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Les morts de Taez (Yémen)

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[Cette réaction à chaud a pris forme par la suite dans un texte académique, disponible ici]. Ce billet m'est inspiré par une vidéo diffusée aujourd'hui par al-Jazeera. Elle montre des manifestants à Taez qui s'apprêtent à faire la prière du soir, lorsque les coups de feu commencent à retentir.

Depuis plusieurs semaines la révolution yéménite patine, dans l'indifférence générale. Ces dernières années, ce régime incompétent et corrompu a provoqué la rébellion de Saada, au Nord du pays, et attisé contre lui les velléités sécessionnistes de l'ex-Yémen du Sud. Mais dès le mois de février, la vague des révolutions arabes a transformé ces révoltes dispersées en un soulèvement pacifique et unanime. Le clan présidentiel a perdu ses appuis stratégiques : il y a déjà six semaines que les manifestants ont été rejoints par les grandes confédérations tribales et par certains membres-clé de l'État Major. Il y a trois semaines enfin, le régime a commis l'irréparable en tirant à balles réelles sur les manifestants de Sanaa, tuant 58 personnes. C'était le 18 mars. Dans n'importe quel autre pays, la transition se serait soldée en quelques jours. Seulement les puissances occidentales continuent de voir en Saleh un « allié de poids dans la lutte contre al-Qaïda ». Face à une révolution pacifique, cela suffit pour que l'histoire s'enlise.

La clique du Président Saleh a pour elle son expérience des grandes puissances, de leurs appareils diplomatiques, de leurs experts et de ce petit chantage sécuritaire dont elle joue à merveille depuis dix ans. Bien sûr ces dernières semaines le Président Saleh a brandi l'épouvantail du chaos armé, quitte à provoquer des faits divers dramatiques. Ainsi la semaine dernière à Abyan, comme par hasard, un groupe armé faisait une razzia sur une usine de munitions, l'armée s'étant retirée au préalable de ses positions. Une fois les pillards repartis, les curieux affluèrent et se mirent à visiter l'usine, la clope au bec. L'explosion tua plus de 100 personnes.

Mais la diplomatie hésite encore. Les États-Unis restent mesurés dans leurs déclarations et encouragent d'improbables médiations par les pays du Golfe. Pendant ce temps le régime continue de réprimer là où il peut se le permettre, c'est-à-dire surtout à Taez (cf mon billet du 25 février dernier). Encore 17 morts ce lundi au Hawdh al-Ashraf, tués par balle aux abords de la Préfecture, et 26 morts en tout cette semaine. Taez prend son mal en patience, et nous envoie ces images.

Personnellement, je me dis : les 58 morts de Sanaa sont les martyrs de l'Histoire. Morts pour la Révolution, ils seront probablement enterrés devant la belle mosquée toute neuve du Président. Mais les morts de Taez sont morts pour quoi? Il est de bon ton, dans les sciences sociales, de critiquer les experts d'ambassade. Mais le jour où ceux-ci se retrouvent en déroute, les « vrais chercheurs » savent-ils prendre le relais? Savent-ils faire entendre leur voix, pour rappeler l'essentiel? Non. Alors voilà : les morts de Taez sont nos morts, victimes de l'incurie des sciences sociales.

Dans ce contexte, les chercheurs spécialistes du Yémen gardent le silence, au mieux. Au pire, ils en rajoutent sur « l'imprédictabilité fondamentale » de la société yéménite. Face à une telle ouverture des possibles, ils ont l'impression confuse que l'avenir ne se joue pas là où ils ont l'habitude de regarder. Pour ma part, je travaille depuis huit ans sur un quartier minuscule, au Hawdh al-Ashraf justement. Mais de toute façon, parmi les nouvelles de la semaine, la plus importante pour l'avenir du Yémen est peut-être le rétablissement des relations diplomatiques entre l'Egypte et l'Iran. Car dans un monde où l'Egypte et l'Iran entretiennent des relations diplomatiques, une guerre civile n'a pas de raison de se développer à Saada. Non pas parce que la rébellion des Zaydites (branche particulière du chi'isme) était « téléguidée » depuis l'Iran contre l'allié américain ; plutôt parce que dans un tel monde, les médiations dont on aurait éventuellement besoin n'ont pas de raison de ne pas exister.

