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Michel Onfray, le «nettoyeur»

Il ne porte pas un pantalon noir trop court qui lui donne un aspect un peu lourdeau et sympathique. Il n'a pas repris les lunettes du Victor de Nikita* et son manteau noir. Il ne porte pas un petit bonnet noir au lieu du feutre gris et lorsqu'il part «travailler», il n'enfile pas une sorte de holster géant pour disposer à tout moment, d'une partie de son arsenal impressionnant. Bien sûr, il n'est pas le «Léon» de Luc Besson (admirablement campé par Jean Réno) ; mais il fait le même métier. Il est un «nettoyeur».

Tout au long de cet été pourri, France-Culture a eu la bonne idée de diffuser ( ou de rediffuser ?) les conférences données par Michel Onfray à l'Université populaire de Caen. Des cours sur Freud et la psychanalyse, une présentation de l'apport décisif d'Erich Fromm concernant la psychanalyse freudo-marxiste, et une synthèse des contributions de Wilhelm Reich. Mais les cours du philosophe les plus percutants furent ceux qu'il réserva à la grande supercherie de Jacques Lacan.

Ce "nettoyage" de Lacan a été un grand moment de divertissement. Car non seulement, Michel Onfray lui a taillé un costume XXL mais il lui a permis , en citant des extraits de la correspondance de Pierre Rey avec le "maître" et ses élucubrations linguistiques, de nous faire rire aux éclats !

Pour mon goût personnel, j'aime beaucoup Régis Debray dont j'apprécie sa médiologie qui confine à la pataphysique la plus élaborée. Mais j'apprécie également Michel Onfray, qui est un philosophe solide, dont je reconnais la vertu de "nettoyeur public". Un nettoyeur des faux penseurs, un nettoyeur des baudruches gonflées à la mode, un nettoyeur des faux-semblants, etc, un nettoyeur au discours simple, audible et sans bavures.

Bref, un philosophe populaire. Un philosophe "signifiant" et non pas un mystificateur "signifié".

* un film (excellent) de Luc Besson où Jean Réno incarnait "Victor", un tueur à gages

 

Tous les commentaires

Qui n'entend rien à Lacan se vautre dans la boue du ressentiment. Dont acte, Arpège.

Le seul point qui m'éloigne de Onfray, c'est la manière de sa critique de l'islam. Critiquer la religion, les religions, toutes les religions, oui, 3 fois oui. Mais, vu le contexte actuel, il me semble qu'il faut vraiment y mettre les formes. Un malentendu est si vite arrivé. Et les masses n'ont qu'une oreille. Distraite. (disons-le comme ça)

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"Un nettoyeur des faux penseurs, un nettoyeur des baudruches gonflées à la mode, un nettoyeur des faux-semblants, etc, un nettoyeur au discours simple, audible et sans bavures."

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C'est absolument vrai !

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Il serait parfait s'il n'était pas, aussi, un peu gourou sur les bords.

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jpylg

C'est plus un polémiste qu'autre chose.

Vous occultez les références et le ralliement d'Onfray dans son prétendu "nettoyage" de la psychanalyse à Debray Ritzen psychiatre et penseur de l'extrême droite française.

 

Et à la psychanalyse américaine.

Pierre Campia, ne balancez pas vos détritus comme ça: argumentez, sourcez !

Onfray est anarchiste et il a soutenu deux fois Besancenot aux dernières élections. Il est vrai que sa défense du nucléaire civil même nuancée quant il dit "à condition qu'il soit républicanisé" me dérange beaucoup, de là à le taxer d'extrême droite, comme le fait E. Roudinesco, il y a un pas qui devient hasardeux à franchir..

Roudinesco n'est pas la seule à pointer la réaction chez Onfray-mieux-de-se-taire. Il y a aussi les historiens de gauche de la Révolution.

Vingtras écrit souvent de bons billets mais frayer avec Chevènement et Onfray le fait dérailler.

KOSZAYR,

Changez de cause, changez d'air.

Dans Lacan il y a certes des glissements vers l'effet "yau de poêle". C'est ce qu'en retiennent, dans une édifiante symétrie, les épigones les plus médiocres et les ricaneurs les plus bornés.

Dans Onfray il y a eu d'assez beaux moments. C'est ce que je voudrais retenir de lui mais depuis il a fait tant de tapage creux et suffisant que j'ai un peu de mal.

