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Vers le dépistage général du VIH en France, qui profite?

Selon l’article parut hier dans Libération, Sida: vers un dépistage général, l’Etat va proposer le dépistage gratuit à l’ensemble de la population française de 15 à 70 ans. Selon cet interview de Roselyne Bachelot, il y aurait aujourd’hui 150 000 séropositifs en France dont 1/3 ignore son état (l’article ne dit pas comment on arrive à un tel chiffre) et de de 6000 à 7000 nouvelles contaminations par an. En décembre, une campagne nationale d’information appellera ainsi tous les professionnels de santé à proposer ce test à leurs patients. Mais est également prévue la création de centres de dépistages communautaires.

Toujours selon Mme Bachelot, “..la politique de prévention doit s’élargir. Avec l’utilisation de toutes les nouvelles méthodes de prévention : le préservatif bien sûr, mais aussi les traitements qui deviennent aujourd’hui un outil de prévention. …Le plan prévoit de créer rapidement des centres de santé sexuelle, ou des jeunes filles comme des jeunes hommes peuvent avoir toutes les réponses et toutes les prises en charge possibles”.

Ce ne sera plus un professionnel de santé qui fera le test mais un militant associatif, formé à cet effet. «Le dépistage doit devenir banal, insiste la ministre. Budget: 1 milliard d’euros sur cinq ans. Avec pour objectif: réduire de 50% les nouveaux cas en cinq ans, mais aussi réduire de 20% la mortalité, ainsi que la prévalence des autres MST.

Sur la mortalité ayant pour cause directe le VIH, ce rapport de l’INSERM indique qu’en 1998 le taux de mortalité était de 798 hommes et 215 femmes (rapport de 1 à 4) pour la France, et ce taux semble très stable au fil du temps. Si on extrapole sur cinq ans cela concerne 5 000 personnes, et le plan espère donc en sauver 1 000 (20%). En comparaison, l’ensemble des maladies infectieuses en 1998 causait le décès de 15 103 hommes et 18 041 femmes (total 33 144 personnes). Avec dans tous les cas un relatif équilibre hommes-femmes sauf infections de l’urètre et voies urinaires avec une plus forte incidence chez les femmes (rapport de 1 à 2). On pourrait se demander pourquoi le VIH reste à ce point cantonné chez les hommes, après 25 ans d’existence…

Si on fait le compte, le plan concerne les 50% des nouveaux cas sur 5 ans soit environ 16 000 personnes, et 1 000 “sauvées” soit un total de 17 000 personnes hors “autres MST” dont on ne voit pas trop le rapport avec le plan Sida hors l’aspect prévention. Donc si on divise 1 milliard d’euros par 17 000 cas cela nous donne un coût unitaire de 58 800 E. Connaissant les excellentes relations entre Mme Bachelot et les laboratoires pharmaceutiques qui vendent les tests de dépistage et les médicaments (voir l’affaireH1N1) on peut se douter qu’une très importante partie de cette manne leur est destinée.

Tout cela bien sur dans le cadre de la vision orthodoxe de la maladie, à savoir que d’une part l’état Sida est causé par le VIH, et d’autre part que les tests révèlent réellement une infection par ce même rétrovirus – deux affirmations qui sont depuis longtemps remises en cause même si ce débat est pour l’essentiel ignoré du public français. Mais restons pour l’instant dans l’orthodoxie. Les tests “banalisés” prévus dans le cadre de ce plan Sida sont de type “tests de dépistage rapide” ou TDR. Le très orthodoxe site vih.org publiait cet article en 2009 sur les TDR et je cite ici leur conclusion:

Il ne s’agit ni de rejeter les TDR de façon massive, ni de les accepter de façon passive mais de poser clairement leurs indications et de connaître leurs avantages et leurs limites dans les stratégies du dépistage. Les TDR ont une place «en creux» dans les stratégies de dépistages, celle laissée par les dispositifs du dépistage lorsqu’il n’existe pas d’autre possibilité, c’est-à-dire les urgences et les campagnes hors les murs vers les populations refusant ou n’ayant pas accès au système de soins.

Sommes-nous dans ce cas? Combien de faux positifs vont se déclarer au fil de cette campagne, sachant l’impact psychologique et social désastreux de ce genre d’annonce sur tout individu?

 

Il faut savoir que la méthode de dépistage VIH classique est basée sur une combinaison de deux tests distincts, le test ELISA d’une part suivi, en cas de résultat “positif”, d’un test Western Blot de confirmation. Ces tests ne sont pas spécifiques au VIH et de nombreux états maladifs peuvent déclencher de faux positifs malgré ces combinaisons – qui nécessitent un appareillage de laboratoire – d’où un débat sur ce que mesurent “vraiment” ces tests, débat à nouveau inaudible en France. D’autant que la définition de ce qui constitue un diagnostic de séropositivité varie de pays en pays, il n’existe pas de standard mondial de ce qui définit la séropositivité.

Ce plan Sida est donc basé sur la dissémination à grande échelle d’un TDR réputé “fiable”, réalisable par n’importe qui et donnant un résultat en quelques minutes, alors même que les tests “sérieux” de laboratoire type ELISA et WB ne sont déjà pas spécifiques par eux-mêmes (d’où le double test). De qui se moque t’on?

Il me paraît évident, une fois encore, que le but de l’opération est d’une part de faire encore un petit peu plus peur à la population, et d’autre part d’enrichir encore un petit peu plus les labos aux dépends de cette même population. Par la vente de tests TDR d’une part même si ceux-ci ne coûtent pas très cher (20 E dans le commerce), mais surtout par la vente de trithérapies à tous les nouveaux séropositifs que la campagne espère détecter. Car aujourd’hui si vous êtes séropositif, même en parfaite santé, vous êtes fortement incité à suivre un traitement – qui est lui très cher (760 E par mois en 2000, selon ce documentde l’UPMC Jussieu) et risque de durer le restant de votre vie. Il peut alors être intéressant d’écouter ce type de témoignage, ou encore ce grand classique avec le Dr Montagnier.

