Sam.
25
Oct

MEDIAPART

Connexion utilisateur

"Démondialisation", libre échange et protectionnisme

.

 

La « tentation protectionniste » est dénoncée ou glorifiée en stéréo dans tous les médias. En outre, un concept marketing pour dédiaboliser l’isolationnisme souverainiste fait fureur : la « démondialisation », terme absurde mais vendeur. Qu’en penser ? .

 

La contreverse n'est pas nouvelle. « Le Monde » (27 janv. 2009) et « Libération » (12 fév. 2009) lançaient le débat tandis que « Le Monde diplomatique » (mars 2009) publiait un dossier intitulé « Libre-échange ou protectionnisme, telles sont les alternatives entre lesquelles nous serions obligés de choisir…

.

 

Nul doute que le dossier à charge du libre-échange est lourd. Surtout depuis qu’il est pratiqué dans les termes voulus par les gouvernements pour être imposés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC): élimination par les Etats de tous les obstacles tarifaires (les taxes ou les aides publiques) et non tarifaires (les législations et réglementations fiscales, sociales, sanitaires, environnementales, sur les marchés publics et les investissements) qui entravent la libre concurrence alors qu’aucune norme n’est imposée au secteur privé. Ce libre-échange, tel qu’il sévit depuis la création de l’OMC, réduit à néant la souveraineté des peuples soumise à l’intérêt des firmes transnationales.

.

 

Ainsi est légalisé, de fait, le dumping social, fiscal et écologique. La recherche, par les firmes privées, du pays le moins-disant dans ces trois domaines s’accompagne, à l’OMC, de négociations successives pour éliminer, les unes après les autres, les barrières sociales, fiscales et écologiques à la liberté d’établissement et de circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes. Ce qui, dans le quotidien de la vie des gens, se traduit par la délocalisation des entreprises, par le démantèlement du droit du travail, par le pillage des ressources naturelles, par la destruction de la biodiversité, par la privatisation des activités de services, y compris des secteurs dont les gouvernements de droite comme ceux prétendument de gauche avaient juré qu’ils étaient intouchables : l'éducation et la santé.

.

Dans quel monde vivra-t-il ?Dans quel monde vivra-t-il ?

 

D’aucuns avancent que la réponse la plus appropriée à ce retour au laisser-faire, laisser passer, cette fois étendu à la planète, serait une dose de protectionnisme. Une réaction qu’on peut comprendre, dans la mesure où la liberté de choisir comment on assure sa sécurité alimentaire, comment on met en œuvre le droit à l’eau potable, à l’éducation, à la santé, au logement, à la culture, au travail, à des moyens de se déplacer, à un environnement sain, relève de la souveraineté populaire et que celle-ci est agressée et bafouée par la logique du libre-échange. Assurer la protection de la souveraineté populaire est sans conteste la plus légitime des intentions. D’autant qu’il est manifeste que la pratique du libre-échange entre pays de niveaux économiques différents constitue une forme nouvelle de colonialisme au profit exclusif, cette fois, des firmes transnationales.

.

 

Mais le protectionnisme offre-t-il la garantie que les droits énumérés ci-dessus seront effectivement mis en œuvre ? L’espace protégé, qu’il soit national ou européen, devient-il soudainement un espace libéré en interne des contraintes du marché et de la concurrence ? La protection contre la concurrence extérieure élimine-t-elle la concurrence intérieure et sa logique destructrice ?

.

 

De toute façon, ne voit-on pas les deux acteurs les plus agressifs en matière de libre-échange, l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis, recourir au protectionnisme quand leurs entreprises y trouvent un intérêt ? Ne soutiennent-ils pas leur agriculture industrielle à hauteur de 1 milliard de dollars par jour, avec pour conséquence qu’ils maintiennent dans la pauvreté les paysans du reste du monde ? UE et USA demandent que leurs produits manufacturés et leurs produits agricoles, ainsi que leurs entreprises de services pénètrent librement les marchés du reste du monde. Mais, dans le même temps, ils sont à la pointe pour renforcer toujours davantage la législation internationale sur les droits de propriété intellectuelle, c’est-à-dire pour renforcer la protection des brevets détenus à plus de 90% par des firmes occidentales. Cette privatisation des savoirs crée une hiérarchie durable entre l'Occident et le reste du monde et, partout, entre ceux qui peuvent payer et ceux qui ne le peuvent pas.