Qu'est-ce au juste qui plonge nos spécialistes dans le brouillard? Faisons un peu d'épistémologie : entre les deux explications que je viens d'évoquer, il y a une différence subtile. La première est une explication cartésienne classique, qui réifie la réalité pour la décrire - ce que l'anthropologue Gregory Bateson appelle « l'erreur du concret mal placé » : on se concentre sur une hypothétique courroie de transmission entre deux entités supposées indépendantes (l'Iran et Saada), un rapport causal isolé que l'on cherche à évaluer. La seconde est une explication cybernétique : elle conçoit le monde comme un entrelacs de relations, avec des phénomènes d'auto-régulation, un système auto-cohérent dont on décrit seulement la perturbation (en l'occurrence, les conséquences diplomatiques de la révolution iranienne de 1979). L'approche cybernétique est toujours plus judicieuse pour décrire les organismes vivants, comme pour le monde social et la diplomatie.(Si vous avez déjà consulté un bon ostéopathe, vous avez une idée de ce que pourrait être la médecine si elle considérait le corps humain comme un ensemble de relations). Mais dès lors que l'on décrit le monde comme un ensemble de parties, on court le risque de les essentialiser. Malheureusement cette habitude cartésienne est particulièrement enracinée dans la pensée occidentale, et elle a des conséquences funestes pour la perception humaine. Bref, il me semble que les spécialistes du Yémen ont passé trop de temps ces dernières années à débattre, en quelque sorte, si oui ou non il existe une courroie de transmission entre l'Iran et la révolte de Saada (ou d'autres questions posées de la même manière). Aujourd'hui face aux événements, ils ne savent pas quoi dire : ils ont peur de se tromper.

En l'occurrence pour prédire l'avenir, pas besoin de connaître le détail des liens entre Saada et l'Iran, il suffit d'avoir le bon sens et la hauteur de vue d'un Emmanuel Todd : pendant trois décennies, les conséquences géopolitiques de la révolution iranienne ont empêché les pays arabes de faire leur transition démocratique ; les événements actuels sont la correction de cette anomalie. Au nom de quelle prétendue « spécificité yéménite » le pays échapperait-il à cette lame de fond? Malheureusement dans cette affaire, tous les acteurs (l'Iran, Saada, Sanaa et Taez, le chercheur, les USA, en passant par Allah et Descartes) sont liés par une complicité structurelle et complexe. Et par conception, le cogito cartésien est incapable d'apercevoir sa place dans le tableau.

Alors revenons sur terre, au café du commerce. Les États-Unis craignent que le Yémen sombre dans le chaos, et que cela profite à al-Qaïda. Mais si vraiment ils étaient sur le point de s'entretuer, pourquoi n'ont-ils pas commencé à le faire ces dernières semaines? Le Yémen compte 60 millions d'armes à feu pour 25 millions de Yéménites, dont 42% sous le seuil de pauvreté. En dépit de tout cela, le Yémen subit les événements actuels avec un pacifisme, une patience et une dignité exemplaires. Que ferions-nous dans des circonstances analogues? Même les autres Arabes disent leur admiration! Alors pourquoi ne se trouve-t-il pas de spécialistes pour le dire?

Les spécialistes parlent trop, et pas au bon moment. Nous devrions avoir honte de ce que nous avons pu dire sur ce pays. Hélas, on ne fait pas taire un spécialiste. Surtout dans une société qui nous élève depuis les bancs de l'école en « petits spécialistes » - et même les lecteurs de Médiapart : je sais qu'avant même la fin de la vidéo, beaucoup avaient déjà commencé dans leur tête à broder leur avis sur « la question de l'islam »...

Face à ce constat vertigineux, la science dispose pourtant des outils dont elle a besoin. Il suffirait que les institutions de la recherche se plient à un travail d'épistémologie réflexive, mené à son terme : une réflexion critique sur les pratiques de la recherche (les sources, les conditions d'interview...), sans oublier une interrogation sur le caractère systémique des biais qu'elles induisent. Hélas, aujourd'hui dans les sciences sociales, « avoir une épistémologie » est considéré comme une insulte, un déficit d'objectivité. Par exemple, il aurait fallu se poser la question : pourquoi au Yémen les informateurs des sciences sociales sont-ils toujours des gens de Taez?! Mais ce n'est plus le moment, nous le sentons bien. Il ne nous reste plus qu'à prier pour les manifestants.

Et puis il y a ceux qui ne savent plus prier, et qui vont me dire : « Mais informe-nous sur Taez! Tu es anthropologue! Tu dois nous donner des détails de terrain! » (sous-entendu, quelqu'un qui prie dans un contexte donné, ce n'est pas un détail de terrain). Ceux-là qui exigent envers et contre tout qu'on les « informe », et qui ne voient toujours pas le rôle de leur cogito dans le tableau, je ne peux leur proposer que de retourner à l'école, en lisant La Nature et la Pensée de Gregory Bateson, pour y apprendre « ce que tout élève sait » de la « structure qui relie ».