 

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07/10/2010, 15:25 | Par Lincunable

dossier très complet, merci. Il faut savoir qu'il n'y a pas de traitement définitif du SIDA aujourd'hui. Autrement dit, il faut apprendre à vivre avec la maladie. Les traitements servent au mieux à empêcher son aggravation et au pis à la soulager. Il y a parfois des rémissions (régression des symptômes) mais pas de disparition. autrement dit, on soigne les sidéens avec des traitements parce qu'ils sont malades pas parce qu'ils sont porteurs sains de quelque chose quon ignore. Ceci étant, plus on dépiste tôt, plus les traitements sont efficaces. Traiter une personne séropositive c'est s'efforcer d'empêcher qu'elle ne développe la maladie et donc retarder le passage du porteur sain au porteur malade. S'il y a en France 150 000 séropositifs, il y a aussi 60 millions de français : il n'est donc pas sûr que le dépistage obligatoire pour tous soit le moyen le plus efficace pour lutter contre la maladie avec plus de 99% de français qui seront négatifs au teste de dépistage. Les risques de contamination étant en revanche connus, il serait beaucoup plus efficace et plus moral de généraliser la prévention et notamment en obligeant d'avoir des rapports protégés. Le risque avec le dépistage obligatoire c'est qu'une fois identifiés les quelque 35 000 cas de séroposivité qu'on ignorait jusque-là et qui ne présentent encore aucun signe pathologique, on n'en arrive à isoler les malades et les porteurs sains du reste de la société en les mettant en quarantaine dans des sortes de sidatorium en pensant à tort pouvoir ainsi juguler la pandémie. Or, contrairement à la peste, les sidéens ne sont pas contaminants dès lors qu'ils se protègent dans leurs rapports sexuels ou leurs échanges sanguins. Il est donc tout-à-fait inutile de vouloir les marquer au fer rouge d'un simple point de vue prophylactique. Enfin, plutôt que de mobiliser les fabricants de médicaments sur le sujet, ce qui rassurera toujours les marchés, on ferait mieux de mettre le paquet sur la recherche afin de trouver une vraie parade génétique à cette autodestruction de la vie.

07/10/2010, 15:39 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de Lincunable le 07/10/2010 à 15:25

Les risques de contamination étant en revanche connus, il serait beaucoup plus efficace et plus moral de généraliser la prévention et notamment en obligeant d'avoir des rapports protégés

Ils sont connus, mais qui les connait? le risque d'infection d'un homme vers une femme est de 0,08% par acte sexuel classique, et de 0,04% dans le sens inverse (soit 2 500 actes sexuels pour 100% de certitude d'être infecté, statistiquement parlant). Chiffres donnés pour les pays riches, dans les pays pauvres ces chiffres sont de 4 à 10 fois pus élevés. Ce qui n'a aucun sens, mais on en est plus à ça près.

http://en.wikipedia.org/wiki/HIV

07/10/2010, 16:48 | Par ujamaa en réponse au commentaire de Lincunable le 07/10/2010 à 15:25

L'Incunable, vous dîtes : Le risque avec le dépistage obligatoire c'est qu'une fois identifiés les quelque 35 000 cas de séroposivité qu'on ignorait jusque-là et qui ne présentent encore aucun signe pathologique, on n'en arrive à isoler les malades et les porteurs sains du reste de la société en les mettant en quarantaine dans des sortes de sidatorium en pensant à tort pouvoir ainsi juguler la pandémie.

La Démocratie doit être capable de protéger les malades, et doit être capable de protéger la population. Je ne crois donc pas à votre version, car je crois en la force de la Démocratie. Les scénarios catastrophes l'affaiblissent.

40 000 personnes ont le SIDA et ne le savent pas. Elles sont hors d'atteinte des moyens de communication usuels par certitude, peur, ignorance ou bêtise.

Je suis donc partisan d'un dépistage obligatoire, comme la cuti, etc. à une époque.

Je n'hésite pas à dire que cette histoire-là est en passe de devenir l'un des plus grands scandales médicaux jamais connus en France.

La responsabilité deviendra de plus en plus lourde face aux gens contaminés.

07/10/2010, 17:12 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Lincunable le 07/10/2010 à 15:25

Lincunable,

Il est hors de question, la Ministre l'a redit, de rendre obligatoire quoique ce soit. Seulement conseiller et proposer.

07/10/2010, 16:28 | Par Lincunable

blank_pagemême un enfant de douze ans peut aujourd'hui avoir accès à l'information sur la prévention : à l'école, chez le médecin, en pharmacie, sur internet. Le problème c'est de savoir ce qu'il en fait. Or, avec la propagation continue de la maladie et l'éloignement de la perspective de son éradication, une certaine fatalité s'installe dans les esprits, au point qu'il est aujourd'hui de bon ton dans les soirées intimes d'avoir des rapports non protégés : c'est plus stimulant et c'est une façon de faire la nique à la mort

07/10/2010, 16:40 | Par Philips Michel

Toujours cet insupportable (et détestable, voir pornographique) plaisir (comment l'appeler autrement,) à tout mélanger. Ce goût morbide pour jeter le discrédit. Décidément notre B2B élu associatif national ne changera jamais. Aucune des leçons du passé ne lui apprennent quoi que ce soit. Pas un grand signe de maturité.

Dans ce fouillis (comment appeler autrement un mélange insensé (au sens premier du mot: qui n'a pas de sens), une seule information est à retenir. Une excellente nouvelle:

"Il sera dorénavant proposé à tous de passer un test du SIDA." Une façon de dire: il y a des gens qui ont le SIDA, ne le savent pas, ne sont donc pas suivis ni soignés, peuvent contaminer leur entourage sans le savoir et sans le vouloir.

Super.

07/10/2010, 16:48 | Par ujamaa en réponse au commentaire de Philips Michel le 07/10/2010 à 16:40

J'aime vous lire MP, mais là je sens une vraie rage de votre côté :

Pourquoi fondamentalement n'est-il pas possible de mettre en place un dépistage obligatoire comme il y en eu pour d'autres maladies pour prévenir ceux qui sont contaminés et essayer de sauver ceux qui pourraient l'être ?

J'aimerai comprendre l'argument éthique qui vous met en rage.

07/10/2010, 16:59 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de ujamaa le 07/10/2010 à 16:48

Ujama,

Nous sommes dans une démocratie et, dans toutes les démocraties, tout le monde juge que le temps n'est plus à imposer. Le temps est à l'explication, à l'information et à la responsabilisation. C'est ça la démocratie. L'obligation, l'imposition, c'est autre chose.

Il y a plus de 30 ans qu'aucun nouveau vaccin (il y en a un sacré paquet!) n'a plus fait l'objet d'aucune obligation comme cela se faisait encore "avant". Tant mieux. C'est ça la démocratie.

Quand a ma rage, elle là, toujours là. Je m'en suis expliqué, n'y reviendrai pas. Mais je continuerai à poursuivre cet abonné qui nage (on devrait plutôt dire se débat) en mélangeant tout. S'il se contentait du Big-Bang, ça passerait, ce ne serait pas grave!

Quand il s'agit du SIDA, c'est insupportable. Aucune leçon, même celles qui lui viennent de la rédaction de Médiapart ne lui font rien comprendre. Insupportable.

Bien à vous

07/10/2010, 17:21 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de Philips Michel le 07/10/2010 à 16:59

Ding ding, tient on parle de moi dirait-on. Cher M Philips qui me haïssez tant car je dérange vos certitudes, pourriez-vous nous dire - et si possible démontrer -ce qui est factuellement faux dans ce billet?

07/10/2010, 17:28 | Par samines

Je n'ai pas trop de temps et ja vais donc faire très très concis, quitte à revenir plus tard.

