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Generali : les licenciés témoignent

Au-delà des chiffres, le licenciement fut avant tout un cataclysme dans l'existence des licenciés et de leurs familles, une remise en cause soudaine d'un équilibre familial, l'impossibilité pour chacun de désormais se projeter dans l'avenir. Pourtant, avant le licenciement, les salariés concernés ont consacré leur vie professionnelle, pour certains durant plus de 30 ans, à exercer un métier passionnant mais exigeant, et ont contribué chaque jour à la croissance et aux très bons résultats financiers de leur employeur, le GPA.

Nous avons demandé à chaque licencié de nous apporter son témoignage, de nous expliquer ce qu'était sa vie avant le licenciement, ce qu'elle est devenue depuis, ses colères et ses espoirs.

Ces témoignages, anonymes pour respecter la vie privée de chacun, sont publiés au fur et à mesure de leur réception sur notre blog :

http://lesanciensdegpa.skyrock.com

 

Vous pouvez réagir à ceux-ci directement sur le blog ou à la suite de ce billet.

Bonne lecture.

Les Anciens de GPA

 

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Témoignage n° 1

 

Je suis entré au GPA en tant qu'agent mandataire en 1994, et franchit le pas de devenir CC en 1996, avec comme formateur, mon associé d'aujourd'hui.

Il a su me donner les clefs de la réussite aux GPA en respectant ma logique d'ancien Militaire, c'est à dire oui ou non, blanc ou noir.

J'appréciais le coté familial et l'éthique de cette société, le coté humain dans l'activité, ou les clients, les salariés et dirigeants trouvaient leur compte, ou le conseil, et le traitement des problèmes rencontrés par nos clients était une priorité.

Bref, tout cela ma permis d'arriver dans le top 10 national non pas pour l'appât du gain, mais simplement parce que mon métier me passionnait, mon travail était devenu un loisir, comme une drogue, et cela au détriment de ma famille qui était relégué au second plan, au grand désespoir de mon épouse qui a supporté pendant des années ma Maitresse GPA dans sa maison.

Maison que nous avons du vendre, et partir en location pendant 3 ans, changer de ville avec les conséquences pour mes 3 filles et ma femme qui pour me suivre, à du quitter son emploi qu'elle venait de démarrer.

Quand j'ai compris que ma Maitresse GPA avait hypothéqué l'avenir de notre famille alors que je lui avais tant donné, cela a eu l'effet d'une bombe.

Comment avais-je pu être aussi stupidement naïf? Comment mon ancienne Maitresse pouvait mentir, se décharger de ses responsabilités par le biais de son avocat? Et en plus, le cocotier, se barrer avec mon compte en banque symbolisé par le magnifique parachute doré que tout le monde connait!

C'est ce dernier fait, qui a déclenché ma grève de la faim tardive ma foi par rapport à mes collègues d'infortune, mais longtemps réfléchie, car une épreuve supplémentaire infligé a mes 3 filles et surtout mon épouse, qui d'ailleurs, et je me demande pourquoi, n'a pas encore demandé le divorce, peut être parce qu'elle sent, que je vais enfin réussir à tourner la page de ma maitresse GPA et vivre normalement.

Avec cette médiation, J'ose espérer un honorable épilogue, que ma maitresse GPA, va finalement passer son chemin, vivre sa vie, et me laisser rattraper le temps perdu, l'échec n'est pas envisageable, ca passe ou ca casse.

Témoignage n° 2

Je suis entré tout à fait par hasard au GPA en 2000 comme agent, débauché par un commercial de cette compagnie, d'une activité que j'exerçais depuis 18 ans.
Je voulais changer d'orientation, et jamais je n'aurais pensé un jour travailler dans le domaine de l'assurance.

Très rapidement j'y ai pris goût. Avec l'aspect commercial, que je connaissais par le biais de mon ancienne activité professionnelle et son coté contact humain, et de l'autre l'aspect technique bien spécifique à ce métier, le conseil, devenant même un peu un confident pour mes clients.

On ne peut se rendre compte du rôle de l'assureur lorsqu'il est proche des ses clients, il connaît non seulement le patrimoine financier, mais aussi le coté familial avec ses joies, et ses complications, les maladies, les séparations, ses décès....

J'ai du travailler avec acharnement sur mon secteur, qui n'était pas ou très peu travaillé depuis de nombreuses années, et ai au final pu recréer un fichier clients de près de 700 personnes à l'aube de mon départ forcé de l'entreprise.

Une rémunération devenue très convenable, et surtout le moyen de pouvoir suivre mes clients sans être forcé de vendre à tour de bras des dossiers dont ils n'avaient pas besoin.
Avec une confiance extraordinaire de ceux-ci envers mon travail, mes services et mes conseils.

Le licenciement fut une véritable hécatombe dans ma vie.

Outre la perte de rémunération, ma recherche d'emploi salarié restée infructueuse , la création de mon cabinet de courtage d'assurance en repartant de zéro, mon foyer malheureusement ne pu tenir le choc.

C'est dans cette situation,au départ revenus divisés par deux, séparation au bout d'un an, garde d'un de mes enfants, le second en études supérieures à aider, mon entreprise en cours de création avec toutes les démarches pour trouver des assureurs partenaires, à essayer de sauver ma maison car pas de possibilité de prendre une location sans revenus (les assedic ne durent qu'un temps) le début de mon activité ne le permettant pas, les difficultés nombreuses liées à mon divorce, et pour couronner le tout, le Procès avec Generali.

J'y ai passé toutes mes forces et mes économies.

Aujourd'hui, même si je dégage un peu de bénéfice, je suis complété par le RSA, pour arriver à vivre. Je n'avais jamais imaginé en avoir besoin un jour.

Voilà ce à quoi je suis tenu, un travail qui se développe doucement, des revenus très bas, mais la fierté de ne pas avoir baissé les bras face à Generali, jusqu'à la reconnaissance attendue de la médiation.

Une fois cette étape franchie, je pourrais de nouveau regarder vers l'avenir, m'investir à fond dans mon travail afin de générer des revenus concrets, avoir enfin une vie sereine et surtout l'esprit libre !!!

Témoignage n° 3

 



Je suis entré au GPA en 1994 héritant d'un territoire qui avait été laissé à l'abandon pendant de nombreuses années. Le portefeuille confié a donc fructifié au fil des ans, mes relations avec les clients étant basées sur la une confiance mutuelle (ma rémunération en était la preuve).

Les produits que le GPA proposait à l'époque apportaient, de mon point de vue de professionnel, toutes les garanties nécessaires à une épargne, une prévoyance, une protection. Le GPA a constitué, dans ma carrière professionnelle, la meilleure période.

Lorsqu'en 2006, le nouveau contrat de travail m'a été proposé, j'ai immédiatement compris que pour maintenir ma rémunération à l'identique, il me faudrait travailler encore plus mais également vendre des contrats GPA qui ne correspondaient pas à mon éthique.

J'ai donc été licencié en janvier 2007 et me suis retrouvé avec une rémunération mensuelle divisée par 3. Mes nombreuses recherches d'emploi n'ont abouti qu'en juillet 2009 soit 30 mois plus tard à presque 53 ans.

Entre temps, j'ai développé une tumeur à la vessie diagnostiquée en décembre 2007 avec, jusqu'à aujourd'hui, 5 interventions chirurgicales (la dernière étant d'ailleurs prévue le 31 mai 2011).
Cette médiation constitue un espoir de me voir indemnisé pour les 13 années effectuées loyalement, au service du GPA, mais mettrait également un terme à de nombreuses années de souffrance psychique pendant lesquelles la cellule familiale a été mise à rude épreuve.


Témoignage n° 4

 

Au GPA je me suis éclaté, et le GPA comme pour beaucoup d'entre nous m'a transformé, d'un simple employé en un conseiller chargé de clientèle, efficace, reconnu et aimé par une grande majorité de mes clients. En contre partie, j'ai tout donné, voire sacrifié ma vie familiale pour y arriver. Pour moi GPA passait avant ma famille, et était ma famille. Je n'ai pas vu grandir mes enfants, je n'ai jamais fait un devoir scolaire avec l'un d'entre eux. Lors de chacune de mes sorties, cérémonies familiales, manifestations quelconques, je n'avais qu'une idée en tête, c'était parler GPA, récupérer des bonnes adresses. Mes clients je les bichonnais, avec un service irréprochable, avec toujours du conseil et du respect lorsque je leur proposais un contrat, une réponse à leurs besoins. Tout cela sur une petite vingtaine d'années, où j'ai très bien gagné ma vie, avec une très belle et rapide progression. En résumé, j'ai été fier de travailler au GPA, je me suis construit un beau relationnel, certes avec beaucoup de sacrifices, mais il faut savoir ce que l'on veut dans la vie et GPA m'a donné les moyens d'avoir la récompense à la hauteur de mes efforts, de mon engagement, de mon professionnalisme.

Et bien sur, toutes les bonnes choses ont une fin, il y a fallu que Mr Estimbre vienne casser toute cette belle machine, où je pense que tout le monde était gagnant (« gagnant-gagnant » pour reprendre son expression mensongère). Le client n'était pas abusé, comme maintenant avec le nouveau contrat de travail, le client avait le droit à un service après vente de proximité, surtout avec la venue de produits de plus en plus sophistiqués, je pense tout particulièrement aux unités de comptes dans les contrats multi supports, où les besoins d'arbitrages sont très importants, mais totalement inexistants avec la nouvelle rémunération. Là maintenant , c'est terminé, le client « citron » est juste là pour en prendre un maximum, un maximum de contrats adaptés ou non, il n'y a qu'une seule vision, la quantité et non la qualité. Et là bien sur que Mr Estimbre voulait me faire baisser mes revenus de plus de 50% (toutes les simulations faites à l'époque, et je les ai gardées, l'attestaient) mais en plus, et cela je n'ai pas pu l'admettre, c'était de me faire devenir tout l'envers de ce que j'étais, de tout ce que j'avais construit sur pratiquement 20 ans, devenir un vendeur voyou, uniquement vendre, vendre des cacahuètes, des savonnettes, la promo de la semaine, sans aucun respect de son client et en courant très très vite après lui avoir collé un truc en lui disant pour le SAV c'est pas moi, il y a une plateforme vous ferez la touche 1, la touche 2 ,3,4,5,......., mais vous pourrez me rappeler que si vous voulez en reprendre un autre, des fois qu'il n'ait pas bien compris du premier coup. Alors non, j'ai dis non à Mr Estimbre pas pour moi les cacahuètes, et perdre plus de 50% de ma paye, et en plus, perdre la confiance que mes clients m'avaient accordée au fil du temps c'était trop.

Mais je me suis trompé, car après avoir dis non, je pensais pouvoir tirer un trait sur Générali, mais la déception de mes clients de devoir les abandonner, leurs appels aux secours, la manière dont ils ont été traités, m'a empêché de dormir bien des fois. J'ai vu des clients pleurer deux fois, la première lorsqu'ils ont appris que je les abandonnais, et la deuxième, quand ils se sont fait abuser par des chasseurs de contrats, des tontons flingueurs. Mes insomnies ont été nourries aussi par le fait que mes anciens collègues et amis (du moins je le pensais) n'ont cessés, sur ordre, (même encore maintenant) de me salir, de me dénigrer, de me déstabiliser auprès de mes ex-clients. Il ne fallait surtout pas dire que j'étais licencié, ils ont tout inventé, que j'étais mort, parti à l'étranger, disparu, ou bien j'avais laissé tombé Générali avec les clients. Je pourrais également parler du flicage systématique mis en place par le siège social pour surveiller ses anciens salariés, avec là encore un double langage à ce propos, d'un coté : Mr Estimbre nous libère de la clause de non concurrence unilatéralement, pour pas nous indemniser, et de l'autre un flicage permanent sur mon activité, en clientèle ne parlant que de moi, qu'ils auraient ma peau, que j'irais en prison (je n'invente rien, on me l'a rapporté des dizaines de fois). Mais il ne faut pas perdre de vue, que lorsque l'on vous licencie, je ne sais pas si Mr Estimbre le sais, mais on n'a plus de paye, et qui plus est quand on n'en avait une bonne, on se crée les besoins en proportion, et du jour au lendemain je me suis retrouvé avec de très gros engagements et plus de paye (lorsque l'on a de bonnes payes, le banquier vous déplie le tapis rouge si vous avez besoin d'un prêt, c'est la facilité, mais lorsqu'il n'y en a plus du tout, il a vite fait de vous reprendre son tapis rouge).