Tous les commentaires

Merci pour ce zip G.Bateson en PDF VP. Quand au Yemen, après la lecture en ligne ce matin, de quelques hadiths concernant la foi et la vertu en cette partie du monde, il semble qu'un clash consequent se niche entre les differentes communautées situées sur la voie de transit de l' économie mondiale depuis quelques années. Voir/lire ce vieil article du nouvelObs.com de Mai 2009 (ici).

Mouais, nan mais là, pardon, on est vraiment tombé du côté obscur!

Vincent, merci pour cet éclairage. Ton analyse gagnerait sans doute en pertinence si tu donnais quelques exemples concrets de ces "experts d'ambassades" et de leurs errements. Il me semble en effet que tu construis pour valider ton raisonnement ton propre adversaire... un beau punching ball que voilà mais tu le places au centre du jeu alors qu'il n'est en toute honnêteté que périphérique parmi les chercheurs en sciences sociales travaillant sur le Yémen contemporain... Est-ce Paul Dresch ? François Burgat ? Gabriele Vom Bruck ? Bernard Haykel ? Franck Mermier ? Engseng Ho ? Khaled Fattah ? Lisa Wedeen ? La "nouvelle génération" ? Des think tanks américains les plus mainstream, y compris même la Rand, aux chercheurs les plus proches du terrain ont avec une constance certaine démontré la faible pertinence de l'implication iranienne à Saada. De quelle incurie parle-t-on ? Chacun depuis au moins cinq ans a souligné le danger de l'aveuglement sécuritaire américain et du glissement du pouvoir vers une répression destructrice. Que les gouvernements n'aient pas écouté les chercheurs est une autre affaire... c'est bien cette incurie là qu'il faut tenter de comprendre !

 

Je vous vouvoie, car je n'ai pas compris qui vous êtes. Je parle ici des prises de positions publiques des chercheurs sur le Yémen face à l'événement. Vous ramenez sur le tapis leurs travaux académiques, antérieurs à l'événement. Que vous ne dissociez pas les deux, c'est précisément ce qui ne tourne pas rond. Ce que je reproche à certains chercheurs n'est pas l'orientation théorique de leurs travaux, ni le contenu de leurs conclusions. Je leur reproche de ne pas savoir « débrayer » dans des circonstances historiques qui l'exigent.
Quand le nouvel observateur demande à Franck Mermier : « Le pays pourra-t-il éviter la fragmentation ? », je lui reproche de répondre « C’est très difficile à dire. ». Dans l'absolu je pourrais être d'accord avec lui – c'est une question de foi personnelle - mais je lui reproche d'accepter de répondre à la question, au moment où les Yéménites prennent leur destin en main. Quant à Laurent Bonnefoy, au moment où l'armée commence à se désolidariser du régime, il intervient pour dire : « Ces clivages s'ajoutent à des divisions qui existaient au préalable au Yémen. Il y a une division réelle au sein de l'armée, c'est préoccupant. ». Je trouve ça absolument extraordinaire.
Alors évidemment, je préfère la prudence de Franck, par rapport au déterminisme surplombant de Laurent. Mais au fond le résultat global est le même : on a l'impression que, quoi qu'il arrive, l'avenir du Yémen restera enserré dans des questions et des perspectives tracées par la communauté scientifique occidentale. On maintient les Yéménites en position d'objets d'un cogito surplombant, au lieu de célébrer leur entrée dans l'autonomie démocratique. Conclusion pour nos médias : c'est très compliqué, c'est très dangereux... Si nos dirigeants laissent faire ça, ils sont vraiment irresponsables. D'où à mon avis l'immobilisme d'Obama. C'est une situation où de facto les chercheurs tiennent entre leurs mains le destin d'un peuple qui se soulève, et ce n'est pas acceptable.

Bon, par ailleurs c'est vrai que je me construis un punching ball. Ça me permet de gueuler sans viser personne en particulier. Simplement je pense qu'il est sain que ce punching ball existe, et cette révolution est l'occasion pour l'installer, bien au milieu comme vous dites. Pas pour qu'on le frappe à tout moment, mais pour qu'on ne l'oublie pas.

