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Grande enquête : les vingt livres préférés des "médiapartiens et médiapartiennes" ?
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Pour les nécessités d’une courte intervention chirurgicale, je serai absent des ébats de Médiapart pendant quatre jours à partir de mardi prochain. A mon retour, j’établirai un « classement » des 20 ouvrages les plus cités (ce sera peut-être impossible tant les goûts peuvent, éventuellement, être disparates !) et, de toutes manières, je vous offrirai un récapitulatif de tous les livres « nominés » par celles et ceux s’étant prêtés au jeu.
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MERCI DE CONSULTER LES "RESULTATS":
Attention, chacun et chacune d’entre vous ne doivent donner leur préférence qu’à deux livres seulement (je sais, c’es très dur !).
Pour les ouvrages moins connus par le "grand public", merci de préciser s'il s'agit d'un roman, d'une biographie, d'un récit historique et la thématique (en une ligne).
Ni ex æquo ni prix spécial du jury ne seront validés.
Merci d’avance à tous ceux et à toutes celles qui voudront bien me répondre.
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Je lance l’enquête (non rigoureuse) en vous donnant mes choix :
- « Le chant du bourreau » de Norman Mailer
- « Les fantômes du roi Léopold » d’Adam Hochschild ( Récit historique sur la colonisation du Congo belge et les mouvements anti-coloniaux naissants)
A bientôt, pour les résultats qui pourront nous aider pour les cadeaux de fin d’année !


Tous les commentaires
On n'a droit qu'à deux ? Alors
-Tout Luis Sepulveda
-Tout André Brink
Ben quoi, ils finiront bien par être publiés en "Bouquins Laffont" ou "Omnibus" ou autre....
Et puis pour le prix de deux, je mettrai en cadeau "Les abeilles et la guêpe" de François Maspero... Il ne tient pas beaucoup de place... en apparence...
Je ne connais pas André Brink. Diane, un petit billet de présentation et conseil, je serais preneuse, j'ai juste vu qu'il était d'Afrique du sud, c'est ça?
@ Christel : André Brink est un des premiers qui a écrit sur l'apartheid. Il m'avait beaucoup touché à l'époque (années 70 ? 80 ?)
Bon passage médical, Velveth ! et à très bientôt.
(pour moi impossible de répondre si vite, sauf si je prends les deux auteurs qui m'ont le + touchée dans ma vie, qui ont le + résonné avec ma vie : Virginia Woolf et Kafka ; je reviendrai pour les deux livres ). (Et puis Doris Lessing, aussi.)
S'il n'y en a que deux à garder chez Brink, "Une saison blanche et sèche" (qui marque pour toujours !) et "Un turbulent silence" (roman tellurique et bouleversant)
Mais je vois que quelques-uns se sont lâchés et ont dépassé les consignes alors j'ajoute "Les mémoires d'Hadrien" de Marguerite Yourcenar et "La ferme africaine" de Karen Blixen...
@Christel, voilou :
http://www.mediapart.fr/club/blog/dianne/291009/andre-brink-le-verbe-le-courage-et-la-colere
@ Velveth
Difficile de choisir entre tous les immortels chef d'oeuvre de la librairie la brèche
http://www.la-breche.com/catalog/index.php
Ou les oeuvres de Besancenot (Enfin de ceux ou de celles qui les ont écrites )..
Tout est à nous (Petite apologie de la spoliation ) et Che Guevara ( Petite apologie de la dictature sanglante ).
@ Velveth
Bon les débats se remettront de votre absence..
Remerciez la social-démocratie ,que vous détestez tant au NPA , de vous offrir ,par l'intermédiaire des charges sociales payées par les" vilains patrons " ,le remboursement de cette intervention chirurgicale .
Finalement aux socialistes SFIO par le biais d'Albert Gazier vous leur devez la SS et à Jospin la CMU.
Que doit on au NPA ,à part les immortels ouvrages de Besancenot?
deux livres lus récemment :
Wisconsin de MR Ellis et la fonction du balai de David Foster Wallace (époustouflant)
- L'Obscène oiseau de la nuit ( José Donoso )
- Tout Carson McCullers
- Un lit de ténèbres (William Styron)
- Cent ans de solitude (Gabriel Garcia Marquez)
- Les Châteaux de la colère (Alessandro Barrico)
- La Fin de Horn (Christoph Hein)
- Haute enfance (Joyce Carol Oates)
- Travail d'âme (Martin Walser)
- Gens de Dublin (James Joyce)
- Eureka Street (Robert McLiam Wilson)
- Pluie et Vent sur Télumée Mirale (Simone Schwarz-Bart)
- L'insoutenable légèreté de l'être (Milan Kundera)
Tout est dans la catégorie "romans". Je les ai mis dans le désordre, d'ailleurs, il n'y a pas d'ordre, je les aime tous. Et il en manque plein !!!! Deux, c'est impossible. J'en ai mis 12 , je crois. On devrait avoir droit au moins à 15, voire 20. Ensuite on croiserait.... et ça permettrait peut-être aussi à certains de découvrir des auteurs qu'ils ne connaissaient pas !
Bon courage, Velveth, pour ton intervention.... Mais je suis sûre que tu emporteras de la lecture à l'hosto !
@ + !
De toutes manières, même si je ferai un récapitulatif, ces réponses sont ouvertes à tous.
Mais en mettre douze n'est pas respecter ce qui, à mon avis, demeure souhaitable malgré les souffrances que cela entraîne. En conserver deux.
Tu es trop dur, Velveth ! Ça me rappelle les questions du genre "si votre bibliothèque devait brûler et que vous ne pouviez sauver que deux ouvrages ?" ou "si vous partiez sur une île déserte et que vous ne pouviez emporter qu'un seul livre ? "...
Oui, DdS, c'est un peu l'esprit de cette "enquête".
Rien n'interdit (je sais combien c'est déchirant) d'en "choisir" deux et d'en citer quelques autres.
Mais, pensez à ma convalescence si je me retrouve avec des centaines d'ouvrages à collecter !
2 SEULEMENT...
Domaine français: "Comment on écrit l'histoire" de Paul Veyne
Domaine anglo-saxon: "Flaubert's Parrot" by Julian Barnes
Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline
Généalogie de la morale de Friedrich Nietzsdche
@grain de sel
serait-ce pure coïncidence que vous ayez signalé "L'obscène oiseau de nuit" immédiatement au-dessous de l' élégant commentaire d'alcyme?
Pure coïncidence, c'est un bouquin que j'adore et ai fait découvrir à pas mal de mes amis. José Donoso est un Chilien peu connu en France et décédé il y a quelques années. Je tiens ce bouquin pour un chef d'œuvre, humaro !
@humaro
Laissons l'élégance aux tailleurs,aux bottiers....et à vous même qui semblait apprécier particulièrement les concepts de TF1 ,les 100 plus belles femmes ,les 100 plus beaux hommes etc...Les 2 meilleurs livres,concept de la même veine , vous ont brimé apparemment au travers de la tartine de " cul ture " que vous avez étalée ,du moins dans les titres...La culture c'est comme la confiture ,moins on en a , plus on l'étale.
Tiens je remet une élégante couche de confiture/culture sur l'intervention chirurgicale de Velveth qui conchie la social démocratie ...et sa solidarité.
Je suis content que ma CSG ,que les charges d'assurance maladie de l 'entreprise de Mme Parisot (Medef ),et de beaucoup d'autres lui financent son intervention chirurgicale..S'il ne comypait que sur la CSG de Besancenot et des militants du NPA , il serait mal le Velveth.
@alcyme,
si vous avez plus qu'un petit pois dans le cerveau, vous devez vous douter que votre avis sur ma culture ou mon inculture m'indiffère totalement
@ humaro
Votre réponse ,convenue , me rassurre sur votre nombre de" petit pois " .
"L'an I de la révolution russe", Victor Serge, ed Maspéro.
"Ecrits", Jacques Lacan, Le Seuil.
"la vie commune" de Tzvetan Todorov
"Des choses cachées depuis la fondation du monde" de René Girard
Deux essais à caractère philosophique
(merci de cette initiative)
Dur mais bon, en plus ça change d'une humeur d'un jour a l'autre !! Aujourd'hui je suis heureuse alors sélection "heureuse" un autre jour je vous ferai la selection triste, donc !
- Arto Paasilinna : un homme heureux
- Cervantés : Don Quichotte
- James Lee Burke : Whites Doves at Morning
- Henning Mankell : Kennedy's brain et Tea Bag (ce sont deux livres mais ça compte pour un !)
- Italo Calvino : Le vicomte pourfendu
- Björn Larsson : Le capitaine et ses rêves
- Mario Vargas Llosa :Lituma en los Andes
- Tomás Eloy Martínez : Santa Evita
- Jose Luis Sampedro : Le sourire étrusque (La sonrisa etrusca) et la vieille sirène (La vieja sirena) pareil ça compte pour un !
- Mathilde Asensi : El último Catón
et deux de plus pour la route !
- Juan Madrid : Días contados et Viejos amores
- Omar Pamuk : Mon nom est rouge
Mais c'est difficile comme exercice ! Il y avait aussi Le Clezio que j'aurais aimé citer !! et d'autres classiques français mais ce sera pour la liste classique ! celle la elle ne l'est pas vraiment ! Elle est heureuse, on a dit !
Pour les deux a retenir, soyons donc sérieux : Italo Calvino : Le vicomte pourfendu et bien sur Cervantés : Don Quichotte :!!
Et Le baron perché (Calvino), Christel, don't forget.
Oui mais moi j'préfère et de loin le vicomte pourfendu. Un livre qui tend a démontrer que tant la vertu que la perversité absolue sont inhumaines et que bien sur, un homme doit avoir un peu des deux pour être un être complet. Les deux livres que j'ai retenu, comme c'est bizarre ! abordent tous les deux le thème de la folie et de l’âme humaine. Je ne m’en étais pas rendue compte avant de répondre a cette remarque sur le baron perché !