Alors bien sur j'avais envisagé d'être maçon, chauffeur routier, chauffeur de bus,...... , mais j'avais acquis une certaine capacité dans le métier d'assureur, je dis bien assureur, et non pas vendeur de cacahuètes, alors malgré toutes les intimidations, le harcèlement de mes anciens camarades, j'ai choisi de continuer à servir des gens qui avaient encore besoin d'un rapport de confiance, équitable, responsable, tout en respectant scrupuleusement la clause de non-concurrence inscrite dans mon contrat de travail. Certes, il m'a fallu mettre les deux pieds sur frein du train de vie, demander à ma famille de m'aider à rembourser mes échéances de prêts, j'ai diminué mes revenus de plus de 75%, mais j'ai pu continuer à passer dans la rue sans me planquer. Tout ce licenciement n'est que gâchis, Générali à perdu de bons éléments, les clients des conseils adaptés (surtout maintenant avec des produits de plus en plus sophistiqués) et du respect, et moi une famille à qui j'avais accordé toute ma confiance aux prix de gros sacrifices.

Que les médiateurs nous apportent justice et la paix, pour que je puisse faire le deuil de GPA, de Mr MAXIME FLOUR, et de tous ses vrais dirigeants que j'ai pu connaître, qui ont su amener GPA, et l'équipe GPA à ce point de rentabilité dans le respect des humains qui travaillaient avec eux, pour malheureusement se faire bouffer afin de grossir les dividendes de nos destructeurs.

En conclusion, fallait-il changer la rémunération du réseau salarié de Générali, c'est possible. Mais certainement pas de cette manière, en achetant la plupart des syndicats, en l'imposant avec pour seul choix de dire amen ou de se faire foutre dehors. La rémunération aurait due être revue par des gens responsables, qui n'ont pas pris le train en marche, par des gens qui ont su transformer le coq de la Populaire en un GPA prospère, sain et juste. Moi je ne l'aurais pas imposée, quand on impose, c'est que l'on n'est pas sur de son idée, une idée, quand elle est bonne il n'y a pas besoin de passer au forcing et elle est adoptée par la grande grande majorité et rapidement. J'ai prôné longtemps, en vain, pour que les salariés volontaires aient plutôt un intéressement sur leur portefeuille (système Agent Général), plutôt que d'énormes payes, payes qui peuvent nous être retirées au bon vouloir de ces chasseurs de profits, j'ai toujours dis que c'était un système très dangereux, et malheureusement je n'ai pu que le constater à mes dépends.

Témoignage n° 5

 

Je suis entré au GPA comme Agent Indépendant pour améliorer mes revenus et voir autre chose, étant alors cuisinier. J'ai rapidement eu les félicitations de l'Inspecteur Divisionnaire en place et après une bonne réflexion, j'ai décidé d'intégrer cette entreprise à temps complet en juin 1999.

J'ai satisfait à mes obligations professionnelles et j'ai été cité en exemple pour mon activité suite à la tempête de décembre 1999. Grace à mon activité en assurance habitation (8 à 10 contrats en moyenne mensuelle) et à la qualité de mon suivi portefeuille, j'ai été titularisé par anticipation en février 2000.

J'ai ensuite été nommé moniteur et j'ai fais la ''Croisée des chemins'' qui était le passage obligé pour intégrer un poste d'Inspecteur puis j'ai eu une proposition de mutation pour reprendre une future inspection dans un autre département, tout en continuant mon travail de Conseiller et en formant deux personnes dont une fut titularisée rapidement. J'ai réalisé d'énormes investissements mais ils me permettaient d'avoir de très bons revenus et aujourd'hui pour quels résultats ?

Mon travail s'est fait au détriment de ma famille qui fut délaissée comme beaucoup d'autres, nous devions être disponibles pour notre hiérarchie qui nous faisait comprendre que la réussite est le fruit des sacrifices, ho là là !!!

Mon quotidien a beaucoup souffert de cette situation mais j'avais confiance en cette maison réputée pour son service de proximité. Et puis, ce fut une séparation douloureuse et l'éloignement de mes enfants à 170 km de chez moi.

La cerise sur le gâteau est arrivée en 1006 avec ce licenciement que je ne m'explique toujours pas. Tous mes projets doivent être abandonnés, je connais des problèmes financiers importants et je dois repartir de zéro. Tout cet investissement, ces sacrifices : pourquoi et pour qui ?

Ma reconversion s'avère très difficile et dans la douleur disparait un plan de reconversion auquel j croyais. J'en suis sorti totalement anéanti.

Alors, aujourd'hui, je tiens à ne plus faire de concession à cette compagnie à laquelle j'ai donné au-delà du possible. Elle n'a eut aucun scrupule à me virer comme un malpropre, maintenant, j'attends une juste réparation, mon du.

Merci V. Prudor.

Tous les témoiganges écrits sur médiapart de l'affaire Generalli sont importants.

Merci Vincent d'en faire écho...

Je vous souhaite d'atteindre vos objectifs!!!

Avec vous encore'. Merci pour vos témoignages .

Témoignages importants au-delà même de ce conflit tant ils permettent de s'interroger sur la place qu'occupe le travail dans nos existences et nos sociétés. Mais que mettons-nous derrière ce terme de travail et qu'y mettent les dirigeants sans scrupules des compagnies ? A débattre ensemble quand vous aurez gagné.

Bien à vous tous

Thierry Ternisien d'Ouville

Ces témoignages illustrent bien ce rapport ambigu que nous avons souvent avec le "travail", ou avec celui qui "donne" du travail. Une part de nous, parfois très importante, se donne, se consacre à la tâche, et la blessure reçue n'en est que plus vive, plus douloureuse.

Puisse chacun redresser la tête et affirmer haut et fort, que les richesses accumulées sont dues à toutes ces "petites mains".

Effectivement, ces témoignages représentent un support pour une réflexion sur le travail, l'engagement personnel, le contrat moral entre l'employeur et ses salariés, etc.

 

Pour compléter cette réflexion, voici le témoignage de licencié n° 6 :

 

J'aimais beaucoup mon métier de conseiller en assurances et l'ambiance de GPA qui restait une entreprise "familiale"! Lorsque j'ai repris le portefeuille qui m'avait été confié, j'ai passé un temps assez important à reprendre une relation professionnelle avec chaque client, dont beaucoup n'étaient plus suivi depuis longtemps. Ce travail m'a permis de prendre possession du territoire, du portefeuille, et d'enclencher rapidement une activité vers une nouvelle clientèle, celle - ci a eu pour conséquence de doubler le portefeuille initial. J'étais très satisfait des revenus, fruits de mon travail, et ceux-ci m'ont permis à la fois d'améliorer et répondre aux besoins familiaux, et aussi d'investir dans des bâtiments. Puis ce fut l'arrivée de cette année 2006 et de son lot de mauvaises nouvelles au sein de l'entreprise! Alors que j'étais en pleine progression au niveau de mes chiffres, je ne pouvais accepter les nouvelles conditions proposées car je perdais beaucoup trop en revenu, et aussi, cela a pesé dans la décision, le fait que la partie administrative devenait très lourde à gérer, techniquement et en temps! Je ne me voyais pas réaliser 25 contrats par mois, dans ce milieu rural, alors que j'en faisais en moyenne 14, en travaillant en permanence, bien au-delà des heures et des jours admis! D'ailleurs aujourd'hui, ils n'y arrivent pas après 5 ans d'activités!
En sortant de GPA j'ai rebondi sur le bâtiment en créant une SARL pour la commercialisation de produits de maisons à ossature bois. Après un accident lors d'un chantier de rénovation, j'ai eu énormément de soucis de santé. Aujourd’hui c'est ma fille qui a repris la SARL et l'intégralité de son activité, et aujourd'hui je recherche autre chose, peut-être dans l'immobilier, mais je ne veux plus vivre l'angoisse des résultats!
Il est clair que nos conditions de vie ont changé du fait de la baisse de nos revenus, et j'espère que la médiation me permettra de pouvoir m'engager dans une nouvelle activité que je souhaite bien entendu dans le commercial!
Je remercie le Comité du travail réalisé et je reconnais que je ne croyais pas trop à cette issue et à l'ouverture d'un avenir possible!

Témoignage n° 7

 

« Vous avez un bon réseau, quittez votre travail vous doublerez vos revenus en intégrant le GPA! »L'Inspecteur du GPA venait de me faire une proposition très intéressante, en cette année 2003, alors que je dirigeais une Plate Forme de compétences professionnelles en Haute Savoie.A 52 ans, je décidais de me reconvertir dans l'Assurance de proximité, sans que l'on me parle un seul instant des stages « éliminatoires » qu'il fallait réussir pour rester, alors que j'avais démissionné de la structure que j'avais créée!Cependant le Divisionnaire de l'époque et l'Inspecteur, ne me disaient que du bien de GPA et me confortaient en me disant que je pourrais rester jusqu'à la retraite en gagnant bien ma vie!Oui, effectivement j'ai doublé mes revenus, triplé le portefeuille clients, renoué les relations avec les anciens qui n'avaient vu personne depuis des années, recréé de la confiance envers GPA.Ainsi avec mon épouse nous décidions d'investir, en 2005, en Bourgogne sur la réalisation de son projet de Chambres d'Hôtes, nos revenus nous le permettant. En relation avec le Divisionnaire et l'Inspecteur, j'avais commencé à imaginer ma mutation sur le secteur de Beaune.2006 les travaux sont en cours, côté professionnel les discussions s'orientent sur un mi-temps de chaque côté, par contre des changements de contrats et de stratégies nous font gagner moins! Je suis toujours bien placé dans les tableaux mensuels et trimestriels pas d'inquiétude à avoir par rapport aux résultats.Et voilà qu'en juillet 2006 des décisions importantes sont prises au niveau de l'entreprise, et je passe sur les évènements que tout le monde connaît. Viennent les fameuses propositions. Je ne pouvais accepter ces nouvelles conditions et je ferais parti des licenciés de ce fameux 5 janvier 2007, à 55 ans et 9 mois!Les conséquences furent énormes, d'abord sur les revenus du foyer, mon épouse commerçante relevait une nouvelle affaire, nous avions les travaux en cours en Bourgogne, puis ensuite le devenir de mes 3 enfants et des 4 enfants de mon épouse, et sur l'ensemble beaucoup d'aides à apporter!Viennent les Assedic et l'influence des 30% qui fait que les indemnités attendues ne sont pas là, et le PSE n'offre pas d'accompagnement valable. En plus ESTIMBRE va récupérer les 10 000 € de prime à la création prévue pour les plus de 55 ans, sous prétexte que j'ai dépassé la date du 30 juin, alors que le PSE se terminait pour moi le 18 juillet 2007 et que l'ANPE m'imposait cette date.Difficile dans ces conditions de créer, c'est pourtant ce que ferais le 1er août 2007 en me mettant à mon compte en tant que commercial en assurances. Mais je n'ai pu que commencer en janvier 2008 du fait du retard du numéro Orias. Puis ce fut aussi l'accompagnement et le décès de ma Maman, de la Maman de mon épouse, les travaux à terminer en Bourgogne, l'action des licenciés à démarrer et à suivre, font qu’il est très dur de développer sa propre activité, d'autant que je vivais pleinement l'ambiguïté d'être sur les deux départements sans avoir le temps et l'argent pour travailler convenablement.Le temps passé à l'action des licenciés fut extrêmement important, s'il a été nécessaire, il m'a énormément handicapé dans l'activité professionnelle à développer. Et puis, vendre des produits GENERALI, dans ces conditions n'offre pas une grande motivation! Alors j'essaie à 60 ans de me reconvertir dans l'immobilier avec j'espère plus de chance, et de meilleures conditions.J'espère que la médiation, me permettra de rebondir, et de régler mes dettes!Heureusement que l'activité de mon épouse nous permet de rester la tête au-dessus de l'eau!Et bien non je n'arriverai pas à la retraite à GENERALI, le Divisionnaire et l'Inspecteur eux, peut-être! En plus je viens de perdre 4 années de revenus! Drôle de situation pour arriver à la retraite dans de bonnes conditions!Quand je pense à cette direction qui n'a que les accords syndicaux pour justifier un tel mépris des commerciaux, je la trouve extrêmement incompétente en management et inculte sur le plan humain!Peut-être est-ce les ingrédients qu'il faut pour être cadre et responsable à GENERALI? 

