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Generali : Une trêve dans la grève
Après bien des atermoiements, notre Avocat et ceux de GENERALI ont sollicité (en termes identiques) de la Cour d’Appel de Paris les mesures suivantes :- désignation de deux Médiateurs pour lesquels sont suggérés les noms de Maîtres Alain SUTRA et Jean-Louis MAGNIER,- médiation d’une durée de 4 semaines soumise à confidentialité absolue durant l’ensemble du processus,- détermination des principes directeurs de résolution du litige par les Médiateurs et les conseils, puis mise en place des 87 médiations individuelles.Cette nomination est porteuse d’espoir mais l’issue dépendra essentiellement de la bonne volonté que manifestera GENERALI.L’avocat des 87 anciens de GPA, Maître DELCOURT-POUDENX, a appelé ce matin à une « trêve dans la grève », en signe d’apaisement et de volonté constructive.« Il y a une lueur d’espoir » indique Monsieur Vincent PRUDOR, porte parole du Comité « mais si cette lueur s’éteignait, la déception, le désespoir et leurs conséquences n’en seraient que plus terribles ».Le Comité des licenciés reste donc vigilant, et jugera son ancien employeur aux actes qui seront les siens dans les prochains jours.Les Anciens de GPA
Le 29 Avril 2011- 17 heuresNotre blog : http://lesanciensdegpa.skyrock.com


Tous les commentaires
Une lueur d'espoir, un très bon signe !
Couarage à vous tous pour tenir dans cette nouvelle période qui commence, grâce à votre action.
Je croise les doigts pour que votre juste combat aboutisse. Cette nouvelle éclaire plus la journée que certain mariage princier. Nous resterons, comme vous, vigilants.
Bon courage à vous Vincent et à vos amis.
Toujours solidaire avec vous. Reprenez des forces pour la suite des évènements.
Espérons que Generali saura jouer le jeu en transparence et honnèteté.
J'espère que Thierry T. continuera à nous informer. Je salue sa constance.
A bientôt
Toute ma solidarité avec votre combat de résistance à ces zones de non droit patronal que deviennent les entreprises avec le soutien actif du gouvernement.
Une lueur d'espoir.... Ce n'est pas trop tôt ! Avec vous, et on croise très fort les doigts !
Tant mieux ! Une petite lueur d'espoir, c'est un bon signe !
Mais rester tout de même, trés vigilant, pas de confiance hâtive pour ce Groupe...
Je vous adresse toute ma sympathie !
Amel B.
Enfin une ouverture ! J'informe autour de moi de cette évolution.
Soutien à vous.
Tous mes encouragements !!!
Merci à tous pour votre soutien des dernières semaines. Vous êtes formidables.
Cette ouverture de la médiation, après des semaines de tergiversation, marque un tournant et représente un espoir de clore enfin ce conflit sans fin dès lors que chacun sera respecté et que seront pris en compte pleinement les préjudices subis par les licenciés.
Nous resterons vigilants que ce changement d'attitude de la direction s'accompagne de réelles propositions.
Encore merci au nom de tous les licenciés de notre collectif
Toutes nos amitiés
Vous restez vigilants, oh ! combien on vous comprend. Nous le resterons à vos côtés, scrutant jour par jour les échos de la médiation.
Puisse l'air du mois de mai inspirer les divinités médiatrices !
Si ça se passe bien on pourra même leur inventer une p'tite chanson ...
Amitiés à tous.
Nous serons ravis d'écouter cette chanson
Amitiés
Une "petite" variation sur le thème : Puisse l'air du mois de mai inspirer les divinités médiatrices ! de Marielle Billy
Étymologie et origine du motLa racine med est utilisée par les Romains, notamment pour « méditerranée » (la mer entre les deux terres), ainsi que dans medium et medius. Par association d'idées, ils ont pu le tenir du nom de ce pays disparu, la Médie, pays voisin des terres de l'ancienne Perse devenu l'Iran 2. Toutefois, le mot mediolanon désignait en Gaule celtique le centre d'un territoire. Alors, peut-être, cette racine medi serait-elle d'origine celtique3...
