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Justice coloniale en Kanaky

Gérard Jodar, Président de l’Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités (USTKE), principale organisation syndicale de Kanaky (Nouvelle Calédonie), a été condamné, lundi 29 juin, à un an de prison ferme. Un mandat de dépôt immédiat a été prononcé à l’audience, il a été conduit au camp Est avec quatre autres syndicalistes pour purger de lourdes peines.

Une vingtaine d'autres militants ont également été condamnés à de lourdes peines, soit de prison ferme avec aménagement, soit de prison avec sursis.
C’est l’action syndicale et le droit de manifester qui sont ainsi menacés.

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Les motifs des condamnations sont ubuesques : « entrave à la circulation d’un aéronef » !

Or, ce « mobile » fait référence à une manifestation de soutien aux salariés de la société Air Calédonie où, seule, l’intervention des forces de l’ordre a provoqué le blocage du trafic.
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De nombreuses organisations (NPA, Verts, SUD - Solidaires …) pointent la marque d’une justice coloniale qui veut faire taire l’USTKE, premier syndicat du territoire et qui revendique l’indépendance pour la Kanaky.

Elles appellent à développer la solidarité avec les syndicalistes emprisonnés et à participer à toutes les initiatives pour dénoncer ce jugement pour briser le silence des "grands médias" sur ces faits.


Tous les commentaires

Un an de prison ferme pour un dirigeant syndical. Dans les colonies, c'est toujours pire. Si on ne réagit pas à ça, tout va aller de mal en pis.

Le problème c'est de savoir ce que voudrais dire réagir, à ce stade... y-a-t-il des initiatives en ce sens déjà?, ne retombons nous pas systématiquement sur le même problème? Comment faire reculer, sur tous les fronts l'appareil répressif? (d'autant plus compliqué de le faire reculer outre-mer, même si les évènements récents ont quand même donné un écho plus important ici aux luttes ultra-marines. Tenez nous au courant.

Vous avez raison. Je tenterai de tenir informés celles et ceux qui luttent contre toute forme de colonialisme.

Hélas, pas un mot dans les médias. Après le bras d'honneur de Sarkozy au LKP et au comité martiniquais du 5 février lors de son déplacement éclair aux Antilles, pourquoi parler de l'emprisonnement d'un syndicaliste ?

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Rappelons-nous que les canaques dont le nom commence comme canaille et finit comme macaque vont se faire un plaisir de penser aux beaux discours de l'hyper président...Mais pas de visite de Napoléon le petit ni infos dans les médias... Le silence toujours orienté nord-nord-ouest...

J"aime l'humour français, mais il est des circonstances où j'ai du mal à digérer certains traits. Il me semble que nous parlons d'iniquité de la justice coloniale (pardonnez ce pléonasme) envers des syndicalistes qui dorment en prison pour avoir défendu une cause qu'ils croyaient juste -et ce après les menaces prononcées par M. Sarkozy contre tous ceux qui oseraient s'opposer aux desiderata de ses amis, lors de son discours en Guadeloupe, mon pays-

Un mot: le terme Kanak appartient au peuple de Kanaky et est issu de leur langue.

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