J'ai oublié d'écrire mon nom, je pensais qu'il apparaissait automatiquement... c'est donc moi, Laurent Bonnefoy, qui écris des choses "absolument extraordinaires" comme tu le dis... Parlons de choses précises : pour toi, qu'Ali Muhsin (dont chacun, les manifestants en premiers, s'accorde à relever la corruption, la violence et l'aveuglement - il est tout de même responsable des massacres de Saada et je pense que ça, aucun Yéménite ne l'a oublié, pas plus que le fait que cette horrible guerre était depuis 2004 elle-même le résultat de tensions entre proches du clan Salih) se range du côté des manifestants n'est pas en soi préoccupant pour la préservation du caractère pacifique des manifestations ? Décrire les évolutions du mouvement révolutionnaire, son armement et une tentative de "reprise en main" par des généraux criminels, n'ont rien à voir avec un quelconque "déterminisme surplombant". As-tu bien compris les réactions des manifestants face à l'annonce d'Ali Muhsin ? N'as-tu pas vu apparaitre une forme d'inquiétude chez ceux qui campent sur la place du changement et qui d'un coup voient arriver leur pire ennemi, Ali Muhsin, qui se met à leur dire "je suis avec vous et je vous protège" ?

Relever cette "préoccupation" qui traverse le camp des opposants au régime et que je partage, c'est simplement un moyen de rendre un peu plus intelligible une situation évidemment complexe et de répondre effectivement à une demande sociale venant des journalistes. Tu peux estimer que répondre aux journalistes c'est sale... ce n'est pas mon avis et j'estime qu'il est important que les chercheurs transmettent leurs travaux dans différentes arènes (ton blog en est une : je conviens avec toi que ce média est effectivement plus confortable et moins risqué qu'un direct à la radio... après aucune arène n'offre l'assurance de ne pas dire ou écrire de bêtise !). La vulgarisation a évidemment un coût et la nuance n'est pas toujours facile à préserver c'est évident mais doit-on alors déserter l'espace médiatique et le laisser à ceux qui, sans terrain, sans maitrise de la langue, favorisent pour le coup une approche essentialiste obsédée par la sécurité ? Doit-on, en tant que chercheur, abandonner toute volonté d'analyser la révolution sous prétexte que justement, c'est une révolution et que donc elle est sacrée ? Doit-on éviter de s'inquiéter, de comprendre, de discuter pour ne pas "desespérer Taez" ? A-t-on alors seulement le droit de s'enthousiasmer et de s'indigner ?

Par ailleurs, le fait d'adopter une démarche introspective et critique sur le monde de la recherche ne doit pas nous conduire à oublier quelques réalités. Dire que les chercheurs ont "en leurs mains" le destin du Yémen est de toute évidence excessif, de même que penser que l'immobilisme d'Obama s'explique par quelques interventions dans le Nouvel Obs, sur RFI ou même dans le New York Times... sans parler de Mediapart ! N'oublions pas d'autres variables et acteurs : les vendeurs de canons, les pétroliers, les services de renseignement, etc. qui structurent tout de même bien davantage la politique étrangère que les chercheurs en sciences sociales. Si ces acteurs écoutaient les chercheurs ça se saurait !

Enfin, tu sembles sur-intérpreter une phrase prononcée en direct à la radio (as-tu déjà au moins tenté l'exercice ?) et penser que ma position est celle de favoriser le statu-quo au Yémen. Je pense que mes écrits et mon expérience passée dans ce pays (tu sais que j'ai payé un certain prix !) démontrent mon engagement en faveur des libertés et du changement.

A bientôt pour poursuivre cette discussion.

Amitiés,

 

LB

Merci Laurent pour ta réponse. L'assurance de ton expertise me déstabilise, me décourage, et je me mets à craindre moi-aussi les lendemains de la révolution. Mais dans cette affaire j'adopte une posture de principe, et finalement je suis persuadé qu'elle m'assure aussi une forme de clairvoyance.

Il est angoissant effectivement d'assister aux manœuvres d'Ali Muhsen et de Hamid al-Ahmar. Mais c'est au mouvement démocratique qu'il revient de les affronter. Tu écris : « Doit-on éviter de s'inquiéter, de comprendre, de discuter pour ne pas "désespérer Taez" ? ». Mais de quelle compréhension parles-tu, qui ne serait pas à la portée des gens de Taez? Taez étant le cœur du mouvement démocratique, c'est déjà mal parti pour que cesse l'ingérence internationale! Et dans cette ingérence, si les acteurs internationaux continuent de se fonder sur cette compréhension-là, leur action ne va-t-elle pas renforcer précisément ces chefs politiques que tu trouves inquiétants? Alors oui, on aura viré Saleh sans changer l'écologie des rapports du Yémen avec le Monde, sur laquelle reposait son pouvoir. Et l'on verra sans doute des concurrents à la succession se livrer à une guerre mafieuse.

