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19
Sep

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Ouiquinde érotico-citoyen avec Léo Ferré

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Ta source

Elle naît tout en bas d'un lieu géométrique
A la sentir couler je me crois à la mer
Parmi les poissons fous c'est comme une musique
C'est le printemps et c'est l'automne et c'est l'hiver
L'été ses fleurs mouillées au rythme de l'extase
Dans des bras de folie accrochent les amants
On dirait que l'amour n'a plus besoin de phrases
On dirait que les lèvres n'ont plus besoin d'enfants
Elles coulent les sources en robe ou en guenilles
Celles qui sont fermées celles qu'on n'ouvre plus
Sous des linges qu'on dit marqués du sceau des filles
Et ces marques ça me fait croire qu'il a plu
Qui que tu sois toi que je vois de ma voix triste
Microsillonne-toi et je n'en saurai rien
Coule dans ton phono ma voix de l'improviste
Ma musique te prend les reins alors tu viens
Ta dune je la vois je la sens qui m'ensable
Avec ce va-et-vient de ta mer qui s'en va
Qui s'en va et revient mieux que l'imaginable
Ta source tu le sais ne s'imagine pas
Et tu fais de ma bouche un complice estuaire
Et tes baisers mouillés dérivant de ton cygne
Ne se retourneront jamais pour voir la terre
Ta source s'est perdue au fond de ma poitrine

 

 

Léo Ferré

 

Tridi 3 florial 220

 

Illustration X – Droits réservés

 

 

Tous les commentaires

21/04/2012, 08:49 | Par elisa13

Très rouge, très très rouge tout ça. Et bien joli Sourire

21/04/2012, 13:50 | Par videbou

Ce que nous donne un poème de Ferré : incommensurable... et pour longtemps.

21/04/2012, 15:34 | Par Arthur Porto

... et s'épanoui dans le plus profond de soi !

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