Les avantages de la médiation La médiation en appelle à la responsabilité personnelle et la liberté de consentement de chaque partie ;les parties définissent les modalités de la médiation, avec le médiateur auquel elles confient la responsabilité de la garantie de son bon déroulement ;elle s'adapte aux différents contextes ;elle est un huis-clos : un processus confidentiel auquel les parties et le médiateur s'engagent ;elle est économique, en temps et en argent : moins coûteuse et aléatoire qu'un rapport de force ou une procédure judiciaire ;elle s'inscrit dans la réalité relationnelle : prise en compte du caractère durable ou non durable des relations entre les parties ;elle intégre la réflexion et la créativité de chacun, ouvre à un esprit de contribution pour la résolution des différends et des problèmes ;elle a des avantages qui dépassent la situation en cause : permet d'examiner les aspects d'un différend et d'anticiper les risques inhérents à la mise en œuvre de l'accord ;elle va de la qualité relationnelle à la négociation : intégre un processus créatif ;elle va jusqu'à la conclusion d'un accord ;le médiateur présente des garanties professionnelles22.
Les différences avec les pratiques connexesEn bref, le médiateur favorise l'émergence d'une solution commune, le conciliateur fait des propositions selon son cadre de référence ou celui qu'il considère être celui des parties en conflits, le négociateur représente l'une des parties, l'arbitre ou juge rend une décision qui impose une solution.
Particulièrement popularisée en matière de résolution des conflits, elle présente différentes conceptions liées à celles relatives à l'individu, qui la distingue plus ou moins de la conciliation avec laquelle elle est parfois confondue. La chambre professionnelle de la médiation et de la négociation, définit la médiation comme une discipline à part entière rigoureuse et dotée d'un processus structuré1 et identifie cette manière de résoudre les conflits comme la seule à même d'entretenir la liberté relationnelle et contractuelle, par delà les aléas conflictuels. Ils dissocient ainsi la médiation de l'arbitrage et de la conciliation, en démontrant que ces deux modes consistent dans l'intervention d'un tiers qui impose une solution ou la suggère en faisant un rappel à la morale ou à la loi.
Médiation et négociationLa différence entre médiation et négociation est simple : le négociateur est de parti pris. Il représente les intérêts d'une partie. Ce qui implique que le négociateur va chercher à aboutir à une solution donnant satisfaction à la partie qu'il représente. Le médiateur n'est d'aucun parti pris. Il accompagne la réflexion des deux parties en leur permettant de trouver un accord. Cet accord est défini de plusieurs manières, soit en s'inspirant des approches de négociation gagnant-gagnant 12, ou selon les principes de la négociation contributive, soit, comme indiqué plus haut le plus satisfaisant possible, voire le moins insatisfaisant possible entre les parties.
Médiation et arbitrageLa différence entre la médiation et l'arbitrage réside dans le fait que l'arbitre rend une décision qui s'impose aux parties qui ont choisi l'arbitrage. Une pratique encore marginale s'est développée notamment aux États-Unis, dans le cadre des ADR (Alternatives Disputes Resolution), combinant l'intervention d'un médiateur qui, s'il ne parvient pas à faire émerger une solution peut devenir arbitre, par convention préalable avec les parties ou avec l'accord des parties auxquelles il le propose ou qui le lui demande. Ce procédé est alors nommé med-arb.
Les conceptions de la personne et les pratiques de la médiationS'agissant de la résolution des conflits interpersonnels, la médiation est inévitablement influencée aujourd'hui par les différentes conceptions de la personne. Ces courants d'influence peuvent donner l'impression que, contrairement à la thèse ci-dessus, la médiation aurait une Histoire. Mais en fait, il est clair que la médiation, en tant que discipline visant l'accompagnement de la résolution de différend, n'a pu émerger qu'avec la reconnaissance de la personne en tant que telle.
Ainsi, la médiation est associée à la manière de concevoir les relations interpersonnelles, voire l'origine de l'Homme, de ses maux et de son autonomie potentielle pour résoudre ses conflits. Les médiateurs professionnels ont ainsi identifié les quatre courants de pensée qui interfèrent sur les définitions et les pratiques de résolution de conflit par l'intervention d'un tiers14 :
Éthique et déontologie en médiationLes points communs des engagements des médiateurs résident dans le fait que la médiation doit s'exercer en toute indépendance. Le médiateur a une obligation de moyens non de résultats. Il doit se comporter de manière impartiale et neutre. Il s'engage sur la confidentialité des échanges et demande aux parties de s'y engager.