.

 

Libre-échange et protectionnisme sont les instruments d’un même système : le capitalisme qui exploite à la fois les humains et la planète. Limiter le débat sur la sortie de crise à une discussion sur la pertinence de l’un ou l’autre de ces instruments, c’est éviter la question essentielle : la remise en cause du capitalisme pour résoudre à la fois la crise sociale et la crise écologique. Ce qui doit être à l’ordre du jour, c’est : comment mettre fin à la subordination de nos vies à la loi du profit, c’est-à-dire à la logique de l’accumulation dont le libre-échange ou le protectionnisme ne sont que des moyens ? Ou encore : comment passer d’un système fondé sur la valeur d’échange à un système fondé sur la valeur d’usage afin de concilier satisfaction des besoins sociaux et contraintes écologiques ?

C'est donc du côté des thèses altermondialistes qu'il conviendrait de se tourner.

A suivre...
 

 

Tous les commentaires

18/06/2011, 17:34 | Par Velveth

Pour l'altermondialisme, se reporter:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Altermondialisme

Et cet article sur le site d'ATTAC:

http://www.france.attac.org/une-autre-europe-est-possible

 

 

18/06/2011, 19:25 | Par Jean-Claude Charrié en réponse au commentaire de Velveth le 18/06/2011 à 17:34

Merci de nourrir le débat par ce rappel de base.

18/06/2011, 22:04 | Par Michel LE MEUR en réponse au commentaire de Velveth le 18/06/2011 à 17:34

"Ce qui doit être à l’ordre du jour, c’est : comment mettre fin à la subordination de nos vies à la loi du profit, c’est-à-dire à la logique de l’accumulation dont le libre-échange ou le protectionnisme ne sont que des moyens ? "

Et la propriété privée, Velveth, vous n'en avez pas entendu parler.

18/06/2011, 23:00 | Par Velveth en réponse au commentaire de Michel LE MEUR le 18/06/2011 à 22:04

C'est de l'humour corrézien ?

La propriété privée, c'est le vol car les profits ne sont que le hold up sur la valeur ajoutée par les actionnaires au détriment des salariés.

19/06/2011, 09:46 | Par Michel LE MEUR en réponse au commentaire de Velveth le 18/06/2011 à 23:00

Non ce n'est pas de l'humour, c'est la réponse à votre question "comment mettre fin à la subordination ...?" Je vous réponds : mettre fin à la propriété privé.

Vous aviez déja la réponse, mais alors pourquoi vous tourner vers les altermondialistes dont les théses ne remettent pas en cause la propriété privé, source de l'aliénation.

En bref votre position n'est pas conséquente.

19/06/2011, 10:58 | Par Velveth en réponse au commentaire de Michel LE MEUR le 19/06/2011 à 09:46

Je crois que vous connaissez mal les thèses des alters.

Cela dit, ATTAC, association pluraliste, vous avez raison, prend en compte la diversité de ses membres et est davantage antilibérale (comme le PC et le PG) qu'anticapitaliste (comme le NPA).

Néanmoins les campagnes sur les services publics, par exemple, la Poste, les régies publiques de l'eau etc montrent bien dans quel camp se situent les Alters.

19/06/2011, 10:51 | Par Cacochyme en réponse au commentaire de Velveth le 18/06/2011 à 23:00

Et les SCOP, ça existe, ce n'est pas incompatible avec la propriété privée, ni avec le partage des profits par les salariés...

18/06/2011, 18:09 | Par Leséparges

Oui, ce débat est intéressant et je n'y avais pas pensé : il est vrai que le protectionnisme ne règle pas tout .

Mais dans mon esprit arriver à réguler les flux de produits manufacturés , interdire le déficit de la balance commerciale à un certain niveau , c'est remettre sur la table les dogmes tabous de la concurrence libre et non faussée et les pleins pouvoirs des donneurs d'ordre , de la grande distribution et d'ailleurs .

