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Radios ou Télés: les "petits soldats du journalisme", ennemi du mouvement social ?

 Journée de galère », journée noire » entend-on sur les ondes des chaînes de télé et des stations de radio du service public pour parler de la journée du jeudi 19 mars, journée d’action contre la casse sociale et pour la revalorisation d'un pouvoir d'achat en berne.

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On se souvient des mêmes, pendant la campagne référendaire de 2005, caricaturant, stigmatisant et parfois même insultant les adversaires d’une soumission des peuples à la dictature du marché et au déni de démocratie qui caractérisent ce qu’on appelle improprement la « construction européenne ».

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On les entend dresser avec complaisance l’inventaire des conséquences d’une journée de grève interprofessionnelle sur les différentes activités de service. Mais on ne les entend pas... sur les causes et les motifs des actions sociales.

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Quand donc les journalistes du service public ou de Bouygues TV ont-ils fait l’effort d’expliquer le lien entre l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS)de l’OMC et les politiques gouvernementales ? Quand donc les entend-on analyser les choix faits par nos gouvernements en matière de privatisation des services publics, de déréglementation du droit du travail et des retraites, de démantèlement des services publics quand ils se retrouvent au niveau européen  ?

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Choix pourtant assumés par nos gouvernants UMP, centristes ou PS lors des sommets d'Amsterdam, de Barcelone et à l'occasion de la signature de l'agenda de Lisbonne ?

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Ces "petits soldats du journalisme" parlent d’abondance des effets d’une grève pour les usagers, mais quand donc parlent-ils des terribles impacts des politiques de libéralisation, de privatisation, de dérégulation pour ces mêmes usagers ?

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Sans parler des conséquences pour les salariés des services publics dont, manifestement, c’est le dernier de leurs soucis...alors qu'ils en sont, aussi, les futures victimes !

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Si l'on ne peut reprocher à MM. Bouygues ou Bolloré de défendre ses intérêts par Jean-Claude Dassier et présentateurs interposés, à quoi donc sert un service public de la radio et de la télévision si c’est pour tenir le même discours que les journalistes qui véhiculent le discours patronal ?

 

Tous les commentaires

Je partage tout à fait ce que vous écrivez. C'est en raison de tout cela que j'ai beaucoup apprécié la série de Médiapart :sur la route de la crise,qui mettait en relief à travers ses reportages ce que beaucoup vivent quotidiennement. Mais pour certains,hélas,montrer cela n'est qu'une surenchère sarkocide ou q'une fausse compassion avec le prolétariat souffrant:je cite ce que j'ai pu lire dans certains commentaires. alors il est plus facile de faire les mêmes reportages:usagers en attente sur les quais de gare ,enfants sans garderie,bouchons sur les périphèriques.....

Je partage tout à fait ce que vous écrivez. C'est en raison de tout cela que j'ai beaucoup apprécié la série de Médiapart :sur la route de la crise,qui mettait en relief à travers ses reportages ce que beaucoup vivent quotidiennement. Mais pour certains,hélas,montrer cela n'est qu'une surenchère sarkocide ou q'une fausse compassion avec le prolétariat souffrant:je cite ce que j'ai pu lire dans certains commentaires. alors il est plus facile de faire les mêmes reportages:usagers en attente sur les quais de gare ,enfants sans garderie,bouchons sur les périphèriques.....

Attendons-nous, demain matin, aux sempiternelles lamentations sur la difficulté de ne pas être gréviste !

Après le 19, il y aura le 20, c'est ça le pire, car comme disent les syndicats il est temps d'avoir une soupape de sureté pour éviter la violence sociale. Défoulement collectif assuré, aucune plateforme, aucune liste de revendications ni de projets structurants, juste du mécontentement, inutile, couteux (ça je m'en fiche), il est peut-être temps d'assumer le fait qu'on arrête le travail pour se cotoyer entre êtres humains avec notre colère commune et notre ras le bol plus que comme des acteurs économiques. Demain c'est carnaval au sens le plus sérieux du terme et c'est tant mieux pour nous car nous ne sommes pas que des machines. Quant à l'instrumentalisation des syndicats qui voudraient que ce soit un défouloir pour éviter les agressions contre la morgue des patrons et celle de leurs représentants, ils se trompent, le 19 Mars ne réglera rien ni pour le patronat ni pour le pouvoir, ni pour notre pouvoir d'achat d'ailleurs. Mais au moins on aura rencontré d'anciens copains ou fait de nouvelles connaissances autour d'un même thème: le refus de la crise et l'incrédulité vis à vis des appareils. Mais si après-demain le patron me licencie je lui mets 19 ou pas mon poing sur la gueule. Quitte à mourir, mourrons la tête haute!

Bonjour Lefrancois Je viens de faire un billet sur les deux lendemains possibles du 19 mars...

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