un peu courte et à coup sûr d'un manque total de spontanéité.
Un registre parfait pour exprimer l'indignation et la colère (le megaphone du 1er tour de la Présidentielle...) mais totalement insuffisant pour faire élire des représentants dans les assemblées de la République.
Tout à fait d'accord avec ces observations.
Et bien voilà, Mélanchon dans Voici !
Lu dans le JDD qu'un dissidence se lèverait au sein du PG et préparerait une rencontre le 23 avril. Quelqu'un en sait-il plus?
Pas vraiment.
C'est un parti assez vérouillé qui ne se distingue pas par sa démocratie interne.
Je vais aller à la pêche aux infos...
Je ne sais pas si c'est représentatif. Symptomatique en tout cas
http://eldiablo.over-blog.org/article-crise-au-parti-de-gauche-de-jean-luc-melenchon-48806475-comments.html
Je ne sais pas ce que représente ce militant et quelle est l'étendue de la crise mais il est certain, pour fréquenter des ex-militants du PG partis récemment, que cette formation n'a pas un grand souci de démocratie interne et que les orientations, changeantes, ne sont impulsées que par un petit groupe autour de Mélenchon, chef tout puissant.
Le discours d'Armelle Chevassu m'inquiète un peu. Certains reprochent assez souvent aux anciens de la LCR de ne pas être capables de se détacher de leurs vielles rancoeurs à l'encontre du PCF sans se rendre compte qu'ils se rendent coupables de la même chose à l'encontre du NPA.
Si certains anciens de la LCR ont su oublier les quelques petites critiques qu'ils pouvaient porter aux anciens stals (critiques autrement plus sérieuses quand on s'est fait courser à la sortie des usines à coups de barre de fer ou intimider régulièrement dans les manifs ou virer des syndicats simplement parce que trotskyste), je pense que quelqu'un comme Armelle sera capable d'oublier les quelques désaccords que nous avons pu avoir au moment des candidatures unitaires et laisser de côté le ton "donneur de leçon".
Travaillons ensemble à créer les conditions d'une véritable unité de la gauche de la gauche en toute indépendance du PS (et non pas en toute hostilité au PS), laissons de côté les appels hautains à l'autocritique, les petits discours condecendants de ceux convaincus d'avoir raison avant tout le monde et tentons de lever uns à uns les désaccords.
Et si le NPA est en pleine introspection, les membres de la Fédération gagneraient certainement à s'interroger aussi sur leurs erreurs à eux. Parce que s'ils n'ont pas forcément faits les mêmes que les anciens de la LCR et les actuels du NPA, ils en ont fait aussi.
D'accord sur l'ensemble de ton propos.
J'ai justement connu Armelle en 2006 dans les comités unitaires pour une alternative au libéralisme.
Il semble qu'elle ait maintenant rejoint EE.
C'est son droit le plus strict mais qu'Armelle ne donne pas de "leçons" sur l'alternative au capitalisme dans sa phase néo-libérale !
Effectivement, travaillons à l'émergence d'un pôle anticapitaliste, rouge et vert, qui ne peut se résumer au seul NPA.
Le discours d'Armelle Chevassu m'inquiète un peu. Certains reprochent assez souvent aux anciens de la LCR de ne pas être capables de se détacher de leurs vielles rancoeurs à l'encontre du PCF sans se rendre compte qu'ils se rendent coupables de la même chose à l'encontre du NPA.
Si certains anciens de la LCR ont su oublier les quelques petites critiques qu'ils pouvaient porter aux anciens stals (critiques autrement plus sérieuses quand on s'est fait courser à la sortie des usines à coups de barre de fer ou intimider régulièrement dans les manifs ou virer des syndicats simplement parce que trotskyste), je pense que quelqu'un comme Armelle sera capable d'oublier les quelques désaccords que nous avons pu avoir au moment des candidatures unitaires et laisser de côté le ton "donneur de leçon".
Travaillons ensemble à créer les conditions d'une véritable unité de la gauche de la gauche en toute indépendance du PS (et non pas en toute hostilité au PS), laissons de côté les appels hautains à l'autocritique, les petits discours condecendants de ceux convaincus d'avoir raison avant tout le monde et tentons de lever uns à uns les désaccords.
Et si le NPA est en pleine introspection, les membres de la Fédération gagneraient certainement à s'interroger aussi sur leurs erreurs à eux. Parce que s'ils n'ont pas forcément faits les mêmes que les anciens de la LCR et les actuels du NPA, ils en ont fait aussi.