 

 

Témoignage n° 8

 

Je suis rentré au GPA en tant qu'Agent Indépendant à temps partiel en 1991 et Conseiller Commercial en 1992. Ma rencontre avec cette compagnie à complètement bouleversée ma vie professionnelle dans le bon sens du terme. Dès 1993 je partais en voyage de récompense grâce à mes résultats et mes performances et mon épanouissement dans ce métier n’a été que crescendo. Sur mon "mariage avec GPA" je n'ai pratiquement que de bons souvenirs, à part bien sur quelques griefs sur certains cadres incompétents, mais il y en a partout. Par contre, après 15 ans passés ensemble au plus haut niveau, qu'elle détestable attitude pour une séparation. Une honte. Il n'y a pas eu une seule année ou je ne suis pas monté sur le podium au congrès annuel, pas une seule. Sur les dix dernières années, ma plus mauvaise place au classement national était 25eme sur 1600 commerciaux. Je ne vous citerais pas les propos flatteurs que je recevais régulièrement: j'étais l'exemple à suivre et surtout celui qu'il fallait dépasser.
Alors quand une des deux parties, la compagnie en l'occurrence, souhaite modifier les règles du jeu, soit, pourquoi pas. Quand l'autre partie constate que cette nouvelle règle n'est ni plus ni moins qu'un autre métier: tu mets ton éthique et ton devoir de conseil au fond de la poche, et tu vends le max de contrat en "one shoot", sans aucune rémunération sur la fidélité. Pourquoi faire? Quand tu vends de la m..... t'es pas appelé à revenir.
Comme pour un couple ou un différent survient après tant de belles années, je m'attendais à voir GPA tout faire pour essayer de me garder.
Les 2 minutes 30s passé avec mon contrôleur : vous faites 10 contrats par mois en plus et votre salaire de baissera pas de 40%. Si vous ne signez pas, ça sera la convention collective à la virgule près: trois mois et demi de salaire (après 15 ans de boite). Bon deal non? Qu'il se sépare de moi, pourquoi pas, mais avec un peu plus de reconnaissance et surtout de panache
Par contre, la volonté de m'empêcher de me reconstruire est stupéfiante. J’avais réussi à obtenir une formation pour devenir agent général et obtenu pour ce faire l'accord écrit de Nadine Vialle pour suivre cette formation dans le cadre du congé de reclassement. Michel Estimbre passe par dessus sa responsable RH pour le PSE et m'envoie mon solde de tout compte une semaine plus tard. Il fallait nous briser. Pour certain, il a réussi.

 

 

Témoignage n° 9

 

Avant le licenciement, je gérais environ 800 clients dont un grand nombre était issu de mon travail de prospection. Etape après étape, j’ai été nommé Homme de l’Année, Champion de Contrôle, j’ai gagné un voyage au Sénégal, bref, j’étais un bon élément. Ensuite, après avoir occupé les fonctions de moniteur puis avoir eut une mission d’animation d’une équipe durant 2 ans, je me suis recentré sur mon travail de Conseiller. Est alors venu le moment où ma hiérarchie m’a offert le choix suivant : tu signe et accepte une baisse de 30% de tes revenus en travaillant encore plus ou c’est le licenciement. Je sais que des garanties de salaire en cas de perte de revenus ont été proposées à certains de mes collègues. Pour moi, cela n’a pas été le cas : tu dégage, point !! Voici les remerciements de mon employeur pour tous les services rendus à l’entreprise, mes heures passées à former et accompagner les nouveaux entrants.Licencié à 52 ans, j’en ai aujourd’hui 56. Des centaines de lettres et de CV envoyés : aucune solution vu mon âge. Ne parlons pas de Pôle Emploi : même constat : mon âge. J’attends depuis tout ce temps l’indemnisation du préjudice subi, car nous avons été jetés comme des malpropres et trompés par la majorité des syndicats. Elle va me permettre de me reconstruire et de me refaire une santé suite à la déprime que j’ai connue. Aujourd’hui, je ne vis qu’avec le RSA, et j’ai besoin de liquidités pour créer mon entreprise, une société de services sous le statut de l’autoentrepreneur. J’attends donc avec impatience les résultats de cette médiation qui, je l’espère, seront positifs pour nous tous. 

 

Témoignage n° 10

 

J'ai commencé au GPA au début des années 1990. C'était alors une entreprise plutôt familiale avec des cadres dirigeants venant du terrain, tous compétents, tous humains, tous généreux y compris sur leurs deniers personnels (paiement du restaurant ou cafés), nous donnant des conseils. Leur but était qu'on réussisse.
Puis tout à changé, au début lentement, puis très vite. Nous avons eu affaire alors à des cadres arrogants, incompétents qui sortaient d'on ne sait où !!!! mais sûrement pas du terrain. Là, seuls comptaient la production, le chiffre, les statistiques, les classements.........il n'y avait plus d'équilibre dans notre métier. Ces gens là ont commencé à nous détacher de notre métier en l'aimant moins.
Comme Thierry et d'autres, j'ai gagné de nombreux concours, voyages.....pour ce faire j'ai bossé comme un dingue et j'ai toujours respecté mes assurés.
Puis ,nous a été proposé- je devrais dire- imposé le nouveau contrat de travail. Après l'avoir bien étudié et pensant à l'avenir j'ai de suite compris que celui-ci était un piège dans lequel il ne fallait pas tomber. Je ne l'ai donc pas signé et rien ne m'aurais fait changer d'avis et aujourd'hui encore moins. Tout aujourd'hui nous donne raison. Et je ne parle même pas des nouveaux embauchés et des anciens conseillers dont certains sont devenus des vendeurs de contrats, de très mauvais conseillers, vendant un contrat à la place d'un autre " pas grave le principal c'est le chiffre" : pas vu pas pris.
Je regrette le temps de GPA. Même s'il faut s'adapter, il y a l'art et la manière de le faire." Mais ces gens là sont des incapables, ne connaissent rien à notre métier, ils sont tout juste faits pour se regarder le nombril.’’
En ce qui me concerne, j'ai toujours été GPA. Merci à celui qui m'a recruté mais je regrette que ça se soit terminé dans d’aussi mauvaises conditions.

Tous les membres de notre maul : PLAZA DE MAYO BUENOS AIRES ? NON 2011 PARIS 8 PASSAGE BRULON > 78 JOURS A TOURNER RIEN NE CHANGE DANS CE MONDE SAUVAGE !!sont avec vous.Clin d'oeil

Ce serait vraiment un honneur si vous nous rejoigniez pour essayer de faire bouger les choses dans le calme, la bonne humeur sans négliger l'efficacité !!!

Une autre forme d'action ? Super !

C'est en tout cas ce que je pense.Étreinte

A bientôt.

Bonne chance !

Amitié.

 

 

Désolé mais le lien ne fonctionne pas.

Bien cordialement

 

 

Témoignage n° 11

 

C’est à mon tour d’apporter mon témoignage.

C’est à la rentrée 1999 que je suis rentré au GPA, « la populaire ». Après la formation et des débuts un peu difficiles j’ai pris un rythme de croisière. J’étais vraiment bien dans mon boulot. Mes relations avec mes clients se passaient très bien, le chiffre progressait de manière exponentielle, l’équipe était géniale. On passait du bon temps tout en travaillant de manière efficace et performante. L’émulation était saine, nous gagnions de mieux en mieux notre vie. Petit à petit cela m’a permis de me développer dans la vie, dans la communauté et d’être à l’aise financièrement.Puis je suis devenu Moniteur dans l’objectif de devenir IRP (Inspecteur des Risques Professionnels) puis IP (Inspecteur Principal) car le 1er poste n’existait plus. Malheureusement mon divisionnaire ne « m’aimait » pas malgré mes podiums et trophées.Il me disait en face que j’évoluerais, mais par derrière, il faisait tout son possible pour me mettre des bâtons dans les roues. J’ai vu comme ça passez devant moi des moins performants et des individualistes carriéristes et rarement de bons managers….. Malgré ces déceptions, j’ai continué mon travail auprès de mes clients et je m’y plaisais. Mon portefeuille était passé de 180 clients à environ 600 en 2005. Je continuais aussi au niveau de la division à organiser de nombreuses activités afin de souder les troupes notamment lors des réunions de fin de mois qui réunissaient tous les collègues de la division habituellement dispersés chacun sur son secteur.

Seulement, le sort en à voulu autrement. A force de trop tirer sur la corde, rentrer à 22h de chez mes clients, et d’être toujours à la course aux contrats, mon corps à dit STOP !Je me suis retrouvé hospitalisé en urgence. Je ne dirais pas ici les détails de ma (mes) maladie (s) mais je peux vous préciser que cela était du essentiellement au STRESS et au surmenage. A l’âge de 30 ans je me retrouvais avec des symptômes d’un homme de 65 ans. Après plusieurs mois d’arrêt, de séjour en soins intensifs et d’opérations…j’ai fini par voir la vie différemment. J’ai réalisé alors que je devais lever le pied pour conserver ma santé, d’autant que la société qui m’employait changeait, elle en demandait toujours plus sans me récompenser….A mon retour en septembre 2006, mon IP et mon divisionnaire m’on dit qu’il y aurait un changement de rémunération bientôt. Que cela serait « ou tu acceptes ou tu pars, mais toi tu partiras surement n’est ce pas ….. ». Le jour des simulations, on m’a pris 30 sec entre 2 portes en me disant : « de toute façon on ne va pas perdre de temps avec toi, tu vas partir tout seul…» Je vous dis pas la claque que j’ai pris, je n’étais plus bon à rien….et je n’avais pas d’autre choix que de partir ou d’accepter cette rémunération qui m’aurait fait perdre la moitié de mon revenu.Donc cet ensemble de paramètres ont fait que ma décision fut « forcément » de refuser. Je me suis donc fait virer en 01/2007 comme les autres.Ensuite j’ai essayé de reprendre un cabinent d’agent général mais l’opération fut avortée. Je me suis dit d’ailleurs que je risquais de retomber dans les mêmes travers que chez Generali. J’ai par conséquent choisi l’indépendance complète avec la création pure d’un cabinet de courtage. J’en profite pour préciser que je n’ai en aucun cas contacté mes anciens clients GPA, même si j’ai conservé la liste, en respectant les consignes de déontologies précisées dans ma lettre de licenciement.Le gros problème est que c’est un travail qui nécessite du temps pour être rémunérateur. Beaucoup de temps…..J’ai donc obtenu l’ACCRE et l’aide des Assedic (12 mois d indemnités) mais cela n’était pas du tout assez pour garder mon train de vie évidemment !!!! Generali ne m’a pas du tout aidé en quoi que ce soit bien sur !J’ai donc vidé mon épargne totalement sur 3 ans, croyant à fond dans mon projet. Entre temps ma femme a perdu son emploi, notre fils est né…ma vie a donc été bouleversée. J’ai vendu mes voitures, vélos ou autres…j’ai vidé mes assurances vies, j’ai emprunté à des proches pour faire face. J'ai du faire de gros sacrifices financiers et ma rémunération est toujours très inférieure à celle que j'avais au GPAAujourd’hui, j’ai bon espoir que si ma vie va s’améliorer encore doucement, je ne retrouverais jamais le confort et la qualité de vie de l’époque 2000-2004, mais c’est ainsi.Je réclame simplement que nos cas soit cités, que Generali reconnaisse que ce PSE n’était qu’une foutaise déguisée, qu’ils nous respectent d’avantage et enfin revoient leur position.Je crois en cette médiation et veux vraiment que cela aboutisse. Je veux mettre un terme à ce combat qui me fatigue…me pèse sur les nerfs et ceux des miens. Je veux passer à autre chose. Voilà pour mon histoire, jusqu’à ce jour, A suivre donc …… 

 

 

Témoignage n° 12

 

C'est suite à une annonce de presse que je suis entré en décembre 1984 au GPA. J'avais à cette époque 27 ans. A cet âge, on a plein de dynamisme, on commence à avoir une petite expérience de la vie, avec en plus le désir de construire sa vie professionnelle. On m'a confié alors un portefeuille de 200 clients que j'ai fait fructifier au fil des années pour terminer le jour de mon licenciement à plus de 1000 clients. Je me suis donc totalement investi dans cette nouvelle activité dès le départ.

Je croyais pleinement à ma profession, je travaillais sans compter mes heures tant durant la semaine que pendant une grande partie du weekend. J'avais la foi dans ce que je faisais et avais pleinement confiance dans ma hiérarchie qui me laissait une totale liberté d'action. Peut être qu'à cette époque, je faisais preuve d'une certaine naïveté mais, dans l'ensemble, les relations étaient saines et de toute façon, je ne regrette rien. J'ai eu aussi la satisfaction de vivre la récompense de cet investissement car, au bout de 3 années d'intense activité, je devenais champion de France et de tous les avantages qui vont avec. Je devrais aussi dire que cette profession était pour moi très valorisante. Mes résultats ne dépendaient que de moi. Cette activité me convenait parfaitement compte tenu de ma nature très indépendante et ma hiérarchie avait compris que je souhaitais travailler dans ce cadre.

