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Panne du LHC au CERN: un avertissement du futur?

L'an dernier, après 15 ans de travaux, le fameux LHC (Large Hadron Collider) du CERN démarrait enfin, pour s'arrêter aussitôt suite à une grave panne d'aimants. C'est seulement en janvier 2010 qu'il reprendra, théoriquement, ses activités de recherche du boson de Higgs après une "mise en chauffe" de septembre à décembre.

 

Pour rappel, le boson de Higgs est, pour l'instant, un objet théorique issu du Modèle Standard de la physique et qui serait à l'origine de la masse des particules élémentaires. Ce boson aurait existé pendant une infime fraction de seconde au tout début du Big Bang.

 

Rien de particulier jusque là, mais ca vient. deux scientifiques reconnus, Holger Bech Nielsen(1) du Niels Bohr Institute de Copenhagen, et Masao Ninomiya du Yukawa Institute for Theoretical Physics de Kyoto, se sont posés dès 2008, plusieurs mois avant le lancement raté du LHC, la question suivante: est-ce que le futur n'aurait pas une influence sur la capacité du présent à découvrir certains aspects fondamentaux de l'Univers?

 

Ce questionnement fut initié, entre autres, par l'abandon en 1993, après des investissements très importants (plusieurs milliards de dollars, le LHC ayant couté 9 milliards), du projet américain Superconducting Supercollider. Abandon qualifé par le Dr Nielsen d'"anti-miracle".

 

D'après cette hypothèse - que leurs auteurs conseillent de prendre avec la plus grande précaution - il existerait une possibilité pour l'univers de fortement limiter la probabilité de certaines découvertes, et ce peut être à cause du danger quelles pourraient représenter pour l'univers lui-même.

 

D'un point de vue physique, cette théorie fait appel à un voyage dans le temps: quelquchose du futur influence le présent. Le voyage dans le temps est aujourd'hui passé de la pure science fiction à la vraie science, de par le simple fait que la physique moderne relègue le temps au rang de variable très relative, et comme le disait Einstein lui-même: "pour ceux d'entre nous qui croyons en la physique, cette séparation entre passé, présent et futur n'est qu'une illusion".

En physique, à partir du moment ou les lois findamentales sont considérée comem étant réversibles, rien n'empèche de définir une contrainte située dans le futur qui puisse influencer le présent.

 

Une descirption plus scientifique de ce concept est disponible sur le site de la bibliothèque de l'Université de Cornell, USA.

http://arxiv.org/

 

Le fait que le LHC ait dès le départ connu un tel raté fait se demander à ces deux scientifiques si leur théorie n'aurait pas une certaine solidité expérimentale... En tout cas nous verrons bien en janvier 2010 si le LHC arrive effectivement à produire les niveaux d'énergie requis pour l'appartion du fameux boson.

Entre-temps ils proposent un test de "chance": que le CERN développe une machine aléatoire, genre tireuse de cartes virtuelle qui cacherait un trèfle au milieu de 100 millions de coeurs. Si le tirage alétoire sort le trèfle, malgré l'infime probabilité, ce serait un signe qu'un facteur "chance" fortement chargé est à l'oeuvre, et qu'il serait alors probable que le LHC n'arrivera jamais, pour toutes sortes de raisons (pannes, sabotages, grèves, etc...), à produire le Higgs.

 

Bien sur, dans le cas du LHC, nous n'avons aucune idée de ce qui pourrait inviter une telle action de la part de l'Univers. Si nous le savions, il est probable que nous abandonnerions la chose de nous-même. Est-ce que la réapparition d'un boson de Higgs au sein de l'Univers actuel pourrait déclencher une impensable catastrophe? Cette question est très différente de la petite crise anti-LHC de l'an dernier relative à la création d'un trou noir, car les scientifiques connaissent les caractéristiques de formation des trous noirs et étaient capables de démontrer qu'une éventuelle - et fort improbable - création resterait confinée et ne durerait qu'un temps infime. Par contre personne ne semble savoir quel type de risque pourrait être associé à la création d'un boson de Higgs.

 

Tout le monde est d'accord pour dire que cette théorie est folle. Mais, comme le disait Niels Bohr, "la question qui nous divise est de savoir si elle est suffisament folle pour avoir une chance d'être correcte".

 

(1) Holger Bech Nielsen est l'un des fondateurs de la théorie des cordes, il est connu par ses pairs comme étant un penseur d'une rare profondeur et originalité.

 

Sources: Newscientist, New York Times, Cornell University

 

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Tous les commentaires

Oui ou alors ce machin est tellement compliqué que la probabilité qu'il tombe en panne est très élèvée

Ce qui, en soi, n'est pas incompatible avec ladite théorie...