C'est repenser l'appareil productif et réintroduire des gardes fous ,des revenus minimums , des CDI , des contre pouvoirs syndicaux efficaces aux conseils d'administation , lesquels devraient inclure des actionnaires ouvriers en nombre suffisant pour peser sur les décisions , médecine du travail etc, etc ....

18/06/2011, 18:58 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Art Monica le 18/06/2011 à 18:12

Besson est un peu confus, dans cet interview, repoussant le protectionnisme en général et le préconisant dans les rapports UE-Corée du Sud par exemple.

 

Le plus grave est la double persévérance dans l'erreur:

 

(1) productivisme effréné,

(2) maintien du nucléaire.

 

Il a raison, je crois, de souligner que l'Union européenne est la région du monde qui a le plus à craindre, dans la conjoncture actuelle, d'un retour au protectionnisme massif. il a raison aussi de dire que le libre-échange doit être loyal (ça ne mange pas de pain).

18/06/2011, 19:04 | Par Annie Lasorne

Et c'est qui le gamin ou la gamine en photo ? Erreur de manip, encore ce satané drupal ?

18/06/2011, 23:01 | Par Velveth en réponse au commentaire de Annie Lasorne le 18/06/2011 à 19:04

Non, c'est un gosse et je me demande dans quel monde vivra-t-il...

19/06/2011, 15:47 | Par Cacochyme en réponse au commentaire de Velveth le 18/06/2011 à 23:01

images?q=tbn:ANd9GcRHuwYMMergrhO4gYcufOK

Le mien est plus réaliste, il ne se pose pas de question....

18/06/2011, 19:41 | Par Art Monica

18/06/2011, 19:57 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Art Monica le 18/06/2011 à 19:41

Le titre n'est guère nuancé, comme d'habitude. En fait elle dit (sur ce point) la même chose que le PS... et que Besson. Pas de protectionnisme intra-européen, barrières aux frontières de l'Europe quand la concurrence est déloyale (non libre et faussée). J'appellerais ça "protéger le libre-échange".

18/06/2011, 20:29 | Par [email protected] en réponse au commentaire de Art Monica le 18/06/2011 à 20:06

Non. Le protectionnisme peut être une très bonne chose dans certaines circonstances. Mais il faut savoir que l'économie qui souhaite se protéger a pour partenaires des économies qui peuvent tout aussi légitimement souhaiter se protéger. Et pour les économies ouvertes sur l'extérieur, le protectionnisme généralisé, c'est la mort. Si la Hollande fermait ses frontières, elle serait à genoux en trois semaines (sauf le secteur de la contrebande, peut-être).

 

Démondialisation: je n'ai pas encore bien saisi le sens de cette notion. Le terme de mondialisation a lui-même plusieurs sens, plus le sens giratoire, alors démondialisation... Et puis il y a des sous-entendus politiques (c'est légitime) et politiciens (ça l'est moins)... Tout ça n'est pas forcément ragoûtant. J'irai voir quand même, parce que c'est un challenge qu'une bourrique bien née se doit de relever, mais en faisant trèèès attention où je mets les sabots.

 

 

18/06/2011, 20:42 | Par Art Monica en réponse au commentaire de [email protected] le 18/06/2011 à 20:29

Très bien, ça me va. Instauration d'un Protectionnisme raisonné et limité. Je n'ai rien lu d'autre dans les textes que j'ai parcourus. Il n'est jamais question de protectionnisme généralisé (qui serait impossible). Démondialisation: il faut regarder de prės ce que cela recouvre, eu égard aux impasses d'une mondialisation. Afin de ne pas rester les deux pattes dans le même sabot.

18/06/2011, 19:43 | Par netmamou

"Libre-échange et protectionnisme sont les instruments d’un même système : le capitalisme qui exploite à la fois les humains et la planète. Limiter le débat sur la sortie de crise à une discussion sur la pertinence de l’un ou l’autre de ces instruments, c’est éviter la question essentielle : la remise en cause du capitalisme pour résoudre à la fois la crise sociale et la crise écologique."