 

Dans Vingtras il y a eu de beaux billets. Il y en aura d'autres…

Il faut certes se méfier de nous-mêmes et de notre adhésion sympathique et immédiate à un huluberlu dont soudain on comprend l'analyse les concepts les images et les digressions, un cul-terreux qui parle votre langue et nettoie d'une grand coup d 'éponge les doutes, hésitations, et pâlottes critiques que vous aviez pu formuler sans oser jamais le dire sur Lacan et combien d 'autres dont l'absconsité fait figure d'intelligence et de subtilité. Il m'a fallu, quant à moi, attendre le grand âge, la barbe blanche, pour oser dire que Lacan m'amuse sans jamais le prendre au sérieux que "les non-dupes errent" m'ont toujours semblé d'une clarté réjouissante et que les dupes avaient besoin, certes, de papa et qu'enfin c'était bien en non-dupe, en pleine errance donc et sans nom du père qu'on découvrait soudain Onfray et ce rude bon sens dont on fait parfois, reconnaissssons le aussi le pires cons

j'ajouterai que je suis moins d'accord avec vous sur Regis Debray dont je suis à la trace l'aventure depuis fort longtemps. J'étais aussi en Bolivie en 1966..son livre "Révolution dans la révolution "était une petite merveille arrivant en son temps et marquant son époque. J'ai moins aimé son rapport avec la Bolivie dont il ignorait tout et surtout par la suite ses compromissions multiples avec le pouvoir mitterandien. Mais il est vrai qu'il "vieillit bien" et comme un bon vin avec l'âge s 'améliore

On a besoin de penseurs de l'athéisme militant, Onfray a le mérite de relancer la chasse à la Bête, qui s'insinue sournoisement jusque dans les programmes de SVT et les candidats du NPA.

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réponse à 11h49

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C'est justement ce travail-là que Michel Onfray ne fait pas bien.

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Il ne fait strictement aucun mal au cléricalisme, car il n'a rien compris au cléricalisme. Encore moins le cléricalisme relooké "nouvelle évangélisation".

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Par contre ce que Onfray fait très bien, c'est bluffer les perroquets genre 11h49.

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jpylg

réponse à 11h56

La critique du rôle central de Paul dans le traité d'athéisme rappelle le postulat longtemps éludé par l'Eglise d'un universalisme qui était loin d'être évident chez les Juifs convertis et encore adeptes de la loi. Il développe également le côté schizophrénique facilement identifiable de Paul. Cela sape les fondements du christianisme actuellement le plus virulent, protestant évangéliste, particulièrement axé sur les enseignements pauliniens.

Excusez-moi, je retourne à mes noix de pécan.

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Cela sape les fondements du christianisme actuellement le plus virulent, protestant évangéliste, particulièrement axé sur les enseignements pauliniens.

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Pas du tout ! Cela a été dit depuis longtemps et le cléricalisme (catholique comme protestant) s'en est très bien sorti.

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Ce qu'il faut dire, c'est que Paul n'a rien d'un chrétien, mais tout d'un messianiste. Cela fait une différence essentielle ; mais c'est ce que Onfray ne sait pas.

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jpylg

Paul n'a rien d'un Chrétien 16h28, c'est exactement ce que dit Onfray...

Il est messianiste, tout comme les évangélistes et autres born again...

Le cléricanisme n'est pas le problème, c'est bien un combat d'arrière-garde. Le problème vient plutôt aujourd'hui dans la recrudescence du fondamantalisme... et chez les Chrétiens, du premier d'entre eux qui fut Saint-Paul.

Tiens, un boa! Peut-être devrais-je quitter ma branche...

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C'est très bien ! donc il a raison, comme vous, 17h37

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jpylg

Onfray, oui. Paul a sans doute perdu une partie de la sienne sur la route de Damas, 17h58.

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jmg

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" perdu une partie de la sienne ..."

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Le commentaire de 18h35 est tout-à-fait digne d'un disciple de Michel Onfray.

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jpylg

 

" Dans Vingtras il y a eu de beaux billets. Il y en aura d'autres…"

J'adhère à cette remarque de Virgil Brill Rire

Pour avir participé à la rencontre Cyrulnik/Ofray.( CR sur mon blog).. je rejoins sur ce point Yvan Najiels et le fameux " Onfray mieux de se taire"

 

Il est bon de lire les iconoclastes. Et, pour une icône, il est bon d'être critiqué.

 

Ce qui résiste de la pensée de quelqu'un après de sévères coups de bélier (fussent-ils maladroits et injustes) en sort renforcé. Comme on dit, il y a, dans toute pensée, à prendre et à laisser. Qu'il s'agisse de celle de Freud, celle de Lacan ou celle d'Onfray.

 

Netmamou, vous prêchez une convaincue, car je n'ai pas d'icônes. Mais comme certains en ont, j'aime bien les iconoclastes, surtout quand ils deviennent à leur tour les victimes d'iconoclastes Clin d'oeil


Ben oui, Art...

Nous partageons cela Sourire

Lacan a un net avantage sur Freud.

Le premier est rigolo et le second est risible.

Onfray devrait ouvrir une boutique commune avec Ségolène Royal. Il a la même capacité de déclencher des haines épidermiques.

Ceux, à l'épiderme solide , ont put apprécier, pour la neuvième année consécutive, la retransmission sur France Culture des conférences de Michel Onfray. Les autres peuvent se consoler en écoutant les chroniques d'Alain Gérard Slama, qui lui officie sur cette antenne depuis plus de dix ans.