Les différences portent sur les références de l'exercice de la médiation, la transversalité des compétences, de l'éthique et de la déontologie qui découlent de l'exercice de la médiation16.
Les différents intervenants en médiation ont élaboré des chartes. Certaines, généralement inspirées du Réseau des Médiateurs d'Entreprise17 dans le Rhone-Alpes (France), ou de l'association Amély 18, se réfèrent au droit.
Le médiateur peut-être envisagé dans cette clause en tant que personne physique ou personne morale ou divinité

(telle une société, une association, une chambre de commerce, une chambre syndicale), une divinité céleste 

nommée dans le contrat.
L'accord de médiationDans les situations conflictuelles, la médiation nécessite le libre consentement et la capacité de décider. Elle vise un accord durable fondé sur l'engagement et la qualité relationnelle.
La qualité et la pérennité de l'accord est classiquement l'équilibre de satisfaction quant à la solution. L'accord se fonde sur l'effort sincère de reconnaissance à la fois des personnes et des intérêts respectifs, comprenant l'anticipation des risques de ruptures de l'accord, des difficultés rencontrées pour son application, avec, parfois, la prévision d'un possible retour en médiation (clause compromissoire) ou, lorsque l'accord est juridiciarisé, l'inclusion de mesures contre celui qui romprait ce pacte.
Les parties peuvent choisir que l'accord ne soit pas juridiciarisé (soit écrit sous forme juridique) ou judiciarisé (soit homologué par un juge). L'accord peut rester sous seing privé. Néanmoins, écrit et signé par les parties, il n'en aura pas moins le caractère d'un contrat. Selon les cas, il pourra être question d'un simple compromis, d'un protocole d'accord, d'une transaction...
Champs d'applicationL'étendue des champs d'application de la médiation est telle que l'on pourrait la voir se fondre et disparaître. Mais c'est précisément parce qu'elle présente la richesse d'une véritable discipline dans les ressources humaines, au côté, par exemples, de la sociologie, du management ou de l'Histoire qu'elle est repérable dans de nombreux domaines. Il est ainsi également possible de concevoir une approche médiation (ou médiale) d'une situation humaine, d'une œuvre (littéraire ou cinématographique).
Les médiateurs professionnels, généralistes, identifient plusieurs champs d'application. Il existe dans tous les courants de la médiation
Les disciplines connexes à la médiationLa médiation est considérée par les médiateurs professionnels de la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation comme une discipline à part entière, liée à la philosophie, la rhétorique et à la pédagogie. Mais ce n'est pas le cas pour tous les courants d'influence de la médiation. En effet, la médiation est définie par les autres associations comme une méthode pluridisciplinaire, prenant des éléments de psychologie, de sociologie, d'anthropologie de droit civil, droit pénal, de thérapie, d'approche confessionnelle...
Les disciplines connexes à la médiationLa médiation est considérée par les médiateurs professionnels de la chambre professionnelle de la médiation et de la négociation comme une discipline à part entière, liée à la philosophie, la rhétorique et à la pédagogie. Mais ce n'est pas le cas pour tous les courants d'influence de la médiation. En effet, la médiation est définie par les autres associations comme une méthode pluridisciplinaire, prenant des éléments de psychologie, de sociologie, d'anthropologie de droit civil, droit pénal, de thérapie, d'approche confessionnelle...
Cher ami Vincent et Chers amis grévistes,
Merci pour cette belle leçon de courage et les convictions qui vous ont porté et vous ont permis de garder espoir.
Je sais que ce n'est pas terminé et que le chemin est encore long pour vous et vos amis. Profitez de toutes les lueurs et toutes les ouvertures qui se présentent à vous pour garder le contact et avancer.
La seule force que nous avons et qui nous motive, c'est de savoir que le combat est juste.
Je vous embrasse Vincent et amitié à tous vos compagnons..
P.S. Je suis sûre que nous sommes nombreux à avoir entendu votre message.
La dernière ligne droite, Vincent.... On l'espère. Et toujours avec vous. Vivement la délivrance ! Je l'avoue, j'en suis venue à trembler vraiment d'effroi pour Eric et pour vous.....
Courage****
Je passe ce soir pour vous saluer et saluer nos amis licenciés .