1) Il y a d'une part une pathologie dont les symptômes sont identifiés (immuno-déficience) et attribués à un virus particulier et/ou à une catégorie de virus (rétro-virus) sans que les mécanismes moléculaires ne soient à ce jour clairement identifiés. Cette pathologie a ceci d'étonnant qu'en tant que telle, elle n'existe dans aucun document médical de la première moitié du XXème siécle. C'est la seule maladie à caractère infectieux qui soit dans ce cas.

2) Il y a d'autre part des tests dits de dépisatges qui recherchent des anticorps dans le serum (serum = sang - globules). Comme tous les tests, ces tests ont un taux de fiabilité qui dépend entre autres des conditions expérimentales (d'où viennent les molécules servant à effectuer le test ? Quelles sont les limites discriminantes des tests utilisés - ELISA et WB - ? Quelle sont les spécificiltés biophysiques des molécules recherchées et des appariements mesurés ?).

3) Il y a enfin un parti pris politique de communiquer plutôt sur certains types de mortalité et pas sur d'autres. Toutes les quarante minutes, une personne se suicide en France, et Roselyne Bachelot s'en fout complètement. (info ICI). Le suicide tue à peu près 3 fois plus que la route et 10 fois plus que le SIDA.

Je vais souhaiter qu'après la stérilité des débats sur l'origine des extra-terrestres qui ont abattu les deux tours, on ne se perde pas dans un débat sur l'utilité d'un dépistage.

De mon point de vue, qu'un dépisatge existe est indispensable. Qu'il soit obligatoire est suspect.

Je sais parfaitement bien si je suis - ou pas - atteint du Syndrôme d'Immuno-Déficience Acquise. Et si je ne le sais pas mon médecin sait le diagnostiquer. Je n'ai pas besoin qu'un flic avec sa pseudo-carte associative force ma porte à coup de hache pour me menotter avant de me piquer du sang n'importe comment. Si je veux savoir, il existe des centres de dépistages. Je peux aussi bien y aller que donner l'adresse à celui/celle dont je veux être sûr.

Une fois de plus, le gouvernement veut contourner les médecins.

Cà aussi c'est suspect.

07/10/2010, 18:13 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de samines le 07/10/2010 à 17:28

samines,

Aucune obligation en la matière! Seulement un proposition. Ça change tout. Mais, de cela, nulle trace plus haut. Bizarre, bizarre. Comme si on voulait lancer le débat sur une confusion...

"Je vais souhaiter qu'après la stérilité des débats sur l'origine des extra-terrestres qui ont abattu les deux tours, on ne se perde pas dans un débat sur l'utilité d'un dépistage. " Merci pour cette phrase.

07/10/2010, 18:15 | Par samines en réponse au commentaire de Philips Michel le 07/10/2010 à 18:13

Aucune obligation en la matière! Seulement un proposition

C'est vrai, j'ai lu trop vite.

En même temps, ils ont "proposé" l'allongement de l'âge de la retraite et le bouclier fiscal à l'Assemblée...

Je n'aime pas trop leurs approximations sémantiques.

Sourire

07/10/2010, 18:36 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de samines le 07/10/2010 à 18:15

Je suis d'accord avec Michel Philips, et aussi avec Samines. La tendance lourde de l'état UMP est de lancer des programmes collectifs pour engraisser des sociétés de plus en plus privées. C'est comme les caméras de surveillance : "pour votre sécurité"... etc. En plus on ne sait toujours pas pourquoi , en contact avec le VIH, certaines personnes deviennent séro-positives, d'autres déclarent un SIDA, et d'autres résistent. Donc toute explication ni toute prévention ne sont pas dans le dépistage tel que décrit. On néglige encore la notion de terrain. Et de responsabilité du patient dans ses choix thérapeutiques.

07/10/2010, 19:17 | Par Jean-Yves Cognac en réponse au commentaire de samines le 07/10/2010 à 17:28

"Je vais souhaiter qu'après la stérilité des débats sur l'origine des extra-terrestres qui ont abattu les deux tours, on ne se perde pas dans un débat sur l'utilité d'un dépistage."

Il n'y a plus de débat cher Samines, ce sont les Klingons...

"Je sais parfaitement bien si je suis - ou pas - atteint du Syndrôme d'Immuno-Déficience Acquise. Et si je ne le sais pas mon médecin sait le diagnostiquer. Je n'ai pas besoin qu'un flic avec sa pseudo-carte associative force ma porte à coup de hache pour me menotter avant de me piquer du sang n'importe comment. Si je veux savoir, il existe des centres de dépistages. Je peux aussi bien y aller que donner l'adresse à celui/celle dont je veux être sûr."

Itou...

07/10/2010, 19:50 | Par samines en réponse au commentaire de Jean-Yves Cognac le 07/10/2010 à 19:17

Merci Cher Concombre, je vais rebondir sur moi (c'est fort, hein ?)

Il n'y a plus de débat cher Samines, ce sont les Klingons

Ce n'est pas tant le débat que la manière de l'éviter, qui me dérangent.

Qu'il s'agisse de tours emblèmatiques ou d'une pathologie abordée de façon symptômatique, le débat ne vaut que quand les débatteurs savent raison garder. J'entends bien que l'on s'interroge sur "Comment ces tours ont pu être détruites ?". Le match de ping-pong entre les partisans de la CIA contre les Américains contre les tenants de la thèse islamiste m'apparaît...carcéral. Nulle possibilité d'émettre un avis simplement différent. C'est çà qui me dérange.

Concernant le SIDA, il me paraît essentiel de rappeler qu'il y a une vraie pathologie et de vrais gens qui souffrent vraiment. Il me paraît aussi essentiel de souligner l'incompétence récurrente du Ministère de la Santé face à de réels défis de Santé Publique, et sa façon parfaitement criminelle de nier sa responsabilité tout en alimentant en argent frais la trésorerie de grandes enseignes pharmaceutiques.

Je me suis exprimé ailleurs sur mon expérience personnelle en la matière.

Jeter le bébé avec l'eau du bain, c'est faire l'apologie de l'obscurantisme. Nier les limites de l'approche médicale classique et l'impact de notre mode de vie sur les pathologies qui sont médiatisées, c'est entrer dans le jeu pervers que l'on essaie de nous faire jouer.

Un peu de discernement, et on avancera.

Me semble-t-il.

07/10/2010, 20:50 | Par Jean-Yves Cognac en réponse au commentaire de samines le 07/10/2010 à 19:50

Tout à fait d'accord cher Samines (et sur les 2 points soulevés) mais vous deviez vous en douter !!!

07/10/2010, 21:01 | Par samines en réponse au commentaire de Jean-Yves Cognac le 07/10/2010 à 20:50

Pfffff

Vous êtes extra-lucide !

Sourire

07/10/2010, 21:07 | Par Jean-Yves Cognac en réponse au commentaire de samines le 07/10/2010 à 21:01

Et ce n'est pas la moindre de mes qualités !!!

 !!!

Rogntudju d'émoticônes !!!

07/10/2010, 18:17 | Par Néfertari...Partie.

Vince, tu serais pornographe (Voir commentaire de M.Philips plus haut) et tu ne m'en as rien dis ??? Petit cachottier va !