La condescendance à l'égard de Taez était la marque de fabrique du régime de Saleh. C'est très clairement ce qui a changé dans cette révolution. Même ces derniers jours, dans tout le pays, les manifestations avaient pour mot d'ordre la défense de Taez (avec en arrière plan je crois la figure de l'instituteur taezzi). Avant ces événements, un tel consensus autour de Taez était inimaginable, donc ça change bel et bien. Personnellement, je crains surtout que cela ne change pas assez vite dans la tête des policy makers.

À bientôt.

VP

Merci Vincent pour cet éclairage si proche du réel et très instructif.

Vous avez bien raison de souligner toutes ces incohérences projetéées à partir d'une pensée unique occidentale et les errements des spécialistes d'ambassades: certains n'ont pas hésité à qualifier le pays de plus dangereux que l'Irak même. D'autres encore pratiquent des analyses biaisées et cherchent par tous les moyens à se donner raison et ceci s'est traduit récemment par le départ précipité et paniqué de contingents d'expatriés de toute l'Europe, tout cela au nom d'analyses affutées de la situation qui devait déjà exploser depuis plus de deux mois...

Espérons seulement que de dramatiques circonstances ne viennent pas étayer à postériori leurs lugubres théories...

Enfin, je vous salue de Sana'a et vous incite à continuer à nous éclairer ainsi.

Transmettez à Roman mes salutations.

Ben oui, tout bonnement, il faudrait entendre plus de gens comme vous qui vivent dans ce pays, et qui entretiennent avec la société environnante des rapports de confiance qu'à Paris on ne sait même plus concevoir en rêve.

et bien, moi, ça me met tout simplement hors de moi,ça me torture, ça m'angoisse,ça me révolte,ça m'inquète prodigieusement. jusqu'à quand tout cela va-t-il durer?? Quel est le degré de résistance d'un peuple? combien de temps un tel courage peut il persister? Et s'ils étaient tous écrasés, anéantis, dans l'indifférence générale, tous ceux qui continuent de se battre partout dans le monde arabe et ailleurs pour leur liberté et leur dignité? Qu'on ne s'étonne pas alors d'une nouvelle émergence d'extrémismes terribles, c'est le malheur et la rage qui les auront faits naître. Aucune structure de société , aucune Histoire prédeterminante ne seraient en cause. Rien que de l'Humain. "Mais n'est il rien d'autre, n'est-il rien d'autre que d'humain? Et de l'humain, enfin, quand donc sera-t-il question?"

Je trouve que votre réaction sonne juste, c'est tout ce que je peux vous dire. Quand on est chercheur on est obligé de faire le grand écart, et de manière durable, donc cette horreur ne peut pas sortir. Mais on l'exprime avec un jargon qui nous obsède. Bien souvent on passe pour un fou.

Ne pas oublier le Yemen où il s'y passe, aussi, des choses très graves!!!

.@Vincent Planel,

Pour l'instant j'ai un problème technique, en voie de règlement ave MDP qui m'enpêche de communiquer en MP.

Je vous communiquerai les coordonnées de Roman qui a lu votre billet à ma demande et je vous tiens au courant.

Allez Vincent, il faut continuer. Vous y mettez aussi beaucoup de coeur et c'est bien ainsi, car quand on est chercheur on l'est ad vitam aeternam.

@Vivre est un village

Je vous réponds dès que possible car une charmante Martine du Service abonnés m'aide à surmonter le problème technique que je rencontre depuis quelques mois.

Ne vous laissez pas submerger par les problèmes du quotidien. Et priorité à la vie, n'est-ce pas?

@Vincent Planel,

Pour l'instant j'ai un problème technique, en voie de règlement ave MDP qui m'enpêche de communiquer en MP.

Je vous communiquerai les coordonnées de Roman qui a lu votre billet à ma demande et je vous tiens au courant.

Allez Vincent, il faut continuer. Vous y mettez aussi beaucoup de coeur et c'est bien ainsi, car quand on est chercheur on l'est ad vitam aeternam.

@Vivre est un village

Je vous réponds dès que possible car une charmante Martine du Service abonnés m'aide à surmonter le problème technique que je rencontre depuis quelques mois.

Ne vous laissez pas submerger par les problèmes du quotidien. Et priorité à la vie, n'est-ce pas?

@ Miss Faff

Je suis moins submergé et j'ai même remanié profondemment mon billet du Rugby Club Virtuel de Vichy à partir de la très belle rencontre avec Alain Carteret SourireSourireSourire

Pour le reste, tout va bien dans un monde qui m'est agréable en ce momentClin d'oeil

A bientôt.

Amitié.

Vive le Yemen libre !!!

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