Sun.
27
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Jeu : fin.

Dans les précédents billets, j'ai proposé un jeu consistant à regarder un homard et à répondre aux questions :

 

Quelle particularité presente-t-il? Peut-on penser qu'un homme puisse descendre d'un homard?

Je n'ai pas eu de réponses. Donc ou bien personne ne lit ce blog, ou bien le jeu n'amuse personne, ou bien personne n'était capable de répondre.

Pourtant, j'ai bien montré ce homard :

© Brian Branch

 

Les réponses aux questions étaient :

il y a dans cette image un enfant de 8 ans. Ici :

© Brian Branch

 

Par conséquent, la réponse à la question : Quelle est la particularité de ce homard est : ce homard fait quinze mètres de long et trois de haut. Un homme peut-il descendre d'un homard, oui, de ce homard, un homme peut descendre.

 

Cette petite expérience, pour ceux qui l'ont testée, montre la chose suivante : ce qu'on voit (le regard) est tributaire du contexte, de la façon dont la question est posée. Si une question est mal posée, on ne voit pas ce qu'il faut voir, même une chose évidente. (Ce n'était pas si évident dans la première image, basse résolution, ça l'est dans la seconde à plus haute résolution). Je vous garantis que les données expérimentales sont rarement aussi bonnes que cette photo. Le contexte intellectuel, le bagage scientifique, induit des réponses, parfois erronées, aux questions mal posées.

Comme disait Jean Paulhan, le propre de l'évidence est de passer inaperçue.

A, lundi peut-être, je serai en déplacement à Grenoble, séminaire DYSCO à 14heures.

Tous les commentaires

Pas de réponse à votre demande? Y bullent!

Pardon, je voulais dire effectivement LA bonne réponse.

Mille excuses.

Homard.

Newsletter
Je m'identifie