Sinon, moi j'aime bien ce billet. J'ai entendu l'info hier à la radio et je me suis dis : Tiens, Ma'âme Bachelot a la nostalgie de l'époque grippe du p'tit cochon ! Ou alors ses amis des labos pharmaceutiques se sont rappelés à son bon souvenir. "

Serais-je pornographe moi aussi ?

07/10/2010, 18:35 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Néfertari...Partie. le 07/10/2010 à 18:17

Néfert,

Non, vous n'êtes pas pornographe, seulement teintée d'érotisme, ce qui n'a rien à voir et qui est vachement mieux! Enfin, c'est mon point de vue! :-) !

07/10/2010, 18:57 | Par Néfertari...Partie. en réponse au commentaire de Philips Michel le 07/10/2010 à 18:35

Cher Doc',

Merci du compliment.

Je ne comprends pas votre acharnement vis à vis de Vincent, mais après tout, c'est vous deux que ça regarde. (Mais ça me fait de la peine quand même. Je l'ai rencontré ce garçon, et franchement, c'est un mec bien. Mais bon, mon avis n'a aucune importance.)

En tout cas, je l'ai vu de mes yeux vu danser le tango, et je peux vous dire que le mot "érotisme" m'est tout de suite venu en tête.

Bien à vous.

07/10/2010, 19:42 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Néfertari...Partie. le 07/10/2010 à 18:57

Néfert,

Pour me comprendre, il faut retourner en arrière de 18 billets de cet auteur, ICI, un billet concernant le "Négationnisme". Ce billet donna lieu à plus de 300 commentaires, dont le mien, situé dans le premier quart, exactement le 3/09 à 14h11. J'y expliquais longuement et très posément ce qui me pose problème chez cet abonné. Je ne vais pas remettre ici l'entièreté de ce commentaire. Une chose est sûre, mon point de vue est partagé par d'autres.

En fin de compte, ce que je ne supporte pas c'est la froideur, le rationalisme dont on peut faire preuve sur des sujets aussi sensibles. Cette froideur me fait penser à celle qui visitait certains "techniciens" qui, à d'autres époques, évoquaient "factuellement" (c'est son propre terme) les effets de tel ou tel gaz ou de telles ou telles dispositions structurelles de certains camions destinés à certains usages, si tu vois ce que je veux dire.

On peut parler de tout, mais faire abstraction, sur certains sujets, de certains regards, est, pour moi, insupportable. Voilà. Bien à toi.

07/10/2010, 19:43 | Par Cabilat en réponse au commentaire de Philips Michel le 07/10/2010 à 19:42

Attention, on approche du point Godwin

07/10/2010, 20:18 | Par Néfertari...Partie. en réponse au commentaire de Philips Michel le 07/10/2010 à 19:42

Cher M.Philips, moi, ce que je ne supporte pas, et bien je n'y vais pas.

Mais chacun fait comme il veut hein !

08/10/2010, 09:34 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de Néfertari...Partie. le 07/10/2010 à 18:17

Salut Nefer

Bah je pense que certains ont une définition très particulière de la pornographie. Concernant Bachelot, comme pour toi la ficelle me semble un peu grosse, surtout vu les antécédents.

Ah bon, tu pensais à cela en me voyant danser??? Embarassé Quel malheur, si j'avais su cela il y a 25 ans j'aurais pu faire une grande carrière de dandy argentin tombeur de jolies femmes!

10/10/2010, 05:30 | Par Anaxagore en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 08/10/2010 à 09:34

" si j'avais su cela il y a 25 ans j'aurais pu faire une grande carrière de dandy argentin tombeur de jolies femmes! "

Tant que ce n'est pas une carrière de photographe pervers français tombeur de vieilles mamies....

07/10/2010, 18:55 | Par Cabilat

Pour être complet tu devrais dire que l'article parle de nouvelle génération de TDR et qu'on va controler leur fiabilité, l'article datant de plus d'1 an, il faudrait savoir où en est aujourd'hui, est-ce que tous les controles ont été fait, pour quel résultat et aussi quel TDR va être utilisé lors de la campagne Bachelot, ces fameux TDR nouvelle génération ou bien les anciens qui semblent surtout fiable pour détecter les malades chroniques, à savoir les gens infectés depuis plusieurs mois.

Après la question est de savoir pourquoi passer par des TDR alors que visiblement les labos sont en nombre suffisant et capable de donner un résultat fiable en moins d'une journée. Ce que je ne comprends pas exactement c'est quelle différence avec aujourd'hui, si je vais chez mon médecin ce soir et que je lui dis que j'ai eu un rapport à risque, il va me prescrire un test que j'irai faire dans un labo agrée et en quelques jours j'aurai les résultats, demain avec les TDR je vais chez mon médecin il pourra faire directement un test avec le TDR et j'aurai les résultats en quelques heures, ou bien j'irai dans une association (si je veux éviter le médecin pour x raisons) et un militant fera le test lui-même et j'aurai le résultat en quelques heures. Mais à part le fait de gagner quelques jours dans la détection et de pouvoir éviter le médecin je ne vois pas forcément l'intérêt, bon il y a aussi la question du secret médical si on passe par un militant associatif.

07/10/2010, 20:13 | Par ujamaa

 

Je ne comprends pas tout ça :

- D'un côté 40 000 êtres humains injoignables par la com' , qui risquent de mourir et peuvent contaminer

- D'un autre côté les personnes qui vont être contaminées

Et vous vous posez encore des questions ? Que dirait Socrate ?

07/10/2010, 20:33 | Par Cabilat en réponse au commentaire de ujamaa le 07/10/2010 à 20:13

L'enfer est pavé de bonne intention, vous vous attaquez aux libertés individuelles, vous voulez imposez un test obligatoire mais pour être efficace dans ce cas là il faudra le faire régulièrement, donc quelle fréquence 6 mois / 1an / 5 ans

07/10/2010, 21:02 | Par samines en réponse au commentaire de Cabilat le 07/10/2010 à 20:33

En Biologie comme ailleurs, la fiabilité des résultats d'un test n'est pas liée à la fréquence avec laquelle il est effectué.

Un test biologique doit être exact (ce que disent les résultats correspond à ce qui est réellement)

Un test biologique doit être répétable (le même test avec le même échantillon donne toujours le même résultat)

Un test biologique doit être métrologiquement connu (le taux d'erreur du à la méthode doit être connu intégré dans le résultat)

Dans le cas des tests de dépistage du SIDA, les taux ne sont pas officiels. Pour chacun des tests (ELISA et Western-Blot) ils sont significativement bon mais n'aboutissent pas à une assurance catégorique. Il est présumé que la somme des deux tests donne une quasi certitude. Immunologiquement parlant, c'est erronné car les deux tests ne font pas appel aux mêmes propriétés biochimiques des molécules recherchées, donc peuvent mesurer deux catégories de molécules différentes et / ou mesurer quelque chose dans un cas qui n'apparaitrat pas dans l'autre cas.