Dans le baron perché, qui est aussi un bon livre, je suis moins sensible au thème travaillé : l’Homme en société, la relation á la famille, á la solitude… et puis le Vicomte c’est un peu un conte á la Voltaire, humour et ambigüité en plus, c’est juste délicieux á lire !
Mais de l’auteur, personne ne dira rien de pus vrai et sensible que Roland Barthes qui écrivait que chez Calvino : « il y a, à tout instant, dans les notations, une ironie qui n’est jamais blessante, jamais agressive, une distance, un sourire, une sympathie. »
Et c’est aussi cela que j´apprécie tant dans le Vicomte pourfendu !!
Bien d'accord sur ces lignes sur Le vicomte, formidable conte philosophique, et quelle écriture alerte. Je ne connaissais pas ces lignes de Barthes, c'est si juste.
Arto Paasilinna ! Yess... j'ai adoré "Petits suicides entre amis" (ne le manquez pas) une épopée tragico-louftingue qui dynamite à peu près toutes les conventions...
Velveth, special message
: comme de toutes façons ça va déborder en chronique littéraire, gardez les deux premiers cités par chacun !
Ils sont tous assez délirants, mais tu as raison, le cite est un peu plus que du délire. Ce que j'ai aimé dans un homme heureux c'est la description d'un petit village et de ses coutumes qui m'ont rappelé le mien, celui de mon enfance, pas si éloigné en vrai que celui du livre, même français (la neige et les ours en moins donc !)
à Dianne,
Effectivement, faisons comme cela.
- Cent ans de solitude (Gabriel Garcia Marquez)
- Histoire de la folie à l'âge classique (Michel Foucault)
- La tâche (Philip Roth)
- Portnoy et son complexe (Philip Roth)
Tiens c'est drôle, je viens de finir l'un de ces deux livres ! La tâche et j'aurais pu le mettre dans la liste, mais il fallait faire un choix et mon choix a été vers du plus "classique" mais a la place de Velveth, je retiendrais La tache !
Une véritable cathédrale de mensonge déconstruite petit á petit, impressionnant livre tant dans sa construction que dans la complexité des personnages, et la lecture en diagonale de la société américaine. Je l'ai lu en anglais et comme d`habitude cela m'a pris plus de temps, l`'écriture de Roth est bien riche ! J'ai trouvé le personnage de Delphine Roux succulent à souhait, cette intelligentsia bien pensante et bien dégoulinante, beuk !
Je ne pinaille aps, mais ce n'est pas, La tache ? (juste pour le sens de ces deux mots !)
J'ai adoré mais je me suis tenu au principe de deux ouvrages quitte à avoir une nuit de remords !
C'est bien le moins Velveth... Nous infliger un truc pareil...
@ fantie : si, si...
Alexis (Marguerite Yourcenar)
Vol de nuit (Antoine de Saint Exupéry)
Lettres à un jeune poète (Rilke)
Demian, Hermann Hesse
Le petit prince, St-Ex
Et bon courage Velveth, on pensera à vous, et merci pour votre grande enquête!
Comme le choix est difficile, je me suis cantonnée à ceux dont je garde, allez savoir pourquoi, encore tout frais l'impact et l'éveil du moment de sa lecture, pourtant faites il y a déjà quelques décennies:
- NADA de Carmen Laforet
- TESS D'URBERVILLE de Thomas Hardy
- LES MANDARINS de Simone de Beauvoir
- ENTRE NARANJOS de Vicente Blasco Ibañez
Personne ne respecte le coup des deux livres, donc vu que c'est trop dur...
Mars, de Fritz Zorn
La douleur de Duras, ou bien La pluie d'été. Ou bien, tout.
Si c'est un homme, Primo Levi
L'arrêt de mort de Blanchot.
Le bruit et la fureur de Faulkner
Récits de la Kolyma, Varlam Chalamov
Les illusions perdues de Balzac
Ah non, je n'y arrive pas! ( alors soutien à carson mac cullers, joyce carol oates ( them, Eux) Philip Roth et Rilke!)
Ben bon courage.
Oui, oui, oui. Et +++ pour la parenthèse
Je me plais à rajouter : Le lys dans la vallée de Balzac, che meraviglia !
Aller, pour choquer tout le monde: "The reality Dysfucntion" de Peter Hamilton
Le monsieur il a dit deux livres seulement, alors j'ai noté une liste de 15 bouquins et j'ai posé deux fois le doigt dessus en fermant les yeux.
And the winners are :
Druss la Légende de David Gemmell (Héroïc Fantaisy )
Le Parfum de Patrick Süskind.
Les mots : JP Sartre
Désert : JG Le Clézio
Bonne santé à vous Velveth on vous garde la place près de la cheminée sur MDP.
Au coeur des ténèbres de J. Conrad, pour cette façon de nous mettre face à ce qui va chercher le plus étrange, le plus sauvage en l'homme.
Alcools d'Apollinaire
Et puis une touche plus perso. hors concours, non que ce soit génial ( l'auteur écrit bien tout de même) mais ce fut ma première émotion érotique de lectrice, à 12 ans , c'est une nouvelle de Daudet L'Arlésienne (où l'amour et la mort flirtent bien ensemble et où l'oedipe n'est pas loin ...)
J'ai failli mettre le Conrad...mais il est présent, avec Kuntz, dans "Les fantômes du roi Léopold", magnifique ouvrage bien moins connu.
" Presque rien sur presque tout " - Jean d'Ormesson
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" Paradis 2 " - Philippe Sollers
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j'aimerais rajouter " La rhétorique spéculative " - Pascal Quignard
-
et également le manifeste du surréalisme ou les écrits de Marx mais il ne sagit pas de " romans ".
Oui, ce jeu est atroce: j'en avais déjà cité 15 au lieu de 2 mais je me sens maintenant totalement malade à l'idée d'avoir laissé de côté Faulkner, Duras, Böll, Levi, Rilke, Roth, Pavese, Glissant, Calvino, Moravia, Morante, Hesse, Lorca, Mann, Mansfield, l'autre Walser (Robert), Colette, Musil, Zorn et tant d'autres au bord du chemin....
Merci, Velveth, je crois que je ne vais pas en fermer l'œil de la nuit !
Ma médecine naturelle (Rika Zaraï)
Les anges de Pigalle (Michel Brice)
Mon trésor, z'avez zoublié : Comment mon truc en plume me tient chaud par temps frais, de Zizi J'emmer (dlesploucs)
Je sais, pour l'avoir fait, combien il est difficile de se couper un bras en ne retenant pas les livres qui, parfois, par dizaines, ont jalonné d'émerveillements nos vies.
Mais, j'insiste : DEUX OUVRAGES SEULEMENT.
A mon grand regret, je serai obligé de ne retenir que les deux premiers cités. Ce n'est pas une punition que je voudrais imposer mais sinon nous tomberons dans les trop vastes rayons d'une librairie toute entière. Ce qui n'est pas le but !
De toutes manières, les commentaires sur ce fil sont visibles et lisibles par tout le monde.
Merci de mettre une phrase situant qui et quoi pour certains auteurs ou ouvrages cités.
Je t'ai dit ce que je retenais moi, les deux derniers cités !! Mais les autres, c'est pour des idées de lecture a l'hosto !! Avec une prime pour le Sampedro (le sourire étrusque), pas question d'y rentrer sans, ok?
Très bien Velveth ! (non mais !)
Je n'ai pas encore cité mes deux livres...
Allez, si, en voilà un :
La promenade au phare, de Virginia Woolf.
Et voilà l'autre :
Journal, de Kafka.
(Trop triste pour Doris Lessing...)
à Christel, OK !
Merci.
"Le sourire Etrusque" est une merveille, merci de l'avoir "remonté" à la surface. Je l'avais perdu de vue. Mais où est-il nom d'un chien... Velveth donne le départ du grand reclassement d'hiver de la bibli. Yep.
Faudra que je pense à retirer Maupassant de sous les pieds de l'armoire où je l'ai exilé il y a peu en découvrant ses écrits racistes dans "La comédie indigène" de Lotfi Achour...
Pour le style, en français, absolument imbattable toutes catégories confondues : Colette.
Tout a fait d'accord, je me souviens avoir été impressionnée il y a quelques années lors de ma première lecture de Colette, j'ai du recourir a un dictionnaire de français plusieurs fois, ce que je n'avais pas fait depuis plusieurs années avant, car.... cela a beau être ma langue natale, j'en ai eu besoin. Et le style inimitable de Colette m'a beaucoup marquée. Allez on garde un livre de Colette dans la liste, j'suis d'accord, par exemple "Mes apprentissages". "
Un exemple d'un style qui n'a pas d'égal : "Aimais-je encore, pour demeurer malgré les signes, attendre, et encore attendre ? Le oui, le non que j'aventurerais ici me seraient suspects. Lorsqu'un amour est véritablement le premier, il est malaisé d'affirmer : à telle date, de tel forfait, il mourut. Le songe qui nous restitue, pendant le sommeil, un premier amour révolu, est le seul à rivaliser en ténacité avec le cauchemar qui poursuit adolescents et octogénaires, le songe de la rentrée au collège et de l'examen oral. "
et cette phrase aussi qui est dans mon carnet de citations personnelles : " En somme, j'apprenais à vivre. On apprend donc à vivre ? Oui, si c'est sans bonheur. La béatitude n'enseigne rien. Vivre sans bonheur, et n'en point dépérir, voilà une occupation, presque une profession. "
Des portraits d'animaux ciselés.... de paysages grondant de vie.... Elle nous donne le sentiment d'avoir roulé les mots comme on le fait d'une goulée de vin "longue en bouche". Un enchantement toujours renouvelé... personne d'autre n'a pris tant de soin dans le choix précis du mot qui donne la nuance attendue à l'émotion...