A cette époque, la pression des objectifs n'était que partielle et dans mon cas, c'était très motivant. Je pouvais alors apporter avec moins de contraintes mes conseils en fonction des besoins de mes clients mais aussi malheureusement de temps en temps en fonction des produits dont je disposais. Malgré tout, j'avais l'impression de faire mon travail correctement. Quand j'étais confronté à des moments un peu plus difficiles ou à un entretien qui avait échoué, j'analysais la cause en prenant en considération quelques conseils de ma hiérarchie mais surtout en travaillant sur mon mode de fonctionnement et mon ressenti.

Je peux dire que toutes ces années se sont passées agréablement avec bien sûr un peu de stress mais que je régulais à ma façon. Pour avoir une production régulière et de qualité, j'avais toujours un roulement important d'affaires préparées et de plus quelques affaires étaient souvent en attente. Cette liberté de travail, des horaires pratiquement sans contrôle, cette relation de confiance étaient pour moi une véritable richesse. Elle me donnait pleinement l'envie de m'investir sans compter les heures passées. Je m'organisais pratiquement comme si j'exerçais une profession d'indépendant. D'ailleurs certains de mes anciens responsables n'ont pas hésité à me décourager de m'installer à mon compte puisque selon eux, je bénéficiais des avantages de l'indépendant et de la sécurité du statut de salarié. Malheureusement, l'avenir a démontré une réalité totalement différente.

J'ai profondément regretté que la Direction de Generali n'ait pas souhaité maintenir ce type de relations mais plutôt nous laisser le faux choix entre appliquer sa nouvelle politique ou alors celui d'être licencié. Pour elle, j'ai l'impression que l'être humain n'a plus aucune importance, seuls les chiffres ont de l'intérêt afin qu'elle puisse réaliser son propre objectif, celui de satisfaire pleinement ses actionnaires. Il en est de même dans notre affaire ou l'avocat de Generali n'a pas hésité à utiliser tous types d'arguments dont je ne ferai pas état tellement ils m'ont blessé. Pour lui, le conseiller commercial n'est qu'un nom sans aucune prise en considération de la personne même s’il a contribué à l’évolution de Generali tout au long de sa vie professionnelle, ce qui est mon cas.

C'est en 2004 que j'ai commencé à ressentir les effets de la mise en place de cette nouvelle politique. J'avais à cette époque un Contrôleur Général qui était un homme qui savait analyser à sa juste valeur les compétences, le travail, le sérieux de chacun de ces conseillers commerciaux. C'était une personne sur qui on pouvait compter, qui était à la hauteur de sa fonction et qui n'hésitait pas à défendre les causes qui lui semblaient justes. Malheureusement, Generali a mis fin à ses fonctions de contrôleur. Peut être ne correspondait-t-il plus aux nouveaux critères. Depuis ce moment là, j'ai compris que mon avenir dans cette société tel que je le concevais était très compromis.

J'ai aussi mal vécu un autre moment ou une autre journée. C'est en septembre 2006, lors du passage de notre Directeur Commercial et de son contrôleur général dans notre division pour promouvoir le nouveau système de rémunération. Lors de cette réunion, j'ai eu l'impression d'assister à une pièce de théâtre dans laquelle ces deux cadres supérieurs avaient très bien préparé leur scénario pour faire passer un message de confiance, de sympathie, de convivialité comme si nous appartenions à une grande famille ou chacun est gagnant-gagnant. Je ne ressentais aucune sincérité dans ces paroles qui n’étaient pour moi qu’un simple feu d'artifice destiné à mieux nous inciter à adhérer à cette nouvelle politique. Cette réunion a été dans mon cas la confirmation que mon avenir ne se ferait plus auprès de Generali.

Malgré cette prise de conscience, le départ a été très difficile. C'était pratiquement toute ma vie professionnelle qui s'écroulait et pendant la plus belle période, celle allant de l'âge de 27 ans à 50 ans. Pendant toute cette durée, j'avais développé un très beau portefeuille à proximité de mon domicile. J'avais créé de nombreuses relations de confiance, d'amitiés, d'échanges avec mes clients.J'ajouterais de plus, d'un point de vue matériel que le portefeuille que j'avais développé apportait d'importantes retombées avec un taux de chutes pratiquement nul. Aujourd'hui, a qui profitent-elles ?

Après être parti depuis plus de 4 ans, je reçois encore des appels de clients qui me font part qu'ils ne comprennent pas pourquoi il n'y a plus de suivi comme par le passé, que le conseil personnalisé qu'ils attendent est remplacé par différents types de proposions commerciales. Certains ont alors préféré changer de compagnie d'assurances. Quel gâchis !

Malgré ce contexte, il a été plus important pour moi de ne pas signer cet avenant afin de conserver ma liberté, de ne pas être obligé de suivre une politique à contre cœur, de rester moi-même envers des personnes qui me faisaient pleinement confiance.

Suite à mon départ, j'avais envisagé de rester dans la profession afin de m'installer en tant que courtier d'assurances. Entre temps, une opportunité s'est présentée, celle de reprendre une exploitation agricole. J'ai préféré ce deuxième choix car j'ai toujours été proche de la nature et ça été pour moi l'occasion d'essayer de participer à améliorer les techniques agricoles pour être plus respectueux de l'environnement. Je me suis donc installé en décembre 2008 et me suis trouvé rapidement confronté à des difficultés. Dés la première année, j'ai du faire face à une grave crise agricole. De plus, pour faire évoluer mon exploitation dans le cadre environnemental, j'ai du investir pour mettre en place des techniques qui remplacent la chimie au profit de l'agronomie. Ces événements et orientations ont eu d'importantes incidences sur les résultats financiers de mon exploitation qui sont aujourd'hui négatifs. Afin d'en assurer au mieux sa pérennité, j'ai du prendre la décision de ne pas prendre de salaire afin de ne pas affecter encore plus sa trésorerie. Malheureusement, je crois que cette situation risque encore de durer un moment car un nouvel incident vient s'ajouter : celui d'une sécheresse qui commence à avoir un impact important sur la future récolte. Malgré ce contexte, j'essaie de rester positif. Je me satisfais en me disant qu'aujourd'hui, malgré les difficultés, j'ai toujours pu conserver ma liberté, rester moi-même, et que je fais quelque chose d'utile dont je peux être fier

 

Témoignage n° 13

 

Je suis entré au GPA par hasard le 1 Mars 1999 dans une division de la région parisienne .Lors de mon entretien, mon Inspecteur m’a séduit en évoquant « un métier formidable ».En effet, je me suis laissé séduire par l’approche du métier auprès de la clientèle .Par ailleurs, mon divisionnaire de l’époque m’avait expliqué le système de rémunération (très complexe) en synthétisant « plus vous travaillez plus vous gagnerez! Il n’y pas de limite ».

Effectivement, plus le temps avançait plus je prenais goût au métier sans compter mes horaires. Il m’arrivait souvent de terminer très tard (22h30) en sortant chez les clients. Tout le monde était content car je commençais à bien gagner ma vie et au bout de 2 ans mon divisionnaire m’a proposé d’être moniteur et faire ce qu’on appelle « la croisé des chemins ». Ce fut pour moi quelque chose de motivant et une reconnaissance de mon travail précédent. J’avais commencé sans portefeuille pour créer plus de 400 clients en 2 ans

De 2000 vers 2004 notre division fut une très bonne équipe avec de très bons résultats malgré une équipe réduite (8 seulement).

Suite à la retraite anticipé de mon Inspecteur (36 ans GPA ) en 2004,Son frère, également Inspecteur, m’a proposé de le suivre dans sa division du nord de la France lors de sa nomination en tant que divisionnaire au cours de l’année 2005.J’ai donc pris un nouveau secteur, laissant le mien à mon successeur, je récupérais alors un portefeuille en compensation de 340 clients actifs. L’avenir me paraissait florissant et ma carrière au sein du groupe bien menée !

Mais, tout bascule petit à petit vers mi-2006, lorsqu’il y eut un changement de nouveau divisionnaire qui a ensuite mis fin à mon rôle de Moniteur (2002 à fin 2006). Dans le même temps ce nouveau Divisionnaire m’a dit que j’allais recevoir un courrier concernant un entretien sur l’impact de la rémunération car il avait décidé de supprimer ma garantie de salaire.

Là je me suis dit avec un plus de recul que la nouvelle direction voulait m’écarter et savait que j’allais refuser de signer le nouvel accord validé par les syndicats (sauf UNSA et FO).En refusant comme les 236 je me suis fait licencié pour raison économique. J’ai postulé à 3 offres mais sans succès au sein de Générali . Le plan d’accompagnement du PSE m’a appris comment faire un CV sans pour autant me permettre de trouver un emploi.

A savoir qu’à mon licenciement j’avais un appartement de 1200 euros/mois de traite, mon fils qui avait moins de 1ans et mon épouse qui gagnait le SMIC.C’est très difficile de vivre comme ça sur Paris.

J’ai pu retrouver un emploi en Mars 2008 après 9mois de galère pour un revenu de 1200 euro/mois net. Juste assez pour payer le loyer. Je vivais chaque jour avec une épée de Damoclès sur la tête. Ma vie personnelle et familiale fut difficile.

En résumé comme nous tous, je me suis consacré corps et âme une boite que j’estimais en contribuant à sa croissance. Que par la suite elle nous a considérés comme des moins que rien. J’ai quand même une fierté qui n’est pas de me mettre à genoux même si elle a réussi à me mettre à terre !

 

 

Témoignage n° 14

 

Débauché de son ancien travail après 27 ans d’activité, mon mari est entré au GPA en 1997 et fut titularisé en 1998. Il a reçu un secteur qu'il a très vite multiplié avec un taux de chute quasi nul.

Avec une certification en fiscalité et en succession, son devoir de conseil allait bien au-delà des assurances. En période des déclarations d'impôts, pendant 3 semaines, il travaillait 6 jours et demi sur 7 et le dimanche après midi, tellement fatigué, il dormait.

Mais cela lui permettait de préparer de futures affaires dans un climat de confiance.Pour les décès, il accompagnait la famille souvent pour toutes les démarches.Venant de la banque, on lui demandait aussi des conseils pour les prêts.

Encore aujourd'hui, certains clients me disent " avec lui on comprenait ce qu'il expliquait et il nous écrivait tout noir sur blanc" Il aimait son travail, le travail bien fait, il faut être à l'écoute pour fidéliser les clients disait-il, sans compter ses heures.Il y avait quand même le stress des objectifs à atteindre mais la pression était fonction du travail bien préparé avant.

Pendant 10 ans, les années se sont écoulées sans trop de difficultés avec de bonnes relations clientèles et un travail régulier.

Puis sont arrivés les problèmes quand Générali a voulu changer les contrats de travail et tout a basculé, notre vie s'est transformée.Un soir, il est rentré complètement démoralisé et écœuré en disant " à 58 ans je suis foutu"Il se sentait piégé, il signait cet avenant, perdait 40% de son salaire tout en ayant à faire 22 contrats, infaisable dans les mêmes conditions de travail.

Il ne se voyait pas vendre pour vendre, vendre n'importe quoi à n'importe qui, tromper les clients pour faire une paie. Il a voulu essayer de négocier car certains avaient gardé l'ancienne rémunération mais, il s'est pris une " grande claque "car d'un air dédaigneux il a essuyé un refus.

Il a dit " non " et il a été licencié le 5 janvier 2007 comme les autres sans ménagement ni respect.

Le PSE, du temps perdu disait-il car rien de concret.Pourtant, il ne voulait pas être au chômage, il avait honte et petit à petit il est tombé en dépression. Il a décidé de se reclasser lui même en changeant complètement d'orientation. Il a créé son entreprise en entretien d'espaces verts.

Pendant ce temps, sa santé s'est aggravée, de cette dépression il s'en est jamais remis, pire elle s'est transformée en cancer dont il est décédé en mars 2009, après de longues souffrances.

Aujourd'hui, ma vie est un cauchemar en bien des points. C'est pourquoi, j'attends que ce puissant groupe Générali, règle cette médiation rapidement à hauteur des préjudices subis et dans un grand respect envers tous ses anciens salariés qui ont fait les beaux jours de leur entreprise. 

 

Bonjour Vincent,

Il est important de nous faire parvenir un maximum de témoignages, merci de nous les faire parvenir.

Pour la suite :

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A bientôt.

Amitié.

 

 

Témoignage n° 15

 

Juin 1976 je reçois ma première lettre de licenciement, mais je m’y attendais.

J’étais jeune marié et je travaillais avec mon épouse dans une entreprise florissante qui employait 37 personnes.

En mai 1975 les délégués du personnel avaient lancé un mouvement de grève suivi par 98% du personnel. Les motifs principaux de cette grève étaient la rémunération des heures supplémentaires (nous faisions parfois 52 heures par semaine), le paiement d’un treizième mois à tous, mais aussi la signature d’un contrat de travail en bonne et due forme.