Je pense que c'est cette "fumée" qui entoure leur diffusion massive à coups de médiatisation bruyante qui justifie le Billet émis par Vincent Verschoore.

07/10/2010, 20:51 | Par ujamaa

 

Pourquoi m'attaquerais-je à des libertés individuelles ? Expliquez-moi ça avec précision. De tous temps il y a eu des dépistages de maladies. Faîtes confiance en la Démocratie.

Quant aux fréquences de contrôle : au moins vous aurez prévenu une personne en danger de mort.

Et c'est un devoir.

Le politiquement correct ça suffit. Nous vivons un incroyable scandale qui tue tous les jours.

07/10/2010, 20:57 | Par Cabilat en réponse au commentaire de ujamaa le 07/10/2010 à 20:51

Dans ce cas pourquoi le SIDA et pas le cancer qui tue beaucoup plus ou même la grippe saisonnière bien plus répandu et avec un risque de transmition supérieur, si on doit rendre obligatoire le dépistage de SIDA on doit rendre beaucoup de chose obligatoire pourquoi s'arrêter en si bon chemin

Avec ce genre de raisonnement beaucoup de chose deviendrait obligatoire et ce serait invivable, l'enfer est pavé de bonne intention

07/10/2010, 22:43 | Par ujamaa en réponse au commentaire de Cabilat le 07/10/2010 à 20:57

Vous vous évadez... Le SIDA est mortel et contagieux, comme l'était la tuberculose en son temps. Il n'y a jamais eu de dépistage de la grippe... ou de la crise de foie. Quant au cancer, il n'est pas contagieux.

40 000 personnes inconscientes infectées par le virus du SIDA doivent être d'urgence secourues pour leur santé et pour la santé de leurs éventuels partenaires sexuels.

Je vous demande une raison éthique valable pour ne pas arrêtez le massacre intolérable que nous vivons dû à la lâcheté de nos élites et au prêt à penser.

 

07/10/2010, 22:53 | Par Chris43 en réponse au commentaire de ujamaa le 07/10/2010 à 22:43

Pour la simple raison que je n'ai pas à assumer la responsabilté (ou l'irresponsabilté) d'un autre.

Le Sida ne s'attrape pas sur la lunette des WC. Pour les transfusions sanguines, l'information lors du procès a été suffisamment répandue. Quant à la contamination sexuelle, c'est l'irresponsabilité de chacun.

07/10/2010, 23:00 | Par ujamaa en réponse au commentaire de Chris43 le 07/10/2010 à 22:53

Vous vous écartez du sujet. 

40 000 personnes inconscientes sont en danger de mort, sans soins, et peuvent contaminer leurs partenaires.

Et votre seule réponse est : "Pour la simple raison que je n'ai pas à assumer la responsabilté (ou l'irresponsabilté) d'un autre."

 

Allez vous coucher.

 

07/10/2010, 23:10 | Par Chris43 en réponse au commentaire de ujamaa le 07/10/2010 à 23:00

Contrairement à vous, qui êtes coutumier du fait, je ne vous ai pas agressé.

Vous parlez de 40000 personnes inconscientes.

Je n'accorde pas le même sens que vous à cet "inconscient", qui n'est que dans votre tête.

Sur ce, je ne discute pas avec les gens qui m'agressent

08/10/2010, 14:10 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de Chris43 le 07/10/2010 à 23:10

"Faîtes confiance en la Démocratie" Ah ça non, alors !!! Surtout pas une démocratie bananière sous la coupe de l'UMP ! Et pourquoi pas avoir confiance dans la justice de mon pays, comme Kerviel, ou dans mon président, qui veut notre bien à tous ... T'es fou, lui ? :-)

08/10/2010, 14:58 | Par ujamaa en réponse au commentaire de Erreur 403 le 08/10/2010 à 14:10

Moi, je fais confiance en la Démocratie. Obligé.

11/10/2010, 11:22 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de ujamaa le 08/10/2010 à 14:58

Peut-être, mais moi je ne suis pas obligé. Je n'aime pas les gens "obligeants". C'est peut-être le moins pire des systèmes, mais je me défie de ses dérives quand même. Démocrate malgré moi, mais pas bêlant. Je fais confiance à la Vigilance.

08/10/2010, 14:59 | Par ujamaa en réponse au commentaire de Chris43 le 07/10/2010 à 23:10

Vous agressez les gens avec la réponse la plus stupide de l'année :

- "Pour la simple raison que je n'ai pas à assumer la responsabilté (ou l'irresponsabilté) d'un autre."

Alors pourquoi écrivez-vous sur Médiapart ?

08/10/2010, 08:54 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de ujamaa le 07/10/2010 à 22:43

@Ujaama

Je présume que l'Etat ne rend pas le dépistage obligatoire car il estime ne pas être en mesure d'enforcer cette obligation: Il vaut mieux commencer par une invitation histoire d'assouplir les mentalités, et peut être passer à l'obligation plus tard. Il compte sans doute aussi sur un effet d'emballement: si x se retrouve tagué "séropositif" suite à un test, il/elle va sans doute faire en sorte de pousser au les personnes avec qui il/elle a pu être en contact, et pas seulement sexuellement.

08/10/2010, 15:19 | Par ujamaa en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 08/10/2010 à 08:54

Bien vu, mais je n'y crois pas, mais veut bien voir.

Le problème du SIDA c'est qu'on le considère comme une maladie à part... comme les lépreux au Moyen-Age. CQFD : nous sommes encore au Moyen-Age quand nous voulons considérer le SIDA ainsi.

 

Et j'ajoute la question de la non-assistance de personnes en danger : pour prévenir et soigner, pour éviter la contamination de potentiels partenaires.

 

Le mot qui me semble le plus caractériser notre époque, c'est l'irresponsabilité.

 

08/10/2010, 09:14 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de Cabilat le 07/10/2010 à 20:57

@Cabilat

Tout à fait d'accord. Mais il ne faut pas perdre de vue dans l'analyse le fait qu'il n'existe pas de définition commune internationale de "séropositivité" ce qui implique une dose d'incertitude importante dans le diagnostic (vous pouvez avec le même échantillon être positif en France et négatif en Norvège, ou positif aux USA et négatif au Canada, ou positif en Afrique du Sud et négatif partout ailleurs). Ceci du fait, bien sur, de la non-spécificité des tests et de choix arbitraires de pays à pays sur ce qui constitue un état séropositif.

Pour en revenir au TRD, je n'ai pas trouvé d'article plus récent que 2009 mais je suis preneur si quelqu'un en a un. Néanmoins, même si les TRD de 2010 sont plus performants que ceux de 2009, il faudra quand même expliquer comment un simple test à 20 E peut être au moins aussi fiable qu'un double test ELISA et WB en laboratoire, nettement plus sophistiqué et bien sur plus cher. Si c'était aussi simple, tous les labos utiliseraient le TRD. Je suppose que le gouvernement prévoit que les séropositifs par TRD se fassent d'office retester en laboratoire pour confirmation, cela me paraît être la moindre des choses.