Je travaille en ce moment sur un gros projet du CEA (le Laser Méga Joule), quant je vois la complexité de ce genre d'équipement je me dis que le miracle c'est quand ça marche.

Pour l'instant le temps qui est la 4ième dimension est une dimension dans laquelle on peut se déplacer que dans un seul sens contrairement au 3 autres. Du coup on a du mal à s'imaginer que le futur pourrait influencer le passé. Mais j'ai lu aussi qu'il existerait plus de 4 dimensions ainsi que des espaces parallèles. Qui sait peut-être qu'un jour on pourra aller saluer Néfertari pour de vrai

Mais je me demande s'il y a quelque chose dans le futur qui nous empêche de découvrir des choses à moment donné on va finir par rattraper ce futur.

hum ... il me semble que cette théorie est terriblement anthropocentrique. Ce que fait l'homme (l'espèce humaine) n'a guère d'importance, tant qu'elle ne menace pas la survie de la biosphère, ce qu'elle est en train de faire. Cela me paraît terriblement présomptueux de penser que les éventuelles découvertes de ce singe prétentieux puissent déranger l'univers ...

Je viens d'attacher au billet l'article publié par Nielsen et Ninomiya "Search for Effect of Influence from Future in Large Hadron Collider"

Faut un peu s'accrocher (!), mais ils expliquent en quoi le Higgs est si spécial, et ce qu'ils entendent plus précisément par un "effet du futur".

 

Pour répondre à pmabeche, si l'on considère l'Univers comme une gigantesque machine dont nous ne sommes qu'un sous-produit, votre argument tient. Mais si on considère l'Univers comme une toile d'information ou chaque chose en influence une autre, le recréation artificielle de particules fondamentales n'existant plus dans l'Univers pourrait avoir des effets surprenants et induire une espèce de boucle de contrôle rendant impossible cette recréation.

 

Ca pose aussi, me semble t-il, de sérieuses questions sur le déterminisme.

L'idée est très intéressante, même très séduisante. Elle mérite une longue réflexion.

Cependant, est-il certain que le LHC puisse véritablement produire un boson de Higgs ..., peut-être, seulement prouver son existence ?

De ce que j'en comprend, l'idée est de reproduire un réel boson de Higgs, en recréant les conditions énergétiques qui, théoriquement du moins, devaient exister lors de son apparition.

 

Une question, au fond de la salle (prés du radiateur, là où ils s'épanouissent) : le boson de Higgs a-t-il quelque chose à voir avec le boson w° ?

Une deuxiéme question (d'un copain un peu plus éveillé) : est-ce que l'inconscient collectif de la communauté des chercheurs ne pourrait pas influencer la conscience collective de ces mêmes chercheurs? Un peu. Par hasard. Genre : "Houlala, on a quand même un peu la trouille..."

Bonjour Pierre,

Ca va, pas trop chaud?

Le boson W n'est pas le Higgs. Le W a été découvert "en vrai" par le CERN, mais à ce jour le Higgs reste hypothétique.

Pour la deuxième question, une firme de sabotage inconscient de la part même des chercheurs pourrait être une illustration de la théorie, à condition que ces mêmes chercheurs n'aient aucunement conscience d'un quelconque danger. S'ils en ont conscience, plus besoin de théorie extravagante pour expliquer le phénomène.

Il est intéressant de savoir, par exemple, que pas plus tard que la semaine dernière un chercheur du CERN a été arrêté sur suspicion de collaboration avec une branche nord-africaine de Al Quaeda. J'ignore si c'est sérieux ou encore un délire de flic en mal de bonus, mais c'est quand même surprenant.

C'est bien ce qu'il disait, l'autre : "houlala, ça fiche un peu la trouille..." Parce qu'il doit bien y avoir des cerveaux compétents mais complétement illuminés chez les Qaïdistes aussi.

En même temps, prés de mon radiateur, dans un demi-sommeil, je me dis qu'avec un boson dans la poche, qu'il soit de Higgs ou de Marcel, on ne doit pas pouvoir faire grand chose. Et que mon oncle ("un fameux bricoleur") sait faire depuis longtemps des bombes atomiques et des avions qui volent bas (du plafond)...

Une chose est sûre : je n'aimerais pas être chercheur au CERN. Je me sentirais cerné. Et pas seulement par les flics en mal de bonus. Ou pas.

Vous dites ca, mais à voir les cernes sous vos yeux, vu avez du chercher longtemps!

Bosons tous ensemble pour un monde meilleur, dirais-je si j'étais idéaliste. Flûte, je le suis! Pierre, ya encore une place près du radiateur?

 

Mais, imaginons: le boson de Higgs est ce qui à donné une masse aux particules élémentaires que nous connaissons (pourquoi des masses différentes pour chaque particule, ou pas de masse du tout dans le cas du photon, personne ne le sait), pour ensuite disparaître complètement. Attitude que l'on retrouve assez souvent chez les mâles actuels, soit dit en passant, mais c'est un autre sujet.

