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Se mettre à jour

« Se mettre à jour ». Tel est le propos de ce billet qui relance l'activité de mon blog « Entre histoire et politique », interrompu depuis le mois d'août dernier. Différentes circonstances, professionnelles et personnelles, m'ont tenu éloigné de lui et de Mediapart ces deux derniers mois. Mais il est temps de s'y consacrer à nouveau, d'autant que l'actualité nous fait un devoir de nous exprimer puisqu'on assiste malheureusement à l'acte II de « l'identité nationale ». Nous allons écrire très prochainement sur le sujet. Mais d'ores et déjà mettons-nous « à jour » de l'ancienne et toujours très actuelle question de la reconstruction de la gauche et du parti socialiste. Nous avions, avec la rédaction de Médiapart, avec Stéphane Alliès, Vincent Truffy et Edwy Plenel, imaginé un vaste débat sur le sujet, le feuilleton du mois d'août où chaque jour étaient publiées une ou plusieurs contributions. Voici le bilan de l'expérience, en attendant qu'un éditeur souhaite prendre l'initiative de publier ces travaux. Tout est là, à la disposition de tous :

 

Socialisme hors-les-murs 

Une politique pour la gauche

 

L'expérience de Mediapart, août 2009

 

Liste ordonnée des contributions publiées par Mediapart, dans l'édition « Assises du socialisme hors-les-murs », durant le mois d'août 2009.

 

Tous les textes sont disponibles à l'adresse suivante : http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/edition/socialisme-hors-les-murs

 

I. Imaginaires militants

- « redonner envie aux classes populaires de voter pour le PS », par Claude Bouchafa

- « lettre ouverte à Monsieur Bernard-Henri Lévy », par des militants de la section de Montreuil

- « Les élections européennes appellent une réaction à gauche », par Frédéric Faravel, secrétaire fédéral du parti socialiste du Val d'Oise

- « La génération 21 avril veut des primaires », par Emmanuel Kujawski, et alii

- « Il y a des colères très saines », par Julien, militant socialiste en Rhône-Alpes

- « Socialistes, revenez à la maison », par Jean-Philippe Huelin, président du cercle Jean-Jaurès de Lons-le-Saunier

- « Trois souhaits d'un électeur pour un renouvellement de la gauche », par Louis Gruel (électeur mais non militant)

-« Reprenons la main ! », par Jean Lacassagne, militant PS à Périgueux et conseiller fédéral de Dordogne, membre de Désirs d'avenir depuis sa création

- « Européennes 2009 : enfin un score prometteur pour le PS ! », par Ameziane Abdat, président de l'association ZY'VA à Nanterre et militant socialiste

- « Témoignage d'un socialiste sur la nécessité de réformer le PS », par Roland Dellinger

- « Fièrement socialistes ! », par Gilles Bon-Maury, président de l'association Homosexualités et socialisme

- « Pour reprendre confiance et se mobiliser à gauche », par Léon Waingart et Raymond Kerpedron, militants de la Nièvre

- « A nos amis socialistes qui parlent de primaires sans savoir de quoi ils parlent », par Jacques Claude et Fred Abram-Profeta

- « Pour réduire les inégalités et sauver la planète, il faut construire un vrai projet de civilisation », par Marcel Ferréol

 

II. Critiques intellectuelles- « Socialisme, culture et méthode », par Gilles Candar, historien, président de la Société d'études jaurésiennes

- « La social-démocratie européenne à la dérive », par David Cayla, économiste, université d'Angers

- « La part d'irrésolu du socialisme européen », par Bruno Antonini, philosophe, enseignant

- « Le malaise social-démocrate, entre flux financiers et flux migratoires », par Thomas Gérard et Mathieu Potte-Bonneville, philosophes, membres de l'association Cette France-là (déjà publié dans le Monde).

- « Intellectuels et socialistes : mission impossible », par Daniel Lindenberg (déjà publié dans l'Ours)

- « Une gauche des libertés. Pour en finir avec le mythe du parti laxiste », par Liora Israël, sociologue, EHESS (déjà publié dans L'Ours)

- « Le désenchantement ne doit pas conduire à la désespérance », par Jean-Louis Fabiani, sociologue, EHESS

- « Une autre lettre ouverte à BHL », par Pierre Raterron, artiste plasticien (déjà publié dans la Charente libre)

- « Du PS au PSR. Parti socialiste Rénové ou Ressuscité », par Benito Pelegrin, écrivain et dramaturge

- « Ce que j'attends du PS.... », par Fabien Escalona, étudiant, metteur en scène d'une compagnie de théâtre amateur

- « PS : quel parti de militants ? », par Rémi Lefebvre, politiste, université de Lille 2

- « Retour sur la question sociale », par Pap N'Diaye, historien, EHESS

- « La social-démocratie doit retrouver le sens du peuple », par Laurent Bouvet, politiste, université de Nice et Science-Po

 

III. Choix politiques - « Socialisme, Belle au bois dormant ? », par Lucile Schmid, conseillère régionale d'Île-de-France et vice-présidente du Laboratoire des idées

- « Les deux crises du socialisme français », par Alain Bergounioux, historien, président de l'OURS

- « Socialistes, renouons avec nos rêves européens », par Bernard Poignant, maire de Quimper et ancien président du groupe socialiste au parlement européen

- « La promesse d'une génération », par Guillaume Bachelay, secrétaire national à l'industrie

- « Nos futurs », par Pouria Amirshahi, secrétaire national aux droits de l'homme du parti socialiste

- « Primaires à gauche : lever les ambiguïtés », par Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, initiateurs de l'appel Gauche 2012

- « A contre-courant », par Emmanuel Maurel, secrétaire national du parti socialiste chargé des universités d'été, vice-président de la région Île-de-France

- « Ajoutons le Modem ? » Défendons plutôt le 35, 60, 1600, 20 », par Gérard Filoche

 

IV. Blogueurs et journalistes de Mediapart et d'ailleurs- « Comment converger ? », par Jean Malet

- « Une communauté de destin », par JF Coffin

- « La "coopération" pour apporter un renouveau à l'idéal socialiste », par JM Masson

- « Socialisme : le libérateur des énergies enchaînes par le capitalisme », par Artiga

- « La fosse tranquille, slogan recyclé », par Claude Bastian alias clbast37

- « 1983...1993...2002...2009... Un renoncement, quatre déroutes », par Marc Vasseur

- « Aujourd'hui : la Révolution », par Passifou

- « Le PS et les institutions », par Dirk van de Graaf

- « L'anarchie féconde », par Christian Paultre

- « Le socialisme, une idée folle », par 1.altibelli

- « Parti socialiste : sortir de l'impasse », par Renaud Chenu, journaliste indépendant

- Enfin, les deux grands articles d'Edwy Plenel parus sur Mediapart

 

PrésentationL'initiative intellectuelle permise par Mediapart, durant le mois d'août 2009, témoigne, à travers les cinquante contributions publiées, de la résilience du parti socialiste. Les déclarations qui ont pu ça et là annoncer sa mort traduisent surtout une incompréhension de ce qu'il est profondément, pas seulement une juxtaposition de dirigeants et de courants dont le comportement, effectivement, précipite cette formation politique dans un véritable suicide collectif, mais aussi une réunion de militants, de citoyens, qui conservent la volonté d'imaginer en commun un avenir qui soit celui de la justice sociale, de l'égalité des chances, de l'intérêt général. Le parti socialiste a été, depuis les premiers temps d'organisation du socialisme à la fin du XIXe siècle, porteur d'un imaginaire politique qui fut celui d'hommes et de femmes désireux de donner un sens à leur existence et à la société en défendant des valeurs de liberté, de solidarité et de pensée, ces valeurs que l'on retrouve dans les textes déjà publiés dans ces « assises du socialisme hors-les-murs ». Cet imaginaire politique est très largement issu de l'expérience républicaine, la République n'étant pas seulement un ensemble d'institutions, de pouvoirs et de contraintes mais aussi un idéal commun où le sentiment démocratique a trouvé de quoi s'écrire.

Reconnaître cet imaginaire est ainsi la première tâche des dirigeants socialistes. Celui ou celle d'entre eux qui s'imposera à la tête d'une formation aujourd'hui fragmentée n'y parviendra qu'à condition de renouer le lien avec l'horizon politique dont le socialisme contemporain est porteur. C'est cet imaginaire qui définit, individuellement et collectivement, l'identité socialiste. C'est cet imaginaire qui permet en chacun de nous d'articuler l'aspiration à l'universel et la fidélité à ses origines, comme l'a montré récemment l'historienne Mona Ozouf dans un bel essai, Composition française (Gallimard). C'est cet imaginaire que l'on retrouve dans les textes que de simples militants ou citoyens ont choisi d'écrire, et notamment ici dans le cadre de l'initiative de Mediapart. Réfléchir au destin actuel du parti socialiste implique de revenir à ces écrits ordinaires ou dissidents, que certains dirigeants tiennent pour médiocres et même infréquentables, et qui constituent pourtant la preuve la plus déterminante qu'une volonté demeure de travailler à un destin commun. Sortir des « murs » de l'actuelle pensée du parti était bien le premier objectif de ces « assises du socialisme ».