Cela dit, vous l'aurez compris, je suis de ceux qui pensent que la chasse au virus est une fausse piste de toute manière - déjà pour les raisons de non spécificité d'une part, et simplement épidémiologique d'autre part: la séropositivité en occident (l'Afrique est un cas différent) a une incidence nettement plus élevée dans certains groupes socio-culturels ou ethniques, ce qui après plus de 25 ans de diffusion n'a pas de sens - le virus devrait exister dans les mêmes proportions dans toutes les catégories et dans les deux sexes.

Il y a bien sur d'autres raisons liées à toute l'histoire politico-médico-financire de la recherche sur le VIH depuis le début des années 80 et au cas particulièrement terrible de l'Afrique, mais ce n'est pas l'objet du billet.

08/10/2010, 10:31 | Par samines en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 08/10/2010 à 09:14

Bonjour Vincent,

qu'il n'existe pas de définition commune internationale de "séropositivité"

Effectivement. Cela ne doit pas pour autant laisser le champs libre à l'absence de dépistage.

non-spécificité des tests et de choix arbitraires de pays à pays

Au risque de jouer sur les mots, plutôt que "non-spécificité", je préfère parler de variabilité des tests utilisés et traceurs recherchés. A ce que je sache, aucun test n'est infondé et aucun test n'est parfaitement fiable. Cela est à la fois du à la pathologie (méconnaissance en termes de biologie moléculaire) et aux coûts (infrastructures et compétences nécessaires) liés à la mise en oeuvre d'un dépistage. Il faudrait ajouter l'impact Politique (Industriel et Médiatique).

il faudra quand même expliquer comment un simple test à 20 E peut être au moins aussi fiable qu'un double test ELISA et WB en laboratoire, nettement plus sophistiqué et bien sur plus cher

Euh...quelle étrange remarque. La question du coût est anecdotique dès lors que la fiabilité du test est connue. D'autre part, que le test ne soit (par exemple) qu'indicatif d'un risque de contamination (par exemple à 75%) n'est pas nécessairement dérangeant...sauf s'il est exploité à des fins de catastrophisme. Dans le cas d'un "risque cardio-vasculaire" par exemple, il y a bien une somme de "facteurs de risque", additionnables, et aboutissant à une graduation du risque d'être victime de...(d'un infarctus par exemple). Et il n'y a là pas matière à scandale. On pourrait très bien imaginer que l'existence de tels ou tels anticorps dans le sang spécifie un % de risque d'être présentement ou prochainement victime du SIDA. Un test à 20 euros peut suffire.

L'un des problèmes du SIDA est qu'il s'agit d'une MST. Avec la somme de tabous et de mensonges qui sont liés à "l'exposition" de la vie sexuelle devant un médecin.

La vaccination contre la Tuberculose protège environ 90% des gens. Il existe des réactions anormalement élevées (pathologiques) à cette vaccination chez environ 3 à 4 % des gens. Ces pourcentages varient selon le vaccin utilisé. Interdire la vaccination contre la Tuberculose n'aurait pour autant aucun sens.

L'essentiel est de connaitre la réalité et d'agir avec mesure.

la chasse au virus est une fausse piste de toute manière

Je vais faire la même remarque qu'avec les deux tours. Le "tout virus" est probablement infondé. Le "zéro-virus" l'est probablement tout autant. Radicaliser le débat ne fera pas avancer la réflexion.

le virus devrait exister dans les mêmes proportions dans toutes les catégories et dans les deux sexes

Je vous suggère de faire un parallèle avec deux autres MST : les Chlamydioses et la Syphilis. Il s'agit de deux pandémies (même si concernant les Chlamydioses, le mot pandémie est un peu abusif). L'incidence par genres n'est pas la même. L'incidence par zones géographique n'est pas la même. La répartition des pathologies par catégories socio-professionnelles n'est pas la même. Les symptômes ne sont pas les mêmes chez l'Homme et chez la femme. La contagiosité est variable selon le sens dans lequel s'effectue la contagion (H=>F ou F=>H).

Pourquoi voudriez-vous qu'il en soit autrement avec le SIDA ?

Ajout : Désolé, je n'ai pas explicité l'acronyme MST (Maladie Sexuellement Transmissible).

08/10/2010, 10:33 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de samines le 08/10/2010 à 10:31

@Samines

Syphilis et Chlamydioses sont des infections bactériennes (et nos pas virales) et elles sont guérissables donc ce n'est pas la même situation épidémiologique que le Sida. En Occident la grande différence entre le taux d'infection homme et femme est, du moins en partie, lié à l'homosexualité masculine - l'article de Libé dit que les homosexuels ont 200 fois plus de "chance" d'attraper le virus. Alors qu'en Afrique la répartition homme-femme est très équilibrée. Il faudrait sérieusement étudier le pourquoi de cette incidence.

 

Je dois partir, hors ligne jusqu'à dimanche soir, merci pour les commentaires!

08/10/2010, 10:52 | Par samines en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 08/10/2010 à 10:33

l'article de Libé dit que les homosexuels ont 200 fois plus de "chance" d'attraper le virus

Je vais être extrêmement clair : Annoncé ainsi, ceci relève quasiment de la désinformation.

Je souhaite (je n'ai pas encore lu l'article) que soit intégré un élément tout simple : les rapports sexuels entre hommes ne sont pas assimilables sur le plan physiologique à des rapports sexuels inter-genres. Comparer la dissémination du virus H<=>H ou F<=>F et H<=> F sur le simple parallèle d'actes sexuels physiologiqement (et donc mécaniquement) distincts est au limites de l'intention de catégorisation morale.

Je vais aussi souhaiter que l'article distingue le risque encouru par les homosexuels masculins de celui encouru pas les homosexuelles féminines. Les chiffres n'ont simplement rien à voir.

Libération se distingue de plus en plus par des effets d'annonce suivis d'analyses "à-la-va-comme-je-te-pousse".

Dommage

Il fût un temps où c'était un journal agréable à lire.

Sinon, sur le plan statistique, il me paraît aussi important de souligner que l'ablation du cerveau diminue de 100% les risques de méningite. A méditer.

08/10/2010, 14:15 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de samines le 08/10/2010 à 10:52

D'autant que les rapports anaux, d'après toutes les études connues, qui provoquent plus souvent abrasions et légers saignements contaminants, sont bien plus pratiqués par les hétéros que les homos....

Mais quand même je me demande si la Gay-Pride aggrave les chances d'être contaminé(e) :-)

Pas d'accord pour l'ablation du cerveau, si on laisse les méninges,à nu, le risque est pire. Ménage tes méninges...

08/10/2010, 19:18 | Par samines en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 08/10/2010 à 10:33

Syphilis et Chlamydioses sont des infections bactériennes (et nos pas virales) et elles sont guérissables donc ce n'est pas la même situation épidémiologique que le Sida

Avec tout le respect que je vous dois, Vincent, l'épidémiologie d'une maladie et la catégorie phylogénétique de l'agent infectieux n'ont que de très lointains rapports (non sexuels).