@ MissFaff
Votre capacité, MissFaff pour être présent sur toutes les phases de jeux depuis votre Yemen est toujours aussi merveilleuse


Puisse l'air du mois de mai inspirer les divinités médiatrices ! a imploré Marielle Billy
Vous êtes cette divinité salavatrice




















Merci à tous
Les médiateurs commencent à travailler.
Bonne soirée
Vous trouverez ci-dessous les témoignages des grévistes de la faim.
Après 61 jour de grève de la faim, en tenant compte de l’avancée de notre dossier avec notre avocat et des membres du comité, j’ai fais le choix d’accepter cette trêve de la grève de la faim.Ceci dans l’idée que la médiation enfin organisée puisse se dérouler paisiblement afin de trouver des solutions concrètes pour les licenciés et Generali.J’avoue que je reste vraiment sur mes gardes concernant l’avancée de cette médiation, Generali ayant à mainte reprise changée de position, ou insufflant des communiqués différents aux médias et par leur avocat à notre intention.Mais il faut positiver, et se dire que nous avons enfin pu ouvrir la porte du dialogue.Pour moi, ce fut une épreuve physique assez surprenante, mais j’ai pu retrouver la ligne de mes 20 ans, avec malgré tout, une immense fatigue, et vraiment du mal à me concentrer, du mal à rester debout et à avoir une activité normale, des vertiges, une impression de faire les choses quatre fois plus doucement qu’à l’accoutumée.Heureusement, le soutien de mes proches fut très important, sans aucun jugement, juste le dégoût de me voir en arriver là pour faire valoir nos droits face à cette compagnie complètement insensible à ses anciens salariés, où seul le profit est roi.Aujourd’hui Generali, n’a plus aucune raison de ne pas rechercher une solution « amiable », pour que cette médiation se passe au mieux, pour tous.Mais si cela est encore une esbroufe de leur part, une nouvelle mascarade, la grève de la faim reprendra et de nouveau notre combat sera encore plus acharné et médiatique. Fabrice BARLET
Au 60ème jour, je reçois ce message de demande de "trêve de la grève de la faim" Pour moi il n'y a aucun doute il faut répondre positivement à cette démarche qui démontre à la fois ma volonté que s'engagent sereinement et d'une manière apaisée, les prémices à la médiation! Cette position, qui deviendra rapidement celle de tous les membres du Comité et des grévistes de la faim, va faciliter les démarches de notre avocat.
Ce n'était pas le moment de faire de la surenchère, et la grande majorité des collègues l'ont vite compris, faisant confiance à notre avocat et à notre Comité. Cela ne veut pas dire que j'arrête, je continue l'action d'une autre façon, pour garantir à la fois que le fond de ce dossier sera bien et correctement traité et que chacune et chacun pourra signer individuellement un accord "financier" qui lui permettra de rebondir dans sa vie professionnelle, sociale et familiale!
J'ai toujours défendu ce caractère de victoire du 'tous ensemble" et cela en prend le chemin, donc j'en suis pleinement satisfait!
Ce que je constate, aujourd’hui, autour de moi, parmi les personnes qui nous soutiennent c'est un mélange de joie, d'expression de satisfaction, comme si cela était devenu leur propre combat à un tel point que ce sont eux-mêmes qui nous appellent à la méfiance envers GENERALI et nous disent bien qu'ils seront prêts à aller plus loin si cela devait mal se passer, ou si GENERALI voyait à la baisse les indemnités ne permettant pas de couvrir les préjudices subis!
Cette appropriation de notre action par les populations et familles qui nous entourent est du au fait qu'ils m'ont vu prendre cette décision de grève de la faim, m'y tenir, tout en travaillant, et tout en m'occupant de l'action dans la presse, à la télé, à la radio, et en continuant à participer aux activités associatives locales.
Ils m'ont vu me transformer physiquement, la fatigue se voyait et s'entendait par une voix qui n'était pas "habituelle" et des "hésitations", et j'étais quand même présent et actif avec eux, et aujourd'hui ils sont admiratifs non seulement de ce que j'ai pu démontrer, mais admiratif du "collectif" des 16 personnes qui ont fait reculer "les puissants de l'argent" comme ils disent ici!