Donc le Higgs disparaît, son oeuvre accomplie. Mais il a transformé l'Univers d'une forme d'énergie pure en une forme d'énergie densifiée, la masse, qui elle-même a permis par l'effet gravitationnel la création de matière, étoiles, planètes, etc... C'est pas anodin, et c'est pas pour rien que le surnom du Higgs est "la particule de Dieu".

Question: est-il fondamentalement possible de faire revivre une telle particule, même si il est techniquement possible de recréer les conditions de son existence? Et si ce n'est pas possible, comment l'Univers s'y prendrait-il pour que cela ne se fasse pas?

"Question : est-il fondamentalement possible de faire revivre une telle particule?" Question subsidiaire (ou pas) : est-il fondamentalement utile de faire revivre une telle particule, qui - rappelons-le parce quelqu'un a ouvert la fenêtre, et qu'il rentre de l'air frais, et pas du tout effrayant (Michel Cassé, qui est devenu physicien et poéte, ça arrive fréquemment) - est du "vide" (ou trou noir, ou rien) qui vibre. Et que, d'une certaine maniére, nous ne comprenons plus, parce que nous ne savons plus mettre des mots "rationnels" (ou "raisonnables") dessus, sur cette "antimatiére" (dans le sens d' avant, ou de contre (against, versus)?)

Il y a une chose qui m'échappe toujours, en physique fondamentale (j'ai du m'endormir pendant les cours. Ou alors les cours n'en parlaient pas vraiment) : comment une vibration, ou oscillation peut-elle avoir une masse ? Au secours, Louis Bozon!

Au pif, Michel Cassé répond : "Soyez sages, n'ayez pas peur ("il a de l'humour, le bougre"). L'essentiel tient en ceci : le tapis étoilé de la cosmologie se déroule en déclinant les trois formes d'énergie universelles : matiére lumineuse, ou atomique, matiére noire et énergie noire. La matiére atomique n'est que l'écume de la matiére. Vous, les étoiles et moi, nous ne constituons que 5% dela masse de l'univers, tout le reste est invisble. Nous ne sommes même pas au centre du monde de la matiére !" (Michel Cassé "Cosmologie dite à Rimbaud" Edit. J.P. Bayol.)

Là, c'est moi qui suis à la masse...

La masse s'obtient par le passage de votre particule, ou vibration, dans un champs de Higgs. Ce champ "freine" la particule, comme dans un liquide visqueux, ce qui se traduit par une masse. Bon là c'est très résumé voir simpliste, j'admets...

Si ca vous intéresse j'avais pondu à l'époque un petit résumé - à ma sauce poétique, comme dirait surement M Philips - sur le Big Bang et les origines possibles (non exclusives of course) de l'Univers...

Eh bien merci Vincent, et honneur à ce site participatif. Je viens de comprendre. (Et je ne blague pas). Sincérement merci, Vincent, vrai pédagogue.

Suite commentaire..

Pour ce qui est de l'utilité, en fait c'est la pierre angulaire du Modèle Standard qu'il s'agit ici de prouver. Sans le Higgs, plus rien ne va.... On peut comprendre l'importance de la chose pour des chercheurs ayant passé toute leur vie à bosser sur ce modèle.

 

Et là aussi, je comprend "l'importance de la chose". Et aprés tout, ça fait tourner la machine, et donne à penser aussi. (Et accessoirement du boulot à beaucoup, certainement, ce qui, finalement, n'est pas si accessoire que ça...)

@Pierre Ferron => Au CERN ils sont forcéments CERNés et c'est Marcel qui vous le dit. Clin d'oeil

Intéressant et amusant, l'article de Vincent . Merci

 

Marcel Bariou

Pas trop compétent dans ce domaine. Je trouve l'article trés intéressant. Les concepts développés me semblent dans le domaine du possible.

Alors attendons de voir le boson de Higgs

Il est sympa ce billet.

Sympa?

Oui, frais, cool, quoi.

Une fois qu'on a un peu suivi lesimplications de ce qu'on a pu comprendre, ces sujets sont rudes, on peut se poser deux ou trois questions.

La première, c'est la place du sujet.

On se questionne sur l'opportunité de tenter de réaliser une expérience condamnée par le futur qui serait en danger de la voir réalisée.

Mais le sujet qui questionne, et qui tente l'expérience, combien est-il déconnecté alors d'une réalité qui lui répond, et entraîne l'échec constant de sa tentative?

Il ya d'entrée un défaut de conception, de représentation d'un ensemble qui se comprend avec le sujet comme objet parmi les autres de cet ensemble.