Il y avait urgence. Lorsque le parti socialiste se décide à penser, il le fait souvent dans une grande indifférence pour cette sociabilité intellectuelle qui le caractérise profondément. Soit que la réflexion émane des instances officielles, soit qu'elle se déploie au travers des différents think thank, le constat est le même. Le parti s'enferme dans des discours fragmentés, techniques qui se veulent des solutions à la crise du socialisme - par exemple le projet de primaires -, et qui, au contraire, l'avivent en ne permettant pas que le parti se retrouve sur une morale politique, en d'autres termes un ensemble de principes qui donnent alors un sens et une efficacité aux propositions de réforme de la société, de l'Etat ou de l'économie. Pour cette raison, nous sommes restés très intéressés par le projet de Déclaration de principes issue des travaux d'Alain Bergounioux, secrétaire national aux études *, mais restée confidentielle, rarement reprise par les dirigeants actuels et qui risque au final de connaître le sort de bien des tentatives de rénovation à gauche. Cette initiative se situe pour nous dans un « socialisme hors-les-murs », c'est-à-dire un espace de discussion et de construction qui associe étroitement militants et dirigeants, citoyens et intellectuels. La réflexion intellectuelle et la critique politique apparaissent de ce point de vue comme une force de démocratisation interne, indépendamment même des contenus proprement dits qui peuvent eux aussi affirmer une volonté de démocratie. Ce qui s'est passé sur Mediapart est la preuve d'un parti bien vivant mais mal pensé.

 

Considérer que le parti socialiste est au centre d'un imaginaire politique et que le socialisme continue d'inspirer des hommes et des femmes cherchant à concevoir une société qui soit celle du progrès social et de la démocratie républicaine, ne peut qu'apporter de l'espoir à la gauche. Mais c'est un espoir exigeant. Il ne faut pas se voiler la face. L'arrogance avec laquelle une partie des membres du parti traite les militants souligne le profond déficit démocratique au sein de la formation. Il ne s'agit bien sûr pas de dire que le militant a systématiquement raison. Ce n'est du reste pas le problème de savoir qui a raison et qui a tort. Il s'agit avant tout d'affirmer des choix lucides et responsables qui contribueraient tout à la fois à forger une pensée politique et ranimer l'imaginaire politique dont nous parlons. La crise actuelle du parti vient en effet de la coupure radicale entre un discours officiel et un imaginaire de gauche qui semble ne peut pouvoir y adhérer. D'où le malaise et sa forme aussi insaisissable qu'insurmontable. Pourtant, la solution réside notamment dans la transformation de ce discours officiel, afin d'amener le parti socialiste à penser les questions qui engagent aussi bien son histoire que son avenir.

Les socialistes sont aux prises, en effet, à cinq grands enjeux, dont la résolution conditionne largement leur capacité à réussir l'alternance politique dès 2012.

Le système capitaliste et l'économie de marché en premier lieu. Le parti socialiste les a acceptés en se réservant toutefois comme une possibilité permanente de les récuser. Sa position est loin d'être claire si bien qu'à plusieurs reprises dans le passé des gouvernements socialistes, il a semblé qu'il fallait rassurer, qu'il fallait se dédouaner d'avoir été marxiste en se montrant alors plus résolument favorable que nécessaire au libéralisme économique. Aujourd'hui, le parti socialiste apparaît incapable de réagir à une crise majeure du capitalisme économique et financier, précisément parce qu'il ne sait pas comment se définir par rapport à lui. Le reconnaître lui donnerait paradoxalement l'autorité pour le critiquer et concevoir l'intervention des responsables politiques et de la puissance publique dans un domaine incapable de se moraliser par lui-même.

Les libertés fondamentales et l'individualisme démocratique en deuxième lieu. Le parti socialiste les a eux aussi acceptés, mais sans renoncer pour autant à une culture de l'Etat souverain et à une hostilité pour le libéralisme politique qui relativise en définitive ce socle de la démocratie. C'est l'une des raisons pour laquelle, aujourd'hui, les socialistes s'avèrent incapables de formuler une critique cohérente de la réduction des libertés et qu'ils laissent des associations comme Réseau éducation sans frontières, le GISTI ou La Cimade défendre seules les droits fondamentaux des Français menacés collectivement par la politique d'immigration décidée par Nicolas Sarkozy. Là aussi, le parti s'avère impuissant à tenir son rôle de force d'opposition, de pouvoir qui arrête le pouvoir selon la formule de Montesquieu.

Les institutions et les formes du pouvoir en troisième lieu. Le parti socialiste tente de s'opposer à Nicolas Sarkozy, à son gouvernement, à sa majorité, mais sans opérer une critique de formes de leur pouvoir et de l'évolution des institutions. Plutôt que de questionner l'hyperprésidentialisation du régime, les socialistes se polarisent sur cette personnalisation en se recherchant l'homme ou la femme providentiel (le) chargé (e) de sauver le parti des futures débâcles électorales. Défendre auprès des électeurs de gauche et du centre voire de la droite, un projet de régime plus équilibré et de pratiques moins autoritaires de pouvoir est un message susceptible d'être entendu et compris.

La société, ses inégalités et ses espaces en quatrième lieu. Le parti socialiste peine à concevoir un état des lieux d'une société qui demeure profondément inégalitaire, au sein de laquelle les clivages sont tout à la fois économiques, sociaux, urbains, géographiques, ethniques, culturels, historiques, etc. De fait, il s'empêche de proposer une politique du « vivre-ensemble » fondée sur la conviction d'un modèle de société démocratique. Il laisse le projet concurrent en position de domination complète.

L'Europe et le monde enfin. Contrairement aux verts lors du dernier scrutin, les socialistes n'ont pas su incarner un projet européen. Leurs difficultés à comprendre le phénomène de l'élection de Barack Obama ont été maintes fois relevées. Leurs critiques de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy sont inaudibles. Tous ces éléments ne sont pas superficiels. Ils décrivent un parti qui, tout en appartenant à un mouvement dit internationaliste, ne s'interroge pas sur son rapport au monde qui se construit ni même questionne ses échecs, sur la réunification allemande, sur la guerre en ex-Yougoslavie, sur le génocide rwandais, sur le traité européen, etc.

Ces questions ne sont pas là pour instruire le procès du parti socialiste ni même pour le placer lucidement devant ses responsabilités. Elles décrivent surtout un parti qui oublie l'essentiel, c'est-à-dire de se déterminer du point de vue d'un certain nombre de principes à partir desquels penser ce qui échappe, ce qui résiste, et ce qui dérange. Se mettre au clair est même un principe moral qui confère à l'action politique une capacité d'être entendue et comprise. C'est l'un des moyens les plus sûrs pour rapprocher la doctrine de l'imaginaire. La force électorale et politique du socialisme français au début du XXe siècle a découlé très largement de la clarté de la conception jaurésienne du socialisme et de la démocratie. Le socialisme devait agir pour Jaurès comme une critique de la République en posant systématiquement la question du « prolétariat », c'est-à-dire des exclus et des injustices. Mais conférer au socialisme ce rôle démocratique impliquait d'avoir reconnu la République. Ce que Jaurès avait fait. Il était ainsi plus libre pour la transformer en démocratie républicaine. Ce projet est toujours d'actualité, et sa responsabilité pèse sur l'ensemble de la gauche.

Car, comment qualifier ces « assises du socialisme hors-les-murs », poursuivies sur Mediapart durant tout le mois d'août et dont le succès, en termes d'audience, de commentaires et de contributions reçues et publiées, aura dépassé toutes nos espérances ? Tout simplement d'assises pour la gauche tant ce socialisme sorti des « murs » du parti et de la vulgate a rayonné sur l‘ensemble des sujets qui traversent la gauche française. Il a décrit un espace qui est le sien, incluant depuis la nécessaire fonction critique de l'extrême gauche jusqu'à l'exigence libérale des droits intangibles de l'individu.