Son lexique est inépuisable. C'est le nôtre. Difficile pourtant de donner aujourd'hui tant de luxuriance à l'écrit sous peine de passer pour pédant.
1- Létrager d' Albert Camus
2-Le rocher de tanios de Amin Maalouf
bien alors pour moi ce sera Le manifeste du surréalisme d'André Breton et le Capital de Karl Marx
Ca c'est du lourd ou je ne m'y connais pas ...et si vous rajoutiez L'interprétation des rêves de Sigmund, vous auriez le tiercé (dans le désordre). Glups !
certes oui, freud incontournable, et jung également, le surréalisme tout comme la théorie du marxisme ne sont guère trés distants de cette idée d'une interprétation de notre conscience en lien avec la conception d'une transcendance.
-
les premiers philosophes précèdent le marxisme en opposition à une conception du monde figée et anoncent la conception liée au holisme de Jung, qui rejoint également l'idée du marxisme contemporain basée sur l'idée que les réseaux, l'ensemble de la globalité de l'éco-sphère et de la noo-sphère procèdent d'une transcendance nouvelle synonyme d'une sorte de révélation des mécanismes cachés de notre fonctionnement humain. l'idée du surréalisme représente cette façon également de libérer la conscience pour permettre d'ouvrir ainsi la possibilté de comprendre ce qui inter-agit et nous indique une façon de comprendre et de construire le réel.
-
cf " L'homme symbiotique " de Joel de Rosnay, et " Génération X " également de Douglas Copland je crois, ou le cyberpunk de William Gibson.
Jung ?!! Excepté au sein des sectes new age, ça se lit encore ?!
Ca devrait, Sylvain, ça parle d' "individuation", et de son processus.
la notion d'inconscient collectif et de compréhension de la conscience ne me semblent rien avoir de sectaire, bien au contraire ...
La condition de l'homme moderne de Hannah Arendt et A la recherche du temps perdu de Marcel Proust.
Trop dur de ne pas mettre A la recherche du temps perdu et L'interprétation des rêves... mais s'ils m'ont plu, et touchée, ce n'était quand même pas exactement autant que les deux cités, alors...
Le Bleu du ciel de Georges Bataille
Dire I de Danielle Collobert
si par bonheur nous aurions la possibilité d'élargir le choix
Cap au Pire de Beckett
Joséphine ou le peuple des souris de Kafka
Mille Plateau Deleuze et Guattari
La bête et le souverain Derrida
Pour Foucault je ne me décide pas sur l'ouvrage
et puis Guyotat...
Oh! Velveth c'est dur 2
merci pour la proposition car beaucoup de plaisir à lire la liste des autres
En lien avec le papier de Kairos sur Les chants de Maldoror (édition : pages de lecture), ce Bataille fut la lecture qui en prit directement la suite, ce Bleu du ciel et puis ausi Klossovski ...
D'abord: La toile darraignée de Daniel Guerin véritable oeuvre sociologique du phénomène de la montée du fascisme en Allemagne qui articule dans une certaine mesure bien sûr ce cours de notre temps, notre présent à la mode Communariste, des Communautarismes et de la société qui se replie (s'individualise) sur elle-même.
Ensuite, je dirai le dernier de Yasmina Khadra: Ce que le jour doit à la nuit, beau livre qui raconte l'osmose entre populations en Algérie pendant la période coloniale entre les populations algeriennes et algériennes d'origine europpenne, quoique avec des blessures mais c'est ainsi, il y a blessure où il y a vie, y a pas blessure où y a pas vie.
Enfin: Charles Baudelaire-Un poète lyrique à l'apogée du Capitalisme, de Walter Benjamin.
Très bon rétablissement et heureux retour !
- Les moins de 16 ans (Gabriel Matzneff)
- Projet d'espoir (François Bayrou)
ah ah
Un livre teenage angst : The Catcher in the Rye (Salinger)
Et un autre sans fond: The Waves (V. Woolf)
Et une anti-liste à la Beber ?
The Waves (V. Woolf) ah oui ! mais en second pour moi après La promenade au phare, car trop Sans Fond !
Anti-liste ? La version négative du classement de Velveth ?
Alors
-Le petit prince de Belleville de Marie N'Diayé (plagiat de Howard Butten "Quand j'avais cinq ans je m'ai tué")
-Morts pour la France de Max Gallo (la première page du tome 1 est un véritable régal de ringardise irrecevable chez Harlequin, genre branlochage sénile)
Bonjour Velveth, bon courage d'abord pour votre hospitalisation, je vous souhaite un prompt rétablissement !
Les 2 livres que j'emporterais sur une île sont :
- "Pereira prétend", d'Antonio TABUCCHI,
- "Beattus Ille", d'Antonio MUNOZ MOLINA
Bien à vous,
Joli choix !!! Beltenebros et En l'absence de Blanca aussi de Antonio Munoz Molina !
On aurait pu aussi citer Javier Cercas qui avac Soldados de Salamina m'avait laissé sans voix. Et de ces trois auteurs in peut reelement dire que " « Tous les bons récits sont des récits réels, du moins pour celui qui les lit, c’est la seule chose qui compte. »" La phrase je crois me rappeler est de Javier Cercas dans le livre en question !
@Christel
Merci, j'ai justement fini il y a quinze jours les soldats de Salamine, mais, si j'ai apprécié, je trouve que comme écrivain il se situe quand même très en deça de Molina dont j'ai lu les oeuvres que vous citez,ainsi que, dans un autre genre, "Pleine lune", que j'avais beaucoup aimé.
Cordialement,
Deux livres pour jouer le jeu... à contre tempérament.
Ferdydurke de Gombrowicz
La route de Cormac McCarty
Velveth, tu aurais dû intituler ton billet "Mission impossible"... ;)
Alors si deux seulement : Eureka Street de R. McLiam Wilson et les Lettres à Milena de Kafka (ou le Journal).
Et puis tout Balzac, Foucault, Koltès, Théophile Gautier, Stendhal, Barthes, toute ma bibliothèque (un infini bordélique en devenir)...
@Marcandier
Une pelle ,une pioche,une canne à pêche seraient bien plus utile que deux livres,quoique pour faire du feu...
Une hache plutôt...
"On ne devrait lire, disait Kafka, que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne , à quoi bon lire ?... Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous."
Yes! Oui. Pareil la même chose. Mais pour Velveth, je vais jouer le jeu, plus bas.
Et mon prochain coup de coeur, du jour, de la semaine, du mois, de l'année...
Les Misérables de Victor Hugo.
Die Traumdeutung de Freud (mais en français, il faut impérativement se procurer l'ancienne traduction, de Meyerson, je crois, en PUF vert).
Un présent : "La pesanteur et la grâce", de Simone Weil.
Un absent : "Histoire de l'oeil", de Georges Bataille.
(En option : "L'expérience intérieure")
(Et pour faire comme Zizi : "La communauté inavouable", de Maurice Blanchot)
(Et pour grogner avec Christine : tous les livres qui secouent. Et pas que le cocotier) (Vincent, si tu nous lis, ne viens pas, s'il te plait, ajouter là un popotin! ;-)
Mais, comme j'aime bien discuter, j'ajouterai que la notion de "préférable" (livres préférés) est discutable. Je parlerais plutôt des "deux livres qui m'ont le plus fait bouger de mes certitudes". Et toc! (Et bon repos, Velveth.)
Un médiapartien m'a laissé son choix en message:
"Je réponds volontiers à votre enquête:
L'Odyssée (Homère)
Une saison en enfer (Rimbaud)"
*** Bougre d'homme, quel sadisme ! est-ce pour vous venger du chirurgien que vous voulez nous faire souffrir ?
Mais comme je suis pleine de compassion pour les allongés j'ai tiré au sort : ( quoique le chiffre 2 soit très ingrat - un, deux, un deux... à mon commandement, etc... comme vivent les soldats de plomb. J' aurai préféré 3...).
Parmi tant d' autres livres indispensables (qui vont se rebeller, sûr... mais c'est pas ma faute, c'est lui !)
* Le Dieu des Petits Riens d' Arundhati Roy
* Masculin/Féminin de Françoise Héritier
Soyez très gentil avec vos infirmières...
-"Contes et Nouvelles" de Maupassant
-"La Part du Feu" de Norman Maclean
Je souhaite que votre séjour hospitalier se passe au mieux et vous remercie pour cette initiative Velveth (tout en me retenant de vous maudire: quelle torture de choisir deux livres, deux seulement, parmi quelques centaines de compagnons de premier ordre).
S'il n'en fallait donc que deux :
Les Essais de M. de Montaigne
L'institution imaginaire de la société de C. Castoriadis (pour ceux qui ne connaissent pas du tout ce chef d'oeuvre, j'ai posté deux longues citations, le 17/08/09 à 16 h 22 sur le fil du billet d'Hestia « Les livres de philo qui vous ont marqué) et j'ai introduit un de mes billets (relatif aux incidences anthropologiques de la mondialisation) par une 3ème.