Si l'expérience doit réussir, l'avenir ne peut mentir, si l'expérience doit échouer, c'est la même chose, alors que reste-t-il de l'interrogation, et est-elle valide?

Tout à fait.

Bien en amont, une fois que l'on a pu considérer l'influence d'une cause sur un effet, qui peut prétendre que l'effet ne conditionnerait en rien la cause?

Question de sens, pris comme direction.

Ce qui se détruit ne se reconstruit pas, c'est l'entropie qui va dans le même sens. Toujours. Le vieillissement, la désagrégation d'un agrégat qui n'est jamais semblable.

Les portes ne s'ouvrent donc que dans un seul sens. Jusqu'à ce qu'on réalise que l'on voit des portes, mais qu'il n'y en a pas. C'est l'infiniment petit.

Importance déterminante du sujet.

Pas de sujet, tout est égal. L'expérience ne vaut que par l'expérimentateur.

Et l'expérimentateur ne peut comprendre l'expérience que s'il réussit à s'abstraire.

Ouroboros, le serpent se mord la queue, l'univers se mange et se génère lui-même éclairé de la lumière du regard de celui qui ne peut pas être là...

 

Bonjour Passifou,

 

La place du sujet, c'est le problème de l'observation de phénomènes quantiques, et l'influence de l'observateur sur la chose observée. On ne peut pas dissocier les deux. L'expérimentateur ne peut jamais s'abstraire de l'expérience.

Pas mal, votre dernière phrase....

Autre remarque du fond de la classe

Le truc que je retiens c'est que ce machin a couté 9 milliards et qu'il ne va pas marcher à cause du futur; du coup le futur, il aurait été plus inspiré de nous avertir avant de les avoir dépensé

Embarassé

Vous n'êtes pas sans savoir que le futur est, par essence, hautement spéculatif Sourire

Il ne travaille pas à la société Générale, le futur, pour perdre comme ça l'argent du contribuable

Même si le LHC ne trouve pas le Higgs (parce que le Higgs n'existe pas, ou parce que l'univers le lui interdit, ca resterait à définir..) on ne peut pas dire que l'argent soit perdu: il aura servi à faire travailler des milliers de gens pendant des années, développer des technologies et méthodes dont certaines sont sûrement réutilisables, et peut être permis de mettre en évidence une caractéristique très particulière de l'univers. Rien à voir avec donner la même somme d'argent public à des banques pour payer les bonus des traders et des patrons et relancer la spéculation mortifère.

Si en plus les hackers s'y mettent...

 

 

"l'oiseau -pour des raisons indéterminées- a laché les miettes à un endroit où il ne fallait pas"... Quels salauds, ces oiseaux! "Pour des raisons indéterminées"... Mon oeil, ouais! Travaille pour Al Qaida, ce salopard! Faudrait le zigouiller! Mais que font les avions de chasse français et suisses! Rien, comme d'habitude! On laisse courir les malfaiteurs! Point d'exclamation.

Sérieusement, mon cher Vincent, à lire ces nouvelles grace à toi, j'ai bien peur qu'en lieu et place de la découverte de ce qui s'est passé lors du Big Bang, on découvre un Bog Flop. Que va être le prochain probléme? Une paramécie qui fait pipi?

C'est étonnant quand même, non? Ces installations sont à ciel ouvert?

Quelle est la probabilité qu'un bout de baguette tombé d'un oiseau tombe pile sur un point faible (a priori non isolé, ce qui paraît inconcevable) d'une installation électrique de surface reliée à des aimants situés 100m plus bas sous terre, et cause un court-circuit avec une tel effet? Quasi nulle, à mon avis (mais il faudrait bien sur connaître tous les paramètres pour en décider). Cette théorie de l'univers affectant négativement la probabilité de réussite d'un projet de recherche aussi fondamental serait-elle moins folle qu'il n'y paraît?

... mais ca risque de ne pas durer!

 

Le LHC sera arrêté fin 2011 pour une période d'un an afin de renforcer les joints entre les aimants. D'ici là le LHC tournera avec 7 trilliards d'électron-volts, soit 50% de sa capacité théorique - capacité requise pour espérer tirer au clair l'affaire du boson de Higgs. Ce n'est donc pas demain que nous aurons, ou non, la validation de cet aspect fondamental de la théorie dite du "Modèle Standard".. Les chercheurs espèrent néanmoins parvenir avec ce niveau d'énergie a percer le mystère de la "matière sombre", autre pilier de ce modèle standard.

 

Le LHC, para-manque de-bol philosophique et fumeur de joints?

Sourire Bon retour sur MdP, Vincent

Bonjour Michbret, merci! J'ai suivi d'assez loin ces derniers temps, pas pour faire une cure de désintox mais ca revient à peu près à ca :)

 

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