Après deux longs mois de grève nous avons eu gain de cause, et nos revendications ont été étendues aux deux conventions collectives nationales qui nous intéressaient.

Par contre les conditions de travail sont devenues intenables, les salariés grévistes ont été licenciés les uns après les autres. D’autres, comme mon épouse, ont été harcelés et poussés à la démission.

Ce conflit a eu un tel écho dans la presse régionale, et même nationale, que personne d’entre nous n’a retrouvé un emploi dans notre branche.

C’est ainsi que j’ai fais mon galop d’essai en juillet 1976, et que j’ai commencé ma carrière au G.P.A La Populaire le premier septembre 1976.

Immédiatement j’ai eu la charge d’un secteur comprenant 4 listes d’encaissement à domicile dont l’une était vacante. Il me fallait donc dès le départ assurer, en plus de mon activité de Conseiller, l’encaissement, l’arrêt des comptes et surtout faire mon salaire.

Ce même mois de septembre 1976, les syndicats de G.P.A. lançaient un mot d’ordre de grève car la compagnie avait abaissé le commissionnement des contrats IARD, portant la base de calcul du commissionnement à trois ans au lieu de 10 ans afin de s’aligner sur la nouvelle législation concernant les résiliations.

Notre inspection connaissait un déficit d’effectif constant, et le chargé de secteur qui avait assuré ma formation s’était retrouvé en grandes difficultés. C’est ainsi qu’en 1978 on m’a demandé de céder le secteur dans lequel j’avais évolué, que j’avais développé et assainit.

Je perdais ainsi tout le bénéfice des commissions de suite IRD car mon collègue, syndicaliste en l’occurrence, ne s’est pas gêné pour remplacer tous les contrats que j’avais produits, s’assurant ainsi du travail jusqu’à sa proche retraite.

En 1987 je suis convoqué par le directeur régional, M. A. M., et mon inspecteur. Je ne connaissais pas du tout l’objet de cette convocation. En fait il s’agissait d’un redécoupage de portefeuille, et sans mon accord cette opération était impossible. Je devais perdre 157 foyers !!

Après discutions, Monsieur A.M. me promet en échange l’accession au statut d’Echelon Intermédiaire. Pensant que cet homme était de parole, j’ai accepté et j’ai cédé une partie de ma clientèle sans demander de confirmation écrite. Inutile de vous préciser que je n’ai rien obtenu en échange, je me suis fait abuser.

Bien entendu j’ai protesté tant oralement que par écrit, mais en vain. Mon inspecteur qui avait assisté à l’entretien, et qui quelques années avant avait sauvé son inspection grâce à moi, avait subitement des pertes de mémoire que je ne lui connaissais pas auparavant.

Les relations avec mon directeur régional se sont donc fortement dégradées.

Cette même année, je me suis retrouvé en troisième position du concours annuel. Les deux chargés de secteur qui me précédaient ont été éliminés du fait de leur énorme taux de chute, je devais donc théoriquement être nommé champion de région. Mais ce cher directeur a tout simplement refusé de m’accorder le titre, avec la bénédiction de ma hiérarchie, parce que j’avais osé lui tenir tête. Il n’y a donc pas eu de champion de région cette année là.

Quelques temps après, l’organigramme de la société à changé. C’est ainsi que M. A.M. a été muté dans le nord, et que j’ai retrouvé mon ancien et premier inspecteur divisionnaire comme inspecteur général, ce qui ne me déplaisais pas du tout car c’était quelqu’un d’intègre.

En 1988, mon inspecteur principal décède à l’âge de 40 ans, ce qui du coup a remis en cause tous nos plans de développement sur la région. En effet il devait reprendre la division après la mise en retraite imminente de notre inspecteur divisionnaire, quand à moi je devais reprendre l’inspection.

Malheureusement, et malgré l’intervention et l’appui de mon inspecteur général, M. A.M. a réussi à mettre en place un de ses amis.

Suite à cette déception, j’ai décidé de prendre du recul, de ne plus assister aux réunions, sauf obligatoires, mais j’ai continué à gérer et à faire prospérer mon portefeuille avec l’aide de mes agents à temps partiel. Seul dans mon coin, comme un agent général, sachant que tous mes clients disposaient de mon numéro de téléphone et de mon adresse personnelle. J’ai d’ailleurs aménagé le bureau à mon domicile de façon à pouvoir accueillir la clientèle dans les meilleures conditions possibles.

En avril 1993, le réseau commercial est dans l’inquiétude. Nous sommes tous convoqués au bureau division afin de signer l’avenant de modification de la rémunération à effet du premier juin. Tout était bien orchestré, de la présentation de la nouvelle rémunération jusqu’à l’intervention des IP. Pratiquement tous les C.C. étaient enthousiastes, enfin nous allions avoir un salaire fixe. Comme je possédais les détails de la nouvelle rémunération bien avant la réunion, j’avais eu de temps d’étudier son fonctionnement, ce qui m’a permis de poser bien des questions gênantes à mes supérieurs qui n’on pas du tout apprécie mes interventions.

En fin de compte nous étions deux à refuser de signer, ce qui nous a valu quelques intimidations et brimades sans trop de conséquences par la suite.

En 1993 l’inspecteur qui avait été nommé à ma place a été dégradé et muté, (pour des raisons que je ne souhaite pas développer), et un ancien collègue de la division voisine a pris sa place.

Etonné, au vu de mes résultats et de mon travail irréprochable, que je sois toujours conseiller commercial, il m’a proposé auprès du divisionnaire comme inspecteur commercial.

Je n’y croyais pas, et pourtant quelques jours après, mon inspecteur et mon divisionnaire m’ont annoncés leur visite pour me faire part de la bonne nouvelle en présence de ma femme.

Mais c’était sans compter l’intervention de M. D. M., nouveau responsable régional, qui a opposé un refus du fait qu’il me manquait un agent à temps partiel productif. Il m’a conseillé de recruter mon conjoint.

Ce que je fis dans la foulée. Par contre ce même M. D. M. a refusé le dossier de candidature de mon épouse car soit disant la compagnie ne pouvait pas embaucher des couples ????

En juillet 1998 mon dermatologue m’annonce que je suis atteint d’un cancer de la peau.

Sans gravité, certes, mais très difficile à accepter surtout pour ma famille. Inutile de vous dire que le moral est au plus bas, mais je continue à travailler.

Je me fais opérer en novembre 1998, au grand dam de ma hiérarchie qui perd un élément pour le plus grand mois de production de l’année.

Ma convalescence dure deux mois, et la reprise n’est pas évidente après cette absence. Raison pour laquelle pendant les deux ou trois mois qui suivirent les résultats ne seront pas ce qu’ils devraient être. La réaction de la hiérarchie, en la personne de M. D. M., ne s’est pas fait attendre, c’est l’avertissement avec menace de licenciement. Après quelques échanges de courriers celui-ci s’est excusé, mais par messagerie minitel.

Nous voila 8 ans plus tard, mon portefeuille compte désormais 1493 foyers, il en comportait 386 quand on me l’a confié.

Ce résultat est le fruit de 31 ans de travail auxquels seuls m’ont apporté aide et soutien, et je les en remercie chaleureusement, mes agents, et surtout mon épouse qui a vécu le G.P.A. au quotidien, et maintenant Generali, mais malheureusement pas pour les mêmes raisons.

Pour le moment je suis encore au chômage, et fait partie de ces 18% de sans emploi de ma région, et je désespère de retrouver un travail à mon âge, sachant que je me suis privé au départ des propositions d’emploi reçues tant de Groupama, d’AXA, du groupe Prévoir et autres à cause de la clause de non concurrence.

A mon avis les responsables de ce gâchis sont à rechercher auprès des cadres de cette entreprise qui n’ont eu de soucis que leur intérêt carriériste personnel. Leur politique de management à courte vue perdra à moyen terme cette société, qui s’est séparé d’une partie de son trésor le plus précieux, des femmes et des hommes performants qui auraient du avoir comme mission la transmission de leur savoir. En effet la lecture de vos témoignages confirme que c’est bien les meilleurs éléments qui on été licenciés, donc les plus hauts salaires, et par voie de conséquence les salariés les plus professionnels.

Nous sommes actuellement en stand by, en attendant le résultat de la médiation, et en profitons pour reprendre notre souffle après près de quatre ans et demi de combat pour arriver enfin à cette médiation tant souhaitée et que j’espère digne de l’entreprise Generali, qui souvenons nous, ne nous a pas licenciés à ce jour, et par voie de conséquence devrait nous réintégrer.

Comme j’ai perdu toute confiance dans cette entreprise et surtout dans ses cadres pour les raisons évoquées ci-dessus je me tiens prêt à recommencer à n’importe quel moment le mouvement engagé et à le radicaliser, sachant que je peux compter sur vous tous, contrairement aux lâches que j’ai connus tout au long de ma carrière.

 

@ Vincent Prudor

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Bonsoir Vincent!!

 

Témoignage n° 16

 

C'est en répondant à une annonce parue dans le journal régional, que je suis entré au GPA en 1995.Comme dans beaucoup de régions, la division était en pleine structuration avec un nouvel Inspecteur Divisionnaire venant du réseau. J'ai récupéré un secteur de 180 clients sur lequel il a fallu faire abstraction des horaires comme beaucoup et prospecter et recréer la confiance.

Comme beaucoup d'entre nous j'ai obtenu certaines récompenses par la qualité de production et la quasi -inexistence de chutes, bien souvent liés.

C'est donc tout naturellement que j'ai fait passé les galops d'essais dès 1996 et formé les jeunes recrues avant de m'atteler a la croisée des chemins , de prendre en charge une mission d'animation et d'alourdir encore mes horaires car le temps consacré aux cours est assez lourd.

Comme le disait un collègue c'est aux prix de sacrifices personnels que nous avons modelé nos rémunérations et comme beaucoup jusqu'en 2006 je gagnais très bien ma vie.

Courant 2006, les premiers bruits arrivent, avec des mots rassurants, nous saurons préserver nos intérêts communs.
Prise de connaissances des nouvelles modalités et après calcul de ces pertes colossales et de cette volonté de gagner en volume en perdant la qualité et le suivi, je refuse.

Quelque temps après mon divisionnaire me reconvoque en m'affirmant qu'il peut maintenir mon salaire uniquement pendant six mois et encore avec rattrapage possible.
Apres mise à plat des éléments je lui confirme mon refus et reçois ce fameux courrier en janvier.

Je passe rapidement sur les offres faites par Generali entre 120 et 500 kms de mon domicile.

Depuis comme certains après des moments difficiles j'ai pu bénéficier de l'accre ce qui n’a pas empêché des moments de doutes et surtout uns chute de revenus de 80%

Il est donc tout a fait normal que les fautifs payent aujourd'hui et que l'on arrête de se cacher derrière des textes ou des lois de marchés qui n'étaient aucunement déclencheurs.

Bonjour amical au comité.

 

@ Vincent Prudor

Pour la suite :

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Témoignage n° 17

 

Je suis entré au GPA en 1977, et ai toujours œuvré pour la bonne marche de l'entreprise, dans le plus grand respect des clients, sans compter mon temps avec un engagement total.
J'ai été lauréat des commerciaux en moyenne une année sur deux, et ai même été recordman de France des conseillers en 1981. En 1987, j'ai été distingué par la remise des insignes d’argent.
Pour mon dernier mois d'activité, (12/2006), j'ai terminé premier au classement national. J'en étais arrivé, par mon travail, à avoir l'un des plus gros portefeuilles du sud-ouest, avec 1300 clients et plus de 2200 contrats, et étais reconnu dans ma région, sans aucun problème de relation, tant avec mes clients que ma hiérarchie.
En 2006, quand on m'a imposé la modification de mon système de rémunération, après avoir vérifié, je me suis aperçu que je ne pouvais concevoir les nouvelles conditions de "vente", avec des produits inadaptés. Bref, je ne me reconnaissais plus dans le métier.
De plus, j'allais perdre 30% de ma rémunération.
J'ai refusé, ce qui m'a valu d'être licencié.
Par la suite, tout à basculé; vie au quotidien, aide à ma fille et à mes petits enfants, suite au décès de leur père, etc. .... J'ai dû prendre sur mon épargne.
En décembre 2007, j'ai subi une intervention chirurgicale à l'estomac, suite à des problèmes dus au stress, et, en mars 2010, j'ai à nouveau subi une intervention, concernant des ennuis cardiaques, avec pose d'un stent, également dus au stress.
A 58 ans, je dois vivre avec des pathologies lourdes, certainement provoquées par 30 années de travail commercial, avec un souci constant du travail bien fait, et un stress encore accentué en 2006 par un licenciement abusif.
J'ai reçu les témoignages de nombreux clients qui n'ont pas compris la décision de GENERALI, se sentant abandonnés suite à mon licenciement, (aucune réponse à leur demande), et qui ont dû s'assurer auprès d'autres assureurs.
Tout ceci pour expliquer le gâchis provoqué par mon ex-employeur qui, de plus, n'a même pas eu l'honnêteté de me payer ce qu'il me devait:
-indemnité de licenciement correspondante à la législation
-indemnité compensatrice de clause de non concurrence
Quant au P.S.E, il a été effectué dans des conditions désastreuses; entretiens dans un bar.
De plus, l'abattement des 30% a vraisemblablement fait perdre des droits importants, en faisant faire des économies importantes à l'employeur sur les charges sociales,
Dans mon cas, en me licenciant, c'est une somme importante qu'il économise en n'ayant pas à payer d'indemnités de fin carrière (cadre commercial, 37 ans d'ancienneté au départ à la retraite).
Aujourd'hui, je suis salarié dans un cabinet de courtage, depuis le 01/01/2011, en situation précaire, avec un salaire mensuel représentant un tiers de celui de 2006.
J'espère que les dirigeants de GENERALI auront l'honnêteté de considérer notre cas au travers de cette médiation, car, jusqu'à présent, ils ont été en dessous de tout concernant ces licenciements.