Ces « assises du socialisme hors-les-murs » rappellent l'exigence capitale de penser un rassemblement intellectuel et politique qui seul donnera un sens et une efficacité à l'option des primaires que ses partisans présentent comme la panacée universelle et le principe de toute rénovation. Sans ces assises pour la gauche, c'est-à-dire sans un effort pour définir intellectuellement et politiquement ce qui définit la gauche, les primaires - à l'idée desquelles le parti socialiste se range désormais * - iront à l'échec car elles auront en charge de désigner un candidat ou une candidate qui devra tout incarner, l'unité, le sens, le projet, l'avenir, la victoire et au final la présidence française. C'est une vision bien archaïque de la politique de s'en remettre à cette seule logique présidentielle et nationale, une conception même dangereuse puisque l'on chargera l'élu (e) des primaires d'une mission quasi-providentielle où l'émotion tiendra lieu de raison.

Tout le monde n'est pas Barack Obama et même le phénomène Obama a correspondu à un effort du parti démocrate pour se rénover, se repenser, à l'initiative de John Kerry qui a fait parler celui qui n'était encore que parlementaire du Sénat de l'Illinois à la convention de juillet 2004, préparant d'une certaine manière la relève et anticipant sur la crise inévitable du libéralisme politique américain. Pour que le jeune leader puisse s'imposer, il a fallu que le parti s'interroge sur son identité et sur son avenir, forgeant alors un espace intellectuel pour Obama qui a précédé l'horizon politique.

Imaginer qu'une fois le candidat (e) choisi (e), un grand congrès de réconciliation scellera l'unité de la gauche est faire preuve au mieux de légèreté. Outre le fait que Nicolas Sarkozy et l'UMP excelleront à détruire une telle construction, il ne fait pas de doute la gauche elle-même - à savoir ses militants, ses sympathisants -, rechignera à se projeter dans un candidat providentiel alors qu'elle reste indéfectiblement attachée aux idées, au sens et à l'action collective. C'est la leçon des ces « assises du socialisme hors-les-murs ».

Se donner le temps de penser et définir la gauche en vue de permettre au candidat (e) d'être véritablement porteur d'une unité nous apparaît comme plus responsable, comme davantage digne de la gauche, et plus efficace à court comme à moyen et même à long terme. Et l'on verra du reste alors qui est prêt à s'investir dans la tâche difficile de concevoir une assise concrète à la gauche, de participer à une aventure collective, intellectuelle et partant relativement désintéressée.

Dans ce périmètre de la gauche à définir, le parti socialiste pourrait remplir ce rôle d'intellectuel collectif formulant un contenu politique, retrouvant des valeurs fondatrices, fixant une histoire et un futur, un projet qui en serait un en d'autres termes et qui servirait de point d'appui dans la perspective de ces assises de la gauche que nous suggérons. Il n'est pas question bien sûr d'affirmer ici que le parti socialiste doit se présenter dans une position hégémonique. Seulement, il peut témoigner de la capacité qui a été la sienne, dans l'histoire, de susciter la réflexion et la critique politiques - surtout si l'on envisage le PS hors-les-murs, du côté de ses dissidences et de ses héritages. Après les déchirements des socialistes pendant l'affaire Dreyfus, Jaurès et Guesde s'étaient retrouvés à l'hippodrome de Lille le 26 novembre 1900 pour définir, devant plusieurs milliers de militants, leur vision réciproque du socialisme. Les conflits n'avaient pas été apaisés pour autant, mais du moins l'effort intellectuel était apparu comme une solution à la division. Et l'unité du parti avait été possible cinq ans plus tard.

Le parti socialiste n'en est certes plus à l'époque de Jaurès et de Guesde. Mais la solution choisie à Lille en 1900 était la bonne parce qu'elle obligeait à aller au fond des problèmes et à les formuler dans une certaine liberté de l'esprit. Cela demeure l'essentiel aujourd'hui. Et il n'est pas certain que cette volonté de fondation gagne au final, tant le parti socialiste est rompu au discours technocratique de ses experts, à la volte-face rhétorique de ses dirigeants, ou à l'écriture fumeuse de projets abstraits qui retombent avant même que l'encre ne soit sèche. Il ne peut plus pourtant se permettre ces impasses et cet aveuglement qui ne cessent d'assurer de confortables avances à Nicolas Sarkozy dans l'opinion.

Pour lui-même comme pour cette gauche à définir, le parti socialiste doit relever le défi d'un « projet » sorti de l'enfermement d'une formation incapable de se mettre en question. La responsabilité est très grande. Les socialistes n'ont plus le droit à l'erreur. Mais du mal actuel de la division et de l'impuissance peut sortir le bien de la pensée et de la responsabilité. Nous pensons que les « assises du socialisme hors-les-murs » tenues sur Mediapart durant tout ce mois d'été ont écrit une page du projet à venir tout en soulignant dans le même temps son impérieuse nécessité. Nous continuerons d'être extrêmement vigilants sur la vie du parti comme nous contribuerons, ici sur Mediapart et ailleurs, à défendre le principe de ces « assises pour la gauche », dans des formes qu'il reste à définir.

*

Le débat reste ouvert, et ce débat d'août 2009 sur Mediapart va contribuer à permettre que la politique retrouve à gauche ses couleurs, ses possibles et ses espoirs. Cette expérience veut restituer l'expérience d'un « socialisme hors-les-murs » et la prolonger en même temps en la faisant vivre, en librairie, dans la presse, dans les sections. Sans les moyens nouveaux apportés par Mediapart - la publication immédiate en ligne, les commentaires, la participation de tous -, sans le choix de sa rédaction et de son directeur Edwy Plenel lui-même attaché à mettre les socialistes devant toutes leurs responsabilités, l'initiative du « socialisme hors-les-murs » n'aurait pu avoir lieu. Il faut remercier les auteurs des cinquante contributions, militants, intellectuels, responsables politiques, blogueurs qui ont choisi de s'investir dans l'expérience. Rien n'aurait été possible sans eux, et c'est pour eux d'abord que ce porlongement a été conçu de manière à pérenniser une réflexion de qualité, fondement (« assises ») de la politique moderne qu'il est nécessaire de toujours défendre.

Vincent Duclert, historien à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, concepteur avec Stéphane Alliès des « Assises du socialisme hors-les-murs » sur le site du journal Mediapart. Il a publié en mars 2009 un essai, La Gauche devant l'histoire. A la reconquête d'une conscience politique (éditions du Seuil), qui a été beaucoup débattu.

Tous les commentaires

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allez au diable ...

Oui, cela n'a jamais été dissimulé, c'est indiqué noir sur blanc dans ce qui précède, donc le commentaire de "Monsieur Beber999" est superflu !

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A propos de droits d'auteur

il me semble bien que l'article attribué à J. Lacassagne "Trois souhaits d'un électeur pour le renouvellement de la gauche"a été publié par moi, LouisGruel. Merci de rendre à César...

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je pense que ces textes publiés dont certains ont pu n'être pas totalement dépourvus d'intérêt étaient cependant, pour l'essentiel, des textes de propagande.

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Il est remarquable que, comme pour la rubrique habituelle les invités de Médiapart, les auteurs aient très rarement daigné s'intéresser et répondre aux commentaires apparus à la suite de leur article.

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Je pense que, pour la compréhension des rapports entre l'histoire et la politique, les textes que j'ai mis en ligne d'une part sur l'enquête de la Revue Esprit en 1939 et d'autre part sur le petit livre de Michéa, la gauche et la double pensée étaient beaucoup plus intéressants.

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http://www.mediapart.fr/club/blog/jeanpaulyveslegoff/020809/une-enquete-de-la-revue-esprit-en-1939-sur-la-representation-par

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http://www.mediapart.fr/club/blog/jeanpaulyveslegoff/020809/la-gauche-et-la-double-pensee

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jean-paul yves le goff

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http://www.lelivrelibre.net

le fait que vous trouviez vos textes supérieurs à ceux des autres n'est pas une information mais un symptôme

" un symptôme "

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"Un symptôme", excellent !

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quant tel ou tel oui-ouiste querelleur, arrogant, acariatre et/ou jaloux utilisera quelque argument intéressant

et si je suis parvenu à lire, vu que j'arrête généralement la lecture de ce genre d'articles aux premiers signes,

je répondrai.

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jpylg

Le PS est contre le cumul des mandats et pour une société "post-matérialiste". Les débats théoriques ne m'intéressent pas tant que ses élus n'ont pas mérité ma confiance en conformant leur pratique à ces principes. Dans l'immédiat, ils pourrairent redistribuer la part de leur revenus supérieure à une indemnité parlementaire qui, selon Hollande, fait d'eux des riches (5000 euros par mois prélèvements déduits).