Si j'avais eu droit à 20 de plus j'aurais ajouté
5 essais ou pamphlets:
R. Rolland: Aux peuples assassinés, formidable appel anti-impérialiste publié en 1916 (interdit en France) que je vous recommande personnellement Velveth, si vous ne le connaissez pas
T. Berger & T. Luckmann: La construction sociale de la réalité
Primo Levi: Si c'est un homme
S. Milgram: Soumission à l'autorité
K. Polanyi: La Grande Transformation (ce qui arrivé dans la période critique de 1930 à 1945)
15 oeuvres littéraires (ou : littéraires et artistiques):
J. L. Borges: Abenhacan el Bokhari mort dans un labyrinthe (in L'Aleph)
Lewis Carroll: La chasse au Snark
[F. Colonna?] Hypnerotomachia di Polifilo ou Discours du songe de Poliphile***
P. Eluard & Man Ray: Facile
N. Gogol: Le journal d'un fou
G. Hugnet & H. Bellmer: Oeillades ciselées en branches
A. Jarry: Gestes suivis des Paralipomènes d'Ubu
F. Kafka : La Métamorphose
J. de La Fontaine: Fables
P. Louys : Lêda
G. G. Marquez: Chronique d'une mort annoncée
M. Schwob: Vies imaginaires
W. Shakespeare: Hamlet
J. Steinbeck: Des souris et des hommes
S. Zweig: Le joueur d'échecs
***Discours du songe de Poliphile déduisant comme amour le combat à l'occasion de Polia. Peut-être le plus beau livre imprimé à la Renaissance. Attribué à un moine italien, Francesco Colonna, parce qu'en mettant bout à bout les initiales de chaque chapitre on forme la phrase: Poliam frater Francescus Columna peramavit (le frère Francesco Colonna adore Polia). Nodier lui a consacré une nouvelle.
Si c'est un homme, oeuvre littéraire, o combien: de reconstruction, qui n'exclut pas la pensée, non ?
Ou littérature de témoignage? Ou peut-être plutôt oeuvre au-dessus des cases?
Pour ceux qui ne l'ont plus en tête:
Vous qui vivez en toute quiétude [...]Voi che vivete securi [..]
Considérez si c'est un homme Considerate se questo è un uomo
que celui qui peine dans la boue che lavore nel fango
qui ne connaît pas le repos, che non conosce pace
qui se bat pour un quignon de pain, che lotta per mezzo pane
qui meurt pour un oui ou pour un non. che muore per un so o per un no.
Considérez si c'est une femme, Considerate se questo è una donna
que celle qui a perdu son nom et ses cheveux senza capelli e senza nome
et jusqu'à la force de se souvenir, senza più forza di ricordare
les yeux vides et le sein froid vuoti gli occhi e freddo il grembo
comme une grenouille en hiver. come una rama d'inverno.
N'oubliez pas que cela fut [..] Medidate che questo è stato [..]
Entre autres - puisqu'il faut choisir : - Ulysse de James Joyce
- Le Poète de Yi Munyol
Je ne mettrai pas toute ma bibliothèque dans ces lignes : trop lourd pour votre convalescence
Yolaine,
Ah, je comprends Dublin, maintenant!
Pour votre reveil, mon conseil:
le Ravel de Jean Echenoz
et puis Le Lezioni americane d'Italo Calvino. (Je frime, je les ai lu en français).
Ca repose de la politique française.
"L'homme sans gravité, jouir à tout prix", entretien avec Charles Melman.
"L'homme sans qualité", Robert Musil.
"La mort du messie; encyclopédie de la passion du Christ", Raymond E Brown. Ce troisième là, c'est juste pour embêter Velveth. En lui souhaitant un séjour à l'hôpital si court qu'il ne pourra le lire qu'après.
Bon rétablissement!
Asimov Le Cycle de Foundation
Stevenson Janet la tort.
Bon courage et à bientôt
Arrêtez de me souhaiter "bon courage" pour demain, vous allez me foutre la trouille !
Je plaisante. Merci à toutes et tous.
Bon courage, ce n'est pas pour demain, où tout se passera bien. C'est plutôt pour après.
Juste un petit voeu Velveth. Lorsque vous publierez (si notre incontinence bibliophilique vous le permet) la liste récapitulative de toutes les oeuvres citées, ce serait bien que ce soit par ordre alphabétique des noms d'auteur. cela permettra de voir les plus cités même s'ils le sont - je note que c'est la cas de Kafka et de quelques autres - pour des titres variés.
C'est une bonne idée et c'est ainsi que je l'envisageais.
"La mémoire, l'histoire, l'oubli" de Paul Ricoeur - Seuil;
"Le bluff technologique" de Jacques Ellul - Hachette littérature;
"Le Système technicien" de J.Ellul au Cherche-Midi;
... et, à lire impérativement, pour une bonne convalescence, le petit chef-d'oeuvre poétique, l'hymne à la vie d'Elisée Reclus: "Histoire d'un petit ruisseau"
Ah oui! Il faut choisir 2 livres seulement, sans hésitation, ce sera alors les 2 derniers. :-D
"Métaphysique des tubes"....ben oui
et "Le Petit Prince", Saint-Exupéry.
Mon choix:
- Lady Chatterley et l'homme des bois de D.H.Lawrence
- Orgueil, et préjugés de Jane Austeen
Un ami, près de moi, veut absolument que je rajoute "la Sainte Bible".
Et Le Cantique des Cantiques... sublime.
Si les essais passent aussi, alors je citerai (conseillés par Meuh Meuh Bouton d'Or):
Damasio L'erreur de Descartes (sous titre anglais: Emotion, Reason, and the Human Brain) (Odile Jacob ed.)
Douglas Hofstadter Gödel Escher Bach (sur "les mécanismes les plus profonds de la pensée humaine") (InterEditions)
M'sieur Velveth, est-ce qu'on peut ouvrir une liste Bandes Dessinées où est-ce que cela vous ferait râler ?
Du coup, on pourrait proposer deux livres et deux bandes dessinées, pour ceux qui le souhaitent bien sûr.
J'attends votre réponse pour proposer :
- Corto Maltese. La Maison Dorée de Samarkand. de Hugo Pratt.
- Silence. de Dieter Comès.
Tous les genres sont bienvenus.
A la recherche du temps perdu.
La montagne magique.
Bon courage.
Tiens! Personne n'a encore proposé "La princesse et le président". Cette réticence reflète-t-elle une censure sectaire ou une incapacité à apprécier les chefs d'oeuvre par incompétence ou par mauvais goût?
J'ai mis dans la contre liste "Max Gallo, Morts pour la France", c'est presque pareil
- Le chat Murr de Hoffmann parce que ce fut mon premier vrai livre et comme le premier amour c'est une chose qui ne s'oublie pas ;
- Les derniers jours de Tenian de Gishû Nakayama parce que je ne connais de ce livre introuvable que le fascinant et bref résumé du dictionnaire des oeuvres. Qui sait avec l'aide de google books un jour !
Le chat Murr d'Hoffmann, je viens de le retrouver en rangeant ma bibliothèque (pour rechercher les Chants de Maldoror après le billet de kairos). Je me souviens, la prmière fois (il y a ...... ? ), j'avais adoré. Et je viens juste de le remettre sur la pile des "envie de relire"... Merci revizor, d'en parler ! Pour moi, vous voyez, c'est complètement d'actualité !
C'est d'après le chat Murr que Marina Tsvetaeva a surnommé son fils.. Tsvetaeva ? En russe la poésie, en français, plus souvent la prose.Et deux, il dit.
"Louons maintenant les grands hommes" de James Agee et Walker Evans (Terre Humaine/Plon).
"Une autre façon de raconter" de John Berger et Jean Mohr (Voix/François Maspero)
Ah, Velveth, nous avons tous un peu confondu l'île déserte ( lesquels on emmène ?), le hit parade et la convalescence. ainsi je ne vous souhaite pas "A la recherche" qui suppose quand même un laps de temps minimal. En même temps, je suggère une lise essai et une liste littérature, car seule la poésie offre parfois une passerelle de l'un à l'autre et avec raccourci, mais comment choisir ( en prenant la liste) entre l'attrape-coeurs de Salinger et Hannah Arendt ?
Alors, s'il faut s'en tenir à deux.
Côté littérature, s'il n'en reste que deux, et surtout pas hit parade mais dernières lectures ou relectures:
La pluie d'été de Marguerite Duras ( La douleur, après convalescence on va dire)qui commence par: "Les livres, le père les trouvait dans les trains de banlieue. Il les trouvait aussi séparés des poubelles (...) et s'achève par: j'oublie aussi, le port s'appelle vraiment le Port-à-l'Anglais. La nationale 7 est la nationale 7. L'école s'appelle vraiment l'école Blaise Pascal.Le livre brûlé, je l'ai inventé."
Si jamais plus de trois jours: Etre sans destin, d'Imre Kertesz, non parce que Nobel, non parce qu'idéal pour se requinquer (encore, que...)mais parce que nécessaire, tout court.
Catégorie essais:
Ricoeur, cité plus haut.
La stratégie du choc, Naomi Klein.
Voilà, deux. C'est nul, deux!
Merci pour ces conseils avisés de lecture. J'ai lu Naomi Klein et Ricoeur mais pas Imre Kertesz ni suffisamment Hannah Arendt.
Je vous le concède: c'est nul, deux.
Mais, après reflexion, c'est ce qui m'est apparu le plus simple pour établir, sans trop me casser la tête, un florilège des choix de celles et ceux qui me répondraient sans tomber dans une trop grande liste.
Et puis, cela donnait un côté ludique - c'est aussi comme cela que j'envisage la lecture.
Bon, ce n'est pas tout ça, il faut que je prépare mes petites affaires pour la clinique.
Ne pas manquer, de Imre Kertész "Roman policier" Actes Sud
"Les ravages d'une terreur emblématique, un bourreau à la recherche d'une rédemption"... Renversement politique, fichage des citoyens, soumission à l'autorité... tout y est. Question : " jusqu'où peut-on fermer les yeux ?" 117 pages "coup de poing".
Une somme et un dur constat : "De l'inégalité parmi les sociétés" de Jared Diamond;
Un rêve et une nécessaire injonction : "Belliou la fumée" de Jack London.
Bon réveil !
