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Les Gros mensonges de Michel Estimbre DGA de Générali

Michel ESTIMBRE, DGA chargé des relations humaines chez Générali, s’est exprimé à plusieurs reprises au sujet de votre grève de la faim notamment au cours d’une interview dans la revue professionnelle: l’Argus de l’Assurance…(http://www.argusdelassurance.com/assureurs/generali-est-prete-a-reprendre-les-anciens-salaries-en-greve-de-la-faim.48964). Comment percevez-vous ses propos ? Nous notons en premier lieu qu’en choisissant une revue professionnelle, il ne souhaite pas s’adresser au grand public, ni aux assurés de GENERALI qui chaque jour nous apportent leur soutien. Sa communication semble donc à l’usage interne de GENERALI, il cherche ainsi à reprendre en main un discours qui ne passe plus auprès des salariés de l’entreprise. Il a fallu tout de même 220 licenciés, 52 mois de procédure, 14 grévistes de la faim, certains depuis plus de quarante jours (et l’un depuis 70 jours) pour qu’il consente à s’exprimer.Les propos de Michel ESTIMBRE sont à l’image du personnage : mensongers, manipulateurs et provocateurs. Ils sont une véritable insulte à l’égard des salariés dont il a signé la lettre de licenciement. Vous ne pensez pas que vous exagérez à son sujet !Non, au contraire. Voici, une anecdote parmi d’autres qui permet d’appréhender son sens de la manipulation : lors de la 1ère audience devant le Conseil des Prud’hommes de Paris, il s’est fait accompagner d’une cohorte de gardes du corps, des Rambos armés à oreillettes, dont la voiture était garée sur un emplacement réservé à la Police.Il cherchait ainsi, en arrivant au dernier moment et dans une mise en scène à grand spectacle à se créer une posture de victime face aux licenciés et au Tribunal. Le grotesque de la provocation n’a échappé à personne car loin de le menacer quelques uns d’entre nous sont venus le saluer courtoisement.A votre avis, pourquoi communique-t-il justement aujourd’hui ? Tout simplement parce que la maison GENERALI est en train de brûler : les mensonges renouvelés de la direction ne marchent plus, les salariés, les clients, les simples citoyens et de plus en plus d’élus manifestent leur solidarité avec notre mouvement. Tous réclament une réelle médiation pour mettre un terme à ce conflit invraisemblable.En fait, des sources bien informées estiment que Michel ESTIMBRE cherche, au prix de mensonges éhontés, à se justifier y compris vis-à-vis d’autres membres de la direction de GENERALI… Le torchon brûle au Comité de Direction. Vous voulez dire qu’il ne parle qu’en son nom ? Quand même pas. Mais, nous savons que la position extrémiste qu’il adopte n’est pas partagée par tous, au sein de la direction de GENERALI. Preuve en est que d’autres responsables de l’entreprise, y compris dans les plus hauts échelons, évitent soigneusement de s’exprimer sur ce sujet. Certains nous ont même fait passer des messages directs ou indirects de sympathie. Il sait très bien que notre licenciement a été prononcé pour des motifs et dans des conditions illégales et qu’il en est pleinement responsable. Il fait du « terrorisme interne ».Pourtant, les licenciés ont été déboutés en départage et cela expliquerait, selon Monsieur ESTIMBRE, votre amertume et votre grève de la faim. Autrement dit, vous tenteriez d’obtenir par ce moyen ce que vous n’avez pas obtenu par la Justice. Le collectif des 86 en l’occurrence a été effectivement débouté de l’ensemble de ses demandes par la Chambre de Départage du Conseil des Prud’hommes de Paris en décembre dernier…. Dont acte direz-vous.Sauf que dans ce cas, la Justice n’a pas été rendue. En effet, pour qu’il y ait Justice, il faut que le Juge se livre à un examen de fond des arguments et des preuves déposés par chaque partie et qu’il statue dans le respect du droit et des faits prouvés.Ce ne fut pas le cas : le Juge Départiteur, pour justifier son a priori, s’est livré à un pur sophisme et à de nombreuses distorsions du droit pour consolider l’ensemble des thèses de GENERALI. Et il a tout simplement dénaturé certains faits. Comment, par exemple, peut-il oser dire qu’un avenant est « contractuel » alors précisément qu’il n’est pas signé ?Comment juger le contraire de la Cour de Cassation ? Comment prétendre que ce qui est noir est blanc ?Pour diverses raisons, ce Juge n’était pas libre de rendre une décision équitable, et a fait n’importe quoi… de là, notre perte de confiance. Nous ne sommes donc pas amers, juste en colère. Michel ESTIMBRE ose présenter ce Jugement comme définitif et jurer, la main sur le cœur, qu’il suivra les Décisions de Justice. Deux mensonges : le Jugement n’est pas définitif puisque bien évidemment nous avons fait appel et GENERALI n’a que faire des Décisions de Justice car lorsqu’ils perdent (et c’est très courant), ils font appel, mènent l’affaire jusqu’en Cassation et pire encore, refusent de se conformer aux Décisions définitives. Monsieur ESTIMBRE a mandaté un cabinet pour étudier les besoins des salariés en matière de reconversion, et offre même un « retour » dans le réseau commercial. C’est une avancée tout de même ?La proposition d’entretien des licenciés avec le Cabinet SODIE n’est qu’un artifice de communication destiné à faire un titre de presse sans rien régler sur le fond. Elle arrive bien tard, et démontre surtout que les mesures annoncées dans le plan de reclassement de 2007 n’étaient que des annonces !Mais là où Monsieur ESTIMBRE se surpasse dans l’ignominie, c’est lorsqu’il propose aux licenciés de revenir travailler dans le réseau commercial c’est-à-dire d’accepter le contrat de travail refusé en 2006 et qui leur a valu leur licenciement tout en renonçant à leur action en Justice !Tout cela pour mieux les licencier ou les pousser à la démission par la