@ Vincent Prudor

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Révoltée!!!

 

Témoignage n° 18

 

Je suis rentré au GPA à la fin de l'année 1999, après une vie professionnelle bien remplie puisqu'à l'époque j'avais 51 ans et 6 mois. Je pense que c'est cela qui a emporté la décision lors de mon embauche. Après une titularisation par anticipation j'ai vraiment pris conscience que c'était vraiment ce que je voulais faire: mettre au service de mes clients mon expérience dans les secteurs d'activités que j'avais traversés.


Pas questions pour moi d'être une bête à concours,(quoique j'ai quand même gagné un voyage) toujours avec des résultats satisfaisants même si les responsables en place me disaient et me faisaient comprendre que je pouvais faire mieux et donc gagner encore plus. Ma plus grande réussite c'était la satisfaction de mes clients, de les voir heureux et de toujours m'accueillir avec le sourire, je faisais un peu partie de la famille

Je me sentais bien et je pensais terminer ma carrière au GPA, l’âge de la retraite qui n'étant plus très loin. Mais non les têtes pensantes en ont décidé autrement pour le bien de tous à les entendre....J'ai senti tout de suite que le clash était proche vu la tournure des évènements et le flou artistique entretenu autour de cette proposition.

Je me suis retrouvé sans rien à 59 ans du jour au lendemain comme vous tous, après la déconvenue du montant des ASSEDICS entre autre, il a fallu taper dans le dur ,déménager 2 fois car l'on pense toujours s'en sortir rapidement, plus de vie sociale, vider les comptes épargne mis en place pour la retraite et bien content quand même de les avoir...Je me suis mis à mon compte en tant que mandataire et c'est seulement depuis peu que j'ai un résultat positif et j'ai eu la chance d'avoir un banquier qui de prêt en prêt m'a tenu la tête hors de l'eau.
J'attends un juste retour des choses, une compensation financière mais elle n'effacera jamais les angoisses du lendemain, le traumatisme psychologique subit et bien d'autre choses encore dont je préfère ne pas parler....

 

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Témoignage n° 19

 

Je suis entré, chez GPA (Groupe Populaire Assurances), en qualité d’Auxiliaire Services Clients en 1990. A cette époque j’avais déjà un emploi stable depuis sept ans dans une entreprise de distribution alimentaire, je gagnais bien ma vie et je venais d’acheter ma maison, j’étais marié et nous avions deux enfants.

Les responsables de GPA m’ont promis une carrière enrichissante mais j’ai préféré faire mes premiers pas dans l’assurance en travaillant à temps partiel.Après une année d’activité, j’ai donc sauté le pas, j’ai quitté l’entreprise de distribution après huit ans, pour intégrer GPA à temps complet. Les premières années furent difficiles.Ayant toujours beaucoup travaillé (les journées était longues), j’ai rapidement intégré l’équipe qui développait l’assurance collective.J’ai finalement développé pendant 16 ans un portefeuille de clients particuliers et j’ai créé à partir de rien un beau portefeuille de clients en collective. Les fruits du travail accompli pendant, toutes ces années, c’est GENERALI, qui en profite à présent.La carrière aurait très bien pu continuer, mais GENERALI, a préféré que la récolte lui rapporte d’avantage. 

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Merci pour vos encouragements, nous travaillons d'arrache-pied et croisons les doigts

 

Toutes nos amitiés à vous tous qui nous soutenez au quotidien

 

Témoignage n° 20

 

Après une carrière militaire (marine nationale), j'ai cherché une reconversion dans ma région.L'assurance et la finance me passionnaient; plusieurs compagnies me faisaient des propositions.J'ai été attiré par le contact client et l'esprit d'équipe que promouvait le Groupe Populaire Assurances de l'époque.Je suis donc entré au GPA en janvier 1991 sur un secteur proche de mon domicile.Après 3 mois de stage non rémunéré, j’ai été nommé CCA puis CCT par anticipation après 6 mois de fonction.Le métier me passionnait; je ne comptais pas mes heures; les clients me faisaient confiance et les affaires marchaient bien.Si bien même qu'après 3 années à redresser mon secteur, à augmenter le nombre de clients et surtout l’encaissement, la direction a décidé de le scinder en deux sans aucunes contreparties bien sur.Mais j'ai continué sans problème, d'autant que dans notre Territoire d’organisation, la hiérarchie faisait défaut (pas d'inspecteur pendant 5 à 6 ans) et notre divisionnaire nous faisait confiance.Mon encaissement augmentait tous les mois avec un taux de chutes proche de zéro.Les clients me faisaient confiance, il n'y avait pratiquement pas de résiliation. La compagnie était contente et m'a nommé échelon intermédiaire (expert) en février 2004.En 2005 le vent a tourné, la pression était de plus en plus difficile à vivre, la politique du GPA amorçait la proposition de changement de rémunération que la direction a imposée. Faire du chiffre quitte a décevoir nos fidèles clients, avec en remerciements une baisse de salaire de 50 %.Comme de nombreux autres conseillers, je pensais être défendu par les syndicats et écouté par notre hiérarchie;qu’ils n'allaient pas se séparer d'autant de collaborateurs qui ont fait les beaux jours de la compagnie ou bien qu'un autre poste nous serait proposé.Et bien Rien !, ce fut tu signes ou on te vire!A 49 ans je me suis retrouvé inscrit aux ASSEDIC (après 34 années salariées) et là, le moral en prend un coup : pas de travail dans ma région, j'ai donc entamé une reconversion, passé un diplôme d'Etat d'éducateur sportif au creps avec de jeunes étudiants. À 50 ans retourner sur le banc pas évident.Depuis je travaille à mi-temps en CDD (fin prévue le 30 juin prochain), après ?????Mon salaire actuel est divisé par 6, je fais avec! .Mes enfants terminent leurs études et mon épouse a un travail, heureusement.Mais le moral est là, et c'est important.Je fais confiance à notre avocat, aux membres du Comité et aux médiateurs pour qu'enfin je puisse avoir les moyens de faire face à l'avenir. 

@ Vincent Prudor

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Témoignage n° 21

 

Fraîchement sorti de mes études, je suis embauché en 1992 au GPA, je me passionne vite pour ce métier de proximité avec les clients, un métier humain.
En 1994, la société propose à l'ensemble de ses commerciaux un avenant au contrat de travail, avec modification du système de rémunération. Je le signe, car après calculs il est plus favorable pour les nouveaux, mais beaucoup d'anciens refusent ce nouveau système et sont conservés dans la boutique (ils resteront pour ceux que je connais dans la compagnie jusqu'en 2007).
Tout n'a pas été facile durant ma carrière, mais j'ai pu m'épanouir en formant des jeunes recrues, être fier de leur réussite.
En 2006, proposition de la société de modifier le système de rémunération, mais là nous n'avons pas le choix, c'est oui ou licencié... Après calculs, et si j'accepte, je perds 47 % de ma rémunération à travail égal. Sur les 30 conseillers présents à l'époque dans notre Division, 28 signent une pétition pour dire NON à cette proposition (juillet 2006). Mais la compagnie passe en force ce nouveau contrat, et après mon refus, je suis licencié en janvier 2007.
Un nouveau combat démarre, je suis obligé de vendre ma maison, et de partir vivre avec mon épouse et mes 2 enfants chez mes parents, à 38 ans !!! Pour m'en sortir je me mets à mon compte, et ce n'est qu'en janvier 2010 que nous quittons le cocon parental... 3 ans de remise en question forcée, de remise à niveau financière, de sacrifices pour toute ma famille.
Fin 2010, c'est un jugement en notre défaveur, nous faisons appel, car d'autres jugements ont condamné GENERALI, mais il faut encore attendre. Aujourd'hui je veux juste pouvoir tourner la page, que GENERALI reconnaisse ses torts, et règle ces licenciements à leur juste valeur, pour ma part j'ai donné 14 années de bons et loyaux services à la compagnie, j'ai été fidèle, car j'aimais mon métier, mes clients et j'étais fier de représenter GPA. 

@ Vincent Prudor

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Témoignage n° 22

 

Avant de rentrer au GPA, j’ai été professeur de musique durant 15 ans en Etablissement privé et à l'Education Nationale. Ce métier, que j'aimais beaucoup, m'a permis d’entrer en relation avec beaucoup de familles, de jeunes et d'adultes. J'ai été recruté par l'Inspecteur Principal et le Divisionnaire de l'époque, qui m'avaient convaincu de venir au GPA du fait que je connaissais plein de monde et que cela m'aiderait à démarrer et conforter mon activité. J'ai accepté et j'ai découvert que mon secteur avait été massacré par la concurrence, j'hérité donc d'un portefeuille avec moins de 100 clients, qui était pour démarrer un véritable handicap. Il a fallu dans ce conteste faire sa place, revoir chaque client et famille et lancer les prospections. En quinze années d'activités j'ai assis ma présence sur le territoire et je maintenais mon portefeuille à environ 700 clients, en permanence. Le respect du client était un atout essentiel dans cette relation qui se voulait et était durable. L'ambiance dans notre équipe était excellente, nous étions 9 collègues dans notre T.O. et nous nous réunissions régulièrement chez notre I.P. Depuis 2007 c'est la débandade dans le portefeuille, des jeunes, remplacent d'autres jeunes, il n'y a plus l'ambiance d'équipe.
Depuis ce licenciement, sur le plan de la famille mon épouse m'a quitté, ma fille aussi, je vie avec l'Allocation de fin de droit de 450 € par mois et l'aide de ma Maman. Je vais être obligé de vendre ma maison, et j'ai déjà vendu les bijoux que je possédais la semaine dernière.
A 56 ans je me sens dévalorisé, alors que toute ma vie j'ai travaillé et là je ne trouve pas d'activité, malgré le suivi réalisé avec l'équipe de Pôle Emploi. Je viens de recevoir le recommandé pour payer les médiateurs, je ne sais pas comment je vais faire pour les payer, et il va falloir payer aussi l'avocat, j'espère qu'il acceptera que l'on puisse le payer après la médiation?
J'attends beaucoup de cette médiation pour me permettre de relever la tête et pourquoi pas créer mon activité, mais cela demande des moyens financiers que je n'ai pas pour le moment.

@ Vincent Prudor

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Témoignage n° 23

 

Je suis rentré STC au 1 janvier 1994, CCA au 1 mars 1994 titularisé rapidement sur un secteur massacré par un IC dont il a fallu après plusieurs visites reconquérir la confiance des clients, ce portefeuille a grandi à une vitesse grand V puisque j'ai rapidement été nommé moniteur et après un an de fonction il ne restait plus que moi dans cette promotion ou nous étions une quinzaine à l'origine.
J'ai formé de nombreux commerciaux aussi bien sur mon département que les départements limitrophes, j'ai sacrifié ma vie de famille en déménageant sur un secteur avec une mission de CCMA ou il n'y avait jamais eu d'inspection GPA.
Quand on aime son métier et que l'on gagne correctement sa vie, on ne pense pas que nos têtes pensantes à savoir notre hiérarchie et notre direction puissent prétendre faire de nous des pions sur des sièges éjectables à tout moment.
Après ce licenciement abusif car il n'est pas fondé sur les modifications de loi Marini et Fourgous comme a bien voulu nous faire avaler la couleuvre notre DRH, la preuve en est que les produits sont toujours commercialisés sans modification des valeurs de rachats des deux premières années. Quand on se retrouve en quelques mois avec un revenu divisé par trois et avec des enfants à charges, il faut se retrousser les manches et continuer à avancer si l'on veut conserver ses acquis familiaux et patrimoniaux. A ce jour malgré un travail à temps plein, je suis très loin de mes revenus précédents, je ne paye plus d'impôts, j'ai perdu quatre trimestres pour la retraite ce qui va repousser un peu plus l’âge auquel je pourrais prétendre à partir à la retraite.  