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A propos des droits d'auteur, si jamais un éditeur s'emploie à publier cet ensemble de contributions, bien sûr, nous reviendrons individuellement vers tous les auteurs. Merci également pour la mention de l'erreur d"attribution d'un texte, ce sera corrigé.

Jonathan Lamonica est membre de Mediapart, il s'intéresse à l'art contemporain et à la philosophie. L'ambition de cette contribution est d'approfondir une réflexion d'ordre philosophique et idéologique sur la définition d'une pensée socialiste moderne liée à l'idée d'humanisme, de progrés technologique, et d'utopie politique basée sur la notion de pratique artistique. Ce texte propose un développement depuis les bases de l'idéologie du socialisme jusqu'à son adaptation concernant les enjeux du monde contemporain, en souhaitant que cette réflexion ne permette d'engager un dialogue et un échange avec les différentes sensibilités de gauche, pour poser des problématiques, permettre d'ouvrir un travail de réfléxion et de recherhce, et souhaiter ainsi contribuer au renouveau et nouvel élan de la pensée de gauche.

cette contribution se construit en 3 parties :

1 - Définition d'une pensée et vision socialiste face aux enjeux du monde contemporain.

2 - Conception d'un idéal socialiste moderne basée sur la notion de l'art et de l'utopie politique.

3 - Conclusion et perspective pour un avenir plus socialiste et moyen de réalisation politique .





1 - définition d'une pensée et vision socialiste face aux enjeux du monde contemporain.
Face à la situation du monde contemporain et de la crise financière mondiale, il semble aujourd'hui nécessaire de penser à une conception politique du monde différente, dont notamment la question d'un idéal socialiste. le socialisme est une idée récente qui trouve ses racines dans une conception marxiste du monde et notamment à une organisation privilègiant le communisme, donc la réduction de nos différences de classe par la vision d'un système basé sur l'idée de collectivité. la vie en société et la définition de la liberté obligent à concevoir un fonctionnement collectif qui permette aux uns et aus autres de vivre ensemble de la meilleure façon possible ; les bases de notre république liées aux principes de liberté, d'égalité, fraternité représentent cette conception de l'héritage de l'idéal socialiste souhaitant nous libérer notamment du joug de la religion, de l'exploitation de l'homme par l'homme, de nos différences et de permettre une idée de solidarité étant le principe même d'un état ou de l'idée d'un peuple, d'une nation.
«La liberté n’existe pas sans morale, ni la morale sans foi.»Alexis de Tocqueville
«Deux choses remplissent mon esprit d'une admiration et d'un respect incessants : le ciel étoilé au dessus de moi et la loi morale en moi.»Emmanuel Kant - Critique de la raison pratique «Dieu n'est pas une substance extérieure mais une relation morale en nous.»
Emmanuel Kant - Extrait des Ecrits posthumes
" Agis comme si la maxime de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle de la nature " Emmanuel Kant
Au cours de l'histoire de l'humanité se sont affrontées différentes visions du monde pour permettre à l'homme de construire un cadre politique lui permettant de s'épanouir. Il fallut surmonter de nombreux désordres, guerres, combats, obscurantisme, totalitarisme pour permettre d'aboutir à une conception du monde qui permette à l'homme et à nos sociétés modernes de définir un cadre permettant de vivre ensemble et de construire un équilibre économique, des batailles d'idées ou des d'affrontements guerriers pour dépasser nos désordres ont abouti au monde tel que nous le connaissons actuellement. certes, ce monde est encore loin d'être idéal, mais depuis l'arrivée de l'homo sapiens sur notre planète, nous avons construit des choses merveilleuses, les sciences, l'art, la littérature, nous avons acquis le droit d'être plus libres et de souhaiter pouvoir continuer de rêver à un monde ou l'homme traverse son existence de façon plus sereine. Parmis les choses qui ont permis à l'homme d'être plus libre, la politique et la quête philosophique de sens représentent les moyens par lesquelles nous avons atteint ce niveau de développement, soit par la force, soit par la raison, l'homme est parvenu à ce jour à inventer des théories, des conceptions du monde et des lois, qui lui permettent d'organiser la collectivité pour préserver son équilibre et lui permettre de poursuivre une recherche de sens face à ses différentes questions existentielles. la transmission par la culture les différentes idéologies entre chaques générations permettre d'amliorer nos différents acquis, aussi bien sociaux, philosophiques et idéologiques et permettent de construire un paradigme qui à chaque époque définit le niveau dprogrès et d'évolution de notre société et civilisation.

" Toute la suite des hommes doit être considérée comme un seul homme " Blaise Pascal
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La complexité demeure dans la possibilité d'établir un langage, un système de codes, de valeurs ou de principes qui sans être autoritaires permettent de garantir la permanence d'un équilibre, cela ne peut se faire que d'aprés la recherche et la construction d'un système de pensée, qui donnent lieu à un ensemble paradigmatique qui définit notre notion d'habitus, ou plus simplement la façon dont laquelle la communautée humaine utilise les différents moyens à sa connaissance pour maintenir son développement au sein d'un univers en manque de réponses et de repêres évidents. la question du rapport nature/culture est primordiale au sein de la question de notre développement, de quelle façon parvenons-nous à puiser dans notre environnement de quoi obtenir notre construction du progrès moderne, pour communiquer, voyager, subvenir à nos besoins de subsistances et ainsi permettre d'améliorer le sort de notre communautée humaine. L'idée d'universalisme au centre également de la recherche de principes permettant de définir une façon d'être au monde, de prendre des décisions afin de garantir un équilibre commun. Force est de constater que les principaux systèmes de pensées actuels qui séparent le monde d'aprés les conceptions de libéralisme ou de communisme renvoient immanquablement à cette définition de notre rapport nature/culture qui renvoit elle même à notre question de transcendance. Schématiquement l'un et l'autre de ces systèmes renferment l'idée d'un équilibre de l'homme soit par la permanence d'un système collectif, soit par la possibilité individuel ou collective de créer un dépassement de notre condition créant de facto une course en avant pouvant se définir par l'idée d'un certain progrès. L'exploitation de la nature nous permet de construire des outils, des théories, de moyens scientifiques pour explorer le réel et nous permettre éventuellement d'en être moins tributaires et soumis et contribuent à améliorer notre confort et notre condition face aux désordres de l'existence, toutefois cette forme de dépassement possède des contreparties puisque si l'accés au bonheur se définit dans un dépassement permanent de notre condition on peut également faire fausse route et vouloir devenir le maitre de cette nature qui nous fait ( eugénisme ) et collectivement et économiquement ne plus percevoir l'horizon d'une définition de l'humanisme autre que par une surenchère déraisonnée et ne prenant pas en compte une certaine cohérence pour ne pas nous borner à simplement dépasser notre être au monde, mais également de permettre de souhaiter atteindre une certaine harmonie, qui ne trouve de place dans cette recherche de dépassement permanent.
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«Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux.»
[ Karl Marx ] - L'idéologie allemande
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«La production des idées, des représentations et de la conscience, est d'abord directement et intimement mêlée à l'activité matérielle et au commerce matériel des hommes : elle est le langage de la vie réelle.»[ Karl Marx ] - L'idéologie allemande
" La conception matérialiste de l'Histoire est l’application du matérialisme à l’étude du développement historique des sociétés. Selon cette conception, c’est l’être social qui explique la conscience sociale : dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui correspondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives matérielles. (Contribution à la Critique de l’Économie Politique)La technologie, dit Marx, met à nu le mode d'action de l'homme vis-à-vis de la nature, le procès de production de sa vie matérielle, et, par conséquent, l'origine des rapports sociaux et des idées ou conceptions intellectuelles qui en découlent (Le Capital, livre I). Pour les marxiens, une telle conception permet de ne pas expliquer l’histoire uniquement par les désirs et volontés des hommes, mais de rechercher dans les rapports sociaux les causes de ces désirs. Elle permet également de ne pas négliger l’action des masses de la population, en étudiant les conditions de vie de la population et leur évolution. Ainsi, quelles que soient les conditions données qu'ils réalisent dans l'histoire, les hommes sont les artisans de leur propre histoire, de ce qu'ils sont.Ainsi, l'Histoire, selon Marx, est avant tout la transformation de la Nature par le travail de l'Homme qui, en retour, transforme l'homme lui-même (la "praxis"). Selon une interprétation particulière de la dialectique du Maître et de l'Esclave exposée par Hegel dans La Phénoménologie de l'Esprit, l'esclave est l'être qui, transformant la Nature, accède immédiatement à l'objet dans son côté passif et actif. Le maître, qui pour sa part ne travaille pas mais fait réaliser vit immédiatement dans la jouissance de l'objet consommable : il ne connaît que son aspect passif. Il apparaît que l'esclave, travaillant (réalisant) à transformer le monde humain, se transforme lui-même et revendique son autonomie au monde naturel dans sa transformation humaine du monde, tandis que le maître se rend étranger à son monde, qu'il ne reconnaît plus dans la connaissance que l'esclave s'en fait. Ainsi celui-ci, par le produit de son travail et la maîtrise induite par sa pratique, peut renverser le rapport de domination ancestrale pour se réaliser dans l'accomplissement du monde humain, dont la notion d'égalité constitue l'un des fondements conceptuels.Le travail, par les améliorations techniques que son évolution implique, conduit à transformer les structures de la société. Qu'on pense seulement à la différence entre le travail d'un paysan du siècle dernier et un informaticien, ou bien, pour reprendre un exemple de Karl Marx, extrait de Misère de la philosophie [2] "