Mon médecin m'a arrêté pour dépression à un moment ou j'ai "perdu pied", je ferai bientôt le point avec lui et il fut d'un soutien important, et je l'en remercie! Pensées pour mon épouse, ses enfants, les miens qui ont été d'un grand soutien, et tous les politiques et chargés de mission qui auront marqué ce combat qu'ils soient de gauche, du centre et de droite et qui ont su dépasser les clivages politiques pour défendre une cause qu'ils ont défendue parce qu’elle était juste, sur des valeurs de respect et de dignité humaine!
Surtout que cette direction ne s'amuse pas à nous flouer, car l'image de GENERALI en prendrait un sacré coup pour des années et les actionnaires devaient changer de "boutique" s'ils veulent continuer à s'engraisser sur les résultats d'entreprises rentables!
Cette action a créée des amitiés, et ma dernière pensée, ira vers mes collègues du Comité qui ont été extraordinaires et beaucoup plus et qui ont du me supporter pendant 53 mois!
Patrick GARLATTI
De 58 kg, je suis passé à 50 kg. En plus, je bosse près de 50 heures par semaine. Durant cette grève, je me suis endormi au volant, résultat : perte totale de mémoire pendant 24 heures.Ah, j’allais oublier : je suis en pleine séparation après 5 ans de vie commune. Alors, si vous voulez le fond de ma pensée, le voilà : j’aimerais vivre normalement. La médiation est un espoir mais que Generali ne fasse pas d’entourloupe sinon je recommencerai en plus fort.
Stéphane Monfort
Si aujourd'hui, après 52 jours, j'accepte de faire une trêve dans ma grève de la faim, c'est pour montrer ma bonne foi à Generali, afin que cette médiation se passe dans un climat serein, sans pression, pour un aboutissement acceptable pout tout le monde
Nous faisons l'effort d'accepter une trêve pour prouver que nous souhaitons une implication des deux parties, franche et loyale.
Pour que cette médiation ait toutes les chances de réussir, nous faisons un pas en avant, malgré toutes les souffrances endurées, non seulement après le licenciement, mais aussi pendant cette grève de la faim, qui ne fut que souffrances (douleurs, vertiges, crampes, agressivité, dépression, chutes de tension), privations et contrariétés avec au quotidien la pression de la famille et des amis qui eux aussi souffraient de me voir ainsi (plus bonne à rien). Malgré le fait qu'ils comprennent notre action et adhèrent à notre conviction d'être dans notre bon droit ils trouvent que c'est désolant dans un pays de droit comme le notre d'être obligés d'en arriver à de telles extrémités pour faire valoir la justice.
Je fais l'effort de ne plus mettre la pression affin que cette médiation aboutisse.
Si elle devait avorter ce serait uniquement de la responsabilité de Generali et non la notre! Rosa Louit
Voici mon sentiment. Après 50 jours, j’ai décidé de mettre fin à ma grève de la faim pour être en accord avec la demande du comité et de votre avocat. J’ai considéré qu’il n’était pas possible de revendiquer une médiation tout en continuant les critiques et le combat sous cette forme.Cette grève de la faim m’a beaucoup affaibli tant physiquement que moralement, mais sachez que je reste attentif car depuis 2007 et ce licenciement injustifié, il m’a fallu me battre tous les jours :· Déjà pour retrouver un emploi en créant mon entreprise 13 mois plus tard· Vivre très mal un dossier de surendettement qui vous détruit petit à petit la santé avec déjà 3 interventions chirurgicales· Une séparation difficile à vivre avec 3 enfants éloignés que je ne peux voir que tous les 15 jours en faisant 650 km dans le week-end.Alors oui, beaucoup d’espoirs, une part essentielle de ma vie, de mon avenir, ont été brisés lors de ce licenciement et l’issue de cette médiation permettra enfin, je l’espère, de repartir du bon pied pour un avenir meilleur.J’ai eu de bons contacts, très valorisants, avec le comité et certains élus et journalistes, ils m’ont tous redonné espoir et voilà pourquoi aujourd’hui, je dis haut et fort :‘’Generali : respectez vos anciens salariés à leur juste valeur’’Jean-Pierre d’Imperio
J'espère vivement que le slogan "GENERATION RESPONSABLE" va s'appliquer véritablement à partir d'aujourd'hui pour notre dossier et notre combat.