Il semblerait que les pièces de théatre ne soit pas interdit donc:
"Cyrano de Bergerac" de Rostand (forcément). "Fatherland" de Robert Harris (le titre de la première édition était "le sous-marin noir") on peut le définir comme un roman uchronique sur l'allemagne nazie des années 60Comme vous LeBret , j'ai beaucoup aimé "Fatherland "et je l'ai souvent offert...mais bon , comme il faut en choisir deux ...
- le fusil de chasse de Y.Inoue
-l'oeuvre au noir de M.Yourcenar
enfin , c'est ceux que votre enquéte m'a donné envie de relire !
Et un prompt rétablissement à Velveth .
Choix difficile, douloureux presque...
Deux romans alors :
- Blonde de Joyce Carol Oates
-24 heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig
(si j'avais droit à un 3e, ce serait sans doute le trop méconnu Frederick Busch, L'inspecteur de nuit, une merveille à la fois historique et policière où plane l'ombre de Melville).
Deux essais, deux talents d'historiens :
- La légende des Camisards, une sensibilité au passé de Philippe Joutard
- Le fromage et les vers, l'univers d'un meunier du XVIe siècle, de Carlo Ginzburg
domaine français : Belle du Seigneur, Albert Cohen
domaine étranger : Les braises, Sandor Marai
plus le reste, à l'infini, et l'espoir,toujours, de trouver encore mieux demain
• La Route du retour, de l'Américain Jim Harrison
• Le Marin de Gibraltar, de Marguerite Duras
Puisqu'il en faut 2
Oui Oui et le grand yaka
Memoire d'hadrien Marguerite Yourcenar
Puisque le jeu consiste à ne citer simplement que deux ouvrages, et bien "jouons le jeu" jusqu'au bout....
Après m'être trituré l'esprit dans tous les sens durant des heures, après avoir listé, rajouté, supprimé, élagué; bref, après m'être surpris à éliminer certains ouvrages qui, hier encore, m'apparaissaient comme "indispensables", je vous livre (c'est le cas de le dire !) mon choix définitif :
- Le Rivage des Syrtes de Julien GRACQ, tout d'abord (qui est, à mon humble avis, l'un des sommets de la littérature française, toutes époques confondues, tant au niveau "du fond" que du "style"); bien plus "riche" et "fouillé" que le "Désert des Tartares" de Dino Buzatti, plus "charnel" encore que "Sur les Falaises de Marbre" d'Ernst Jünger, cet ouvrage unique touche l'âme humaine dans ce quel a de plus profond : notre "Attente quotidienne" d'un avenir (historique et personnel) dont nous connaissons tous le côté "inéluctable", ce qui ne nous empêche toutefois pas d'encore et toujours avancer...
- Mort à Crédit de Louis-Ferdinand CELINE, ensuite; alors, oui bien-sûr, je sais que ce choix va en choquer plus d'un, mais là encore, il s'agit d'une rencontre "magique" avec un auteur "touché par la grâce" qui nous embarque au coeur d'un univers personnel totalement original où l'onirisme du propos est renforcé par le "délire" d'une inimitable approche stylistique baroque et flamboyante ...
Plus abouti que "Le Voyage au Bout de la Nuit", l'auteur trouve enfin son rythme, sa cadence...Son chef d'oeuvre sera toutefois son "chant du cygne" car, passant sans vergogne de l'outrance politique au "racisme actif", plus jamais Céline ne saura élever sa pensée et son style à la hauteur l'inimitable "petite musique"de "Mort à Crédit".
Quels qu'aient pu être les idées abjectes et intolérables développées ensuite par L.F. Céline, on ne peut toutefois, à mon sens, rayer d'un simple trait de plume le véritable génie littéraire de ce "dangereux illuminé" qui a sans nul doute bouleversé notre littérature...
Ah oui, Julien Gracq, et aussi "Un Balcon en forêt", pour moi encore préféré au "Rivage des Syrtes"...
La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette
Les Palmiers sauvages de Faulkner
Ah non, pas la princesse de Clèves. On va encore dire que Mediapart est un journal anti-sarkozyste !
Moby Dick : Melville.
Au coeur des ténèbres : Conrad.
Peut être le même livre.
Velveth, il est tellement difficile de répondre donc disons 2 poésies, 2 romans, 2 essais
Alcools d'Apollinaire
Les Tragiques d'Agrippa d'Aubigné
La duchesse de Langeais de Balzac
tout Rabelais.
Tous les enfants sauf un de Philippe Forest
L'histoire de la folie à l'âge classique, M. Foucault
Anna Karénine Tolstoï
L'espèce humaine Robert Anthelme + La Douleur Marguerite Duras
Les frères Karamazov Dostoïevski
et aussi
Impasse des deux palais
Le palais du désir
Lejardin du passé
de Naguib Mahfouz
Archaos ou le jardin étincelant de Christiane Rochefort (roman)
Le seigneur des anneaux de Tolkien
Et en poésie : Eloges de Saint-John Perse
Le voyage d'Anna Blum de Paul Auster
Au dessous du volcan de Malom Lowry
Deux ?
Et pourquoi pas un seul ?
Moi dans ce cas, ce sera zéro, je choisis pas.
Bon et prompt rétablissement.
Velveth, tortionnaire ! Donc
Les oeuvres completes de Staline ?
Poemes iraquiens de G W BUSH( à paraitre ) NON ?
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Mission impossible !
"Les plus grands classiques "
Shakespeare : Hamlet
Hugo : Les miserables
Cervantes : Don Quichotte
Dante : La divine comedie
Plus pres de nous.
Proust : A la recherche du temps perdu
Primo Levi : Si c est un homme
Hemingway : Pour qui sonne le glas
Louis Guilloux : La maison du peuple
ACTUELLEMENT SUR VOTRE TABLE DE CHEVET:
Steinbeck : Les raisins de la colere ( réédition)
Velveth , bon et prompt retablissement .
Je sais ,je n ai pas respecté la régle du "jeux"
pardonnez moi ou excluez moi
CORDIALEMENT
Même en ajoutant 20 titres aux 2 cruellement imposés par le maître des lieux, il y a trop de regrets. Ce commentaire pour remercier celles et ceux qui ont cité des œuvres que j'avais écartées la mort dans l'âme. Merci donc à :
dominique conil pour W. Faulkner: Le bruit et la fureur
M.Lachkar pour A. Camus: L'étranger
Mr Beber999 pour P. Roth: La tache
Yolaine Maillet pour J. Joyce: Ulysse
Lebret pour E. Rostand: Cyrano de Bergerac
egnaruas pour J. Gracq: Le rivage des Syrtes
saine colere pour L. Guilloux: La maison de peuple (« ... mes parents vinrent loger dans trois petites mansardes, à l'autre bout de la ville. Par bonheur ces mansardes étaient pleines de lumière »); le rappel me touche d'autant plus que L. Guilloux est un compatriote, et surtout que, comme l'a souligné Camus en préfaçant justement La maison du peuple, il est un des rares écrivains sachant parler du peuple dont il est issu sans flatterie, ni mépris, sans jamais tolérer que la misère d'autrui puisse servir de marchepied ou de sujet pittoresque, enfin sans accepter qu'on puisse ignorer « la douleur, à quoi on ne songe jamais chez les autres ».
Merci aussi à celles et ceux qui m'ont rappelé ma promesse encore non tenue de lire impérativement certains auteurs, comme Doris Lessing, ou certains titres. Merci en particulier à :
Dianne pour A. Brink: Une saison blanche et sèche
patrick rodel pour A. Cohen: Belle du Seigneur
Enfin merci à M. Challali d'avoir signalé Yasmina Khadra: Ce que le jour doit à a nuit. J'avoue que c'est avec Dévorations de R. Millet et L'inaperçu de S. Germain, un des trois romans récents de langue française qui m'ont le plus bouleversé, mais que j'ai craint de ne pas avoir le recul nécessaire pour les inscrire déjà parmi les plus purs ou les plus sûrs chefs d'oeuvre.
Peut-être dans quelques mois, lorsque nous aurons commencé à oublier cette heureuse initiative de Velveth et les résultats publiés, sera-t-il possible de recommencer l'opération de façon moins frustrante, avec par exemple 5 romans français, 5 romans étrangers, 5 oeuvres de poésie, 5 essais de philo, etc., quitte à se mettre à plusieurs pour exploiter les réponses. J'dis ça comme ça.
Deux livres, dites vous?
Ce sera
"Les chants de Maldoror" d'Isidore Ducasse (comte de L.)
"Ulysse" de James Joyce
et " Au dessous du volcan" de Malcolm Lowry
Ca fait bien deux livres au total?
Je crois qu'il en manque encore quelques centaines....
Paul Auster - Moon Palace
Siri Hustvedt - Tout ce que j'aimais (What I loved)
... Et puisque ces deux-là sont de la même famille, je me permets un troisième (leur voisin) :
Philip Roth - La tache (The human stain)
Proposition/soupçon pour quelques-uns :
http://www.leseditionsdeminuit.eu/f/index.php?sp=liv&livre_id=2514
(Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?)
Effectivement, cet ouvrage de Pierre Bayard, psychanalyste et professeur de littérature, est indispensable, surtout compte tenu de l'exercice que nous propose Velveth.
Et du même auteur: Le plagiat par anticipation (que j'ai quand même trouvé un peu moins bon), et surtout Qui a tué Roger Ackroyd ?, petite merveille d'humour et d'analyse, sur le récit, le roman policier et (n'ayons pas peur des mots - ni des clichés) sur l'âme humaine.
Bien sûr, Proust, mais il est hors concours, il est la littérature à lui tout seul !