suite. Un piège grossier et humiliant.Des 1.500 conseillers présents à l’automne 2006, il n’en reste que 750/800 aujourd’hui, cherchez l’erreur ! Dans un premier temps, Monsieur ESTIMBRE a dit qu’une médiation n’était pas possible à ce stade la procédure. Aujourd’hui, il semble l’accepter mais se dit contraint. Qui croire ?Nous demandons une médiation car à la perspective d’une procédure judiciaire particulièrement longue (l’appel n’interviendra que fin 2012) et d’un pourvoi en Cassation est insupportable.Cette médiation est parfaitement possible : soit il s’agit d’une médiation judiciaire que le Juge ordonne (Article 1301 du Code du Travail) sur la demande d’une partie et notre avocat, Maître Denis DELCOURT-POUDENX, a déjà déposé plusieurs demandes en ce sens, soit il peut s’agit d’une médiation volontaire, prévue par la Loi depuis Février 1995, que les parties peuvent envoyer à tout moment, et que nous demandons de son côté au Ministre d’encourager.Michel ESTIMRE le sait parfaitement, et son propos est contraire aux textes.Sachez par exemple que plus de 1 000 médiations ont été ordonnées par la Cour d’Appel de Grenoble (donc en pleine procédures) elles ont débouchées statistiquement sur plus de 70 % d’accords parfaits, exécutés immédiatement et spontanément ! Aujourd’hui, sous la pression des élus, des politiques, des syndicats et de nous-mêmes, cette médiation judiciaire est sur le point d’être ordonnée. Mais, GENERALI joue la montre : son avocat propose une réunion de « mise en place des modalités pratiques ». Puis, il part en vacances en « oubliant » de demander à la Cour de nommer le Médiateur. Je suis persuadé qu’il attend que nous « craquions » et là il a radicalement tort : nous irons jusqu’au bout et coûte que coûte et ces atermoiements ridiculisent GENERALI, dégradant la confiance de tous à son égard.Michel ESTIMBRE ne semble pas non plus comprendre les motivations d’Eric PILOT qui en est aujourd’hui à plus de 70 jours de grève de la faim. Pouvez-vous nous les expliquer ? Il feint simplement de s’étonner des raisons de la grève de la faim de notre ami Eric. Il sait parfaitement que l’accord transactionnel le concernant n’a traité qu’une partie du litige et qu’il n’a pas réglé la question de la rente invalidité amputée de 30 % par les malversations de l’entreprise. Il oublie également de mentionner qu’Eric est l’objet d’intimidations et de vexations constantes depuis cette date, la direction de GENERALI étant allée jusqu’à organiser un véritable acharnement judiciaire à son encontre en lançant trois procédures successives qu’elle a dû abandonner faute de motif réel et en plus ridicules.. Eric est en quelque sorte victime d’un délit de solidarité. Les sujets au cœur du conflit, à savoir les justifications et conditions de votre licenciement, n’ont pas été abordés par Monsieur ESTIMRE et son interlocuteur. Pourriez-vous nous les expliquer ?Elles sont nombreuses, mais voici les principales :· signataire de notre lettre de licenciement, Monsieur ESTIMBRE s’est engagé au nom d’une Société qui n’existait plus (GPA) car absorbée depuis peu dans le cadre d’une fusion-absorption. En droit, le licenciement est donc nul et tous les licenciés doivent être réintégrés avec rappels de salaires,· notre licenciement fut prononcé au nom de la « sauvegarde de la compétitivité » de l’entreprise (alors que les bénéfices avaient triplé en quelques années !) sur la base de quatre arguments qui s’avèrent totalement mensongers. Nous le prouverons avec de très nombreuses pièces justificatives (près de 100 au total). En droit, il s’agit d’un licenciement sans cause réelle ni sérieuse,· les règles d’instauration d’un plan social ne furent absolument pas respectées, à peine si la direction de GENERALI consentit à utiliser des ersatz de mesures destinées à en masquer la réalité (cas des pseudos propositions d’offres valables à l’emploi),· on a voulu nous « libérer » d’une clause de non-concurrence abusivement non rémunérée, dans le seul but de ne pas en payer la contrepartie. Ce qui est interdit. D’autant plus que GENERALI a « fliqué » par la suite les commerciaux qui retrouvaient du travail,· et nous gardons le plus scandaleux pour la fin : GENERALI se prête depuis plusieurs années à une fraude massive et continuelle sur les charges sociales. Cette fraude est estimée à 78 millions d’€uros en 10 ans. L’entreprise applique un abattement illégal lésant tout autant les organismes sociaux (qui jusqu’à présent ne semblent pas vouloir réagir pour des raisons que nous ignorons) que les droits sociaux des salariés (retraite, invalidité, chômage, etc…). Mais, il y a un progrès, puisqu’avant il refusait cette médiation ?Il l’accepte en traînant les pieds et multiplie les bouderies de petit garçon. Ce n’est pas digne d’un grand groupe, ni de l’image que prétend lui donner Monsieur TENDIL (dont il exécute les ordres). C’est dommage car GENERALI perd ainsi le bénéfice moral du rapprochement auquel elle sera contrainte. Rappelons que nous demandons moins à nous tous, malgré les dizaines (voire les centaines) de milliers de clients que nous sommes allés chercher et les quelques 1.300 années de travail que nous cumulons à nous tous, ce que qu’à reçu l’ancien PDG de GENERALI pour une seule année ! Nous mettrons tout cela au jour s’il le faut : il suffira d’un Juge courageux, et il en existe heureusement en France.En attendant, beaucoup de simples citoyens, et de responsables politiques préfèrent les relations humaines aux lois de la finance, et nous soutiennent chaque jour d’avantage pour une médiation raisonnable. Encore une fois, nous tendons la main à notre ancienne direction : elle aurait tout à perdre d’un procès où ses errements seraient reconnus et stigmatisés.Notre blog : http://lesanciensdegpa.skyrock.com