Après ces longs jours de grève, après avoir mis chaque jour ma vie en danger et celle de ma fille (que j'élève seule), je souhaite vivement arriver à trouver une solution juste pour moi et les membres du collectif.
Je reste cependant vigilante et si GENERALI ne trouve pas une solution juste pour nous tous je pense que le revers de la médaille sera désastreux pour leur compagnie. Il ne faut que jamais ils oublient que nous sommes soudés et la solution de notre grève de la faim leur a démontré la force de notre groupe.
Ce fut une dure épreuve : fatigue, moral à zéro tout en essayant de travailler car pas vraiment le choix.
Je remercie d'ailleurs toutes les personnes qui m'ont soutenue durant cette épreuve.
Carole Le Craignec
Suite à mon licenciement en 2007 pour avoir refusé l'avenant à mon contrat de travail, j'ai dû vendre ma maison (dans de mauvaises conditions), retourner vivre chez mes parents pendant 2 ans 1/2 avec ma femme et mes 2 enfants, le temps de me refaire une santé financière et morale. Fin 2010 c'est un jugement en notre défaveur et dans la foulée la maladie qui débarque dans mon foyer (sujet que je ne souhaite pas développer ici), puis le premier gréviste de la faim en février dernier.
Je ne voulais pas en arriver là, mais GENERALI me proposant de faire le point sur ma situation plus de 4 ans après un pseudo Plan Social de reclassement, j’ai finis par me mettre en grève de la faim.
Aujourd'hui, je veux juste tourner la page, avancer, VIVRE...
Ce premier pas de GENERALI en acceptant la médiation sonne pour moi la trêve, mais je reste vigilant et suis prêt à reprendre le mouvement si les négociations devaient échouer.
Frédéric RABY
Merci Vincent de nous avoir retransmis ces témoignages et merci à leurs auteurs. Restons à vos côtés, vigilants nous aussi.
A travers les messages que vous copiez, Vincent, on mesure la force qui transcende l'homme lorsqu'on se sent devenir un membre actif d'un collectif actif.
Ce sera sans doute pour vous tous une expérience déterminante dans votre vie ...
Merci pour ces temoignages Vincent
2 autres témoignages :
Médiation, Trêve de la grève de la faim,Tout vient à point à qui sait attendre (Clément Marot) Mais, Dieu, que ce fut long !!! Deux mois de jeune, pour moi qui adore manger et qui est de mauvaise humeur dès que mon estomac commence à se manifester, c’est impensable. Au départ, lors des discutions préliminaires à notre action, je n’étais pas partant pour m’engager dans cette grève de la faim car je ne me sentais pas capable de tenir mon engagement. De plus mes proches n’ont jamais acceptés que je mette ma santé en péril pour une action, qu’ils ont qualifié de folle, dont la durée et l’issue était incertaine. Mais, grâce à l’esprit d’équipe et à la franche camaraderie qui s’est installée petit à petit entre les membre du comité, grâce aux camarades qui nous ont suivis dans notre mouvement, grâce à notre avocat sur lequel nous avons pu compter à n’importe quelle heure de la journée et même les Dimanches, et aussi grâce à tous les soutiens de plus en plus nombreux au fil des jours, j’ai réussi à tenir la distance. Mais j’avais des réserves, donc bien moins de mérite que Carole, Vincent ou Fabrice. Jamais je n’aurai imaginé qu’un jour nous serions obligé d’en arriver à cet extrême pour faire entendre nos voix sachant qu’aucun doute n’est permis sur l’illégalité de notre licenciement et la fraude aux charges sociales de notre ancien employeur. Mais nous y voilà, notre action a portée ses fruits, la médiation souhaitée depuis quatre années est engagée. La médiation vise à apaiser les tensions et à arriver à une solution de compromis satisfaisante sur l’ensemble du litige, mais il y le risque qu’il n’y ai compromis que sur une partie du litige, voir pas du tout. Generali a également la possibilité de mettre fin à la médiation à n’importe quel moment, raison pour lesquels nous devons rester mobilisé jusqu’à la dernière signature. Cependant soyons optimistes, notre adversaire ayant, à mon avis, plus aucun intérêt à faire échouer la procédure, car elle constitue pour lui un moyen honorable de mettre un terme au conflit dont il sortait perdant à coup sur, mais à long terme. J’oubliais de rendre hommage aux représentants du syndicat F.O. et de l’U.N.S.A. qui ne nous ont jamais abandonné, ces femmes et ces hommes méritent notre respect, contrairement aux opportunistes de la C.G.C. SNCSA, de la C.F.D.T. et de la C.F.T.C. qui sont responsables pour une bonne part de ce qui nous est arrivé. Ces traîtres portent également la responsabilité des nombreux licenciements survenus depuis la mise en place de la nouvelle rémunération, et j’espère qu’un jour, la aussi, justice soit rendue. Jacques Fischer
A l’issue du 67e jour de ma grève et en coordination avec notre avocat et l’ensemble de mes collègues, j’ai fais le choix de m’engager dans la trêve de la faim dont vous avez pris connaissance par notre communiqué de vendredi dernier.