Alors, deux autres, pour respecter les règles :
- Belle du seigneur, d'Albert Cohen
- Les fleurs du mal, de Charles Baudelaire
Ah mais je n'ai mis que du francophone ! Alors je me rattrape, avec deux autres (quelle façon subtile de tricher !):
- Au-dessous du volcan, de Malcom Lowry
- Don Quichotte, de Miguel Cervantès
Zut, j'ai oublié Nabokov, Joyce, Faulkner, Garcia Marquez, Zola, Buzzati, Zweig, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé, Tagore, Svevo, Molière, Racine, Mahfouz, Lobo Antunes, Camus, Pessoa, James, Yourcenar, Dostoievski, Oates, Maupassant,...
Et aussi L'enfant de Vallès et Enfance de Gorki, et Allons z'enfants d'Yves Gibeau.
Et Homère, Sophocle et Euripide.
Et Platon, Aristote, Spinoza, Marx, Weber, Arendt et Habermas...
Et Orwell.
Et Primo Levi.
Que faire ? (comme disait l'autre, que je n'ai pas mis dans ma liste !)
Heureusement, il me reste Dan Brown, Werber et Gavalda, ça doit être des livres puisque c'est comme ça que s'appelle le rayon des hypermarchés où ça se vend .
Ou alors le critère de l'île déserte : emporter deux livres ? Je crois qu'au bout du bout ce serait La recherche et Les fleurs du mal (plus peut-être La Bible, mais ça ne compte pas). J'en resterai donc là.
Oui mais j'oublié...
Au secours !
Et voici pour tous ceux qui tournent autour de la Gauche mais n'ont pas pu trouver l'entrée, ou qui tournent à l'intérieur mais ne trouvent pas la sortie. Ça ne fera pas de mal non plus à ceux qui sont dedans mais trouvent les pièces trop petites et voudraient bien virer les colocs, parce que l'auteur dit juste pourquoi c'est le bordel... Il le dit depuis 1937...
George Orwell : Le Quai de Wigan
Edition : Champ Libre - Ivrea
http://www.mediapart.fr/club/blog/dianne/210709/orwell-le-quai-de-wigan
Les choix seraient moins cruels si l'on avait la possibilité de donner deux titres par catégorie... romans, essais, etc...
Presque au hasard :
Le zéro et l'infini (Arthur Koestler)
La tante Julia et le scribouillard (Mario Vargas Llosa)
J'entends déjà "mais ! les 2 sont des renégats ...". Je vous assure c'est une coincidence.
Merci Velveth pour cette bonne idée.
Si j'en juge par les dates, le sale épisode chirurgical est aujourd'hui passé. Donc "Bon rétablissement !"
Pour les livres, deux, c'est vrai que c'est quasiment impossible et... une vraie torture. Mais je m'aperçois que si on m'avait dit un seul, eh bien j'aurais choisi sans hésiter :
L'usage du monde de Nicolas Bouvier. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est un récit de voyage mais surtout un texte écrit dans une langue magnifique et une réflexion pleine d'humanité et de poésie sur la vie, les gens, les relations, la nature...
A part ça, mais hors compétition, je suis en train de lire, sur les conseils de Yolaine Maillet (un autre post) le livre The secret scripture, de Sébastian Barry. Et je me régale. Merci Yolaine !
L'usage du monde! Petit à petit les livres que j'ai écartés avec le plus de regret remontent à la surface. Je cite les dernières lignes pour ceux qui ignorent ce récit de voyage magnifique:
"Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu'on porte en soi, devant cette espèce d'insuffisance centrale de l'âme qu'il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr.
Repris mon passeport paraphé, et quitté l'Afghanistan. Il m'en coûtait. Sur les deux versants du col la route est bonne. Les jours de vent d'est , bien avant le sommet, le voyageur reçoit par bouffées l'odeur mûre et brûlée du continent indien..."
Comme vous, humaro,il me revient avec depit les livres que je ne pouvais citer.
GEOGES EMMANUEL CLANCIER : L'éternité plus un jour .
BERNARD CLAVEL : "la grande patience" LES FRUITS DE L HIVER .
GEORGES SEMPRUN : L' écriture ou la vie
YVES GIBAUT : ALLONS ENFANTS
LOUIS GUILLOUX( à nouveau) Le sang noir .
Tous me sont chers ,à des titres divers (de petits cailloux ou des bornes sur le chemin )
Ne pas oublier DESPROGES
Ne pas oublier Georges PERREC
Velveth , c 'est juste pour information.
J'ai ainsi decouvert " l'usage du monde, Nicolas Bouvier" grace à vous
UN GRAND MERCI
saine colere, dans le Canard Enchaîné qui vient de paraître, il y a un très bel article sur Louis Guilloux à l'occasion d'une réédition collective dans la collection "Quarto" de Gallimard. J'y ai appris qu'il avait salué nos manifestations de 68, y compris le drapeau rouge sur la tombe du Soldat inconnu ("qui nous dit qu'il n'a pas ressenti cette visite comme un hommage, qu'il n'était pas d'accord, de son vivant, avec ce drapeau rouge?"). Et retrouvé cette phrase terrible d'écrivain du peuple: "La vérité de cette vie, ce n'est pas qu'on meurt, c'est qu'on meurt volé".
humaro. merci pour cette information, je n ai pas encore acheté" le canard"cette semaine.
votre simple commentaire , m'emeut beaucoup, et si etre sensible est considéré aujourd'hui comme mieverie, j assume !!!
Je salue ce jour l'Academie française qui vient de decerner son prix à
Pierre Michon . (lire :Des vies minuscules .)
Excusez moi tous : plus haut Georges PEREC ( la bonne orthographie,R un seul )
MERCI encore velveth, grace à vous de splendides decouvertes !
Litteraires et HUMAINES
Dune, Franck Herbert
American Tabloid, James Elroy
Incapable de hiérarchiser mes lectures, je vous cite les deux ouvrages qui me sont venus à l'esprit en premier mais suivis de bien d'autres :
La tache de P. Roth,
La constance du Jardinier de J. Le Carré,
Mais aussi (juste pour nommer des oeuvres jusque-là restée sous silence, ici du moins) :
Pierre de silence de ? (malheureusement j'ai prêté le livre et n'ai plus en mémoire le nom de l'auteur)
L'attentat, de Y. Kadra, ...
Merci Velveth pour cette heureuse initiative.
Pour moi ce sera :
-" Le premier homme" de Camus (puisqu'il faut choisir, sinon ce serait son oeuvre entière)
- " Eloge de la désobéissance" de Rony Brauman et Eyal Sivan ;
Si je m'écoutais j'ajouterais bien "Le gouvernement de soi et des autres " de Michel Foucault
Prompt rétablissement.
je me suis limitée aux derniers romans que j'ai lus et qui m'ont plus, sinon c'est trop dur....
"La petite fille de Monsieur Linh", de Philippe Claudel (mais j'ai aussi aimé "Le monde sans enfants" du même auteur....ça y est, je me laisse déborder...)
"Le joueur d'échec" de Stefen Zweig ....
et allez, et un petit Desproges pour rire (grincer) un peu !!!!
Merci pour cette proposition
donc
SHANTARAM de Gregory David Roberts
Extrait p.342 un lynchage suspendu
Et peut-être y a-t-il eu un apaisement de leur fureur, une hésitation à nous tuer, en dépit du désir irrépréssible de faire mal. Je connais cette hésitation. Je l'ai observé bien des fois, dans des environnements violents.Je ne peux pas l'expliquer entièrement. C'est comme si une conscience collective intervenait au sein de la foule et que l'appel juste, au moment juste pouvait détourner la haine meurtière de la victime désignée. C'est comme si la foule, à un moment critique voulait être arrêtée, voulait être empêchée de commettre le pire. A ce moment de doute, une seule voix, un seul poing dressé contre le mal polarisé peut suffir à y faire échec...
TUTA BLU (bleu de travail) de Tommasso di Ciaula
Témoignage de l'auteur, ouvrier, petit fils de paysan près de Bari
subversif, poétique et politique
Ed. FEDEROPe ACTESS SUD
Le petit prince d'Antoine de St Exupery
Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar
Pour la beauté de la langue, la pureté des textes.
Impossible exercise ! Mais tentant...
Désolé pour la faumanip au dessus......Bon j'arrive très tard sur ce fil, mais l’avantage c’est que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire tous ces titres évocateurs contenus dans les commentaires, et je n’y ai pas trouvé de Modiano pour qui j’ai une grande tendresse car l’ambiance de ses récits, Dimanche d’Aout, Dora Bruder, Place de l’Etoile, etc…. me ramènent à l’époque de ma petite enfance.
Cependant pour la beauté des textes et la finesse des analyses de situation je voterai pour un Stéphan Zweig ; Vingt quatre heures de la vie d’une femme… par exemple et un Virginia Woolf et là mon choix sans hésiter est Promenade au phare.
C’est difficile de laisser sur le bord de la route tous les autres, presque une mauvaise action. Merci pour ce petit jeux « remue méninges » Velveth et bon rétablissement.
- La Montagne magique - Thomas Mann -
- Poèmes - Rabindranath Tagore -
Bonne santé, Velveth, amicalement
@peneloppe,
sachant que vous êtes militante et que vou appréciez Thomas Mann, puis-je vous suggérer, si vous ne l'avez pas lu, Les Buddenbrooks? Moi qui suis né dans un milieu très éloigné de la bourgeoisie, ce livre m'a fait comprendre comme de l'intérieur, avant et mieux que tout essai sociologique, le système de valeurs de la bourgeoisie entrepreneuriale et patrimoniale traditionnelle.
PS La suggestion n'est pas totalement désintéressée. Cela me permet de glisser subrepticement un titre de plus parmi ceux que je regrettais de n'avoir pu citer.
Flaubert : "Madame Bovary"
Primo Levi : "Si c'est un homme"
Tout Zweig
Coetzee : "Disgrâce" et "Michael K, sa vie, son temps"
Giono "Un roi sans divertissement"
Cinthia Ozyck : "Le châle"
G. Stuparich : "L'île"
-
- J.R.R. Tolkien: "Le Seigneur des Anneaux"
et
- George Orwell: "1984"
-
Mais citer seulement deux livres, c'est forcément impossible?