C'est beau comme un tract ! Et ça mène où ? Dis, Pépé, la fin du capitalisme , c'est pour quand ? C'est ça qu'il demande, le gamin, et en 3 exemplaires ?

Et on fait COMMENT pour sortir du capitalisme ????

Justement, les altermondialistes, ils commencent à remettre en cause le libre-échange...

Mais , après avoir été en pointe sur la mondialisation ( dénonciation de l'OMC, du FMI , etc...) , là ... ils sont en panne.

Normal, d'autres prennent le relais pour faire des propositions concrètes !

Parce que ... Y a urgence !

 

18/06/2011, 20:12 | Par [email protected] en réponse au commentaire de netmamou le 18/06/2011 à 19:43

Velveth, ne voulant pas faire de distinction entre le néo-libéralisme (capitalisme financier prédateur) et l'économie de marché, n'attend rien de bon de ce qu'il appelle indistinctement "le capitalisme", et s'en remet à la révolution "anticapitaliste*" pour la résolution des problèmes. Il ne croit déjà plus aux vieilles recettes auxquelles croit encore LO, il ne croit pas encore à un nouveau livre de recettes qui reste à écrire. Il espère que le mouvement social inventera au fur à mesure la doctrine qui lui manque, et y verra plus clair plus tard.

 

 

* on a déjà le mot, reste à inventer la chose. A défaut d'inventer la chose, on trouve un synonyme: éco-socialisme. Attention, ce n'est pas l'écologie des écologistes, qui sont un parti bourgeois. Ce n'est pas le socialisme des socialistes, qui sont un parti bourgeois. C'est, à vrai dire... ah c'est... indicible et ineffable, et ce qu'on ne peut pas dire, il faut le taire, voilà.

 

 

Maintenant, je crois comme lui qu'il n'y a rien de bon à attendre du souverainisme des Etats-nations.

19/06/2011, 08:17 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de [email protected] le 18/06/2011 à 20:12

Melchior Griset-Labûche,

Vous êtes la preuve que Lénine, Staline, Mao, Pol Pot avaient raison. Pour le reste, vous cherchez à vous défendre en essayant de nous faire croire que hors de vous, point de salut. Mais c'est quoi ce salut que vous osez nous proposer ? C'est l'asservissement auquel sont déjà soumis les Grecs dans leur pays et notre propre soumission à nous qui allons bientôt être obligés de mettre notre dignité en bandoulière pour "mériter" de vivre avec un RSA. Et demain, à ce rythme-là ?

Je ne sais pas qui vous êtes exactement, socialement parlant, mais vous devriez crever de honte à la vue de ce que provoque la mise en oeuvre de l'idéologie libérale. J'en déduis que vous êtes soit un inconscient, soit un psychopathe. Vos prochains commentaires devraient me permettre de "trancher" en ce qui vous concerne. Quant à discuter avec des psychopathes, je me suis aperçu que c'était une perte de temps.

19/06/2011, 09:54 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de [email protected] le 19/06/2011 à 09:18

Melchior Griset-Labûche,

Vous venez de m'apporter la réponse à la question que je me posais à votre sujet. Vous n'êtes ni l'un, ni l'autre mais les deux à la fois.

Bonne journée à vous de même ! Et profitez bien du bon temps qu'il vous reste à passer en exploitant vos congénères. Le temps que nous mettrons à comprendre risque d'être encore assez long. Mais il arrivera bien un jour et j'espère que vous serez encore là pour le voir.

19/06/2011, 09:58 | Par [email protected] en réponse au commentaire de AA Bradley le 19/06/2011 à 09:54

Ah ben vous voyez, nous avançons...

 

Hum, petit problème de logique. Je veux bien, pour vous complaire: être l'un, ou l'autre, ou les deux à la fois, ou ni l'un ni l'autre. Mais "ni l'un ni l'autre mais les deux à la fois", j'avoue que ça me laisse un peu perplexe. J'essaie de concilier, pour voir, tenir sur quatre pattes et tenir sur aucune patte, rien à faire, je me casse la figure à chaque fois.

 

Excusez-moi, c'est l'heure d'accompagner jpylg à la messe, et il n'aime pas être en retard.