Le discours d'Armelle Chevassu m'inquiète un peu. Certains reprochent assez souvent aux anciens de la LCR de ne pas être capables de se détacher de leurs vielles rancoeurs à l'encontre du PCF sans se rendre compte qu'ils se rendent coupables de la même chose à l'encontre du NPA.
Si certains anciens de la LCR ont su oublier les quelques petites critiques qu'ils pouvaient porter aux anciens stals (critiques autrement plus sérieuses quand on s'est fait courser à la sortie des usines à coups de barre de fer ou intimider régulièrement dans les manifs ou virer des syndicats simplement parce que trotskyste), je pense que quelqu'un comme Armelle sera capable d'oublier les quelques désaccords que nous avons pu avoir au moment des candidatures unitaires et laisser de côté le ton "donneur de leçon".
Travaillons ensemble à créer les conditions d'une véritable unité de la gauche de la gauche en toute indépendance du PS (et non pas en toute hostilité au PS), laissons de côté les appels hautains à l'autocritique, les petits discours condecendants de ceux convaincus d'avoir raison avant tout le monde et tentons de lever uns à uns les désaccords.
Et si le NPA est en pleine introspection, les membres de la Fédération gagneraient certainement à s'interroger aussi sur leurs erreurs à eux. Parce que s'ils n'ont pas forcément faits les mêmes que les anciens de la LCR et les actuels du NPA, ils en ont fait aussi.
Le discours d'Armelle Chevassu m'inquiète un peu. Certains reprochent assez souvent aux anciens de la LCR de ne pas être capables de se détacher de leurs vielles rancoeurs à l'encontre du PCF sans se rendre compte qu'ils se rendent coupables de la même chose à l'encontre du NPA.
Si certains anciens de la LCR ont su oublier les quelques petites critiques qu'ils pouvaient porter aux anciens stals (critiques autrement plus sérieuses quand on s'est fait courser à la sortie des usines à coups de barre de fer ou intimider régulièrement dans les manifs ou virer des syndicats simplement parce que trotskyste), je pense que quelqu'un comme Armelle sera capable d'oublier les quelques désaccords que nous avons pu avoir au moment des candidatures unitaires et laisser de côté le ton "donneur de leçon".
Travaillons ensemble à créer les conditions d'une véritable unité de la gauche de la gauche en toute indépendance du PS (et non pas en toute hostilité au PS), laissons de côté les appels hautains à l'autocritique, les petits discours condecendants de ceux convaincus d'avoir raison avant tout le monde et tentons de lever uns à uns les désaccords.
Et si le NPA est en pleine introspection, les membres de la Fédération gagneraient certainement à s'interroger aussi sur leurs erreurs à eux. Parce que s'ils n'ont pas forcément faits les mêmes que les anciens de la LCR et les actuels du NPA, ils en ont fait aussi.
Trois fois vaut mieux qu'une !
Bonjour
Merci pour ce billet. Il est effectivement rare de pouvoir lire des interviews des reponsables du NPA (responsable n'est peut-être pas le bon mot). Ce billet révèle en creux la "censure consensus" des médias classique et le contre pouvoir du net.
Il est vrai qu' Ingrid Hayes opère une critique des positions du NPA et il est également vrai que cette critique se démarque nettement de la position jusque là tenu par ce parti.
Mais après ?
La force du discours manque au NPA, sa capacité à raconter des histoires.
Le slogan "Tout changer, rien lâcher" est ce qui m'a conduit à déserté le vote NPA. Il y a dans ce slogan un immobilisme radical. Tout perdre et ne rien perdre, bref ne pas bouger.
Je vous livre ici l'imagnaire dans lequel m'a plongé ce slogan :
"Ne rien lâcher" m'a évoqué l'image d'une bourse qu'on tient fermement dans sa main, avec l'angoisse permanente d'un voyou au coin d'une rue prêt à vous dérober votre or. Quelque chose d'un monde dominé par l'angoisse, la peur, d'une lutte permanante pour sa survie. Mais alors en ajoutant à ce "rien lâcher", "tout changer" c'est en gardant fermemant la bourse dans sa main qu'il faut changer le monde.
Un slogan déployant selon moi un ton singulièrement sécuritaire. Pour le dire vite, un monde prospère débarassé des méchants.
Et je crois que c'est là, le problème du NPA et son incapacité à produire un discours autre que sécuritaire.
Bien sûr que la sécurité est un thème fondamental dans nos société justement de sécurité (Foucault / Deleuze) où les néolibéraux s'assurent de toute la sécurité nécessaire quant à leurs risques, alors que nous, nous devons prendre sans cesse davantage de risques sans avoir de filets de sureté.