@ Vincent Prudor

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Témoignage n° 24

 

Je suis rentré au GPA en mars 1993, suite aux recommandations de mon frère qui lui y était entré en 1984.

Au départ, j'ai découvert une société humaine dans laquelle je me suis investi complètement, ne ménageant ni mes heures de travail, ni mon enthousiasme ........

Malgré tout, les premières années furent difficiles, mais avec beaucoup de persévérance et le dynamisme de l'équipe, cela m'a permis de franchir des paliers tant dans ma vie professionnelle que dans ma vie privé.

Il m'arrive encore aujourd'hui de recevoir des témoignages de sympathie d'anciens clients de Generali, ce qui me conforte dans l’idée que j'avais su construire avec ma clientèle une vraie relation de confiance.

Une fois mon licenciement prononcé, la chute professionnelle a été vertigineuse car âgé de 43 ans à l'époque je souhaitais faire une reconversion professionnelle dans un domaine complètement différent.

Après avoir préparé un dossier bien ficelé et validé par le cabinet Rheso qui était mandaté par Generali pour nous aider dans cette reconversion, j'ai eu la désagréable surprise de constater que Generali rejetait mon dossier...sans recours possible pour moi.........

Aussi à ce moment là, j’ai reçu une deuxième claque, aussi douloureuse que la première en me demandant ce que j'allais pouvoir faire de ma vie et comment j’allais réussir à subvenir aux besoins de ma famille....

Deux années de vaches maigres allaient se passer autant financièrement que dans le cadre de ma vie familiale, jusqu'à ce que suite à ma persévérance et à ma détermination, je pu enfin retrouver un emploi en juillet 2009 dans un secteur complètement différent, celui de l'automobile.

Toutes ses quatre années de galères m'ont fortement marqué, financièrement et humainement et je souhaite aujourd'hui une issue rapide à ce différent qui m'oppose a Generali afin de tourner une page douloureuse de ma vie.

@ Vincent Prudor

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Témoignage n° 25

 

Entré au GPA en 1999, recruté à l’époque par voix de presse, l’individu qui m’encadra me dit alors qu’il me fallait oublier mon passé (pas simple) et malgré mes résultats me dit que lui, et notre divisionnaire auparavant, avaient été titularisés au bout d’un an et qu’ils ne dérogeraient pas à cela.
Je fus donc titularisé dans ma fonction au bout d’une année et dans la foulée satisfaisais aux tests pour être nommé moniteur et atteignais rapidement le statut d’Echelon Intermédiaire. J’alternais mission de soutien auprès de collègues en intra et extra muros ainsi que mission de monitorat auprès de nouvelles recrues.
Notre Inspecteur Principal prenant la retraite j’ai assuré l’intérim en attendant la venue de son hypothétique remplaçant, en effet notre bureau était distant de 85 km du bureau division.
J’étais bon pour assurer cette forme d’intérim non reconnue, mais pas pour accéder au statut de CCMA (Conseiller Commercial en Mission d’Animation), car trop âgé. Un Inspecteur tout neuf, au propre comme au figuré, arriva. Au grand dam de notre divisionnaire nous échangions et nous nous entendions parfaitement, las ce dernier nous quitta au bout de 10 mois pour rejoindre la concurrence, je reprenais du service avec le pseudo intérim de notre TO (Territoire d’Organisation). Ensuite, nous avons eu droit au passage d’un premier éventuel futur Inspecteur à mi-temps,1 jour par semaine pendant 2 mois, puis un autre qui n’a pas donné suite ….
Et toujours votre serviteur à la tâche, des enquêtes en tout genre, j’ai d’ailleurs conservé les mails envoyés tant par l’AD (Assistant Division) que par le Divisionnaire me missionnant sans rétribution, pour le fun…….
Pour Info, je dois dire que j’ai occupé un poste de cadre pendant 29 ans (1970 – 1999). Au GPA, il a fallu repartir de zéro et accepter que l’on m’oppose mon âge pendant 8 années et ce malgré un travail et un enthousiasme sans failles.
Le pire est arrivé le jour ou notre divisionnaire nous a présenté la nouvelle rémunération, outre le fait que je perdais 40% de mes revenus, il me dit, vous n’avez qu’à faire 6 contrats de plus et des nouveaux clients et tout ira bien, sic, la moyenne nationale mensuelle des contrats par commercial était de 8,6, pour ma part j’étais à 23,8 de plus cet individu me rappela que j’avais 57 ans, qu’est ce que j’allais pouvoir faire à cet âge là … !
Mes collègues et moi-même avons tout donné à cette Compagnie qui est à la limite d’un comportement identique à celui d’une secte. Qui n’a pas eu comme réflexion de la part de son encadrement : essayez un temps cette nouvelle rémunération, il sera bien temps de prendre la décision de votre départ ultérieurement.
Aujourd’hui, 50 mois après mon refus de cette rémunération de vendeur, j’émarge au quart de mon ancienne rémunération, ai vu mes économies d’une vie active fondre en totalité et ai pour moi l’avantage…….. ! d’habiter dans la maison de ma mère à 61 ans, intéressant non ?
Alors, oui, je ne suis nullement enclin à évoquer mes déboires causées par cette Entreprise dont l’intérêt
semble n’être que la prise d’intérêts, mais ai voulu par ces quelques phrases m’associer aux collègues d’infortune
qui ont fait la démarche d'oublier un temps une pudeur toute naturelle pour tenter de donner une autre dimension à notre dossier.
Amitié à tous et toutes,

@ Vincent Prudor

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Témoignage n° 26

 

Je suis rentré par connaissance au GPA en novembre 1998 puisque ma sœur y travaillait. Une inspectrice m’a très bien formé surtout sur les problèmes de succession. J’ai investi beaucoup de temps pour me former et beaucoup de temps et d’argent pour faire de la prospection car les quelques clients qui composaient mon portefeuille étaient plus ou moins moribonds. CCA ( Conseiller Commercial Auxiliaire) en février 1999, Titularisé par anticipation 3 mois plus tard.

Avec beaucoup d’heures de travail, les résultats n’ont pas tardé à arriver : Félicitations du directeur général en 1999 et 1er voyage gagné en 2000.

Division championne de France en 2001 et TO (Territoire d’Organisation) plusieurs fois récompensé. J’ai gagné 5 voyages en tout, et j’avais même gagné le Brésil pour 2007.J’étais aussi devenu moniteur et je voulais m’orienter vers l’inspection d’entreprise. Mais des chefs me mettaient les bâtons dans les roues et m’empêchaient d’évoluer, car, j’étais un producteur de base qui leur rapportait trop en temps que tel.

Ce métier me plaisait beaucoup par les relations humaines qui se créaient avec les clients, et par les produits vendus qui nous permettaient de rencontrer de simples personnes comme des chefs de PME.

Ce métier, ou plutôt le GPA était devenu une maitresse très exigeante en temps puisque les 10 à 12 h quotidiennes étaient fréquentes ainsi que les samedis matin. J’ai tout donné au GPA.

J’étais bien loin des 35H par semaine et d’ailleurs nos responsables nous interdisaient de marquer plus de 35 heures et 5 jours sur les rapports. Bref si la situation financière allait à peu prés la vie de famille en prenait un coup puisque cela s’est soldé par un divorce.

A l’automne 2006, le GPA nous a proposé un nouveau contrat de travail, avec la course aux contrats et la vente multiple à tout prix. On ne devait plus se préoccuper du client seulement lui « fourguer » le plus de contrats possibles. J’ai donc refusé cette course en avant car j’avais calculé qu’elle entrainait une diminution de salaire, malgré la simulation faite par mon inspecteur me montrant que je gagnais plus (pendant un entretien entre deux portes de 5 mn).

J’ai donc refusé ce nouveau contrat de travail a 52 ans. Ma vie a basculé dans les difficultés, avec des indemnités de licenciement basses et des prestations chômage de 30% inferieur à la réalité du salaire et de plus j’avais à régler une pension alimentaire indexée sur les précédents salaires.

J’ai effectué un bilan retraite récemment et j’ai mesuré l’ampleur du manque des 30% sur la retraite de base.

GPA a fait d’énormes économies et nous nous allons devoir payer cet abus de droit pendant toute la durée de notre retraite…

Il faut se battre contre cette injustice d’un grand groupe qui fait fi des lois et qui fait ce qu’il veut.

Continuons à nous battre…

 

@ Vincent Prudor

Pour la suite :

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Témoignage n° 27

 

Mon histoire par rapport au GPA est un peu atypique et c’est d’ailleurs ce qui m’a empêché de la raconter jusqu’ici. Venant de l’informatique, j’ai fait le choix de rejoindre GPA, suite à un changement de situation (divorce) dans le but de gagner correctement ma vie tout en disposant de la souplesse d’organisation liée au métier de commercial pour accompagner mon enfant qui avait des difficultés. Mon divisionnaire qui m’a repérée lors d’un forum pour l’emploi, était assez réticent quant à mes qualités commerciales. J’ai donc fait un parcours complet de test en remplissant à chaque fois la mission qui m’était confiée (liste de 50 personnes susceptibles de devenir mes clients parmi mes amis et proches ; ensuite liste de 100 personnes recommandées par les 50 1ères etc.)

Les tests ayant été concluants, j’ai donc commencé en février 2004 en tant que stagiaire du réseau commercial.

Ayant rempli mes objectifs du mois, je suis passée conseiller commercial auxiliaire (CCA) le 2ème mois. Il convient de préciser que depuis le départ, j’avais informée ma hiérarchie de mon souhait de commencer par le métier de commercial qui convenait à ma situation du moment, pour apprendre les rouages du métier et évoluer par la suite vers un métier de support et de conseil, me permettant d’utiliser mes connaissances à la fois informatiques, commerciales et en assurances. On m’a assurée que GPA, faisant partie d’un grand groupe, il n’y aurait aucun problème : 1er mensonge découvert par la suite. Malgré quelques difficultés, je ne comptais pas mes heures et me suis battue pour être titularisée au bout d’une année. J’aimais ce que je faisais et mes clients étaient contents de mes prestations. Ça se passait très bien avec mon inspecteur et le reste de l’équipe. J’étais un peu devenue le support dédié du TO (équipe d’un inspecteur) et apportais mon aide aux collègues qui avaient du mal avec l’informatique ou à comprendre certaines formations assez techniques. Fin 2005, parce que ma situation personnelle s’était stabilisée et que j’éprouvais le besoin d’exploiter mes compétences techniques, j’ai fait part à ma hiérarchie de mon souhait de bénéficier d’une mobilité interne. J’ai adressé deux candidatures suite à la publication des postes vacants par la direction de l’emploi, dont les réponses ont été négatives. Mon divisionnaire m’avait alors fait savoir qu’il était plus difficile de recruter et de former des bons commerciaux que de recruter directement des profils plus techniques. Il pense que ma mobilité serait très difficile pour ne pas dire impossible. J’ai donc continué mon activité de commerciale avec l’ambition de grimper les échelons et avec l’espoir et l’envie d’y arriver.