:-) :-(
Prompt rétablissement, prenez soin de vous!
-
Edit:
Torturé par le remords, ne trouvant plus le sommeil à cause de vous, menacé de graves troubles psychiques par ce choix inhumain, je reviens ici pour supprimer Le Petit Prince, mais seulement parce qu'il était déjà cité par d'autres dans ce fil, et le remplacer par mon 1984.
Ayant retrouvé un semblant de paix, oh pas plus de cinq minutes,
je suis déjà assailli maintenant par le doute et le remords quant à l'absence insoutenable dans cette liste de noms tout aussi indispensables que (entre autres très très nombreux encore)
Anthony Burgess (L'orange mécanique), Ievgueni Zamiatine (Nous autres), Aldous Huxley (Le meilleur des mondes), Philip Dick (Ubik), William Golding (Sa majesté des mouches), John Steinbeck (Des souris et des hommes), Agota Kristof (Le grand cahier, La preuve et Le troisième mensonge), mais aussi John Le Carré (La taupe), Arto Paasilinna (Le fils du dieu de l'orage), François Cavanna (Les fosses carolines), Hugo Pratt (Les celtiques), Enki Bilal (avec ou sans Christin), Druillet, Moebius, … … … … …
… … … … …
sans même mentionner tous les classiques et tout ce qu'on nous faisait bosser à l'école, eux aussi absolument incontournables et qui depuis quelques minutes de lutte à mort, sont en train de tenter de me convaincre qu'il vaudrait peut-être mieux carrément effacer tout ce commentaire et ne laisser qu'un titre:
"Fahrenheit 451"
?
"Ajoutez quelquefois, et, souvent, effacez." (NBD)
Fahrenheit 451 , oui, si j'avais droit à trois !
Histoire de Tönle de Mario Rigoni Stern
Hyperion de Dan Simmons
"A la recherche du temps perdu" quand même
"Le petit prince"de St Ex
et des bonheurs de lecture récents, sans hiérarchie de genre :
"Alias Caracalla" de Daniel Cordier (ce courage de jeune homme fait du bien)
"Zone " de Mathias Enard (quel style)
"Michel Bakounine" de Madeleine Grawitz (une biographie ancienne et fouillée publiée chez plon) sur un socialiste historique qui récusa le communisme d'état préconisé par son adversaire Marx. Combat perdu hélas!)
Le voyage d’Hiver de Georges Perec Kafka sur le rivage Haruki Murakami
Pour moi, c'est:
Underworld (Outremonde en français) de Don Dellilo: une fresque critique de notre monde, mêlant en vrac le nucléaire, le recyclage des déchets, la mythologie sportive étasunienne, le flicage de la vie privée, etc. C'est rédigé à la manière des liens hypertexte.
Le cul de Judas, de Antonio Lobo Antunes: la guerre d'indépendance angolaise, vue par un médecin de l'armée portugaise, conscient peu à peu de l'absurdité de sa situation.
@velveth, je modifie mon premier message.Je ne veux que du bonheur...
-Luis Sepulveda : Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler (lecteurs de 7 à 107 ans)
-Karen Blixen : Lettres d'Afrique
Je garde Brink sous le coude pour un billet...et puis, la parité...
Pas très original :
Hamlet,
Les frères Karamzov
Fraternellement,
Christian
Cher Velveth, avez-vous compté non les élus des abonnés, mais le nombre d'abonnés, toujours absents des éditions ou blogs consacrés à la littérature, qui soudain ici font part de leurs choix et passions ? Ici, non pas sommés d'être pertinents, ou ceci, ou cela, mais juste de dire ce qu'ils ont aimé ? Ca donne à penser..
Et puis, faut éplucher: y'a des premiers choix officiels - ce que je sais que j'aime, ce que je sais que je dois aimer - des seconds choix passionnés: et là, on retrouve des noms récurrents, jamais en première place. Vous avez résumé le problème des prix: consensus!
Pour achever de vous ruiner la zénitude indispensable à un bon rétablissement, voilà que j'ajoute des livres ( merci à ceux qui ont mentionné Dostoievski, car pour lui je n'ai jamais de titre, il est univers, il est là, non cité mais présent):
Malina, d'Ingeborg Bachmann. Je pourrais vous dire qu'elle fut fille de nazi, amoureuse de Paul Celan, poétesse et écrivain vite admirée, morte brûlée vive un an après le suicide de celui-ci: ce ne serait rien, une vie n'est pas une oeuvre, un mythe à venir sans doute. Donc, à lire, pour se perdre, et découvrir.
Ou Mercé Rodoreda, qu'Anne Guérin Castell m'a fait découvrir il y a très peu, La mort et le printemps. D'elle on peut dire qu'elle fit partie des exilés espagnols de 1938, des pourchassés en France: mais non, c'est une vie, pas son oeuvre, 20 ans sur ce court livre, sens, raison et sens encore. Un livre à cheminement lent, un livre comme le temps.
Et plus oublié encore ( sauf par Bourgois, loué soit-il) - on en arrive in fine, aux jaquettes jaunies de ces livres qu'on ne partage pas avec n'importe qui: Une représentation à l'asile, d'Anna Kavan. Julia et son bazooka.
Dominique Wittorski a bien raison: il n'y a pas de choix, il n'y aura pas de vainqueurs, mais il y aura, empilés n'importe comment et tant mieux , des passions si souvent tues dans les lieux qui leur sont dévolus. Ca va, à part ça ?
Voyage au bout de la nuit de LF Céline
Généalogie de la morale de F Nietzsche
Ecritures éclairantes
La stratégie du choc de Naomi Klein
J'aime bien ce fil décidément mais j'ai encore un gros regret: il me semble bien que personne n'a cité Rabelais.
Quelques prognostications pourront peut-être rappeler son bon souvenir:
"Cette année les aveugles ne verront que bien peu, les sourds oiront assez mal, les muts ne parleront guières, les riches se porteront ung peu mieulx que les paovres & les sains mieulx que les malades. [...]Ceux qui auront flux du ventre iront souvent à selle percée.[...] les couilles pendront à plusieurs par faute de gibecières[...] Des gens soumis à Saturne, comme gens despourvus d'argent, jaloux, resveurs, malpensants, soubsonneux, preneurs de taupes, usuriers, rachapteurs de rentes, tanneurs de cuir, tuilliers, fondeurs de cloches, composteurs d'emprunt, rataconteurs de bobelins, gens mélancholiques n'auront en cette année tout ce qu'ils voudront bien, ne jecteront leur lard aux chiens et se gratteront souvent là où il ne leur demange poinct."
Je crois que dans l'esprit de l'exercice Rabelais est hors-concours, comme Shakespeare et quelques autres.
La substantifique moëlle... merci humaro. "Rataconteurs de bobelins"... C'est gouleyant...
Je voudrais réparer une injustice. Personne n'a cité:
Le Colosse de Maroussi de Henry Miller
non plus que les Récits d'un chasseur d'Ivan Tourgueniev
Bonne convalescence Velveth !
.
Léviathan de Paul Auster.
Le premier homme d'Albert Camus.
Vite et sans trop réfléchir sans quoi il est impossible de répondre en respectant l'odieuse règle des 2 livres imposée par Velveth
.
"Odieuse règle"... je suis bien d'accord, Bruno ! Sous prétexte qu'il va souffrir, il nous impose un véritable supplice ! Bon, cela dit, j'espère qu'il va bien... Qqln a des nouvelles ?
Peuvent se descendre d'un trait, parfois en écarquillant les yeux : "Solitude face à la mer" de Anne Morrow-Lindbergh (épouse de l'aviateur) et "Profondeurs" du Suédois Mankel Henning. L'un blanc immaculé et l'autre noirissime.
Harlem quartet de James Baldwin
Nabe's dream de Marc-Edouard Nabe
J'ajoute à mon dernier envoi : Tout Dostoievsky dont notamment
Les frères Karamazov, l'Idiot,....
Je suis revenu.
Je commencerai le dépouillement ce week end pour tenter d'établir une "liste" des "ouvrages préférés" de ceux des médiapartien(ne)s ayant répondu.
Très touché des nombreux messages me souhaitant un prompt rétablissement.
La convalescence commence. Tout s'est bien déroulé. Je ne compte pas établir un "bulletin de santé" quotidien !
Merci à tous et toutes.
bon courage pour le dépouillement...
- deux livres c'est pas assez cher !
Vous êtes partisan du suffrage censitaire en fonction des revenus ?
Ne vous découragez pas, cela arrive à grand pas.
les thibault
tout gary
j'ai beaucoup d'autres choses dans mon magasin
Bonjour Velveth, bonjour à tous. Enrique Vila-Matas qui m'a donné d'être Dr Pasavento et dont je garde encore le sourire au fond de moi, comme un ressort qui ne jaillira pas Elias Canetti, le flambeau dans l'oreille, pour K. Kraus
Elias Canetti, et Karl Kraus . Je vote pour!
Je ne m'incommoderai pas de l'embarras du choix imposé et citerai deux plaisirs de lecture qui me viennent à l'esprit, là maintenant :
Deux? alors, pour la parité, à lire et à relire:
Belle du seigneur, d'Albert Cohen et les quatrains d'Emily Dickinson
(mais je suis bien triste pour la famille Mann, pour les feuilles d'herbe de Walt Whitman, Alice de Carroll, 1984 d'Orwell, Pereira prétend d'Antonio Tabucchi, Biblique des derniers gestes de Patrick Chamoiseau, les quatrains valaisans de Rilke, le Loup des steppes de Hesse, le joueur d'échecs de Zweig auquels j'ajouterai volontier l'enfant de la balle d'Irving, les morts restent jeunes d'Anna Seghers, et zut, comment oublier les géniallissimes Spirou (allez: QRN sur Bretzelburg) et Gaston de Franquin, Astérix de Goscinny et Uderzo (heu: ...en Corse), et mes grands frissons de jeunesse: Les 3 mousquetaires d'Alexandre Dumas, le Seigneur des Anneaux de Tolkien, Le cycle de Tchaï de Vance, Dune d'Herbert,...)