Mais tout changer, c'est aussi changer de comportement et de manière de lire le monde. Cela implique de ne pas rejouer le sentiement de peur. C'est un terrain qu'il nous faut définitivement quitter. Ce fut là une erruer stratégique de taille du NPA.
Chaques luttes s'accompagne d'un nouveau regard sur le monde par ceux qui entre en luttes. C'est ce qu'il produit de radicalement neuf, qu'il vaut donner à voir. Les luttes ouvrent sur des rapports de forces qui modifient les possibles et permettent de dépasser l'angoisse quotidienne de la soumission à l'ordre.
Un parti qui veut être la force politique de représentation des luttes doit être en mesure de produire les énoncés des nouvelles subjectivités. un "désormais tout est possible". Ou "nous sommes le pouvoir", ce fut la force narratrice de 68, dont on a l'impression que le NPA n'a pas su hérité. Une machine de guerre pour reprendre deleuze doit agencer les subjectivités issues des luttes avec des énoncés capables de circuler dans le champs de la politique et ainsi faire de l'énonciation individuelle une énonciation collective. Où sont les énoncés ?
Personellement, je crois qu'il est vain d'analyser plus en avant la mécanique qui conduit à l'impasse du capitalisme contemporain, il faut désormais sortir du système capitalisme. "Ensemble sortons du capitalisme". Et cette sortie n'est possible que si l'on cesse d'avoir peur de l'avenir, de nous-même, de l'humanité. Si l'humanité à été capable des pires horreur, elle a aussi été capable de belles révolutions et du projet communiste comme horizon indépassable. Même si les horreurs sont parfois venu du désir d'un monde meilleur cela ne peut nous assigner à en rester là, spectateur du monde.
Par conséquent je crois que le problème stratégique du NPA vient du manque d'imaginaire de l'appareil, de son incapacité à être la force représentative des énoncés et non pas un problème d'alliance. Le NPA doit à mon sens trouver l'énoncé politique qui s'est réalisé lors de la révolte des banlieues et cet énoncé n'est sûrement pas "Ne rien lâcher, tout changer". mais davantage "ensemble défaisons" ou encore "nous ne sommes pas à vendre".
Il est remarquable que le NPA ne récupère pas les voix de ceux qui sont entré dans les luttes, aussi sa stratégie doit être de faire le plein de ces électeurs "naturel" et de montrer à ceux qui hésite qu'une force est en marche, au contours flou certes, mais effective. Et cette force est un refus radical de reconduire la capitalisme qui'il soit vert, cognitif, financier ou industriel.
Nous savons depuis longue date que la défense de l'Etat provience tel qu'il s'est construit après la guerre fut aussi le sauvtage du capitalisme, par conséquent que les tracts du NPA en prennent acte. Cela devrait se traduire par un abandon des revendications qui visent à rétablir les lignes de l'Etat providence. De même que le solgan ultra vulgaire de "Augmentation du Pouvoir d'achat" qui en définitive rappel bien là notre seul pouvoir est usé sans réserve au NPA. "Augmenter notre pouvoir" me parait bien suffisant. Que certains voudraient qu'il soit celui de l'achat nous pouvons amplement le comprendre. D'ailleurs augmenter notre pouvoir est par là-même augmenter tous les types de pouvoirs qui nous ont été un par un retiré, nous laissant l'unique pouvoir du porte monnaie, mais bien vide en définitive. C'est notre impouvoir qui est cause de notre angoisse. Peut-être faut-il céder sur le pouvoir-monnaie pour reconquérir le pouvoir-politique. C'est tout l'enjeu des grèves. Céder ne veut pas dire abandonner ceux qui n'ont rien. Une grève s'organise avec une caisse de solidarité pour ceux qui ne peuvent céder, mais dont leur présence est indispensable à la réussite du rapport de force. Ainsi le slogan "Ne rien lâcher, tout changer" aurait pu être tout autrement : "la solidarité est la condition du changement". "Solidaire dans la crise, un monde pour tous" ...
Bien à vous
Je vous rejoins sur beaucoup de points et notamment sur l'inanité du slogan "Tout changer, Rien lâcher" (qui aurait, au moins, du être "ne rien lâcher" !).
Comme je l'ai écrit au comité exécutif du NPA autant (re)lancer "élections, pièges à cons" !
Ce slogan (Tout Changer etc) en tête d'une profession de foi démontre la dérive du NPA en "syndicat rouge" depuis 1 an.
Pour élire des conseillers régionaux, on ne vote pas pour un syndicat aussi rouge soit-il !
L'intérêt de la crise que traverse ce mouvement est qu'il y a un retour fortement critique sur cette période et annonciateur de tournants stratégiques.
Du moins, je milite en ce sens...