19/06/2011, 10:13 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de [email protected] le 19/06/2011 à 09:58

Melchior Griset-Labûche,

Je trouve terriblement triste qu'à l'aube d'un nouveau millénaire qui n'a que dix ans, nous en soyons toujours et encore à discuter des mêmes questions qui se posaient déjà il y a maintenant plus de deux siècles. Pas vous, n'est-ce pas ? C'est la preuve qu'il nous faudra faire "le travail" jusqu'au bout la prochaine fois, si nous ne voulons pas nous retrouver, dans cent ans ou plus, dans la même situation qu'aujourd'hui.

Priez pour vous, Melchior Griset-Labûche.

19/06/2011, 11:36 | Par Velveth en réponse au commentaire de AA Bradley le 19/06/2011 à 10:13

Ces questions ne se posaient absolument pas dans les mêmùes termes il y a deux siècles !

19/06/2011, 11:47 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de Velveth le 19/06/2011 à 11:36

C'est donc que Marx n'est pas à l'ordre du jour, selon vous, Velveth ?

19/06/2011, 11:05 | Par Velveth en réponse au commentaire de netmamou le 18/06/2011 à 19:43

à netmamou,

Vos propos se font de plus en plus fielleux.

Indignes d'une vieille dame mélenchoniste comme vous.

Quand vous voudrez échanger sur le fond, faîtes-moi signe.

19/06/2011, 11:42 | Par netmamou en réponse au commentaire de Velveth le 19/06/2011 à 11:05

@ Velveth,

Je vois que la courtoisie vous sied comme une moufle, cher " vieux "Velveth!

C'est plutôt bas comme attaque. A moins que dans votre bouche, ça ne soit à prendre comme " argument" ?

Sur le fond, j'attends toujours votre billet sur la "République" !.

Parce qu' ici, je ne trouve poas grand'chose à me mettre.. Sous le dentier Rire

19/06/2011, 11:45 | Par Velveth en réponse au commentaire de netmamou le 19/06/2011 à 11:42

Je ne faisais que tenter de me mettre au niveau de votre post précédent.

Relisez-le.

Le rouge devrait vous monter au front.

19/06/2011, 14:51 | Par netmamou en réponse au commentaire de Velveth le 19/06/2011 à 11:45

Vous poser la question:

" Comment on en sort, du capitalisme", ce sont des "gros mots" qui vous entraînent sur le terrain de la goujaterie ?

Drôle de conception du débat, Velveth...

Et c'est à moi que " le rouge devrait monter au front"???

Elle est bien bonne RireRireRire

 

19/06/2011, 17:28 | Par Velveth en réponse au commentaire de netmamou le 19/06/2011 à 14:51

Je ne parlais pas de ces termes, mémé.

Vous savez très bien que si je vous apostrophais ainsi, l'insulte n'est pas loin.

Et si vous parliez du fond de mon billet au lieu de topmber dans l'agression ?

19/06/2011, 18:29 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de Velveth le 19/06/2011 à 17:28

Je préviens tous ceux qui ne connaissent pas Velveth qu'il n'en est encore, pour le moment, qu'au stade où il maîtrise parfaitement le débat et son bon déroulement, et où il veille à ce que la courtoiserie et les bonnes manières soient scrupuleusement respectées sur son fil.

Ainsi cette invitation à débattre extrêmement polie de sa part, faite à Netmamou qui n'en peut, mais..., et qui est un modèle du genre.

19/06/2011, 19:57 | Par netmamou en réponse au commentaire de AA Bradley le 19/06/2011 à 18:29

Bonjour Adrien, je vous laisse en bonne compagnie.

Je quitte définitivement ce fil.. Le sieur Velveth , à défaut de nous dire comment on sort du capitalisme (et de connaître le fonctionnement d'Attac France !), est décidément d'une politesse exquise !

A défaut d'attaque "ad hominem", il faut inventer l'attaque " ad mulierem " Rire.

Très, très, bas de gamme... .

A bientôt sur un autre fil ! Nous aurons l'occasion de causer, Mélenchon est candidat, ce qui ne va pas arranger l'humeur du sieur Velveth!