Le Tréponème est un parasite humain strict localisé de façon extra-cellulaire.

La Chlamydiae est un parasite intra-cellulaire strict (comme les virus)

Le Treponema est l'agent étiologique de la Syphilis. La Chlamydiae est l'agent le plus courant de chlamydiose vaginale. Dans les deux cas il s'agit de maladies sexuellement transmissibles, ce qui fait de ces maladies un excellent point de comparaison avec le SIDA. Que les maladies soient guérissables ou non n'a d'incidence que pour nos angoisses, parce qu'à partir du moment ou le temps permet une contagion, que la maladie soit mortelle on non n'influence que le nombre de personnes contaminables par un porteur (sain ou pas).

La principale différence avec le SIDA tient au fait que cette maladie a aussi été transmise par les Services du Ministère de la Santé (transfusions sanguines) ce qui en a fait une Affaire d'Etat étouffée, y compris par l'ordre des médecins, dans une joie et une bonne humeur qui ont condamné à mort plusieurs milliers de personnes en sabrant le champagne.

10/10/2010, 20:27 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de samines le 08/10/2010 à 19:18

Cher Samines,

Merci pour ces précisions, j'approfondirais dès que j'ai le temps - un peu à la bourre dernièrement. Mais néanmoins une question me taraude: vous admettez (chose déjà extraordinaire sur ce site) que la définition de "séropositivité" n'est pas fixée, qu'elle varie de pays à pays. S'il n'existe pas de définition précise et commune de la séropositivité, comment peut-on affirmer que qui que se soit est réellement infecté par quelque chose? Ne faudrait-il pas alors que tout le monde utilise le filet le plus large - le filet africain - qui d'un coup de baguette magique transformerait des dizaines de milliers de séronégatifs français en séropositifs? Moi, cela m'échappe.

10/10/2010, 21:10 | Par samines en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 10/10/2010 à 20:27

S'il n'existe pas de définition précise et commune de la séropositivité, comment peut-on affirmer que qui que se soit est réellement infecté par quelque chose

Je pense que, sur Mediapart, tout le monde ne serait pas d'accord sur ce qu'est le communisme. Cela remet-il son existence en cause ?

Ne faudrait-il pas .../...des dizaines de milliers de séronégatifs français en séropositifs

Il n'existe pas de test fiable à 100%. Il me paraît aberrant de priver ceux qui le souhaitent d'un test, dès l'instant où les limites de ce test sont connues et explicitées. La difficulté tient autant aux faux négatifs (des gens contaminés, mais le test ne le voit pas) qu'aux faux positifs (les gens ne sont pas contaminés, mais le test prétend le contraire). D'où mon propos sur la notion de "facteur de risque" et l'analogie avec le risque cardio-vasculaire.

Tant que l'on recherchera / attendra un test fiable à 100%, on sera en risque de désinformation. Dès que l'on s'intéressera aux différents "facteurs de risque", on pourra commencer à éduquer les gens (la population).

11/10/2010, 11:17 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de samines le 10/10/2010 à 21:10

Je pense que, sur Mediapart, tout le monde ne serait pas d'accord sur ce qu'est le communisme. Cela remet-il son existence en cause ?

Dans le cadre du Sida, je ne me satisferai pas de ce genre de pirouette. On ne parle pas d'un rhume mais d'un réel cauchemar en termes de médication (effets secondaires importants des thérapies), d'impact psychologique et d'existence sociale. Soit on sait ce qu'est le vih et les tests sont faits de manière à dire avec 100% de certitude si on est infecté ou pas (c'est quand même la moindre de choses, après 25 ans de recherche et des milliards d'euros investis), soit on ne le sait pas et on arrête de faire peur aux gens en faisant semblant de le savoir.

J'en profite pour signaler cette étude et son contexte présenté de la manière suivante par un commentateur de ce même article sur Agoravox:

"Un des problèmes qui est complètement écarté par cette proposition de test universel est la valeur même du test chez des personnes qui ne font pas partie des groupes à risque, à savoir la plupart des gens.

Gigerenzer et Hoffrage ont en leur temps voulu aborder le sujet, n’ont évidemment jamais été contredits officiellement, mais leurs recommandations demeurent lettre morte, voire sont systématiquement ignorées.

En gros, ils indiquent que dans la logique de la définition statistique de la séropositivité (qui est la seule existante puisqu’il a fallu définir un seuil pour cette même séropositivité), la probabilité qu’un double test positif soit un vrai positif dépend de la prévalence de cette séropositivité dans le groupe dont fait partie la personne.

Ainsi, chez M tout le monde, même après un rapport dit à risque, la probabilité qu’un test positif soit un vrai positif est inférieure à 50%. Par contre pour la même personne appartenant à un groupe à risque, elle s’approche de 100%."

11/10/2010, 12:00 | Par samines en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 11/10/2010 à 11:17

Dans le cadre du Sida, je ne me satisferai pas de ce genre de pirouette

Je suis désolé que vous l'ayez pris pour une pirouette. Ce n'était qu'une image. On peut être plusieurs à définir une typologie d'infection, ne pas avoir les mêmes modes de "repèrages", avoir tous raison et ne pas être d'accord entre nous.

C'était mon seul propos.

Nombre de notions médicales sont "flottantes". On est tout sauf dans un monde binaire.

Exemple : Je développe plusieurs cancers tous les jours, et ce presque depuis le début de ma vie. A quel moment y a-t-il pathologie ? lorsqu'il y a apparition de symptomes. Le seuil de cellules tumorales est variable selon nombre de facteurs. Si ce seuil était pris pour "témoin" de l'existence de la maladie vous auriez de nombreux contradicteurs et les "règles de définition" varieraient tout autant.

11/10/2010, 12:36 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de samines le 11/10/2010 à 12:00

@Samines

D'accord. Mais alors pourquoi la séropositivité associée à un état de santé normal (l'équivalent de nos cancers asymptomatiques) pose t'elle problème?

11/10/2010, 13:25 | Par samines en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 11/10/2010 à 12:36

Deux grandes catégories de réponse :

1) Un cancer n'est pas contagieux, le SIDA, si.

2) Le SIDA reste une maladie honteuse (comme souvent les MST, seule la Syphilis a bénéficié d'une représentation romantique) et a longtemps servi à stigmatiser une population au travers d'un discours politique (homophobe). Je ne suis pas du tout sûr que l'on soit sorti de cet engrenage sectaire. Aujourd'hui, chercher du travail en période de rémission d'un cancer est imaginable. En situation de séropositivité, c'est juste injouable.

Avant que la mesure et la tolérance vis à vis de cette pathologie soient installées, il va se passer du temps.

Or ; on peut très bien imaginer que je dispose d'anticorps anti-rétrovirus sans avoir jamais été en contact avec un VIH. C'est une question de fiabilité / pouvoir discriminant du test utilisé. Et c'est justement là que "çà se gâte".