Salut Velveth,
Bon rétablissement.
Le monde selon Garp de John Irving.
Le Bouddhisme du Bouddha d'Alexandra David-Néel.
Le nom de la rose d'Umberto Ecco,
Fondation d'Asimov.
La liste est longue. J'ai essayé de lire tous les commentaires que m'a patience m'a autorisés à lire pour éviter les répétitions, mais bon, c'est pas garant. Je me plie donc à la sévère règle des deux ouvrages, éliminant par là même les romans pour me concentrer sur les essais :
- Théories de l'ethnicité de Philippe Poutignat et Jocelyne Streiff-Fenart pour comprendre beaucoup de choses (c'est hyper précis ça...). Comme quoi les sociologues sont parfois intéressants...
En tout cas plus qu'un débat sur l'identité nationale organisé par Eric Besson.
- Le nouvel ordre prolétaire (Le Modèle social français face à l'insécurité économique) de Jacques Rigaudiat, plus pour la clarté de l'explication et les nombreux chiffres (complets et sourcés) que pour la conclusion et les propositions politiques qu'il en tire.
Je pensais aussi à Témoignage de Nicolas Sarkozy, mais je crois que c'est limité à deux...
Bonsoir,
Mort à crédit de Céline.
Jeux de plage de Régis Jauffret.
ETC.etc.
Bonjour à tous
La peau et les os, Georges Hyvernaud
Voyage au bout de la nuit, Celine
Bien sur, les échanges peuvent continuer sur ce fil mais merci de ne plus indiquer d'ouvrages, ils ne pourront plus être pris en compte dans la "petite enquête" sans prétention sur les ouvrages préférés de celles et ceux qui se sont exprimés sur ce fil.
RV dimanche soir. Je publierai un billet - "synthèse" de la bibliothèque rêvée médiapartienne !
@ Velveth
J'arrive trop tard dommage !
Je découvre seulement aujourd'hui votre initiative.
Et bien tant pis si mes deux auteurs et ouvrages préférés ne figurent pas dans votre classement je vous les soumets quand même !
- Manufacturing Consent: The Political Economy of the Mass Media par Noam Chomsky
- Les Propos par Alain
Désolé, je suis en plein dépouillement mais votre choix reste visible par tous.
Bien à vous.
Les misérables, Victor Hugo
La beauté des loutres, Hubert Mingarelli
Soignez-vous bien!
Si j'étais Dieu, je referai tout avec jubilation : les hommes, l'amour, la Terre, l'Univers, la création, tout, sauf... de René Barjavel
Histoire d'un Allemand de Sebastian Haffner
Très bonne initiative. Tous mes voeux pour un prompt rétablissement.
Aucun auteur d'Asie (Japon, Chine,...) cité dans les commentaires!
Faux, très faux il y a Kafka sur le rivage de Murakami,cite pqr POL, tres bon livre d'ailleurs que je garderais dans la liste finale ! mais tiens on pourrait rajouter Qiu Xialong dans le genre policier avec ce phénoménal Mort d'une héroine rouge !
C'est néanmoins vrai qu'il y a peu d'auteurs asiatiques parmi ceux qui sont cités.
Il y a une "petite tendance" à l'eurocentrisme.
Et Kasuo Ishiguro que j'ai oublié de citer....
bonsoir,
je découvre votre "billet" et me voici pris au jeu.
D'abord pour vous souhaiter une bonne convalescence et merci pour votre initiative !
D'autres l'ont déjà dit, mais quelle contrainte ... deux titres!!!
Les voici, deux ouvrages que j'ai lu récemment :
* de Gabriel Chevallier "La peur" (édité en 1930 et re-édité par le dilettante 2008) un récit, un témoignage, en tout cas un livre sur la guerre de 14-18 qui m'a marqué par sa justesse et son courage ... de dire et écrire sa peur. Par l'auteur de Clochemerle (édité en 1934).
* de Gonçalo Tavares "Monsieur Kraus et la politique" (éd Viviane Hamy 2009); un hommage lufoque, féroce et impertinent à Karl Klaus polémiste viennois du début du XXème. Par un jeune écrivain Portugais, auteur de Jérusalem, chez le même éditeur.
Bon courage pour ce travail de faire des listes que, je pense, vous (et nous) fera plaisir en découvrant la diversité des "médiamis"...
Cordialement.
J'arrive trop tard, sans doute, cher Velveth. En réduisant à l'extrême, je retiens dix-sept titres, et s'il faut n'en retenir que deux, on prendra les deux premiers. En vérité, le choix dépend de l'humeur du moment, et des qualités que nous recherchons à ce moment-là dans un livre, de même qu'il y a, sans doute, des musiques que nous préférons écouter le matin et d'autres le soir.
Bon voilà la liste
Hugo von Hofmannsthal, Andreas
(début d'un grand roman laissé inachevé par l'un des auteurs les plus fins de la Vienne fin de siècle : sur la frontière insaisissable du rêve, de la réalité, du cauchemar, de l'ivresse et de la noyade -- un texte lancinant
Conrad, Lord Jim, sur les difficultés de cerner un personage, et sur la difficulté qu'il y a à être un héros, en nos temps modernes.
Louis Guilloux, Le Pain des Rêves - sur le peuple, sans condescendance ni démagogie : nul besoin d'être revenu de tout pour écrire un grand livre.
Céline, Voyage au bout de la nuit
Goethe, Les Souffrances du jeune Werther
Goethe, Les Affinités électives — labyrinthique : un livre sur le temps
Virginia Woolf La promenade du phare
La Rochefoucauld Maximes
Barbey d'Aurevilly, Les Diaboliques : constructions narratives redoutablement efficaces
Machado de Assis, Dom Casmurro
Note Machado de Assis est un auteur brésilien, mort au début du 20e siècle. Dom Casmurro, publié en 1900, est un chef-dœuvre méconnu, un roman fait de courts chapitres enjoués et satiriques, un livre si gai et si coloré qu'on (ne) peut (pas) ne pas remarquer à quel point il raconte une une histoire acide — l'histoire de de notre désillusion.
Theodor Fontane, Effi Briest - les deux premiers chapitres sont ratés, à mon sens, le reste est remarquable; personne n'oubliera plus la Baltique, ses dunes de sable, et les rivières parfois gelées de Poméranie, et les étoiles qui brillent dans le ciel, là-haut, au cœur de l'hiver
Diderot, Jacques le Fataliste
Rousseau, Les Rêveries. L'un des sommet du style lyrique français
Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent : violence de l'imagination
Montesquieu L'esprit des lois -- un livre incisif, et bien utile par les temps qui courent, où la vertu publique semble déserter les palais de la République
Stifter, Nouvelles (notamment Les deux sœurs)
Kleist, Nouvelles : Implacable, rapide, vif
Bonne lecture & bonne convalescence
bibliophylos
Bonjour à toutes et à tous,
Je suis encore en bleu, alors je dis bonjour, du soleil, brumeux, d'Agadir...
Mes deux livres sont : -"Gödel, Escher, Bach ou les Brins d'une Guirlande Eternelle" de Douglas Hofsdater, paru en France dans les années 80, essai.
- "Eloge de la Fuite" de Laborit, essai.
Mais j'arrive peut-être trop tard ...
Hofstadter, Interéditions. Publié aux USA en 79, en France en 85.
.les ecrits .Lacan
.kaddish pour l'enfant qui ne naitra pas .I Kertesz
Regrets:
Bertalanffy (sur l'analyse systémique)
Carl Rogers Un manifeste personnaliste
les deux chez Dunod.
J'apporte tardivement ma pierre à l'édifice, Jean-Robert, mais deux seulement que c'est difficile !
- The Sound and the Fury, William Faulkner.
- Winesburg, Ohio, Sherwood Anderson.
Cher Jean-Louis,
Je viens de terminer la "synthèse" arrêtée à hier au soir et ne peux donc prendre en compte tes choix comme tous ceux "arrivant tardivement".
Désolé surtout pour Faulkner que j'ai failli mettre à la place de Norman Mailer !
Bien à toi.
Marie N'Diaye "Rosie Carpe"
Véronique Olmi "Bord de mer"
Octobre 2009, comme le temps passe...
Heureusement le bon Lefebvre nous donne l'occasion de compléter et de réactualiser nos "choix". Sous sa houlette érudite, voici ce qui remonte dans les classements ces jours-ci :
« 1664″ de George Orwell « Au bonheur d’Etam » d’Emile Zola « L’extension du domaine de la Matmut » de Michel Houellebecq « Les malheurs de Sanofi » de la Comtesse de Ségur « L’élégance du Ericsson » de Muriel Barbery « Triste Tropicana » de Claude Lévi-Strauss « Le Spécial K » de Dino Buzzati « L’assassin habite au Century 21″ de Stanislas-André Steeman « L’Audi 7″ de Homère « Le Monde selon Gap » de John Irving « Les Misérables » de Victor Hugo Boss « Lolita Lempicka » de Vladimir Nabokov « Auchan en emporte le vent » de Margaret Mitchell « Du côté de chez swatch » de Marcel Proust « Babybel du seigneur » d’Albert Cohen « Le Capital » de Marx et Spencer « Le petit Prince » de Lu « Pour qui sonne le Carglass » d’Ernest Hemingway « Les Versace sataniques » de Salman Rushdie « Alfa Roméo et Juliette » de William Shakespeareliste à compléter... ;-))