 

19/06/2011, 20:51 | Par Velveth en réponse au commentaire de netmamou le 19/06/2011 à 19:57

C'est le cadet de mes soucis comme c'est le cas, d'ailleurs, pour la quasi totalité de la population.

Pour revenir à nos échanges, je vous ferai remarquer que vous m'avez salement apostrophé.

Relisez donc vos posts.

Vous serez moins étonnée de ma réaction.

Je déteste celles et ceux qui se contentent d'adresser des noms d'oiseaux comme seul argument.

J'ai rédigé un billet.

En avez-vous dit un seul mot ?

Non.

Je regrette profondément qu'au-delà de nos différends nos échanges aient pris cette tournure.

19/06/2011, 09:07 | Par samuel_

Je pense que les problèmes qui se posent aujourd'hui a notre société capitaliste, sous la forme d'un choix entre libre échange / protectionnisme, et plus généralement, sous la forme d'un choix d'un degré d'ouverture de nos frontières, se poseraient aussi à une société communiste.

Une société communiste devrait se demander quelle part de la richesse qu'elle produit elle consomme elle, et quelle part elle produit pour la donner généreusement au reste du monde. De même que notre société capitaliste se demande aujourd'hui jusqu'à quel point elle accepte de voir son industrie, sa croissance, ses emplois et sa justice sociale se faire détruire par le libre échange, même si peut être en même temps le libre échange permet aux pays emergents de se developper.

Bref une société communiste n'échapperait pas à la cruelle nécessité de faire un arbitrage entre altruisme et égoïsme, et je me demande lequel vous préconiseriez en imaginant que la France soit aujourd'hui un pays qui vit de manière communiste ?

19/06/2011, 10:58 | Par Cacochyme

PETITE PIQURE DE RAPPEL POUR VELVETH:

Sur la lutte des classes, je suis d'accord avec Karl Popper, c'est un historicisme! Le futur prédit par Marx sur ce fondement a été foireux, c'est un fait!

Et puis c'est faire insulte au peuple qui, dans notre démocratie peut choisir ses représentants, ou alors, s'il vote pour des cons, c'est que le peuple est con?

Tous des cerveaux rendus disponibles par TF1?

17/06/2011 19:30Par Cacochyme

Le vôtre, assurément.

N'employez pas de mot dont vous ne connaissez pas la définition (historicisme).

En tous les cas, vous méritez bien de JP Pernaut .

17/06/2011 20:19Par Velveth

Je vous expliquerai une autre fois...Velveth ...s'il n'est pas trop tard pour meubler votre cerveau avec autre chose que des théories du 19ème siècle qui ont fait des millions de morts au 20ème.

« Qu'il me suffise de dire que j'entends par historicisme une théorie, touchant toutes les sciences sociales, qui fait de la prédiction historique leur principal but, et qui enseigne que ce but peut être atteint si l'on découvre les « rythmes » ou les « motifs » , les « lois », ou les « tendances générales » qui sous-tendent les développements historiques. »Je ne dis plus rien

17/06/2011 21:12Par Cacochyme

Ah! Vous en voulez un petit coup pour la droite jusqu'à Marine Le Pen. Pas de jaloux! Un autre bel exemple d'historicisme:

L'identité Nationale, ce fil de l'histoire doué d'un sens donnant corps à la Nation bref, on ne va pas refaire le débat...

Ce concept, décrit par 65 auteurs dans un article publié par Science, est démonté comme une pure fiction.

Bon, je ne veux pas vous fatiguer, passez une bonne nuit. Moi j'ai de la place dans mon cerveau et je retourne voir JP. Pernault.

17/06/2011 21:46Par Cacochyme

19/06/2011, 11:03 | Par Velveth en réponse au commentaire de Cacochyme le 19/06/2011 à 10:58

Vous voulez prouver quoi ?

Vous avez soliloqué sur votre historicisme mal placé et quoi d'autre ?

Je ne pige pas.

