Au bistro de la toile: c’est quoi le « modèle allemand » que veut nous vendre Sarko ?

- Wie geht es dir, Loulle? EinGlas Rotwein, bitte!
- Oh! Herr Victor, vasistas? Qu’est-ce qu’il t’arrive? T’as la casquàboulonite ?
- Ben, faut se mettre au goût du jour non ? Not’bon président ne jure plus que par l’Allemagne. Alors faut se reconvertir. Hast du gehört ! Ça va réchauffer des souvenirs...
- Il est tout de même vrai qu’en termes de croissance économique, de chômage, de commerce extérieur et de maîtrise de la dette publique les statistiques allemandes peuvent séduire : une croissance économique de 3 % en 2011 et un taux de chômage de 5,5 % en novembre 2011… Ça laisse rêveur…
- Ça, c’est ce que chantent sur l’air des lampions les thuriféraires du modèle ultralibéral initié par le « socialiste » Gerhard Schröder et imposée par Merkel et que reprennent comme des perroquets les sarko-trafiquants. L’Organisation Internationale du Travail remet fort opportunément les pendules à l’heure dans un rapport au vitriol publié le 24 janvier sur la stratégie allemande de massacre des salaires à l’œuvre depuis une décennie. En plombant la croissance européenne, la politique des bas salaires allemands serait, selon l’institution onusienne, la cause structurelle des difficultés actuelles de la zone euro : « Les coûts du travail en Allemagne ont chuté depuis une décennie par rapport aux concurrents, mettant leur croissance sous pression, avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques".
- En clair, ça veut dire quoi ?
- Ça veut dire que le marché intérieur allemand s’est rétréci au même rythme que les salaires, plombant ainsi les exportations vers l’Allemagne des produits des autres pays de la zone euro. L’Allemagne « d’en-bas » n’ayant pas de pognon, elle n’achète donc pas de produits français, italien, espagnols, grecs, etc. De plus pour rester compétitifs avec les produits allemands – pour beaucoup fabriqués en Pologne, Tchéquie ou Roumanie puis assemblés en Allemagne pour avoir l’estampille vendeuse « made in Germanie » - les partenaires de l’Allemagne sont contraints à durcir leur austérité salariale. Avec au bout de la route la récession qui se profile sur toute la zone euro ! Et parallèlement une envolée de la dette qui a plus que doublé en France sous Sarkozy.
- Pourtant les Allemands nous en foutent plein la vue avec leurs grosses bagnoles…
- Illusion Loulle. Illusion ! Ils sont de moins en moins nombreux à pouvoir venir faire les beaux chez nous. Il y a de plus en plus de pauvres et de précaires chez eux où le Smic n’existe pas. Comme le souligne le rapport, ce sont tout particulièrement les catégories de salariés les plus fragiles qui ont supporté le poids de l’ajustement salarial, puisque les créations d’emplois ont porté essentiellement sur des emplois précaires à bas salaires dans le secteur tertiaire. Les "working poors" (travailleurs pauvres) qui alimentent la progression de la pauvreté en Allemagne ne sont donc plus un mythe depuis longtemps Outre-rhin, la politique de flexibilisation du travail du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, engagée en 2003, politique synonyme de précarisation de l’emploi, ayant une lourde responsabilité en la matière selon le rapport. Voilà le modèle que nous vante et veut nous « vendre » Sarko.
- Mouais… Alors restons Vranzais ! Tè ! C’est ma tournée.
- Prosit !
Duodi 12 pluviose 220
Merci à Chimulus


Tous les commentaires
"Preucht", en suisse allemand .....
Tss, tss ! De vieilles rancunes ! Alors que Sarkozy a tout compris, délaissant même Carla pour la plantureuse Angela ! Fais pas la fine bouche Victor, Angela au petit déjeuner c'est mieux que la Ricoré !
Ach so! Zé une ture à kuire! Faut la kuiziner comme le Baekeoffe!
Un bémol : "fabriqués en Tchéquie, Pologne ou Roumanie puis assemblés en Allemagne" avec l'esprit de sérieux, de responsabilité et d'organisation (et d'implication de toute la "chaîne de commandement") qui caractérise aussi la culture allemande.
Tout n'est pas négatif, en Allemagne. (Et puis il y a beaucoup d' "Allemagnes", et quand certains s'engagent dans la ""résistance" -"Stuttgart 21", par exemple, ils ne le font pas à moitié, ni comme des amateurs. Pour faire simple et direct, je dirais qu'ils sont loin du "village d'Astérix", vous voyez ce que je veux dire ?)
Un autre exemple, anodin, de la "mentalité allemande" : on ne traverse pas en dehors des passages piétons et on ne brûle pas les feux rouges, ça fait perdre du temps à tout le monde -y compris soi-même- et l'automobiliste sait qu'il est aussi et surtout un piéton (natürlich), et ça génére du stress chez tout le monde. Vous connaissez Paris et sa légéendaire amabilité et son ambiance souriante et détendue ?
Nous n'avons pas grand chose à apprendre de Merkel-she-talk-like-an-angel, ni de Sarkoda, mais à coup sûr les français ont quelque chose à apprendre "des allemands". D'ailleurs, ne sont-"ils" pas en train de finir de gagner la guerre ? La Fronze va-t-elle leur répondre (un Neuf mollet) à coups de camenberts (pasteurisés ? Désolé : ils savent déjà faire) ou de saucissons (mais les Vronzais ne savent toujours pas fabriquer de la saucisse de Nuremberg, ni le vin souabe (bon, bio et pas cher) ni ces soupes paysannes à base d'herbes que l'on peut déguster dans les auberges de campagne à très petit prix.
A propos de tourisme ; les Allemands ne sont pas fous, et s'ils viennent de moins en moins déguster la légendaire amabilité Vronzaise -les gracieux sourires des garçons de cafés, les petites notes de restaurant qui encensent l'assemblage gastronomique de boîtes de conserves- c'est qu'ils vont ... ailleurs ! Slovénie, Croatie, Autriche, Mer du Nord, Italie... et, jusqu'à une époque récente, Gréce. Mais en Gréce, il semble qu'ils n'y aillent pas beaucoup, maintenant, je ne sais pas pourquoi...
Merci Victor pour ce billet qui rétablit la vérité sur le modèle allemand. L'UE et l'Euro ne servent à ce modèle qu'à mener une guerre économique aux autres pays.
L'Afghanistan, la Libye ne suffisent plus à Sarko, il veut nous lancer encore plus avant dans une guerre économique. Les perdants seront les mêmes que dans une vraie guerre : Les petits soldats.
Peuple de tous pays, unissez vous, vous n'avez que vos chaînes à perdre. (Librement inspiré de Karl Marx, né en Allemagne)
Il paraitrait que ce petit c.. de Sarko aurait dit sur 8 chaines à la fois, que tant qu'à faire il vaut mieux s'allier avec le premier de la classe (Allemand) que le dernier (entendu sur France Info).
Ce mec est un pourri, après l'école à 2 vitesses, la médecine à 2 vitesses, la retraite à 2 vitesses, il veut l'UE à 2 vitesses. Ce n'est pas comme cela qu'il nous l'avait vendue après avoir "négationné" le référendum du NON.