 

Il est patent de voir les études freudiennes, lacaniennes, remisées au musée de l'insolite psyché dans notre 3ième millénaire. De l'inconscient libidinal à l'inconscient cérébral, voilà une avancée dont les psys (cha, cho, chia) n'en ont aucune idée pour l'heure. Autrement dit Onfray perçoit très bien dans ses conférences que l'autoaffection cérébrale est l'inconscient de la subjectivité. Défendre sans arguments Freud/Lacan c'est comme si on condamnait la pasteurisation. Dans le fond c'est ultra-réactionnaire. Ce n'est pas pour rien qu'il soit voué, ce brave soldat Onfray-Chvéïk, au pilori des commentateurs puisqu'ils évoluent à une époque de la fin du transfert. À savoir que l'amour pour le psychanalyste ou le thérapeute ne signifierait plus rien pour une psyché qui ne peut plus aimer ni haïr (société liquide oblige). La preuve en est avec Onfray puisqu'on ne sait ni l'aimer ni le haïr avec arguments solides; un Onfray mis à l'épreuve et du réel et de la science, serait-ce possible sans perdrer ses illusions? Toutefois à lire Lacan sur la castration, épique et tout aussi insoltie que les dinosaures dans les écoles chrétiennes conservatrices américaines...C'est tout Francis Blanche, pataphysique en moins.

l'autoaffection cérébrale est l'inconscient de la subjectivité

 

Je dirais même plus.

Vous avez bien vu la chose...Pourtant je suis au coeur de la problématique...Freud/Lacan sont plus dépassés que le Tintin de Hergé. C'est comme si on nous disait que la psyché du néanderthal était la même que la nôtre de nos jours...Vive le chamanisme indétrôné! Les conservateurs ont la peau dure.

Le cirque Hipparque n'a pas besoin de clowns.

Au moins il y eut Tournesol et consorts. C'est plus drôle.

Zouave, moi ? Je... Oh, c'est trop fort.

"Freud/Lacan" ou "Freud-Lacan" ?

En tout cas : "sont plus dépassés que le Tintin de Hergé. " Et Isaac Newton plus dépassé que les Pieds Nickelés ?

"Vive le chamanisme indétrôné". "C'est comme si on nous disait que la psyché du néanderthal était la même que la nôtre"... Peut-être vaudrait-il mieux lire d'autres auteurs que Onfray.

Vous vous trompez, c'est la conséquence des lectures Freud/Lacan (avec lunettes pour éclairés disons Freud-Lacan) qui me met dans cet état. Onfray n'a rien à voir avec cette pathologie. On est toujours le malade d'un autre ou de service, n'est-ce pas? L'humour a du mal à rire ces temps-ci...

Les neurosciences échapperaient-elles au dilemne des sciences physiques ?

Si les neurosciences sont capables de définir ce qu'est la psyché, les sciences physiques devraient être capables de définir ce qu'est la matiére. Or il se trouve qu'il y a là un petit probléme. Un petit probléme infini, en ce qu'il est sans cesse repoussé. Comme pour ce qui est de la psyché, il y a "quelque chose" qui résiste. C'est sans doute pour ça qu'on a inventé Freud. Et Lacan. Et vole la cravate !

Excellent ! Tel que l'exprime Chomsky, c'est exactement comme il faut comprendre Lacan. Tout le reste, c'est de la masturbation intellectuelle pour bourgeois gogo. Excellent.

Continuons à errer...

Question masturbation, la poissonnière obscurantiste que tu es, Arpège, en connaît un rayon. Elle ne connaît même que cela. Et la rancoeur, aussi, souvent antisémite, d'ailleurs.

Des perles, mon ami, des perles ! Ça mange pas de pain et ça fait toujours son petit effet, n'est-ce pas !

 

Haine de la liberté et antisémitisme font bon ménage, poissonnière éructante monstrueuse !

Koszayr,

quest-ce que "un charlatan conscient de l'être" ? Quest-ce que "un capharnaüm existentiel" ?

Qu'évoque pour vous ce titre "Et vole la cravate !" ?

1°C'est Lacan 2° La psychanalyse n'est pas un continuum scientifique, mais un capharnaüm existentiel.

Koszayr,

1° un continuum scientifique ?

2° qu'est-ce que l' existence ? Qu'est ce qui ex-iste ? Qu'est ce qui in-siste ? Qu'est ce qui ré-siste ? Et qu'est ce qui con-siste ?

3° dans quel capharnaum vivez-vous ?

4° comment allez-vous vous y prendre pour que la psychanalyse n'existe pas (n'insiste pas, ne résiste pas, ne consiste pas) ?

5° vous n'avez pas de psyché ?

6° l'analyse ne peut-elle se faire ? (ne faites-vous jamais d'analyse, sur aucun sujet, ni d'aucun objet ?)

7° que serait un charlatan inconscient de l'être ?