 

19/06/2011, 11:18 | Par Cacochyme

Je ne dis plus rien

19/06/2011, 11:59 | Par Cacochyme

Que dire de mieux sur la démondialisation et le protectionnisme que n'ait déjà dit ou écrit Emmanuel Todd?Je ne dis plus rien

19/06/2011, 11:35 | Par Velveth

Comme je ne crains pas le débat et que ces concepts sont à manier avec esprit d'ouverture, j'invite à se reporter à l'article de Lordon "Qui a peur de la démondialisation ?" sur son blog:

http://blog.mondediplo.net/2011-06-13-Qui-a-peur-de-la-demondialisation

 

19/06/2011, 12:11 | Par AA Bradley

La démocratie et la liberté sont des armes à double tranchant qui peuvent faire le bonheur de tous autant que le bonheur de quelques uns seulement au détriment du plus grand nombre.

On voit comment la démocratie et la liberté ont été détournées de leur but premier pour conduire à leur confiscation complète au profit de l'oligarchie capitaliste, en place aujourd'hui partout en Europe et pratiquement partout ailleurs dans le monde. Si le seul moyen de lutter contre le totalitarisme libéral est le protectionnisme, je trouve qu'il n'y a pas à hésiter une seule seconde et F. Lordon s'est fort bien expliqué sur cette option et sur la manière de l'appliquer.

Mais il est une question qui demeure au-delà de toutes les solutions qu'on peut imaginer pour venir à bout de ce qu'on peut appeler l'imposture capitaliste. Que faire, à supposer que nous parvenions à nous sortir pour la énième fois de ce mauvais pas, pour empêcher que cela se reproduise sans cesse à l'avenir ?

Au travers de mes prises de bec avec Melchior Griset-Labûche, mon parti-pris pour la tendance dure stalino-maoïste n'échappera plus à personne. Je considère qu'il y a là un véritable abcès à percer et un vrai sujet de discussion à propos duquel nous pourrions mettre à profit quelques-unes "des lumières" fournies par plus de deux cent vingt ans d'histoire en plus de celles que nous ont léguées les philosophes du même nom.

Qui sont nos adversaires ? Ceux d'aujourd'hui sont-ils les mêmes que ceux d'hier ? Sont-ils multiples et par conséquent insaisissables, ou bien parfaitement identifiables et par conséquent combattables ? Et enfin la question cruciale : quelle doit être notre attitude en cas de victoire ?

Autant de questions qui restent en suspens du fait que l'intelligentsia ne les juge pas dignes de son intérêt. Mais nous qui ne sommes pas l'intelligentsia pour la bonne et simple raison que nous sommes le peuple, ces questions nous intéressent parce qu'elles nous concernent directement. Et surtout parce qu'elles sont de nature à nous mobiliser vraiment.

19/06/2011, 19:25 | Par [email protected] en réponse au commentaire de AA Bradley le 19/06/2011 à 12:11

Nous avons eu des prises de bec ? Je ne pense pas. Vous donnez votre opinion sur le ton qui vous convient, et je fais de même de mon côté. Il ne suffit pas que vous me traitiez d'inconscient et/ou de psychopathe et ni l'un ni l'autre mais les deux à la fois pour parler de prises de bec (qui sont tout de même une manière de communiquer, même si ce n'est pas la meilleure, à mon avis). Vous devriez vous adresser plutôt à Yvan Najiels, il semble plus disponible que moi, tant pour prendre des coups que pour en donner, dans une bataille de chiffonniers en règle.

 

 

Qu'est-ce que la "tendance dure stalino-maoïste" ? Quel est son projet de société, au juste ? Qu'est-ce qui vous distingue des ex pro Albanais et des pro Nord-Coréens ? Vous devriez faire un billet, maintenant que votre "parti-pris" n'échappe plus à personne.

20/06/2011, 06:19 | Par AA Bradley en réponse au commentaire de [email protected] le 19/06/2011 à 19:25

Melchior Griset-Labûche,

"Prise de bec" n'a pas pour moi le même caractère de violence que celui que vous semblez lui donner. Mais cela reste plus que secondaire par rapport au vrai problème et le lien ci-dessous devrait - normalement - vous donner à réfléchir :

http://blogs.mediapart.fr/blog/kafur-altundag/190611/emmanuel-ratier-le-siecle-est-la-matrice-de-la-pensee-unique

Du plus haut intérêt.

Newsletter