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La question du système de l'argent est également centrale au sein de ce système, la crise actuelle du libéralisme renvoit à cette avidité de l'homme pour lui donner l'impression de pouvoir tout obtenir par l'usage de l'argent, d'être maitre et bénéficiare des choses de la terre et maitre de l'humanité afin de pouvoir en profiter et développer ce qui lui semble une conception du bien, se basant sur l'exploitation des plus défavorisés pour lui permettre de construire cette idée du progrès, et l'illusion d'un équilibre basé sur la surénchère permanente. L'individualisme, la question d'un modèle ou le libéralisme prétend permettre à chacun de en échange de sa contribution au système libéral d'obtenir de quoi subvenir à ses besoins et à ses désirs. La logique de ce système semble acceptable dès lors qu'il y a un rapport équilibré entre le travail de chacuns et l'accés à différentes formes de richesses et d'épanouissement collectif, mais la possibilité de vouloir toujours plus au détriment des autres, et sans la volonté objective de créer cet équilibre entre la contribution collective et la redistribution de ces richesses crée une situation de désordre, ou d'une certaine façon nous vivons sous le joug d'une guerre économique ou la marchandisation et le commerce créent des conflits d'intérêts entre tous, et ne permettent de redistribuer le plus équitablement les bienfaits de ce progrès. D'une certaine façon le système libéral et monétaire est vicié puisque, si il nous suffisait d'avoir chacun de quoi être satisfait et heureux, nous ne chercherions pas à avoir davantage, dès lors qu'il n'y a pas d'autres horizons que d'avoir plus, et d'accumuler les richesses pour prétendre à un bonheur plus grand, c'est cette logique qui l'emporte, il n'y a plus un équilibre de raison, mais l'égoïsme de chacun en manque d'un modèle différent laisse place à une logique guérrière de prédation de tous contre tous, alors qu'à la base il sagit de construire un bonheur collectif pour que tous soit heureux, et non que chacuns soit heureux au détriment de l'autre.
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«Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tient en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, la guerre de chacun contre chacun.»[ Thomas Hobbes ] - Léviathan
' La monnaie (à comprendre au sens de pièces de monnaie) est la forme objective de l'argent.Dans le système de pensée de Marx, l'argent (concept) occupe une place importante.D'abord, l'argent apparaît lors des échanges (achat-vente de marchandises). Ensuite, il est la substance de la richesse. La richesse et l'argent sont avant tout des abstractions. La monnaie, elle, est sa forme objective.Chez Marx, tout est marchandise en système capitaliste (objet manufacturé, comme travail humain). Dans le système capitaliste, toute marchandise a donc un équivalent-argent.Or, dans la conception philosophique de Marx, le travail est intimement lié à l'Homme. Le travail est une caractéristique essentielle de l'homme, et est ce qui forme les relations entre eux. Le consommateur est lié au producteur, et vice-versa.Comme ce travail peut s'acheter avec l'argent (abstraction), dans le système capitaliste, les relations entre les hommes tendent à être suboordonnées aux relations basées sur l'argent. L'argent détruit la réalité de l'homme en détruisant les médiations entre eux. C'est l'argent qui devient la médiation entre les hommes (par le salaire, et les échanges économiques).
Marx pense même que les relations entre les serfs et les seigneurs au Moyen-Âge étaient de ce point de vue beaucoup plus humaines que celle des ouvriers de l'ère industrielle.
L'argent comporte également plusieurs contradictions dont en voici une importante : l'argent n'est au début qu'un moyen d'échange de marchandises. Mais, dans le système capitaliste, il va devenir le but du capitaliste.
L'homme a une dépendance vis-à-vis de l'argent : L'homme ne peut rien, par contre l'argent peut tout : il est le pouvoir, il est l'équivalent des marchandises. L'homme a donc inventé une abstraction qu'il vénère et qui le surpasse.
L'argent a également un effet sur la moralité des hommes. Comme on peut échanger toute marchandise contre toute autre (dont le travail humain, c’est-à-dire l'homme), la forme ultime du capitalisme est la prostitution généralisée de l'homme.
Chez Marx, la monnaie permet de tromper le salarié. L'esclave est payé par les subsistances vitales que lui procure son maître, tandis que le salarié croit obtenir un salaire monétaire qui lui offre une liberté de choix dans sa consommation. Mais cette liberté n'est qu'une illusion qui vient tromper le salarié sur sa situation réelle : en fait son salaire monétaire ne lui permet que d'acheter le minimum vital que le maître procurait directement à l'esclave. Cette illusion est l'apport essentiel de la monnaie dans les rapports sociaux du système de production capitaliste. "

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En quoi la politique ou la recherche d'idéologies différentes dont l'idée de socialisme peuvent permettre de maintenir un certain équilibre, et de parer à cette forme de l'exploitation des plus forts sur les plus faibles afin de garantir davantage d'égalité et de justice ? Par la définition d'un idéal ou projet commun qui soient clairs et définis et dont le ps semble à la recherche depuis un certain temps, tout comme d'autres partis politiques et le système libéral, ce projet commun existe de façon tacite il représente l'idée que par notre travail et le progrès collectif technologique et scientifique on parvienne à garantir un meilleur ordre soical , et une prospérité plus grande pour l'ensemble de la communautée humaine ... Pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas ? Pourquoi aujourd'hui encore la question de la faim et de la précarité, de la crise économqiue et des désordres sociaux ne parviennent-ils à être surmontés par l'affirmation d'un système équitable et réellement vertueux ? Essentiellement pour les mêmes raisons que invoquées plus haut, le système de l'argent, le principe d'échange lié au commerce amenant la notion de monnaie comme dénominateur commun, permet de créer la base de notre développement, le commerce donc, mas peut également s'avérer amener un fonctionnement schizophrénique.
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Un exemple simple et concret se pouvant d'illustrer le déséquilibre que crée en partie le libéralisme : le cycle travail/production crée des richesses, ces richesses servent à maintenir un équilibre, si le capitalisme détient le bénéfice de ces richesses et ne redistribue pas en étant toujours plus avide, se crée alors un asservissement pour obtenir toujours davantage, et à ce que d'autres ne possèdent jamais assez pour devoir continuer de travailler. c'est le mécanisme de base de l'exploitation de l'homme par l'homme encore en oeuvre aujourd'hui. Pour faire une image plus concrete concernant l'évolution du monde actuel : soit l'état garantit un équilibre, soit le capitalisme transforme la société en une grande entreprise, la notion d'état et l'idée de socialisme défendent la volonté de principes d'équilibres républicains, le capitalisme aura tendance à concevoir les membres qui participent aux systèmes comme dominés/dominants, ouvriers, clients et aura tendance également à imposer comme principe l'idée de profit et de rentabilité qui créra une sorte de spirale sans fin pour laquelle il ne peut y avoir aucune limite à ce que d'un côté le pouvoir capitaliste obligent à travailler pour créer des richesses, et à ce que parallèlement ces richesses ne paraissent jamais suffisantes pour garantir un épanouissement collectif, c'est la mascarade actuelle de la crise financière.
«La situation devient sérieuse lorsque l’entreprise n’est plus qu’une bulle d’air dans le tourbillon spéculatif.»[ John Maynard Keynes ]
" Mais la lecture de Durkheim est intéressante pour un autre point : son étude sur ce qu'il appellera le lien social. Alors témoin de la naissance de la société industrielle, Durkheim se pose la question sociale de savoir comment s'unissent les hommes dans une société qui s'individualise de plus en plus. Durkheim définit ainsi l'évolution de la solidarité : les sociétés traditionnelles passées se basaient sur une solidarité mécanique impliquant des comportements collectifs et des activités de production faiblement différenciés. Cette solidarité reposait sur la proximité, la ressemblance et le partage d'une histoire et de valeurs communes aux communautés humaines. Mais cette solidarité doit laisser place à une solidarité devenue "organique" pour s'imposer dans nos sociétés modernes. Cette solidarité se définit par l'interdépendance et la complémentarité qu'impose la société moderne aux êtres humains. Celle-ci s'étant mise en place avec la division du travail social produit par la forte densité démographique du pays. La division du travail social semble alors créer pour Durkheim un lien d'interdépendance, une fonction sociale, entre les êtres humains.Il revient à l'État de veiller à ce que les différences croissantes n'entament pas l'interdépendance des individus et des groupes : "S'il ne sait plus garantir l'égalité, il peut garantir l'équité."