Au moment où on nous a parlé du souhait de la direction de changer les règles de rémunération, j’étais 2ème de la division en terme d’apport de clients. L’argument de mon divisionnaire pour me retenir était que pour des personnes comme moi, il n’y aurait aucun problème par rapport à la nouvelle rémunération. Cela ne m’a pas convaincue car malgré un bon accroissement de mon portefeuille, je trouvais ma rémunération un peu juste au regard des efforts consentis : il m’arrivait d’avoir les derniers rendez-vous chez des clients à 21h en été ! Suite au refus de l’avenant litigieux, j’ai adhérée au PSE et postulée pour un emploi en adéquation avec mon parcours en gestion de Ressources Humaines. Naïvement je croyais encore possible de rester au sein du groupe Generali qui avait les moyens d’offrir d’autres opportunités à ses salariés. J’ai été reçue par ma gestionnaire des ressources et en 2ème entretien par une responsable RH. Lors de ces entretiens, je me suis aperçue qu’on m’avait reçue par pure formalité mais que la décision était déjà prise à l’avance. Sans surprise, on a fini par me répondre que ma candidature n’avait pas été retenue car mon profil ne correspondait pas au poste envisagé !!. Mon inspecteur avec qui j’ai gardé des bons rapports à ce jour, m’a dit qu’il fallait s’attendre à cette réponse car la direction ne « pouvait pas me récompenser d’avoir refusée l’avenant » ! J’ai donc été virée en janvier 2007 comme les autres. Je ne suis pas de nature procédurière mais quand je me suis aperçue que la direction s’était moqué de nous et que le PSE n’était que formel, ça m’a profondément blessée et j’ai décidé de rejoindre le groupe des 87 pour obtenir réparation. Malgré les conditions de mon départ, mes anciens collègues et mon inspecteur n’étant pour rien et ne voulant pas partir comme une voleuse, j’ai organisé un pot de départ en bonne et due forme. J’ai encore la belle montre que mes collègues ont bien voulu m’offrir à cette malheureuse occasion. Depuis mon licenciement, j’ai enchaîné des CDD malgré mon souhait de me fixer quelque part. Après le dernier, j’ai fait une auto-analyse et me suis aperçue que quelque chose ne tournait pas rond. J’ai donc consulté un psy qui m’a dit que même si je ne voulais pas le reconnaître, j’ai été traumatisée par le licenciement de GPA. Qu’au fond de moi, j’avais peur de me fixer pour ne plus subir la même chose d’où l’orientation de prendre des contrats où j’avais le choix de la fin !!! J’ai donc décidé de me sortir de cette situation en me faisant aider et en travaillant sur moi. Après plus d’une année de chômage et des nouvelles épreuves (deuils), je me sens enfin bien et en confiance pour prendre un nouveau départ professionnel.

C’est pourquoi, comme vous tous, je crois et attends beaucoup de cette médiation qui nous permettra d’écrire enfin des nouvelles pages de notre vie… Voilà ce que j’avais à dire par rapport à GPA. Affaire à suivre donc, mais pas à n’importe quel prix 

@ Vincent Prudor

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Témoignage n° 28

 

Je suis entré au GPA en 1997. Le divisionnaire était quelqu'un qui connaissait le terrain et avait un discours crédible et surtout qui représentait bien la dimension encore familiale de l'entreprise. Un an plus tard, je devenais titulaire et avais la sensation que je pouvais vraiment « faire carrière » au sein du GPA, comme on nous le répétait si souvent! Effectivement mon activité avait une dimension commerciale avec mes clients certes, mais aussi basée sur la confiance et la durée dans le sens où mon rôle était d'apporter un véritable conseil.
La nouvelle orientation que Generali a voulu prendre avec cette rémunération en 2006 a totalement changé la donne. Financièrement perdre 30 % de ses revenus était pour moi inacceptable même si le nouveau divisionnaire voulait me faire croire qu'en changeant notre façon de travailler, c'était une opportunité qui pouvait même augmenter nos revenus !
C'est bien d'avoir de l'humour mais dans certains cas il vaut mieux s'abstenir !

Il fallait en fait devenir un vendeur à tout prix et oublier ce qui définissait la qualité de notre métier à savoir le conseil. Le sentiment que j'ai ressentis était celui de la trahison et d'un manque total de reconnaissance pour les 10 ans passés dans cette entreprise. Période pendant laquelle j'ai pu construire une relation solide avec mes clients qui savaient pouvoir compter sur moi pour assurer un véritable suivi. Aujourd'hui je sais par leurs témoignages que cette proximité pour eux n'est plus une réalité mais un souvenir, certains se sentent abandonnés.
Suite au licenciement, j'ai dû rebondir professionnellement. Dans le cadre d'une association je me suis mis à mon compte. Il m'a fallu contracter un emprunt relativement important. J'ai suivi une formation qui s'est déroulée sur plusieurs mois. Sur le plan familial cela s'est traduit par des semaines d'absences. L'éloignement n'est pas une partie de plaisir et surtout pas pour mes enfants qui comprenaient mais n'en garderont pas un bon souvenir !
Aujourd'hui mes revenus ne sont pas ceux que j'avais chez Generali. Mais il était inconcevable de rester dans un contexte de travail comme celui qu'on a voulu m'imposer ! J'ai rencontré certains conseillers qui avaient accepté le nouveau contrat de travail et beaucoup ne sont plus dans l'entreprise. Si le changement était vraiment bénéfique pour eux ils y seraient encore ! Leurs témoignages traduisent un climat insupportable motivé par une course aux contrats.
Les 87 salariés ont tous une histoire différente, mais nous avons tous la volonté d'aller jusqu'au bout de notre action face à Generali ! 

@ Vincent Prudor

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Témoignage n° 29

 

Bonsoir a tous.

Je me décide à prendre ma plume pour écrire un mot même si le cœur ne s’y prête pas. Apres tant de mois, tant de combats pour certains, il me parait un minimum logique de vous compter mon histoire. Entrée au GPA en 1994, titulaire un an après, ce n’était que du bonheur, moi qui ne connaissais pasgrand chose en assurance. Puis l’aventure continue je me prends au jeu, ma passion pour ce métier devient réelle. Je suis fière d’appartenir à un grand groupe. Puis on m'agrandit mon secteur car mes résultats sont prometteurs .Ensuite je deviens moniteur et reçois un diplôme d'honneur, bref tout va pour le mieux ....

Puis un jour, tout s’accélère jusqu’à ce jour du 05/01/2007. Venant tous juste de guérir d'un divorce, je me retrouve fragilisée, seule avec une fillette de 14 ans à élever en garde alternée.Mais avec 800 € environ pour vivre avec un enfant, ce n’est pas simple. Les mois passent, toujours rien qui se profile à l’horizon pour me sortir de se guêpier, pas de travail,les fonds sont en baisse et toujours une fille à élever, surtout ne rien faire paraître !

Alors que faire??? il ne m’est plus possible de payer un loyer et de garder ma fille avec moi. Alors, pour me mettre à jour et me battre, je décide de retourner chez mes parents. Mais ce n’est pas simple arrivée à mon âge ! Et avec un enfant ! Il y a le conflit des générations, eux aussi ne comprennent pas, comment ont-ils pu me faire arriver dans une telle situation. 6 mois passent et toujours pas d'emploi, mais les finances vont un peut mieux alors déménagement. Enfin 2 pièces qu'une agence a bien voulu m'accorder malgré ma situation difficile. Mais j'ai ma fille avec moi, je lui laisse la chambre et moi presque 24 mois sur le canapé. J'ai même été obligée de faire appel à Emmaüs pour régler un loyer ! Bon j’arrête, je passe sur les détails même s’ils sont souvent les plus importants.

Aujourd'hui, j'ai retrouvé un emploi mais seulement au bout de 22 mois, je suis repartie à zéro.

Voila, je voulais aussi juste remercier tous les acteurs qui ont œuvré jusqu'a présent pour notre combat, ainsi que notre avocat pour toutes les actions menées depuis le début.

Voila, c’est la première fois que je m'exprime. Même si tout n'est pas gagné, merci à tous pour votre travail.

@ Vincent Prudor

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Témoignage n° 30

 

Mon parcours : je suis entrée au GPA en avril 2002. Eh oui une petite jeunette ! Je venais de démissionner d'une entreprise dans laquelle j’étais commerciale et où je faisais 12h/jour.

Entrer au GPA était donc une amélioration de mes conditions de travail : gérer les besoins des clients tout en pouvant m'occuper de ma fille d'un an.Grace à GPA, j’ai obtenu une facilité de vie avec des horaires plus raisonnables et plus d'argent car ma paye avait presque doublée. Ce que j'apprécie le plus dans ce métier sont les contacts avec les clients, l'écoute et le conseil que l'on leur apporte tous les jours donc je me suis plu immédiatement. Mon parcours n'est pas atypique.

Mais j'étais dans une division où notre divisionnaire était virulent (harcèlement moral et propos racistes). Etant de nature à ne pas me laisser marcher sur les pieds, j'ai effectué des attestations pour mes collègues pour les défendre contre mon divisionnaire ce qui, vous vous en doutez, m'a apporté beaucoup de problèmes avec lui. Mais à cette époque les syndicats, celui auquel j'étais affiliée du moins, m'ont très bien défendue et soutenue puisque par la suite j'allais régulièrement aux commissions salariales sur Paris pour ne pas être licencié par ce divisionnaire, donc j'étais au courant de se qui se tramait donc très surprise au moment de notre licenciement : l'abandon total de certains syndicats!!!! Enfin passons. J’ai connu ensuite des problèmes de santé en cours de grossesse et j'ai reçue ma lettre de licenciement économique au moment même de mon accouchement et j’ai donc été licenciée pendant mon congé de maternité donc aucune pitié de la part de la compagnie licenciement avec tt le monde pas de différence. Financièrement, avec le chômage j'ai pris une claque vu mon arrêt de travail, avec les fameux 30%.C'est pour cette raison que je ne lâcherais rien à Generali : ils doivent indemniser le préjudice moral et financier qu'ils nous ont causé. J'ai réussi à créer ma propre entreprise mais comme tout le monde pour retrouver les revenus que nous avions à GPA cela mettra un certains temps et beaucoup de persévérance, je garde espoir comme vous tous. Grace à eux nous sommes plus fort moralement. Je suis une femme, mais nous sommes comme vous les hommes, nous avons besoin de notre indépendance et garder notre niveau de vie.Voila rapidement ces quelques mots, comme j'ai pu, je ne suis pas comme ceux du comité qui savent entreprendre beaucoup de choses et je les en remercie de tout mon cœur, pour leurs dévouement; leurs courage, et leurs patience pour nous, simples salariés qui nous défendons avec nos tripes du mieux que nous pouvons.  

@ Vincent Prudor

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Témoignage n° 31

 

Je suis entré au GPA en 1986 comme Conseiller Commercial. Dès 1990, je me suis spécialisé en assurances collectives et pendant cette période j’ai occupé diverses fonctions en tant que Conseiller Commercial Spécialiste en Entreprise, pour devenir, en 1992, Spécialiste en Entreprise jusqu’en 2000 pour ensuite être au poste d’Inspecteur des risques professionnels. J’ai fini enfin au poste d’inspecteur principal jusqu’à mon licenciement en 2007.Pendant ma carrière au GPA j’ai remporté 5 titres nationaux en tant que champion en assurances collectives entreprise et un titre de champion Manager entreprise en tant qu’inspecteur principal en 2004.Quelle aura été ma stupeur lorsqu’on m’a proposé un poste d’inspecteur commercial au sein de Generali collective en date du 19 Décembre 2006.J’ai reçu un mail de Madame Véronique MAZZONI afin de me rendre à un rendez-vous avec Monsieur Etienne DELAVAQUERIE, Directeur Régional France Ouest le Jeudi 4 Janvier 2007 au 7 boulevard Haussmann à Paris pour ce poste en région Nord – Pas-de-Calais.Mon entretien avec Monsieur DELAVAQUERIE a duré 15 minutes puisque le poste en question avait déjà été affecté à un agent général et ce depuis 2 mois.Le comble dans cette affaire est que j’ai reçu un courrier en recommandé avec AR signé de Monsieur Michel ESTIMBRE dont voici les termes :« Monsieur,Dans le cadre du Plan de Sauvegarde de l’Emploi consécutif à la mise en œuvre de la nouvelle rémunération des collaborateurs du réseau commercial, vous avez fait acte de candidature afin de bénéficier d’un reclassement interne conformément au chapitre 3 du P.S.E.Vous avez ainsi posé votre candidature au poste d’Inspecteur au sein de Generali Collectives. Vous avez été reçu le 4 Janvier par Monsieur DELAVAQUERIE. A l’issue de cet entretien, nous avons le regret de vous informer que le poste envisagé n’est pas en adéquation avec votre profil.Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées. »Voilà la récompense de 20 années de bons et loyaux services tout en étant à la tête des classements des résultats GPA.  

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Merci Vivre est un village, vos trèfles font toujours autant plaisir

Bien cordialement

Vincent Prudor

Bonjour Vincent,

Votre messsage m'a fait paticulièrement plaisir et me enhardi à reformuler, mon invitationà tourner avec nous autour de la Plaza de Mayo.

La rédactrice en chef est utopart est je sous certain que dès la fin de cette semaine dédiée à l'esperanto, elle se fera un plaisr de proposer une semaine Generalli.

Je serais très honoré si vous accepiez cette invitation est une certaine proximité "mediapartienne" me permet de penser que utopart sera très honorée par votre marche à nos côtés.

N'oubliez pas : PLAZA DE MAYO >>> 108 JOURS <<< PLAZA DE TODOS Cette semaine ESPERANTO POUR TOUS, pour nous apprendre à vivre...ENSEMBLE !!!

A bientôt, si vous le souhaitez.

En tout état de cause cette offre est faite, comme le disent nos amis atterrés de Madrid, de muy buena leche, c'est à dire de tout coeur...

A bientôt.

Amitié.

Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !Bonne chance !

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