Je souhaite ainsi marquer mon souhait que la médiation enfin organisée puisse se dérouler en toute sérénité, de telle sorte qu’elle aboutisse rapidement à des solutions respectueuses des deux parties, prenant pleinement en compte les préjudices que nous avons tous subis du fait de notre licenciement.
J’avoue qu’il était temps que la direction de Generali cesse de tergiverser et entame le dialogue qui nous permettra tous de clore honorablement ce conflit sans fin.
Car cette grève de la faim fut une réelle épreuve. Déjà que je n’étais pas bien épais, je me suis retrouvé avec le poids de mes 15 ans et une immense fatigue, perclus de douleurs articulaires, toujours glacé, et des maux de tête incessants. Mais ce dont j’ai le plus souffert, ce sont les crises d’angoisse, les difficultés d’élocution, de concentration, l’impression de me consumer à petit feu, de prendre 30 ans en quelques semaines.
Ce sont les soutiens de vous tous qui m’ont permis de tenir et de ne pas sombrer, ceux de ma famille en premier lieu (ils ont probablement plus souffert que moi sans jamais me le montrer), ceux de vous tous aussi (collègues grévistes et non grévistes, anciens collègues de Generali et vous également, abonnés de Médiapart, qui, sans nous connaitre, avez constamment manifesté votre solidarité). Je ne peux vous citer tous mais vous tous avez été formidables, soyez en vivement remerciés.
De ce fait, la direction de Generali, n’ayant plus aucune raison de ne pas rechercher une réelle solution, sera tenue responsable de l’issue de cette médiation. Et si par malheur, l’espoir que nous avons tous mis dans celle-ci ne se concrétisait pas, plus rien ne stopperait mon action.
Vincent Prudor
En voici de nouveaux :
A mon tour je viens témoigner de cette difficile épreuve qu’a été cette grève de la faim, depuis quelques semaines j’ai décidé de la poursuivre avec le reste de mes camarades pour obtenir simplement une médiation avec GENERALI.Cela fut très difficile tant sur le plan physique, que moral et cela restera longtemps gravé dans ma mémoire et dans mes tripes….. Je remercie surtout mon entourage de m’avoir soutenu dans cette difficile et éprouvante épreuve.Sachant que suite à ce licenciement il m’a fallu quand même plus de deux ans pour retrouver un boulot stable.Je mets donc en suspend cette grève de la faim dans l’attente de l’aboutissement définitif de la médiation finale avec GENERALI et de pouvoir espérer tourner une page définitive sur toute cette affaire. Salvador Lopez Martinez
Après 45 jours de grève de la faim. J’entame ‘‘La trêve de la faim’’ pour une médiation sereine.Afin que Generali n'ait plus aucun prétexte à s'y engager franchement, et que cette médiation soit réussie, car les souffrances de la grève de la faim après huit jours de trêve se font encore ressentir. Merci, à toutes et à tous ceux qui nous ont apporté leurs soutiens. Justino ANTONIO
Merci Vincent pour tous ces témoignages qui forcent le respect.
Vincent, Salva, Eric, Stéphane, Frédéric, Carole, Jacques & les autres....
Si vous saviez !
Avec vous, jusqu'au bout.... mais déjà, quel soulagement que cette trève !
grain de sel, de son intelligence, de sa sensibilité, de sa beauté poétique, a utilisé les mots "médiation divine"...