8° que disent vos mots ? Que dit votre parole ? Quelle est votre vérité ? Y en a-t-il une et une seule ?

Observons que la grande masse des psychiatres retournée à la neurologie, a perdu la référence au bon docteur Freud.

Je ne suis pas d'accord avec Onfray sur Marx et en général sur les grandes questions de l'économie politique. Je pense qu'il devrait relire attentivement Proudhon et Bakounine...

Mais ce que j'apprécie chez lui, c'est son côté "instituteur de la philosophie". Il bannit tout jargon faussement sémiologue ou tout sabir convenu. Il est simple et direct. Et quand il convient de prendre d'assaut une forteresse, il y va à la hache !

Par conséquent, avec le talent qui est le sien, suggérons lui de s'en prendre à la Sarkozie!

Vingtras,

pour le "simple et direct" -et, en somme, la philosophie- autant relire Platon. Finalement celui-ci "date" moins que Onfray. "Il y va à la hache". C'est précisément là le probléme d'un homme qui se dit philospophe mais est plus probablement publiciste et polémiste.

Notre époque où l'enfumage généralisé a fait des ravages, a besoin de polémistes vigoureux qui la secouent !

Vive le grand Ferré !

Vingtras,

je trouve que Ferré chante mieux que Onfray. Et que son chant porte plus loin. D'autre part, Ferré ne s'est jamais fait passé pour un philosophe. Onfray peut-être mieux de se dire chanteur des rues.

Vive le grand Ferré ("A toi") !

C'est faux, ce que vous dites là, Koszayr...

L'époque est au " scientisme"; cf les OGM, la recherche du " gène" de l'homosexualité etc.. Ne faites pas ce jeu Sourire aussi simpliste que ...défaillant en terme d'efficacité

Les psychiatres qui entendent leur métier intelligemment se formenst aussi à la psychanalyse

Comme Cyrulnik par exemple. Qui travaille également avec des sociologues, des ethnologues aussi..

L'ouverture, ( et l'avenir !) c'est la transdisciplinaritéRire:

Chère Netmamou, j'évoque la majorité des psychiatres qui se tournent vers les neurosciences . Vous citez un cas isolé... Mais Cyrulnik est d'abord éthologue et neurologue avant d'être psychanalyste. Cyrulnik que j'ai côtoyé dans ma carrière est le parfait contre exemple de votre propos puisque non enfermé dans la doxa freudienne. Il est plutôt du côté de Winnicott et en quoi le concept phare de Boris(la résilience) à avoir avec la psychanalyse?

Ce concept de résilience n’a jamais été avalisé par le milieu psychanalytique. Car voilà, avec la résilience, la psychanalyse semble buter sur une notion qui vient chatouiller son ordre établi dans le domaine de la thérapeutique. En effet, ce qui fonde la psychanalyse, à travers le pouvoir distinctif du psychanalyste, c’est l’interprétation du traumatisme. En psychanalyse, donc, on plonge dans un passé nécessairement problématique avec son langage dont seul le psychanalyste possède la grammaire. Les traumatismes, les complexes, inconscients ou non, sont la cause du mal-être présent. Il s’agit donc pour le sujet de les énoncer, et au psychanalyste de les interpréter. Or, dès que le sujet n’est plus dépendant du thérapeute avisé d’une quelconque vérité sur son inconscient, il reprend toute sa place avec toute son histoire et pour l’avenir.

Effectivement la contribution de Cyrulnik à la science réside d'abord dans l'éthologie comme « un carrefour de disciplines » on est loin, mais très loin de la psychanalyse!.


 

 

 

 

 

Cher Koszayr,

Boris Cyrulnik est représentatif de la démarche d'autres psychiatres. Il est un " proptotype" en ce sens qu'il a fait une recherche, au carrefour de plusieurs disciplines, et qu'il a beaucoup plublié Mais il affirme ( si vous avez eu la curiosité de lire mon compte-rendu:-) que le danger, c'est de ne voir la vie qu'au travers d'un prisme. Voyez le sort qu'il réserve aux neurochirurgiens notamment !

 

Et puis, Cyrulnik ne se " résume pas" à la résilence . Croyez-vous que les analysants viennent chez le psy parce qu'il sauraient qu'ils sont résilents , comme on va chez le cardiologue quand on a le palpitant qui cogne trop fort?

 

Le psy fait avec ce que le sujet souffrant lui apporte. . Et, grâce à ses éléments de connaissance et avec son propre inconscient, il permet que quelque chose se passe qui libère la parole du sujet.

 

Par ailleurs, il faut avoir à l'esprit que selon qu'on est psychologue, psychanalyste , et /ou psychiatre, on a des vocabulaires différents...pour désigner une même "notion" ( d'où la nécessité d'aller au plus précis, voire au plus imagé pour s'assurer qu'on parle bien de la même chose)..