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Le fonctionnement du système boursier basé sur l'idée de spéculation est la définition parfaite de l'irresponsabilité du système libéral, et d'une certaine façon une partie du coeur du problème. Certes, la spéculation représente un moyen incontournable de soutenir l'esprit d'entreprise, afin que des projets ne soient rentables pour permettre d'être financés et de faire gagner des bénéfices aux actionnaires. Mais cela est devenu un jeu, acheté au plus bas, revendre au plus haut, et ainsi de suite, jamais il n'est question de définir en quoi l'ensemble de ces investissements possèdent un intérêt réel pour la collectivité, cet intérêt ne se base que sur l'idée de rentabilité et par ailleurs crée nombre de besoins inutiles et de dérégulation. L'ensemble des valeurs du monde se jouent en bourse, pour permettre au plus influents de se maintenir et d'exercer leur pouvoir sur l'ensemble de la consommation et du monde du travail. actuellement, la crise financière se définit donc comme une projection globale de notre croissance pour lesquelles l'ensemble des indicateurs définissent que nous serions en crise contre nous mêmes, c'est à dire que l'on s'impose un système de créances ou de crédits pour construire nos projets futurs d'émancipation et dès le départ nous sommes perdants et en incapacité de surmonter cette dette, créant de facto un ensemble de désordre géopolitique et sociaux, sur lesquelles prospèrent également la face cachée du libéralisme et les zones d'ombre de l'ensemble de ce système marchand, amenant l'exploitation et asservissements.
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De quelle façon, la pensée politique et l'idée de socialisme peuvent permettre d'atténuer cette situation de déséquilibre que crée le jeu boursier ? Par quel moyen parvenir à concevoir une organisation de notre commerce et de notre essor économique qui permette de définir un système de valeurs pouvant contourner la notion de spéculation et la dérive du profit ? Il sagit à nouveau de poser la question de notre essor économique en relation avec notre environnement et la façon dont l'homme organise son développement en son sein, le mécanisme boursier étant le socle sur lequel se définit notre niveau de développement et d'équilibre géo-politique. Cette question est fondamentale puisque elle revient à considérer un système pour lequel nous organisons l'ensemble de notre élan économique afin de permettre une stabilité politique, étant la base de notre idée de progrès et de potentiel épanouissement, et donc d'harmonie social. Le dénominateur commun de l'ensemble des richesses du monde étant basé sur une volonté à sens unique d'un indice de croissance différent d'une conception objective d'une recherche d'équilibre, le système prétend que la boucle travail/production/consommation ne permette de garantir une dynamique vertueuse , synonyme d'une stabilité et d'un mouvement permanent vers davantage de progrès et d'accomplissement. Cela est en partie vrai, puisqu'il n'y a aucune autre façon de préserver notre équilibre que par notre action à l'égard de la nature, mais ne représente qu'une partie de la réponse dès lors que cette idée de progrès et d'exploitation permanente ne possède pas la vision d'une recherche d'équilibre ( science sans conscience n'est que ruine de l'ame ), le progrès sans la volonté d'une meilleure harmonie sociale ou la recherche de sens, ne devient que vanité ou tautologique.
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L'ensemble des développements technologiques devraient nous permettre de décupler notre pouvoir sur la matière et notre environnement, pour nous permettre de suivre une idée directrice, et de défendre une vision nouvelle d'un idéal, ou d'une conception plus humaniste. Notre rapport au travail devrait se trouver considérablement changé, ainsi que notre façon collective et individuelle d'accéder à l'ensemble des richesses que nous souhaitons pour construire notre équilibre social. Le développement de la mécanisation et de l'industrialisation représentent cette volonté d'user de notre intelligence et de notre science pour permettre de libérer l'homme des aléas que la nature nous opposent, subvenir à nos besoins alimentaires et énergétiques, et permettre de nous garantir un développement technologique synonyme d'une meilleure harmonie sociale. Paradoxalement, depuis l'accélération du progrès moderne se présentent à nous des dangers nouveaux, et des contradictions à cette volonté de progrès, sur le plan agro-alimentaire, nous possèdons techniquement les moyens de subvenir à l'ensemble des besoins mondiaux, mais la logique du marché l'emporte et la valeur des denrées alimentaires alimentent la boucle du commerce plutot que de parvenir à alimenter l'ensemble de la population mondiale. Situation symptomatique d'une forme de négation, d'insouciance ou de mécanique économique qui préférent maintenir l'équilibre de la consommation des pays riches au détriment de notre intérêt et altruisme pour la partie pauvre du reste de la population mondiale ne pouvant accéder à ce niveau de richesses. Une certaine vision du progrès crée de façon insouciante et inconsciente les bases de ce qui favorise la misère et les désordres mondiaux qui fragilisent les fondements de ce système, l'avance prise par l'ensemble des pays riches ou d'une partie de la population maintient une forme d'asservissement permettant de disposer des pays pauvres en tant que main d'oeuvre pour l'ensemble de nos pays riches, notamment de l'ensemble du continent chinois représentant aujourd'hui une forme d'esclavagisme contemporain sur lequel s'échaffaude le libéralisme, cette logique pouvant également s'appliquer concernant le phénomène des délocalisations au sein de la communauté européenne et causant un appauvrissement mutuel et des pertes d'emplois.
-«L'histoire de l'industrie est le livre ouvert des facultés humaines.» Karl Marx
«L'abondance est le fruit d'une bonne administration.»[ Jean Jaurès ] - Extrait d’ Histoire socialiste...
La problématique qu'il revient de se poser consiste donc clairement à comprendre et souhaiter de modifier l'organisation économique de notre progrés, et la façon dont laquelle se construit cet assemblage afin de souhaiter maintenir l'évolution de nos socciétés modernes. Le monde représente une suite permanente d'évolutions, de progrès techniques ou technologiques, de modifications de notre ordre social, chaque génération rencontre ses difficultés à surmonter pour permettre de léguer à la génération suivante une meilleure conception de l'harmonie sociale, cet effort est toujours à renouveller pour permettre à nos sociétés de s'orienter vers une meilleure stabilité et équilibre. Les prinicpes de notre constitution basés sur la Déclaration des Droits de l'Homme et notre héritage de la Révolution Française et des Lumières ont inscrit des principes et des valeurs souhaitant nous permettre de construire cette stabilité. Le problème que nous devons affronter collectivement est aujourd'hui au niveau mondial non seulement celui de recul de la barbarie, mais également de permettre d'ajouter à ces principes des moyens de réalisation qui correspondent à la situation actuelle du monde moderne et de l'ensemble de ses progrès technologiques. Les générations qui nous ont précédé ont contribué à la recherche d'un modèle qui permette de garantir un fonctionnement synonyme d'un dénominateur commun pour permettre l'épanouissement, dès lors que cette logique de fonctionnement issue de notre volonté de raison, permet de construire ce dénominateur commun pour garantir notre équilibre, l'ensemble de ces principes et de cette logique deviennent synonyme d'acquis et nous permettent d'en faire profiter l'ensemble de la communauté pour maintenir une certaine idée du progrès.
«L’histoire humaine n’est qu’un effort incessant d’invention, et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création.» Jean Jaurès
«Le genre humain a toujours été en progrès et continuera toujours de l’être à l’avenir : ce qui ouvre une perspective à perte de vue dans le temps.»[ Emmanuel Kant ]
La question centrale sur laquelle la pensée socialiste se devrait de se focaliser revient donc à prendre en compte globalement la concpetion de notre paradigme contemporain et de la façon dont se construit notre vision du progrès économique, technologique et social, de quelle façon notre essor économique et technologique se doit de poursuivre le prolongement d'un idéal républicain basé sur un épanouissement collectif et non de privilégier cette idée du progrès technologique au détriment des intérêts humains. Il sagit de l'équation centrale qui définit notre rapport à la technologie et au progrès et nous permet soit d'en être les bénéficiares, soit d'en devenir en quelquesorte tributaires et que cette ambition ne se révèle nocive ou contre-productive. Il sagit d'une forme de hauteur de vue et d'une certaine façon de décomplexer la société, de permettre de s'authoriser le droit ou l'ambition de ne pas être tributaire de notre égoïsme et de permettre de redonner un sens à cette idée du progrès. Pourquoi s'obstine-t-on à renchérir de technologies, de moyens de communications supplémentaires et de moyens scientifiques nouveaux lors que grace à des moyens simples nous ne parvenons à résoudre des questions basiques, et nous rajoutons des problèmes qui ne résolvent en rien les problèmes de base ? la question est d'ordre systémique, notre conception du progrès est égoïste, nocive et schizophrénique, on possède des centaines d'amis facebook et sans doute nous n'en rencontrerorns jamais aucun de visu, on disserte beaucoup mais on agit peu, on sait ce qu'il se passe à l'autre bout du monde et manifestons pour la situation au Tibet et sommes quasiment incapables de s'intresser à nos pauvres ou à cet homme qui dort seul par terre en bas de chez nous, c'est le symptome de notre toute puissante impuissance et de notre égoïsme.


«Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu'à les appliquer.» Blaise Pascal - Extrait du Discours sur les passions de l'amour
La réfléxion politique ne se construit pas que de bons sentiments, mais cette volonté d'accomplir le bien est la base, le système dans lequel nous vivons ne s'en préoccupe plus, le bureaucratisme et l'administration nous ont tous rendus presque inhumains, chacun dans ses cases avec la peur de l'autre dans un monde en apparence propret et bien rangé qui ne parvient pas à dissimuler ses crises et ses angoisses. Il en va des différents schémas moraux, religieux et économiques qui définissent ainsi notre organisation commune pour laquelle chacun contribue à un développement économique qui ne bénéficie qu'à l'économie elle même et non le bonheur commun, nous servons tous une cause qui n'est pas la notre, et pas celle de millions d'hommes et de femmes de par le monde.
«Déconnecté de toute visée de civilisation ou d'humanisme, le progrès n'a plus d'autre justification que son propre mouvement.»
[ Luc Ferry ] - Penser le changement



Pour permettre de contrer cette fatalité et ce mécanisme d'asservissement de nous-même contre nous même , ou des puissances capitalistes pour leur seuls intérêts de considérer soit :
- que le système économique dans sa globalité et sa compléxité est synonyme d'une dérive involontaire, d'un système imparfait qui garantit un développement relatif avec ses excès et ses carences.
- ou bien qu'il existe des rouages idéologiques et organisationelles qui tentent de préserver cet ordre du monde, par une certaine peur, la misère, les guerres afin que cet ordre économique ne garantissent le moindre mal et l'épanuissement relatif de tous au sein d'un système autoritaire de façon tacite mais préserve une certaine harmonie.

Les 2 options sont possibles de par les carences de la première proposition, pour laquelle un système économique imparfait crée des rapports de forces et de déséquilibres pour préserver cet ordre, ce qui signifie que notre ordre économique ne parvient à défendre objectivement des valeurs d'épanouissement économique affirmées visant à permettre de créer un bonheur commun, et renvoit à la question systémique des échanges boursiers, de la logique du commerce et du profit. Si l'on souhaite poser la question du socialisme et d'un meilleur épanouissement commun on ne peut faire l'impasse sur la question de notre système économique et marchand et la façon dont s'organise collectivement notre rapport à la création ou distribution de différentes richesses du monde. Le monde contemporain , pour faire une image, est face à un arbre qui lui donnerait des fruits pour vivre, et à inventer un moyen technique de cueillir ces fruits plus rapidement et éventuellement d'en faire pousser davantage et plus vite, malheureusement les bienfaits de ces progrès techniques font que seulement ceux qui possèdent la technique peuvent profiter des fruits de l'arbre et les autres doivent servir de bras pour en profiter un peu également sans quoi ils n'en profitent pas du tout. Pourquoi ceux qui possèdent la technique ne la mette pas au service de tous et évitent d'en profiter pour soudoyer les autres créant également de ce fait les conditions de leur prospérité exponentielle mais également de leur malheur relatif ?
A l'heure actuelle de notre développement collectif, c'est ainsi que le problème se pose au niveau économique et technologique créant de facto des différences et une tautologie du progrès contraire aux valeurs d'humanisme et d'équilibre social. Le capitalisme se définit ainsi, une infime partie de la population, nommée également oligarchie, possédent les moyens de productions, pour lesquelles ils ont besoin de l'ensemble de la population pour en créer des richesses, mais leur domination sur la société obligent à ce que ces richesses ne servent toujours et encore qu'à contribuer à leur permettre d'avoir toujours davantage de richesses pour se maintenir et maintenir également le reste de la population sous leur pouvoir, ils sont riches matériellement et individuellement, et contribuent d'une certaine façon au progrès commun, mais seraient davantage plus riches et tous également si cette logique souhaitait permettre de créer un équilibre économique synonyme d'humanisme et raisonnable et non une forme de tautologie liée au profit et à une croissance permanente mise en défaut par les mécanismes de conccurence ou d'asservissement. Comment permettre d'envisager un fonctionnement de l'économie différent pour lequel les intérêts de quelques-uns ne soient pas contraires aux intérêt de tous et que en même temps les qualités de chacuns puissent bénéficier à un essor collectif ?
L'évolution économique du monde semble naturellement tendre vers un certain rééquilibrage de par les progrès technologiques communs et la notion de mondialisation, obligeant à mutualiser les intérêts particuliers dans le sens de l'intérêt collectif, à quoi sert de s'affronter mutuellement pour finalement tenter de partager un monde qui appartient à tous ? est-il préférable de se cloisonner chacun dans notre tour d'ivoire ou de mettre en commun nos richesses et d'une certaine façon d'éviter de construire des murs, des prisons, et des façons de se protéger les uns les autres, alors que nous devrions souhaiter ne pas craindre les autres, si tout le monde se protège cela signifie que tout le monde a peur de tout le monde et nous vivons tous enfermés les uns vis-a-vis des autres alors que contrairement la mise en commun de nos intérêts pour contribuer à un monde plus vivable est profitable à tous.