Mon seul souhait est que mediapart soit ce divin et que nous en soyions tous l'un des rayons de cette divinité que j'appelle soleil...
Un nouveau :
Après 47 jours de grève de la faim et 11 kilos de moins sur la bascule, j’ai décidé de l’interrompre car je suis en totale osmose avec le Comité et DDP. Cela n’a pas été toujours facile mais je ne suis pas là pour me plaindre car dans la vie, il faut toujours assumer ses choix. J’ai 58 ans, en fin de droits depuis 10 mois et une fille de 11 ans à charge. J’espère que les négociations aboutiront rapidement et sans entourloupe de la part d’Estimbre sinon gare à notre riposte. Bon courage à tous, la victoire est proche.Amitiés Jean-François Daubas
Un nouveau :
Comme la plupart de mes collègues, j'ai décidé de faire une trêve de la faim. J'ai pensé que compte tenu de ce nouveau contexte, cette décision était la meilleure car :- Nous devons montrer notre bonne volonté afin de donner un maximum de chance à l'aboutissement de ces négociations et ne pas avoir un quelconque regret en cas d'échec. Si c'était le cas, je reprendrais alors cette grève sans aucune hésitation et de façon encore plus déterminée. - Cette trêve va me permettre aussi de retrouver toute l'énergie perdue, de repartir dans la vie d'une façon plus efficace et je crois que cette expérience va me donner la possibilité d'affronter encore beaucoup plus facilement et sereinement toutes les difficultés à venir. La décision de faire la grève de la faim a été pour moi assez facile à prendre car cette action était enfin un moyen de ne plus être passif. Il était inacceptable de rester sans agir par d'autre moyen que la justice face au dicta que nous a imposé Generali lors de notre licenciement. Lorsque j'ai vu, un à un, les membres du comité se mettre en grève de la faim, j'ai trouvé cette solidarité très belle et c'est tout naturellement que j'ai ressenti le besoin d'y participer. Je remarque qu'à chaque fois que je parle autour de moi de notre situation avec Generali, les gens deviennent de plus en plus révoltés face à de tels principes. Par contre, les conséquences de cette grève ont été très difficiles à supporter tous les jours. Ayant une profession (celle d'agriculteur) qui nécessite une certaine dépense physique, je devais toujours calculer au mieux pour limiter le moindre effort. Le plus difficile était de supporter une immense fatigue. J'avais toujours l'impression " de me trainer ". Je ressentais très souvent des vertiges, j'avais de nombreuses pertes de mémoire et pratiquement plus aucune efficacité dans mon travail. J'étais aussi face à un dilemme. Generali, par ce licenciement a fait disparaître tout ce que j'avais construit auprès d'elle en 23 ans et notamment mon statut d'IC. Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir eu l'opportunité de pouvoir m'installer à mon compte dans une profession que j'affectionne. Durant la grève, mon activité professionnelle principale consistait à m'occuper des semis de printemps et de différents traitements sur les cultures. Une de ces interventions faite trop tardivement ou mal réalisées pouvait alors avoir des conséquences très importantes sur la future récolte. Dans ce cas, la pérennité de mon entreprise pouvait être remise en cause d'autant plus que celle-ci est actuellement très fragile économiquement. Je dirais simplement que Generali m'a fait perdre ma profession d'assureur, je n'aurais jamais pu accepter qu'elle le fasse aussi pour cette nouvelle activité. J'en suis d'autant plus sensible que j'ai embauché deux salariés qui dépendent de moi et dont l'un d'eux a vécu la même situation que nous auprès de son ancien employeur. Je devais alors tout faire pour ne pas être confronté à ce risque. J'espère de tout cœur que ce conflit se solutionnera prochainement pour qu'il ne devienne plus qu'un mauvais souvenir. Generali est la seule à avoir les clefs de la solution et en cas d'échec sera aussi la seule à en porter l'entière responsabilité. Dans ce cas, le comité pourra de nouveau compter pleinement sur ma collaboration pour continuer notre défense. Ce combat va au-delà de mes propres intérêts car je trouve qu'il est inacceptable aujourd'hui de laisser des sociétés sans scrupules appliquer leur politique pour régner en maître sur l'être humain. Bien amicalement à tous. Alain LAURENT