 

Le concept de résilience ne pose aucun problème aux psychanalystes. Il est d'une autre nature que leurs outils propres. C'est dans l'histoire singulière de chaque analysant que le psy découvre ... comment le sujet a trouvé ses béquilles pour vivre. ou survivre.

 

La résilience est une explication " grand public", au regard de la démarche du sujet. Il ne dit rien de la souffrance vécue. Mais ce concept a toute sa place pour expliquer, de l'extérieur, certains parcours de vie. C'est en ce sens une trouvaille très importante.

 

Dans mon compte-rendu Cyrulnik évoque notamment comment il a été amené à donner des cours d'éthologie à des psychanalystes, dans les années 50.

Moralité: c'est plus complexe que si c'était simple Rire

 

"Observons que la grande masse des psychiatres retournée à la neurologie, a perdu la référence au bon docteur Freud." (01/09/2011, 18:08 par KOSZAYR)

L'époque est au scientisme et au management.

Le dernier s'accommode fort bien du premier.Qui lui sert de caution. Et est très "vendable" aussi.

Traiter le citoyen comme un objet "calculable", quoi de plus simple ?

Quant à l'inconscient, il est ravi de notre époque, qui lui permet de retourner dans l'ombre traficoter ce qui l'arrange en toute obscurité.

Traiter le citoyen comme un objet "calculable", quoi de plus simple Fantie B, mais de quel citoyens parlez-vous ?Freud soigne-t-il les pauvres ? La réponse est évidente : non. Au cours de ma vie professionnelle, je n'ai jamais, jamais vu, entendu entreprendre une psychanalyse des pauvres, et encore moins lorsqu'ils sont adolescents. En effet la psychanalyse telle que Freud pratique puis enseigne, à Vienne, au début du siècle, est une histoire de gros sous. Elle s’adresse à une bourgeoisie fortunée, oisive, qui trouve dans cette thérapie révolutionnaire matière à soulager son vague à l’âme, moyennant un allègement concomitant de la bourse.Que font les psychanalystes aujourd'hui ? Dans l'un de ses articles, Freud concède pourtant avoir soigné gratuitement, pendant dix ans, à raison d’une ou deux séances quotidienne, puis avoir arrêté, sous prétexte qu’un traitement gratuit « provoque une énorme augmentation des résistances ». La chose est donc entendue : la psychanalyse n’est pas faite pour les pauvres. Même s’il semble le regretter, Freud est définitif sur le sujet : le traitement psychanalytique est « interdit aux gens pauvres. Il y a peu de remède à ce mal ». Si scandale il y a, il est peut-être là : non pas tant dans le montant élevé des honoraires ou dans un refus assumé de soulager les souffrances psychiques des pauvres, mais dans la manière dont Freud inscrit ce refus dans la théorie psychanalytique. Car il y a chez lui une véritable rationalisation, conceptualisation et théorisation de l’impossibilité même du traitement gratuit, de l’impossibilité pour la psychanalyse de soigner les couches de la population les moins fortunées.

j'ai pu entamer une analyse dans un cmpp, puis au bapu (bureau d'aide psychologique universitaire) alors que je n'avais même pas les sous pour m'acheter des chaussures. (J'y allais en tong). Je donnais très peu de sous. J'y suis allé 5 ans.

De nombreux bureaux de ce type existe en France. Mes enfants ont pratiqué la même chose, entièrement gratuitement, des années plus tard.

Tout ce travail existe.

 

@ Bernard Colin,

Mon fils est psy et il travaille dans un CMP à Paris .Il y fait un travail de débroussaillage qui peut déboucher sur une analyse pour certains.. Son thème de travail: la prévention du suicide.

Je confirme vos proipos. Et ça existe encore !

 

 

@ Koszayr,

Vous nous donnez les poncfis habituels sur le "prix" de la psychanlyse. Quel dommage ...Sourire

Plus haut, vous dîtes que le lacanisme est réduit au frontière de l'Europe. Cest faux.

La pensée lacanienne est très présente en Amérique latine!Notamment en Argentine.

A propos de Lacan, j'ai eu un bon copain qui, lorsque nous étions étudiants et fauchés, a fait son analyse avec Lacan, pourtant très sollicité par des riches....

 

Et puis, Chomsky, c'est comme Onfray: il n'est pas compétent dans tous les domaines. Et il n'est pas omniscient ( voir mon commentaire plus haut !)

Je l'ai étudié en philologie. Novateur et très intéressant. Mais quel rapport avec la psychanalyse ?

Vous admirez peut-être Stéphane Hessel... Considérez-vous pour autant que son choix porté sur Hulot, a une " valeur" quelconque ?


 

 

Koszayr

 

Observons que la grande masse des psychiatres retournée à la neurologie

En effet. Assez sottement.