La question des flux économiques et de la régulation devient alors tout à fait déterminante, car prétend permettre de créer un système économique ou le gachis serait moindre et ou se crérait alors une économie à flux tendus entre nos besoins et l'ensemble de notre production, une question technique de l'ensemble de nos besoins vitaux ainsi que relationnel ou la mondialisation économique liée aux systèmes d'échanges mondiaux créraient une sorte d'équilibre entre les cycles de ce que la nature nous offre et que nous puisons et la façon dont laquelle de crée une certaine harmonie globale pour fluidifier le système économique. L'ensemble de l'économie mondiale représente un système " mathématique " de valeurs qui tend vers un équilibre des cycles de productions et de redistributions pour permettre de maintenir une certaine croissance se faisant par l'équilibrage de cette " équation " ; cela n'a jamais été aussi vrai dès lors que l'ensemble des valeurs boursières sont reliées par les nouvelles technologies de communications qui créent donc un modèle économique reliant l'ensemble des valeurs marchandes, du travail humain et des valeurs monétaires. On obtient ainsi ce que Joêl de Rosnay nomme le cybionte, et auquel l'ensemble des habitants de cette planètes et l'ensemble des valeurs économiques sont reliés, pour permettre d'obtenir un meilleur épanouissement et équilibre économique et social, nous n'avons donc actuellement aucune autre solution que de souhaiter parvenir à un meilleur équilibrage de cette " équation " que représente le rapport entre le travail humain et l'ensemble des échanges des différentes valeurs boursières, sans doute par l'intermédiaire d'une gestion plus holistique mais également par la nécessaire affirmation de mettre ce système " cybernétique " au service de l'homme et non uniquement au service de l'économie.
" Faire du monde une oeuvre d'art ", dans notre relation à la nature se pose immanquablement la notion incontournable de la technique, la façon dont laquelle l'homme construit des outils, des moyens de transformations de la nature pour lui permettre de modifier cette nature et de mieux construire son cadre de vie. La révolution des Lumières et de celle de l'Humanisme au 18 ème siècle, donc assez récemment, représentent dabord et avant tout une révolution technique, il sagit de permettre l'affirmation de la raison, c'est à dire de notre intelligence humaine et de notre technique, afin de conférer à notre humanité davantage de liberté et de moyen d'action à l'égard de notre environnement et de la nature dont nous sommes le produit. Cette idée d'Humanisme liée à l'évolution de la technique nous a permis de constuire l'ensemble des progrès qui constituent le monde moderne et la façon dont s'épanouit notre société contemporaine, par la recherche donc d'un idéal basé sur le progrés, grace à la mécanisation, l'industrialisation et l'ensemble des progrès scientifique qui nous ont apporté la médécine, l'émancipation de l'économie, de l'ensemble des technologies, ainsi que de l'ensemble de la science et de notre amélioration de l'idée d'éducation populaire et d'amélioration du niveau d'indépendance et d'autonomie intellectuelle de notre modernité. Dans le même temps, cette conception du progrès a également engendré des désordres, certaines utopies parfois bénéfiques ( humanisme, progrès humains ) , ou totalement néfastes ( eugénisme, fachisme ), et de façon plus générale l'ensemble de cette conception de l'humanisme basée sur le progrés technologique, d'aprés une certaine poursuite du mythe prométhéen, nous a conduit à l'industrialisation du monde moderne et de ses dangers d'ordre écologiques et sociétaux ( nucléaire, industrie, automobile, agroalimentaire, pollution, désodres économiques et géopolitiques ) .
De par sa technique et son intelligence, l'homme a donc construit une vision du monde se basant sur le progrès technique visant à lui permettre de construire les progrès du monde moderne ( communication, transport, architecture, santé, culture, économie ), depuis le 18 ème siècle jusqu'à aujourd'hui s'est ainsi batit une forme d'émancipation basée sur le progrès technologique ou l'ensemble de l'intelligence de la communautée humaine crée une certaine symbiose ou équilibre économique nous amenant à un système de globalisation de l'ensemble des activités humaines visant à préserver notre épanouissement collectif afin de construire un modèle basé sur l'universalisme ou l'ensemble de nos progrès techniques ont pour but de garantir notre subsistance et de maintenir notre vision du progrès.
Nous pouvons tenter grace aux différents moyens de commnuications et d'observations, d'obtenir une image objective globale de ce qu'est le monde aujourd'hui, d'en avoir une vision d'ensemble tel un modèle ou un objet, de constater objectivement comment fonctionne notre société et l'état global de notre planète. L'ensemble de l'activité humaine à la surface du globe terrestre représentant le moyen par lequel nous modifions ce monde pour nos intérêts et tentons d'en créer une vision ou un modèle qui serait celui d'un monde meilleur, il parait logique de se poser la question de se demander quel est ce modèle global ou cette vision du monde à laquelle nous participons collectivement et d'aprés quelle idéologie, idéal ou modèle notre activité sur le monde construit une certaine vision ou image de notre modernité.
Nous savons relativement bien depuis assez peu de temps exactement ce qui se passe sur l'ensemble de notre planète : économie, guerre, culture, faim, éducation, industrie, transport, santé ... Nous pouvons pour une grade partie des habitants de la planète observer et considérer que le monde est pour ainsi dire devenu un village, dont nous connaissons la situation aussi bien que si il sagissait de notre maison, ou de notre environnement proche.
http://www.poodwaddle.com/clocks2fr.htm

http://www.worldometers.info/fr/
Via l'ensemble de nos découvertes et de nos progrès techniques ou technologiques, l'homme devient progressivement plus autonome, indépendant et libre des conditions de nature qui lui sont imposées à son origine, nous ne sommes progressivement plus dépendants des cycles de la nature qui garantissaient notre subsistance, moins soumis aux maladies et " désordres " de la nature, nous avons à l'égard de la nature dont nous sommes l'émanation d'une certaine façon gagné davantage de pouvoir et sommes devenus " maitres " et responsables de notre gestion de l'harmonie sur notre planète et pour notre humanité. Nous avons su user de notre intelligence pour mettre à profit l'ensemble de notre environnement, de quoi puiser des ressources énergétiques et compris des processus ou théories qui nous permettent de consolider et d'améliorer la façon dont nous organisons notre société et tentons de garantir la permanence et l'amélioration de notre communauté humaine.
«L'homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu'elle-même.»[ René Descartes ]
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À partir de 1995, Joël de Rosnay développe, en particulier dans L’homme symbiotique, la métaphore du cybionte, un organisme planétaire que l’on peut assimiler à un organisme vivant, composé d’une multitude de réseaux et de connections autour de la terre. Cet organisme est le résultat de la symbiose entre les hommes et les machines et vit grâce à la multiplication des réseaux et des nouvelles formes de communication. Pour parvenir à gérer l’évolution de ce système, il est nécessaire de le comprendre. En rassemblant à la fois des éléments de la théorie du chaos et des sciences de la complexité, Joël de Rosnay, propose comme outils d’analyse de son cybionte, une « théorie unifiée de l’auto-organisation et de la dynamique des systèmes complexes ». L’ensemble des phénomènes couverts par cette théorie s’appelle la symbionomie. La symbionomie est l'étude de l'émergence des systèmes complexes par auto-organisation, autosélection, coévolution et symbiose. Le terme trouve son origine dans la symbiose animale dont il reprend une grande partie des mécanismes pour l’appliquer à des systèmes complexes et non-vivants (villes, réseaux Internet etc.)
La complexité aujourd’hui
L’auteur du Macroscope définit la complexité par 5 points :

L’existence d’éléments ou d’agents (ex : les cellules). L’existence de relations entre ces éléments. La présence de niveaux hiérarchiques interdépendants et de réseaux. Des comportements dynamiques (non linéaires) de la part des éléments. Une capacité d’évolution.
La ville, par exemple, est un élément complexe. Elle est à la fois le support et la conséquence de l’organisme vivant qui y habite. Il en est de même pour une cellule, un corps humain ou la terre. Trente ans après Le Macroscope, Joël de Rosnay constate un accroissement de la complexité. En prenant l’exemple de l’évolution de l’ADN dans le corps humain, il montre la manière dont un système pourtant simple évolue pour se complexifier au fils du temps : L’ADN se reproduit. En se reproduisant, il introduit dans son code des erreurs générées par l’environnement extérieur (pollution, radiations, maladies, etc.), c’est ce que Joël de Rosnay appelle « un générateur aléatoire de variétés ». Si le système ne s’adapte pas à ces changements, il disparaît. Sinon, il évolue en apprenant à maîtriser son environnement (c’est la boucle de l’apprentissage) ce qui lui permet de s’adapter et donc de survivre pour se reproduire de nouveau en prenant en compte ces nouveaux changements. Cette boucle de l’ADN est valable pour l’ensemble du monde animal. Néanmoins, l’homme n’est pas un animal comme les autres et a une différence de taille : il est le seul à pouvoir imaginer et prévoir cette évolution (c’est le monde de l’imagination). Cette capacité d’imagination accélère la complexification car l’homme n’a pas besoin de passer par de longues phases d’apprentissage. Cette capacité est encore dupliquée grâce à l’informatique et à la puissance des ordinateurs (on entre alors dans le monde virtuel). Ces trois mondes (animal ou réel, imaginaire et virtuel) réagissent pourtant de la même manière. A l’image de la cellule ADN, un programme informatique suit la même boucle évolutionniste : création du programme, reproduction, mutations ou bug ; si le programme n’évolue pas il meurt, sinon il se transforme en prenant en compte les nouveaux changements dans ses lignes de code. La symbiose est un autre mécanisme de complexification. Il se retrouve dans tous les systèmes complexes (hommes, fourmis etc.). Son fonctionnement reprend celui d’une spirale : des agents capables de se reproduire évoluent avec leur environnement. Les interactions qu’ils ont entre eux, par l’intermédiaire des réseaux de communication, aboutissent à des structures, des comportements et des organisations multiples. La concentration d’agents dans un de ces systèmes entraîne le maintien de celui-ci par catalyse ce qui peut amplifier les interactions entre les agents. Le chaos engendré par ces modifications aboutit alors à une forme d’autosélection qui pousse le système à se transformer ou à périr. Des symbioses apparaissent avec d’autres organismes, structures ou organisations. La mémorisation de ces nouvelles structures ou de ces mécanismes évolutifs, que ce soit par codage chimique (dans le cas des molécules, par exemple) ou par la culture (pour les sociétés humaines) assure la transmission des informations aux nouveaux agents. Ces nouveaux agents deviennent alors de facto plus complexes que leurs prédécesseurs. Cette spirale de la complexité peut être vertueuse ou vicieuse selon que l’agent s’adapte ou non aux fluctuations. Il existe alors trois évolutions possibles pour chaque système complexe :

Le désordre s’accroît plus vite que la capacité du système à remettre de l’ordre : c’est la désorganisation et la disparition. L’auto-organisation et l’entropie se compensent : c’est le statu quo. L’auto-organisation du système augmente plus vite que l’entropie : c’est l’accrois-sement de la complexité. "

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