L’accablant bilan d’un gland gesticulant.

Quatre années de saccage et quatre ans de mensonges,
Les Français dégoutés et la France qui plonge,
Il est beau le bilan du sinistre sagouin
Qui fouaille le pays, comme un porc, de son groin.
Arrête, Pinocchio ! Tu mens comme tu pètes,
Tes mots sont des crachats, tes gestes des branlettes
Tu voudrais qu'on te croie, toi le copain de Bouygues,
D'Arnaud, de Lagardère, et de tant d'autres zigues
Bâtissant des fortunes par la spéculation
Sur le dos des prolos par la confiscation
Du fruit de leur savoir, leur sueur, leur travail
Et puis les rejetant tout comme vil bétail.
Avec tes airs confits de sacristain en messe
Tu t'appuies sur la crise, oubliant tes promesses
De chercher la croissance, s'il faut, avec les dents.
Et le pouvoir d'achat, Monsieur le Président !
Vous nous aviez promis qu'une fois aux affaires
Par la foi, le travail, finirait la misère.
Et les terribles nuits, seul, dehors, lorsqu'il gèle ?
Les vieux qui pour bouffer fouillent dans les poubelles ?
Et les SDF ? Et les gens qu'on expulse ?
Y avez-vous pensé ? Est-ce que ça vous révulse ?
Non ! Vous avez, en fait, profité de la crise
Pour nous faire avaler, en loucedé, par surprise
De sordides « réformes » toujours réactionnaires,
Dures pour le prolo, douces pour l'actionnaire.
Vous vouliez, disiez-vous, remettre « plus d'Etat »,
Alors que vous lourdez ses agents par gros tas.
Votre bilan est beau : régression, esclavage,
Faim et précarité, répression et chômage.
Vous remplissez les poches de vos amis patrons
Par la France d'en bas pressée comme un citron.
Vous léchez le croupion de la fille à Le Pen
Pensant récupérer les voix de ses copains...
Putaing ! Encore un an à subir le bouffon
Avant de pouvoir dire « Casse-toi, pauvre con » !
Illustration, merci à Blogduchi
Septidi 17 floréal de l'an 219 de l'ère de la Liberté


Tous les commentaires
excellent !!!!
J'approuve, et je me permets d'appeler Apollinaire à la rescousse, dans la réponse des cosaques zaporogues au sultan de constantinople :
Plus criminel que Barrabas
Cornu comme les mauvais anges
Quel Belzébuth es-tu là-bas
Nourri d'immondice et de fange
Nous n'irons pas à tes sabbats
Poisson pourri de Salonique
Long collier des sommeils affreux
D'yeux arrachés à coup de pique
Ta mère fit un pet foireux
Et tu naquis de sa colique
...
Très bien écrit, Victor... Bravo et merci!
...taing! Me mettre à côté d'Apollinaire! Ouarf! Pourvu que mes chevilles n'enflent pas...
Bravo, ce texte me donne à voir la caricature de Zébulon par Daumier! J'ai traité autrement le sujet(voir mon dernier billet)