 

Questionnement d'une naive:
j'ai du mal à m'expliquer comment un homme, dans notre monde actuel, un seul j'insiste ( allez je réduis au monde francophone mais ça fait beaucoup de penseurs tout de même), aurait réussi à faire ce que nul autre n'a fait : expliquer simplement, de façon compréhensible par le premier pékin venu,ce que l'humanité a mis tant de temps à élaborer...toute la philosophie, toute son histoire, la psychanlayse, la religion....diable quel programme et quelle aire d'intelligence ( si on était au XVI° siécle ce serait le prototype de l'honnête homme, connaissant TOUT)
y a-t-il aujourd'hui un seul homme intelligent, pédagogue,travailleur, bon orateur....ah j'oubliais qui a su faire la part de l'influence de son histoire personnelle sue sa pensée....il s'est autoanlaysé dites-vous? ah c'est un nouveua Freud alors..;quand va-t-il nous expliquer sa vision revoluttionnaire de la psychologie humaine? ah il n'a pas encore fait école?!

ah bon il travaille seul? suel vous-dis-je? le seul et unique prodige humain de toute notre époque! préservons le , mettons le sous cloche, en vitrine, au couvent...et qu'il arrête sa sotte prétention à être le seul à savoir nous expliquer le tout du tout...

oui j'ai iamé queluqes uns de ses livres d'il y a longtemps car ils apportaient un questionnement ET PAS DES VERITES indiscutables comme il prétend le faire aujoud'hu
questionner oui mais pas pour répondre par un dogme onfraymieuxdefaire preuvedhumilité

Et surtout, Onfray n'est qu'un lecteur, il n'a pas de clinique ! pas d'expérimentation ni clinique ni expérientielle !

Je ne dis pas que Onfray n'a pas d'intérêt : mais il n'est que du côté de la lecture et de la théorie;
Or la psychanlayse, comme la pédagogie et comme la politique - et l'art, c'est une de ces activités (inter) humaine, dans laquelle couper la théorie de la pratique revient à détruire l'objet étudier.

Ce qu'Onfray étudie c'est au mieux le cadavre de la psychanlayse, au pire son image.

@ Fantie B

"Or la psychanlayse, comme la pédagogie et comme la politique - et l'art, c'est une de ces activités (inter) humaine, dans laquelle couper la théorie de la pratique revient à détruire l'objet étudier."

C'est très bien vu.

De plus, Onfray, qui a tenté une démarche analytique qui a " foiré" , règle ses comptes...non avec l'analyste( ce serait indigne du grand homme), mais avec Freud et Lacan qui semblent à ses yeux les seuls "dignes" de lui.

Et ça, c'est précisément un symptôme, en analyse Rire

Nous sommes là en présence d'une illustration du concept de Lacan : la " castration symbolique"...A laquelle Onfray n'a pas accédé semble-t-il....

Moi, j'aime bien Onfray, il tacle les religions, toutes les religions, et c'est pourquoi il se fait des ennemis; politiquement, c'est dommage; (la psychanalyse m'est étrangère);

je pense qu'on ne pourra pas échapper à un débat intelligent sur la place de l'Islam dans notre République, je pense à son soutien du NPA vers le P.deG. Sans resortir les histoires de voile, ça va comme ça...

Personnellement , sauf si l'on est fonctionnaire de la République en action, je pense que l'on a le droit se s'habiller comme l'on veut dans la rue, masqué ou pas, ça c'est déjà vu, même chez nous!

Je profite de ce billet pour parler de ça, hors sujet ici, mais c'est important, plus que 8 mois, et les dégats chez nos compatriotes musulmans sont comment dire...

 

Certes, l'attaque d'Onfray de Freud (et plus tard... de Lacan) était salutaire (Y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui trinquent !)

Reste qu'en tant que penseur, il ne nous donne pas grand chose à nous mettre sous la dent.

La diffusion de ses conférences sur France Culture vire vite à l'ennui.

Il y a quelque chose de routinier chez lui... c'est un homme de recettes.

Sans doute a-t-il raté sa vocation de chef de cuisine.

 

***

 

Et on peut avoir du mal avec Onfray depuis son : "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné".


C'était à l'occasion des élections européennes, alors que Dieudonné dirigeait une liste anti-sioniste.

Onfray serait-il un libertaire d'un nouveau type : du type... petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat ?

Depuis la cabale lancée contre lui à propos de son ouvrage sur Freud, je crois qu'Onfray a dû comprendre ce que Dieudonné a vécu en son temps.

Aujourd'hui il soutient Montebourg : il ne peut pas être totalement mauvais. Il y a sûrement quelque chose à sauver chez lui.

A suivre donc ... pour peu qu'on s'en donne la peine.

A la cuisine ? Impossible, il est beaucoup trop lourd.

Non, à l'entrée du resto peut-être pour haranguer le chaland.

Mais pas du mien.