Bien à vous.
"Et ça se fera avec EE, c'est incontournable. Sans oeillères ni sectarisme, si vous en êtes capables" Elle est très bien Armelle Chevassu! Comme elle, je crois que je vais signer également l'appel initié par Elise Lowy, Gilles Bénard, Jérôme Gleizes, Gilles Lemaire, Jacques Perreux, Eros Sana, etc.: Construire un espace d’échanges pour l’écologie populaire et la gauche de transformation sociale.
Dans cet appel, je partage plein de "choses".
La question qui "fâche": comment concilier le contenu de cet appel avec une stratégie d'EE qui est, dans l'ensemble, Borloo-compatible ?
Bien à vous.
Certes Velveth, vous avez je crois, à plusieurs reprise fait part de vos critiques vis-à-vis de la communication du NPA, mais il me semble que ces critiques restent sans effet. La communication dit beaucoup de l'état d'un parti politique. Il me semble que le problème est ailleurs, et que le NPA reconduit la vision qui fut celle des sociologues auteurs de l'ouvrage "Le nouvel esprit du capitalisme" : les forces d'oppositions au capitalisme sont de deux ordres :
Une "critique social" (la lutte ouvrière, le pouvoir d'achat ...)
Une "critique artiste" (la lutte pour les libertés, l'invention de soi, les contre-conduites ...)
Pour ces deux sociologue la "critique artistes" et le cheval de troie du capitalisme contemporain, et par conséquent elle mine les révolutions a venir.
Cette vision de la société est il me semble très largement partagé au NPA, en tout évidence sa communication abonde dans ce sens. Pour ma part je considère ce découpage particulièrement stéril. C'est dans la capacité du NPA à ne pas relancer ce genre d'énoncé que le parti parviendra à se démarquer du PC. Pour l'heure Ivan Villa à sans doute raison, EE tente de tenir ensemble toutes les critiques, et c'est ce qui fait sa force. Mais il manque à ce parti l'énoncé communiste sans quoi l'ensemble n'est pas possible et vole en éclat aux première opportunité de profit.
Par conséquent le NPA doit à mon avis cesser de considérer la gauche du PS comme de simples satelitte car il appartient pleinement à cette gauche dont il dit se démarquer. Tant qu'il n'aura pas la machine de guerre pour l'agencement de toutes les luttes et les énonciations pour les portées, ce parti continuera à appartenir pleinement à cette gauche satellite du PS.
Il ne suffit pas de ne pas signer pour se démarquer !
Bien à vous
Je ne suis pas seulement critique à l'égard de la com' du NPA ou de son porte-parole, je suis critique sur la stratégie et la tactique déployées de février 2009 (fondation du NPA) à avril 2010 - ce qui ne fait que 13 mois (!).
Partant pour un déplacement, j'ai peu de temps pour répondre complètement à votre post.
En rentrant, je ferai vraisemblablement un billet dans lequel je développerai ce que j'entends par un pôle anticapitaliste, pluraliste, rouge-vert.
A plus.
Merci
La quantité, impressionnante, de réponses à l'entretien d'Ingrid Hayes montre au moins l'intérêt pris par la mediapartie au discours du NPA et l'intéret que ce nouveau parti a suscité lors de sa création.
Quant au contenu je reste largement sur mes faims car comme cela a déjà été souligné, on reste encore largment dans le registre politicien et stratégique.
Cependant, sur le fond, j'ai relevé quant à moi une formule qui m'est apparu sinon neuve du moins forte par rapport aux prises de position de la LCR à savoir la lutte anti- productiviste.Je suppose qu'à l'intérieur du NPA les débats doivent tourner autour de cet intrus l'anti-productivisme, complétement, radicalement étranger à l'univers prolétarien là où boivent PC et LCR et NPA et LO.
Car en effet il apparait que l'externalisation du prolétariat vers les pays émergents ( la desindustrialisation française et européenne) laisse- à coté de la contradiction capital/travail -émerger une nouvelle contradiction croissance/ non-croissance ( productivisme / humanisme) qui est actuellement au coeur du débat et de l'engagement politique.
En d'autres termes le NPA ne sera en phase avec le présent et l'avenir que dans la seule mesure où il saura se prononcer clairement et fermement non seulement sur des objectifs d'égalité ( rétribution - et je renvoie ici aux analyses de Larouturou sur la baisse de la partie salariale dans les revenus - la valeur ajoutée-)et de justice sociale mais surtout sur les termes anti-productivistes ( voir le service public, les gains de productivité, les transports, etc..) avec des propositions nettes.
Pourquoi répondre à des propos dont la mauvaise foi n'appelle que le silence?