Dim.
24
Mai

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Syrie, ouverture du troisième front

image

Voici un an déjà, l’hypocrisie occidentale (et notamment française) vis-à-vis de la réalité du conflit syrien était présentée dans ce billet “Syrie: le loup islamiste sort du bois” (1). Il ne s’agissait pas des “bons” révolutionnaires supposés modérés et démocratiques contre le “méchant dictateur” Bachar el-Assad, mais d’un ménage à trois dans lequel les rebelles légitimes (syriens) étaient infiltrés par les mercenaires islamistes venus d’ailleurs, et notamment d’Irak (combattant sous la bannière ISIL – Islamic State of Iraq and the Levant).

La Valls à Dieudo ou le dialogue aux enfers

Les torrents de bêtises qui coulent depuis quelques jours sur les ondes radio et numériques de la médiasphère bien propre sur elle, laissent percevoir un abîme de ridicule dans lequel pourrait se perdre le zeste d’honnêteté intellectuelle de l’establishment français. Si le ridicule tuait, la décimation au sein du petit monde politico-médiatique serait dantesque. Et bienfaitrice. Reprenons. 

De l’origine des origines

En ces temps de célébration des origines d’une certaine vision du monde, il est peut être approprié de faire un petit tour du côté de l’origine des origines d’un monde que ni la religion, ni la science n’arrivent à décrire et à expliquer de manière complète et convaincante. Au contraire, la montée du simplicisme religieux, du créationnisme chrétien(1) au fondamentalisme islamique, fait écho à l’incertitude existentielle qui ronge la maison scientifique depuis quelques décennies avec la réalisation de l’irréalité du modèle matérialiste, déterministe et fondamentalement connaissable de l’univers. Non pas que l’on ne découvre plus rien, bien au contraire: on découvre de plus en plus, mais ces découvertes ne font qu’ajouter à la complexité, elles posent le plus souvent plus de questions qu’elles n’en résolvent. 

Guerre antibiotique: pour un retour au bon sens.

Au 19ème siècle, la pionnière des soins infirmiers Florence Nightingale avait compris qu’un facteur majeur conditionnant la guérison des malade hospitalisés était l’accès à l’air frais et à la lumière naturelle. Les cliniques construites selon ces critères avaient des chambres à hauts plafonds, des grandes fenêtres qui s’ouvraient, et des balcons orientés au sud. Le soleil tue non seulement les bactéries aériennes ou au contact de la peau, mais a également un effet positif sur la tuberculose via l’augmentation de la vitamine D.

En 1928, Alexander Fleming découvrit la pénicilline. La puissance de cette découverte eu tôt fait de reléguer les principes d’aération et de luminosité au rang de curiosités, et dans les années 60 les médecins étaient convaincus que les maladies infectieuses étaient sur le point de disparaître sous la puissance de fe u des multiples antibiotiques qui sortaient en rangs serrés des laboratoires.

Evolution humaine et ADN: plus ça avance, plus c’est mystérieux.

1.14294_web_Sima-de-los-Huesosjpg

Excavation à la grotte de Sima de los Huesos, en Espagne.
JAVIER TRUEBA/MADRID SCIENTIFIC FILMS

Près de 2 millions d’années se sont écoulées entre l’apparition de ce qui semble être notre plus ancien ancêtre connu, Australopithecus sediba, et nous aujourd’hui Homo Sapiens Sapiens. 2 millions d’années d’une histoire qui paraît de plus en plus complexe, un enchevêtrement de lignées différentes qui rendent caduque l’image d’Epinal d’une évolution linéaire réussie aux côtés de quelques branches qui n’auraient pas survécu (Neandertal pour la plus récente) du fait de leur incapacité à soutenir la concurrence des Sapiens.

Adam et les pomme-pomme girls

Selon le très sérieux et néolibéral The Economist, aux USA 58% des Républicains et 40% des Démocrates adhèrent à la thèse créationniste, comme quoi Dieu aurait créé l’Homme sur Terre, dans sa forme actuelle, voici quelques 10 000 ans. La Foi balayant les montagnes, les arguments scientifiques relatifs aux fossiles et autres indices d’une lignée quelque peu plus ancienne et simiesque sont balayés comme simple propagande des athées, ou reliquats d’un passé pas si lointain – Noé et le Déluge. Toujours selon The Economist, le Pape actuel serait en accord avec cette vision du monde, ce qui le rendrait presque sympathique s’il n’était pas en plus Marxiste – mais c’est une autre histoire.

Loi anti-prostitution et modèle suédois: encore une loi à la con, une!

Avec 268 voix pour et 138 voix contre, le Parlement a encore une fois réussi le pari de voter de la manière la plus inutile, hypocrite et contre-productive qui soit face à un problème mal analysé, et en niant un principe fondamental de notre société qui est que chacun – et chacune – puisse disposer de son propre corps comme il ou elle l’entend.

Certes, le désir affiché d’éradiquer la prostitution sous contrainte est tout à fait louable, mais criminaliser le “client” dans toutes les situations revient à jeter le bébé avec l’eau du bain et ne servira qu’a rendre cette activité souterraine, et encore plus dangereuse pour les femmes qui la pratiquent. Mais moins visible sur les trottoirs de Neuilly et du Bois de Boulogne…

Décès du général Aussaresse, le seul qui osa la vérité

Le général Aussaresse est récemment décédé, dans l’indifférence générale (c’est le cas de le dire) et porteur de l’infamie suite à la parution en 2001 de son livre “Services spéciaux, Algérie 1955-1957″ (Perrin), dans lequel il dit avoir pratiqué la torture, “tolérée, sinon recommandée” selon lui par les politiques. Pour lui, elle “devient légitime quand l’urgence s’impose”. Ces confessions, accompagnées d’interviews dans la presse, avaient suscité une tempête politique et sa condamnation par la justice française en 2004 pour apologie de la torture. La Légion d’honneur lui avait également été retirée , tant qu’à faire (pourtant, quand on voit à qui on la donne ces dernières années…)

Ce que les médias français, toujours prompts à monter sur leurs grands chevaux de défenseurs de la bonne moralité, oublient de mentionner est le fait que, en 2008, la Cour Européenne des Droits de l’Homme avait retoqué la décision de justice française contre Aussaresse et ses éditeurs, en arguant ainsi:

Du journalisme au journalisme open source

La semaine dernière se tenait la conférence FOSSa (Free Open Source Software for Academia), organisée par le centre de recherche INRIA dans le complexe de Euratechnologies à Lille. Au programme, outre de nombreux exposés plus ou moins techniques sur le logiciel open source, une après-midi dédiée au journalisme open source à laquelle participait notamment James Corbett, un “open source journalist” canadien établi au Japon et animateur du célèbre – dans le milieu du journalisme indépendant du moins – Corbett Report. La présence dans la salle d’étudiants en journalisme face à des “indépendants” donna lieu à un vif débat, malheureusement bien trop court, où s’affrontait d’un côté un corporatisme revendiquant un journalisme de métier, et de l’autre la volonté d’un journalisme universel, indépendant et “open source”.

Auto-infection des Grecs au VIH: ben voyons!

On aura pu lire sur le net et dans certains journaux une information, supposément issue de l’Organisation Mondiale de la Santé, comme quoi de nombreux Grecs dans la misère s’auto-infecteraient avec le VIH afin de bénéficier de l’aide sociale mensuelle de 700 € allouée, entre autres, aux séropositifs. A tel point qu’aujourd’hui la moitié des nouvelles infections seraient auto-infligées!

C’est vraiment prendre les gens, et les Grecs en particulier, pour des cons.

Newsletter