Bof, aujourd'hui il soutient Montebourg ; en 2007 c'était Besancenot après en avoir pincé pour José Bové. Ainsi va Onfray, homme de convictions. Il butine, remixe, glose, polémique, ne produit pas l'ombre d'un soupçon de concept philophique et quand il croit le faire c'est affligeant : son traité d'athéologie est une recension de lieux communs ; sa critique de Freud (l'oeuvre et la personne) une diffamation... Mais ça fait mal-pensant, icônoclaste, ça se veut pédagogique alors que c'est intellectuellement vulgaire, ça passe à la télé, ça plaît. Onfray : populiste.

Soutenir toujours la même chose, croire que rien n'évolue serait une preuve de lucidité par la constance et pas d'aveuglement. Etre médiatisé, pour parler aux gens, c'est vulgaire. La polémique est stérile et il faut donc laisser les choses en l'Etat.

On connaît la chanson : "il n'y a que les huîtres etc etc...", pour justifier les pires opportunismes. Je ne vois pas bien en quoi la versatilité est une preuve de lucidité. La constance et la fidélités en ses valeurs fondamentales n'est pas forcément synonyme d'aveuglement. Si Onfray se cherche quitte à errer quelque peu, ce n'est pas une honte. Mais qu'il se trouve d'abord avant de donner des leçons et de se comporter en procureur. Quant à la médiatisation, vous constaterez que les grands esprits, ils sont assez rares, s'en dispensent aisément quand ils n'en sont pas exclus. La polémique certes, mais devant les caméras ça devient du scandale "ardisonnesque".

"pas forcément", "certes", "ce n'est pas une honte"... voilà un propos qui se relativise. Comme celui d'Onfray, en fait.

à JM Gavanon, 14:01 : vous dites "vraiment" n'importe quoi.

Au vu de la cohérence, je prends cela comme un compliment.

VINGTRAS,

Onfray soutient Montebourg. Ou le contraire.

Onfray votera pour Montebourg à la primaire des socialistes.

Qu'ajouter ?

@ Hêtre,

"Qu"ajouter ?"

Qu'on en a rien à faire, pas plus que du vote de ma voisine, ou du mien Rire

NETMAMOU,

Puisque vous avez ajouté quelque chose...

N'oubliez pas de ne pas voter ; faites de la politique.

Hêtre

 

Celui qui ne veut pas voter

 

Mais s'intéresse au vote des autres.

Labûche de Noël au mois de septembre,

Flaque (après la fonte des neiges).

Permettez, je ne vous ai pas interrompu.

Labûche de Noël au mois de septembre,

Spécialiste des permissions et des interruptions.

(no comment)

(no comment)

Il a raison de voter pour Montebourg ; j'ai raison de voter pour Ségolène.

Moi aussi, mais ne le dites pas au pauvre harbre, vous allez l'affliger, et serez sommé de faire de l'apolitique.

Labûche de Noël au mois de septembre,

Fondu du socialisme délavé.

(no comment)

Labûche de Noël entre parenthèses,

Spécialiste du présent effacé et délavé.

(don't feed the troll)

doublon drûpale

VINGTRAS,

Vous avez tort tous les deux. Est-ce une force ? Et si oui, de quelle sorte ?

Bof, aujourd'hui il soutient Montebourg ; en 2007 c'était Besancenot après en avoir pincé pour José Bové. Ainsi va Onfray, homme de convictions. Il butine, remixe, glose, polémique, ne produit pas l'ombre d'un soupçon de concept philophique et quand il croit le faire c'est affligeant : son traité d'athéologie est une recension de lieux communs ; sa critique de Freud (l'oeuvre et la personne) une diffamation... Mais ça fait mal-pensant, icônoclaste, ça se veut pédagogique alors que c'est intellectuellement vulgaire, ça passe à la télé, ça plaît. Onfray : populiste.

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N'oubliez pas de ne pas voter ; faites de la politique.

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A tous les perroquets.

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N'oubliez pas de lire Proudhon et Eva Joly.

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http://blogs.mediapart.fr/blog/jeanpaulyveslegoff/160811/oui-la-multitude-est-inintelligente-et-aveugle-quelle-honte-y-t-

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http://blogs.mediapart.fr/blog/jeanpaulyveslegoff/200610/mithridatisation-eva-joly-yves-meny-et-la-politique-professionne

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jpylg

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PS Si les liens ne fonctionnent pas, adressez-vous à qui de droit.

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JEAN-PAUL-YVES-LE-GOFF,

Ami du Père Hoquet, spécialiste des forts, notamment de Fort Matage et de Fort Aboyard.

J'ai un livre d'Onfray, chez moi. Pourquoi diable me tombe-t-il des mains chaque fois que je l'ouvre ? Il suinte la vindicte, l'ennui, le réchauffé, la resucée.

Ne serait-ce pas une sorte de BHL "de gauche" ? Une star des sunlights ?

Parce qu'il est lourd.

@ Pierre Baffoux,

" Ne serait-ce pas uns sorte de BHL " de gauche"? Une star des sunlights?

L'expression ne manque pas de sel !

