Ouiquinde érotique avec Voltaire
On n'est pas habitué à trouver le très sérieux Voltaire au rang des auteurs polissons. Et pourtant...

Voltaire: Polissonnerie
Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s'il n'est pas tondu
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.
- Allez, monsieur, porter vos pleurs
Sur un autre rivage ;
Vous pourriez bien gâter les fleurs
De mon joli bocage ;
Car, si vous pleuriez tout de bon,
Des pleurs comme les vôtres
Pourraient, dans une autre saison,
M'en faire verser d'autres.
- Quoi ! vous craignez l'évènement
De l'amoureux mystère ;
Vous ne savez donc pas comment
On agit à Cythère ;
L'amant, modérant sa raison,
Dans cette aimable guerre,
Sait bien arroser la gazon
Sans imbiber la terre.
- Je voudrais bien, mon cher amant,
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment
On ne se connait guère.
L'amour maîtrisant vos désirs,
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs
Ce qui vous donna l'être.

Photos X - Droits réservés
Septidi 27 Frimaire 220


Tous les commentaires
Si je comprends bien Madame Aminthe fait plus confiance au Planning Familial qu'à celui de l'Interruptus. Pas candide pour un sou.
Très joli commentaire, Danivance !
c'est monsieur cent mille volts ! Terre !
me voilà toute électrisée, c'est malin ...
Pour le coup cela devrait faire une jolie guirlande clignotante, non ?
Ha ! je comprend maintenant le pourquoi de la forme des fauteuils !