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Recommandé, bien sûr…

Votre argumentation est très claire, Vincent.

doublon

Claude Tendil, PDG de Générali joue avec le feu, l'image du groupe et, plus grave, avec vos vies. Restez déterminés mais prudents. L'incompétence et l'incapacité à penser de ces dirigeants (la banalité du mal décrite par Hannah Arendt) peut conduire au pire. Thatcher a montré, dans le temps, jusqu'où pouvait aller des personnes de ce genre.

Déjà à la Une, un "recommander" et un coup d'ascenseur.

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Difficile d'en rajouter dans l'ignoble et l'inhumain !

*****

Merci à tous pour votre soutien. Désormais, se crée autour de nous un ensemble d'initiatives pour relayer notre combat et les valeurs qu'il porte sans que nous ayons à intervenir.

Vous avez raison, Thierry, nous sommes face à cette ''banalité du mal '' un formatage de ces pseudo-élites.

Mais au delà, je deviens convaincu que ces personnes, à l'instar de beaucoup de responsables politiques parmi ceux qui aspirent aux plus hautes fonctions, dépensent la totalité de leur énergie à privilégier la tactique, la communication au détriment du fond. Pour les politiques, nous avons des jeux d'appareil (infantiles) et des ''coups'' de communication (passagers) mais aucun réel programme, pour ces personnes, nous avons ces réactions insensées, ce nombrilisme vertigineux, et aucune réelle stratégie d'entreprise. Ainsi formatés, tous ces personnages sonnent creux, le vide, le néant.

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cette incompétence partagée me met en colère.

Pourtant, les dirigeants de Generali et en premier lieu M. Tendil, savent pertinemment que nos arguments sont justes et que, quoi qui se passe, nous aurons finalement gain de cause, mais entretemps, que de dégâts, pour eux comme pour nous.

Un mensonge de plus, le prétexte invoqué par l'avocat de Générali pour son absence de réponse : il était en congé ! Son cabinet, il est vrai, ne comporte que 100 avocats ! Et une semaine de plus de grève de la faim gràce à Maitre Delcourt ! On a les avocats qu'on mérite ! Banalité du mal encore.

L'avocat vacancier est Maître Sappin, l'avocat de Generali.

Maître Delcourt-Poudenx, notre avocat, répond à nos emails jusque tard dans la nuit.

Oups ! Désolé......

Notons également qu'au vu des échanges de courriers entre notre avocat et celui de Generali, nous constatons que l'éthique professionnelle de ce dernier semble être également en vacances.

Vous pouvez visionner ces échanges sur notre blog : http://lesanciensdegpa.skyrock.com

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