 

Une anecdote: le jour du débat Cyrulnik/Onfray, des affichettes apposées dans la salle : précisaient : " Aucune signature , après la conférence".

Cyrulnik était parti depuis longtemps que M.Onfray pérorait encore, entouré de ses fans...Pendant que le personnel communal attendait , pour fermer les lieux.

On a de la classe, ou on n'en a pas Clin d'oeil

@pierre baffoux pour quelle raison ouvrez vous souvent ce livre???

C'est louche, ça !

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Le fil sur lequel Eva Joly parle de la "mithridatisation" de la vie politique est celui-ci :

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http://www.mediapart.fr/journal/france/190610/eva-joly-la-demission-deric-woerth-simpose

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Si le lien ne fonctionne pas, voyez avec qui vous voulez.

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jpylg

 

Le lien fonctionne ! Embrassez qui vous voulez, nous n'irons plus z'aux bois.

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(no comment)

Qui ne dit rien consent ?

Comment j'ai fait mon compte ? Je me retrouve coincé au milieu des trois vieillards qui ne me veulent pas du bien. (Voir mon billet: Géraldine et les trois vieillards). Sortons d'ici sans trop attendre. Au revoir, Vingtras, à une autre occasion. Salut, les gens.

Labûche de Trébuche,

Nunuche.

Araignée du matin, chagrin !

 

Gypsie - intérim de Melchior

Labûche de Noël du mois de septembre long comme un hiver avant l'heure,

La bûche du matin toute refroidie.

hêtre court et tout chaud - enfin, raisonnablement tièdasse

 

Continuez sans moi cet intéressant exercice, proproïco. * J'arrête, pour ma part, afin de ne pas troubler la discussion sur au frais.

 

*proproIïco: propice à la propagation de l'idée communiste

Labûche de Noël a fondu,

Cela jette un froid.

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(no comment)

:-D

VINGTRAS,

Onfray, maître rageur du net noyeur.

Je viens de lire la première moitié des commentaires de mes chers camarades critiques en pantoufles habituels.

Toujours la même fine-gueule qui en arrive à donner l'impression qu'ils mettent Onfray, Ferry et BHL sur le même plan, que pour eux, tout ça c'est pareil.

 

Si votre référence suprême c'est RTL ou RMC, il faut le dire.

Si à votre avis, Onfray est à jeter comme BHL et comme Ferry, il faut le dire.

 

Oh, c'est bien pire.

Onfray, Ferry et BHL ne sont pas "à jeter". Mais à prendre pour ce qu'ils sont ; des bateleurs. Et pour au moins deux des trois : des histrions.

Et pendant que ces trois là captent des flux financiers, d'autres -qu'on les qualifie ou non de "philosophes", et que l'on peut de toute façon qualifier de penseurs, oeuvrent.

Pendant que Onfray s'en prend "courageusement" à un mort, Bernard Stiegler s'attaque aux fondements mêmes du mégasystéme.

Et d'une

Finalement, il en fait parler, du monde ce Onfray ! Et pourquoi donc devrait-il se taire ?

Etant à l'autre bout du monde quand Onfray s'est lancé, c'est devenu un plaisir de découvrir de temps à autres ce penseur qui semble s'amuser.

Ou bien, peut-être est-ce un amuseur qui semble penser.

Et alors ? Penser ou sembler penser ? Qu'est-ce donc que la pensée ? ou que semble être la pensée ?

A moins qu'il ne préfère dé-penser.

Si dé-penser est déconstruire une pensée, pourquoi pas ? S'il ne fait que dépenser, rien ne nous oblige à acheter ou vendre...

Au fur et à mesure que je pense, je dépense, je dépense

 

Au fur et à mesure que je vis, je dévie, le dévie

 

Au fur et à mesure que je meure, je demeure, je demeure

Jolie phrase, cette dernière !

Lacan (ou le psychanlayste) pose la question du Diable : Que voy ?*

C'est la question du désir.
Michel Onfray pose plutôt la question utilitariste : comment obtenir le bonheur.

 

La psychanalyse ne nie pas la question de l'utilité, des besoins, du bonheur; mais elle y ajoute une autre dimension (incalculable, celle-là !). Et c'est de cette dimension-là qu'elle va s'occuper.

 

Je ne sais pas -ou je n'ai pas compris- ce que fait Michel Onfray fait de la question du désir, de la question du diable (et du diable lui-même d'ailleurs -où il le "met").

Mais ce que j'ai appris à travers l'expérience de la psychanalyse (gratuite dans mon cas - sécu, quoi), c'est que le diable n'est pas complètement extérieur à moi, ne loge pas que chez un autre, et qu'à la question "Que voy" j'ai répondu déjà tellement souvent à côté de... (mes pompes ? les siennes ?)

 

* revoir le tout début l'émission sur Lacan de FR3 passée hier soir. Documentaire de G Miller. (EDIT : Rendez-vous chez Lacan - on la trouve sur Internet)

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