Pour info, les retrovirus ont dans leur famille les oncovirus, agents identifiés de leucémies et cancers. L'identification d'anticorps parfaitement spécifiques d'un virus lui-même changeant au fil des "victimes" rend tout test assez mal fiable. Doù la multiplication des tests. D'où les incertitudes. D'où les flous de communication (scientifiques).

Les politiques font mal leur boulot. Les Entreprises cherchent à récupérer leurs investissements. OK pour tout çà.

Mais un simple "rejet de tout" n'emmène nulle part :)

11/10/2010, 13:54 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de samines le 11/10/2010 à 13:25

Mais , Samines, dites moi si je me trompe, mais je crois qu'on ne sait TOUJOURS PAS comment ni pourquoi de deux personnes en contact avec le VIH, l'une va être infectée et l'autre va résister ? ou bien ?

11/10/2010, 14:34 | Par samines en réponse au commentaire de Erreur 403 le 11/10/2010 à 13:54

Tout à fait exact. Il y a une somme de facteurs qui sont identifiés, mais pas de mécanisme causal "simple" qui soit décrit.

D'où (au risque de me répéter) l'idée d'un "ensemble de facteurs de risque" à prendre en compte plus que celle d'un enchainement causal simple.

11/10/2010, 14:26 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de samines le 11/10/2010 à 13:25

Pour info, les retrovirus ont dans leur famille les oncovirus, agents identifiés de leucémies et cancers.

Question: ces oncovirus sont-ils transmissibles par voie sexuelle ou sanguine? Pourrait-on alors parler de propagation de ce type de cancers par contagion?

11/10/2010, 14:41 | Par samines en réponse au commentaire de Vincent Verschoore le 11/10/2010 à 14:26

Je n'ai pas trop le temps de développer.

Hypothèse improbable, Vincent. Ou tout au plus rarissime.

Le mode de trasmission est lié au mode de "parasitisme" du virus. Le HIV parasite des cellules immuno-compétentes (ce qui rend le sang essentiel pour la transmission du virus). Les oncovirus sont hébergés par des animaux familiers ou assimilés (oiseaux, rongeurs).

08/10/2010, 19:30 | Par ujamaa

 

Je quitte ce billet sur ces derniers mots :

- 40 000 personnes inconscientes de leur infection, et absolument intouchables par la com', vont connaître une très grave situation quant à leur santé

- X personnes vont être contaminées

Et je vois ici discuter aussi légèrement qu'à la dernière fête à Neu-Neu. (phonétique pas innocente).

10/10/2010, 07:00 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de ujamaa le 08/10/2010 à 19:30

Ujamaa,

Vous avez tout compris. C'est exactement sur ce plan que, depuis des mois, je me bats. Merci. En tout, il y a l'art et la manière.

10/10/2010, 19:52 | Par Anaxagore

Sur le dépistage du SIDA, je rejoins les avis de ceux qui pensent que la ministre n'a pas remplie ses " obligations" à l'endroit de ses anciens employeurs et actuels lobbyistes, en matière de vente de vaccins de la grippe.

C'est une vaste hypocrisie que je dénonce.

Elle aurait voulu être efficace, elle aurait joué dans un autre registre: le don du sang.

Acte de solidarité eminement altruiste et nécessaire, il est systématiquement soumis à des analyses poussées par les centres qui informent les donneurs éventuellement contaminés par le SIDA, ou d'autres maladies.

Et ce ne sont pas des tests effectués par des amateurs, avec le matériel gadget du kit du parfait petit biologiste.

Il faut arrêter de nous prendre pour des cons, et au contraire éveiller chez nos concitoyens le nécessaire sursaut altuiste qui 1) sauve des vies, et 2) permet de savoir si oui ou non on est infecté ou contaminé.

Il aurait été bien plus efficace de dépenser l'argent public pour une campagne de don du sang en y insistant sur l'aspect "dépistage" du SIDA qui est automatique (et en plus on vous donne un bon sandwich et une bière au malt).

Même en donnant une fois, vous saurez si vous êtes contaminé ou pas.

Le don n'est pas obligatoire, tout comme le " dépistage " proposé par la " ministre"(employée par les groupes pharmaceutiques plus que par le gouvernement).

Chacun prendrait donc, ou pas, ses responsabilités à l'endroit des autres et saurait donc, ou pas, si il est contaminé (ou pas). Tout le monde sait très bien comment faire pour savoir. Le problème est la peur : accepter la vérité quand on nous l'assène n'est pas donné à tout le monde.

Une question de choix: veut-on savoir?

Il est donc nécessaire de communiquer sur la question, mais certainement pas de la façon cupide et intéressée qui semble être l'orientation inavouée de la démarche de Bachelot, dont la seule initiative intéressante (depuis qu'elle est ministre), qu'elle n'a même pas été foutue de mener à bien d'ailleurs, était la création de centres de santé rayonnant localement sur tout le territoire français, afin de lutter contre la desertification de certaines régions en matière d'installation de médecins et de centres de soins, en désengorgeant les urgences tout en permettant à tout un chacun de bénéficier de soins de proximité...

Chaque fois que j'entends une annonce gouvernementale, je me demande systématiquement : " à qui donc profite le crime?"

 

 

 

 

 

10/10/2010, 20:28 | Par Vincent Verschoore en réponse au commentaire de Anaxagore le 10/10/2010 à 19:52

Je vois que nous avons une amie commune :)

 

11/10/2010, 05:18 | Par Anaxagore

Bachelot n'a pas d'amis, juste des intérêts.

Comme d'ailleurs tous les membres de ce gouvernement de fascistes.

S'il me restait encore de la bile, je les aurais re-vomit. Mais en trois ans, ils ont eu raison de mon foie.

:-((

11/10/2010, 11:51 | Par Vincent Verschoore

Merci à tous pour vos commentaires. Le coeur du débat technique semble être: que signifient réellement le résultat des tests de dépistage au vih. Que veut réellement dire "être séropositif" en termes physiologiques, vu que les définitions changent d'un endroit à l'autre. Pourquoi, après 25 ans de recherche et des milliards engloutis, en sommes-nous toujours à ce degré d'incertitude?Ces questions, sans réponse précise de la part de l'orthodoxie médicale, sont à la base des mouvements "dissidents" qui tentent justement d'y apporter des réponses, et que l’orthodoxie et le politiquement correct en général balaient sans vergogne sous le tapis du "complotisme".

Peut-on encore croire à la réalité d'une science objective et désintéressée oeuvrant pour le bien commun? Pour ma part la réponse est clairement "non". L'industrie du vih est une religion avec ses dogmes, ses prêtres, ses saints et ses excommuniés. Comme toute religion, elle profite avant tout à ceux qui la dirigent, en l’occurrence les labos pharmaceutiques associés aux Etats qui y voient un instrument de contrôle social.

Voir par exemple cet article au sujet des rapports entre la laboratoire Gilead Science et la Commission Européenne:

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article106798

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